13 décembre 2008

Les câblos wallons, seuls maîtres de Be TV

La chaîne cryptée Be TV aura désormais pour seul actionnaire Tecteo, l’intercommunale liégeoise active dans l’énergie, les télécoms et les finances, qui avait déjà racheté l’an dernier l’ensemble du câble wallon.
Les négociations, en cours depuis des mois entre Tecteo et Deficom, la société de Daniel Weekers, actuel patron de Be TV, ont finalement abouti, ce vendredi après-midi, à Liège. Aux termes de l’accord, Deficom s’engage à céder les 33 % qu’il détenait dans Be TV pour un montant de 20 millions d’euros. Une opération qui lui permettra de dégager un résultat comptable d’environ 10,5 millions d’euros.
L’accord est cependant soumis à plusieurs conditions suspensives liées notamment à la tenue d’assemblées générales qui doivent confirmer cet accord. Le tout doit être plié avant le 31 décembre au plus tard. Le mois dernier, le conseil de la Concurrence avait déjà donné son feu vert à la reprise de Be TV par les câblos. Depuis un an environ, Belgacom TV avait de son côté tenté de négocier avec Be TV pour ajouter les chaînes cryptées à son propre bouquet. Les abonnés de Belgacom TV risquent désormais d’attendre longtemps avant de profiter de la grille des programmes de Be TV.
Quant à Daniel Weekers, il devrait discuter de son avenir au sein de la structure dans les prochaines semaines. On s’attend à ce qu’il y joue un « rôle fondamental », ainsi que le patron de Tecteo, Stéphane Moreau, l’avait laissé entendre publiquement tout récemment, confirmant ainsi une information publiée dans Le Soir au début de l’été dernier.
Alors que Deficom prévoit un bénéfice net de 5 à 7 millions d’euros pour l’exercice en cours, la société Be TV, a décidé, elle, d’accorder une prime « pouvoir d’achat » à l’ensemble de son personnel à l’exception de la direction.
Devenue le bras « contenu » du câble wallon, Be TV aura des défis extrêmement ardus à relever, alors que le câble a pris du retard et doit affronter la grosse machine commerciale lancée par Belgacom TV. Sans compter l’entrée en lice depuis cette semaine en Belgique francophone de TéléSAT, avec son bouquet satellite. Un outsider qui pourrait rafler quelques parts de marché à ses puissants aînés. Et le calendrier politique, avec les élections régionales de 2009 aura aussi son impact. On peut s’attendre à ce que Tecteo, qui se revendique volontiers du service public, réservera quelques annonces de poids, à des moments clés de la campagne électorale. Ce pourrait être le cas pour son offre de triple play, qui mariera sur le câble avec un abonnement unique la télévision numérique, la téléphonie au forfait et l’internet à haut débit.

06 décembre 2008

Le photovoltaïque redoute le coup de jus

2008 a été l'année d'une explosion en Wallonie : celle du photovoltaïque. Mais, aujourd'hui, le secteur a peur qu'on change la donne.

Il a suffi de quelques articles dans la presse et d'une réunion au cabinet du ministre wallon de l'Énergie pour mettre une certaine pression. Le secteur photovoltaïque sent que le vent pourrait tourner. Face aux critiques récemment formulées, il redoute le moment où le politique fléchira et coupera court au débat sans réfléchir calmement.

1. Les critiques
Les principales «attaques» sont venues du régulateur wallon du gaz et de l'électricité (la Cwape) et de l'administration bruxelloise de l'énergie (IBGE). Le premier considère que le soutien des pouvoirs publics au phototovoltaïque est une erreur politique : les subsides sont à ce point intéressants que l'opération devient surtout un placement rentable, repoussant au second plan d'éventuels travaux d'isolation. L'IBGE avait calculé pour sa part que l'isolation était six fois plus performante que le photovoltaïque pour limiter les émissions de CO2. Le PS, partenaire du cdH à la Région wallonne, a lui aussi fait un appel du pied au ministre André Antoine pour réorienter éventuellement une partie des primes vers l'isolation des bâtiments.

2. Action-réaction
«Nous, on ne fait pas de politique. Mais on a l'impression d'être entré dans un conflit politique», indique Philippe Delaisse, administrateur-délégué de la plate-forme intersectorielle RBF, destinée à promouvoir les énergies durables. Le cabinet du ministre de l'Énergie réfléchit à certaines pistes. On pourrait ainsi conditionner l'octroi de la prime photovoltaïque à un audit énergétique. «Ce qui signifie qu'on changerait la donne au bout de 12 mois. C'est toujours malsain pour un secteur industriel», dit-il. «Il suffirait alors qu'on émette des critiques sur le secteur, qu'on considère qu'on investit trop dans ce créneau, pour décider qu'on clôture le sujet avec une proposition d'audit... Communication rapide, réponse rapide. On est dans l'action-réaction là où il faut une réflexion globale», estime Philippe Spelmans, gérant de PowEco (installateur à Thuin). «L'idée d'un audit énergétique est loin d'être mauvaise. Mais il ne faut peut-être pas que l'octroi de la prime soit suspendu à l'approbation de l'audit et à l'obligation de réalisation de travaux préalables», ajoute Éric Guyot, administrateur-délégué d'Ekowatt.

3. Isolation vs photovoltaïque Les installateurs répètent par ailleurs qu'il n'y a pas à opposer isolation et installation de panneaux photovoltaïques. «Pour réduire les émissions de CO2, OK : c'est plus porteur d'investir dans l'isolation. Mais, avec l'isolation, on parle d'économies de chauffage. Pour le photovoltaïque, on parle de production d'électricité sur base d'une énergie renouvelable. Il n'y a pas de rapport entre l'ampoule électrique et le chauffage, sauf si vous vous chauffez à l'électricité. C'est comme comparer des pommes et des poires. L'un n'empêche pas l'autre. Les deux ont un rôle à jouer. C'est un tout. Les bâtiments doivent consommer le moins possible et les particuliers vont en même temps vers davantage d'autonomie en produisant eux-mêmes leur électricité», plaide la plate-forme BRF.

4. Boosté et puis flingué? C'est vrai que l'année 2008 a été celle du photovoltaïque. «Il faut dire que la Belgique est en retard. La Wallonie devait sauter dans le train», précise Didier Vandermeersch, administrateur-délégué de Droben SA (installateur à Tubize). On compte plus de 2 000 installations en 2008, pour plus de 200 entreprises actives dans le secteur et près de 500 emplois. «Nous souffrons d'une visibilité subite et fantastique. Mais il s'agit d'une filière à intégrer dans toute la chaîne. C'est ce que nous voulons : une politique globale. Et on ne dit certainement pas qu'il n'y a rien à changer. Mais tout chambouler après 12 mois, c'est assassiner un secteur en plein boom», répète Éric Guyot.

03 décembre 2008

Ce que Kris Peeters n’a pas pu obtenir

Peeters veut un dialogue sans BHV et sans les bourgmestres

Si le dialogue de Communauté à Communauté ne peut pas rapidement reprendre dans de bonnes conditions c'est-à-dire sans BHV et la nomination des bourgmestres à son agenda et s'il n'est pas possible de conclure rapidement des accords partiels, alors le dialogue n'a plus de sens, a dit mercredi le ministre-président flamand Kris Peeters au parlement flamand.

M. Peeters a ajouté qu'il regrettait que le dialogue soit suspendu. "Nous n'avons encore jamais été si loin", a-t-il ajouté. Le ministre-président répondait ainsi à Geert Bourgeois (N-VA) et Joris Van Hauthem (Vlaams Belang) qui ont affirmé que pour eux le dialogue était mort.
"Vous dites que le dialogue est mort mais vous savez que pour certains il y a une vie après la mort" a répliqué M. Peeters. Il a rappelé qu'il avait reçu un mandat du parlement et du gouvernement flamands pour conduire ce dialogue. Il a souligné que des pas importants avaient été faits jusqu'à présent et cela pas seulement en ce qui concerne le jardin botanique de Meise mais aussi en ce qui concerne le marché de l'emploi et la politique des grandes villes. "Nous n'avons encore jamais été si loin", a-t-il dit.
Il a cependant admis qu'après la décision du ministre flamand des Affaires intérieures Marino Keulen (Open Vld) de ne pas nommer trois bourgmestres francophones de communes de la périphérie bruxelloise, le dialogue était suspendu, ce qu'il regrette.
Une relance du dialogue n'est possible que si elle se déroule d'une façon crédible. Cela veut dire que Bruxelles-Hal-Vilvorde et la nomination des trois bourgmestres ne peuvent pas faire partie de l'agenda. De plus, il faut qu'il y ait rapidement des accords partiels. Sinon, c'est la fin du dialogue, a encore dit M. Peeters. On devrait rapidement savoir ce qu'il en est. "Cela ne durera plus longtemps. Ce n'est pas une question de mois mais une question de semaines", a-t-il ajouté.


Voici le résultat de trois mois de dialogue de Communauté à Communauté. Le ministre-Président flamand Peeters n’a pu sceller aucune avancée décisive. Des tiraillements inattendus ont vu le jour entre négociateurs francophones.

Praatbarak": l’expression suivra le ministre-Président flamand un bout de temps. Alors que le dialogue de "Communauté à Communauté" présidé par Kris Peeters (CD&V) est en état de mort clinique à la suite de la non-nomination des trois bourgmestres francophones de la périphérie bruxelloise, voici le résultat de trois mois de palabres communautaires
Sur la forme, d’abord ; selon plusieurs négociateurs, quelques "différences d’appréciation" ont vu le jour entre francophones - notamment entre Olivier Maingain (FDF) et son collègue de parti Armand De Decker (MR). A couteaux tirés alors que le FDF brigue la tête de liste en Région bruxelloise pour le scrutin de juin, De Decker, bourgmestre d’Uccle et président du Sénat, s’est montré plus enclin à lâcher du lest face aux négociateurs flamands, rapportent plusieurs sources francophones comme flamandes. Mais d’autres tiraillements ont eu lieu - notamment entre Ecolo et le MR - à propos de la régionalisation de la loi sur les implantations commerciales.
Sur le fond, nous y voilà, Kris Peeters escomptait engranger plusieurs points avant la nouvelle année: caramba, encore raté!
- Le "premier paquet communautaire". Celui-ci avait été négocié par "les Sages" sous la baguette de Verhofstadt III. Les groupes de travail ont tenté de ficeler une réponse aux remarques formulées par le Conseil d’Etat. Rappel, celui-ci avait estimé que plusieurs éléments de la régionalisation de la sécurité routière étaient des non-sens. Pour éviter "les absurdités", les négociateurs ont voulu lister les infractions et ne pas entrer dans la lourdeur d’une loi spéciale. Mais ce travail n’a pas pu être achevé.
La loi Ikea
- MR et Ecolo se sont ensuite empoignés sur la régionalisation de la "loi Ikea": les projets proches des "frontières linguistiques" (en périphérie bruxelloise) posant problème. Pas question, a martelé le FDF, que la Flandre seule dicte les règles commerciales aux abords de Bruxelles. Les verts, eux, ont plaidé pour que la concertation demeure obligatoire en cas d’implantations commerciales en périphérie.
- La discussion sur la régionalisation de la politique de l’Emploi (lire ci-dessous) n’a pas eu lieu: la non-nomination des bourgmestres francophones est venue plomber l’ambiance
Meise contre l’adoption
- Le chapitre sur "les contentieux communautaires" a été remballé devant le Comité de concertation ("La Libre" du 07/11). En marge de ce dossier sur les bâtiments, un compromis a été esquissé sur le "Plantentuin" de Meise par le 1° Wallon, Rudy Demotte, et son homologue flamand, Kris Peeters. Rappel, le Jardin botanique, situé en Région flamande, demeure une institution bicommunautaire - ce que les Flamands ne veulent plus. Selon Peeters, un jury international aurait pu déterminer le statut des collections
- Cette avancée (flamande) sur le Jardin de Meise a été négociée contre une avancée dans le dossier de l’adoption internationale. Le problème réside dans les différences d’appréciation qui sont émises par certains pays selon que l’enfant soit adopté par un habitant du nord ou du sud du pays. En périphérie bruxelloise, les Flamands entendaient mettre un terme au "shopping" à la carte entre les organismes d’adoption. Une concertation devait être organisée entre les ministres Catherine Fonck (CDH) et Steven Vanackere (CD&V). Elle a rapidement tourné court.
- La politique des "grande villes" a également été mise sur la table à la demande du Parti socialiste. C’est que le budget pour cette compétence n’a été fixé que pour une année, et la ministre de tutelle, Marie Arena (PS), est très inquiète. Du coup, Philippe Moureaux (PS) a pressé les négociateurs flamands d’avancer sur le sujet. Il se heurte à un mur: CD&V et Open VLD entendent purement et simplement liquider cette politique fédérale.
Enfin, Kris Peeters a déposé sur la table des négociateurs le célébrissime article195 de la Constitution qui permet de réviser la loi fondamentale. "On a eu un beau débat au moment du dessert, se souvient un négociateur. Mais on n’est arrivé à rien."
Allez, une tombe pour le dialogue de "Communauté à Communauté". Par ici les funérailles.

L'image de la Flandre mise en question au parlement

Le parlement flamand n'a pas guère accordé de crédit mercredi aux textes adoptés mardi par le Conseil de l'Europe sur la démocratie locale et les trois candidats-bourgmestres de la périphérie bruxelloise, s'inquiétant seulement de l'image de la Flandre à l'étranger, à l'issue de ces votes.
Le ministre des Affaires intérieures Marino Keulen (Open Vld) a été interrogé pour la 147e fois depuis le début de son mandat sur la question des trois bourgmestres qu'il refuse de nommer. Ce mercredi, il l'a été par un député Vlaams Belang et une députée LDD.
Il a répété qu'à ses yeux, la recommandation du Conseil de l'Europe (nomination sans délai les trois bourgmestres, révision des lois linguistiques dans les communes à facilités en particulier, adoption d'un système d'élection plus directe du bourgmestre) ne devait pas être entourée de trop d'égards, attaquant au passage celui qui l'aurait initiée, l'ancien ministre-président wallon Jean-Claude Van Cauwenberghe (PS). "Toute cette procédure a été lancée sur base de manigances francophones, avec Jean-Claude Van Cauwenberghe dans le rôle principal, lui qui a pendant des années dirigé Charleroi comme un modèle de démocratie locale", a commenté le ministre flamand.
Le député Vlaams Belang Joris Van Hauthem, affirmant que les Francophones "abusent depuis des années des institutions internationales pour leur usage intérieur", a mis cela sur le compte de "l'absence d'engagement diplomatique du gouvernement flamand, depuis des années également, auprès de ces institutions". Pour améliorer l'image de la Flandre à l'étranger, le ministre Keulen a jugé que la Flandre devrait inviter les "faiseurs d'opinion" du monde entier à faire connaissance avec ce que le nord du pays a à offrir.
Les partis flamands de la majorité ont embrayé. Sven Gatz (Open Vld), Ludwig Caluwé (CD&V) et Annissa Temsamani (sp.a) ont déposé une proposition de résolution visant à lancer un programme international d'invitations. Les "allochtones flamands" doivent aussi y être associés en tant qu'"avocats, plaideurs de la Région", a jugé Marino Keulen, car "ils connaissent la situation aussi bien là-bas qu'ici".

03 novembre 2008

La Gauche : 'Jeter le bébé avec l'eau du bain libéral'

Le journaliste et auteur d'extrême-gauche Manuel Abramowicz annonce que plusieurs personnalités politiques et syndicales francophones et flamandes ont lancé un appel urgent à la Gauche, sous le thème "Jetons le bébé avec l'eau du bain libéral".

Parmi les signataires de cet appel, il y a Guy Deslore (gouverneur adjoint honoraire de la province du Brabant flamand, membre du sp.a), François Martou (professeur ordinaire émérite de l'UCL, ancien président du Mouvement ouvrier chrétien et candidat du PS aux dernières élections législatives), Francis Wegimont (secrétaire général IRW-CGSP), Claude Demelenne (journaliste), Robert Falony (journaliste), etc... Cet Appel affirme entre autres que l'actualité rappelle que le libéralisme est un impitoyable mangeur d'hommes. Pour éviter la répétition des malheurs qu'il cause, il faut jeter le bébé avec l'eau du bain libéral: non pas réformer le libéralisme, mais le faire reculer, précise M. Abramowicz. Les signataires en appellent encore à un réformisme révolutionnaire: "Une révolution sans bombe, ni fusil, que la gauche ne pourra éluder, sous peine de s'autodétruire". Cette contre-offensive passe, selon les signataires de cet Appel, au niveau européen par une alliance avec le Parti de la Gauche européenne (rassemblant des formations marxistes ou marxisantes démocratiques) et le Parti vert européen. Ils accusent aussi le parti socialiste d'avoir participé à la régression sociale et lui demandent de rompre "avec son libéralisme, light et généralement honteux, pas moins nocif que celui de la droite".

Rudy Aernoudt propose une fusion des réseaux d'enseignement

Le programme du nouveau parti LiDé de Rudy Aernoudt est attendu avec impatience. Le créateur de cette nouvelle tendance politique en a dévoilé une petite partie. L'enseignement et la formation semblent y occuper une place prépondérante...

L'ancien haut fonctionnaire flamand et chef de cabinet de divers ministres Rudy Aernoudt entend proposer, dans le programme de son parti LiDé, la fusion des réseaux d'enseignement en Communauté française. "La formation et l'enseignement sont au coeur de notre projet", affirme-t-il. Dans ce contexte, M. Aernoudt estime que les provinces ne doivent plus "s'occuper" d'enseignement. "C'est un gaspillage d'argent incroyable", juge-t-il lundi dans un entretien accordé à La Libre Belgique.
Dans son programme pour les élections régionales de juin 2009 et les européennes et législatives de 2011, Rudy Aernoudt "veut absolument valoriser le travail", notamment en supprimant le stage d'attente pour les jeunes. Et pour ceux qui ne parviennent pas à travailler, "il faut mettre en oeuvre des politiques sociales", avance encore M. Aernoudt, qui souhaite par ailleurs limiter dans le temps les allocations de chômage.
De manière plus générale, Rudy Aernoudt assure ne pas se situer "dans le spectre droite ou gauche". "LiDé veut s'occuper de l'individu - aussi bien celui qui est dans le besoin que les autres. Etre social, ce n'est pas le monopole du PS", affirme celui qui se dit aussi "écologique".
Il se positionne toutefois en faveur de la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires. "Il n'y a actuellement pas d'alternative, donc arrêtons ces discussions stériles".

Rudy Aernoudt propose une fusion des réseaux d'enseignement

Le programme du nouveau parti LiDé de Rudy Aernoudt est attendu avec impatience. Le créateur de cette nouvelle tendance politique en a dévoilé une petite partie. L'enseignement et la formation semblent y occuper une place prépondérante...

L'ancien haut fonctionnaire flamand et chef de cabinet de divers ministres Rudy Aernoudt entend proposer, dans le programme de son parti LiDé, la fusion des réseaux d'enseignement en Communauté française. "La formation et l'enseignement sont au coeur de notre projet", affirme-t-il. Dans ce contexte, M. Aernoudt estime que les provinces ne doivent plus "s'occuper" d'enseignement. "C'est un gaspillage d'argent incroyable", juge-t-il lundi dans un entretien accordé à La Libre Belgique.
Dans son programme pour les élections régionales de juin 2009 et les européennes et législatives de 2011, Rudy Aernoudt "veut absolument valoriser le travail", notamment en supprimant le stage d'attente pour les jeunes. Et pour ceux qui ne parviennent pas à travailler, "il faut mettre en oeuvre des politiques sociales", avance encore M. Aernoudt, qui souhaite par ailleurs limiter dans le temps les allocations de chômage.
De manière plus générale, Rudy Aernoudt assure ne pas se situer "dans le spectre droite ou gauche". "LiDé veut s'occuper de l'individu - aussi bien celui qui est dans le besoin que les autres. Etre social, ce n'est pas le monopole du PS", affirme celui qui se dit aussi "écologique".
Il se positionne toutefois en faveur de la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires. "Il n'y a actuellement pas d'alternative, donc arrêtons ces discussions stériles".

26 octobre 2008

La N-VA amputée de 1,35 millions d'euros

La semaine dernière, le CD&V a éjecté les sénateurs N-VA Louis Ide et Helga Stevens. Cette scission du groupe politique CD&V/N-VA au Sénat coûtera 1,35 millions d'euros au petit parti nationaliste. Bart De Wever, trouve que cette décision est "malhonnête".

"Le CD&V revendique maintenant 100% des coûts de fonctionnement qui ont diminué et ramassera encore 360.000 euros supplémentaires par an alors que nous restons avec rien", dit le porte-parole de la N-VA ce dimanche dans Het Nieuwsblad op Zondag.
A la chambre, le CD&V et la N-VA ont réglé la fin du groupe de manière plus correcte. La N-VA perd notamment quelques mandats intéressants mais le président de la N-VA Bart De Wever s'y retrouve.
Au Sénat, la séparation est plus douloureuse. La N-VA a calculé que l'expulsion des ses deux sénateurs leur coûtera 1,35 millions en frais de fonctionnement, soit 450.000 euros pour chacune des trois années de législature qu'il reste. Bart De Wever reproche au CD&V de ne rien avoir fait pour trouver une solution.
Le CD&V a également licencié cinq collaborateurs du groupe politique qui étaient octroyés aux deux sénateurs N-VA.

Le FMI dispose de 200 milliards USD pour des prêts

Le Fonds monétaire international peut prêter 200 milliards de dollars de fonds, ses prêts étant accompagnés de conditions moins nombreuses et "plus ciblées" que par le passé. Le FMI a par ailleurs confirmé avoir conclu un accord pour apporter une aide de 2,1 milliards de dollars à l'Islande, afin de l'aider à surmonter la crise qui a ruiné son système bancaire.(afp) - Le Fonds monétaire international dispose de 200 milliards de dollars de fonds prêtables immédiatement, pouvant être attribués avec "moins de conditions" que par le passé, selon un communiqué consultable vendredi sur son site internet.
"Le FMI a plus de 200 milliards de dollars de fonds prêtables et peut compter sur des ressources supplémentaires à travers deux accords d'emprunt avec des groupes d'Etats-membres du FMI", a expliqué l'institution multilatérale.Le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn "indique que même si certaines conditions politiques seront toujours attachées aux prêts du FMI, les conditions seront moins nombreuses et plus ciblées que par le passé".
"Etant donné que le FMI est une institution financière, ses prêts doivent être accompagnées par certaines conditions de politique" économique, selon le Fonds."J'ai eu au téléphone des dirigeants dans plusieurs capitales qui ont demandé l'assistance du Fonds. Nous avons maintenant des missions dans certains de ces pays évaluant leurs besoins et, là où cela a été demandé, discutant de programmes qui pourraient être soutenus par un prêt du FMI", a précisé M. Strauss-Kahn.
"La crise financière frappant les économies avancées commence à ralentir la croissance dans beaucoup de pays émergents. L'économie mondiale entre dans un retournement de conjoncture très important, face au choc financier le plus dangereux sur les marchés développés depuis les années 1930".Le Fonds monétaire international a par ailleurs confirmé vendredi avoir conclu un accord pour apporter une aide de 2,1 milliards de dollars à l'Islande, afin de l'aider à surmonter la crise qui a ruiné son système bancaire.

Le nom 'Fortis' va disparaître...

Redonner confiance, c’est le mot d’ordre des banques. Et pour restaurer cette confiance actuellement en berne, la communication est vitale.

La banque Fortis va, à terme, opter pour un nouveau nom. Le jour où ce changement sera communiqué n'est pas encore connu, selon le patron de Fortis Banque Belgique, Peter Van de Kerckhove, qui a livré l'information à l'occasion de la journée des actionnaires du quotidien De Tijd. C'est la banque Fortis qui a été reprise en Belgique et au Luxembourg par BNP Paribas qui est concernée par ce changement et pas le holding inscrit à l'Euronext.
Si la reprise de Fortis Banque par le Français BNP Paribas est un fait, il est temps d'opter pour un nouveau nom qui puisse donner un nouvel élan sur le marché. Il n'a toutefois pas encore communiqué la nouvelle appellation et, selon la VRT, celle-ci ne serait pas encore décidée.
Les dirigeants des quatre plus grandes banques du pays étaient réunis ce samedi à Bruxelles pour un grand débat public axé sur la crise. Tous, bien que concurrent ont développé les même arguments.
Ces banques ont laissé quelques plumes dans la crise financière : Fortis a été démantelée, ING recapitalisée par les Pays Bas, Dexia est à présent nationalisée, enfin KBC doit faire face à quelques rumeurs. Les managers de ces institutions bancaires, n’ont pas droit à l’erreur. Il faut convaincre le client et rétablir une relation fortement abîmée.
Selon eux, l’orage est passé, il faut à présent se retrousser les manches pour offrir les meilleurs services aux clients. Les problèmes de liquidité sont résolus, la solidité de leurs enseignes rétablies, et les produits proposés triés. De quoi repartir sur de bonnes bases donc. Entreprises ou particuliers, tous le monde est le bien venu.

Cette info en vidéoConfiance : le message de l'administrateur délégué de ... Finance Avenue a réuni les CEO des 4 grandes banques belges. ... Confiance : le message de l'administrateur délégué de ... Finance Avenue a réuni les CEO des 4 grandes banques belges. ... Confiance: le message de l'administrateur délégué d'ING ... Confiance : le message de l'administrateur délégué de ... Confiance : le message du ceo de Dexia Plus de vidéos »
A lire également‘Fortis ne pouvait continuer seule’

Une maman sur cinq est seule

En Belgique, les familles monoparentales représentent 20,48 pc des ménages avec enfants. Ce phénomène a connu une augmentation importante (32,10 pc) entre 1991 et 2004, montre une étude de l'Office national d'allocations familiales pour travailleurs salariés (Onafts), relayée vendredi dans le quotidien Le Soir.
Dans une majorité écrasante des cas (86,17 pc), ce type de ménage a une femme à sa tête.En Belgique, près d'une mère sur cinq est donc désormais isolée, avec des nuances régionales importantes: 28,17 pc à Bruxelles, 22,99 pc en Wallonie et seulement 13,65 pc en Flandre. A l'inverse, les pères isolés ne constituent que 3,44 pc de tous les papas belges.
L'étude de l'Onafts démontre par ailleurs que le groupe des parents isolés se caractérise par un taux de chômage élevé (31,19 pc), soit cinq fois plus qu'auprès des parents en couple qui vivent avec des enfants. L'étude relève encore que les familles monoparentales sont, le plus souvent, de petits ménages. Près de la moitié ne compte pas plus d'un enfant.

Peeters veut reprendre 20 compétences de Leterme

Le ministre-président flamand Kris Peeters propose que la Flandre (Communauté et Région) reprenne du fédéral une vingtaine de compétences, sans modification législative. Au total, pour la seule Flandre, le budget ainsi transféré à charge des Régions et Communautés s'élèverait à 400 millions d'euros.

Le ministre-président flamand Kris Peeters a dressé une liste d'une vingtaine de compétences que la Flandre pourrait reprendre du fédéral dès l'an prochain, sans modification de la loi, indiquent samedi Het Belang van Limburg et la Gazet van Antwerpen.
Répétant que la Flandre n'est pas prête à bloquer 500 millions d'euros "sur un compte d'épargne" pour aider le budget de l'Etat, Kris Peeters a formulé au premier ministre Yves Leterme une contre-proposition d'un montant de 400 millions.
Il propose que la Flandre (Communauté et Région) reprenne du fédéral une vingtaine de compétences, sans modification législative.
Il s'agit notamment des campagnes de vaccination (46 millions), des ateliers protégés et des ateliers sociaux (47 millions) ou encore du Fonds social mazout et de diverses mesures en matière d'énergie (112 millions).
Au total, pour la seule Flandre, le budget ainsi transféré à charge des Régions et Communautés s'élèverait à 400 millions d'euros.
Kris Peeters émet par ailleurs des critiques couvertes sur l'opération de sauvetage de Fortis par le gouvernement fédéral, de laquelle le gouvernement flamand est resté à l'écart. "Si on nous l'avait demandé, nous nous serions montrés prêts à agir tant pour les petits épargnants et les petits actionnaires de Fortis, que pour ceux de Dexia et Ethias", affirme M. Peeters.

La pression fiscale sur le travail baisse

La pression fiscale sur le travail a diminué en Belgique: les charges (para) fiscales prises globalement s'élèvent au total à 42,8 % du total des revenus (taxes incluses). En 2004, elles représentaient encore 44,1 %.(l'écho) - Pourtant, notre pays se situe toujours au-dessus de la moyenne européenne de 36,7 %. C'est surtout la pression fiscale sur les bas salaires qui reste élevée. Voilà quelques éléments intéressants tirés des « indicateurs clés du marché du travail », publiés hier par le SPF Emploi.Sans surprise, l'étude relève le niveau relativement élevé des salaires en Belgique. Le salaire mensuel brut moyen est passé de 2 441 euros à 2 766 euros entre 2002 et 2006. Notre pays compte peu de travailleurs pauvres : 4,2 % contre une moyenne européenne de 8 %.
En revanche, l'ascenseur social fonctionne mal. Seuls 20,2 % des chômeurs se retrouvent au travail un an plus tard, 42 % des salariés avec un contrat temporaire obtiennent un emploi fixe l'année suivante, et seuls 21 % des travailleurs à faible revenu font partie d'une catégorie de revenus plus élevés un an après.Mauvais point également pour la formation. Chaque mois, seul 7,2 % de la population belge participe à une formation, tandis que la moyenne dans l'Union européenne atteint 9,7 %.Autre enseignement de ces indicateurs : le travail à temps partiel est dans notre pays bien moins souvent involontaire que dans les autres pays de l'Union européenne : 14,8 % des travailleurs belges à temps partiel préféreraient travailler à temps plein, contre 22,3 % parmi les Européens. Au total, 24,2 % des salariés belges travaillent à temps partiel.Enfin, le taux d'emploi reste à la traîne en Belgique. Il s'élève à 62 % en moyenne contre 65,4 % au sein de l'Union européenne. Notre retard dépasse les 10 % dans trois sous-catégories : les jeunes, les âgés et les peu qualifiés.

KBC sollicite l'Etat pour 3,5 milliards d'euros

Le groupe flamand KBC veut apaiser les marchés. Il sollicite de l'Etat un soutien via une recapitalisation de 3,5 à 3,6 milliards d'euros. Il entend boucler l'opération ce week-end. Elle ne conduirait pas à une dilution des parts des actionnaires actuels. Un groupe d'experts du gouvernement fédéral se réunit samedi soir avec les avocats de la banque pour affiner l'opération.
Bruxelles (L'Echo) - Le bancassureur flamand KBC, dont l'action a chuté jusqu'à 28% vendredi en séance, veut envoyer un message clair aux marchés avant leur ouverture ce lundi. Pour ce faire, il solliciterait de l'Etat belge un soutien par une recapitalisation de 3,5 milliards d'euros. Selon une source proche du dossier, l'opération pourrait se monter jusqu'à 3,6 milliards d'euros et ne conduirait pas à une dilution des parts des actionnaires.
KBC entend boucler l'opération ce week-end. Il dit n'être pas confronté à un problème de solvabilité ou de liquidités, mais doit réagir pour enrayer la spirale négative dont il est victime. Un groupe d'experts du gouvernement fédéral se réunit sur ce dossier sensible samedi soir avec les avocats de la banque.
Selon nos informations, l'opération aurait lieu par le biais d'un renforcement du Tier One, le noyau dur des fonds propres. Elle n'entraînerait pas de dilution des parts de actionnaires. L'émission d'une obligation subordonnée est une des solutions envisagées. Les détails techniques sont en cours d'élaboration, les modalités précises n'ayant pas encore été déterminées. Les discussions se déroulent bien, semble-t-il. L'objectif est de réaliser une percée dès lundi matin, à l'ouverture des marchés européens.
Modèle néerlandais
KBC suggère de se baser sur le modèle hollandais (opération ING). Le week-end dernier, ING a pu compter sur le gouvernement néerlandais pour renforcer ses fonds propres. La Haye a participé jusqu'à 10 milliards d'euros. Toutefois, l'État belge souhaite d'abord vérifier qu'il y a des raisons objectives de traiter KBC différemment de Fortis, Dexia et Ethias. Dans ces trois cas, l'État a pris des participations et, par là, une implication dans la gestion de la banque. Si une autre solution devait se dégager pour KBC, l'État souhaiterait toutefois disposer, si pas un droit de véto, au moins un droit de regard sur quelques décisions. Les cabinets ministériels devraient se réunir dimanche, pour préparer le conseil des ministres qui devra entériner la décision avant lundi.
Il n'est pas encore clair si l'opération sur la KBC ne concerne que le gouvernement ou également des actionnaires privés de la banque. Certaines sources considèrent comme probable la participation de ces derniers. La majorité du capital de KBC est entre les mains d'actionnaires stables (cliquez ici pour voir le profil de la banque) : KBC Ancora (23%), Cera (7%), le Boerendbond (12%) et un groupe de familles flamandes (12%). KBC est propriétaire de 4% de ses capitaux propres. Le reste des actions sont cotées en bourse.
KBC est la seule grande banque du royaume qui n'a pas eu recours, jusqu'à présent, au soutien de l'Etat belge ou d'établissements étrangers pour affronter la crise.
Vendredi, le groupe avait pourtant tenté de rassurer dans un communiqué en affirmant disposer d'une "solide base de capital et de dépôts". Mais il avait également indiqué qu'il "pourrait envisager de recourir éventuellement" au système de garantie d'Etat pour renforcer sa compétitivité.
Pour Ivan Lathouder, analyste à la Banque Degroof, KBC a assez de place pour renforcer ses fonds propres sans nouvelles actions. "KBC n'a pas de problème de solvabilité, mais il faudra augmenter son ratio parce que ses concurrents l'ont déjà fait," indique-t-il. Selon lui, KBC doit trouver 2 milliards d'euros de fonds propres pour relever son capital de base de plus de 8%.
L'agence de notation Fitch Ratings a placé vendredi le rating à long terme de KBC sous surveillance négative (AA-). L'agence de notation a également rétrogradé le rating individuel de l'activité bancaire à 'B/C contre 'B', précédemment. Cette décision reflète les inquiétudes de Fitch par rapport au portefeuille de CDO's de l'établissement financier. De plus Fitch estime que les difficultés croissantes rencontrées en Europe centrale pourraient conduire à un taux de défaut des remboursements de crédits plus élevés, ce qui pèserait sur les résultats et le capital de KBC.
Vendredi, l'action KBC chutait de 7,08% à 26,70 euros à la clôture des marchés.

Le gouvernement va examiner les me…
Réunion d'un groupe d'experts

L'apparence est importante dans le choix du partenaire

Autant les femmes que les hommes basent le choix de leur partenaire en premier sur l'apparence. C'est ce qui est resorti d'un gigantesque speed dating organisé pour une enquête aux Pays-Bas.Les femmes s'intéressent d'abord aux caractéristiques extérieures, explique le psychologue et chercheur Geertjan Overbeek. ce dernier a organisé un gigantesque speed dating à des fins scientifiques: 550 personnes devaient enchaîner 14 discussions de cinq minutes avec des candidats du sexe opposé, ceci afin de déterminer ce qui provoquait le premier déclic en matière d'attirance.Après la rencontre, chaque candidat devait dire s'il était intéressé ou pas par son partenaire de discussion. Tous les participants ont trouvé, à un moment ou un autre, une personne qui leur plaisait et ce, de façon réciproque. Par contre, on ne sait pas encore combien de vraies relations ont débuté à la suite de ce rendez-vous géant..
Apparence
D'après la théorie de l'évolution, les femmes choisissent un partenaire sur base de son statut social et économique. L'étude a montré que le statut joue effectivement un rôle, mais cela reste accessoire à côté de l'apparence, l'attirance ressentie face au visage et à la posture. La personnalité est elle aussi moins importante.Les hommes extravertis ont plus de chance de débuter une relation. Les femmes sont aussi plus sélectives dans leur choix tandis que ces messieurs montrent plus vite qu'ils sont intéressés. Le niveau scolaire entre aussi en ligne de compte, les femmes préfèrant les hommes ayant un diplôme (le plus haut possible).
Le chercheur constate que les antécédents relationnels "jouent un rôle important, mais

23 octobre 2008

"Je ne suis pas la ministre de la régularisation"

Les étrangers sont bienvenus en Belgique s'ils arrivent par la porte d'entrée, indique Annemie Turtelboom dans un entretien publié mercredi par La Libre Belgique. La ministre de la Politique de migration et de l'asile, qui accuse le cdH et le PS de vouloir une régularisation massive, espère un accord avant juin 2009."Je ne suis pas la ministre de la régularisation. Une politique de migration, c'est plus que de la régularisation. (...) Pour moi, tout le monde doit être bien accueilli dans notre pays, mais ils doivent choisir la porte d'entrée et je veux fermer la porte arrière", explique Annemie Turtelboom."Quelqu'un qui entre dans ma maison par la porte arrière, qui s'assied dans mon fauteuil et demande les clés de la porte, c'est non. Vouloir des papiers sans jamais avoir demandé l'asile, un visa d'étudiant, un regroupement familial ou un permis de travail, c'est quoi ça? C'est rentrer dans la maison par l'arrière", poursuit la ministre.Annemie Turtelboom, qui considère que la régularisation doit être basée sur la langue et l'emploi, estime que le cdH et le PS demandent une régularisation massive et collective.

Le PS dénonce les mensonges de la ministre Turtelboom
Le Parti socialiste a dénoncé mercredi ce qu'il considère comme des mensonges de la part de la ministre de la Politique de migration et d'asile, Annemie Turtelboom (Open Vld), qui évoquait dans La Libre Belgique une volonté du PS d'une régularisation massive des sans-papiers.Les critères de régularisation réclamé par le PS et le cdH "peuvent avoir un contenu tellement large qu'on a une régularisation massive", a jugé la ministre dans La Libre.Pour le PS, il est totalement faux de dire qu'il veut une régularisation massive des sans-papiers. Le parti socialiste dit réclamer "simplement" la mise en oeuvre de l'accord de gouvernement. "Concrètement, le PS veut une circulaire avec des critères clairs et précis de régularisation (longues procédures, ancrage local durable), afin de mettre fin à l'arbitraire qui existe actuellement", rappelle-t-il."C'est en effet à cause de la politique incohérente des ministres libéraux flamands que certains sans-papiers qui séjournaient depuis quelques mois dans notre pays ont été régularisés parce qu'ils faisaient la grève de la faim, ce qui encourage de nouvelles grèves de la faim", ajoute le parti.Le PS dit déplorer l'attitude des libéraux, "qui refusent d'appliquer l'accord de gouvernement et bloquent toute possibilité d'accord sur la circulaire de régularisation".A ses yeux, les libéraux "se livrent à un chantage honteux en voulant monter deux catégories de la population l'une contre l'autre (les sans-papiers et les chômeurs)", ajoute le PS, en écho aux déclarations de Mme Turtelboom liant activation des chômeurs et migration économique.

Le FAM réclame la fermeture du cabinet Turtelboom
Annemie Turtelboom, ministre en charge de la politique de l'asile et de l'immigration.Environ 150 personnes se sont rassemblées mercredi vers 14H00 au carrefour Arts-loi à Bruxelles afin de dénoncer l'inactivité du gouvernement fédéral dans le dossier 'Asile et Migration', à l'appel du Forum Asile et Migrations (FAM), une plateforme pluraliste, indépendante d'une centaine d'organisations francophones et néerlandophones luttant pour une autre politique d'asile et de migrations, et des syndicats FGTB et CSC.Les manifestants se sont dirigés vers le cabinet de la ministre en charge de la politique de l'asile et de l'immigration, Annemie Turtelboom. Ils réclament la fermeture du cabinet de la ministre. "Notre sentiment aujourd'hui est que l'Open Vld doit être dépossédé du portefeuille 'asile et migrations' car il bloque les accords possibles et que le chef de gouvernement ne remplit pas son rôle d'arbitre'", déclarent le FAM et les syndicats.Un cordon de policiers a été mis en place devant le cabinet afin d'empêcher les manifestants de s'approcher du bâtiment et d'y coller des affiches sur les façades. Les manifestants ont investi une partie de la rue de la Loi. Les organisateurs ont demandé aux sans-papiers de ne pas prendre part à cette manifestation qui n'a pas été autorisée par les autorités.

Le cdH dément les propos de Turtelboom
Le cdH a démenti mercredi, à l'instar du PS, les propos de la ministre de l'Asile et des Migrations Annemie Turtelboom en vertu desquels ces deux partis seraient demandeurs d'un régularisation massive des sans-papiers."Contrairement à ce que prétend aujourd'hui la ministre de l'Immigration dans les colonnes de La Libre Belgique, le cdH n'est absolument pas en faveur d'une régularisation massive des sans-papiers mais souhaite uniquement l'exécution de l'accord de gouvernement, à savoir un examen de chaque dossier cas par cas, sur base de critères clairs", a rappelé le cdH dans un communiqué.L'accord de gouvernement, accepté par tous les partis de la majorité, est suffisamment précis pour la mise en place de la circulaire 'régularisation', souligne-t-il.Les centristes qualifient en outre de "paradoxale" l'attitude de l'Open VLD dans ce dossier. "Il refuse la régularisation de personnes qui pourraient entrer sur le marché de l'emploi de manière légale et il demande par ailleurs d'ouvrir toutes grandes les frontières pour l'immigration économique", indiquent-ils.Les démocrates-humanistes en appellent une nouvelle fois au Premier ministre pour qu'il mette tout en oeuvre pour faire exécuter dans les plus brefs délais l'accord de gouvernement.

150.000 dollars pour habiller Sarah Palin

Le parti républicain aux Etats-Unis a dépensé la bagatelle de 150.000 dollars (environ 116.000 euros) pour habiller et maquiller Sarah Palin, colistière du candidat à la Maison Blanche John McCain.

Sarah Palin. ©AP
Le principal organe de recueil de fonds des républicains a dépensé des dizaines de milliers de dollars dans des grands magasins de luxe de St.Louis, New York et Minneapolis, a affirmé le site internet Politico.
La somme de 4.716,49 dollars a été dépensée en coiffure et en maquillage au mois de septembre, a ajouté le site. Ce poste de dépenses n’apparaissait pas sur les comptes du parti avant la désignation de la gouverneure de l’Alaska, en août.
Tracy Schmitt, une porte-parole du ticket McCain-Palin, a assuré qu’il avait « toujours été prévu que les vêtements ainsi investis soient cédés à une organisation caritative après la campagne ». « Avec toutes les questions importantes auxquelles le pays est confronté, il est incroyable que nous passions du temps à parler de pantalons et blouses », a-t-elle également déclaré.
Une autre porte-parole, Maria Comella, a « refusé de donner des détails sur ces dépenses et sur les raisons pour lesquelles il était nécessaire de dépenser autant », a indiqué Politico.
L’état-major de campagne républicain « ne commente pas les décisions stratégiques sur la façon dont les ressources financières sont dépensées », a expliqué Mme Comella sur le site.
Deux magasins de vêtements pour bébés figurent sur la liste des dépenses, « suggérant que 295 dollars ont été dépensés pour habiller le dernier des Palin sur le chemin de la campagne », a ajouté Politico, évoquant le cinquième enfant de la candidate au poste de vice-présidente, né en avril.

Comment le PS tient la force atomique

Les experts planchent sur le futur mix énergétique belge. Le PS est prêt à prolonger les centrales. Sur base d'avis scientifiques. Et sans se laisser intimider par Ecolo.
Joëlle Milquet et le CDH ont pris position, samedi, pour une prolongation de la durée de vie du parc belge de centrales nucléaires au-delà de 2015. Avec ce virage clair, les humanistes se sont rangés aux côtés de l'Open VLD et du CD&V - deux partis qui plaident pour le maintien des centrales belges. Le MR, même s'il n'est pas (encore) ouvertement revenu sur la loi de sortie du nucléaire, devrait se rallier in fine à ces trois partis. Et le PS ?
Le parti socialiste est aujourd'hui le seul des cinq membres de l'équipe Leterme à entretenir le suspense sur sa position. Or, le PS détient les clés du ministère de l'Energie. Et Paul Magnette refuse de se laisser pousser dans le dos par ses collègues de gouvernement pour des "raisons électoralistes". Conformément à l'accord de gouvernement de mars 2008, une commission a été mise en place par le ministre de l'Energie et doit plancher sur le mix énergétique le mieux adapté à la Belgique. La commission devra remettre ses conclusions "courant 2009" pour permettre, ensuite, au gouvernement de poser un choix. Cette commission ne remettra pas un seul scénario : elle formulera plusieurs hypothèses de combinaison énergétique.
Il est cependant hautement improbable que ce choix soit posé avant les élections de juin 2009. Formulé platement : "on ne sera pas dans les temps , assure, sous couvert d'anonymat, un observateur du dossier. Et si c'est pour arriver trois semaines avant les élections avec ce dossier, autant reporter sereinement la prise de décision" .
La commission est composée d'experts belges et internationaux. Rayon belge, se retrouvent des représentants de la Creg, du SPF Economie, de la DG Energie, du Bureau du Plan ainsi que de la Banque nationale. Au niveau des techniciens internationaux, chacun des membres retenus fait autorité dans le domaine énergétique : l'économiste français Jacques Percebois côtoie un expert italien, un Anglais et un Allemand. Les experts disposent à présent de l'ensemble des documents nécessaires pour entamer leurs travaux, et leur première réunion est formellement prévue courant du mois de novembre.
"Pas d'idéologie préconçue"
Le ministère de l'Energie est déterminé à faire respecter à la lettre l'application de l'accord de gouvernement : il n'y aura pas, y assure-t-on, d'anticipation de la prise de décision pour des raisons politiques. "Les choix politiques doivent être objectivés par des avis techniques", martèle-t-on au ministère de l'Energie.
Reste que la décision de fond - si le calendrier reste à déterminer - ne fait guère de doute : le parc nucléaire belge devrait bien voir sa durée de vie prolongée. Le ministre de l'Energie himself est dit partisan d'une transition énergétique organisée. Mais "nous n'avons pas d'idéologie préconçue sur la question nucléaire, expose un responsable socialiste. Nous n'avons pas de doctrine. Le CDH est pour le nucléaire, Ecolo est contre. Nous avançons en fonction des études scientifiques, en particulier sur la gestion des déchets radioactifs". Un autre : "Nous n'avons certainement pas peur des Ecolos. Ils ne nous dicteront aucun agenda. Suez et Electrabel non plus, d'ailleurs." Un troisième responsable dit : "Il n'y a pas trente solutions pour proposer une énergie bon marché aux citoyens. L'énergie nucléaire doit être utilisée."
"Ecolo est populiste"
Depuis l'opposition, les verts font feu sur les partisans de l'atome. "Ecolo, relève-t-on au parti socialiste, est devenu un parti populiste. Ils font tout ce qu'ils peuvent pour pomper les électeurs du PS." Si le parti socialiste déverrouille effectivement le parc des centrales nucléaires belges, il entend le faire sans se laisser mettre dans les cordes par les verts. C'est que la bataille sur la gauche et le centre de l'échiquier politique s'annonce sanglante dans la perspective des Régionales de 2009 entre PS, Ecolo et CDH. "On ne va certainement pas sombrer dans le populisme, conclut un cadre rouge. D'ailleurs, si c'était le cas, nous aurions déjà donné le feu vert à la poursuite du nucléaire : l'atome a le vent en poupe pour le moment."

04 octobre 2008

Une PME sur trois changera de mains dans les 10 ans

Selon les spécialistes, pas moins de 30% des PME belges seront confrontées dans les 10 ans à venir à la problématique de la transmission et ce, en raison du fait que de nombreux entrepreneurs de la génération "baby-boom" se rapprochent de l'âge de la retraite, annonce jeudi la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) dans un communiqué.Un trop grand nombre de chefs d'entreprises tardent à préparer leur transmission, courant ainsi le risque de se voir contraints de vendre dans de mauvaises conditions, juge la fédération patronale. "Or, une bonne transmission d'entreprise prend minimum trois ans, uniquement pour les aspects techniques et formels. Si on y ajoute les cruciaux aspects psychologiques et humains, cela peut prendre jusqu'à dix ans", explique encore la FEB.Selon la FEB, le vieillissement de la population, et donc des chefs d'entreprises, n'est pas le seul facteur à l'origine d'une multiplication des entreprises à transmettre. Divers experts constatent également une diminution du nombre de transmissions familiales, même si cette formule reste le mode de transmission largement majoritaire dans les PME. "L'entreprise de 'père en fils' n'est plus une évidence. Il arrive de plus en plus souvent que le fils ou la fille ne veuille ou ne puisse tout simplement pas reprendre les rênes de la société", conclut la FEB.

02 octobre 2008

Dexia: 350 millions libérés par le gouvernement wallon

Le ministre Marcourt a cependant précisé que l'opération n'aura aucun impact sur les politiques à mener en 2009

Réuni ce mercredi à 13H, le Gouvernement wallon a décidé de libérer, en urgence, sur sa trésorerie propre, la somme de 350 millions d'euros permettant la recapitalisation de Dexia. "L'argent va être libéré immédiatement, avant 16 heures, a confirmé le ministre wallon du Budget, Michel Daerden, à l'issue de la réunion du Gouvernement.L'argent sera récupéré via une filiale commune formée par la SRI (Société Régionale d'Investissement) et la Sogepa (Société de Gestion et de Participation), a annoncé le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt. Cette filiale détiendra une participation à hauteur de quelque 33 millions d'actions.La part qui sera prise en charge respectivement par la SRI et par la Sogepa n'a pas encore été formalisée.montage financier neutre pour le budget wallonL'argent libéré représente une avance de fonds d'une société qui sera créée à hauteur de 50-50 par la SRI et la Sogepa, en partie en fonds propres et en partie en emprunt, à préciser Jean-Claude Marcourt.Le ministre a précisé qu'il s'agissait d'une mesure d'urgence et que l'avenir n'était pas encore décidé. "Sommes- nous là pour la nuit des temps? Non. Lorsque la mer redeviendra calme, il faudra parler avec l'ensemble des actionnaires pour voir si le 1,85 pc que nous détenons est utile ou pas", a-t-il remarqué.Interrogé sur les causes de "la crise la plus importante depuis 1929", comme il l'a souligné, le ministre, qui s'exprimait au nom du Gouvernement, a souligné qu'il faudrait "refondre totalement le système financier mondial". "A l'instar de l'ONU, il faudra faire un système de régulation mondial. L'argent fou est la cause aujourd'hui de nos malheurs. Nous n'avons que trop traîné", a-t-il souligné, précisant également que les bonnes règles de gouvernance et de transparence faisaient partie des conditions imposées par la Région pour participer à la recapitalisation, "qui n'aurait pu être possible sans la garantie de la Banque centrale européenne". "Nous allons ramener Dexia vers ses métiers de base et ne plus jouer dans la cour des grands si nous n'en avons pas la capacité", a encore annoncé Jean-Claude Marcourt.Plusieurs parlementaires se sont inquiétés des conséquences de l'opération pour les communes, notamment en ce qui concerne les dividendes. Le ministre n'a pas pu apporter de réponse concrète. "Nous ne savons pas ce qui va arriver. Nous avons sauvé l'entreprise et le personnel. Nous verrons dans les jours et les mois qui viennent comment le système va évoluer", a-t-il remarqué.Le débat parlementaire s'est déroulé dans le calme, chacun saluant l'intervention rapide des autorités. Comme l'a remarqué Hervé Jamar (MR), il n'a donné lieu à aucune "attaque" politique. Le chef de groupe Ecolo s'est cependant demandé comment Dexia avait pu en arriver à une telle situation. "N'y a-t-il là aucun contrôle public? ", s'est-il interrogé en regardant le chef de groupe MR, Serge Kubla, administrateur de Dexia. Son intervention n'a donné lieu à aucune remarque.

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Plusieurs millions de pots-de-vin chez Intradel ?

Des perquisitions ont été menées mercredi à l'intercommunale liégeoise de traitement des déchets Intradel, à Herstal, par la justice qui enquête sur l'attribution suspecte d'un marché public de 170 millions d'euros.


A l'origine de ces perquisitions se trouve une lettre anonyme envoyée notamment au journal La Meuse (groupe Sud Presse), à Liège, et qui évoque des pots-de-vin, qui auraient entre autres été versés au directeur général d'Intradel Roger Croughs par la société Inova France pour obtenir le marché public de construction de la nouvelle usine de traitement des déchets. Un marché de 170 millions d'euros.
Les enquêteurs ont vérifié les différentes accusations portées dans la lettre et ont découvert des mouvements financiers troublants.
Un dossier a été mis à l'instruction pour corruption et blanchiment d'argent. Lors des perquisitions menées mercredi matin, les enquêteurs ont saisi des documents à Intradel Herstal, au domicile de M.
Croughs, chez deux consultants de l'intercommunale, mais aussi à différents endroits à Seraing, Esneux, Beyne-Heusay et en Région bruxelloise.
La lettre met aussi en cause des hommes politiques liégeois -le bourgmestre de Seraing Alain Mathot, celui de Herstal Frédéric Daerden et son père, le ministre wallon Michel Daerden –, qui démentent.