25 avril 2007

"Je ne supporte pas les donneurs de leçons "

Elio Di Rupo, en congrès à Molenbeek samedi n'avait pas été tendre vis-à-vis du MR. Didier Reynders n'a pas attendu pour lui rendre la monnaie de sa pièce : hier, au congrès de présentation de la liste hennuyère à Charleroi, le président des réformateurs avait le verbe aiguisé !

"Il faut que chacun sache que si on n'arrive pas à changer le parti, on peut toujours changer de parti", a-t-il lancé à la tribune en faisant référence aux tensions internes qui divisent le Parti socialiste, particulièrement à Charleroi. "Il n'y a pas en Hainaut, à Charleroi, comme en Wallonie, qu'un seul parti qui serait le dominant : à la Chambre, PS et MR sont aujourd'hui à égalité de sièges ", a poursuivi Didier Reynders, en ajoutant qu'il ne supportait pas "les donneurs de leçons" .

Et le président du mouvement réformateur de poursuivre sur les éléments du programme : "Contrairement à ce que l'on veut faire croire, nos priorités vont aussi vers celles et ceux qui sont précarisés. Nous voulons aider ceux qui souhaitent travailler mais qui s'aperçoivent au bout du compte qu'ils n'y gagneront pas plus qu'en restant inactifs : les plus bas salaires doivent être augmentés pour revaloriser le travail ".

Travail sur les mentalités, aussi : "Nous sommes aujourd'hui confrontés à la première génération où certains atteignent l'âge de la pension sans avoir jamais connu autre chose que le chômage avec la conséquence de ne donner que cette image à leurs enfants. Nous devons changer cela, en commençant par l'école : puisqu'on y explique bien comment s'inscrire au Forem en fin de secondaire, pourquoi ne pas y inviter des ouvriers ou des indépendants pour qu'ils expliquent leurs parcours professionnels et donnent le goût d'entreprendre ".

Didier Reynders est par ailleurs revenu sur "la mainmise socialiste sur les tous les rouages institutionnels en Hainaut " : "Ce qui frappe dans le cas des affaires liées au logement social, ce n'est pas tant les méthodes de parvenus ou la mauvaise gestion, mais bien l'état désastreux dans lequel se trouve le logement social : peut-on encore affirmer que l'on a géré dans l'intérêt des locataires ? Des pans entiers de protection sociale ont été laissés à l'abandon !".

Et de suggérer de permettre aux locataires de devenir propriétaires de leur logement avec le bénéfice qu'ils prennent soin de leur bien : "C'est une manière de les rendre libres et de les responsabiliser. Il n'est pas sûr que ce soit la volonté de certains qui trouvent avantage à les garder comme clients inféodés de ces sociétés de logements".


Vincent Debruyne

© La Dernière Heure 2007

Une soeur jumelle de la Terre ?

Une planète "de type terrestre habitable", capable d'abriter une vie extra-terrestre, a été détectée pour la première fois par une équipe d'astronomes dans un système planétaire extrasolaire, selon une étude à paraître demain dans la revue Astronomy and Astrophysics.

Cette exo planète tourne autour de l'étoile Gliese 581 (Gl 581) à 20,5 années-lumière de la Terre. Elle est la première des quelque 200 connues à ce jour à posséder à la fois une surface solide ou liquide et une température proche de celle de notre planète, selon ses découvreurs, et la plus légère d'entre elles. Elle rassemble donc les caractéristiques "permettant d'imaginer l'existence d'une éventuelle vie extra-terrestre", a souligné dans un communiqué le Centre national de la Recherche scientifique en France (CNRS), dont trois laboratoires associés ont participé à la découverte, avec des chercheurs de l'Observatoire de Genève et du Centre d'astronomie de Lisbonne.

La température moyenne de cette "super Terre, est comprise entre 0 et 40 degrés Celsius, ce qui autorise la présence d'eau liquide à sa surface", selon le principal auteur de l'étude, Stéphane Udry (Genève). Par ailleurs, a-t-il ajouté, "son rayon serait 1,5 fois celui de la Terre", ce qui indiquerait "soit une constitution rocheuse (comme pour la Terre), soit une surface couverte d'océans". La gravité à sa surface est 2,2 fois celle à la surface de la Terre, et sa masse très faible (5 fois celle de la Terre).

24 avril 2007

Onkelinx suggère de re-fédéraliser l'aide à la jeunesse

MAJ 25/04/07

Laurette Onkelinx veut refédéraliser

Vu les moyens limités de la Communauté française, on ne sait pas aller assez loin dans la prévention, dit la ministre.Qui défend bec et ongles le "stage parental" si contesté.
Entretien
De tous les dossiers que la ministre PS de la Justice, Laurette Onkelinx, a traités en 4 ans, c'est la réforme de la loi de protection de la jeunesse qui lui tient le plus à coeur.
"Cela faisait longtemps qu'on essayait. On a réussi grâce à un dialogue d'un an, alors qu'il y avait une culture très différente, plus sanctionnelle au nord et plus protectionnelle au sud. Il a fallu trouver des équilibres. La loi en tant que telle est saluée par tout le monde, même si certains n'aiment pas certaines mesures..."
Mais on ne donne pas les moyens à cette réforme.
C'est le gros problème. Les magistrats de la jeunesse veulent beaucoup plus de moyens. Ils ont raison. Pourquoi la manifestation est-elle francophone ? Parce que les moyens de la Communauté française sont limités. En matière de protection de la jeunesse, il y a un éclatement des compétences. Moi, je ne peux pas, au nom du gouvernement fédéral, investir dans tout ce qui est justement plus que nécessaire, en amont, pour réagir dès le premier acte commis. Cette réponse, ce n'est pas l'enfermement, mais le rappel à la loi, l'éducateur de référence, la médiation, la conciliation réparatrice, l'aide à la parentalité... Ce qui est du ressort des Communautés. C'est pour ça que je plaide pour la refédéralisation ! Pas parce que la Communauté ne ferait pas bien son boulot, mais parce qu'elle n'a pas les moyens pour investir. Alors, soit on refinance la Communauté, soit on refédéralise, mais il faut trouver une solution. Comme ça, on ne sait pas aller assez loin dans la chaîne de prévention.
Pour le stage parental, il y a des moyens. Mais les acteurs de terrain refusent de l'appliquer, estimant qu'il s'agit d'un gadget politique qui rassure à bon compte et qui ne sert à rien. Vous persistez à dire que c'est une mesure utile ?
On la dénature souvent. Si on la présente en disant : chaque fois qu'il y a un problème avec un gosse, on met les parents en stage, je comprends qu'on s'y oppose. Les parents qui n'en sortent pas, qui sont dépassés - ça arrive à tout le monde -, ce ne sont pas des mauvais parents : il faut évidemment être à leurs côtés et les aider. Mais il ne s'agit pas de ça ! Je m'attache à être aussi du côté des jeunes et des jeunes délinquants quand leur problème, c'est que leurs parents n'en ont strictement rien à faire de leurs gosses. Ils s'en désintéressent tout à fait, ne viennent à aucune réunion, ne répondent à aucune convocation. A cause de ça, parfois, des ados commettent des actes de délinquance. On fait quoi, alors ?
Ce ne sont tout de même pas des cas fréquents.
Ça n'existe pas ? Ce n'est pas vrai ! Il s'agit, heureusement, d'une infime minorité, mais il faut donner un signal clair à ces parents. Quand on a un gosse, ça ne va pas de s'en laver les mains.
Qu'est-ce qu'un stage de 50 heures va y changer ?
C'est une aide à la parentalité, nom d'une pipe ! Pourquoi croyez-vous que j'ai demandé aux Communautés de l'organiser ? J'aurais pu proposer un camp fédéral d'entraînement... Ces parents ne sont pas condamnés à balayer, mais à avoir un dialogue avec des spécialistes pour qu'ils se rendent compte que, parfois, les actes de délinquance de leurs gosses, c'est à cause de leur désintérêt caractérisé. Cette mesure ne fait pas l'unanimité, je le sais bien, mais j'y tiens.

"Le Fédéral doit prendre ses responsabilités"
Les Institutions Publiques de Protection de la Jeunesse manquent de places pour accueillir tous les mineurs délinquants en Communauté française, ce n'est pas nouveau. Pour régler le problème, la ministre de la Justice Laurette Onkelinx suggère avec insistance de re-fédéraliser l'aide à la jeunesse. Pour Catherine Fonck, c'est non !

Tout le monde est pourtant d'accord, le système est vicié. La Justice est fédérale, les magistrats appliquent la loi aux mineurs délinquants, c'est logique. Sauf que ce sont les Communautés qui doivent en assumer les financements. Or la Communauté française est désargentée. Conséquence les magistrats prennent des décisions qui ne sont pas toujours appliquées.


Pour Catherine Fonck, ministre de l'Aide à la jeunesse « - Ce n'est pas seulement un problème de place, c’est un problème de prise en charge des mineurs délinquants » Car pour Catherine Fonck il a non seulement le suivi éducatif a assurer si le jeune n’est pas placé en IPPJ mais il aussi le suivi après l'IPPJ. Sans oublier le travail a assuré avec les familles des ces jeunes ; Pour la ministre doit rester une compétence communautaire. Catherine Fonck inverse donc la proposition Onkelinx. Elle suggère que le Gouvernement fédéral mette des moyens supplémentaires à la disposition des Communautés. Et pourquoi pas dit-elle sous la forme de droits de tirage spéciaux.

MAJ 24 avril 2007
Le désarroi des juges de la jeunesse

Les juges de la jeunesse manifestent ce mardi matin, à Bruxelles, devant le palais de Justice. Ils dénoncent un système devenu kafkaïen et un manque chronique de moyens. Le plus ancien magistrat de la jeunesse du pays, le juge juge Brosens, manifeste avec ses confrères.
Voilà, dit Antoine Brosens en désignant quelques dizaines de chemises qui s'égaillent en piles multicolores aux quatre coins de son petit bureau : là, là, là et là, ce sont les jugements rendus cette semaine par le tribunal de la jeunesse. » Pas loin de septante, au bout du compte.
Ainsi matérialisée, la charge de son office a quelque chose d'accablant : désormais, le tribunal de la jeunesse de Tournai traite bon an mal an quelque 800 dossiers civils et 150 dossiers de délinquance correspondant à autant de mineurs d'âge. Lorsqu'en 1982, Antoine Brosens est devenu juge de la jeunesse à Tournai, le tribunal gérait annuellement 80 dossiers civils et une septantaine de délinquants. La seule chose qui n'a pas changé dans l'intervalle, c'est le nombre de magistrats commis au traitement de toutes ces affaires : on ne recense toujours que deux juges de la jeunesse à Tournai.

Ce qui n'a pas varié non plus, c'est l'enthousiasme du juge Brosens, que vingt-cinq années de carrière - c'est le plus ancien magistrat de la jeunesse en fonction en Belgique - n'ont pu altérer. Il y a de la bonhomie dans cet homme jovial dont les propos sont marqués au sceau du plus solide bon sens. « J'ai 64 ans », dit-il. « J'aurais pu prendre ma retraite mais je ne l'ai pas fait parce que j'aime ce métier. Je vis de loin en loin dans ce bureau des instants magiques qui rachètent amplement les déconvenues qui sont souvent le lot de ceux qui exercent cette fonction. »
Malgré quoi, le juge Brosens figurera au nombre des magistrats de la jeunesse qui manifesteront, ce mardi, à Bruxelles. Lui, c'est d'abord la situation ubuesque dans laquelle l'a plongé l'abrogation de l'article 53 de la loi relative à la protection de la jeunesse qu'il entend dénoncer. « Cet article, explique-t-il, autorisait un juge de la jeunesse à envoyer un mineur de plus de 14 ans en prison pour une durée maximale de quinze jours. Je n'aime pas la prison. Et je n'y ai jamais laissé un mineur plus de cinq jours. Mais l'abrogation de cet article de loi devait être assortie de mesures propres à augmenter les capacités des sections d'accueil en milieux ouvert et fermé. Ces promesses-là n'ont jamais été tenues et je me retrouve presque invariablement dans la situation de devoir, faute de place, renvoyer chez lui un mineur dont je viens d'ordonner le placement. Cette semaine encore, on m'a présenté un gamin que j'ai déjà dû sermonner dix fois - et pas pour des broutilles. Vous comprendrez que ça le fait rigoler quand je brandis la menace d'un placement. Cette fois encore, j'ai dû le laisser repartir après lui avoir sérieusement remonté les bretelles. Alors quoi ? Beaucoup de ces jeunes entrent dans ce bureau en étant parfaitement conscients que la gravité des faits qu'ils ont commis - il y a des violeurs, des
braqueurs, des tabasseurs... - appelle une sanction. Ils en ressortent avec une réprimande. Quel message leur donne-t-on ? Et à leurs victimes ? »
Antoine Brosens croit aux vertus de la prévention, de l'encadrement, de la médiation. « Mais il arrive que, parvenu sans succès au bout de ce travail-là, il faille sévir », dit-il. « Et, la plupart du temps, nous n'avons pas les moyens de le faire. Pas de place ! Ma greffière et moi passons notre vie au téléphone, à faire vainement la tournée des institutions. Imaginerait-on un juge d'instruction réduit à appeler toutes les prisons du royaume avant de décerner un mandat d'arrêt ? »
Alors le juge Brosens fait antichambre, comme tous les autres, sur des listes d'attente. « La demande que vous introduisez pour un mineur doit être renouvelée tous les trente jours, faute de quoi elle devient caduque. Les délais d'attente sont interminables : récemment, j'ai obtenu une place en IPPJ pour un jeune dont j'avais ordonné le placement le 17 juillet 2006. Quelle peut encore être la portée pédagogique d'une sanction dont l'application survient si longtemps après les faits qui l'ont suscitée ? »
Il arrive aussi qu'une place sollicitée depuis belle lurette se libère alors que le mineur, laissé en liberté, s'est manifestement amendé. « Cela m'est arrivé voilà peu avec un jeune Athois qui battait sa mère. Toutes mes sources confirmant qu'il s'était assagi, j'ai renoncé en bonne logique à lui imposer ce placement. Mais sans pouvoir, pour autant, revendiquer cette place pour un autre dont la demande poireaute en 74 e position sur une liste d'attente : ces places sont nominatives. C'est un système kafkaïen. »
Le juge Brosens prône une refédéralisation de la politique de l'aide à la jeunesse aujourd'hui financée par la Communauté française - sans ignorer que la plupart de ses confrères ne souscrivent pas à ce point de vue. « J'ai le sentiment, dit-il, qu'on reviendrait à davantage de cohérence. »

Sotegec : le Met et Daerden dans la danse ?

Un témoin a rapporté des éléments précis faisant état d'éventuelles bizarreries dans des marchés publics. Le parquet de Namur a ouvert une information. Il a averti le parquet général au cas où le ministre Daerden serait visé.

L'affaire émerge en 2006. Un témoin entend un trio de fonctionnaires discuter de l'affaire Sotegec, où fut principalement mis en cause Bernard Anselme, le ténor socialiste de Namur (lire ci-contre). Au cours de cette discussion, que des sources proches de l'enquête nous ont dit contenir des éléments précis et identifiables, des marchés publics passés entre le ministère wallon de l'Equipement et des Transports (Met) et le bureau d'études Sotegec étaient évoqués. Des marchés à la passation peu limpides, selon la mémoire du témoin.

Et de préciser qu'il s'agissait somme toute, pour le département de Michel Daerden (PS), de faire plaisir à M. Anselme en favorisant sa compagne, patronne de la Sotegec, Rita Maillard. Ce témoin s'est ensuite ouvert des propos entendus à la justice de Namur.

À l'information depuis 2006

Soyons nets : on n'accuse pas M. Daerden d'être coupable de quoi que ce soit, le dossier n'étant pas assez avancé pour permettre une affirmation positive ou négative; de quelle importance seraient les marchés éventuellement en cause et savoir si la justice a pu les identifier, c'est ignoré; nous parlons donc d'un témoignage et rien que de cela.

Mais il a été pris assez au sérieux pour justifier l'ouverture d'une information judiciaire, a appris "La Libre". Vendredi, le procureur du Roi de Namur, Bernard Claude, n'a pas souhaité nous livrer le moindre commentaire à ce sujet, se bornant à nous indiquer que, de toute façon, l'affaire n'était pas de sa compétence.

De fait, le procureur général de Liège, Cédric Visart de Bocarmé, nous expliquait le même jour qu'"il est clair que si le ministre est concerné, c'est chez nous que ça doit venir". Dans un premier temps, pourtant, le haut magistrat n'avait pas souvenir que ce soit arrivé : "Je n'ai absolument rien entendu. Le procureur du Roi ne m'a envoyé aucun rapport à ce sujet-là, et c'est la première fois que j'entends parler de M. Daerden dans le dossier Sotegec". Il se disait certain de la chose. Y aurait-il eu maldonne entre le procureur du Roi de Namur et le "PG" de Liège ?

Malgré tout, le week-end nous apportait une nouvelle confirmation qu'un dossier Sotegec/Met existe bien.

Lundi, le procureur Bernard Claude, que nous questionnions pour vider le dilemme, nous répondait, sans passion mais en refusant d'aborder le fond du dossier, qu'"une information judiciaire a été ouverte sur les relations Sotegec/Met au parquet de Namur et que, dans le contexte, j'ai considéré qu'il était de mon devoir de prévenir le procureur général, ce que j'ai fait par une lettre du 29 novembre 2006". En effet, si un ministre pouvait être concerné, disait lui-même le "PG"...

Pour l'anecdote, on relève que M. Claude avait donc bien fait son travail, ce que M. Visart nous confirmait lundi aussi, après avoir "réinterrogé le magistrat qui suit le dossier chez nous". Résultat : il y a une "information [...] et des vérifications ont été faites, mais qui n'ont donné lieu à aucune dénonciation infractionnelle, pour le moment en tout cas".

Pour le reste, les interprétations ne se superposent pas parfaitement. Côté parquet, c'est le contexte "ministériel" qui était donc à l'origine de la transmission du dossier au parquet général, alors que M. Visart y voit désormais aussi l'exercice d'un contrôle sur le dossier Sotegec.

D'autre part, le "PG" trouve la fiabilité de la source incertaine et la dit anonyme. Il a peut-être raison pour le premier adjectif, mais le nom du témoin figure dans les PV.

Toujours est-il que voilà un pseudopode inattendu à l'affaire Sotegec. Avec quelles suites ? C'est une autre histoire...

Anselme réentendu
Hasard de calendrier : on a appris lundi que, en marge du dossier Daerden, l'affaire Sotegec venait de conduire, le matin même et à nouveau, l'ancien bourgmestre namurois et ancien ministre-Président de la Région wallonne puis de la Communauté française et ex-ministre fédéral des Affaires sociales, Bernard Anselme (PS), chez le juge d'instruction Philippe Olivier.
On se souvient que le soupçon pèse que le bureau d'études Sotegec, dirigé par la compagne de M. Anselme, Rita Maillard, ait été outrageusement favorisé par la Ville de Namur - en version Anselme - pour l'obtention de marchés publics, du fait de leur relation. Il en va de même pour le CPAS namurois et pour la société de logements sociaux "La joie du foyer". En pratique, la justice soupçonne que des marchés aient été attribués soit grâce à de faux prix bas (les contrats étaient ensuite grevés par de lourds avenants), soit en soustrayant des documents de l'examen au conseil communal, soit en omettant simplement la moindre mise en concurrence.
Bernard Anselme avait d'ailleurs été inculpé en octobre 2006, avec l'échevin du Patrimoine Jean-Louis Close (PS) et le secrétaire communal Jean-Marie Van Bol (par ailleurs professeur en matière de marchés publics), pour entrave à la liberté d'enchère, pour prise d'intérêts ainsi que, enfin, pour faux et usage de faux.
Bref, questionné par l'agence Belga, le procureur du Roi de Namur, Bernard Claude, a indiqué que la nouvelle audition de lundi était destinée à faire des recoupements avec des informations reçues par le juge d'instruction lors des auditions des membres du personnel communal .

Une cellule d'experts pour relever la Wallonie

Le ministre-président wallon, Elio Di Rupo, a lancé à Liège un appel à la mobilisation des acteurs pour participer à la relance économique de la Wallonie via des actions concrètes.Pour différentes raisons, la Wallonie est considérée comme une région composée de personnes qui ne sont pas capables d'assurer le redéploiement économique, cela depuis plusieurs décennies. Il faut agir; mais le politique ne peut pas tout. Il peut créer des synergies mais il faut que tous les acteurs de la société wallonne y contribuent, a-t-il déclaré lors de la désignation de Vincent Becker à la tête du Conseil Economique et Social de la Région Wallonne (CESRW) ce lundi après-midi à Liège.
Concrètement, Elio Di Rupo a proposé la mise en place d'une cellule composée d'experts du gouvernement wallon et du CESRW chargée d'établir, lors d'une réunion bimestrielle, le Top 5 des projets issus de différentes organisations et de les analyser, de manière concrète, pour apporter une réponse rapide aux problèmes.
Ainsi par exemple, si on évoque une pénurie de bouchers, on avance d'emblée des propositions pour y remédier, a-t-il expliqué.
Dans son premier discours, le nouveau président du Conseil, Marc Becker, a lui aussi remarqué que le CESRW devait d'avantage se positionner comme force de proposition, en "jouant un rôle plus important en tant qu'acteur d'initiatives". Il a ainsi proposé la création d'une "cellule prospective économique et sociale wallonne".
Il a profité de son premier discours pour dénoncer "l'insuffisance du cadre du Conseil" et a demandé une "adaptation au rôle qu'on veut lui voir jouer". Le ministre Di Rupo a répondu qu'il n'y aurait pas de renforcement du cadre et a plaidé pour une "réorganisation intelligente".
Le hennuyer Marc Becker, secrétaire national de la CSC, succède à Vincent Reuter à la présidence du CESRW. Il a été désigné pour deux ans. La présidence du Conseil est assurée en alternance par un représentant du monde patronal et un représentant du monde syndical.
(D'après Belga)

23 avril 2007

Le "foutu" et "fameux" "grand stade"

Le bourgmestre plaide pour un stade fédéral à Schaerbeek-Formation

Freddy Thielemans chante le rail
Un stade moderne sur le site Schaerbeek-Formation ? Ville de Bruxelles, Région et Etat fédéral en parlent.
jeudi 19 avril 2007
entretien
O n m'a souvent pris pour un farfelu, quand je défendais cette idée. Aujourd'hui, tout le monde veut être sur la photo. » L'image de Freddy Thielemans (PS), posant devant l'entrée du nouveau stade de football, n'est punaisée nulle part. Peut-être ne sera-t-il d'ailleurs plus bourgmestre le jour où, comme il le rêve tout haut, le site de Schaerbeek-Formation, situé sur le territoire de la Ville de Bruxelles, résonnera au son de sa première Brabançonne. Guy Verhofstadt (VLD) n'occupera peut-être plus le fauteuil de Premier ministre ni Charles Picqué (PS) celui de ministre-président.

Tous trois se sont cependant vus récemment pour évoquer ce projet, avec, également autour de la table, le sénateur Alain Courtois (MR) et le président du Sporting d'Anderlecht, Roger Vanden Stock, aujourd'hui à l'étroit dans son stade. Et si le foot servait de levier de développement pour cette Zirad (zone d'intérêt régional à aménagement différé) de plus de 200 hectares ?
Quels sont les atouts du site de Schaerbeek-Formation ?

Si la Belgique souhaite voir jouer son équipe de football dans un stade national moderne et situé à Bruxelles, pour des questions de neutralité, le site de Schaerbeek-Formation offre une bonne réponse. En matière de mobilité, d'abord. Il y a un tramway, un chemin de fer et l'autoroute d'Anvers, qui s'arrête à 300 mètres de là, et donc une liaison potentielle rapide avec l'aéroport. Il suffirait de la prolonger. Sans oublier le canal. C'est aussi le seul endroit où l'on peut isoler le stade des habitations. En même temps, nous restons très proches du centre-ville. C'est un gros avantage par rapport à n'importe quel stade de la Région bruxelloise.
Comment vos interlocuteurs ont-ils accueilli votre projet ?
Ma logique semble acceptée par les autres parties. Le seul élément qui pourrait faire échouer ce projet semble d'ordre pécuniaire.
Avez-vous des idées sur le mode de financement ?
Nous n'avons pas travaillé dans le détail mais si le Premier ministre se penche sur la problématique, c'est qu'il a l'impression que cette symbolique est importante, aussi pour le rôle que la Belgique entend jouer sur le plan européen. La Région doit aussi comprendre qu'elle sera bénéficiaire de tout ce que les compétitions internationales génèrent pour le tourisme à Bruxelles.
Précisément, est-on sur la même longueur d'onde que vous du côté de la Région ?
A l'origine, elle souhaitait travailler sur un redéveloppement du Heysel. On se rend cependant compte qu'on est là dans le même cas de figure qu'avec le stade Constant Vanden Stock, lui aussi trop imbriqué dans une zone habitée, avec les nuisances que cela suppose pour les riverains.
L'étude de faisabilité autour du stade Roi-Baudouin ne sert donc à rien ?
A long terme, le Heysel n'a plus de sens. À l'époque où le stade Roi-Baudouin, ex-Heysel, a été construit, la zone était peu densifiée. Une évolution que ne connaîtra pas Schaerbeek-Formation. Et puis, le Roi-Baudouin est un stade de transition. Quand on l'a restauré, on avait des vues à court terme, on ne ré&fléchissait pas dans l'esprit d'une structure de niveau européen.
Comme à Anderlecht se pose, à Laeken, le problème de la reconversion du stade Roi-Baudouin.
On devrait en faire une zone d'habitat, de commerces et de bureaux et rentabiliser le site pour financer le projet de Schaerbeek-Formation. On peut imaginer une réurbanisation du haut de Laeken, tout en conservant le parc et le parc des Expositions.
Que deviendrait le Van Damme sans piste d'athlétisme ?

Un stade d'athlétisme ne demande pas les conditions d'un stade de foot, un sport qui s'accommode mal d'une piste autour du terrain. On peut imaginer un stade pour l'athlétisme, moins grand, et un autre pour le foot.
Est-ce important d'avoir un club, comme le Sporting d'Anderlecht, à demeure ?
Pour la vie aux alentours, certainement. On doit penser à un développement de terrains synthétiques autour du stade.
Le Brussels ne pourrait-il pas partager le stade avec le Sporting ?
Une stratégie à long terme implique cet élément dans la réflexion.
Des contacts ont été pris par Johan Vermeersch, le président du Brussels ?
C'est un petit monde. Quand je vais voir des matchs, je rencontre pas mal de monde, dont Monsieur Vermeersch.
Le projet dépend aussi des résultats des élections fédérales.
Les partis concernés devront se voir pour définir une stratégie. J'espère que, quelles que soient les formations au pouvoir, elles auront une vision pour ce site.


Un seul stade international à Bruxelles- jeudi 09 novembre


Il n'y aura pas place à Bruxelles pour deux stades modernes d'envergure rencontrant les standards internationaux requis, a affirmé jeudi le ministre bruxellois des Finances Guy Vanhengel à l'agence Belga.

L'absence actuelle à Bruxelles et même en Belgique, de stade multifonctions de grande capacité, doté des équipements modernes dont peuvent s'enorgueillir des installations du genre dans les pays voisins, est revenue sur la table mercredi lors d'une rencontre entre Roger Vanden Stock, le président du RSCA Anderlecht, et le bourgmestre de cette com mune, Jacques Simonet. Après le refus catégorique affiché par ce dernier face à un projet d'agrandissement du stade actuel pour porter sa capacité à 40.000 places, la direction du Sporting a fait part de son souhait de construire un nouveau stade de quelque 50.000 places sur le territoire de la commune.
De l'aveu du bourgmestre, c'est aussi le souhait de la commune qui entrevoit deux possibilités de localisation.
Mais il ne faut pas s'attendre à une avancée rapide dans ce dossier, a-t-il laissé entendre jeudi, car si la rencontre a eu lieu sur proposition de la direction du Sporting - Jacques Simonet affirme d'ailleurs ne pas avoir été à la source de l'information publiée jeudi matin par le quotidien la Dernière Heure - le RSCA n'a par exemple pour l'heure pas présenté de plan financier pour son projet.

Devant la charge d'investissement (entre 150 et 200 millions d'euros), il est fort peu probable qu'un tel projet puisse voir le jour sans un effort à la fois du secteur privé et des pouvoirs publics, a souligné le ministre bruxellois des Finances, Guy Vanhengel (VLD), interrogé jeudi. Celui-ci a précisé que la Région bruxelloise attendait d'y voir un peu plus clair avant de se prononcer sur quelque option que ce soit, c'est-à-dire pas avant le printemps prochain.
C'est à ce moment que devraient être connues les conclusions de l'étude de faisabilité de différentes options de réaménagement ou de remplacement du stade Roi Baudouin, qui sera réalisée par un bureau d'études privé durant les premiers mois de l'année 2007, à l'initiative de l'échevin Bertin Mampaka.
Le stade coûte la bagatelle de 2 millions d'euros par an en frais de fonctionnement à la Ville de Bruxelles, mais il est peu utilisé en raison de son sous-équipement et de sa trop faible modularité.

La volonté régionale d'y voir plus clair est d'ailleurs partagée par l'ensemble du gouvernement Picqué. Guy Vanhengel a fait observer qu'actuellement, les discussions avaient lieu à deux niveaux (Anderlecht et Bruxelles) et qu'il faudra à un moment essayer de faire la synthèse. Quelle que soit la formule retenue in fine, il n'est pas envisageable de faire co-exister deux telles infrastructures à Bruxelles, a-t-il encore dit.

MAJ 12/11/06
Anderlecht : la question qui dérange

D’ERIC TOMAS AU BOURGMESTRE : Un stade de 40000 places?
Eric Tomas: “Puisque Claire Vanden Stock, la fille de Roger Vanden Stock, se trouve sur votre liste, envisagez-vous de construire un stade de 40000 places pour le sporting d’Anderlecht?”

Jacques Simonet: "Absolument pas. Il n’est pas envisageable de porter la capacité du stade à 40000 places ! Il est par ailleurs impensable d’empiéter sur le parc Astrid. Le souhait des dirigeants semble être de jouer les matchs internationaux dans un stade de plus grande ampleur, qui pourrait être le stade Roi- Baudouin après les aménagements qui s’imposent et dont le financement ne peut s’envisager que via Beliris. Mais cela nous porte dans les 10, 15 ans. Je tiens par ailleurs à préciser à Monsieur Tomas que Claire Vanden Stock est une militante libérale de longue date.”

L'ancien bourgmestre Anselme à nouveau entendu

Bernard Anselme, l'ancien bourgmestre de Namur, a à nouveau été auditionné par le juge d'instruction Philippe Olivier ce lundi matin dans le cadre du dossier du bureau d'études Sotegec.Selon le Procureur du Roi de Namur, Bernard Claude, cette nouvelle audition était destinée à faire des recoupements avec les informations reçues par le juge d'instruction lors des auditions des membres du personnel communal.Pour rappel, il y a quelques mois, Bernard Anselme et Jean-Louis Close avaient été inculpés du chef d'entrave à la liberté des soumissions et de faux et usage de faux. L'ancien bourgmestre et l'ancien échevin du Patrimoine avaient été accusés, au printemps dernier, d'avoir privilégié le bureau d'études de la compagne de Bernard Anselme dans les marchés publics, notamment en ne mettant pas en concurrence ce dernier avec d'autres sociétés. (belga)

Une prime pour passer au passif

Quand le système de chauffage conventionnel devient superflu...


Imaginez votre facture de gaz et d'électricité réduite à peau de chagrin, le tout sans grelotter sous une couverture ni briser la glace pour votre toilette quotidienne.
Faire du bien à l'environnement tout en économisant votre portefeuille, tel est le credo de la maison passive. « Né en Allemagne dans les années 90, ce concept entraîne une consommation quatre fois inférieure à celle d'une habitation standard récente et dix fois inférieure à celle d'une maison ancienne », indique Evelyne Huytebroeck (Écolo), ministre bruxelloise de l'Énergie et de l'Environnement. « Il préserve aussi une ambiance intérieure confortable toute au long de l'année. »

La recette : une enveloppe sans faille. « Le principe, explique Bernard Deprez de la plateforme Maison passive, est d'utiliser l'énergie ambiante sans faire tourner de moteur ou brûler du combustible ». Un objectif qui passe par la chasse aux déperditions de chaleur. Ventilation à double flux (l'air entrant est préchauffé par l'air sortant), étanchéité et isolation sont au menu. « On récupère également la chaleur interne, explique la ministre, celle produite par les équipements : télé, ordinateurs... Ou par l'humain, nous sommes alors nos propres radiateurs ! »
Première belge, la Région bruxelloise offre désormais une prime de 100 euros/m 2 pour tout logement neuf atteignant le standard passif. « Une prime qui couvre la quasi-totalité du surcoût par rapport à une construction classique », se réjouit Evelyne Huytebroeck.
Pour la rénovation aussi
Largement urbanisée, Bruxelles ne croule plus vraiment sous les espaces à bâtir. La Région n'a donc pas oublié les propriétaires de maisons et appartements déjà construits. Ceux-ci bénéficient d'une prime à la rénovation. D'un montant équivalent à celle du neuf, elle vise toutefois un autre standard : celui de basse énergie, une structure existante ne permettant pas ou très difficilement d'atteindre les normes du passif.
Le niveau de performance à atteindre est alors de 60kwh/m2/an (15 pour le passif). Pour vous aider dans vos démarches administratives, un expert sera mis à la disposition par la Région bruxelloise.
Infos : 02-775.78.02. ou www.bruxellesenvironnement.be

Onkelinx et Flahaut sacrifient les MRD

La Sûreté attendra un peu plus ses méthodes de recueil des données. Les ministres jouent l'élégance, mais ce n'est que partie remise.
Sur proposition de Laurette Onkelinx (Justice) et d'André Flahaut (Défense), le Conseil des ministres avait adopté le 19 janvier dernier l'avant-projet de loi relatif aux méthodes de recueil des données (MRD), à mettre en oeuvre pour les services de renseignement et de sécurité. Les MRD ? Des méthodes, efficaces mais fort intrusives, destinées aux enquêtes de la Sûreté de l'Etat et de son homologue militaire, le SGRS, en matière de terrorisme, de prolifération nucléaire et d'espionnage.
Toutefois, si la nécessité de nouveaux moyens d'investigation n'était guère discutée, le danger virtuel pour les libertés individuelles l'était davantage. C'est que ces enquêtes peuvent, par exemple, passer par l'installation de micros et de caméras dans les domiciles, par l'immixtion à distance dans les systèmes informatiques, par la commission de délits pour asseoir la crédibilité des agents infiltrés.
Bref, malgré des consultations nombreuses lors de l'élaboration du texte, celui-ci restait donc en balance lors de sa discussion à la commission "justice" du Sénat (LLB 18/4), les jours passant sans dénouement. Or, les deux ministres socialistes, plutôt que de tenter de faire approuver le projet "aux forceps" ou "à la hussarde" (comme cela fut dit... malgré des mois de palabres), en ont discuté samedi à la faveur du congrès PS, a appris "La Libre". Et ils ont choisi l'élégance : laisser davantage de temps encore aux débats sur le sujet. Une décision qui découle aussi du climat électoral, qui rend difficile le vote serein de dossiers du genre, et du fait que la commission a d'autres priorités qui méritent aussi d'être traitées. Alors, plutôt que l'enlisement...
Dans l'entourage des deux ministres, on précise cependant que le travail déjà accompli - non négligeable, il est vrai - permettra de reprendre rapidement la discussion sous la nouvelle législature.

22 avril 2007

Les partis fourbissent leurs armes

Après le PS qui s'est rassemblé samedi à Molenbeek pour présenter son programme, et le congrès du MCC, une des composantes du MR, ce dimanche à Charleroi, le MR présentait ses listes pour le Hainaut. …

Côté MR, les carolos présentaient leurs listes ce dimanche. Pour Olivier Chastel qui conduit la liste à la chambre, une progression en Hainaut est l'objectif principal des réformateurs "le Hainaut est la plus grande province, mais c'est en plus la Province qui est encore et c'est la seule, sous la mainmise du seul Parti socialiste" déclare -t-il avant d'ajouter "nous avons 5 sièges sur les 19 avec 22% et donc notre objectif est très clair : atteindre la barre des 25% et décrocher un 6ème siège"

Le PS a approuvé samedi son programme pour les élections du 10 juin prochain. Avec un thème central: l'augmentation du pouvoir d'achat. Le PS défend l'augmentation des pensions et des allocations de remplacement ainsi qu'une sécurité socialiste forte. Les socialistes sont aussi demandeur d'une stratégie nationale pour l'emploi. Elio Di Rupo a par ailleurs profité de ce congrès pour durcir le ton face aux libéraux.

Di Rupo flingue le MR, libéral "brutal"

Le programme du Parti socialiste pour le 10 juin a été approuvé samedi à l'unanimité par les militants. Priorité : améliorer le pouvoir d'achat des gens.Le président Di Rupo a fustigé le MR, assimilé à l'ultralibéralisme.

A 50 jours des élections législatives du 10 juin, le PS concentre ses attaques sur l'"ennemi" : la droite ultralibérale, à laquelle il assimile le MR de Didier Reynders. Samedi, à l'issue du congrès programmatique des socialistes, le président Elio Di Rupo a flingué son actuel partenaire au fédéral. "A force de coller à Verhofstadt, à force de se rapprocher de Sarkozy, le MR s'éloigne des Wallons et des Bruxellois" , a-t-il scandé.
"Du respect !"
Reynders et Verhofstadt font cause commune pour la campagne, mais l'Open VLD veut limiter les allocations de chômage dans le temps et éteindre les droits des francophones dans la périphérie, s'indigne Di Rupo. Plus de 30 pc des gens votent PS, continue-t-il : "Je demande aux dirigeants du MR de respecter ces progressistes qui, au libéralisme brutal, préfèrent le modèle de société solidaire." Il condamne avec force leurs discours méprisants sur ceux qu'ils considèrent comme "des assistés" . "Je ne suis pas d'accord qu'on insulte les Wallons ou les Bruxellois. L'arrogance du MR ne rend pas les gens plus heureux."
La droite belge, "trop adroite pour montrer son vrai visage" prétendra sans rougir qu'elle n'a rien à voir avec les dérives ultralibérales de la Commission européenne ou de l'OCDE, "mais personne n'est dupe !" , enchaîne le président du PS.
L'enjeu du 10 juin ? Ce sera plus que jamais, le choix entre deux sociétés : celle du "progrès partagé" - entendez : avec les socialistes - et celle du "progrès réservé" à quelques-uns et qui laisse au bord du chemin une grande partie de la population "peu rentable", dit-on au PS.
Adopté samedi à l'unanimité des militants présents, le programme du PS se donne comme priorité d'améliorer le pouvoir d'achat des gens.
Seniors et jeunes
Exemples concernant les seniors : augmenter toutes les pensions de 12 pc; supprimer la cotisation de solidarité qui touche les pensionnés; faire passer la pension minimum à 1 000 euros au moins pour les isolés et 1 200 euros pour les ménages.
S'agissant des jeunes, le PS veut un accompagnement renforcé et individualisé dès qu'ils s'inscrivent comme demandeurs d'emploi. Pour inciter les patrons à les embaucher, les socialistes proposent de leur verser l'allocation d'attente pendant minimum deux ans. Tout le monde y gagne, plaide-t-on au PS : le jeune a un emploi; l'employeur paie moins de charges. Le PS reprend aussi l'idée d'un service civil volontaire d'utilité publique accessible en priorité aux jeunes chômeurs (avec allocation d'attente majorée) qui n'auraient pas trouvé un boulot après 9 mois. Le PS réclame, par ailleurs, une "Stratégie nationale pour l'emploi".
L'attention du PS va aussi aux petits indépendants "délaissés et trompés par la droite" et dont il s'agit de faire progresser encore la protection sociale.
En matière de soins de santé, la norme de croissance de 4,5 pc doit être maintenue, tout en améliorant qualité et accessibilité des soins (réduction du coût des médicaments, de l'hospitalisation, des soins dentaires, meilleure prise en charge des maladies chroniques...). En la matière, rappelons que le SP.A, est favorable à une norme de croissance limitée à 3 pc, au grand dam des mutualités socialistes. Les socialistes veulent encore mettre en place un "Plan national de lutte contre les cancers".


Le MCC, une des branches du MR, a lui arrêté ses priorités pour le 10 juin. Le MCC plaide pour la suppression des charges lorsqu'une entreprise crée deux nouveaux emplois, une idée lancée en France par François Bayrou. Le MCC veut aussi la création d'écoles bilingues. Il se retrouve là en contradiction avec la position du MR.

Quant aux militants Ecolo ils avaient choisi de battre la campagne électorale en région liégeoise samedi après-midi. Ils se sont rendus dans les communes du tracé de la future liaison autoroutière Cerexhe-Heuseux-Beaufays. Une liaison de 12 kilomètres qui parachèvera le ring liégeois côté est. Jeudi, le gouvernement wallon marquait son accord sur le financement de ce gigantesque chantier qui débutera en 2009. Il devrait durer 2 ans. Son budget, revu à la hausse est estimé à quelque 400 millions. L'occasion pour les verts, opposés depuis toujours à ce projet autoroutier, de plaider pour une autre mobilité en milieu rural...

Morael: la tripartite traditionnelle, l'immobilisme
Pour l'ancien secrétaire fédéral d'Ecolo Jacky Morael, la tripartite traditionnelle (socialistes, libéraux et chrétiens) est synonyme d'immobilisme. Le Premier ministre, Guy Verhofstadt, a plaidé vendredi pour une large coalition après les élections du 10 juin, une proposition qui n'a pas suscité un grand élan d'enthousiasme dans la classe politique. "Le souvenir que la Belgique a de ces tripartites traditionnelles, notamment au cours des années septantes, avec des gouvernements qui tenaient quelques mois, qui ne faisaient rien, qui étaient dans l'immobilisme total, ne me paraît pas une bonne solution", a indiqué dimanche Jacky Morael, invité de la rédaction de RTL-TVi. Les gouvernements Leburton n'ont réussi à se maintenir que quelques mois en 1973 et 1974. Poussant la liste d'Ecolo au Sénat, Jacky Morael a estimé que les jeux étaient plus ouverts que jamais à l'approche du scrutin du 10 juin. "Cette fois-ci, je n'entends parler d'aucune rumeur d'accord pré-électoral entre qui que ce soit", a-t-il précisé.

VIDEO• Le congrès du PS • Le congrès du MCC ARTICLES• PS : programme électoral adopté

L'AWEX continue sur sa lancée

Depuis 3 à 4 ans, lorsque l'Agence Wallonne à l'Exportation tire le bilan de ses activités, c'est la plupart du temps pour annoncer une progression de ses résultats. Le relevé des 9 premiers mois de 2006 va une nouvelle fois dans le même sens avec des progressions records.

22 avr 2007 15:01
29 milliards 385 millions d'euros récoltés sur les 9 premiers mois de 2006. C'est effectivement un record. Et cette progression n'est pas épisodique. Elle touche le long terme : 10% d'augmentation par an depuis 10 ans. C'est mieux que l'Europe des 15 qui s'arrête à 7,1%.

Bien sûr, on ne peut jamais oublier que lorsque la base, la ligne de départ est assez basse, les progressions sont toujours flatteuses. Il n'en reste pas moins que la continuité des performances révèle des dispositions très encourageantes. La Wallonie en a certainement besoin pour restaurer la confiance dans ses capacités. D'autant que, pour une région petite, une bonne part des revenus est recueillie d'abord sur les marchés étrangers.

Où ces marchés sont-ils conquis ? Assez logiquement dans la proximité : 80% des rentrées proviennent toujours de l'Europe des 15 dopée par une reprise économique bien perceptible. Mais ces derniers temps - et 2006 ne fait pas exception - on assiste à une plus grande diversification des marchés. L'extra européen aura crû en 2006 de près de 23% surtout sur les marchés du Proche et Moyen Orient, sur l'Amérique du Nord ainsi qu'en Europe centrale et orientale.

A noter que selon l'AWEX 1,2 milliards d'euros d'investissements étrangers ont été enregistrés en Wallonie. Des investissements qui ont contribué à la création d'un peu moins de 1900 emplois.

21 avril 2007

Le pouvoir d'achat, priorité numéro un du PS

Le MR s'éloigne des Wallons et des Bruxellois (Di Rupo)

Le président du Parti Socialiste, Elio Di Rupo, a pourfendu samedi la droite ultralibérale à laquelle il a assimilé le Mouvement Réformateur. D'après le président du PS, le MR semble aujourd'hui s'éloigner des Wallons et des Bruxellois. "A force de coller à Verhofstadt, à force de se rapprocher de Sarkozy, le MR s'éloigne des Wallons et des Bruxellois", a dit samedi Elio Di Rupo en clôture du Congrès programmatique du parti socialiste qui s'est tenu à Molenbeek Saint-Jean. Open Vld veut limiter dans le temps les allocations de chômage et éteindre les droits et facilités des francophones, a rappelé le président du PS. Or, Guy Verhofstadt et Didier Reynders font campagne en "tandem", a-t-il souligné. "La droite belge prétendra sans rougir qu'elle n'a rien à voir avec les dérives ultralibérales de la Commission ou de l'OCDE. Elle est trop adroite pour montrer son vrai visage", a encore déclaré Elio Di Rupo, ajoutant que personne n'était "dupe". (belga)

Le parti socialiste, réuni samedi en Congrès à Molenbeek Saint-Jean, a approuvé à l'unanimité son programme pour les élections législatives du 10 juin. Le texte, de quelque 300 pages, fait la part belle à l'amélioration du pouvoir d'achat. Il s'agit de "la priorité numéro un", a dit samedi le président du PS, Elio Di Rupo.
Le PS s'engage à augmenter le salaire-poche des travailleurs, via une "fiscalité plus juste". Il propose également d'augmenter de 12% l'ensemble des pensions et de supprimer la cotisation de solidarité des retraités.
En matière d'emploi, le PS propose de verser aux patrons qui embauchent des jeunes l'équivalent de l'allocation d'attente. Il souhaite par ailleurs définir avec les partenaires sociaux la manière d'offrir aux jeunes des contrats à durée indéterminée leur assurant un minimum de sécurité d'existence. Le PS est demandeur d'une "stratégie nationale pour l'emploi".
En matière de soins de santé, le programme souligne la volonté des socialistes de prendre en charge d'une manière plus déterminée les maladies chroniques (100 millions d'euros). Le PS appelle de ses voeux la mise en place d'un plan national de lutte contre les cancers. Il souhaite réformer le système du numerus clausus qui, disent les socialistes, pourrait conduire à certaines pénuries. La norme de croissance des Soins de santé de 4,5% doit être maintenue.
Au rayon sécurité, le PS mise sur la prévention et demande 3.000 gardiens de la paix supplémentaires. Il demande des peines proportionnelles aux actes et insiste sur l'intensification nécessaire des travaux d'intérêt collectif. Les petites condamnations doivent être réellement appliquées.
En matière de défense de l'environnement, le PS prône l'écologie sociale et souhaite la mise en place d'une "alliance belge pour l'emploi et l'environnement" à financer via le milliard d'euros disponible dans le Fonds de démantèlement des centrales nucléaires et via la contribution (400 à 500 millions) des producteurs d'énergie.
Un prix maximal pour l'électricité doit être réintroduit, disent les socialistes. Sur le plan social encore, le PS propose de revaloriser progressivement les allocations familiales, en commençant par les allocations du premier et du deuxième enfant, ainsi que l'allocation de rentrée scolaire.
Les handicapés doivent voir leur situation s'améliorer. Le PS propose notamment d'augmenter le plafond de revenu qui permet le cumul entre allocation d'handicap et revenu du travail. Une nouvelle augmentation de 10% des revenus d'intégration est également exigée.
Dans le domaine du logement, le parti demande un véritable système de régulation des loyers excessifs. Il s'agirait de demander au juge de paix de revoir ces loyers à la baisse sur base de grilles de référence.
Le PS souhaite une véritable caisse de sécurité sociale pour les petits indépendants. En ce qui concerne les entreprises publiques, le programme prévoit qu'outre l'obligation de préserver un bureau de poste par commune, il y ait aussi un bureau de poste pour 25.000 habitants. Il propose également de prévoir des crèches dans les gares.
Dans le domaine de l'Enfance toujours, le congé parental devrait pouvoir concerner un adolescent jusqu'à 16 ans. Le congé en lui-même serait porté à un an, par périodes de trois mois maximum.
Sur le plan institutionnel, rappelant l'attachement à l'unité du pays, le programme souligne "qu'il n'est pas tabou de réaliser des réformes" si celles-ci tendent à "renforcer la cohésion fédérale". Il remet le couvert quant à son idée de créer des écoles bilingues et reste attaché à l'élargissement de la Région bruxelloise ainsi qu'à une réforme du Sénat en une assemblée "paritaire" composée de représentants des entités fédérées.
Le programme a été sanctionné samedi d'une unanimité de cartons rouges (vote favorable). Il n'y a pas eu de vote défavorable symbolisé par un carton... bleu.

Contrats fictifs à Charleroi

Fin de contrat pour les sportifs.
L'instruction sur les contrats fictifs au profit de clubs sportifs se termine à Charleroi. Parmi les concernés, Philippe Van Cauwenberghe

Contrats de travail « arrangés », rémunérations de faveur, « subsides occultes » aux clubs sportifs d'élite... L'instruction du dossier des « emplois fictifs » de Charleroi Infra Sports et du Parc des Sports pourrait prochainement venir alourdir les charges qui pèsent sur l'ancien échevin des sports de Charleroi Claude Despiegeleer, déjà inculpé de faux et usage de faux, d'infraction à la loi sur la comptabilité et de détournement. Tout en embarrassant son successeur dans le nouveau collège... un certain Philippe Van Cauwenberghe.
C'est en novembre 2005 que l'affaire éclate, peu après l'installation de Bernard Van Dyck à la succession de Despiegeleer au collège. Le Marcinellois met au jour un système de financement qui échappe au contrôle du conseil communal. Il s'agit d'aides aux clubs sous forme d'affectation de personnel.

Concrètement, la Ville embauche des contractuels au sein de ses ASBL paracommunales. Ce sont des professionnels ou des auxiliaires du sport. Sur papier, ces recrues sont occupées au sein des structures qui les paient. Dans les faits, il en va tout autrement : les bénéficiaires se consacrent à des activités d'entraînement, de préparation, d'animation, de marketing pour le compte de leurs clubs. En cela, l'opération se distingue de celle que, sous la pression de contrôles de l'auditorat du travail, la Ville vient de régulariser dans une volée d'ASBL paracommunales où deux cents agents étaient illégalement détachés. Comme l'observe une source proche du dossier, « nous ne sommes plus dans le même périmètre public. Ce n'est plus l'affectation de fonctionnaires dans des organismes satellites, c'est la collectivité qui finance de la main-d'oeuvre privée ».
Une dizaine de noms sont cités. Il y a ceux de Jean-Michel Saive et de Patrick Chila qui évoluent à la Villette, ainsi que de leur entraîneur, Dubravsko Skorik. Leur salaire est pris en charge en tout ou en partie par les ASBL mais ils n'y fonctionnent pas. Tout au plus les joueurs prestent-ils occasionnellement des services de représentation, comme des remises de trophées. À l'image de ce que l'ex-footballeur Dante Brogno, sous contrat ville, va lui-même faire jusqu'à la fin 2005 comme chargé de mission.
L'ex-basketteur John Waterspoon est un autre « employé fantôme ». À l'époque, il anime l'école des jeunes des Spirous à Gilly. Deux clubs de foot sont associés à l'opération, l'Olympic et Couillet. Des agents sont mis à disposition, dont l'un est l'ex-directeur de la Carolo - Alain Carlier. Comme le Gymnos, les Spirous font l'objet d'attentions particulières : le club présidé par Eric Somme se voit détacher un préparateur physique et un auxiliaire de direction en part time. Mais il reçoit aussi l'aide de Philippe Van Cauwenberghe, qui preste à trois quarts temps à la billetterie du Spiroudôme. Le poste est si visible qu'on ne peut pas le cacher. Depuis le 4 décembre, l'intéressé est échevin des sports. C'est dire à quel point ce dossier le concerne.
En novembre 2005, Van Dyck procède à une restructuration, pour ne pas parler de purge. Quatre personnes sont licenciées. L'ex-échevin annonce un réajustement de l'aide apportée aux clubs. La situation n'est complètement assainie que le semestre suivant : les emplois fictifs disparaissent. Les préavis sont notifiés, si bien que le temps de leurs prestations vient de les amener à terme.
Comment une telle arnaque sociale a-t-elle pu échapper au contrôle des administrateurs ? La question mérite un vrai débat. Car s'ils n'avaient pas connaissance des contrats, les gestionnaires publics auraient au moins dû s'étonner de l'importance de la masse salariale. Ils n'y ont vu que du feu.
Alors que les auditions de Claude Despiegeleer à la cellule d'enquête ont été suspendues à sa demande pour raisons de santé, l'affaire revient sur le terrain politique. Au prochain conseil communal ce lundi, un point concerne le refinancement de Charleroi Infra Sports. Incapable de rembourser le crédit de 980.000 euros que la Ville de Charleroi avait garanti, l'ASBL a relancé un marché de service pour un emprunt de 20 ans. Dexia banque exige une caution communale en premier rang. Les mandataires doivent approuver l'opération qui préfigure la constitution d'une nouvelle entité. Tourner la page politique.

"Charleroi la sportive" pourrait coûter cher à Despiegeleer

Ccertains sportifs, comme Dante Brogno, effectuaient occasionnellement des services de représentation pour ces asbl, comme la remise de trophées.
L'instruction des "emplois fictifs" de Charleroi Infra Sports et du Parc des Sports se termine et elle pourrait prochainement alourdir les charges qui pèsent sur l'ancien échevin des sports de Charleroi Claude Despiegeleer, déjà inculpé de faux et usage de faux, de détournement, et d'infraction sur la loi sur la comptabilité. Des dizaines de noms sont cités, dont ceux du nouvel échevin des sports Philippe Van Cauwenberghe, ainsi que ceux des sportifs Jean-Michel Saive et Patrick Chila qui évoluent à la Villette et de leur entraîneur Dubravsko Skorik. Apparaissent encore les noms de l'ex-footballeur Dante Brogno et de l'ex-basketteur John Waterspoon. C'est en novembre 2005, au moment de la succession de Claude Despiegeleer, qu'un système de financement qui échappe au contrôle du conseil communal est mis à jour. Concrètement, la ville embauche des contractuels au sein d'asbl paracommunales mais dans les faits, les recrues ne sont pas véritablement employées par ces structures qui les payent. Tout au plus, certains effectuent occasionnellement des services de représentation pour ces asbl, comme la remise de trophées. L'affaire revient sur le terrain politique puisqu'au conseil communal de lundi figure un point concernant le financement de Charleroi Infra Sports. (belga)

Le prix des habitations a augmenté de 10%

Le prix des maisons et des appartements situés en Belgique a augmenté de quelque 10 % en 2006, ce qui représente à nouveau une année record pour l'immobilier, selon le bureau d'études Stadim. Mais cela pourrait ne pas durer.
Lors de la présentation du Guide immobilier 2007, les responsables de Stadim ont néanmoins relevé certains signaux qui laissent présager d'une possible stagnation des prix. Ainsi, le nombre de ventes de maisons unifamiliales, d'appartements et de terrains à bâtir a reculé l'année passée, particulièrement au cours du second semestre. « Et une baisse des prix intervient toujours après un recul du nombre de transactions », a expliqué Paul De Wael (Stadim).
Durant les 3 derniers mois de 2006, les prix des habitations unifamiliales ont stagné au niveau national, affichant même un recul de 0,4 % en Flandre. Sur l'ensemble de l'année, par contre, ces prix ont encore bondi de 11 % à travers le pays.

À la fin de l'année passée, le prix de référence d'une maison unifamiliale atteignait 225.000 euros en Flandre, 170.000 euros en Wallonie et 380.000 euros à Bruxelles. Sur l'ensemble du pays, ce prix de référence - fixé à 215.000 euros - a doublé par rapport à 1998 et même quintuplé par rapport à 1984.
Très chère Côte
Les prix des appartements, eux, ont progressé de 10 % en 2006. La Côte reste la région la plus onéreuse, avec un prix de référence de 235.000 euros, suivie par Bruxelles (près de 200.000 euros). En Flandre, à l'exception de la Côte, le prix de référence s'élève à 167.500 euros, contre 139.000 euros en Wallonie.
Quant aux terrains à bâtir, leurs prix ont bondi de 7 % et s'affichent désormais à 175 euros/m2 en Flandre, 365 euros/m2 à Bruxelles et 61 euros/m2 en Wallonie.
Fort de ces chiffres, Stadim table cette année sur une nouvelle hausse comprise entre 1,5 et 2 %, tout en restant prudent. « Sur base des paramètres emprunt, inflation et pouvoir d'achat, nous arrivons à cette évolution », ont poursuivi les responsables du bureau. « Par rapport à 1983, les prix des maisons sont surévalués de 20 % », en raison surtout des crédits hypothécaires plus longs permettant d'emprunter davantage d'argent, ont-ils encore souligné.
Enfin, le chiffre d'affaires du marché immobilier secondaire, qui comprend notamment la vente des bâtiments non-résidentiels, des terrains agricoles et des bois, a progressé de 8 % en 2006 pour atteindre 29,25 milliards d'euros.
(D'après Belga)

Un recours contre le Wooncode

Le gouvernement de la Communauté française a introduit à la Cour d'abritrage un recours en suspension et en annulation à l'encontre du Code flamand du logement qui oblige le bénéficiaire d'un logement social à apprendre le néerlandais. Cela menacerait les facilités des francophones de la périphérie.
L'obligation ainsi imposée met t à mal le régime de facilités des communes de la périphérie, indique le communiqué publié par le gouvernement.
Autre argument invoqué devant la Cour d'arbitrage : la discrimination créée par la Flandre entre les personnes qui n'ont pas besoin de recourir à un logement social, qui n'encourent donc aucune obligation, et les personnes devant faire appel à l'aide sociale pour se loger. Enfin, le « Wooncode » touche aux principes fondamentaux de liberté en matière d'usage des langues et de respect de la vie privée. Cet aspect des choses sera également défendu, souligne le gouvernement.

La ministre-présidente Marie Arena précise toutefois qu'elle partage le souci des autorités flamandes de favoriser le bilinguisme, particulièrement dans et autour de Bruxelles. Mais elle estime qu'il y a ici dérapage des autorités flamandes. Quelles peuvent être les motivations d'un gouvernement lorsqu'il en arrive à prévoir le refus d'accès au logement, l'expulsion du logement, des amendes administratives et des peines d'emprisonnement (pour l'obstruction au contrôle) à l'encontre de personnes sous le prétexte qu'elles n'apprennent pas la langue de la Région où elles vivent ? s'interroge-t-elle. Prôner le bilinguisme est une chose. Imposer l'adhésion à la culture linguistique par la force, et, a fortiori aux personnes les plus désarmées, en est une autre, ajoute Mme Arena.
Apprendre sous la menace ?
D'un point de vue strictement pédagogique, la ministre-présidente dit douter par ailleurs de l'effet bénéfique de l'apprentissage par la menace. À l'inverse de l'objectif « d'intégration » avancé par la Flandre, la mesure pourrait avoir pour effet de « rediriger » les locataires sociaux vers Bruxelles ou la Wallonie, estime-t-elle.
Par l'introduction de ce recours, la Communauté française espère que la Cour d'arbitrage confirmera que ces pratiques n'ont pas lieu d'être dans notre état de droit. « Au-delà de ce contentieux regrettable, Marie Arena réaffirme fermement sa volonté de faire de l'apprentissage des langues, et singulièrement du flamand, une priorité. Mais une priorité à atteindre par des valeurs saines, à savoir l'éducation et l'échange », conclut le communiqué du gouvernement.
Les dispositions critiquées par les Francophones avaient déjà provoqué le déclenchement de la procédure en conflit d'intérêt, tant par le parlement wallon que par celui de la Communauté, mais la procédure s'était terminée sans résultat devant le Comité de concertation.
Le gouvernement wallon a lui aussi décidé d'introduire un recours devant la Cour d'arbitrage mais ne l'a pas encore déposé formellement, attendant la publication des arrêtés d'exécution du gouvernement flamand. Il a porté le sujet à l'ordre du jour du Comité de concertation du 25 avril, afin de prendre connaissance de ces arrêtés.
En décembre 2006, un groupe d'experts juridiques européens, sollicités par les autorités wallonnes, avait sévèrement critiqué le « wooncode » flamand, taxé de discriminatoire.

Bug informatique en Région wallonne

Ca gronde autour du contrat qui lie la Région wallonne à son fournisseur informatique, le GIEI (groupement d'intérêts économiques informatiques), depuis 1989, pour 25 millions d'euros par an. Pas de concurrence possible, développements informatiques identiques facturés à plusieurs départements, sous-traitants très onéreux, retards importants de modernisations technologiques sont quelques uns des problèmes évoqués samedi dans Le Soir.

Plusieurs entreprises wallonnes spécialisées dans les nouvelles technologies affirment en coulisses que l'innovation technologique en Région wallonne est sapée par le contrat avec un fournisseur exclusif, le GIEI. Selon Le Soir, de coûteux services ont été développés à la demande d'une administration. Ensuite, ces mêmes développements informatiques ont été réfacturés à chacun des départements qui les ont commandés à leur tour. La concurrence manifeste elle sa mauvaise humeur. On reproche notamment au GIEI de limiter la sous-traitance à quelques partenaires, comme la firme liégeoise NSI. Le cahier des charges du GIEI devrait être renouvelé jeudi prochain. (VVA)

Des millions d'euros d'aide publique qui n'ont rien changé…

Opel Anvers a reçu plus de 25 millions d'euros d'aide publique ces dernières années. C'est ce qu'a déclaré Fientje Moerman, la ministre de l'Economie au Nord du Pays. Des aides qui s'ajoutent aux nombreuses réductions de charges dont a profité le secteur de l'automobile. Des aides et des réductions qui ne parviennent pas à enrayer le déclin de l'industrie automobile au nord du pays.

Des 30.000 emplois en 1994 il n'en restera fin 2007 que la moitié. Quelque 16.000 postes si l'on décompte les réductions annoncées chez Opel et VW. Un déclin que le gouvernement fédéral a pourtant tenté d'enrayer en aidant le secteur. Mais les aides directes étant interdites par les autorités européennes de la concurrence, le gouvernement a soutenu toutes les entreprises qui recourent au travail en équipe. Une réduction de charges qui atteint 10,7% et qui coûte près de 300 millions d'euros par an.

Une réduction qui n'a pas suffit à Opel qui a, en plus, reçu des aides du gouvernement flamand. Fientje Moerman la ministre de l'Economie au Nord du Pays a fait ses comptes. GM Anvers a reçu une aide de quelque 2,18 millions d’euros pour la formation de son personnel et quelque 25 millions d’aides publiques, versés entre 95 et 2007.

Des formations et un centre de recherche spécialisé, la Flandre à fait beaucoup pour sauvegarder son industrie automobile. Volvo a même créé de l'emploi à Gand. Un contre-exemple, malgré les aides tous les autres constructeurs ont supprimé de l'emploi depuis 15 ans.

ARTICLES• Anvers perd l'Astra et 1400 emplois• Anvers, victime de la surproduction

20 avril 2007

Lutter contre les pertes d’énergie

Eviter les pertes d'énergies dans les bâtiments. Ce ne sera bientôt plus seulement un souhait, mais une obligation. Le secteur de la construction va en tout cas devoir adapter ses méthodes et habitudes.

La performance énergétique des bâtiments est au cœur d'un décret cadre adopté mercredi par le Parlement wallon. Il s'agissait avant tout de se mettre au diapason de la législation européenne. Parmi les mesures entérinées, on en retiendra trois. A commencer par le niveau de performance énergétique lié désormais aux permis de bâtir. Les normes sont plus élevées qu'auparavant et si elles ne sont pas atteignables, aucun permis ne sera délivré. D'ici deux ans également, pour louer ou vendre une habitation, il faudra d'abord obtenir une certification énergétique qui permette de fixer le nouvel occupant sur sa future dépense en chauffage. Dès 2009 encore, toute nouvelle construction devra être équipée de panneaux solaires thermiques ou d'une installation comparable.

Bref, c'est un changement complet dans les habitudes wallonnes. Certains, au MR, jugent pourtant le texte compliqué. Ils ont proposé un allégement des procédures et la suppression de mesures comme la pose obligatoire de panneaux solaires. Du côté écolo, au contraire, on estime qu'il s'agit d'un décret minimaliste qui n'a pas d'ambition à long terme. Le ministre Antoine, qui porte ce décret, a évidemment une perception différente. Et en défendant son projet, il a également annoncé que s'ajoutera bientôt au panel de dispositions qu'il préconise, la possibilité d'obtenir des prêts sociaux pour ceux qui n'auraient pas les moyens d'accéder aux investissements économiseurs d'énergie.

18 avril 2007

Les statistiques du chômage retouchées en Wallonie

18/04/07

La justice enquête sur 4.000 faux chômeurs

La justice bruxelloise enquête sur trois filières de faux chômeurs, dont l'une aurait permis à plusieurs milliers de particuliers de bénéficier, en région bruxelloise, d'allocations auxquelles ils n'avaient pas droit, rapporte aujourd'hui La Dernière Heure.ComplicitésL'auditorat du travail, qui estime à 4.000 les personnes concernées, a demandé à l'Onem de procéder à l'audition de 400 d'entre elles. En outre, à la suite d'informations dénonçant d'éventuelles complicités en milieu judiciaire, le juge d'instruction en charge du dossier, Frédéric Lugentz, a fait perquisitionner, jeudi dernier, le greffe du tribunal du commerce de Bruxelles. Millions d'eurosLa fraude porterait sur plusieurs millions d'euros et durait depuis des années. Selon l'auditorat, il s'agit d'un dossier d'escroquerie, faux et usage de faux, blanchiment, abus et détournement de biens sociaux, et association de malfaiteurs. (belga)

EN SAVOIR PLUS: Le chômage a baissé de 5,6% en région bruxelloise

17/04/07

Un clown pour aider certains chômeurs en Wallonie

Marie Arena.La ministre wallonne de la Formation, Marie Arena, a pris mardi la défense d'une initiative menée par la Maison de l'Emploi de Philippeville, qui recourt aux services d'un clown pour aider certains chômeurs. Elle a également dénoncé l'attitude du MR qui, selon elle, caricature l'action menée par le Forem.Le 31 mars dernier, le quotidien La Nouvelle Gazette a fait état des services rendus par Clément Triboulet, clown professionnel, pour aider des chômeurs à retrouver un emploi. En Commission du parlement wallon, le chef de groupe MR s'est insurgé contre l'image que l'on donnait ainsi de la lutte contre le chômage en Wallonie."C'est une réponse quasi surréaliste. Aujourd'hui, le Forem ne sait-il rien faire d'autre que mettre un clown au milieu des chômeurs pendant quelques jours? L'image que l'on véhicule de la sorte est-elle celle que l'on est en droit d'attendre? ", s'est-il demandé.La ministre a rappelé que l'initiative avait été approuvée par le comité subrégional compétent, dans lequel siègent des patrons et des représentants syndicaux. Elle vise à reconstruire la confiance en soi qu'ont parfois perdue des demandeurs d'emploi devenus incapables de se présenter devant un employeur."Il y a des personnes qui sont dans une situation psychologique où il faut reconstruire la confiance en soi. Si une méthode fonctionne avec un aspect ludique, pourquoi pas? ", a-t-elle souligné. A ce jour, 47 personnes y ont participé. Parmi elles, 4 ont retrouvé un emploi et 20 se sont inscrites dans une filière de formation.L'intervention de M. Kubla a particulièrement énervé la ministre. "Le côté réducteur de votre question me fait bondir", a-t-elle lancé, rappelant que le Forem assurait la formation de 18.000 personnes grâce aux centres de compétence. "Aujourd'hui, il y a des publics qui n'ont pas accès psychologiquement aux centres de compétence. On doit pouvoir utiliser toutes les démarches créatives pour faire tomber les masques", a-t-elle ajouté.

Le gouvernement wallon a décidé de modifier fondamentalement la présentation des statistiques du chômage et de la demande d'emploi en Région wallonne. Désormais, trois indicateurs devront être pris en compte.Le premier indicateur est le taux de chômage du BIT (Bureau international du Travail), qui est le seul élément de comparaison au niveau international. Le deuxième indicateur est le nombre de chômeurs ONEm, et le troisième concerne les demandeurs d'emplois enregistrés par le Forem. Ces trois indicateurs permettent d'avancer trois taux de chômage différents.Selon le BIT, le taux de chômage en Région wallonne est ainsi de 11,3%. Pour l'ONEM, il est de 13,7%, cet indicateur reprenant les chômeurs demandeurs d'emplois inoccupés, soit 207.924 personnes (chiffres de mars 2007). Pour le Forem enfin, il est de 17,5%, les chiffres du service régional de l'emploi et de la formation répertoriant le nombre de personnes disponibles sur le marché du travail, à savoir 258.013 personnes.Le nombre de demandeurs d'emplois demandeurs d'allocations est de 211.783 (mars 2007). Le nombre de jeunes en stage d'attente est de 20.328 (mars 2007). Pour arriver au chiffre de 258.013, il est nécessaire d'ajouter les travailleurs à temps partiel involontaires, demandeurs d'indemnités et les inoccupés inscrits librement (catégorie dans laquelle on retrouve les étudiants).Entre janvier 2006 et janvier 2007, on enregistre une baisse de 3,7%. C'est dans la catégorie des 30-40 ans que la baisse la plus forte est constatée (-14,7%). Chez les chômeurs privés d'emploi depuis moins de 6 mois, on annonce une baisse de 8%. Par contre, on constate une légère hausse chez les chômeurs de moins de 25 ans. "Il y a des difficultés au niveau de cette catégorie. Nous allons mener des actions pour les moins de 25 ans qui arrivent sur le marché du travail. Les secteurs les plus porteurs sont actuellement la construction et la mécanique", a expliqué mardi le ministre wallon de l'Emploi, Jean-Claude Marcourt.Dans cette optique de clarification des chiffres, le FOREM publiera chaque mois un document intitulé "Situation du marché de l'emploi: statistiques mensuelles". En parallèle, la publication "Marché de l'emploi: chiffres et commentaires" reprendra les chiffres-clés du mois et des analyses plus complètes. Les deux publications sont disponibles sur le site: www.leforem.be/informer/info/observatoire_publications.htm

Charleroi, ... bis repetita placent

MAJ 27/04/07

Des collèges fantômes depuis 12 ans à Charleroi?
Le faux Collège échevinal du 30 décembre 2005 à Charleroi ne serait que le premier d'une longue série: en fouillant dans les procès-verbaux des collèges et les archives, les enquêteurs ont découvert que d'autres procès-verbaux, qui pourraient remonter jusqu'à 1995, avaient déjà été rédigés préalablement, rapporte vendredi La Nouvelle Gazette.Selon les enquêteurs, il y aurait eu quatre ou cinq faux collèges par an: des réunions qui n'ont jamais eu lieu, mais des décisions ont été prises et signées par les échevins.
Ces séances fantômes auraient été présidées par différentes personnes, en fonction des disponibilités et des dates inscrites sur les P.-V. fictifs.Les échevins concernés ont été entendus par la police fédérale. "Les conséquences pourraient être catastrophiques pour la Ville, certains membres de son personnel, mais aussi pour toute une série de personnes extérieures", écrit La Nouvelle Gazette. Si les procès-verbaux se révèlent effectivement être des faux, toutes les décisions qui y sont consignées seraient en effet caduques. (belga)

MAJ 18/04/07

Un policier inculpé pour trafic de domiciliation

Un inspecteur de la police locale de Charleroi a été inculpé dans le cadre d'un vaste trafic de domiciliations où il est question de marchands de sommeil et d'immeubles "à boîtes aux lettres" permettant à des personnes de garder fictivement un statut d'isolé, indiquent mercredi les éditions de Vers l'Avenir et Le Soir.Déjà inculpéL'inspecteur inculpé l'avait déjà été dans le cadre de l'affaire de la Carolorégienne. En 2005, des éléments avaient fait apparaître qu'il bénéficiait de prix de faveur sur des achats de fourniture au magasin central de la société de logements, en contrepartie de complaisance et de laxisme vis-à-vis de petites infractions. Dans le dossier où il a été dernièrement inculpé, il est suspecté d'avoir fourni des domiciles fictifs et d'avoir alimenté son trafic par des biens immobiliers propres. (belga)

MAJ 17/04/07

Le compte noir en Guyane ?


La ville de Charleroi a investi 66.466 euros dans des dépenses d'image. L'opposition Écolo suspecte la comptabilité parallèle carolo d'avoir permis des voyages exotiques.
D es éléments de comptabilité ont fait apparaître que le « compte noir » de Charleroi avait servi à financer des missions à l'étranger. L'ancienne majorité PS l'a-t-elle utilisé pour payer des déplacements dans le cadre de son projet Ariane ? Le chef de groupe Ecolo au conseil communal Luc Parmentier interpelle l'échevin des relations internationales Philippe Van Cauwenberghe à propos des dépenses d'agents et de mandataires en Guyane française.
« La ventilation comptable de ces opérations manque de transparence », selon le conseiller communal qui dit « ne pas avoir trouvé d'imputation spécifique dans les comptes. Quel montant engagé pour les frais et primes d'assurances, quels articles budgétaires, quelle(s) affectation(s) et sous quels libellés ? » Luc Parmentier tient aussi à connaître les motivations politiques de l'ancien collège en déplacement en Guyane. Selon lui, Jacques Van Gompel en a bénéficié, mais aussi Claude Bael (ex-échevin des finances) Jean-Paul Demacq (enseignement) et Léon Casaert (le bourgmestre était à l'époque échevin du troisième Age et de l'emploi). Jacques Van Gompel confirme. Demacq accompagnait une délégation d'élèves de l'athénée Vauban en janvier 2001. Casaert a représenté la Ville dans un conseil des maires. « On l'avait choisi pour ses compétences en aéronautique », confie une source proche du dossier - Casaert fut syndicaliste de la Sonaca. L'ex-bourgmestre est lui-même allé à Kourou en juin 2002. Parce que le secrétaire communal adjoint Bernard Bermils a également effectué des missions sur place, Luc Parmentier veut en déterminer le mode et la conformité de financement.


« Dépenses d'image positive »
C'est en 1998 que Charleroi constitue, avec douze autres municipalités, la communauté des Villes Ariane. But ? Contribuer au développement économique, culturel et pédagogique des villes qui concourent aux activités de transport spatial européen.
Un exécutif se met en place. Son bureau est renforcé par la présence d'un expert coopté : Bernard Bermils y intervient pendant cinq ans au titre de « spécialiste des programmes européens ». Suppléant du bourgmestre au conseil des maires de l'association, il abandonne la fonction en août 2003. Sa mission l'amène à se déplacer. Mais selon l'ancien bourgmestre de Charleroi qui s'en explique en juin 2005 dans une réponse à une question d'Olivier Chastel, « l'intégralité de ses activités est effectuée à titre bénévole. Aucun défraiement ni indemnité ne sont prévus. »
Que représente le coût de l'adhésion de Charleroi au réseau ? De 1998 à 2005, l'ensemble des dépenses à charge du budget communal se sont élevées à 66.466 euros, dont 51.032 de droits d'entrée et de cotisations annuelles. Interrogé par le leader de l'ancienne opposition MR, Jacques Van Gompel souligne les avantages de la participation de la Ville au programme : « Il y a un intérêt pour Charleroi à s'insérer dans une communauté axée sur les technologies de pointe au côté de métropoles prestigieuses comme Madrid, Rome, Turin, Barcelone, Toulouse et Brême ». Outre la constitution d'un grand partenariat avec les entreprises associées à l'aérospatiale, c'est l'occasion de donner de Charleroi une image positive. En juin 2002, la Ville est invitée par Alcatel Etca, qui a produit des composants embarqués, à participer au lancement d'une fusée Ariane 5 au nom de Charleroi. L'événement donne lieu à une grande promotion. D'autres opérations de relations publiques ont lieu, en Guyane et à Charleroi. Luc Parmentier veut s'assurer de la transparence de leurs mécanismes de financement.

MAJ 06/04/07


Alisson coincée par la justice


La députée fédérale entendue par les enquêteurs
CHARLEROI Comme nous vous l'annoncions le 17 mars dernier, la justice analyse la composition du cabinet de la députée fédérale Alisson De Clercq. Hier, la fille de l'ex-député permanent a été entendue dans les locaux de la police fédérale de Charleroi par les enquêteurs, le service de contrôle des lois sociales et l'auditorat du travail.
Le dossier concerne plus précisément la mise à disposition de personnel de la province de Hainaut... comme attaché parlementaire de la jeune Alisson. Devant les enquêteurs, la députée a admis l'illégalité d'au moins un détachement : celui d'Yvette Peusens, détachée à mi-temps par l'IEV (Institut Émile Vandervelde, le centre d'études du PS), entre le 1er novembre 2003 et le 31 janvier 2004. Confrontée à ces éléments, Alisson De Clercq a cependant plaidé sa bonne foi, avançant qu'elle ignorait à l'époque l'opération frauduleuse. Une nuance qui ne modifiera pas les poursuites judiciaires puisqu'en ces matières sociales l'intention frauduleuse ne doit pas être démontrée, la simple constatation de l'infraction suffisant à exposer à des sanctions relativement lourdes : jusqu'à 2.500 € d'amende par travailleur, imputable à celui qui occupe le travailleur détaché illégalement mais aussi l'institution qui a détaché le travailleur.
Mais les questions vont plus loin car on suspecte qu'Yvette Peusens travaillait déjà pour la députée dès le 1er juillet 2003, bien qu'à l'époque la secrétaire exerçât à temps plein à la Maison du Hainaut... dont Jean-Pierre De Clercq était président. Un élément que la députée persiste à nier. Aussi, des auditions complémentaires seront nécessaires afin de démêler ce noeud : le président de l'ASBL, Jean-Pierre De Clercq, et son administrateur-délégué, Richard Bricoult, seront entendus à leur tour prochainement afin de fournir des éclaircissements sur ce cas précis mais aussi sur le cas du reste de la trentaine d'autres travailleurs détachés de la province à la Maison du Hainaut.
De fait, dès la descente domiciliaire menée en mars au sein de l'ASBL paraprovinciale, les enquêteurs avaient relevé tout un système de mises à disposition, parfois doublées, peu transparentes... D'autant que sans cela, la Maison du Hainaut ne comptait pas de personnel rémunéré. Le receveur et le greffier provincial ont d'ailleurs déjà été entendus à ce propos. Quant à l'ASBL, elle a aujourd'hui été intégrée, avec son personnel, à une cellule spécifique de la province.
V. D.
© La Dernière Heure 2007

MAJ 2/04/07

Les Jeunes socialistes dénoncent le "Muppet Show" de Van Cau et De Clercq

L'Exécutif de la Fédération des Jeunes socialistes de Charleroi réagit dans un communiqué à ce qu'il appelle le "Muppet show de mauvais goût de De Clercq et Van Cau". Cela, au lendemain de la prestation télévisée de l'ex-député permanent PS Jean-Pierre De Clercq sur le plateau de "Controverse", chez RTL-TVi. "Ils sont affligeants lorsqu'on les entend, comme Jean-Pierre De Clercq ce dimanche ou Van Cau dans la presse en général, banaliser la caisse noire ouverte en 1991 à la Ville de Charleroi et par conséquent la dégustation de grenouilles au bord du lac de Virelles sur le compte de subsides destinés en principe au bien-être des habitants de Charleroi", disent les responsables des JS de Charleroi. "Si les hautes fonctions politiques peuvent conduire à une certaine perte de contact avec les préoccupations des citoyens, nous ne pouvons en tant que jeunes socialistes concevoir qu'elles conduisent aussi à la défense de l'indéfendable", estiment-ils. Après avoir estimé que, dimanche, "l'ancien député permanent a véritablement pollué le débat par ses mesquineries et des propos insultants et dénués de sens", les membres de l'Exécutif de la Fédération JS de Charleroi ajoutent : "Il est en tout cas temps que le PS carolo ne soit plus uniquement comparable à Jurassic Park. Si nous devons reconnaître au moins à Jean-Claude Van Cauwenberghe une série de réalisations positives pour Charleroi, il est temps aujourd'hui de passer à la balance. S'il pèse encore lourd dans son petit cercle d'amis dirigeant l'USC de Charleroi, nous pensons qu'il pèse moins lourd que l'image de Charleroi et l'intérêt de ses 200.000 habitants", concluent les Jeunes socialistes de Charleroi. (belga)

Léon Casaert s’émancipe : "Pas de belle-mère ! Je respecte l’USC dans son rôle, que ce soit mutuel".

Jean-Jacques Viseur (CDH):«Jean-Claude Van Cauwenberghe devrait s’effacer!»

La semaine écoulée a été chaude à Charleroi. Au centre de toutes les polémiques : la découverte, par le nouveau receveur communal, d’une caisse noire, un compte bancaire alimentée par des fonds européens qui auraient été détournés pour rembourser des frais de voyages et des repas d’édiles communaux. Ce compte a été ouvert en 1993, soit à l’époque où Jean-Claude Van Cauwenberghe était encore bourgmestre. Charleroi sombre encore un peu plus. La Ville est-elle encore gérable, alors que la tension monte, entre le PS et ses partenaires de la majorité, mais aussi entre socialistes « archéos » et « rénovateurs » ? L’échevin carolo Jean-Jacques Viseur (CDH), l’un des piliers de la majorité, fait le point, sans tabou. Il n’épargne pas Jean-Claude Van Cauwenberghe – « son effacement serait la meilleure décision » -, les manœuvres de l’USC qui veut écarter Ingrid Colicis – « le CDH ne sera pas complice de ce jeu-là » -, et ceux qui veulent réimposer Jacques Van Gompel comme chef de groupe et patron d’Igretec. Mais Jean-Jacques Viseur se veut optimiste : « Nous sommes à un tournant. Les derniers événements vont accélérer le renouveau ». Un optimisme en forme d’avertissement.

Viseur exhorte Van Cau à se retirer de Charleroi
L'échevin des Finances de Charleroi, Jean-Jacques Viseur.
La majorité politique de Charleroi semble déjà bien bancale.
Olivier Chastel semble émettre des doutes sur l'avenir...
L'échevin des Finances de Charleroi, Jean-Jacques Viseur (cdH), a exhorté dimanche, sur le plateau des émissions politiques de la RTBF et de RTL-TVi, le président de l'Union Socialiste Communale (USC) de Charleroi, Jean-Claude Van Cauwenberghe, à se retirer de la vie politique de la ville. Le premier échevin, Olivier Chastel (MR), a quant à lui dénoncé les tensions au sein du PS local qui, dit-il, perturbent le travail du nouveau collège communal. Mise en cause"A un certain moment, l'avenir de la ville, c'est de la quitter, que ce soit injuste ou pas. C'est une décision personnelle mais qui grandirait la personne qui la prendrait", a déclaré M. Viseur.

Du côté des Réformateurs, l'influence de l'USC sur la conduite de la ville est particulièrement mise en cause. A entendre M. Chastel, les socialistes de l'USC ne sont pas toujours d'accord avec les décisions prises par leurs collègues socialistes siégeant au collège et celles-ci doivent donc être revues. Handicap"Il y a un problème au PS, handicapant pour cette majorité", a dit l'échevin. Et d'ajouter: "Il nous est arrivé de décider des choses en collège que l'on a dû détricoter la semaine suivante parce qu'il y avait un désaccord à l'USC".

L'échevin de l'Aménagement du territoire, Eric Massin (PS), a contesté une supposée tutelle exercée par l'USC sur les mandataires socialistes au collège. "Je n'ai aucun problème quand je suis en collège. Je n'ai pas l'impression d'avoir une belle-mère derrière moi", a-t-il affirmé.CumulardLes tensions évoquées par le MR sont pourtant apparues au grand jour lorsque l'ancien député permanent et actuel président de la section locale PS de Goutroux, Jean-Pierre De Clercq s'est exprimé. Il s'est élevé contre la distinction que l'on ferait trop souvent entre les rénovateurs et les "ringards" et s'en est pris à M. Massin qu'il a traité de "rénovateur opportuniste et cumulard".

Caisse noire
L'affaire de la caisse noire de la Ville de Charleroi n'a pas manqué d'être évoquée. Constituée dans les années '90 par le secrétaire communal et le receveur lorsque M. Van Cauwenberghe était encore bourgmestre, elle aurait été alimentée par des subsides européens et aurait servi à financer des voyages de mandataires et fonctionnaires carolorégiens. Elle aurait également payé, pour la somme de 3.000 euros, un dîner de l'USC après une soirée électorale.M. Massin a jugé une telle pratique "anormale". "Ca ne va pas", a-t-il dit et a suggéré, à propos du dîner, que l'USC le rembourse. Le MR s'est quant à lui étonné de l'amnésie dont semblent frappés les mandataires socialistes de l'époque, en particulier M. Van Cauwenberghe, qui prétendent avoir toujours ignoré l'existence de cette caisse noire. "J'ai quand-même du mal à croire que dans cette ville, au niveau politique, personne ne connaissait l'existence de cette caisse", a-t-il expliqué.Postes à pourvoirCette affaire ne fait que suivre de nombreux autres dossiers sulfureux relatifs à l'ancienne majorité dont certains représentants sont encore en fonction au sein du nouveau collège communal.

Selon le chef de groupe de l'opposition Ecolo, Xavier Desgain, il s'agit de "bombes à retardement". Le chef de file MR, Olivier Chastel, a mis en garde ses partenaires: "Si un échevin devait être inculpé, je considérerai que je ne suis plus dans les conditions de l'accord de majorité". Le sort de l'ancien bourgmestre, Jacques Van Gompel, inculpé, a également fait l'objet d'un avertissement des Réformateurs. Jean-Claude Van Cauwenberghe voudrait le voir à la présidence de l'intercommunale de développement économique Igretec. M. Chastel a indiqué qu'il s'y opposerait. Le bourgmestre actuel, Léon Casaert (PS), a déjà fait savoir qu'il n'en était pas question. Ce poste lui revient, estime-t-il.

EN SAVOIR PLUS: Le Bourgmestre de Charleroi se désolidarise de Van Cau

MAJ 16/03/2007
Une tuile pour Alisson De Clercq

L'enquête sur la Maison du Hainaut avance : les détachements de personnel provincial servaient aussi la députée
Depuis que la justice a pointé son nez dans la gestion de la province de Hainaut, des parallèles tendent à se dresser entre le mode de fonctionnement douteux de certains mandataires socialistes à la ville de Charleroi et ceux occupant des places en vue à la province.
L'enquête menée par l'auditorat du travail de Charleroi à propos du fonctionnement de la Maison du Hainaut est de ce point de vue assez éclairante. Cette ASBL paraprovinciale et lieu culturel, installée au quai de Brabant, était présidée, jusqu'à son inculpation, par Jean-Pierre De Clercq et dirigée par son bras droit Richard Bricoult. Fin février, les services de l'inspection sociale et l'auditorat y ont effectué une descente domiciliaire. Hier, cette enquête s'est poursuivie à Mons où le receveur provincial était auditionné alors que, la veille, le greffier était lui aussi entendu. En cause, le détachement d'agents contractuels de la province vers la Maison du Hainaut : sans convention claire, la loi a été bafouée par ce système ingénieux qui offrait, sur le dos de la province, un staff de près d'une quarantaine de personnes à la Maison du Hainaut qui ne dispose pour son compte d'aucun membre salarié.
Une infraction qui risque de mener à des poursuites correctionnelles dont les sanctions sont salées : les amendes s'étalent entre 128 et 2.478 € par travailleur concerné (avec un plafond de 247.000 €) non seulement pour les responsables à la province (qui a détaché ce personnel), mais à la Maison du Hainaut (qui a reçu ce personnel). La similitude entre la gestion de l'ex-échevin Lucien Cariat, au Centre social de délassement à Marcinelle, et celle de Jean-Pierre De Clercq est ici frappante.
Mais cela va plus loin car, par une double mise à disposition à partir de la Maison du Hainaut, du personnel provincial a fini par travailler... notamment au secrétariat de la députée fédérale Alisson De Clercq, au moins à temps partiel. La jeune fille qui hésite déjà à prendre sa 10e place sur la liste PS pour les prochaines législatives pourrait bientôt ne plus avoir ce choix...
V. D.
© La Dernière Heure 2007

Gralex, corrupteur d'un échevin carolo

L'échevin PS Monseux avait accepté un voyage au Japon. La société est condamnée, pas l'échevin qui bénéficiait d'un non-lieu. Mais le tribunal ne manque pas de l'épingler.
Si l'affaire Gralex avait été mise à jour dans le climat politico-judiciaire actuel, sans doute aurait-elle connu une autre ampleur, assortie d'autres sanctions envers l'échevin montré du doigt : c'est l'enseignement à retirer, de manière tacite, du jugement rendu hier par le tribunal correctionnel de Charleroi dans ce qu'il est convenu d'appeler "l'affaire Gralex", du nom de cette société d'exploitation de carrières qui espérait, en 2001, obtenir le renouvellement de son permis d'exploiter pour son site de Mont-sur-Marchienne. Pour ce faire, une enquête publique était en cours. C'est le moment qu'avait choisi la société pour inviter celui qui était alors l'échevin de l'Aménagement de Charleroi, le PS Gérard Monseux, à un voyage au Japon, à l'occasion du Mundial de football. Un voyage d'une valeur de 6 450 €, dont l'écho était rapidement revenu aux oreilles de riverains que cette relance des travaux gênait. Ils avaient déposé plainte pour corruption et le parquet avait mis l'affaire à l'instruction, tant contre Gralex, corrupteur supposé, que contre le corrompu supposé, l'échevin Monseux.
La chambre du conseil avait rendu une ordonnance de non-lieu vis-à-vis de l'échevin. Seule Gralex a donc comparu, avançant qu'il s'agissait de sponsoring et non de corruption, et de faire sa publicité à cette occasion, comme s'il s'était agi d'aider un club de basket. Gralex disait aussi que l'échevin n'avait pas seul le pouvoir de décision, et qu'il n'y aurait donc eu aucun intérêt à tenter de l'influencer.
Le tribunal, dans le jugement rendu hier, a balayé ces arguments. Si l'échevin n'avait pas le pouvoir de décision, il avait celui de signature. Pour le surplus, et compte tenu de la séparation des pouvoirs qui était celle existant entre échevins comme les récentes affaires l'ont souligné, rappelle le jugement, chaque échevin disposait de son domaine de compétence, notamment géographique.
Un "cadeau qui oblige"
Le voyage au Japon a été un "cadeau qui oblige" et même si en chambre du conseil l'échevin Monseux a bénéficié d'un non-lieu, il a commis "une faute éthique, politique et déontologique", sa profonde gratitude envers Gralex étant prouvée notamment par les courriers qu'il a envoyés après ce voyage, et qui ont été saisis. En synthèse, le tribunal estime que si on ne considérait pas qu'il y a corruption en pareil cas, on voit mal dans quel cas on dirait qu'il y a bien corruption. Les attendus évoquent, ni plus ni moins, une forme "d'atteinte à la démocratie" de la part de Gralex, avant de condamner la société à 25 000 € d'amende avec sursis de trois ans. Il n'empêche, Charleroi aura innové, sans doute, en disant qu'il y a eu corrupteur, avec une absence de corrompu... © La Libre Belgique 2007

Charleroi : au nom du bien commun

N e soyons ni bégueules ni dévots : à chacun son cadavre dans le placard. Un petit arrangement, un petit passe-droit pour le fils de la voisine, une petite lâcheté domestique, un « oubli » dans la déclaration fiscale, une dette ou une amende passées au bleu... A Charleroi cependant, ce n'est pas un macchabée mais un ossuaire qui dormait et dort sans doute encore dans les armoires et les coffres-forts.
C'en est assez de ce cauchemar psychomoteur, de ces prébendes, de ces amnésies sélectives, de ce système de terreur mafieux, de ces caisses noires où une poignée d'apparatchiks chasseurs de bestiaux sauvages et de plaisirs frelatés puisent sans vergogne, de ce machisme effréné, de ces hommes « de gauche » qui fonctionnent, si l'on ose dire, à comptes propres, ne roulant que pour eux-mêmes et sur tout le monde. De cette brochette de dinosaures qui se parent du nez rouge de rénovateurs. Bref : de ce système déviant mis en place, toléré, protégé depuis des lustres par un homme à la mémoire de petit pois, à la vergogne de lutteur de foire et aux larmes de crocodile : Jean-Claude Van Cauwenberghe. C'est lassant à la fin de répéter la même catilinaire : il faut que cela cesse.

Cesser ? Puisque la méthode douce a échoué, puisque la coalition tripartite est littéralement tétanisée par les révélations successives et la guerre interne au PS, puisqu'Elio Di Rupo, pour mille prétextes plus horripilants les uns que les autres, refuse courageusement d'intervenir (comme naguère Spitaels et Busquin à Liège) au nom de la sacro-sainte autonomie des fédérations, du travail de reconstruction qui irait bon train mais surtout-surtout ! au nom d'une échéance électorale (la suprématie du vieux parti se jouera sur le Hainaut !), il faut illico passer à autre chose.
Cauchemar pour cauchemar, en fait de solution, il n'y en a qu'une : le retrait pur et simple du PS du gouvernement local. La ville a peur, la ville a mal, la ville sombre ? Que les responsables de ce gâchis et leurs coreligionnaires honnêtes et responsables prennent dès lors la seule décision qui convienne : un collège de salut public. Au nom du bien commun. Immédiatement.

17 avril 2007

Les travaux peuvent... continuer à Francorchamps

MAJ 17/04/2007


L'octroi du permis n'est pas une surprise. Il est flanqué de quelques réserves.

On pourrait s'en étonner, en sachant que les travaux décidés roulent à fond de caisse depuis des mois autour et alentour du circuit... mais le permis unique sur Francorchamps vient d'être octroyé par le ministre André Antoine (CDH).
En fait, les fonctionnaires compétents avaient délivré le permis dès le 10 novembre. Il fit l'objet de recours, tant de riverains estimant l'octroi trop généreux que du demandeur le jugeant trop restrictif - le demandeur est formellement la Société de promotion du circuit, pour ne pas dire : la Région wallonne. Or, ces recours ne sont pas suspensifs. Les travaux ont donc pu débuter et se poursuivre, sans attendre la décision du ministre saisi en appel.
Nous y voici. C'est évidemment le refus du permis qui aurait été une information, eu égard tant à la portée politico-émotionnelle du dossier que de l'état d'avancement du chantier et de l'effort régional (pour rappel, il se chiffre actuellement à 20 millions d'euros pour ces seuls travaux). Mais le ministre assure, et insiste : "Francorchamps serait si important que l'on pourrait braver le droit ? Non ! Le permis n'allait pas de soi."
En tout cas, il n'a pas été émis sans quelques modifications : la composition du comité d'accompagnement, le contrôle des émissions sonores confié à un organisme indépendant... Ni sans quelques restrictions : le permis vise l'héliport "antenne chirurgicale" mais pas l'héliport RACB qui n'était pas demandé; il permet le parking 7 d'abord refusé mais confirme le refus du parking Kemmel; il ne couvre pas les quatre tribunes projetées qui imposent des plans modificatifs - refus qui pourraient n'être que temporaires, sans préjudice d'autres procédures spécifiques.
Reste, dans les 60 jours, la possibilité de recourir contre le permis devant le Conseil d'Etat. Les travaux ne pourraient être interrompus que si une procédure d'urgence en suspension était introduite et jugée fondée.