08 janvier 2007

Premières évaluations fin janvier

Et, plus tard, le CEB commun

Le certificat d'études de base (CEB) commun est, lui aussi sur les rails. Ses fondements figurent dans le même texte. Objectif : standardiser l'épreuve de fin d'études primaires. Actuellement, les élèves sont confrontés à deux types de scénario. Le scénario "cantonnal", s'ils étudient dans le "réseau Communauté française" où un examen identique est proposé à tous. Et le scénario "école", ailleurs. Là, un jury propre à l'école décerne le CEB en se basant sur les résultats des deux dernières années, parfois complétés par une épreuve externe comme l'examen interdiocésain ou communal par exemple. Cette dernière procédure restera encore acceptée, à titre transitoire, en 2006-2007 et 2007-2008.

De nouveaux tests visent à améliorer le niveau des élèves en Communauté française.

La première "session" du genre est planifiée dans trois semaines. Toutes les classes de 2e, 5e primaires et 2e secondaire seront évaluées en français.


Au printemps dernier, le Parlement de la Communauté française approuvait le décret relatif à l'évaluation externe des acquis des élèves de l'enseignement obligatoire et au certificat d'études de base au terme de l'enseignement primaire. L'objectif est double. D'abord, avoir une information sur les acquis de l'ensemble des élèves à divers moments clés de la scolarité à propos de compétences et de savoirs essentiels. Et ensuite, permettre à chaque équipe pédagogique d'apprécier l'efficacité de son action en établissant l'état des acquis des élèves par rapport aux compétences requises. Les constats tirés des résultats de ces évaluations doivent aboutir à la mise en oeuvre de stratégies susceptibles d'améliorer les résultats.
L'agenda, établi à l'époque, prévoit que tous les élèves de 2e et 5e primaires, ainsi que ceux de 2e secondaires, participent à une évaluation externe non certificative une fois par an, à partir de cette année scolaire. Le lancement du système est programmé à la fin du mois, pendant la semaine du 29 janvier prochain.
Dans toutes les écoles, cette semaine-là, tous les élèves des trois années concernées seront évalués en lecture et production d'écrits. Pour rappel : les matières soumises à évaluation vont changer chaque année. Après le "français" en 2006-2007, on passera aux mathématiques en 2007-2008. Puis à l'éveil (sciences, technologie, histoire, géographie) en 2008-2009. Avant de recommencer, dans cet ordre, les années suivantes.
Chaque classe avec ses profs
Le mois dernier, des séances d'information ont été organisées pour tous les chefs d'établissement. Ce sont les enseignants des classes concernées qui feront passer les tests à leurs élèves et qui procéderont aux corrections. Quant à la direction, elle sera responsable du respect des règles de passation des épreuves. Les trois épreuves ont été rédigées par trois groupes de travail mis en place en septembre dernier. Composés d'enseignants et d'inspecteurs, ces groupes ont rédigé les questions ainsi que les documents qui serviront à les corriger. Ce sont eux également qui produiront l'explication des résultats et proposeront des pistes susceptibles d'aider les équipes pédagogiques à mettre en place des stratégies didactiques pour améliorer les résultats. Car c'est bien de cela qu'il s'agit : de faire le point sur l'état des compétences afin de les améliorer. Et pas d'effectuer un classement des écoles ni des élèves.
Des précisions très claires sont formulées à ce propos dans le décret. Il faudra voir comment on pourra éviter les dérapages, dans la réalité.
Concrètement, le travail de régulation des acquis s'effectuera à deux niveaux. Au sein de chaque établissement, d'une part. Et pour tous les élèves de la Communauté française, d'autre part, sur base de l'ensemble des résultats.
Dans sa circulaire, la ministre de l'Enseignement obligatoire, Marie Arena (PS), insiste sur la confidentialité de ces évaluations. "Les inspecteurs, animateurs pédagogiques, membres du personnel, les pouvoirs organisateurs des établissements scolaires ainsi que toute autre personne qui aura connaissance des résultats obtenus à cette évaluation externe non certificative sont tenus à cet égard au plus strict secret professionnel."
Outre les évaluations annuelles concernant les trois branches et les trois années d'études mentionnées plus haut, d'autres tests sont prévus par le même texte. Dès l'année scolaire 2008-2009, l'ensemble des élèves d'une même année d'études de l'enseignement secondaire (3e, 4e, 5e ou 6e) participeront à une évaluation dont la matière sera déterminée par la Commission de pilotage. Seul incontournable : il faudra qu'une évaluation soit organisée en lecture pour les 5e années, au moins tous les trois ans. Enfin, à partir de 2009-2010, une évaluation externe non certificative portera sur la première langue moderne. En tournante, les années concernées seront la 6e primaire, la 2e secondaire et la 5e secondaire.

Vers une guerre entre Palestiniens

Fatah et Hamas gonflent leurs forces respectives et se procurent des armes. La violence fratricide n'en finit pas de monter, au gré des rapts et des assassinats.
AP
Les divisions interpalestiniennes ont franchi un pas supplémentaire vers la guerre déclarée. Guerre entre la présidence de Mahmoud Abbas (Fatah) et le gouvernement d'Ismaïl Hanyé (Hamas), qui n'opposera plus seulement des activistes et milices partisanes, mais deux armées : d'une part, la Force exécutive du gouvernement, d'autre part, la Garde présidentielle qui pourrait être renforcée par d'autres branches de sécurité de l'Autorité palestinienne restées loyales au Raïs.
M. Abbas a, en effet, ajouté aux tensions, dimanche, en réitérant son intention de tenir des élections anticipées afin de tirer le gouvernement des mains islamistes. Or, il avait déjà accentué la pression sur le Hamas, samedi, en décrétant la Force exécutive "hors-la-loi" et en ordonnant son démantèlement.
Le Hamas avait établi cette force spéciale peu après son arrivée au pouvoir, l'an dernier. Précisément comme contrepoids aux branches de sécurité existantes dont M. Abbas gardait le contrôle à titre de "commandant suprême" des forces palestiniennes.
Une source de violence
Alors déjà, M. Abbas avait qualifié la Force exécutive d'illégale, parce qu'elle était créée sans décret présidentiel. Mais il avait permis de l'intégrer aux services de police chapeautés par le ministère de l'Intérieur. Ainsi, elle est devenue la force centrale du gouvernement Hanyé, à la différence du bras armé du Hamas (les brigades Ezzedine El Kassame) qui n'obéit pas à la direction politique. Aujourd'hui, toutefois, M. Abbas reproche à la Force exécutive d'être source de violence sur le terrain.
Défiant M. Abbas, M. Hanyé a riposté au décret en ordonnant immédiatement une conscription volontaire pour doubler les effectifs de la Force exécutive et la faire passer de 5 500 à 12 000 hommes.
M. Hanyé en a les moyens. Jeudi dernier, à son retour du pèlerinage de la Mecque, il aurait réussi - selon des sources égyptiennes - à ramener 20 millions de dollars avec lui à Gaza. Avec l'approbation des douaniers égyptiens dans le Sinaï, mais à l'insu des contrôleurs européens au poste frontière de Rafah, désormais bien embarrassés.
Parallèlement, selon des sources palestiniennes, le Hamas est en train de stocker des armes qui proviennent de Syrie et d'Iran, via les tunnels de contrebande du Sinaï. Ces armes s'achètent actuellement à Gaza au prix fort : 10 000 dinars (environ 10000 euros) pour un fusil M16.
L'argent de Bush
Mais M. Abbas est lui aussi en train de consolider ses "troupes", notamment sa Garde (la Force 17) qui compte 3 700 hommes. M. Abbas voudrait l'agrandir à 5 000, voire 10 000 hommes. Et lui aussi en a les moyens. Le président Bush compte débloquer prochainement 86 millions de dollars pour renforcer les services de sécurité de M. Abbas. Il s'agira d'équiper surtout la Garde présidentielle en uniformes et véhicules. Mais l'Egypte et la Jordanie fournissent aussi, ces derniers temps, des armes et munitions aux forces de M. Abbas, avec l'aide américaine et la bénédiction israélienne.
Notons que les services de sécurité de l'Autorité palestinienne réunissent au total quelque 80 000 hommes, la plupart appointés sous les gouvernements Fatah qui tenaient les commandes jusqu'à la victoire électorale du Hamas.
Entre-temps, la violence fratricide s'étend. Rien qu'au cours de la semaine écoulée : 32 rapts, 23 morts (de 14 à 45 ans) et 135 blessés. Ce week-end, pour la première fois, trois enlèvements de notables du Hamas en Cisjordanie : le maire adjoint de Naplouse, le directeur du ministère de l'Intérieur à Ramallah et un fonctionnaire à Jénine.
Dimanche, dans la ville de Gaza, des dizaines de milliers de partisans du Fatah ont manifesté leur soutien à M. Abbas. Selon des témoins, c'était la plus grande démonstration de force du mouvement depuis 1994.
En fin de soirée, on apprenait la libération du photographe péruvien de l'Agence France-Presse, Jaime Razuri, enlevé à Gaza le 1er janvier dernier.

Princier !

Le parquet revient sur le mécanisme de fraude utilisé

Le procureur du roi Erwin Steyls a rappelé ce mercredi le mécanisme de la fraude qui aurait permis de détourner quelque 2,2 millions d'euros au préjudice de la Marine, au cours d'un réquisitoire qui n'aura duré qu'une demi-heure, devant le tribunal correctionnel de Hasselt.

Les préventions sont celles de faux en écriture, usage de faux, détournement de fonds publics et appartenance à une organisation criminelle. "L'enquête a été lancée le 6 janvier 2000, après que Reginal Braet (le chef du service comptabilité de la Marine) a constaté des irrégularités. A la mi-1999, un grand nombre de factures émanant des sociétés LKT et LFE avaient été payées par la Marine, alors que les livraisons ou les prestations n'avaient que partiellement ou pas du tout été effectuées", a rappelé le procureur. "M. Braet a alors ordonné l'ouverture d'une enquête administrative, après quoi le dossier a été envoyé à l'auditorat de l'armée. Comme de nombreux entrepreneurs limbourgeois étaient impliqués, l'enquête a été confiée au parquet de Hasselt, qui a désigné un juge d'instruction", a-t-il poursuivi.

Depuis 1997, il existait, au sein de la Marine, un système consistant à mettre à l'abri des fonds, mis à disposition par l'Etat, pour éviter qu'il ne faille les rembourser. Il s'agissait de budgets de travail, qui devaient revenir à l'Etat s'ils n'avaient pas été dépensés. "En 1998 par exemple, des commandes ont été passées, mais les travaux n'ont été réalisés que l'année suivante. Vers la fin de l'année, des avances été accordées aux prestataires. Les factures étaient introduites auprès de la Marine et payées par celle-ci. Les budgets de travail étaient ainsi dilapidés de manière fictive.

Personne, au sein de la Marine, n'avait de contrôle sur la manière dont le contenu de la tirelire était utilisé", a expliqué le représentant du ministère public. "Une partie de l'argent à servi à des achats pour la Marine, mais le reste a été utilisé à des fins personnelles et a été versé à un certain nombre de sociétés. Noël Vaessen, Johan Claeys et An Vanden Abeele ont signé et tamponné des factures "bon à payer", pour lesquelles seule une partie des prestations avait été réalisée, ou même pas du tout", a-t-il indiqué. Ces trois personnes "ont reçu des dons en nature de Marc Luypaerts (le fondateur des sociétés LKT et LFE, ndlr) pour maintenir le système en place. Au total, un montant d'environ 2,6 millions d'euros (105 millions de francs belges) a été facturé. 500.000 euros (20 millions de francs) ont effectivement servis à la Marine, mais environ 2,2 millions d'euros (85 millions de francs) lui ont été soustraits", a-t-il ajouté. Pour le ministère public, "il n'est plus nécessaire de reconstituer de ce qui a ou non été livré. Les factures étaient libellées de manière très vague. Les fonds ont été détournés au moyen de factures ne dépassant pas 5.000 euros (HTVA), que les prévenus Vaessen, Claeys et Vanden Abeele ont pu signer. Ces libellés vagues étaient un moyen pour empêcher tout contrôle de l'authenticité des documents. Ce moyen a été utilisé délibérément pour commettre une fraude". (belga)

Laurent a livré son témoignage


mardi 09 janvier 2007
Le prince Laurent ne connaissait pas l'origine frauduleuse des fonds qui ont servi à l'aménagement de sa villa, est-il ressorti de son audition par le tribunal correctionnel de Hasselt dans le cadre du procès sur les fraudes à la Marine.


Le témoignage, en personne, d'un prince royal devant un tribunal correctionnel dans une affaire de droit commun est une première dans l'histoire judiciaire belge.
L'audition, faite à la demande de la défense de son ancien conseiller, le colonel Noël Vaessen, a duré une quinzaine de minutes. Le prince a fait le serment de dire la vérité, rien que la vérité et a donné sa déposition en néerlandais. Il a autorisé la présidente, Christine Coopmans, à l'appeler "Monsieur" comme les autres témoins. Selon son ex-conseiller, le prince Laurent était au courant de l'origine frauduleuse des fonds qui ont servi à aménager sa villa Clémentine, à Tervuren, et à équiper sa Fondation pour le bien-être animal.

Le colonel Vaessen a vu lui-même qu'il y avait un problème avec l'ameublement, a répondu le fils cadet du roi à la présidente qui l'interrogeait. A la question de savoir s'il connaissait l'origine frauduleuse de l'argent, il a répondu: Je ne regarde pas dans la comptabilité de la Marine ou d'autres institutions. Je le croyais compétent. Il faisait ce qu'il voulait faire, a-t-il déclaré au sujet du colonel Vaessen.

C'était une relation de confiance, a-t-il ajouté à propos de sa relation avec son conseiller. Il ne m'a jamais dit explicitement que les frais étaient supportés par la Marine. Je ne peux pas dire beaucoup de choses à ce propos, a-t-il encore dit.
La présidente a posé plusieurs questions au prince, sur base des listes de questions qui lui avaient été transmises par écrit par les parties. Elle lui avait auparavant rappelé qu'il n'était pas obligé de témoigner contre lui-même ou de faire des déclarations qui pourraient l'exposer à des poursuites.
Le prince a confirmé que M. Vaessen avait sponsorisé son dispensaire pour animaux, à Bruxelles, par des livraisons en nature. Mais selon le prince Laurent, l'ex-colonel ne lui serait plus venu en aide après 1999, lorsque sa mission auprès de lui a pris fin. En outre, aucuns travaux n'ont été exécutés chez lui à partir de cette date, a-t-il assuré. Je confirme mes déclarations (recueillies lundi par la police fédérale de Hasselt; NDLR). Toutes les réponses à vos questions s'y trouvent. Je ne peux pas ajouter grand chose de plus, a fait remarquer le prince à la présidente, renvoyant régulièrement au contenu de sa déposition écrite en guise de réponse.
Avant de libérer le prince, la présidente l'a remercié pour son témoignage serein. Le tribunal apprécie que vous soyez venu, lui a dit Mme Coopmans. Geen probleem ("Pas de problème"), a répondu le prince Laurent. Il a quitté le Palais de Justice de Hasselt entouré d'une foule de journalistes et de curieux. L'audience a ensuite été suspendue, à 14h08. Elle devait reprendre vers 15 heures.
La défense de Noël Vaessen, l'ancien conseiller du prince Laurent, est très satisfaite du témoignage du prince à l'audience de mardi, au tribunal correctionnel de Hasselt où se tient le procès de fraude présumée à la Marine.
Le prince a indiqué à la présidente Christine Coopmans qu'il avait répondu à toutes les questions dans ses déclarations à la police. Le prince a maintenant affirmé clairement que Noël Vaessen, à partir de début 1999, n'était plus son conseiller et qu'il n'avait donc plus eu de contact avec lui. Nous allons intégrer son témoignage dans notre défense, a expliqué l'avocat de Noël Vaessen, Me Tom Van Maldergem.
Le tribunal s'enquiert du système de facturation
Trois témoins qui ont comparu à la suite du prince Laurent, lundi après-midi au procès des fraudes à la Marine, ont été invités à éclairer le tribunal correctionnel de Hasselt sur le fonctionnement du système de facturation au sein de la Marine. Il s'agit de l'amiral Michel Hellemans (55 ans), du commandant Reginald Braet (59 ans) et de Jean-Pierre Coucke (56 ans).
A l'époque des faits, l'amiral Hellemans dirigeait le service comptabilité de la Marine. Le commandant retraité Braet était le chef de ce service et le sous-directeur de M. Hellemans. M. Coucke se trouvait à la tête de la division Administration et Contrôle budgétaire.
La présidente du tribunal, Christine Coopmans, a interrogé les trois hommes sur les procédures en vigueur au sein de l'armée, et plus particulièrement de la Marine, en matière de paiement de factures. Elle a cherché à savoir aussi qui était habilité à signer les factures et quels étaient les liens entre le service comptabilité et la centrale d'achats de l'armée, où a été affecté le colonel Noël Vaessen à partir de 1999.
Le commandant Braet a expliqué qu'il était habituel, à l'armée, de payer en décembre des factures se rapportant à des livraisons qui ne seraient effectuées que plus tard. En décembre, les livreurs ont tellement de travail qu'il ne peuvent pas suivre, a-t-il déclaré.C'est lui qui, pour la première fois, en janvier 2000, a constaté des irrégularités dans certaines factures qui avaient été signées par M. Vaessen, alors que ce dernier n'exerçait aucune compétence au sein du service comptabilité. En janvier, j'ai commencé à faire des recherches. J'ai trouvé des factures que je n'avais jamais vues auparavant, et qui avaient toutes été émises par la même société, a raconté l'officier à la retraite. Quand j'ai demandé à M. Vaessen de s'expliquer, il m'a fourni une explication philosophique et m'a dit que des travaux devaient être réalisés chez le prince Laurent, a-t-il ajouté.
Jean-Pierre Coucke, qui exerçait alors un contrôle sur les dossiers de dépenses, a indiqué que toutes les factures signées par Noël Vaessen pour le service qui l'employait atterrissaient ensuite immanquablement au service comptabilité. En principe, il est donc possible que ce service ait traité des factures signées par M. Vaessen, selon le témoin. Au sein de la centrale des achats, le colonel Vaessen était responsable des achats de grands matériels, comme les bateaux.
De son côté, M. Coucke a dit ignorer l'existence d'un système par lequel les factures auraient été payées à l'avance. Il revenait au service qui avait passé une commande de contrôler si la livraison avait effectivement été effectuée, a-t-il indiqué.
Quel était alors le problème avec les factures qui ont fait l'objet de l'enquête? , a interrogé la présidente. Une même société avait adressé des factures pour plusieurs millions de francs belges, a répondu M. Coucke. Chacune de ces factures ne dépassait pas 200.000 francs, somme au-delà de laquelle un appel d'offres public doit être organisé. La loi sur les marchés publics aurait donc été contournée par le saucissonnage des factures. En outre, les factures ne se rapportaient pas à des livraisons ou des prestations réelles, a encore dit le témoin.
A Hasselt, il semble bien que l'annonce de la venue du Prince Laurent au procès ait attiré la foule. Quelque 200 personnes, des curieux comme des cameramans et des photographes, se sont rassemblées sur la Lombaardstraat. La police a d'ailleurs fermé la rue au trafic. Une classe d'enfants s'est même postée devant l'entrée du tribunal, certains d'entre eux munis de petits drapeaux belges.
Quelques royalistes ont cherché à s'introduire avec des photographes de presse pour pouvoir prendre des photos du Prince Laurent. Une fois celui-ci à l'intérieur, la presse a reçu cinq minutes pour prendre les photos avant que les caméras de télévision ne se voient accorder le même délai.
(Avec Frédéric Delepierre et Martine Dubuisson, envoyés spéciaux à Hasselt, Belga et AFP)

Zoom sur les 11 suspects

Procès "fraudes à la Marine": pour comprendre qui est qui dans cette affaire.

Outre la présence éventuelle du prince Laurent comme témoin à la barre prévue pour ce mardi si la présidente Christine Coopmans le juge nécessaire, retour sur les 11 suspects dans cette affaire de fraudes à la Marine. Affaire dont le procès débute ce lundi devant la 18e chambre du tribunal correctionnel d'Hasselt.
Les 11 officiers de la Marine et entrepreneurs sont poursuivis pour faux en écriture, association de malfaiteurs, détournement de fonds, corruption et escroquerie. Pas moins de 2 millions d'euros ont ainsi été détournés en fausses factures adressées à la Marine.
À commencer par Marc Luypaerts. L'ancien officier de la Marine et à la tête de l'entreprise spécialisée en électronique, LKT, est poursuivi pour avoir adressé des factures à la Marine pour un montant total de 1,9 million d'euros. 500.000 euros ont effectivement servi à la Marine. À 51 ans, le militaire et ex-entrepreneur est actuellement en congé maladie. Il vit aux Pays-Bas.
Noël Vaessen. L'ancien conseiller du prince Laurent était responsable du service d'achat de matériel à la Marine. C'est lui également qui signait les fausses factures. Il est aussi poursuivi pour avoir facturé 180.000 euros à la Marine. Montant qui a servi à restaurer sa ferme. À 55 ans, il est actuellement en congé maladie et réside à Ixelles.
Johan Claeys. Le capitaine est lui aussi poursuivi pour avoir signé de fausses factures. À 46 ans, il réside actuellement à Meise.
Lutgard Kleutghen. Elle n'est autre que l'épouse de Marc Luypaerts. La cuisinière est poursuivie pour avoir notamment été complice de l'entrepreneur. Elle gérait avec lui l'entreprise LKT.
Frank Alders. Commerçant indépendant, il est poursuivi pour avoir adressé une série de fausses factures à la Marine.
Rudi Theunis. À 46 ans, l'informaticien de Hasselt a lui aussi adressé de fausses factures à la Marine.
Anne Vanden Abeele. Secrétaire au sein de la Marine et originaire de Gand, elle est poursuivie pour avoir mis des cachets et ainsi approuvé les fausses factures.
Joseph Cuyvers. Indépendant, il a établi toute une série de fausses factures qu'il a envoyées à la Marine.
Hendrik Hendrickx, entrepreneur dans le domaine du jardinage et originaire de Lommel; Samuel Laga, 43 ans, architecte d'intérieur résidant aux Pays-Bas, et Jakobus Lukkesen, 69 ans, dans le secteur de la grande distribution, sont tous les trois également poursuivis pour avoir établi de fausses factures.


Le carrousel de la Marine

Ce lundi s'ouvre à Hasselt le procès des fraudes à la Marine. Une "affaire Luypaerts et Vaessen" dont d'aucuns ont fait "l'affaire Laurent".L'on saura ce lundi si le Prince sera appelé à témoigner dès demain.
BauweraertsC'est le 6 janvier 2000 que le pot aux roses était découvert à l'occasion d'une enquête interne au sein du service de facturations de la Marine : de très fortes présomptions de fraude émergèrent très vite d'un paquet de factures de dernière minute.
Le montage sautait aux yeux : plutôt que de rendre aux caisses de l'Etat des budgets annuels non encore imputés comme la loi recommande de le faire, des membres liés à ce service les avaient répartis en biens et services, de manière très "créative", à destination non pas de la plus petite composante de l'armée, mais plutôt de certains membres ou ex-membres de la "maison" et, selon ces bénéficiaires, aussi du prince Laurent de Belgique.
En soi, la pratique des dépenses de "queues de budget" ne serait pas exceptionnelle à l'armée - a fortiori dans la Force Navale - comme elle ne le serait pas davantage dans d'autres institutions publiques, même si l'on ne dispose pas de données étayées à cet effet : aucun établissement public n'aime voir son budget amputé l'année suivante et l'on ne dépense donc pas nécessairement à bon escient les fonds encore en caisse en effectuant moult commandes. Pour en revenir aux pratiques frauduleuses constatées à la Marine, il faut rappeler dès ce stade comment le prince Laurent s'est retrouvé dans ce dossier. Il se fait qu'un des responsables du service d'achat n'était autre que le colonel Noël Vaessen, qui fut son conseiller de 1993 à fin 1998 et qui vécut de près son installation à la Villa Clémentine à Tervuren - propriété qui avait été proposée par la Donation royale comme lieu de résidence princière.
Aux côtés de Vaessen, le capitaine Johan Claeys - présenté comme un compagnon d'études du Prince, ce qui ne signifie évidemment pas encore qu'ils étaient des amis, ni même des intimes... - et une secrétaire An(drea) Vanden Abeele.
Sur une période de 4 ans
Face à eux ou plutôt à leurs côtés, un couple (aujourd'hui séparé) d'entrepreneurs d'Eksel (Limbourg) - dont l'époux était aussi à la Marine - et une série de petites entreprises ou commerçants impliqués dans un carrousel qui ne datait pas de la seule année précédente. En effet, l'on trouva des factures qui remontaient aux trois années précédentes.
Les enquêteurs en ont dénombré quelque 418 pour un montant exact de 2 232 021,13 €. Une bonne moitié de cette somme a pu être identifiée, avec notamment des travaux et la fourniture de biens chez les militaires ou ex-militaires ou encore dans la villa du Prince voire au siège social de la Fondation Prince Laurent ainsi que dans ses dispensaires de Bruxelles (la place du Jeu de Balle) ou de Liège.
Selon le colonel Vaessen, non seulement le Prince mais aussi la hiérarchie de la Marine étaient au courant mais cette dernière l'a toujours contesté alors que Laurent de Belgique s'est tu dans toutes les langues nationales. Normal : le parquet a considéré qu'il n'était pas concerné et c'est aussi la raison pour laquelle il n'a jamais été entendu.
Un des enjeux du procès, pour les inculpés, est de savoir si le Prince connaissait ou non l'origine frauduleuse des fonds mais ce n'est là qu'un volet du dossier : via les officiers précités et un ex-sous-officier de Marine, Marc Luypaerts, des factures furent encore établies sans jamais donner lieu à des prestations pour la Marine.
Deux firmes s'y sont taillé la part du lion, appartenant à Marc Luypaerts et à Lutgarde Kleutghen qui était alors son épouse : LKT Light Solutions, spécialisée dans l'installation d'éclairages y apparaît à 150 reprises pour une somme de 817 500 €; la société LFE Tapijten faisait mieux encore avec 169 factures pour un montant global de 900 000 €.
Selon le dossier, l'ex-sous-officier a également fait tourner dans la combine une poignée d'entreprises limbourgeoises aux raisons sociales et aux objectifs bien éclectiques. On y trouve un autre entrepreneur général mais aussi une société spécialisée dans la vente d'ordinateurs, une petite entreprise vendeuse de hi-fi et de matériel électro, une quincaillerie et même une firme spécialisée dans la réparation d'accessoires automobiles. A des degrés divers, leurs responsables sont inculpés de détournements de fonds, de faux et usage de faux, d'escroquerie, de corruption, d'association de malfaiteurs. Ces derniers ont également permis à Marc Luypaerts d'empocher en passant des commissions allant jusqu'à 30 pc.
Loin de l'administration
Un constat : pratiquement toutes les factures étaient en dessous de 5 000 euros, TVA incluse. Logique : au service d'achats de l'armée, Noël Vaessen et Johan Claeys avaient toute latitude pour signer des factures dont le montant maximum y était légèrement inférieur. Pas besoin de passer par les filtres de l'administration... Si ce lundi, les débats de la 18e chambre correctionnelle d'Hasselt concernent 12 inculpés, il ressort de l'instruction que ce sont surtout le colonel Vaessen et Marc Luypaerts qui se seraient enrichis au détriment de l'Etat. Pour le premier, à travers la rénovation d'une ferme à Sourbrodt; pour le second via les fausses factures qui ont permis de transférer 322 000 € pour un hôtel qu'il avait acquis en Tchéquie. Ce n'est pas un hasard si lesdits inculpés sont sortis de l'ombre à quelques semaines et quelques jours du procès de Hasselt.
Un constat : l'affaire entre au prétoire pratiquement sept ans après avoir été dévoilée. Un long, un très long délai qui s'explique, sans doute, par le fait que l'affaire impliquait directement des militaires et indirectement le fils cadet du Roi. Le chef d'état-major général de l'époque, Willy Herteleer, avait déposé plainte auprès de l'auditorat militaire et une commission d'enquête avait débroussaillé le terrain. Mais lorsque celle-ci s'aperçut en cours de route que le dossier concernait majoritairement des civils, il fut envisagé de le faire traiter par la justice civile. Lorsqu'il était apparu que plusieurs entrepreneurs limbourgeois étaient directement concernés, l'auditorat militaire décida de transférer le dossier au parquet de Hasselt. Ce dernier l'instruisit jusqu'à son terme en étroite coopération avec la police fédérale et le Service central pour la lutte contre la corruption, le successeur de feu le Comité supérieur de contrôle.
Un dossier de longue haleine qui va enfin connaître son dénouement. De manière très médiatique pour les raisons que l'on sait...

Laurent entendu : comment et jusqu'où ?

Il doit parler mais ne risque pas grand-chose. A moins qu'une autre procédure...
entretien
Laurent de Belgique, appelé à la barre et témoin "ordinaire" ? Nous avons demandé au pénaliste bruxellois Pierre Chomé de baliser la piste.
Pourquoi Laurent n'a-t-il pas été entendu au préalable ?
C'est le juge d'instruction qui choisit qui il entend. Mais son choix peut être sanctionné par les parties au procès. Le parquet peut, au terme de l'instruction, dire au juge : "Vous avez oublié d'entendre un témoin clé". De plus, la loi Franchimont donne des leviers à ces parties, qui peuvent dire : "Je veux être confronté à Untel, je veux qu'il soit entendu..." Elles peuvent déposer une requête et aller en appel, en cas de refus. La chambre du conseil elle-même peut toujours déclarer qu'elle ne saurait statuer sur les renvois en correctionnelle sans un témoignage important. En retournant le dossier au parquet...
Mais je trouve un peu facile que des parties tirent tous azimuts à l'approche du procès, alors qu'elles avaient des moyens de tout corriger bien avant et que rien n'a été fait. De surcroît, dire, comme cela fut fait, que le juge d'instruction aurait fait taire une de ces parties surprend. Si cela avait été vrai, quelle belle opportunité pour cette partie de faire aussitôt remarquer que ses droits de défense étaient violés, récusation à la clé. Or ces armes n'ont jamais été utilisées et je pense que c'est parce qu'il n'y avait simplement pas nécessité.
Pourquoi a-t-il finalement été appelé à la barre ?
C'est le droit de toutes les parties de citer un témoin. Mais il faut toujours se demander pourquoi, en stratégie. Et là, pour vous dire mon sentiment, c'est un classique dans la bête délinquance : on veut charger un tiers pour estomper sa propre responsabilité.
Ce témoignage peut-il susciter une remise du procès ?
Qu'un témoin soit cité n'est pas une raison particulière de remettre un procès. Le juge statuera simplement sur la nécessité de son audition. Même si je le regrette, la jurisprudence admet en effet que le juge estime qu'il n'est pas utile à la manifestation de la vérité d'entendre un témoin dûment cité.
Peut-il se taire ?
Non. Il doit venir, si le juge le décide. Le refus de témoignage est passible de poursuites. Et le témoin sous serment doit dire la vérité, toute la vérité. Problème connu : il peut le faire au risque de s'incriminer lui-même et de vicier ainsi toute poursuite ultérieure contre lui. Car, précisément, nul ne peut être forcé à s'incriminer lui-même - c'est un problème récurrent des commissions d'enquête parlementaires. Néanmoins, un compromis est possible : entendre le témoin hors serment, à titre de renseignement. Ce qui suppose l'accord des parties, qui ne peuvent ensuite revenir là-dessus.
De toute façon et comme toute personne dans sa situation, Laurent aura plutôt intérêt à dissiper un maximum des reproches qu'on formulerait contre lui.
Risque-t-il une condamnation ? De la prison ?
Non. La cour juge seulement ce qu'on lui donne à juger, soit les faits et les prévenus, ce que le Prince n'est pas. Si des éléments apparaissaient faisant penser à sa mise en cause, le procureur du Roi, qui conserve l'opportunité des poursuites, pourrait initier de nouvelles actions. Mais elles seraient tout à fait séparées, avec une levée préalable d'immunité au Sénat. Le cas échéant, à supposer même qu'il soit un jour dit coupable, on parlerait au pire à mon sens non de prison, mais de peine avec sursis. Il n'a pas de casier... Mais pour en arriver là, il faudrait encore que soient démontrés des actes de corréité dans son chef, en incitant, en participant, en aidant à falsifier une facture ou un bon de commande. Ce dont il ne semble pas être question.
La donation royale, propriétaire de la "Villa Clémentine", peut-elle être inquiétée ?
Pas en procédure pénale. La responsabilité pénale, pour la personnalité juridique des sociétés, est limitée au domaine privé. Tout ce qui est public ne peut être poursuivi. C'est prévu pour éviter les paralysies. Il faut une permanence des structures publiques.

Trop seul sur une mer souvent agitée

Savait, savait pas ? La balle est désormais dans le camp du Prince.
Retour sur 15 ans qui ont propulsé Laurent de Belgique sur l'avant-scène médiatique.

ECLAIRAGE
Le prince Laurent, c'est un gars de la Marine... Le "chouchou", la mascotte royale dans la "grande muette". Pour ceux qui en doutent, il fallait voir comment le fils cadet du Roi se sentait "chez lui", il y a quelques semaines lors de l'inauguration officielle de l'exposition sur les 175 ans de la Marine (qui se poursuivra jusqu'à la fin mai) au musée royal de l'Armée, au Cinquantenaire.
Loin de se lasser de serrer des mains à des gradés d'hier ou d'aujourd'hui, le Prince a longuement écouté ses interlocuteurs après avoir souligné déjà combien il appréciait la mise en perspective de l'expo.
Normal : c'est "son" arme... Le Prince y a suivi son instruction militaire et est capitaine de vaisseau depuis le 26 juin 2004. Et il a toujours marqué un vif intérêt pour la plus petite composante de nos forces armées.
C'est donc tout naturellement qu'à l'inverse, la Force Navale a suivi sa progression sur la scène publique. Rien d'étonnant non plus que le Palais ait nommé des marins pour l'épauler dans ses activités publiques.
Après avoir eu dans son sillage le colonel Vaessen qui se retrouve dans le collimateur, le Prince peut se reposer aujourd'hui sur le colonel Georges Vanlerberghe qui le suit toujours à distance avec un regard très paternel. A distance ? Le Prince est très attaché à sa relative liberté d'action. Au sens propre : il n'aime guère être suivi par la sécurité du Palais. Il estime aussi pouvoir user d'une certaine liberté d'expression, ce qui lui a parfois joué des tours.
Cet individualisme a-t-il permis à d'aucuns de "l'instrumentaliser" à son insu dans le cadre du dossier de Hasselt ? Toujours est-il qu'il a toujours apprécié d'être soutenu par la Marine et qu'il lui voue une admiration qui aurait pu se muer en abus de confiance. Sans nous relier ici au procès, on ne peut comprendre le contexte sans se rappeler que Laurent de Belgique n'est sorti de la discrétion qui l'entourait - trop à ses yeux... - qu'après l'accession au trône de son père. Et surtout qu'il s'est affirmé à travers des activités plus "visibles" que celles octroyées sous le règne de Baudouin. Il avait trouvé une oreille favorable notamment auprès de Fons Verplaetse, alors gouverneur de la Banque nationale qui fut l'un des initiateurs de l'Institut pour la gestion durable des ressources naturelles.
A l'époque, le gouvernement rouge-romain dirigé par Jean-Luc Dehaene mit sur les rails, dans une étonnante discrétion, cet outil à gérer par les trois Régions. Le Prince en devint le président et fit montre d'un réel intérêt pour la protection de l'environnement. Normal, arguent ses adversaires : il entendait surtout recevoir lui aussi des fonds publics. Le raisonnement ne tenait pourtant pas la route à l'époque : des enfants royaux, seul le prince Philippe, héritier du trône en avait une et sa soeur Astrid n'obtint la sienne qu'en 1999. C'est alors qu'il apparut que le prince Laurent n'était pas traité sur le même pied.
Avec le recul, c'est dès août 1993 qu'on aurait dû y songer. L'on aurait évité bien des frustrations et des incidents. Reste à dire que le Prince a souvent dû naviguer à vue dans une mer où des requins peu scrupuleux guettaient les occasions, moins de le servir, que de se servir. Avec un entourage mieux choisi dans la société civile et prêt à l'encadrer, ses initiatives eussent été peut-être mieux reconnues.

Laurent, bouclier pour la Justice?

dimanche 07/01/07
Le prince peut être entendu comme témoin à Hasselt, mais rien ne l'oblige à venir témoigner. Par ailleurs, le colonel Vaessen accuse la Justice d'avoir utilisé Laurent comme bouclier pour masquer le fonds de l'affaire qui toucherait des personnalités à un autre niveau de pouvoir.


Tout s'est emballé : vendredi, Laurette Onkelinx, ministre de la Justice, prenait un arrêté royal rendant cette audition possible. Peu de temps après, le Roi, Albert II, père de Laurent, signait l'arrêté, permettant ainsi à la juge Christine Coopmans, présidente du tribunal correctionnel de Hasselt, de citer comme témoin le prince, durant le procès qui s'ouvre ce lundi 8 janvier.
A dire vrai, Laurette Onkelinx réagissait (aussi) à la requête de la défense du colonel Noël Vaessen, le principal prévenu du procès et l'ancien conseiller de Laurent. C'est lui qui demande que le prince soit entendu. Vaessen prétend mordicus que le fils cadet du Roi était au courant de l'utilisation d'une partie des sommes détournées à la marine : l'aménagement de sa résidence, la villa Clémentine.

Par son arrêté royal, ce vendredi, Laurette Onkelinx a éliminé les derniers doutes sur « une protection politique » du prince. D'autant que le Premier ministre, Guy Verhofstadt, demande, lui, que toutes les dotations royales soient désormais contrôlées par la Cour des comptes. Et que son propre parti, le VLD, réclame une Commission d'enquête parlementaire sur les revenus financiers du prince Laurent avant 2001 - et l'instauration d'une dotation royale à son bénéfice.
Albert II a sans doute signé, vendredi, en fin de matinée, l'arrêté royal le plus émotionnel depuis son accession au trône. Il autorise, au terme des articles 510 et suivants du Code d'instruction criminelle, la comparution éventuelle de son fils cadet, Laurent, comme témoin devant la 18 e chambre du tribunal correctionnel de Hasselt qui entamera, ce lundi 8 janvier, l'examen d'une vaste affaire de détournements de fonds (2,2 millions d'euros) commis au sein de la marine. Ces malversations auraient notamment servi à aménager la villa « Clémentine » du prince Laurent et à équiper les dispensaires de sa Fondation pour le bien-être animal, le tout pour un total de 175.000 euros.
Après avoir envisagé la comparution du prince comme témoin devant le tribunal correctionnel de Hasselt, la défense du capitaine de vaisseau (colonel) Noël Vaessen, conseiller de Laurent de 1993 à 1999 et principal suspect dans ce dossier de fraudes, avait indiqué avoir renoncé à cette requête, ainsi que nous l'avait indiqué son avocat principal M e Tom Van Malderghem. Elle s'est finalement ravisée ce jeudi 4 janvier. Les avocats de l'ex-officier de marine ont en effet déposé auprès de la ministre de la Justice, Laurette Onkelinx, une demande fondée sur l'article 510 du Code d'instruction criminelle visant à permettre la citation comme témoin au procès du prince Laurent. La ministre, qui a précisé vendredi n'avoir « pas à connaître du fond de l'affaire, ni à se prononcer sur le caractère opportun de pareille audition », a soumis (après en avoir conféré avec le Premier ministre, Guy Verhofstadt), comme le veut cette procédure rare, un projet d'arrêté royal « spécial » (qui ne sera pas publié au Moniteur, en ce qu'il ne serait pas « d'intérêt public ») que le « Roi a signé immédiatement », a précisé le cabinet Onkelinx. A quelques jours de son discours de Nouvel An dans lequel il exprimait que « personne n'est au-dessus des lois », le Roi a mis en adéquation ses actes et ses propos, largement approuvés par le gouvernement qui avait déjà fait montre de sa détermination à identifier tous les bénéficiaires d'une fraude au détriment des caisses de l'Etat.
Dès vendredi après-midi, un huissier de justice a signifié au prince sa signification à comparaître lundi à Hasselt. Mais il n'en résulte aucune obligation contraignante. Laurent pourrait tout aussi bien attendre (ce qui est probable) une convocation en bonne et due forme du tribunal, si celui-ci estime que sa déposition orale est « utile à la manifestation de la vérité ». La présidente décidera, mais la défense des inculpés n'a jamais fait valoir en cinq années d'instruction, pas plus que le parquet ou le juge d'instruction, l'impérieuse nécessité de faire témoigner le prince.
Un coup de bluff de dernière minute de Vaessen (soupçonné d'avoir détourné à son profit 185.000 euros) et sa défense ? A trois jours de l'ouverture du procès, la manoeuvre semble en tout cas procéder d'une distraction procédurière. Selon des sources proches du tribunal, cette demande tardive et la ratification de l'arrêté royal risquent en tout cas de provoquer dès lundi le report du procès, le tribunal devant statuer sur l'utilité de cette demande. Le parquet d'Hasselt s'y opposera. Surtout, la jurisprudence relative à l'application de l'article 510 du Code d'instruction criminelle relatif à l'audition des « personnes de sang royal » est quasiment vierge, ce qui devrait commander au tribunal la plus extrême prudence pour ne pas donner à la défense des instruments de nullité des poursuites.
L'article 510 trouve son origine dans le Code de 1808 (antérieur à la création de la Belgique et qui concernait donc la famille impériale). Modifié en 1967, il prévoit que « les princes ou princesses du sang royal ne pourront jamais être cités comme témoins, même pour les débats qui ont lieu en présence du jury, si ce n'est dans le cas où le Roi, sur la demande d'une partie et le rapport du ministre de la Justice, aurait, par un arrêté spécial, autorisé cette comparution ».
L'article 511 prévoit en outre une déposition écrite des enfants du Roi à recevoir entre les mains d'un premier président de cour d'appel, la comparution personnelle n'étant éventuellement autorisée par un arrêté que devant la cour d'assises où la procédure est orale. Un vrai casse-tête pour les juges de Hasselt.

"Le Prince a été utilisé"L'ancien conseiller du prince Laurent, le colonel Noël Vaessen, accuse la Justice, dans un entretien diffusé samedi midi par le JT d'RTL-TVI, d'avoir utilisé le prince Laurent comme bouclier pour masquer le fonds de l'affaire de fraudes à la Marine qui toucherait des personnalités à un autre niveau de pouvoir. Le procureur du Roi a utilisé un membre de la famille royale pour couvrir des opérations frauduleuses qui ont eu lieu à des niveaux supérieurs de l'Etat, a notamment déclaré Noël Vaessen. Selon RTL-TVI, l'ancien conseiller du prince Laurent estime que le procureur du Roi avait élaboré un plan destiné à protéger le Prince, l'armée, le cabinet du ministre de la défense et un membre du comité P.(D'après Belga)

Un inculpé dans la fraude au budget de la Marine est un ami de Laurent

Johan Claeys (45 ans), de Meise, qui comparaît dès le lundi 8 janvier à Hasselt dans l'affaire de fraude au budget de la Marine, a été un condisciple du Prince Laurent, révèle l'hebdomadaire Le Soir Magazine. AmisL'hebdo publie des copies de pièces du procès-verbal de synthèse du dossier d'instruction, dans lequel il apparaît noir sur blanc que le capitaine Claeys travaillait au service facturation de la Marine et qu'il était un condisciple du prince Laurent.
Le dossier concerne le détournement de 2,2 millions d'euros au moyen de fausses factures en 1998 et 1999. Une partie de l'argent (147.313 euros) a été utilisée pour des travaux d'embellissement de la Villa Clémentine à Tervuren, la maison du prince. L'un des prévenus principaux est Noël Vaessen (55 ans), un capitaine de la Marine à la retraite et ancien conseiller personnel du prince. Selon le magazine, Claeys et Vaessen sont responsables de l'investissement dans la Villa Clémentine.

Marine
Le duo assure que les deux patrons de la Marine, les amiraux Herteleer et Verhulst, étaient au courant, mais ceux-ci nient. Au même service facturation, on retrouve également l'employée An Vanden Abeele, 52 ans, de Deinze.Marc Luypaerts, 50 ans, originaire de Hoensbroek en Limbourg néerlandais, est un militaire à la retraite et un ami de Johan Claeys. Il était sous-officier à la Marine et a créé les deux entreprises LFE Tapis et LKT Light Solutions, au nom de sa compagne de l'époque Lutgardis Kleutghen (50 ans), de Peer.

Factures
Ces sociétés délivraient des biens et services. Des centaines de factures pour un montant total de 1,8 millions d'euros ont été envoyées à la force navale, où Johan Claeys les déclarait alors comme "prêtes à payer". Marc Luypaerts prélevait également 30% de commission sur les factures d'une demi-douzaine de ses sous-traitants. Des factures qui étaient elles aussi envoyées à la Marine.
La Fondation prince Laurent et deux cliniques pour animaux à Bruxelles et Liège ont reçu via les entreprises de Luypaerts et de ses sous-traitants 37.286 euros sous forme de sponsoring, de matériel informatique, de tables d'opération pour animaux et de matériel de bureau.

07 janvier 2007

Une invasion de jolies fermières

Le 8 janvier, les patients des ailes de gériatrie et de pédiatrie de l'AZ-VUB de Jette Bruxelles, doivent s'attendre à une invasion de jolies fermières. Dix participantes à l'élection de "la plus jolie fermière de Flandre" donneront en effet un coup de main dans ces services.
Avec cette action, les jolies fermières veulent faire la fête aux personnes âgées et aux enfants de l'hôpital pendant les fêtes de fin d'année.
En même temps, les agricultrices veulent attirer l'attention sur leur secteur. C'est pour cette raison qu'elles offriront des azalées aux personnes âgées, en signe de chaleur et de sympathie.

05 janvier 2007

Noël les 6 et 7 janvier pour des milliers d'orthodoxes belges

Dans l'orthodoxie, la préparation de Noël est marquée par un jeûne

La naissance du Christ sera célébrée en Belgique par des milliers de chrétiens orthodoxes russes, serbes le 7 janvier et par les orthodoxes arméniens le 6 janvier, conformément à la tradition orthodoxe.
Différentes sources orthodoxes de Belgique estiment le nombre de chrétiens orthodoxes en Belgique à 120.000, dont deux-tiers sont issus d'Europe de l'Est.
Leurs rituels de célébrations sont un mélange des principes orthodoxes et des traditions populaires.
Dans l'orthodoxie, la préparation de Noël est marquée par un jeûne. Durant cette période, toute nourriture provenant d'un animal est bannie. La messe de Noël met fin au carême.
Les Eglises russe, serbe, bulgare et copte célèbrent la naissance de Jésus et la visite des mages le 7 janvier (13 jours après le 25 décembre).
"Chez les Russes, une messe est célébrée la veille de Noël, la Vigile. Le lendemain, une seconde messe avec eucharistie met fin au carême. Le rite est identique à 95 pc chez les orthodoxes, à l'exception des Arméniens", a expliqué le père Serge Model, secrétaire diocésal de l'église russe à Bruxelles.
Les Arméniens, qui fêtent la nativité le 6 janvier, comptent de 12.000 à 15.000 fidèles en Belgique, selon les estimations. Les rites et traditions sont quelque peu différents des autres orthodoxes.
"Le jour de la fête, les Arméniens partagent en famille le "anouch abour", un plat constitué de blé, accompagné de fruits secs, de cannelle et de noisettes grillées. C'est l'équivalent d'un Christmas pudding. D'autres mets à base d'huiles sont au menu de la fête", a indiqué Christian Vrouyr, président de l'Assemblée des Arméniens de Belgique.
La messe de la veille met fin au carême de 14 jours. Après le repas familial le jour de Noël, le reste de la journée est essentiellement consacré à la visite à la famille pour s'échanger les voeux de Noël.
Les coptes fêtent également Noël le 7 janvier après avoir observé une période de jeûne. Après la messe de minuit, ils mangent des biscuits sucrés marqués avec la croix chrétienne, le kahk. L'Eglise orthodoxe a refusé de reconnaître le calendrier introduit par le pape Grégoire XIII en 1582 baptisé en son honneur le calendrier grégorien au profit du calendrier julien instauré par Jules César en 46 avant Jésus-Christ auquel les catholiques sont rattachés. Ce qui explique les écarts de dates.
Les orthodoxes grecs et syriaques fêtent Noël le 25 décembre.

04 janvier 2007

A la traîne pour les achats de matériel militaire

L'Otan souligne qu'une large part des dépenses de défense belges va au personnel militaire et civil
De tous les pays de l'OTAN possédant une armée, la Belgique est celui qui consacre le plus faible pourcentage de ses dépenses de défense (5,4%) au renouvellement de son matériel militaire, a indiqué l'Alliance atlantique.
Dans un document intitulé "Données économiques et financières concernant la défense de l'OTAN" publié à Bruxelles - et incluant des chiffres concernant la Russie -, l'Alliance souligne qu'une large part des dépenses de défense belges va au personnel militaire et civil, qui absorbe à lui seul 75,4% du total (en hausse constante par rapport aux 71,5% de 2002 et aux 75,1% de 2005).
En ce qui concerne les dépenses d'équipements (principalement les achats de matériel), la Belgique se situe en toute dernière position.Selon l'OTAN, la Belgique n'a consacré en 2004 que 5,4% de ses dépenses de défense à cette fin (contre 7,1% en 2002, 5,3% en 2003, 5,2% en 2004 et 6,4% en 2005).Le même document de l'OTAN, publié fin décembre, révèle une faible hausse des dépenses de défense belges entre 2005 et 2006, qui sont passées de 3,385 milliards d'euros à 3,542 milliards.

En pourcentage du PIB, les dépenses de défense belges sont passées de 2,7% en moyenne dans les années 1985-1989 à 1,1% au cours des deux dernières années.


''Une histoire de jalousie interne'' (08/01/2007)

"Les queues de budget, c'est du passé", affirme également André Flahaut

Épuiser les queues de budget en fin d'année, une pratique courante au sein de l'armée, à en croire les déclarations du ministre de la Coopération au développement sur la RTBF ce dimanche.
Des dires qui font bondir le ministre de la Défense, André Flahaut. "Armand De Decker aurait bien dû préciser que ces méthodes étaient d'actualité lorsque lui était à l'armée, il y a bien longtemps donc."
La technique consiste à épuiser en fin d'année le budget voté en début de celle-ci afin de le justifier et de ne rien avoir à rembourser.
"Depuis la réforme de la Défense, il n'est plus possible de pratiquer de telles méthodes, contrairement à d'autres départements où c'est toujours le cas et qui feraient bien d'être réformés comme l'a été la Défense", réplique André Flahaut, qui tient à préciser qu'au sein même de son cabinet, chaque année le montant restant du budget octroyé à ce dernier est rendu "et non dépensé inutilement".
Celui qui est à la tête de la Défense reconnaît toutefois que le recours à la pratique des queues de budget était courant par le passé au sein de l'armée. "C'était facile, chaque unité disposait d'un responsable d'achats, comme l'a d'ailleurs été le colonel Noël Vaessen au sein de la Marine. Du coup, certains ne s'inquiétaient guère de recourir à toute une série de dépenses inutiles. Ces mêmes personnes ont pris peur lorsqu'elles ont su que le système allait être réformé début 2000. Elles savaient qu'elles ne pourraient bientôt plus dépenser à loisir et les langues se sont ainsi dénouées", poursuit André Flahaut.
"Avec la nouvelle structure, pleinement opérationnelle depuis 2002, toutes les dépenses sont chapeautées par la direction générale des ressources matérielles de la Défense. Les niveaux de délégation ont également ainsi été fortement diminués. Il suffit d'ailleurs de jeter un coup d'oeil sur le budget de la Défense qui n'a plus été augmenté depuis sept ans, preuve est qu'il n'y a plus de dépenses inutiles", affirme le ministre de la Défense.
Quant au procès qui démarre ce lundi sur les affaires de fraudes à la Marine, André Flahaut précise uniquement qu'il espère que "ce procès se terminera au plus vite et qu'il ne sera guère interrompu afin que la Défense, constituée partie civile dans cette affaire, soit au plus vite remboursée pour tous ces abus". Abus dont la dénonciation serait, selon le ministre, notamment le fruit "de certaines jalousies internes. Certains ont mal digéré le fait que d'autres aient une promotion", conclut le ministre.
Nawal Bensalem
© La Dernière Heure 2007

Lire aussi
Fraudes à la Marine : le grand déballage !
Les principaux prévenus se contredisent

03 janvier 2007

Daerden veut la tête de liste aux législatives




mercredi 03/01/07

La daerdenmania touche les sondages préparatoires pour le scrutin fédéral. Il entraîne aussi son fils Frédéric.
D ans un pays perpétuellement entre deux élections, on prépare toujours le prochain scrutin en commentant le précédent.
Dans la puissante fédération du PS de Liège avec, peut-être, un peu plus d'attention : c'est en janvier que doivent être redistribués les mandats socialistes dans les intercommunales et que doivent être déposées les candidatures pour les listes électorales à la Chambre et au Sénat.
Bref, sous une apparente somnolence post-réveillonnaire, on discute ferme. D'autant que s'y ajoute la surprise continuelle que constitue la « Daerdenmania ». On comprend donc mieux l'intérêt d'un récent sondage Ipsos réalisé pour le PS. Sur 1.700 sondés, 400 personnes de la province de Liège devaient justement préciser la popularité et la confiance qu'elles plaçaient dans les élus socialistes locaux et « nationaux » (Di Rupo, Onkelinx, Van Cau, Moureaux, Busquin et Courard).


Bilan : Michel Daerden cartonne, tant en popularité (il est troisième derrière Di Rupo et Onkelinx) qu'en confiance (deuxième derrière Di Rupo). Régulièrement absent du débat politique liégeois, José Happart continue à jouir d'une grande popularité. Frédéric Daerden récolte le fruit d'une plus grande visibilité familiale tandis que Willy Demeyer, actuel président de la fédération liégeoise, peine à s'imposer.
Popularité et confiance
Dans l'ordre, les dix ténors liégeois les plus populaires sont : Michel Daerden (81 %), Anne-Marie Lizin (80 %), José Happart (77 %), Frédéric Daerden (74 %), Jean-Marie Happart (73 %), Willy Demeyer (65 %), Alain Mathot (63 %), Guy Coëme (51 %), Jean-Claude Marcourt (42 %) et Isabelle Simonis (42 %).
Pour l'indice de confiance, le hit-parade voit s'aligner Michel Daerden (27 %), Willy Demeyer (20 %), Anne-Marie Lizin (19 %), José Happart (13 %), Frédéric Daerden (12 %) et Claude Desama (10 %). La majorité des élus actuels (Giet, M.-C. Lambert, Klenkenberg, Musin, Meureau...) ne dépassent pas les 10 %. Mais les chiffres sont à prendre avec les pincettes d'usage : le sondage, réalisé du 4 au 11 décembre, prévoit des marges d'erreur de 5 %. Dans la lettre qui accompagne les résultats du sondage, Di Rupo précise d'ailleurs aux présidents de fédérations : « Il va de soi qu'il ne faut pas prendre les résultats au pied de la lettre (...) S'il faut être attentif aux premiers candidats qui doivent être de vraies locomotives, il faut être capable de placer des candidats ayant moins de popularité mais qui réalisent ou qui peuvent réaliser un travail de grande qualité. »
Parmi les analyses abordées, on analyse beaucoup sur le tableau socio-économique permettant de définir « qui plaît à qui » parmi trois ténors liégeois. Il y apparaît que si Michel Daerden plaît de manière équilibrée aux hommes et aux femmes (48 %-52 %), Demeyer obtient plutôt la confiance des hommes (59-41) et Anne-Marie Lizin, celle des femmes (35-65). M. Daerden et M me Lizin plaisent d'avantage aux jeunes de moins de 34 ans, Demeyer à la tranche 35-54 ans. Daerden et Lizin, à nouveau, sont plus appréciés dans les classes sociales inférieures, Demeyer dans les supérieures. Enfin, on notera encore que c'est Anne-Marie Lizin qui est la socialiste liégeoise le plus appréciée... des électeurs du FN.


Les images de Michel Daerden après sa victoire électorale - ainsi que d'autres le long de travaux autoroutiers - ont déjà été téléchargées plus de 2,8 millions de fois sur YouTube

Le ministre wallon et communautaire Michel Daerden se porte candidat pour la place de tête de liste PS aux prochaines élections législatives à Liège.
Surfant sur la vague de popularité que lui ont apportée les vidéos le mettant en scène sur le site internet YouTube, le bourgmestre empêché d'Ans a aussi "cassé la baraque" dans de récents sondages internes au parti socialiste.
En termes de popularité, il arrive en tête avec un taux de 81 pc, suivi du président du parlement wallon José Happart (77 pc), du bourgmestre d'Herstal - et fils de l'intéressé - Frédéric Daerden (74 pc) et du bourgmestre de Liège Willy Demeyer (65 pc).
Même succès du côté de la confiance que les personnes interrogées accorderaient à leur favori: 27 pc citent Michel Daerden, 20 pc Willy Demeyer, 13 pc José Happart et 12 pc Frédéric Daerden.
Les images de Michel Daerden après sa victoire électorale - ainsi que d'autres le long de travaux autoroutiers - ont déjà été téléchargées plus de 2,8 millions de fois sur YouTube, tandis que le récent baromètre politique de La Libre Belgique et RTL montrait que la popularité du ministre était passée en trois mois de 12 à 21 points.

Ecolo Charleroi pense aux élections

mercredi 03 janvier 07
La régionale Ecolo de Charleroi a été la première, ce mercredi, à présenter la composition de la liste pour les prochaines élections législatives sur la circonscription électorale de la province de Hainaut. Sans grande surprise, la liste sera emmenée par le député fédéral sortant Jean-Marc Nollet, ancien ministre communautaire de la Petite enfance.
Aux yeux d'Ecolo, il n'y a "pas de temps à perdre", raison pour laquelle Ecolo a voulu être le premier parti à présenter sa liste, et le faire à Charleroi. La même liste sera dans les jours prochains présentée à Mons et à Tournai, en insistant sur les particularités locales. Pour la circonstance, la procédure interne de confection de la liste a été modifiée et les cinq régionales ont été regroupées afin de permettre une vision globale des problèmes auxquels Ecolo entend répondre.
La liste présentée ce mercredi a obtenu, devant les instances, 80% d'approbation. Elle sera conduite par le député sortant Jean-Marc Nollet et comprendra 19 candidats effectifs et onze candidats suppléants. La place du 19e effectif est actuellement laissée vacante, à destination d'un candidat d'ouverture. Xavier Desgain, ancien député wallon et aujourd'hui conseiller communal de Charleroi, se présente pour la première fois sur cette liste fédérale, où il occupe la 6e place.


Ecolo veut axer sa campagne sur la nécessité de réagir de manière urgente pour lutter conte le réchauffement climatique, combattre toutes les formes de pollution, créer de nouveaux emplois, investir dans les énergies renouvelables, relancer l'économie et renforcer les solidarités, "libérer le Hainaut de ses baronnies", interdire les "multicumuls" et autres conflits d'intérêts.
Pour Ecolo, toutes les institutions publiques doivent montrer l'exemple en diminuant d'ici 2010 leur consommation d'énergie, en favorisant les énergies renouvelables et en développant les nouvelles politiques de mobilité alternative. Le parti vert souligne aussi qu'en Hainaut, les hommes vivent trois ans de moins qu'ailleurs en Belgique, et les femmes, 18 mois de moins. De 2000 à 2002, un décès sur cinq y est survenu avant l'âge de 65 ans, et les dix premières communes wallonnes où le sentiment de mauvaise santé est le plus élevé sont hennuyères.
En matière d'emploi, Ecolo estime qu'il faut travailler davantage sur l'offre, en considérant que les mesures à prendre pour favoriser l'environnement constituent également un facteur d'emploi et sont favorables au portefeuille de l'habitant. Enfin, sur le plan plus strictement politique, Ecolo répète sa volonté de lutter contre le clientélisme et considère que le cumul des mandats est une des premières causes de la "mal-gouvernance", particulièrement en Hainaut et à Charleroi où, rappelle le parti vert, la Ville mérite des échevins à temps plein.
(D'après Belga)

02 janvier 2007

Pas de complot contre le juge Monin

Après avoir instruit une plainte déposée par le juge Luc Monin contre une dizaine de magistrats la Cour de Cassation a rendu un arrêt qui indique qu'"elle n'a découvert ni grand complot, ni triche" contre le magistrat dinantais. L'arrêt a été rendu le 15 décembre dernier.
Il fait suite à une plainte du juge déposée entre les mains de la ministre de la Justice à destination de la Cour de Cassation le 12 septembre pour dénoncer "un complot" dans le chef de douze personnes, soit dix magistrats de Dinant, Nivelles, Liège et Bruxelles, et deux hommes politiques.
La haute juridiction estime qu'"il ne ressort pas des éléments du dossier" qu'il y ait eu collusion, ni complot, ni même la moindre petite triche". Un autre recours du juge Monin est encore pendant devant la Cour de Cassation qui doit aboutir à un arrêt le 17 janvier prochain. Il s'agit d'un recours (suspensif) contre sa condamnation à six mois de prison avec sursis dans un dossier de diffamation et de violation du secret professionnel - l'affaire Dulieu. (belga)

Amérique du Sud


Lula commence son second mandat
lundi 01.01.2007, 19:45
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a prêté serment sur la Constitution lundi à Brasilia devant le Congrès, donnant le coup d'envoi à un second mandat de quatre ans à la tête du Brésil.
Le président Lula s'est engagé à respecter et faire respecter la Constitution devant le Sénat et la Chambre des Députés réunis en séance plénière. Il a été investi dans ses fonctions jusqu'au 31 décembre 2010, tout comme le vice-président José Alencar Gomes da Silva.
Le président Lula, ancien ouvrier-tourneur et dirigeant syndicaliste âgé de 61 ans, a été réélu au second tour le 29 octobre avec près de 61% des voix.

Afrique

Le Darfour en tête des priorités de Ban Ki-moon

La guerre et ses conséquences au Darfour, province occidentale du Soudan, ont fait 200.000 morts depuis février 2003 et deux millions de déplacés, selon l'ONU, des chiffres que contestent les autorités soudanaises

Le nouveau secrétaire général des Nations Unies, le Sud-Coréen Ban Ki-moon, a placé mardi la crise du Darfour en tête de ses priorités, exprimant l'espoir d'une solution pacifique à cette guerre civile doublée d'une tragédie humanitaire qui dure depuis bientôt quatre ans.
Parlant brièvement à la presse à l'occasion de sa première journée de travail au siège new-yorkais des Nations Unies, où il entamait un mandat de cinq ans, M. Ban a cité en premier le Darfour parmi les crises internationales auxquelles il va devoir faire face, devant le Proche-Orient, le Liban, l'Iran, l'Irak et la Corée du Nord.
"La situation de crise au Darfour est placée trés haut dans mon programme de travail, je vais y porter mon attention immédiatement", a-t-il dit.
Il a indiqué qu'il rencontrerait dès mercredi le représentant spécial par intérim de l'ONU au Soudan, le Suédois Jan Eliasson, puis qu'il participerait à un sommet de l'Union africaine (UA) dans la seconde quinzaine du mois, lors duquel il compte notamment s'entretenir avec le président soudanais Omar el-Béchir.
"En m'engageant dans le processus diplomatique, j'espère que nous serons en mesure de résoudre pacifiquement le plus tôt possible cette très sérieuse question", a déclaré M. Ban.
La guerre et ses conséquences au Darfour, province occidentale du Soudan, ont fait 200.000 morts depuis février 2003 et deux millions de déplacés, selon l'ONU, des chiffres que contestent les autorités soudanaises.

Somalie: les combattants islamistes perdent leur dernier bastion

Les combattants islamistes ont quitté lundi leur dernier bastion, Kismayo , dans le sud du pays. Une fuite à vrai dire face à l'avancée rapide des forces éthiopiennes et somaliennes. Le gouvernement somalien a demandé le déploiement "d'une force de paix" mandatée par l'Union Africaine….


Avec Kismayo lundi, c’est le dernier bastion islamiste qui est tombé, La rapidité de la victoire des forces éthiopiennes et somaliennes est une surprise pour les chancelleries en Ethiopie. Certains disent que le soutien populaire des tribunaux islamiques a été largement surestimé, d’autres s’interrogent : les islamistes se sont-ils vraiment effondrés ? Ou se sont-ils évanouis dans la nature comme avant eux les talibans afghans? Auquel cas ajoute un diplomate, la Somalie risque une situation à l’irakienne avec peut être l’organisation de rébellions à partir de zones où les islamistes ont des bases. Leurs leaders ont en tout cas promis une guérilla de longue haleine contre l’Ethiopie

Le gouvernement transitoire est encore incapable de faire régner l'ordre par lui-même. Le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi a d’ailleurs annoncé ce mardi que son armée ne quitterait pas la Somalie avant deux semaines. L'armée Ethiopienne attendra le retour de la stabilité en Somalie avant tout retrait. Meles Zenawi a demandé en particulier au gouvernement somalien d'empêcher un retour des chefs de guerre. Ces chefs de guerre ont régné sur la capitale Mogadiscio depuis 1991 et jusqu'à l'arrivée des milices islamistes, il y a six mois.

Le gouvernement somalien a bien annoncé son intention de rétablir la loi et l'ordre. Une opération de désarmement devait d'ailleurs commencer ce jour même dans la capitale, sur une base volontaire. Mais elle n'a pas encore débuté à l'heure qu'il est, le dispositif de collecte des armes n'étant pas prêt.

Cette tentative du gouvernement d'imposer son autorité s'annonce en tout cas ardue dans ce pays où aucun pouvoir central n'a réussi à s'imposer depuis 15 ans.

· L'armée éthiopienne ne restera pas
mardi 02.01.2007, 10:27
L'armée éthiopienne pourrait se retirer dans deux semaines de Somalie, où les combattants islamistes ont été mis en déroute, a affirmé le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi à Addis Abeba.

· La Somalie sous contrôle
mardi 02.01.2007, 08:30
Le gouvernement somalien "contrôle le sud et le centre de la Somalie", qui étaient tenus depuis des mois par les islamistes, mis en déroute depuis le 20 décembre par les forces éthiopiennes et somaliennes, a affirmé le ministre de l'Information Ali Jama.

Telenet s'offre UPC Belgium

Telenet a annoncé ce mardi matin avoir finalisé l'acquisition d'UPC Belgium. Pour les clients d'UPC Belgium et de Telenet, rien ne changera à court terme. Telenet entend proposer à très court terme ses propres produits aux clients d'UPC Belgium, comme la télévision numérique interactive, la téléphonie fixe et la téléphonie mobile
Cette transaction, qui englobe toutes les activités d'UPC en Belgique, a été approuvée par le Conseil d'administration de Telenet et sera entièrement payée en liquide par le câblodistributeur malinois.
Avec cette acquisition, Telenet entend déployer aussi son portefeuille de produits triple play sur l'assise actuelle d'UPC Belgium. L'acquisition d'UPC va nous permettre d'élargir très sensiblement notre assise, souligne Duco Sickinghe, CEO de Telenet. Par le biais de cette acquisition, nous pourrons également offrir dans la zone de service d'UPC Belgium la télévision numérique interactive et nos produits de téléphonie, ce qui permettra à l'avenir aux clients actuels d'UPC de bénéficier aussi de tous les avantages offerts par nos packs triple play.


UPC Belgium est un fournisseur de premier plan de télévision et d'accès Internet à large bande dans la région de Bruxelles (Etterbeek, Ganshoren, Koekelberg, Jette, Schaerbeek, Berchem-Sainte-Agathe et Forest) et dans 3 communes flamandes (Louvain, Heverlee et Kessel-Lo). Fin septembre, UPC Belgium servait 131.800 clients télévision et 40.600 clients Internet à large bande. UPC Belgium est une filiale de Liberty Global, Inc.
Telenet entamera le processus d'intégration à partir du 1er janvier 2007. Les collaborateurs d'UPC Belgium continueront à opérer provisoirement à partir de leurs bureaux existants. La marque UPC est actuellement maintenue. Pour les clients d'UPC Belgium et de Telenet, rien ne changera à court terme. Les produits, les prix et les services restent garantis. Telenet entend proposer à très court terme ses propres produits aux clients d'UPC Belgium, comme la télévision numérique interactive, la téléphonie fixe et la téléphonie mobile.
Ronny Verhelst, également Vice-President Purchasing & Public Affairs de Telenet, sera en tant que administrateur délégué de UPC Belgium, chargé de la gestion journalière d'UPC Belgium et accompagnera le processus d'intégration avec Telenet. Il rendra compte directement à Duco Sickinghe qui, à côté de sa fonction chez Telenet, sera le Président du Conseil d'Administration de UPC Belgium, indique le communiqué publié par Telenet mardi matin.
(D'après Belga)

Les yeux rivés sur Suez

Didier Reynders met la France en garde

L e ministre des Finances a les yeux rivés sur Suez, maison mère d'Electrabel. Son mariage avec Gaz de France, entreprise publique, traîne la patte. L'enjeu n'est pas mince : ni plus ni moins que la dépendance énergétique de la Belgique.
Or, confie Didier Reynders au Soir, si comme certains l'évoquent désormais, l'opération venait à déboucher non plus sur une entreprise privée dotée d'un actionnaire public mais sur une entreprise d'Etat, cela changerait fortement la donne du point de vue de nos intérêts qui sont d'ouvrir la concurrence sur les marchés du gaz et de l'électricité en Belgique. Alors que les scénarios les plus variés circulent, depuis la « renationalisation » de Suez jusqu'à un rachat par l'homme d'affaires François Pinault, la Belgique rappelle qu'elle ne lâchera pas le morceau. A cinq mois des présidentielles, le bras de fer sera politique.

Or, confie Didier Reynders au Soir, si comme certains l'évoquent désormais, l'opération venait à déboucher non plus sur une entreprise privée dotée d'un actionnaire public mais sur une entreprise d'Etat, cela changerait fortement la donne du point de vue de nos intérêts qui sont d'ouvrir la concurrence sur les marchés du gaz et de l'électricité en Belgique. Alors que les scénarios les plus variés circulent, depuis la « renationalisation » de Suez jusqu'à un rachat par l'homme d'affaires François Pinault, la Belgique rappelle qu'elle ne lâchera pas le morceau. A cinq mois des présidentielles, le bras de fer sera politique.

Et si Suez passe à l'Etat ?
« Cela change tout »

L'actionnaire belge de Suez voit son dividende frappé d'un double précompte : en France et en Belgique. Cela aurait dû être réglé mais il n'en est rien.
Avec la France, je ne parviens pas à renégocier la convention de double imposition. Cela a été possible avec le Luxembourg, les Pays-Bas ou l'Allemagne mais pas avec la France. Cela dit, en matière de précompte mobilier, je connais des entreprises qui travaillent en France et en Belgique et qui n'ont pas ce problème, Dexia par exemple. Il suffit que l'entreprise s'organise, au travers d'une structure bicéphale, pour distribuer ses dividendes de part et d'autre de la frontière et éviter ainsi un double précompte. Si une entreprise comme Dexia le fait, c'est qu'elle y trouve son intérêt ; si Suez estime qu'elle n'a pas besoin de faire ce geste pour les investisseurs belges, c'est son choix.
Principal fournisseur d'électricité et de gaz en Belgique depuis qu'il a mis la main sur Electrabel, Suez est toujours dans l'impasse quant à son projet de fusion avec Gaz de France. Qu'en dit le responsable politique belge ?

Le processus s'annonce long et nous mènera à l'été, ce qui signifie que des événements politiques prendront place avant en France. Je parle des élections (présidentielles en avril-mai, législatives en juin, NDLR). Or, si comme certains l'évoquent désormais, l'opération venait à déboucher non plus sur une entreprise privée dotée d'un actionnaire public mais sur une entreprise d'Etat, cela changerait fortement la donne du point de vue de nos intérêts qui sont d'ouvrir la concurrence sur les marchés du gaz et de l'électricité en Belgique.

Vous faites allusion à une éventuelle « nationalisation » de Suez. Quelle serait la parade belge ?
A ce stade, je veux souligner que nous sommes très attentifs à l'évolution du dossier. Je ne me prononce en rien sur ce qui pourrait se décider en France mais, si le processus dans lequel nous nous sommes inscrits venait à être modifié, il est évident que nous devrions revoir notre position. L'important pour nous est de préserver la concurrence, les intérêts des consommateurs belges et de la Belgique en général.

Saddam Hussein "condamné à mort par pendaison"



Qui a volé les derniers instants de Saddam ?

Les autorités irakiennes ont ordonné l'ouverture d'une enquête pour découvrir l'identité de l'auteur d'une vidéo pirate de la pendaison de Saddam Hussein et les responsables de sa diffusion sur internet.
Une enquête a été ouverte pour déterminer qui a tourné, avec son téléphone portable, la vidéo de l'exécution" de l'ancien président irakien, a indiqué une source anonyme.
Les autorités veulent connaître également le nom de celui ou de ceux qui sont responsables de la diffusion de ces images sur internet, a précisé cette source.


Condamné à mort le 5 novembre pour "crime contre l'humanité", l'ex-dictateur a été pendu samedi à l'aube par les autorités irakiennes dans une caserne des renseignements militaires de Khadamiyah, quartier nord et majoritairement chiite de Bagdad.
Une vidéo complète de la pendaison de l'ex-dictateur avait été diffusée dès le lendemain sur internet. De médiocre qualité, ces images révèlent que certains témoins scandaient le nom du chef radical chiite Moqtada Sadr quelques instants avant la mort de Saddam. Plusieurs spectateurs ont également pesté le supplicié à ses derniers instants, alors que des cris de vengeance ont retenti immédiatement après sa mort.
L'enquête ordonnée par le gouvernement doit également déterminer l'identité des auteurs de ces cris, toujours selon la même source.
(D'après AFP)

Saddam Hussein a été pendu à l'aube à Bagdad

Saddam Hussein, condamné pour l'exécution de 148 villageois mais accusé d'avoir provoqué des dizaines de milliers de morts, a été pendu samedi à l'aube, "résolu et courageux" selon un témoin. "Saddam est monté calmement à la potence, il était résolu et courageux", a raconté à la télévision nationale Iraqia le Conseiller à la sécurité nationale, Moaffaq al-Roubaï. L'exécution de l'ancien président irakien, juste avant 06H00 (03H00 GMT), qui n'a pas donné lieu immédiatement à de grandes scènes populaires à Bagdad, a été saluée par le président américain George Bush comme une "étape importante" de l'Irak vers la démocratie. Saddam Hussein "n'a pas essayé de résister, n'a rien demandé. Il tenait un coran dans sa main qu'il a souhaité envoyer à une personne". Il avait "les deux mains attachées quand il a été pendu", a raconté M. Roubaï. Ses dernières paroles, selon un autre témoin, le juge Mounir Haddad, ont été: "J'espère que vous resterez unis et je vous mets en garde: ne faites pas confiance à la coalition iranienne, ces gens sont dangereux". L'ancien président semblait viser la coalition à dominante chiite au pouvoir, que beaucoup de sunnites considèrent comme une émanation de l'influence de l'Iran. Le Premier ministre Nouri al-Maliki, se félicitant de l'"exécution du criminel Saddam", lui a indirectement répondu en lançant un appel à la réconciliation, à l'intention des partisans de l'ancien régime dont "les mains ne sont pas tâchées de sang". La TV d'Etat a annoncé par erreur que les deux co-accusés de Saddam Hussein, son demi-frère Barzan al-Tikriti, ancien chef des services de renseignement, et l'ancien président du tribunal révolutionnaire Awad al-Bandar, lui avaient succédé sur le gibet. En fait leur exécution a été reportée au dernier moment de quelques jours pour mettre mieux en valeur celle de Saddam Hussein, selon M. Roubaï. "Tout a été filmé, depuis la remise de Saddam aux Irakiens jusqu'à la potence", a-t-il ajouté, et la télévision publique diffusera "très prochainement ces images". Toujours selon M. Roubaï, le corps "pourrait être remis à sa famille pour être enterré", alors que les autorités gardaient jusqu'ici le mutisme sur le sort de la dépouille. La nouvelle de l'exécution a été accueillie par une multitude de tirs de joie à Najaf, ville sainte chiite du sud de l'Irak, selon un correspondant de l'AFP. A Bagdad, quelques rafales ont résonné brièvement, également dans les quartiers majoritairement chiite, mais la situation semblait ensuite normale dans la ville. "Je me félicite du fait que Saddam Hussein aitété jugé par un tribunal irakien pour au moins quelques-uns des crimes horribles qu'il a commis à l'encontre du peuple irakien", a déclaré dans un communiqué la ministre des Affaires étrangères Margaret Beckett. Le ministère français des Affaires étrangères a "pris acte" de l'exécution et a appelé les Irakiens à "regarder vers l'avenir et à travailler à la réconciliation et à l'unité nationale". Human Rights Watch a condamné dans une déclaration la pendaison: "Saddam Hussein était responsable de terribles et nombreuses violations des droits de l'homme, mais ces actes, aussi brutaux soient-ils, ne peuvent justifier son exécution, une punition cruelle et inhumaine". Saddam Hussein, qui a dirigé le pays d'une main de fer de 1979 jusqu'à la chute du régime en avril 2003, a été condamné à mort le 5 novembre pour le massacre de 148 villageois chiites de Doujaïl (au nord de Bagdad) tués en représailles après un attentat manqué contre le convoi présidentiel en 1982. Son appel a été rejeté le 26 décembre. Les autorités irakiennes ont voulu l'exécuter avant l'aube, qui marque le début des célébrations de l'Aïd al-Adha, la fête du Sacrifice. Agé de 69 ans, Saddam Hussein avait été arrêté en décembre 2003. Sa mort met fin à toutes les poursuites qui avaient été engagées contre lui, en particulier le procès Anfal, où il était jugé pour génocide contre la population kurde et accusé d'être responsable de la mort de 180.000 personnes en 1987-1988. Il était détenu depuis près de deux ans en un endroit tenu secret, sur une base militaire américaine à Bagdad. Saddam Hussein avait été arrêté le 13 décembre 2003 près de son fief de Tikrit par des soldats américains alors qu'il se terrait au fond d'un trou. Les images de l'homme longtemps le plus craint de l'Irak, l'air hagard, une barbe hirsute et en train de se faire examiner la bouche par un militaire américain, avaient fait le tour du monde.
EN SAVOIR PLUS: La mort de Saddam fêtée à Sadr City
EN SAVOIR PLUS: Bush salue l'exécution de Saddam
EN SAVOIR PLUS: Saddam Hussein pendu dans la nuit ou demain
EN SAVOIR PLUS: Les réactions sur l'exécution de Saddam

Verra-t-on un jour l’ancien tyran pendre au bout d’une corde ?


L'audience du Haut tribunal pénal irakien qui doit rendre son verdict dans le procès de Saddam Hussein pour l'exécution de 148 villageois chiites dans les années 1980 s'est ouverte ce dimanche à 11h25 (9h25 HB) dans le secteur fortifié de la zone verte.

L'ancien président Saddam Hussein a été "condamné à mort par pendaison" le dimanche 5 novembre 2006, par le Haut tribunal pénal irakien.
La peine de mort a aussi été prononcée contre un demi-frère de Saddam Hussein, Barzan al-Tikriti, ancien patron des renseignements. L'ancien vice-président, Taha Yassine Ramadan, a été condamné à la prison à vie.

Trois ex-dirigeants du Baas sont également condamnés, dans le cadre général du procès de Saddam Hussein, à 15 ans de prison pour "homicide volontaire".
De son côté, un autre ancien responsable local du parti Baas, Mohammed Azzam al-Ali, a été acquitté.

Saddam Hussein a constamment tenté d'interrompre le juge Raouf Rachid Abdel Rahmane lors de l'énoncé du verdict, en criant "longue vie à l'Irak". Il est apparu visiblement secoué par la condamnation.



Les statuts du tribunal prévoient une procédure automatique d'appel en cas de condamnation à mort, qui pourrait repousser de plusieurs semaines ou plusieurs mois l'exécution du verdict.

Le Haut tribunal pénal a suivi les réquisitions du procureur Jaafar al-Moussaoui, qui avait demandé le 19 juin la peine de mort contre l'ancien homme fort de l'Irak, âgé de 69 ans. Saddam Hussein, qui a dirigé le pays d'une main de fer de 1979 jusqu'à sa chute en avril 2003, et sept anciens responsables de son régime, sont poursuivis pour le massacre de 148 villageois chiites de Doujaïl, tués en représailles après un attentat manqué contre l'ex-président en 1982. (cya)


© BELGA
BAGDAD 05/11 (BELGA/AG)


Vues Belges

La peine de mort adaptée mais inapplicable , d'après le ministre belge des Affaires étrangères Karel De Gucht.

La condamnation à mort de l'ancien dictateur irakien Saddam Hussein semble, en regard des crimes commis, adaptée. Mais l'exécution de la condamnation est inacceptable pour la Belgique, a déclaré dimanche le ministre belge des Affaires étrangères Karel De Gucht. "Etant donné les crimes commis par Saddam Hussein dans les années '80 contre les chiites et les Kurdes, la condamnation la plus lourde semble normale", a dit M. De Gucht. "Je trouverais cependant vraiment inacceptable que la peine de mort soit appliquée. C'est inacceptable d'un point de vue éthique". M. De Gucht espère, par ailleurs, que le dossier toujours en cours contre Saddam Hussein sur la campagne qu'il a menée contre les Kurdes dans les années 80 sera traité.

et l'UE qui est contre la peine de mort...

La présidence finlandaise de l'UE a appelé dimanche dans un communiqué l'Irak à ne pas appliquer la peine de mort, prononcée à l'encontre de l'ancien président irakien Saddam Hussein.

alors que ...

L'ambassadeur américain en Irak, Zalmay Khalilzad, a qualifié d'importante étape pour l'Irak les condamnations prononcées par le Haut tribunal pénal irakien à l'encontre de Saddam Hussein et invité les Irakiens à tourner la page. De son côté, le ministre des Affaires étrangères britannique Margaret Beckett a également salué le verdict et les condamnations prononcées.

L'ONU et Amnesty:

Appel à un moratoire des exécutions

Le haut-commissaire de l'ONU chargées des droits de l'homme, Louise Arbour, a appelé le gouvernement irakien à observer un moratoire de l'exécution du l'ancien président Saddam Hussein et des autres co-accusés condamnés à mort à Bagadad.
L'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International a déploré la condamnation à la peine de mort prononcée à l'encontre de l'ancien président irakien Saddam Hussein et de plusieurs anciens responsables du pays.

ET VOUS ?


L'ancien allié courtisé de l'Occident (30/12/2006)
Lire aussi
Les réactions dans le monde Louis Michel : "Pas une victoire pour la démocratie" Saddam Hussein a été pendu


Du début des années 70 à l'invasion du Koweït, Saddam Hussein fut un allié courtisé et appuyé par les pays occidentaux
BRUXELLES "A l'époque, tout le monde avait d'excellentes relations avec Saddam Hussein", se justifiera le président français Jacques Chirac lorsqu'il sera interrogé, en 2003, sur ses liens avec le dictateur.
Cette époque commence dans les années 70 lors de la montée en puissance de Saddam, alors perçu comme un dirigeant nationaliste et laïque voulant moderniser un pays riche en pétrole.En 1972, l'Irak a conclu un accord de coopération avec l'URSS, mais cherche à diversifier ses approvisionnements et se tourne en particulier vers la France, qui affiche une politique pro-arabe.
En septembre 1975, Saddam Hussein, alors numéro deux du parti baassiste, est reçu avec tous les égards par la France. Un soir, il réserve une attention particulière au Premier ministre Jacques Chirac.Il l'invite à déguster, à son hôtel, du "Masgouf", cette grosse carpe des eaux du Tigre qu'un avion spécial est allé chercher à Bagdad, racontent deux journalistes, Eric Aeschimann et Christophe Boltanski, dans leur essai "Chirac d'Arabie". "Saddam sera le De Gaulle du Moyen Orient", lance M. Chirac à son porte-parole.
L'"idylle" franco-irakienne se traduit par l'accord de la France, puissance atomique, à la livraison du réacteur de recherche nucléaire Osirak, qui sera détruit en 1981 par un raid aérien israélien.La France s'approvisionne en pétrole en Irak et devient un des principaux fournisseurs d'armes -Mirages F1, radars, blindés- du régime. Des réseaux d'influence pro-irakiens durables se forment en France, mêlant hommes d'affaires, industriels de l'armement et politiques.La France n'est pas la seule en Irak: l'Italie, ou l'Allemagne, par exemple, deviennent d'importants fournisseurs, ce qui permettra à ce pays de produire secrètement des armes chimiques.
Ces relations se poursuivent pendant la sanglante guerre (1980/1988) que lance Saddam Hussein contre l'Iran. Le dirigeant irakien fait figure de rempart contre la révolution islamique de l'ayatollah Khomeyni.La France pousse son engagement jusqu'à prêter cinq avions Super-Etendard aux Irakiens.Les relations entre Saddam et les Etats-Unis sont plus ambiguës. Washington se méfie du "raïs". En 1983, le président Ronald Reagan dépêche toutefois un émissaire -Donald Rumsfeld- à Bagdad. Face à la menace de l'Iran, les Etats-Unis ont fait le choix du "moindre mal". Ils rétablissent leurs relations diplomatiques avec Bagdad, fournissent notamment une aide économique, du matériel à usage militaire et des photos satellites à l'Irak.
Washington "se mit alors à considérer la survie de l'Irak comme essentielle au point de fermer les yeux" pendant un moment sur les exactions massives du régime, l'utilisation d'armes chimiques, ses efforts pour obtenir l'arme atomique, a écrit le journaliste américain spécialiste du Moyen-Orient Jonathan Randal dans l'ouvrage collectif "Le livre noir de Saddam". En 1988, à Halabja, 5.000 Kurdes irakiens seront tués lors d'un bombardement à l'arme chimique -un massacre dont Saddam Hussein ne pourra plus répondre.
En 1990, les troupes de Saddam envahissent le petit Etat pétrolier du Koweït. Du jour au lendemain, Saddam Hussein se transforme, pour Washington, en tyran, un "nouvel Hitler". Les autres pays occidentaux se retournent contre leur ancien allié.
Pour Patrick Baudouin, président d'honneur de la Fédération internationale des Ligue des droits de l'Homme (FIDH), "l'exécution hâtive" de Saddam Hussein permet d'éviter un procès global qui aurait pu déboucher sur un "déballage" gênant pour les Etats-Unis et les Européens.

Le socialisme au Sénat des Etats-Unis

Un socialiste fera le 4 janvier son entrée au Sénat des Etats-Unis, une première dans l'Histoire de ce pays, où le socialisme reste un objet politique non-identifié. Elu en novembre, Bernard Sanders, dit "Bernie", représentera le petit Etat du Vermont. Candidat "indépendant", il l'avait emporté avec 65% des voix contre un richissime homme d'affaires qui avait dépensé plus de 7 millions de dollars de sa fortune personnelle dans la campagne.

01 janvier 2007

Europe




Meglena Kouneva et Leonard Orban officiellement commissaires

La Bulgare Meglena Kouneva et le Roumain Leonard Orban ont été officiellement nommés ce lundi commissaires européens, après l'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l'UE dans la nuit.
Le Conseil de l'UE, qui représente les Etats membres, a confirmé lundi par procédure écrite la nomination des deux nouveaux commissaires, faisant ainsi passer la Commission de 25 à 27 membres. Mme Kouneva, chargée de la Protection des consommateurs, et M. Orban, chargé du Multilinguisme, avaient déjà été approuvés par le Parlement européen.
Le Conseil a également nommé des représentants des deux pays à la Cour européenne des comptes, à la Cour européenne de Justice, au Comité des régions et au Comité économique et social.
L'UE a également modifié ses règles internes de procédure pour permettre le fonctionnement à 27. Ainsi, pour adopter une décision à la majorité qualifiée, il faudra désormais 255 votes sur 345. (belga)

La Slovénie est fin prête à passer à l'euro au 1er janvier et intégrer comme 13e membre le cercle encore restreint des pays ayant adopté la monnaie unique européenne parmi les 27 de l'UE. "Nous remplaçons quelque chose de bon (le tolar slovène) par quelque chose de meilleur (l'euro)", a annoncé jovial vendredi le ministre slovène des Finances Andrej Bajuk lors de sa dernière conférence de presse de l'année à Ljubljana.
Bonne préparation
Il a promis d'aller retirer ses premiers euros d'un distributeur dans la capitale, dès la première heure lundi. Le président de la banque centrale slovène, Mitja Gaspari, a assuré que l'ensemble du réseau bancaire était "bien préparé" pour le grand changement de monnaie dans le premier ex-pays communiste à adopter l'euro.
La Slovénie est habituée de ce genre d'exercice, la monnaie actuelle, le tolar n'existant que depuis 15 ans, créée en 1991 pour marquer l'indépendance de la nouvelle démocratie après des années de contrôle étroit de son économie par Belgrade du temps de la Yougoslavie communiste.
Européen depuis 2004
Le tolar, dont le taux de conversion a été fixé à 239,64 tolars pour un euro, aura cours encore pendant 15 jours avant de disparaître totalement. Ce petit pays de 2 millions d'habitants n'a rejoint l'Union européenne qu'en mai 2004 et a réussi à se hisser au rang d'un de ses meilleurs élèves en matière de maîtrise de l'inflation et de croissance économique. En 2005 et 2006, la hausse des prix n'a pas excédé 2,5% et la petite accélération enregistrée en décembre (+0,4%) n'est que saisonnière, ont tenu à rassurer les responsables.
Hausse des prix
La croissance devrait tourner en 2007 autour de 5% du PIB. Selon M. Bajuk, la progression des prix a surtout eu lieu dans les restaurants, due à la hausse des prix des légumes, et les hausses dans les services peuvent s'expliquer par le manque de compétition dans ce secteur. "Il faut faire la différence entre la perception de l'inflation et celle qui est mesurée", a-t-il souligné en reconnaissant que certains restaurants ou supermarchés pouvaient succomber à la tentation d'arrondir les prix fortement vers le haut à l'occasion de l'arrivée de l'euro.
"Mais les citoyens ont le droit de choisir ce qu'ils veulent consommer ou acheter et le prix qu'ils sont prêts à payer", selon lui.Double affichageVéritable projet national, la mise en place de l'euro a été pilotée par un comité de coordination avec des représentants du gouvernement, des industries, des salariés et des consommateurs.
Depuis mars dernier, les prix sont affichés à la fois en tolars et en euros et ce jusqu'en juin prochain. Les associations de consommateurs ont régulièrement relevé les prix et publié des "listes noires" de tous ceux qui exagéraient l'arrondi des prix en euros vers le haut, comme certains supermarchés ou les parkings dans la capitale.Rôle des banquesDans ce pays qui a connu des taux d'inflation autour de 20% dans sa période yougoslave, la vigilance du consommateur est suffisamment aiguisée pour déceler les abus de valses des étiquettes, a assuré la responsable du dossier euro à la Chambre de commerce et d'industrie, Nina Presren. Sûr de lui, le gouverneur de la Banque centrale a aussi assuré "qu'il n'y aura aucun problème pour la circulation de l'argent liquide".
Un milliard d'euros en pièces et billets ont été acheminés dans les banques et seront mis en circulation dans les prochains jours pour remplacer les 215 milliards de tolars ayant cours actuellement. En principe, les banques sont fermées pour les fêtes de fin d'année, mais pour l'occasion 52 d'entres elles dans 42 villes de Slovénie ouvriront leurs portes les 1er et 2 janvier.

Meilleurs vœux 2007 à toutes et tous

et spécifiquement à la communauté des blaguonautes.

Que l’information soit plus pertinente, plus correcte et nous apporte juste des bonnes nouvelles et plus celles uniquement que nous désirons entendre.

Je vous aime, himself