30 septembre 2007

Elia dans le collimateur du Fisc

21/09/2007
Elia, le gestionnaire du réseau électrique à haute tension, fait l'objet d'un "colossal redressement fiscal" de plus de 80 millions d'euros, révèle vendredi le quotidien Le Soir.

Si on y ajoute l'amende, la facture totale s'élève à 128 millions d'euros. Le fisc s'intéresse aux exercices 2003 et 2004.

Il est reproché à Elia d'avoir présenté un chiffre d'affaires revu illégalement à la baisse, de quoi réduire l'assiette fiscale et donc le montant de l'impôt. La direction d'Elia réfute elle toute fraude. "Les montants en question ne sont pas des revenus, mais des surplus tarifaires qui doivent venir en déduction des tarifs des années suivantes".

Le gestionnaire du réseau électrique belge a reçu il y a deux semaines une lettre recommandée de la direction des contributions lui enjoignant de se mettre en ordre, amende à l'appui. Le quotidien Le Soir s'interroge: qui paiera la note fiscale? "Elia semble sous-entendre que le consommateur acquittera la facture", indique le journal. Et d'ajouter que le fisc analyse également en ce moment les comptes de Fluxys, la filiale de Suez qui gère le réseau gazier belge, qui aurait employé les mêmes procédés.

Levif.be avec belga

Procédure disciplinaire contre les mandataires locaux wallons


POLITIQUE ven 28 sep
Le gouvernement wallon a pris vendredi deux arrêtés qui déterminent la procédure disciplinaire à l'encontre des bourgmestres, échevins et membres du conseil de l'action sociale.
En 2001, les accords du Lambermont ont mené à la régionalisation de la loi communale. Il était toutefois précisé que la compétence disciplinaire sur les bourgmestres, et non les autres mandataires, resterait dans le giron fédéral jusqu'au 1er janvier 2007.

Si le gouvernement, par l'intermédiaire du ministre des Affaires intérieures, a connaissance de faits commis par un mandataire et qui peuvent être qualifiés d'inconduite notoire ou de négligence grave, il chargera le gouverneur de la province de mener une enquête disciplinaire. Au terme de l'enquête, celui-ci disposera d'un délai de 30 jours pour proposer une sanction éventuelle. Le gouvernement aura ensuite trente jours pour statuer. Deux sanctions peuvent être imposées: la suspension du mandataire pour une durée de maximum 3 mois ou la révocation.

Le peuple birman gronde


L'envoyé de l'ONU rencontre Aung San Suu Kyi
L'émissaire spécial de l'ONU, Ibrahim Gambari, a rencontré dimanche à Rangoon l'opposante birmane Aung San Suu Kyi. Ils se sont entretenus pendant environ une heure quart dans un bâtiment gouvernemental.

30 sep 2007 14:00
La rencontre d'Ibrahim Gambari avec Aug San Suu Kyi est au moins un signal positif même si elle n'est peut-être qu'un signe purement symbolique. Ibrahim Gambari était déjà le dernier visiteur à avoir rencontré l'année dernière la prix Nobel de la paix qui a passé l'essentiel des 18 dernières années en prison ou assignée à résidence chez elle sans aucun contact avec l'extérieur.

Auparavant, Ibrahim Gambari s'était rendu à Naypyidaw, la ville nouvelle créée de toutes pièces où la junte a transporté son administration en 2005. Il semble qu'il y ait rencontré le numéro un du régime, le généralissime Than Shwe. Mais rien n'a encore filtré sur la tenue de leur entretien.

Pendant ce temps, les rues de Rangoon sont calmes. Les habitants n'osent plus s'y aventurer. C'est le calme par la terreur. Mais jusqu'à présent, la junte semble résister aux pressions internationales. Même la Chine a demandé aux autorités birmanes d'adopter des méthodes pacifiques.

Et puis le Japon envoie un émissaire en Birmanie, à la fois pour obtenir une enquête sur les circonstances de la mort du photographe japonais tué pendant les manifestations et pour réclamer que la junte opte pour le dialogue plutôt que pour la force.

La junte a aussi autorisé une reprise partielle du transport de l'aide alimentaire au départ de Mandalay, au nord du pays. Samedi, le programme alimentaire mondial de l'Onu avait signalé que 500 tonnes de vivres y étaient bloquées. Ce dimanche, trois convois ont pu prendre la route. D'autres restrictions pourraient être levées lundi.

L'opposante birmane Aung San Suu Kyi serait en prison

Le Premier ministre du gouvernement birman en exil Sein Win a affirmé mercredi à Paris que l'opposante et Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi, placée en résidence surveillée depuis 2003 par la junte, avait été transférée dimanche en prison.Interrogé à Paris sur des rumeurs faisant étant de l'emprisonnement d'Aung San Suu Kyi, Sein Win a déclaré: "nous avons cette information de deux sources". "Jusqu'ici, ce n'était pas certain car nous n'avions qu'une source, mais maintenant nous l'avons eue d'une autre source indépendante", a ajouté Sein Win, qui est un cousin de l'opposante. "Elle est à la prison d'Insein depuis dimanche après le passage des moines devant sa maison", a-t-il affirmé.Un diplomate occidental à Rangoun joint par téléphone a toutefois indiqué ne pas avoir "confirmation" d'un tel transfert. "Nous avons plutôt eu un démenti", a-t-il dit, ajoutant que "tout porte à croire" que la lauréate du Prix Nobel de la Paix est encore dans sa résidence.Sein Win devait être reçu mercredi en fin d'après-midi par le président français Nicolas Sarkozy, alors que la répression par la junte birmane de manifestations pacifiques a fait mercredi quatre morts, dont trois moines bouddhistes, et cent blessés.Mardi, une source policière birmane avait démenti qu'Aung San Suu Kyi ait été transférée en prison. Sein Win a été désigné Premier ministre du gouvernement de coalition nationale de l'Union birmane en exil après la victoire en 1990 de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) dirigée par Aung San Suu Kyi. (belga)

La contestation s’amplifie contre la junte militaire au pouvoir
La longue marche des bonzes

L’« ARMÉE ROUGE » des moines s’est levée contre le régime. Des citoyens rallient le mouvement. Toujours plus nombreux.


Les pluies de la mousson humide, qui s’abattent sans discontinuer depuis plusieurs jours sur Rangoon, ne les effraient pas. Marchant dans les rues inondées, le regard déterminé, certains brandissant des drapeaux, les bonzes de Birmanie, qui manifestent quotidiennement contre le régime militaire depuis mardi dernier, donnent l’impression d’être parfaitement organisés. Parfois, en tête de cortège, un des moines bouddhistes porte un bol à aumônes renversé. C’est le symbole du boycottage. Les bonzes refusent les offrandes des militaires et de leurs familles, tant que les hauts dirigeants ne se seront pas excusés pour les violences commises contre certains des leurs début septembre.
La première manifestation, le 18 septembre, avait rassemblé 400 de ces religieux revêtus de leur robe rouge. Dimanche, ils étaient 10.000 à traverser Rangoon, accompagnés d’un nombre égal de laïques venus les encourager. Du jamais vu depuis les grandes manifestations antimilitaires de 1988, lesquelles avaient renversé le régime du dictateur Ne Win. Un coup d’Etat, le 18 septembre de cette année, accompagné d’une féroce répression (3.000 morts), avait réinstallé une junte à la tête du pays.
Les manifestations contre le régime avaient été lancées à la mi-août par un groupe d’anciens étudiants impliqués dans la révolte de 1988 : ils dénonçaient la hausse brutale du prix du carburant, qui a rendu les transports collectifs inaccessibles pour une grande majorité des Birmans. L’arrestation de 150 de ces leaders avait stoppé net le mouvement après quelques jours. C’est alors que la vague rouge s’est levée : l’armée des bonzes – 500.000 dans le pays – s’est mise en marche, à la surprise de la junte au pouvoir. « Les généraux n’avaient pas prévu l’implication des bonzes. Avec le mécontentement qui s’étend dans la sangha (la communauté monastique), cela devient très risqué pour le régime. Les militaires savent bien que les gens écoutent les moines », explique le directeur d’une ONG à Rangoon.
Car les bonzes sont au cœur de la vie sociale. Pour les Birmans, ils ne sont pas seulement des religieux, mais aussi des conseillers qui les aident dans leurs tracas quotidiens. Faisant tous les matins leur tournée pour recueillir les offrandes des fidèles, les moines sont conscients des difficultés économiques des Birmans. « Les bonzes dépendent des offrandes de la population. Si la population est affectée, ils en subissent le contrecoup. C’est pour cela que les jeunes bonzes sont très impatients et en colère », explique un journaliste birman.
L’activisme politique de la communauté monastique n’est pas nouveau. En 1988, les moines avaient gonflé de leur nombre les cortèges qui avaient pris possession des rues de Rangoon. Conscients du pouvoir immense des religieux sur le peuple, les généraux avaient réagi en imposant un contrôle strict de la sangha par l’administration. Le régime avait aussi abreuvé de cadeaux et d’argent les abbés des pagodes les plus influentes. Ce n’est donc pas toute la communauté monastique qui descend dans la rue depuis le début septembre, mais les jeunes bonzes en formation.
Désormais, les bonzes appellent les laïques à se joindre aux défilés, donnant l’impression qu’ils veulent forcer la main de la junte pour un changement de nature du régime. Samedi, la dirigeante de l’opposition assignée à résidence, Aung San Suu Kyi, est sortie de chez elle pour la première fois depuis quatre ans pour saluer respectueusement, les larmes aux yeux, les bonzes qui défilaient devant chez elle. Cette brève rencontre symbolise la jonction entre deux forces puissantes qui irriguent la société birmane, la communauté monastique et le mouvement prodémocratique.
Sur quoi peut déboucher cette révolte ? Certains brandissent le spectre du massacre de 1988, quand l’armée avait tiré dans la foule, y compris sur les moines, après avoir laissé les manifestations se développer pendant plusieurs semaines. « Tôt ou tard, il y a aura une répression. Les généraux ne feront jamais de compromis », affirme le journaliste birman Aung Zaw. Le contexte international est toutefois différent. Même la Chine, alliée fidèle de la Birmanie, a manifesté son impatience devant l’attitude bornée des généraux. Faire usage de violence risquerait d’éroder les quelques soutiens extérieurs dont la Birmanie dispose encore.

MAJ 25 septembre 2007

La junte militaire birmane a lancé lundi une mise en garde aux moines bouddhistes, qui venaient de conduire un défilé de 100.000 personnes hostiles au régime dans les rues de Rangoon. C'est la manifestation la plus importante depuis le soulèvement pro démocratie avorté de 1988.


La junte militaire birmane a lancé lundi une mise en garde aux moines bouddhistes, qui venaient de conduire un défilé de 100.000 personnes hostiles au régime dans les rues de Rangoon. Il s'agissait de la plus grande manifestation qu'ait connue la première ville birmane depuis le soulèvement pro-démocratie avorté de 1988.
Les autorités ne sont pas intervenues pour disperser le cortège, mais le ministre birman des Affaires religieuses, le général Thura Myint Maung a laissé entendre lundi que le gouvernement pourrait intervenir contre les moines protestataires si leurs supérieurs ne le font pas.

La télévision officielle a montré des images du général rencontrant des membres du clergé bouddhistes à la pagode Kaba Aye de Rangoon. Lors de cette réunion, il a expliqué que les bonzes qui manifestent ne représentaient que 2 % de la population. Il les a accusé d'être utilisés pour provoquer des troubles par la Ligne nationale pour la démocratie (LND), le parti de la dissidente Aung San Suu Kyi, maintenue en résidence surveillée par la junte, le groupe d'étudiants de la Génération 88 et des agitateurs occidentaux, dont des médias étrangers.
Au septième jour consécutif de manifestations anti-gouvernementales conduites par les bonzes, le cortège, emmené par 20.000 moines, était parti lundi de la Pagode Shwedagon, temple le plus sacré du pays, et avait vu grossir ses rangs lors de son passage dans les rues de Rangoon.
Du côté des manifestants, certains avançaient le chiffre de plusieurs centaines de milliers de participants, mais les employés d'une organisation humanitaire internationale ayant observé le défilé ont estimé leur nombre à près de 100.000.
A l'issue de cinq heures de marche et au moins 20 kilomètres parcourus, les derniers manifestants -un millier de moines et 400 sympathisants- se sont dispersés à un carrefour où des policiers bloquaient l'accès vers le domicile d'Aung San Suu Kyi, figure de proue de l'opposition, toujours assignée à résidence par la junte.
Chants et prières
Par ailleurs, à Mandalay, dans le centre du pays, un millier de moines ont également organisé une marche de protestation. Comme à Rangoon, les autorités n'ont pas tenté de l'empêcher.
Après une semaine de marches, les manifestations sont devenues explicitement politiques, même si les moines, fers de lance du mouvement, préfèrent s'exprimer indirectement par des chants et des prières. De nombreuses personnes les ont rejoints et ont repris les slogans du mouvement pro-démocratie : la réconciliation nationale, la liberté pour les prisonniers politiques et des appels à de meilleures conditions de vie.
Un cran a été franchi samedi lorsque plus de 500 personnes ont franchi les barrages pour se rendre à la résidence d'Aung San Suu Kyi, où elle a fait à cette occasion sa première apparition publique depuis plus de quatre ans. Dimanche, 20.000 personnes ont manifesté dans les rues de Rangoon, mais la police a cette fois empêché les bonzes d'approcher de la maison de la dissidente.
Le mouvement de protestation a commencé le 19 août pour dénoncer la vie chère après une forte hausse des prix du carburant, mais il puise ses racines dans un mécontentement ancien à l'égard du régime militaire au pouvoir.
Jusqu'ici, la junte, qui avait écrasé dans le sang le soulèvement pro-démocratie de 1988, a fait preuve de retenue sous la pression de la Chine, son principal partenaire commercial et allié, soulignent les experts. « Pékin organise les Jeux olympiques l'été prochain », souligne un diplomate du Sud-Est asiatique ayant requis l'anonymat. La Chine est le principal soutien de la junte, et si Rangoon prend des mesures répressives « cela risque d'affecter l'image de la Chine », ajoute-t-il.
La Chine, qui lorgne sur les vastes réserves pétrolières et gazières de la Birmanie, s'est opposée cette année à ce que le Conseil de sécurité de l'ONU critique la situation des droits de l'Homme en Birmanie. Mais dans le même temps, Pékin a recours à une diplomatie discrète et à de subtiles pressions, exhortant Rangoon à s'engager sur la voie de la démocratie et à accélérer le processus de dialogue et de réformes.
(D'après AP)

Laurette Onkelinx au chevet d’Iris

La Vice-Première ministre socialiste Laurette Onkelinx, chef de file de l’opposition PS dans la commune de Schaerbeek, a été désignée ce lundi soir pour siéger au Conseil d’administration d’Iris, la structure en charge de la gestion des hôpitaux bruxellois.
Elle a été désignée ce lundi soir lors d’un vote à huis clos par le conseil communal de la Ville de Bruxelles pour y siéger.
Le vote s’est soldé par 25 « oui », 8 « non » et une abstention. Certains voient en elle la future présidente du Conseil d’administration, ce qui n’a jusqu’ici pas été confirmé officiellement. Au cours de la séance du conseil communal de la Ville, aucun représentant socialiste n’a voulu confirmer, ni infirmer cette hypothèse.

Dans l’opposition, le MR n’a pas caché que cette perspective ne l’enchantait guère. Sans préjuger des compétences de la Vice-Première sortante, le conseiller communal Jacques Oberwoits a jugé « inimaginable que la Ville de Bruxelles soutienne et encourage la candidature de Laurette Onkelinx pour succéder à Yvan Mayeur à la tête des hôpitaux publics bruxellois ».
Si cela devait se produire, on constaterait une nouvelle fois la perte énorme d’influence de la Ville dans les structures où elle est représentée, a-t-il commenté, en marge de la séance du conseil communal.
Il a rappelé, dans ce contexte, que 5 des neuf entités hospitalières du réseau, dont 4 à vocation universitaire, étaient gérées par la Ville et son CPAS et que le président d’Iris a toujours été un représentant de Bruxelles.
Pour lui, confier la présidence d’Iris à Laurette Onkelinx constituerait un désaveu pour les échevins socialistes Faouzia Hariche et Philippe Close.
Par ailleurs, le vote de lundi soir a conforté les candidatures de Jean-Pierre Closon et de l’échevin Christian Ceux pour représenter le CDH au sein de ce même conseil d’administration d’Iris. Pour le CD&V, ce sera Jean De Hertog.



24/04/07
IRIS ou la faillite du système social(iste)

Le constat est accablant ! IRIS, la structure faîtière des hôpitaux publics bruxellois, enregistre pour l’année 2006 un déficit budgétaire de 20 millions d’€. Au-delà des fluettes pertes annuelles, c’est tout un système employant plus de 9 000 personnes qui est, au nom de la gestion subjective d’un homme, menacé de faillite. Merci Yvan !

Qui ne tente rien n’a rien ! La création, en 1996, de l’association faîtière IRIS avait pour objectif de ramener l’équilibre financier des hôpitaux publics bruxellois à l’horizon 2000. Pour cela, la région et les communes injectèrent quelques quatre milliards d’€. Sept ans plus tard, l’heure de faire les comptes a sonné : 20 millions d’€ de perte ! On n’est pas rendus… Les raisons du gouffre ? On constate que la gestion du président d’IRIS, Yvan Mayeur, est menée de manière plus qu’intéressée, c’est-à-dire en laissant mourir une poignée d’hôpitaux, au profit d’un joujou, le CHU Saint-Pierre. Les ingrédients : parachutages, licenciements abusifs, décisions en dehors du bon sens, gestion occulte, etc. Une restructuration partisane, avec à la clé, le démantèlement volontaire de la structure complète d’IRIS. Recette d’un échec volontaire…
La sauce tomate
En 2004, le capitaine Yvan Mayeur est désigné au gouvernail d’IRIS. Soudainement, le poste d’administrateur-délégué du conseil d’administration disparaît. Pour combler ce manque, les rumeurs parlent actuellement de Pascale Perreta (Directrice du CASU et sbire d’Yvan, PS) ; de bon augure pour Mayeur, qui voit une bonne épine de contrôle s’enlever de son pied. Dès lors, le PS liquide et les fonctionnaires à la tête des hôpitaux son remplacés. Ainsi, à Saint-Pierre, M. Walraevens est remplacé par Mme Janssen (PS) ; à Bordet, M. Iemants est remplacé par Mme Janssen également ; et à Brugmann, M. Mercier est mis dehors au profit de M. Désir. Dans les faits, c’est le PS qui gère tout, puisqu’il truste les fonctions les plus importantes : les présidences des CA de Brugmann (Jean-Marie Amand, PS) et de Saint-Pierre (Faouzia Hariche, échevine bruxelloise très proche d’Yvan, PS), les présidences de Bordet (Robert Tollet, PS) et d’Iris-Achat (Camille Artois, PS après un passage chez Ecolo). Mounia Mejbar quant à elle, dont on ne rappellera pas les proximités avec le bel Yvan, se voit promue responsable de la comm’ d’IRIS.
Les temps étant difficiles, le directeur général de l’hôpital Brugmann, Daniel Désir (fils de George) se voit infliger trois commissaires/sbires du gouvernement qui prendront le pouvoir absolu, dont Nathan Klumeck (étiqueté PS) et Sophie Monnier (PS), du cabinet Demotte. Résultat : la gestion interne est complètement paralysée, et tout le personnel médical se révolte. Du côté de la Région, on se rend compte que la responsable d’IRIS au cabinet Picqué est hébergée dans un logement du CPAS des Marolles dont, faut-il le rappeler, le poste de président est occupé par Yvan Mayeur. Echange de bons procédés ?
Le poil dans la soupe
En septembre dernier, au grand malheur du clan Mayeur, un vieux singe…bleu est venu fourrer son nez dans la fourmilière. Jacques Simonet, pour un problème cardiaque, s’en était allé à l’hôpital Bracops, dans son fief anderlechtois. Il pu ainsi assister au démantèlement du service de cardiologie au profit du CHU Saint-Pierre, sans motif pertinent, mis à part les intérêts personnels de Monsieur Mayeur. Le résultat du transfert : les médecins sont partis à Erasme avec une majorité de leurs patients. Le CHU Saint-Pierre ne gagne finalement rien, et l’hôpital anderlechtois est dépouillé. Un exemple parmi d’autre de la gestion – occulte – made in Mayeur : depuis son arrivée, toutes les tractations ont été menée sans concertation officielle avec les pouvoirs locaux autres que la Ville de Bruxelles et son CPAS. Ensuite, le rapport d’activité de l’association n’a pas été déposé à la Commission Communautaire Commune depuis 2003, comme le règlement l’ordonne annuellement. Pour parer à la faillite de l’Institut Bordet, Mayeur évalue sa reconstruction à 80 millions d’€. Il s’avère actuellement que le chiffre de 140 millions serait plus juste. Une bagatelle pour la pomme de la Région. Au CHU Brugmann, les fournisseurs réclament du cash, de peur de ne jamais être payés. En contrepartie, Mayeur annonce la construction d’une aile supplémentaire au CHU Saint-Pierre, alors que des étages du nouveau bâtiment ne sont pas utilisés et que le taux d’occupation des lits est faible dans plusieurs services. Quant aux frais de représentation du président, ils se portent au mieux. Il se dit que le dernier CA d’IRIS aurait même décidé de les indexer ! Résultat, IRIS sud est à l’agonie, et le CHU Saint-Pierre en fausse bonne santé, ses comptes étant noyés dans la fusion avec l’Hôpital César De Paepe.
Pour éviter les tâches, le PS aurait également émis l’ordre de tenir les syndicats jusqu’aux élections… Traduction : toutes les réunions de concertation avec les syndicats se feront face à la direction d’un hôpital en particulier. Et pas de deux ! Les syndicats sont donc dans l’impossibilité d’interroger la structure faîtière…
Pourquoi tant d’acharnement de la part du président à favoriser Iris centre au détriment de Sud, et à mener sa barque au naufrage ? Même Charles Picqué avouait dernièrement se perdre dans « les méandres de la psychologie de M Mayeur ». Seule raison possible : si scission d’IRIS il y a, le CHU Saint-Pierre, son président Yvan Mayeur et la Ville de Bruxelles se tailleraient la part du lion. Où est la porte de sortie ? Selon un certain agenda caché, Laurette, au cas où elle succèderait à la ministre-présidence bruxelloise, injecterait les quelques dizaines de millions d’€ nécessaires pour boucher le trou (on remercie d’avance les contribuables de la Région bruxelloise), et rien ne changerait au niveau de la gestion. Rendez-vous dans cinq ou dix ans pour le même problème.

29 septembre 2007

Les 7 pêchés de la Capitale

La sixième édition de Nuit Blanche Bruxelles aura lieu le 29 septembre 2007

Entre 80 et 100.000 personnes pour la 6e Nuit Blanche

La 6e édition de la Nuit Blanche bruxelloise a attiré, samedi soir, entre 80 et 100.000 personnes dans les rues de la capitale, ont annoncé dimanche l'échevinat et le service de la culture de la ville de Bruxelles.Si la journée de samedi a été pluvieuse et particulièrement contraignante pour l'organisation de cet évènement, la soirée a été épargnée par la pluie automnale et le public a suivi en masse cette Nuit Blanche. Malgré le nombre de participants à cet évènement gratuit, la ville n'a pas connu de problèmes de circulation particuliers. Les transports en commun s'étaient mobilisés pour l'occasion et offraient le transport gratuit, limitant ainsi les problèmes de mobilité.

La Nuit Blanche s'est déroulée autour de sept axes dont l'incontournable Grand-Place, le centre-ville, Laeken, Rogier, les Marolles, le Béguinage et le quartier des arts. Dans le centre-ville, la Grand-Place et son toit laser ont "connu le succès, tout comme le Killer géant (le jeu des chasseurs de nuit), l'installation interactive de Pinaree Sanpitak à l'Hôtel de Ville et l'éloge de la paresse proposé à la Maison de la Bellone".Le projet Vice Magazine a fait dansé la rue Neuve jusqu'à 3h du matin. Franc succès également pour le Village latino et le concert Vismet à la Place Sainte-Catherine, tout comme la guinguette du square du Bld Pacheco. A Laeken, on se souviendra du Bal Tango et à la Place Rogier, du "Spectr/a/um" qui a utilisé la façade de la tour Dexia comme equaliser géant pour le concert live joué à ses pieds.Dans les marolles, l'ouverture de la piscine a séduit aussi bon nombre de nageurs. La Nuit Blanche c'était aussi une foule de concerts dans la ville, du théâtre, des spectacles de rue (parc royal), des projections, etc. La 6e Nuit Blanche s'est terminée avec la distribution d'un petit déjeuner dans les Galeries royales St-Hubert où 4.000 petits pains ont été distribués.

28 septembre 2007

Les bâtiments de la Région 100 % verts

vendredi 28.09.2007
Le ministre-président wallon Rudy Demotte va proposer la passation d’un marché public visant à alimenter exclusivement en électricité verte les 300 bâtiments de la Région wallonne, indiquent vendredi le journaux Vers l’Avenir et la radio Bel RTL. Ces bâtiments représentent quelque 310.000 mètres carrés de surface consommant la bagatelle de 20.000 mégawatts/h. Ils devraient être alimentés à l’énergie verte à partir du 1er mai prochain. Le marché qui fera l’objet d’un appel au niveau européen devrait permettre d’économiser en termes de rejet CO2 l’équivalent de 9.000 tonnes par an. Dans le courant du mois d’octobre, des expériences de cogénération seront également menées et une série d’audits énergétiques sur certains bâtiments régionaux seront lancés.

15.000 emplois menacés dans le secteur non-marchand

Quelque 15.000 emplois sont menacés dans le secteur non-marchand si le gouvernement fédéral ne prend pas rapidement un arrêté royal dans le cadre du "Maribel social", un mécanisme encourageant la création d'emplois dans le secteur via des réductions de charges patronales, selon une source syndicale qui a participé jeudi à une réunion avec le ministre de l'Emploi Peter Vanvelthoven.Le syndicaliste précise qu'il faut trouver d'urgence une solution. Des préavis conservatoires sont en effet actuellement envoyés aux travailleurs. La réduction de cotisation sociale dans le cadre du "Maribel social" est redistribuée dans des fonds par l'Office national de sécurité sociale (ONSS).Pour que la redistribution ait lieu, il faut impérativement un arrêté royal. La prochaine dotation doit être attribuée au 1er janvier. Si aucun arrêt royal n'est pris rapidement, ce sont 15.000 emplois qui seront menacés dans le secteur non-marchand début de l'année prochaine. (belga)

Rationaliser les institutions francophones

Reynders ironise: "après 20 ans, le PS a un projet"

Le long plaidoyer des responsables politiques socialistes en faveur d'un projet d'avenir francophone n'a suscité qu'une réaction ironique de la part du vice-premier ministre et président du MR, Didier Reynders."Après 20 ans de pouvoir, les socialistes se disent aujourd'hui qu'il est temps de voir s'ils ont un projet", a-t-il commenté dans les travées de la salle gothique de l'Hôtel de ville de Bruxelles.Pour lui, la succession d'interventions de représentants de la Communauté et des Régions constitue la meilleure démonstration du fait qu'il faut simplifier les choses. "Je n'aurais jamais osé une telle mise en scène pour démontrer la nécessité de rationaliser les institutions francophones", a encore dit M. Reynders.Il considère que les discours tenus par les reponsables socialistes et centristes constituent une réponse positive à l'appel qu'il a lui-même lancé à Namur il y a deux semaines. (belga)

Les comptes du Front National sous séquestre

Le tribunal des référés de Bruxelles a décidé ce jeudi de la mise sous séquestre des comptes de l'association de financement du Front National. Le tribunal de première instance était saisi en extrême urgence d'une telle demande par le nouveau Bureau politique du parti présidé par le sénateur Michel Delacroix, celui-ci étant contesté par le président fondateur Daniel Féret.

Le juge d'instruction Lutgenz mène actuellement une enquête à charge de Daniel Féret à qui la justice reproche des détournements de fonds. Ce jeudi, le tribunal des référés a désigné Jean-Marie Verschueren, avocat et juge suppléant en qualité de "séquestre". Il est notamment chargé de poser les actes conservatoires nécessaires et dresser l'inventaire de l'Association de Financement du Front National (AFFN), cela jusqu'à la clôture de l'instruction.

Daniel Féret a rétorqué ce jeudi qu'il fera opposition de cette décision unilatérale qui ne l'impressionne pas. Pour le Bureau politique présidé par le sénateur Michel Delacroix, la décision rendue par le tribunal signifie en revanche "la disparition définitive de Monsieur Féret du paysage politique belge et l'amorce du renouveau du Front National".

Les clans Féret et Delacroix s'affronteront samedi soir pour la prise de pouvoir au sein de l'AFFN. Convoquée à 17 heures au siège du parti à Bruxelles, une assemblée générale de l'AFFN doit en effet procéder samedi au renouvellement de son Conseil d'administration. (belga)

Réformes de l'Etat belge

"Le demandeur de réformes doit payer", dit Olivier Maingain

"Aujourd'hui, c'est le monde politique flamand qui est demandeur et il va apprendre la logique qu'il nous a si souvent imposée: quand on est demandeur, il y a un prix à payer. Et le prix, il revient aux Francophones de le fixer", a déclaré Olivier Maingain, président du FDF.
"Aujourd'hui, c'est le monde politique flamand qui est demandeur (de réformes de l'Etat) et il va apprendre la logique qu'il nous a si souvent imposée: quand on est demandeur, il y a un prix à payer.
Et le prix, il revient aux Francophones de le fixer, en tenant compte de leurs intérêts essentiels", a lancé ce jeudi soir le président du FDF, Olivier Maingain, lors d'une réception organisée par son parti à l'occasion de la fête de la Communauté française à Watermael-Boitsfort. Il a aussi rappelé l'importance de l'enjeu du maintien de l'arrondissement de BHV dans le débat sur l'avenir du pays.Ne pas laisser Bruxelles à la FlandrePour le président du FDF, l'avenir institutionnel de la Belgique ne va pas s'arrêter à la formation du gouvernement fédéral à venir.

"Les négociateurs francophones ont aujourd'hui la volonté de ne pas permettre à la Flandre de prendre un avantage irréversible qui lui ouvrirait grande la porte vers l'indépendance en ayant pris le contrôle de Bruxelles. Tel est bien l'enjeu du débat sur Bruxelles-Hal-Vilvorde. Ce n'est pas qu'une question de protection des droits des Francophones de la périphérie, c'est aussi et surtout un enjeu quant à l'avenir même de Bruxelles. Bruxelles définitivement enfermée en Flandre, c'est la fin de tout projet commun avec la Wallonie. Bruxelles-Hal Vilvorde est donc aussi une question wallonne", a-t-il dit. Et d'ajouter : "Scinder Bruxelles-Hal-Vilvorde, sans permettre à la Région bruxelloise de renforcer ses liens territoriaux avec la Wallonie, c'est préparer la fin de la Belgique et c'est ruiner tout espoir de destin commun des Wallons et des Bruxellois".Engrenage dangereuxOlivier Maingain a souligné que les Francophones auraient tort de croire qu'ils arrêteront la marche de la Flandre nationaliste vers plus d'autonomie.

"L'aveuglement des négociateurs francophones qui, dans les années 1980 et 1990, ont accepté des réformes institutionnelles sans jamais prendre la mesure de l'étape suivante que préparaient les partis flamands a conduit à de tels errements que leur crédibilité à nous dire la voie à suivre aujourd'hui en est définitivement anéantie", a encore dit le président du FDF. Il s'en est directement pris à Philippe Moureaux qui, en 1989, "lorsqu'il prétendait créer une Région de Bruxelles à part entière, l'enfermait dans un carcan inique".

Marchandage refusé
Il a ensuite insisté sur le fait que le MR, en étroite concertation avec "l'autre parti francophone associé à la négociation" a refusé d'entrer dans un marchandage qui a si souvent été préjudiciable aux Francophones: abandonner des droits et des principes contre des espèces sonnantes et trébuchantes.

Prix à payer
"Aujourd'hui, c'est le monde politique flamand qui est demandeur et il va apprendre la logique qu'il nous a si souvent imposée: quand on est demandeur, il y a un prix à payer. Et le prix, il revient aux Francophones de le fixer, en tenant compte de leurs intérêts essentiels", a encore dit M. Maingain.Droit à l'autodétermination"Nous ne cherchons pas à humilier la Flandre, nous ne cherchons pas à nier les droits des Flamands où qu'ils soient établis, que du contraire, nous avons, nous, la volonté de respecter les droits des minorités. Et nous reconnaissons que tout peuple a droit à son autodétermination. Le peuple flamand peut y prétendre, mais il doit alors en accepter les conséquences. Et les conséquences sont sans ambiguïté: Bruxelles et sa périphérie n'entendent pas rester enclavées en Flandre. Bruxelles et sa périphérie ne sont pas flamandes et ne seront jamais enfermées dans un Etat flamand", a-t-il ajouté. (belga)

7SUR7 TV: La fête de la Communauté française sauve BHV
EN SAVOIR PLUS: "Les discussions progressent", reconnaissent Reynders et Milquet
EN SAVOIR PLUS: 100.000 signatures espérées pour la pétition "Sauvons la solidarité"
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27 septembre 2007

Un administrateur judiciaire à l'Exécutif des Musulmans

Source:Info radio - 27 sep 2007 09:58

Kissi Benjelloul inculpé
Kissi Benjelloul, le Vice-Président de l'Exécutif des Musulmans et président de la Mosquée de Saint-Gilles a été arrêté mercredi. Il a été placé sous mandat d'arrêt pour faux en écriture et abus de confiance.


L'arrestation est liée à une perquisition qui aurait eu lieu mercredi matin, rue de Suède à Saint-Gilles, à l'asbl Centre Culturel islamique. Une plainte avait été déposée par les Imams de cette mosquée de Saint-Gilles contre Kissi Benjelloul pour des détournements.

L'Exécutif des Musulmans est dans le collimateur de la justice depuis le 3 septembre dernier, date à laquelle une perquisition avait eu lieu dans les locaux de l'exécutif. Au fil des découvertes, la justice se serait rendue compte que Kissi Benjelloul serait au centre des détournements de fonds.

Deux affaires différentes, donc, mais où le comportement de Kissi Benjelloul est le même. Il a donc été inculpé pour faux en écriture et abus de confiance.

Un administrateur judiciaire provisoire a été désigné à l'Exécutif des Musulmans de Belgique, a indiqué ce jeudi le parquet de Bruxelles. L'Exécutif a été inculpé lundi en tant que personne morale du chef de faux en écriture. Les enquêteurs ont découvert de fausses factures, rédigées entre la mi-2006 et début 2007, vraisemblablement pour justifier des trous dans la caisse.Le président de l'Exécutif des Musulmans, l'organe représentant les musulmans en Belgique, Coskun Beyazgul, a provisoirement suspendu le vice-président francophone, Kissi Benjelloul. L'homme se trouve actuellement à l'étranger mais, selon l'Exécutif, il aurait déjà avoué à la justice avoir magouillé avec les factures. Il s'agirait de factures du restaurant "Le Caire" où l'Exécutif aurait dépensé quelque 15.000 euros en réceptions, repas et réunions.La désignation d'un administrateur judiciaire mettra momentanément le conseil d'administration hors-jeu, tout en permettant à l'Exécutif de poursuivre son travail.

Du côté de l'Exécutif des Musulmans de Belgique, on explique que la désignation d'un administrateur judiciaire n'aura pas de répercussion sur le travail mené par l'institution. "L'administrateur judiciaire est chargé de superviser la comptabilité de l'Exécutif et d'éplucher les factures. Il faut d'ailleurs distinguer l'institution qu'est l'Exécutif des Musulmans de l'asbl Gestion des finances de l'Exécutif qui est seule mise en cause. Les scellés posés lundi au siège de l'Exécutif ont été retirés ce jeudi matin à 10h30. Les différents départements pourront se remettre au travail", explique-t-on à l'Exécutif.

A en croire la direction, la mise sous scellés du siège de l'Exécutif aura des répercussions limitées sur le travail mené par la quinzaine de personnes employées par l'Exécutif. La rentrée scolaire des professeurs d'islam aura été quelque peu bouleversée mais aucun examen de dossier urgent n'aurait été reporté en raison des scellés. La fermeture des bureaux aura tout de même entraîné des retards dans la préparation de la venue en Belgique d'une délégation d'une septantaine d'imams prédicateurs du Maroc, de Tunisie, d'Egypte, du Pakistan ou du Liban en vue du prochain ramadan. (belga)

L'Exécutif des Musulmans suspend son vice-président

Le président de l'Exécutif des Musulmans (l'organe représentant les musulmans en Belgique), Coskun Beyazgul, a provisoirement suspendu le vice-président francophone, Kissi Benjelloul. L'homme se trouve actuellement à l'étranger mais, selon l'Exécutif, il aurait déjà avoué à la justice avoir magouillé avec les factures. L'Exécutif des Musulmans est dans la tourmente pour une affaire de fausses factures. Il s'agirait de factures du restaurant "Le Caire" où l'Exécutif aurait dépensé quelque 15.000 euros en réceptions, repas et réunions. Il appartiendra à l'enquête de déterminer les responsabilités de chacun.Les nouveaux faits de malversations mis au jour lundi ont été la goutte d'eau faisant déborder le vase, explique le président de l'Exécutif, mais les raisons de la suspension sont plus vastes. Le vice-président suspendu se serait rendu coupable d'un certain nombre de comportements qui, bien qu'ils ne fassent pas encore l'objet de poursuites, jettent le discrédit sur l'institution. A son retour de l'étranger, Kissi Benjelloul sera entendu par ses collègues de l'Exécutif et le Conseil. Une décision définitive sera alorsprise. (belga)

L'éco-construction gagne lentement du terrain en Wallonie

84% des Wallons se disent très satisfaits de la qualité de leur logement, même s'ils estiment (53%) que le coût des habitations est trop élevé. Le Wallon est par ailleurs encore hésitant face à l'éco-construction puisqu'ils ne sont que 25% à investir dans des équipements écologiques, révèle jeudi une enquête réalisée à la demande des quotidiens du groupe Vers l'Avenir.Dans les logements wallons, l'énergie solaire, les pompes à chaleur, les pellets ou les céréales sont très peu employés. Le combustible le plus utilisé par les ménages disposant d'un chauffage central (77% des logements), reste le mazout (57%). Il est suivi du gaz naturel (37,6%) et de l'électricité (5,3%).Par ailleurs, en juin 2004, moins de 10.000 mètres carrés de panneaux solaires avaient été installés en Région wallonne. Trois ans plus tard, près de 50.000 mètres carrés étaient en place. Au total, 7.200 familles sont équipées d'un chauffe-eau solaire. En outre, acheter ou construire une habitation n'est pas une priorité d'investissement pour les Wallons, qui ne sont que 13% à faire cette démarche. Ils sont en revanche 35% à investir pour rénover ou transformer leur logement.

C’est quoi la fête du 27 septembre?

L’union francophone fêtée sur tous les tons

Les Francophones ne veulent pas la fin de la Belgique et l’union des Wallons et des Bruxellois dans un projet commun ne peut que bénéficier à la coopération avec la Flandre, a affirmé la ministre-présidente de la Communauté française Marie Arena à l’occasion de la Fête de la Communauté.

L’union entre Francophones et entre tous les Belges a été largement célébrée par les orateurs pendant la longue cérémonie officielle de jeudi matin, tenue traditionnellement en l’Hôtel de Ville de Bruxelles.
En commençant par Mme Arena, pour laquelle la fin de la Belgique n’est un voeu ni au Nord, ni au Centre, ni au Sud du pays. Elle n’a pas manqué d’évoquer son projet de Commission Wallonie-Bruxelles destinée à élaborer un avenir commun aux Francophones. Il ne s’agira pas d’une séance de « tuyauterie institutionnelle », a promis Marie Arena, en demandant à chaque parti d’y participer sérieusement. Appel lancé notamment à l’adresse du MR : « La quête légitime d’un leadership ne doit pas être un obstacle à l’union des Francophones », a expliqué Mme Arena. Mais aussi à l’adresse du PS lui-même : le projet francophone ne s’oppose pas au fait régional, a-t-elle affirmé.

« Mais c’est dans le cadre belge que nous raisonnons », a-t-elle précisé. Cela renforcera le lien entre Francophones et bénéficiera à la coopération avec la Flandre, a-t-elle ajouté en néerlandais à l’adresse de son homologue flamand Kris Peeters, qui avait répondu présent à l’invitation de la Communauté et auquel elle a aussi proposé de lancer des expériences-pilote d’écoles totalement bilingues.
La priorité est de réaliser le redressement économique des Francophones, a-t-elle dit, annonçant une collaboration sans cesse grandissante entre la Communauté et les Régions wallonne et bruxelloise en faveur de l’emploi.
La participation des chefs de file régionaux Rudy Demotte, Charles Picqué et Benoît Cerexhe à la cérémonie est apparue particulièrement symbolique, dans le contexte communautaire actuel. Ils ont embrayé sur les mêmes thèmes « unionistes ». M. Picqué a parlé d’un pays « qui ne se divise pas aussi facilement qu’on le croit ». En tout cas, Bruxelles ne se rangera pas aux côtés de ceux qui veulent briser les liens, a averti le ministre-président bruxellois. « Cette fois, ça bouge vraiment », a lancé Rudy Demotte à propos des synergies entre Communauté française et Région wallonne.
Le président du parlement communautaire Jean-François Istasse a aussi exposé son credo en faveur du destin commun des Francophones et d’un avenir en Belgique, aux côtés des Germanophones et des Flamands.
Reynders n’aurait pas osé
Le long plaidoyer des responsables politiques socialistes en faveur d’un projet d’avenir francophone n’a suscité qu’une réaction ironique de la part du vice-premier ministre et président du MR, Didier Reynders. « Après 20 ans de pouvoir, les socialistes se disent aujourd’hui qu’il est temps de voir s’ils ont un projet », a-t-il commenté dans les travées de la salle gothique de l’Hôtel de ville de Bruxelles.
Pour lui, la succession d’interventions de représentants de la Communauté et des Régions constitue la meilleure démonstration du fait qu’il faut simplifier les choses. « Je n’aurais jamais osé une telle mise en scène pour démontrer la nécessité de rationaliser les institutions francophones », a encore dit M. Reynders.
Il considère que les discours tenus par les reponsables socialistes et centristes constituent une réponse positive à l’appel qu’il a lui-même lancé à Namur il y a deux semaines.
La RDC invitée
Parmi de nombreuses personnalités politiques des différents niveaux de pouvoir présentes à Bruxelles, le premier ministre démissionnaire Guy Verhofstadt. L’épouse du président de la République Démocratique du Congo (RDC), Olive Kabila était également là, emmenant une délégation congolaise de très haut niveau.
La RDC est en effet invitée d’honneur de la Fête francophone et les relations entre Communauté française et République démocratique ont été évoquées par l’ambassadeur de cette dernière à Bruxelles, Mutamba Tshapanga, et Mme Kabila.
Hommage a été rendu au célèbre grammairien André Goosse et le prix de journalisme du parlement a été remis à Didier Caudron et Bernard Gheur pour leurs reportages dans Sud presse sur l’immigration italienne en Wallonie.
(D’après Belga)

Source:Info radio - 27 sep 2007 09:44

Nous sommes le 27 Septembre. Jour férié partiel. On ne va pas à l'école ce jeudi en Wallonie et dans beaucoup d'établissements bruxellois. Bref, c'est jour férié pour les fonctionnaires de la Communauté française. Mais pourquoi le 27 septembre?


Qui sait ce qu’est la fête du 27 septembre ? Peu de monde car il faut bien le dire, la symbolique sudiste est aussi méconnue que la Brabançonne. La réponse est pourtant simple. C'est la grande symbolique belge de la Révolution de 1830. Le mois de septembre a d'ailleurs été pendant plus de 40 ans, de 1830 à 1870, le mois de la Fête Nationale du jeune Etat belge.

Cette date a été choisie par la Communauté française d'après une page de l'histoire de l'indépendance de la Belgique. Entrées à Bruxelles le 23 septembre 1830, les troupes royales conduites par Frédéric, deuxième fils de Guillaume Ier d'Orange, en sont expulsées dans la nuit du 26 au 27 septembre.

La date du 27 septembre a été proposée par monsieur Fernand Massart et choisie en 1975 pour commémorer cette victoire, pour fêter cette communauté que la première réforme de l'Etat venait de créer. Et c'est tout le problème de la Communauté
temps incertains, ce questionnement sur l'avenir des Français de Belgique, car c'est bien le nom de cette étrange communauté. Avec autour et alentours, des stratégies politiques qui se développent. Chez certains, à pas feutrés, chez d'autres billes en tête…

Wallons et Bruxellois unis

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• L'histoire de la Fête de la Communauté française

• La fete de la Communauté française

ARTICLES• C'est quoi la fête du 27 septembre?


Une Fête de la Communauté française sur fond de crise politique au Fédéral. Ce jeudi matin, à l'Hôtel de Ville de Bruxelles, les discours appelaient notamment les Wallons et les Bruxellois à se serre les coudes…


Jeudi 27 septembre. Place donc aux traditionnels discours de la Fête de la Communauté française. Ce jeudi matin, c'est à l'Hôtel de Ville de Bruxelles que le monde politique francophone, ainsi que de nombreux invités, s'étaient donnés rendez-vous. Dans les discours, il était évidemment question de la crise que connaît notre pays.

La ministre Présidente de la Communauté française, Marie Arena a insisté sur la nécessité pour les Wallons et les Bruxellois de travailler ensemble pour un projet commun n'occultant pas les tensions politiques actuelles : «Quelque soit le visage de la Belgique de demain, rien ne séparera la Wallonie de Bruxelles. L'avenir de l'une ne se construira pas sans l'autre. Nous partageons nos forces et nos succès. Nous créerons ensemble les conditions d'une vie meilleure pour tous les Francophones, mais aussi au bénéfice de tous les Belges. Le destin de la Wallonie et de Bruxelles est commun.»

Même tonalité chez Charles Picqué, le ministre Président de la Région bruxelloise, qui lance un message clair au monde politique flamand. «Bruxelles, dit Charles Picqué, ne se rangera pas du côté de ceux qui créent les conditions de l'éclatement du pays. Que cet objectif soit clairement annoncé ou dissimulé derrière des discours qui se veulent rassurants.»

Et concernant la formation d’un futur gouvernement, en marge de la réception officielle des Fêtes de la Communauté française, Didier Reynders, président du MR, à reconnu que "Ces derniers jours, j'ai le sentiment que l'on progresse. L'ambiance au sein de l'Orange bleue est positive et le climat de confiance est là". Il attend maintenant de voir quelle sera l'attitude du CD&V et du cdH dans les jours qui viennent. Et justement, la présidente du cdH, Joëlle Milquet, a insisté sur le temps qui a passé et qui pourrait permettre d'en arriver à un cadre de négociations plus raisonnable.

Notons que les syndicats sont à l'origine de la pétition "Sauvons la solidarité". Ils espèrent récolter 100.000 signatures. Il s'agit d'une action contre le séparatisme, qui veut maintenir la solidarité, au lieu de la concurrence et de l'égoïsme. La pétition, lancée il y a quelques jours, est soutenue par 400 personnalités belges, néerlandophones pour la plupart. Parmi elles, la chanteuse Axel Red, l'auteur Hugo Claus, ou encore l'équipe belge du relais 4X100m médaillée de bronze aux championnats du monde d'athlétisme à Osaka.

Pour le grand public, diverses activités sont proposées en ce 27 septembre. Sur la Grand Place de Bruxelles, des animations avec comme invité de marque la République Démocratique du Congo. Deux fanfares, une belge et une congolaise, se retrouvent. Et puis, comme chaque année, l'opération "Théâtre portes ouvertes" a lieu ce jeudi soir. Les Centres culturels et les Théâtres subventionnés par la Communauté française présentent des spectacles gratuits. Pour plus d'information sur ce qui se passe à Bruxelles et ailleurs, un site Internet: http://www.lafete2007.be/.

26 septembre 2007

Le Pentagone réclame 190 mds de dollars pour les guerres en 2008

Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, va demander 190 milliards de dollars pour financer les guerres en Irak et en Afghanistan en 2008, soit le budget le plus important depuis six ans pour la "guerre contre le terrorisme", a indiqué mercredi le Pentagone.M. Gates doit plaider mercredi après-midi devant la commission des Finances du Sénat en faveur de ce budget 2008, supérieur de 42,3 milliards de dollars aux estimations initiales de l'administration Bush, présentées en février."Ces 42,3 milliards de dollars nous placent juste en dessous de 190 milliards de dollars pour le budget 2008 destiné à la guerre contre le terrorisme, à 189,3 milliards", a indiqué le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell. (belga)

La Fête de la Communauté française rassemblera les chefs de file des Régions

La ministre-présidente de la Communauté française Marie Arena a invité les chefs des gouvernements wallon Rudy Demotte, bruxellois Charles Picqué et du Collège de la Cocof de Bruxelles, Benoît Cerexhe, à prendre la parole jeudi matin à l'Hôtel de ville de Bruxelles, à l'occasion de la cérémonie marquant la Fête de la Communauté française.Cette initiative fait écho à la création d'une Commission rassemblant monde politique et forces vives wallonnes et bruxelloises afin de définir un projet d'avenir commun francophone, a-t-elle précisé. Le ministre-président flamand Kris Peeters devrait aussi être présent.Traditionnellement, seuls le président du parlement de la Communauté, le ministre président du gouvernement de la Communauté et le bourgmestre de Bruxelles prenaient la parole lors de cette cérémonie oficielle. (belga)

L'annonce de Reynders sur les piécettes heurte le PS

MAJ 26/09/07

Pas d'augmentation de prix en cas de disparition des piécettes
Les commerçants n'augmenteront pas leurs prix en cas de suppression des pièces de 1 et 2 centimes d'euro, a fait savoir mercredi le syndicat neutre des indépendants (SNI). Le syndicat réagit à la prise de position mardi soir par Test-Achats concernant le retrait des piécettes. L'idée n'est pas neuve mais elle a fait à chaque fois couler beaucoup d'encre.Test-Achats craint en la matière que des mesures afin d'arrondir les prix mènent à l'inflation.

"Ce n'est pas exact", estime le SNI. "Déjà maintenant, la majorité des prix se terminent par un 0 ou un 5 comme deuxième chiffre après la virgule", poursuit-il. 85% des commerçants partisans de la suppression veulent, selon le syndicat, que les mêmes règles de l'arrondi soient appliquées comme lors du passage à l'euro, c'est-à-dire l'arrondi symétrique aux 5 centimes les plus proches."Cet arrondi sera dans un cas favorable au client et dans l'autre au commerçant. En outre, les commerçants veulent que cet arrondi se pratique sur la somme totale à payer à la caisse et non pas sur les prix individuels", conclut le SNI. Le ministre des Finances Didier Reynders s'est dit mardi favorable au blocage de la frappe des pièces de 1 et 2 centimes dès 2008.Plus tôt dans la journée, une enquête menée par le SNI avait été rendue publique sur la question. On pouvait lire que quelque 84% des commerçants affiliés au syndicat neutre des indépendants (SNI) estiment que les pièces de 1 et 2 centimes ne doivent plus être utilisées.Pour ceux-ci, les piécettes sont difficiles à différencier. Ils reprochent aux banques des frais pour les échanger. Une concertation sur la suppression des pièces d'un et deux centimes avait été menée en 2005. Elle n'avait pas permis de dégager une solution. (belga)


Le groupe PS à la Chambre s'est étonné mercredi de l'annonce du ministre des Finances Didier Reynders qui a affirmé mardi sur RTL-TVI avoir "bloqué l'idée" de fabriquer de nouvelles pièces d'un et deux centimes en 2008. Cette annonce est pour le moins "bizarre" en affaires courantes et contraire aux conclusions du Conseil central de l'Economie, disent les élus socialistes.

Dans ses conclusions rendues à ce sujet en 2005, le Conseil central de l'Economie disait souhaiter que "si la décision de réduire ou de cesser la production des pièces de 1 et de 2 cents devait être prise en l'absence d'un stock suffisant, le ministre des Finances consulte auparavant les interlocuteurs sociaux".Le PS a tenu mercredi à réaffirmer qu'avant d'avancer dans ce débat, il convenait de le porter au niveau européen mais aussi de réaliser une enquête auprès de la population et une étude économique. Le groupe socialiste interpellera le ministre des Finances sur ses déclarations lors de la prochaine réunion de la Commission des Finances de la Chambre. (belga)

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Aux crochets des Wallons

La soeur de Bart De Wever (le président de la N-VA), vit du chômage en Wallonie

"Nous n'avons pas de commentaire à faire. Laissez-nous tranquilles. Karina n'est pas ici." L'accueil est froid devant la grille de la propriété située à Poncelle, près de Tintigny.
C'est dans ce hameau gaumais que vit depuis un an Karina De Wever. La soeur de Bart. Le président de la N-VA. Celui-là même qui revendique l'autonomie de la Flandre. La séparation avec des Wallons qu'il considère comme des profiteurs du système.
Karina, sa grande soeur, ne partage visiblement pas ce point de vue. Elle vit à Poncelle avec son compagnon et sa fillette. Avec pour tout revenu, 900 € d'allocations de chômage du Forem. Une institution on ne peut plus wallonne. Trois autres couples avec enfants, membres de la communauté Lorién, ont également quitté Anvers.

Ils vivent désormais dans l'ancien home la Veillée ou plutôt dans des caravanes. La communauté des Lorién a acheté l'immeuble très vétuste pour en faire un lieu de vie commun. Agrémenté de maisonnettes particulières pour chaque famille. Un projet gargantuesque en main-d'oeuvre et en argent.
Préservée par ses colocataires, Karina De Wever ne se montre pas. "Elle respecte son frère. Mais elle ne fait pas de politique. Lui ? On ne l'a jamais vu ici", indique un membre de la communauté.
Ce dernier refuse de nous mettre en contact avec Madame De Wever. Puis il évoque brièvement la possibilité de monnayer une interview. Mais Karina finit par se montrer. "Je ne parle jamais des affaires politiques avec mon frère. On se voit quelques fois par an. On parle alors des enfants, de cinéma. Pour l'instant, je cherche du travail. Je suis une formation pour apprendre le français. Je suis venue vivre ici pour être au calme."
La communauté semble bien acceptée dans la localité. Même si le mode de vie de ses membres est parfois bucolique. Il n'est en effet pas rare de croiser Karina De Wever sur sa mobylette, à la recherche de son compagnon dans le village.
Les enfants, eux, suivent une scolarité normale à Tintigny.

Rudy Aernoudt licencié

MAJ 25.09.2007
Un rapport accablant pour Aernoudt

Rudy Aernoudt, ce haut fonctionnaire flamand qui a été licencié par le gouvernement flamand, utilisait le règlement et le code de déontologie de façon « très créative », peut-on lire sur le site web de P-magazine, qui cite le rapport réalisé par l’Agence d’audit interne de l’administration flamande, à la suite de plusieurs plaintes déposées contre M. Aernoudt. Le haut fonctionnaire aurait notamment mentionné « à tort » 22 années d’ancienneté pour le calcul de son traitement, sa consommation d’essence aurait été largement supérieure à celle qui aurait dû correspondre au nombre de kilomètres de sa voiture, alors que le rapport se pose aussi des questions sur les cadeaux que le fonctionnaire remercié distribuait à son personnel. Il est encore question d’engagements de personnel ne respectant pas les procédures. L’intéressé a déjà fait savoir qu’il pouvait réfuter toutes les critiques, ajoutant toutefois qu’il préférerait prendre d’abord connaissance de la version officielle du rapport.

Rudy Aernoudt devant le tribunal du travail après son licenciement

Rudy Aernoudt, qui a été licencié la semaine dernière de sa fonction de secrétaire-général du département Economie, Sciences et Innovation de l'administration flamande, va introduire la semaine prochaine un recours devant le tribunal du travail. M. Aernoudt estime en effet que son licenciement est illégitime. Une procédure sera aussi lancée via l'ombudsman. "Avec mon licenciement, le gouvernement flamand a créé un dangereux précédent. S'il est confirmé, le gouvernement flamand pourra à l'avenir museler tout fonctionnaire qui se comporte de manière critique vis-à-vis de la politique appliquée", estime M. Aernoudt. "Le gouvernement flamand a non seulement licencié illégitimement un haut fonctionnaire mais a aussi bafoué la liberté d'expression", poursuit M. Aernoudt.

M. Aernoudt va aussi lancer une procédure via l'ombudsman par laquelle il va demander que la ministre flamande Fientje Moerman (Open Vld) "prouve de manière incontestable qu'il n'existe pas, ni de manière formelle ni de manière détournée, un lien entre mon licenciement et le rapport de l'ombudsman". L'ancien haut fonctionnaire avait déposé une plainte auprès de l'ombudsman de l'administration flamande à propos de possibles malversations au cabinet de Fientje Moerman. (belga)

Le gouvernement flamand a licencié le secrétaire général du département Economie, Science et Innovation de l'administration flamande, Rudy Aernoudt, connu pour ses prises de position dans le débat communautaire belge.
Rudy Aernoudt juge son licenciement injuste, a-t-il fait savoir dans un communiqué. Selon lui, les motifs invoqués par le gouvernement flamand ne sont pas de nature à rendre toute collaboration impossible.
La lettre de licenciement fait état de deux faits, a expliqué M. Aernoudt. Le premier est relatif à une interview qu’il a accordée au Soir (le 10 septembre). Il y indiquait que le gouvernement flamand avait créé une structure publique dont personne n’avait besoin, simplement pour permettre des nominations politiques. Il visait la Fondation Hercule (Herculesstichting) dont le président est l’ancien chef de cabinet de l’ex-ministre-président Yves Leterme (CD&V) et le commissaire du gouvernement est l’ancien chef de groupe VLD à la Chambre, Fons Borginon.

L’autre fait mentionné concerne la pétition lancée la Ligue des optimistes appelant M. Aernoudt à devenir le nouveau premier ministre. Le gouvernement flamand estimait qu’il devait intervenir pour mettre fin à cette initiative. L’intéressé n’en a rien fait, estimant qu’il s’agissait simplement d’une action ludique.
Le secrétaire général démis de ses fonctions s’étonne également que la décision intervienne quelques jours avant que médiateur flamand ne rende son rapport sur des irrégularités au cabinet de la ministre Fientje Moerman qu’il avait dénoncées.
« Honnêtement dit, je m’attendais à une autre réponse que mon licenciement », a-t-il souligné.
L’exécutif a invoqué, de façon laconique, des « faits qui se sont produits » et qui « ont rendu toute collaboration professionnelle future impossible ».
« Le gouvernement flamand a décidé collégialement, le 14 septembre, de mettre fin immédiatement au contrat qui le lie avec Rudy Aernoudt, secrétaire général du département EWI (Economie-Wetenschap-Innovatie). Des faits se sont produits qui ont rendu toute collaboration professionnelle future immédiatement et définitivement impossible », dit le communiqué du gouvernement flamand. À la place des Martyrs, l’on n’a fait aucun autre commentaire pour ne pas perturber la procédure.
Philosophe et économiste de formation, M. Aernoudt a été chef de cabinet de la ministre Fientje Moerman (VLD) et chef de cabinet adjoint de l’ancien ministre wallon de l’Economie, Serge Kubla (MR). Il est surtout connu pour ses prises de position dans le débat communautaire belge. Il est ainsi l’auteur d’un essai intitulé Flandre, Wallonie – je t’aime moi non plus et considéré comme une réponse au manifeste du Warande dans lequel des personnalités académiques et économiques flamandes plaident pour une Flandre autonome au sein de l’Europe.
Dans ses fonctions au sommet de l’administration flamande, M. Aernoudt a suscité la polémique à plusieurs reprises. Il s’en est pris ainsi régulièrement, au cours de conférences de presse, dans des tribunes libres ou des communiqués, à l’inefficience des pouvoirs publics, tant flamands qu’en général. Il a aussi supprimé la pointeuse dans le département dont il avait la charge.
Les confrontations entre l’ex-secrétaire général et le gouvernement flamand n’ont pas manqué. Il a, par exemple, déposé une plainte auprès du médiateur flamand pour des irrégularités à propos de certaines études au cabinet de Mme Moerman… à une période où il était son chef de cabinet.
La procédure est toutefois toujours en cours et n’a, dit-on, rien à avoir avec le licenciement. M. Aernoudt avait aussi communiqué une série de chiffres dont il ressortait, d’après lui, que la Flandre n’était pas aussi en pointe qu’elle l’affirmait en matière de recherche et développement. Le ministre-président de l’époque, Yves Leterme (CD&V), avait alors reproché à l’intéressé de mener un travail d’opposition au gouvernement flamand.
La semaine passée, M. Aernoudt avait une nouvelle fois attiré l’attention sur lui lorsque la Ligue des optimistes du royaume de Belgique avait lancé une pétition réclamant qu’il soit le prochain premier ministre.

Il se voyait déjà député

Giuliano doit plus de 18.000 € à une société de location de limousines

A 18 ans, Giuliano D'Antonio se voyait déjà en haut de l'affiche... du parti socialiste. L'ex-président du conseil consultatif des jeunes de Charleroi et candidat sur les listes PS pour les dernières communales, a mené la grande vie pendant plusieurs mois, allant jusqu'à se faire passer pour un député fédéral. Pour ce faire, il n'a pas hésité à louer des limousines (Mercedes classe C, Audi A8) auprès d'une firme de location du Brabant wallon.
En pleine campagne électorale, il se faisait ainsi conduire à divers événements tels que des inaugurations de homes, des remises de prix ou la présentation de Miss Italia. Évidemment, son ardoise a rapidement atteint des sommets : aujourd'hui, il doit plus de 18.000 euros à la société de location.
Une fois le pot-aux-roses découvert (c'est le cas de le dire), le PS, en proie aux scandales que l'on connaît, avait évincé l'intéressé de sa liste, quelques jours avant les élections.
Hier, Giuliano D'Antonio a comparu devant le tribunal correctionnel de Charleroi. Le prévenu a reconnu les grivèleries, mais a nié avoir usurpé le titre de député fédéral. "C'était mon objectif, mais je n'ai jamais prétendu en être un", a-t-il déclaré.
Le président Coppée a pourtant exhibé un document portant sa signature, aux armoiries de la Ville de Charleroi et adressé à la société de limousines. En clair, le faux faisait miroiter à la firme préjudiciée un pseudo-contrat avec la commune carolorégienne.
Pourtant, Giuliano D'Antonio nie avoir signé ce courrier... et affirme qu'il compte bien rembourser les parties civiles en un an.
Jugement le 22 octobre.

Se marier ? Oui, mais pour 7 ans !

En Allemagne, Gabriele Pauli, une femme politique, propose que le contrat de mariage soit limité dans le temps...

La proposition en a choqué plus d'un. Sans doute parce que cette région de Bavière est la terre natale de Benoît XVI, parce que la population est catholique, ou parce que Gabriele Pauli a déjà connu deux... divorces. Se marier, oui, mais pour une durée de sept ans. Et si tout va bien après ce septennat, le couple peut renouveler son union, pour le pire, mais surtout pour le meilleur.
Gabriele Pauli, c'est elle qui a lancé cette proposition, considère que les divorces coûtent si cher que ce contrat de mariage à durée limitée pourrait permettre à de nombreux couples de faire des économies. "Puisqu'un grand nombre de mariages se terminent par un divorce et que beaucoup de gens restent mariés par peur de la séparation ou pour des raisons financières, peut-être peut-on vivre mieux en dehors du mariage" , a-t-elle avancé. Ses confrères locaux sont totalement opposés à cette idée.
En Belgique, cette idée ne laisse pas indifférent. C'est un peu le contrat à double tranchant. "Cette solution encouragerait peut-être les gens à faire plus d'efforts pour garder leur époux" , nous raconte hier le notaire Michel Cornelis. "Toutefois, la mise en place d'un contrat aussi facile peut favoriser l'idée de divorcer sur un coup de tête". Bref, rien de très réjouissant, donc. "Or, la nouvelle loi en Belgique permet désormais de rompre un contrat de mariage assez facilement" , a ajouté Me Cornelis.
Céline et Sebastien, qui se sont unis ce week-end, nous ont confié qu'ils n'avaient aucune envie d'un tel contrat. En Belgique, les statistiques montrent que la médiane des divorces est placée à la douzième année. À bon entendeur.

25 septembre 2007

Demotte accuse le MR de trahir l'unité francophone

MAJ 25/09/07

Les propositions flamandes sur BHV discutées à la Chambre

Pieter De Crem.Après environ une heure de débat de procédure, la Commission de l'Intérieur de la Chambre a entamé mercredi après-midi la discussion sur les propositions de loi flamandes visant à modifier la loi électorale en vue de la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. La proposition du CD&V sert de base à la discussion, a précisé le président Pieter De Crem.Au cours du débat de procédure, les francophones - par la voix de Thierry Giet et Yvan Mayeur (PS), Charles Michel, François-Xavier de Donnéa et Daniel Bacquelaine (MR) et Melchior Wathelet (cdH) - ont plaidé pour le report de la discussion après le 9 octobre, lorsque la séance plénière aura pris en considération des propositions de loi francophones sur le même sujet.Le MR a déposé une proposition visant à organiser une consultation populaire sur l'élargissement de l'arrondissement. Quant au PS, il propose un élargissement de BHV et le retour des Fourons à Liège. Une proposition cdH vise pour sa part à en revenir aux anciens découpages électoraux. Du côté flamand, Rik Daems (Open Vld) a notamment fait valoir que les francophones pouvaient amener leurs arguments et leurs visions dans le débat par voie d'amendements aux textes en discussions.Pour les francophones, cette procédure n'est pas satisfaisante, d'autant plus que certains de leurs textes requièrent la majorité des 2/3. Ils se sont alors vus asséner par le président que, dans ce cas, leurs propositions devront être examinées par la Commission des réformes institutionnelles. Finalement, la Commission a décidé, flamands (11 voix) contre francophones (6 voix), d'entamer la discussion des propositions de loi flamandes. (belga)



"En cas de scission, Bxl serait la capitale des francophones"

En cas de scission du pays, Bruxelles devra être la capitale de l'espace francophone commun qui pourrait être créé, a affirmé en substance, mercredi soir, le ministre bruxellois Benoît Cerexhe, à l'occasion d'un discours prononcé dans le cadre de la Fête de la Communauté française. "Si d'aventure, notre pays devait connaître des évolutions que je ne souhaite pas, et si, par ailleurs, nous sommes amenés à créer un espace francophone commun, il est évident que Bruxelles devra en être la capitale, administrative, culturelle et de coeur", a-t-il souligné.Présence politiqueBenoît Cerexhe s'est exprimé ainsi en tant que ministre-président du collège de la Commission Communautaire Française de Bruxelles, à l'occasion d'une séance académique organisée par les députés bruxellois francophones à laquelle assistaient plusieurs ministres du gouvernement bruxellois, notamment le ministre sp.a Pascal Smet, et de nombreux députés bruxellois, parmi lesquels quelques néerlandophones. Aucun représentant du gouvernement de la Communauté française n'était présent.Cogestion de BruxellesBenoît Cerexhe a jugé que la réflexion à ouvrir au sein d'une commission Wallonie-Bruxelles pour définir un projet francophone, comme souhaité par la ministre-présidente Marie Arena, ne pourra s'amorcer qu'après la constitution d'un gouvernement fédéral. Elle devra également passer par "la reconnaissance du fait bruxellois", a encore dit Benoît Cerexhe. Pour lui, il faudra veiller à ce que la simplification institutionnelle n'aboutisse pas à une cogestion de Bruxelles par les deux Communautés du pays. En attendant, les francophones de Bruxelles doivent selon lui réaffirmer la solidarité entre les Régions wallonne et bruxelloise au sein de la Communauté française, sans oublier les francophones de la périphérie."Ensemble"Ils doivent aussi renforcer la coopération entre les institutions régionales et communautaires, non seulement au sein des gouvernements mais aussi au sein des assemblées parlementaires. Le ministre cdH a toutefois souhaité que le slogan de l'année anniversaire de l'Europe ("Ensemble"), "nous inspire partout en Belgique". De son côté, le président du parlement francophone bruxellois, Christos Doulkeridis (Ecolo) a rappelé que si l'Europe fêtait 50 ans de vie commune, les Belges vivaient ensemble depuis 175 ans avec une devise qui leur a permis d'être souvent cités en exemple tant sur les plans économique, social qu'institutionnel.Devises"Si L'union fait la force sonne aujourd'hui creux dans certaines oreilles, reposons-nous sur celle de l'Europe: unis dans la diversité", a-t-il conseillé. Christos Doulkeridis a par ailleurs précisé qu'il souscrivait au souhait de Marie Arena de lancer une réflexion profonde sur les politiques menées par les francophones à Bruxelles et en Wallonie. Il a annoncé à ce sujet qu'une première réunion des chefs de groupe des parlements francophones aurait lieu le 1er octobre au Parlement de la Communauté française.Deux languesMais il a ajouté que des synergies existant déjà entre gouvernements francophones devraient être renforcées, sans attendre la constitution de ce groupe de réflexion. Il a cité en exemple la politique d'accueil et de soutien aux familles de personnes handicapées. A ses yeux, la réflexion intra-francophone devra tenir compte de la diversité des uns et des autres, et notamment de la particularité du public scolaire de la capitale en grande partie d'origine allochtone et qui doit apprendre deux langues nationales. Cela n'a pas été suffisamment pris en compte par la Communauté française dans l'enseignement, a-t-il dit. (belga)
EN SAVOIR PLUS: Van Rompuy reste discret, BHV fait du bruit

Elio Di Rupo: "Se préparer à une inéluctable sécession de la Flandre"

Les francophones doivent faire preuve de lucidité et réfléchir à la question d'un destin commun entre Wallons et Bruxellois car il arrivera un moment, même si on ne le souhaite pas, où la Flandre voudra voguer de ses propres ailes, estime le président du PS Elio Di Rupo.
BELGALes francophones doivent faire preuve de lucidité et réfléchir à la question d'un destin commun entre Wallons et Bruxellois car il arrivera un moment, même si on ne le souhaite pas, où la Flandre voudra voguer de ses propres ailes, estime le président du PS Elio Di Rupo.
Elio Di Rupo rappelle l'initiative de la ministre-présidente de la Communauté française Marie Arena d'organiser au parlement communautaire une réflexion sur le devenir des Wallons et des Bruxellois.
"C'est vrai que dans l'opinion publique francophone, en Wallonie, on sent bien que le fait que les Flamands veulent scinder le pays induit une sorte de tristesse indicible parce que nous aimons notre pays. Mais nous devons faire preuve de lucidité: il arrivera un moment, même si on ne le souhaite pas, où la Flandre voudra voguer de ses propres ailes. Et ce ne sera pas, alors, la peine de dire: ah le bel avion, j'aurais bien voulu être dedans. Ce sera trop tard. Quand l'avion s'en va, il s'en va", dit le président du PS dans une interview à paraître mercredi dans l'hebdomadaire Le Soir Magazine.
Dans cette même interview, Elio Di Rupo s'en prend à Louis Michel qui a récemment attaqué le PS dans la presse. "Il avait dit: 'Si j'ai plus de 100.000 voix, je reviens'. Il les a eues mais il est reparti. Donc, il a dupé ses électeurs. Et je tiens à rappeler que le siège qu'il occupe à la Commission européenne, il était réservé au PS. (...) Et voilà que de son siège européen, il fait de la politique anti-PS. Il y a, à cet égard, une très grande indignité. Cela suffit. Qu'il s'occupe de l'Europe! ", conclut Elio Di Rupo.
Enfin, le président du PS commente également la politique locale à Charleroi où les derniers rebondissements (le découragement du secrétaire et du receveur communal) sont pour lui la "preuve éclatante qu'il ne suffit pas de dire 'dehors les socialistes, tout va s'arranger'".

Proposition de loi visant l'élargissement de Bruxelles


Le groupe PS de la Chambre a annoncé, mardi, le dépôt d'une nouvelle proposition de loi spéciale visant l'élargissement de la Région bruxelloise. Le PS avait déjà déposé une proposition de loi en vue de restaurer les anciens arrondissements électoraux, une réponse à la demande de scission de BHV.
De BellaingLe groupe PS de la Chambre a annoncé, mardi, le dépôt d'une nouvelle proposition de loi spéciale visant l'élargissement de la Région bruxelloise.
Le PS avait déjà déposé une proposition de loi en vue de restaurer les anciens arrondissements électoraux, une réponse à la demande de scission de BHV. Par ailleurs, le texte qui vient d'être déposé prévoit de rattacher la commune de Fourons à la province de Liège.
Le groupe PS de la Chambre a précisé mardi que sa nouvelle proposition de loi était déposée en vue de la réunion, mercredi, de la Commission de l'Intérieur de la Chambre "où l'intention des partis flamands semble clairement être d'entamer la discussion sur la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde".
Le texte des députés Karine Lalieux, Yvan Mayeur, André Frédéric et Thierry Giet prévoit d'identifier l'hinterland bruxellois en vertu de trois critères, linguistique, socio-économique et culturel.
Seraient intégrées à la Région bruxelloise les communes de Hal-Vilvorde dont 10% des habitants déclarent vouloir utiliser le français dans les matières administratives, 10% de la population active travaillent sur le territoire de l'arrondissement administratif de Bruxelles-capitale et 10% des enfants en âge d'obligation scolaire fréquentent une école située dans l'arrondissement administratif de Bruxelles-Capitale.
La proposition de loi spéciale prévoit que les six communes à facilités de la périphérie bruxelloise, Wemmel, Crainhem, Wezembeek-Oppem, Linkebeek, Drogenbos et Rhode-St-Genèse, rencontrent d'office les trois critères et sont dès lors automatiquement intégrées à la Région bruxelloise.
Pour les autres communes de Hal-Vilvorde, un "recensement spécial" déterminera celles d'entre elles qui rejoindront le territoire de la Région-capitale en tenant compte d'une continuité géographique.
Selon Karine Lalieux, les critères retenus dans la proposition relative à l'élargissement de Bruxelles ont fait l'objet d'une discussion entre les groupes francophones du parlement bruxellois. Le PS estime répondre aux aspirations de la population, a indiqué mardi Yvan Mayeur.
Les francophones de la périphérie voient leurs droits et prérogatives remis en cause; par ailleurs, alors que des éléments symboliques comme l'hymne ou le drapeau ne semblent plus fédérateurs, la capitale est aujourd'hui le lieu de rencontre entre Bruxellois francophones et néerlandophones mais aussi l'endroit du pays où la production de richesse est la plus importante et la Région qui défend le mieux les droits de sa minorité, dit-il.
Le PS espère obtenir mercredi en conférence des présidents de la Chambre l'inscription de ses deux propositions de loi (le retour aux anciens arrondissements et l'extension de Bruxelles) à l'ordre du jour de la Commission de l'Intérieur. La conférence des présidents a lieu à 11H30 et la Commission se réunit à 14H15.
Au groupe MR de la Chambre, on indiquait mardi qu'une série de textes étaient prêts relativement à l'organisation d'une consultation populaire sur BHV, à un retour aux anciennes circonscriptions ou encore à la province de Brabant.
Les propositions de loi ne pouvant être prises en considération qu'à la rentrée parlementaire le 9 octobre, le MR pourrait préférer déposer mercredi des amendements aux propositions de loi en discussion.

Reynders se voit Premier des francophones

Alors que d'aucuns s'interrogent sur l'origine de l'initiative lancée par Marie Arena (PS) de réunir un vaste débat intrafrancophones, le président du MR Didier Reynders déclare dans une interview qu'il se verrait bien « Premier ministre des francophones », c'est-à-dire conduisant un gouvernement rassemblant Wallons et Bruxellois.

La ministre-présidente du gouvernement de la Communauté française, Marie Arena, a lancé à l'occasion de la rentrée du parlement de la Communauté l'idée de mettre sur pied une commission mixte impliquant non seulement les politiques, mais aussi la société civile. D'aucuns s'interrogent toutefois à ce propos. S'agit-il d'une initiative du Parti socialiste et de son président Elio Di Rupo, ou de Marie Arena elle-même, ou encore du gouvernement de la Communauté française ?
Dans une interview publiée dans Le Vif/L'Express de cette semaine, le président du MR Didier Reynders plaide une nouvelle fois pour une adaptation du fonctionnement des institutions francophones.

« Nos institutions politiques ne fonctionnent pas de manière optimale. Il faut renforcer la solidarité entre les Wallons et les Bruxellois et les intéresser à des matières communes. Il n'y a aucun ministre bruxellois francophone dans le gouvernement de la Communauté française : c'est aberrant », martèle M. Reynders.
Pour lui, il faut mettre sur pied un exécutif rassemblant les ministres wallons, ceux de la Communauté française et les ministres bruxellois francophones, lesquels continueraient aussi à siéger au sein du gouvernement bilingue de Bruxelles-Capitale. « Pas besoin pour cela de fusionner les institutions francophones, ce qui exigerait l'accord des Flamands. Les institutions peuvent continuer à exister, c'est la façon de gouverner qui changerait », explique le président des réformateurs.
Et d'ajouter que continuer au ministère des Finances ne lui déplairait pas et que les Affaires étrangères l'intéressent également. « Mais si on pouvait mettre sur pied un vrai gouvernement rassemblant les Wallons et les Bruxellois, je me verrais bien Premier ministre des francophones », conclut-il.


Accueil favorable à l'appel d'Arena mais sous conditions

Tous les groupes politiques du parlement de la Communauté française se sont dits prêts à débattre d'un projet francophone, comme l'a proposé jeudi la ministre-présidente Marie Arena. Certaines conditions ont néanmoins été posées, notamment par le cdH, partenaire de majorité du PS.Cadre fédéral apaiséLa chef de groupe cdH, Anne-Marie Corbisier, a formulé 4 conditions. Ce débat ne doit pas faire apparaître les francophones comme demandeurs dans le cadre des négociations institutionnelles actuelles.

Il doit renforcer l'unité francophone et ne peut être l'occasion de diviser les francophones. A ce titre, le cdH demande qu'il ne commence qu'après la Toussaint, "dans un cadre fédéral apaisé".Les discussions ne doivent pas être non plus l'équivalent du débat qui a eu lieu au parlement flamand et qui a mené aux résolutions de 1999. Elles ne peuvent enfin déboucher sur une radicalisation des opinions et mener à une dramatisation de la situation en abordant aujourd'hui la problématique de la "scission du pays".ProjetEcolo a insisté sur la nécessité d'un accord de tous les partis pour mener un tel débat.

"Que ce soit plus qu'une question de leadership qui conditionne les déclarations des uns et des autres", a demandé le chef de groupe, Marcel Cheron. Les Verts souhaitent aussi que l'on se concentre sur le projet francophone, sur un plan culturel, de bonne gouvernance, d'éducation ou de développement économique, et non sur le volet institutionnel. "Il y a une façon de ne jamais avancer: faire une proposition institutionnelle. On se limitera à parler de ça et puis on passera à autre chose", a averti M. Cheron.ContradictionsLe MR demande quant à lui un rythme plus soutenu après cette "déclaration aimable". Il a rappelé qu'il réclamait un tel débat depuis deux ans. Il s'est toutefois interrogé sur la position du PS après les déclarations multiples et contradictoires des socialistes dans cette matière.

"Où se trouve le vrai PS? Où est la position du PS?", s'est interrogée la chef de groupe, Françoise Bertieaux. Le chef de groupe socialiste, Léon Walry, a tenu à rassurer sa collègue réformatrice. Il a répété que le PS était "fort et uni" et salué "l'innovation de la proposition de la ministre-présidente".Selon lui, le débat ne porte pas sur la fusion Communauté Région mais "sur la construction et la mise en perspective d'un espace institutionnel efficace Wallonie-Bruxelles".
"Pour nous, il ne faut plus répéter à l'envi 'fusion, fusion' comme une incantation mystique", a-t-il ajouté. Dans la matinée, la ministre-présidente avait également rejeté une idée de fusion de la Communauté française et de la Région wallonne lorsqu'elle a évoqué la nécessité de ne pas créer des frontières supplémentaires entre les francophones. Une telle initiative laisserait en effet Bruxelles seule.Dans les rangs socialistes, en marge de la séance, des voix se sont fait entendre pour qu'au sein du parti, on ose discuter de l'avenir des institutions francophones. "Il est temps qu'en interne aussi l'on ait une culture du débat sur cette question", a souligné le député Christophe Collignon, tenant de la ligne régionaliste et d'un fédéralisme fondé sur trois Régions.

Le MR se réjouit de la position d'Arena

Le MR dit se réjouir que la ministre-présidente de la Communauté française Marie Arena réponde à l'appel lancé par le président du MR Didier Reynders. Le PS se rallie à la cause du MR, estiment les Réformateurs, qui se veulent toutefois prudents: il ne faudrait pas qu'il s'agisse d'un "énième" plan destiné à jeter de la poudre aux yeux.Les Réformateurs s'interrogent toutefois sur le poids d'une telle proposition. Mercredi, le ministre-président wallon, socialiste lui aussi, a expliqué qu'il ne voulait pas d'un nouveau forum institutionnel. "Qui reflète aujourd'hui la véritable volonté du PS?", demandent-ils.

Reynders met les parlementaires flamands en garde

Didier Reynders a mis les parlementaires flamands qui voudraient forcer le vote sur les propositions de loi visant à scinder l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde en garde. Leur attitude est proche du suicide, a-t-il dit. "Ils ne se rendent pas toujours compte qu'ils se mettent eux-mêmes le couteau sur la gorge alors qu'il y a un explorateur qui tente de trouver une solution. J'espère qu'ils auront la sagesse de lui laisser une chance", a-t-il ajouté. Le président du MR était l'invité mercredi soir de la rentrée politique organisée conjointement par l'hebdomadaire Le Vif/L'Express et la RTBF.Interrogé sur la situation politique, il a réaffirmé avec force qu'il s'inscrivait toujours dans la perspective de la mise sur pied d'un gouvernement orange bleue. Il a aussi répété avec tout autant de force qu'il ne voulait pas d'une tripartitie traditionnelle. Pour lui, la tripartite traditionnelle rassemblant libéraux, socialistes et sociaux-chrétiens-humanistes, a trois défauts: elle ouvre la voie à une réforme des institutions permanente, elle remet en selle les partis qui ont perdu les élections et elle conduit à l'immobilisme sur le plan économique et social.En ce qui concerne une possible réforme de l'Etat, il a aussi réaffirmé son ouverture au dialogue. "Débattre d'une réforme de l'Etat ne pose pas de problème", a-t-il dit. Et d'ajouter qu'il faut faire évoluer le système belge et dans ce cadre se battre pour que la Wallonie et Bruxelles obtiennent plus de moyens pour assurer leur envol économique. Car, a-t-il encore souligné, c'est le retard économique de la Wallonie qui préjudicie le plus l'avenir du pays.Pour M. Reynders, les francophones devront aussi avoir entre eux un débat sur l'organisation des institutions francophones. "Il faudra que la nation francophone s'organise mieux", a-t-il dit. Pour lui, il faudrait à l'avenir que les ministres wallons et les ministres francophones bruxellois siègent dans un même gouvernement francophone. Il a rappelé ainsi une position qu'il défend depuis longtemps.Enfin, à propos d'Yves Leterme et de la volonté de son parti, le CD&V, de le voir devenir premier ministre, Didier Reynders a insisté sur le fait que cette fonction nécessitait "un peu de recul" et que M. Leterme devrait "faire ses preuves au cours des semaines ou des mois à venir, qu'il est capable de prendre ses distances à l'égard de son parti et de sa communauté". Et d'insister qu'il devra montrer "qu'au-delà de l'accueil favorable dont il bénéficie en Flandre, il peut aussi se faire accepter par les francophones". (belga)


Le ministre-président wallon, Rudy Demotte (PS), a accusé mercredi le MR de mettre à mal l'unité francophone dans le domaine institutionnel. L'appel lancé la semaine passée par le président des Réformateurs, Didier Reynders, à un débat entre francophones pour rationaliser les institutions francophones est, d'après lui, destiné d'abord à sortir les négociations gouvernementales du bourbier. "La méthode utilisée aujourd'hui est indigne de l'unité francophone", a lancé M. Demotte en réponse à des interpellations au parlement wallon.Les francophones ne sont pas demandeurs de réformes institutionnelles et de nouveaux transferts de compétences, a-t-il rappelé, s'interrogeant toutefois sur l'attitude du MR. Régulièrement, M. Reynders a dit en effet être disposé à en discuter. Et le chef de groupe MR, Serge Kubla, a appelé mercredi les autres formations politiques à ne pas faire preuve de frilosité et à débattre, au sein du parlement, de matières qu'ils seraient, le cas échéant, prêts à régionaliser dès lors qu'elles sont accompagnées d'un financement suffisant."Quelle est aujourd'hui la force des partis flamands? S'appuyer sur des résolutions votées par le parlement flamand", a-t-il ajouté. Pour le ministre-président, tout cela s'apparente plutôt à une trahison des thèses francophones. "Est-ce là les pièces de Judas pour une trahison francophone?", a-t-il dit. Le cdH n'est pas non plus demandeur d'un tel débat intrafrancophone. Il préconise plutôt l'utilisation otpimale des outils existants, estimant que la meilleure arme dont disposaient les Wallons était le redressement de leur Région. Le MR n'a pourtant pas manqué de rappeler aux centristes qu'une rationalisation des institutions francophones figurait dans leur programme. "Défendez votre programme!", a lancé M. Kubla au cdH.Ecolo est disposé à répondre à toute invitation mais il ne se fait guère d'illusion. "Sur base de ce qu'on a déjà vu, je sais déjà ce que ça va donner: rien", a ironisé Marcel Cheron. Les Verts estiment aussi que l'urgence du moment ne réside pas dans un tel débat qui risquerait même d'être contre-productif. "Ne mettons pas en avant, comme un étendard, nos divisions", a-t-il averti, au terme d'une intervention applaudie par une partie du groupe socialiste.Sur les bancs socialistes, le chef de groupe Maurice Bayenet a répété qu'il ne souhaitait pas davantage de compétences. Au MR qui prône une fusion de la Communauté française, de la Commission communautaire française et de la Région wallonne, il oppose un fédéralisme fondé sur trois Régions, et non sur deux Communautés, comme c'est le cas en Flandre.L'ancien ministre-président Jean-Claude Van Cauwenberghe (PS) a abondé dans le même sens. "Les Wallons refuseront toujours de voir disparaître leur Région dans un magma francophone", a-t-il affirmé. Il estime cependant, contrairement à son successeur, que le moment est opportun pour mener un débat sur les institutions francophones, en particulier sur le sort à réserver à la Communauté française. Sinon, en 2009, les francophones risquent de le regretter.M. Bayenet a appelé les chefs de groupe des 4 partis démocratiques à se rencontrer pour voir ensemble dans quel cadre le parlement pourrait travailler sur ces thèmes.(belga)

Le beurre et l'argent du beurre...

Les concessions réciproques ne sont pas à l'ordre du jour.Le CD&V maintient toutes ses exigences : réforme, BHV, Premier ministre...Tout cela dans le cadre de la coalition orange bleue. Cela ressemble à un blocage.
BELGA
Au centième jour de crise, il ne semble pas que l'heure soit à la détente. Certes, négociateurs francophones et Flamands se parlent encore, par explorateur interposé, mais les progrès, confirme-t-on à plusieurs sources, sont tellement mineurs que certains n'hésitent pas à parler de blocage, voire de blocage total. Qui n'avance pas, recule.
On avait bien cru que l'explorateur, Herman Van Rompuy, encouragé par les autres partis et par Albert II, allait tenter de détendre l'atmosphère en mettant sur la table les sujets qui fâchent... moins : la justice, le social, le fiscal, etc. Mais lundi soir, ce sont encore et toujours les problèmes institutionnels que les convives francophones (Joëlle Milquet et Didier Reynders) d'Herman Van Rompuy ont eus à se mettre sous la dent. Et la distance entre les positions des partis francophones et celles des partenaires du CD&V/N-VA et du VLD, que l'explorateur a vu mardi, demeure sidérale. La réunion à 4, prévue jeudi, a été annulée.
Dès lors, une certaine inquiétude pointe, en Flandre. Certes, Herman Van Rompuy a créé un meilleur climat, il a réussi à se faire respecter de tous, il a gagné la confiance, l'autorité voire la sympathie, mais avec quel résultat, finalement ? Il y a précisément 3 semaines que H. a été chargé par le Roi de dénouer la crise politique et il n'a toujours engrangé aucun accord, même partiel. Normal, là n'était pas son rôle : il devait se limiter à dresser les contours d'accords éventuels. Mais même ces esquisses sont toujours invisibles. Et les francophones qui, séduits par l'explorateur, penseraient qu'il ferait un meilleur Premier ministre qu'Yves Leterme se trompent, paraît-il. Car, si un accord gouvernemental devait être négocié avec une mini-réforme de l'Etat ou une pseudo-scission de BHV, il ne passerait pas le cap des congrès du CD&V et de la N-VA. L'explorateur reste donc en "liberté surveillée" par les leaders de son parti. Un parti qui défend toujours bec et ongles la candidature d'Yves Leterme au poste de Premier ministre : un sondage, paru dans "Het Laatste Nieuws" ne vient-il pas de confirmer un regain de popularité d'Yves Leterme ?
Donc le CD&V veut tout : la réforme, BHV scindée et le 16, rue de la Loi. Il y a une bien manière d'y arriver, selon le ministre flamand de l'Enseignement, Frank Vandenbroucke (SP.A) : il suffit d'inviter le PS à la table car " aucune grande reforme de l'Etat ne s'est jamais faite sans le PS ". Dans ce cas de figure, les 2/3 seraient assurés dès le départ, inutile d'aller à la pêche plus tard. Oui, mais le CD&V, outre la réforme de l'Etat, la scission de BHV et le "16" veut aussi que l'orange bleue. Et rien d'autre.
Le beurre, l'argent du beurre, le sourire de la crémière. Le CD&V a de furieuses ressemblances avec le CVP.
http://www.france5.fr/STATIC/video/index-fr.php?titre=C dans l'air en vidéo&url=mms://a533.v55778.c5577.e.vm.akamaistream.net/7/533/5577/42c40fe4/lacinq.download.akamai.com/5577/internet/cdanslair/cdanslair_20070919.wmv&section=programmes_cdanslair&rubrique=video


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Sécurité routière : le réveil wallon ?

Les premiers Etats généraux de la sécurité routière en Wallonie ont eu lieu lundi.Rien de vraiment neuf n'en est sorti. Si ce n'est le début d'une prise de conscience ?...


Ne faisons pas trop la fine bouche. Si la première édition des Etats généraux de la sécurité routière en Wallonie qui s'est déroulée ce lundi à Namur avait un petit parfum de "retour vers le futur", l'événement a au moins eu un mérite : celui d'avoir lieu. Certes, la plupart des intervenants n'ont fait que répéter des constats entendus depuis de nombreuses années, mais c'est néanmoins la première fois que les responsables politiques wallons, à l'origine de cette manifestation, accordent, quoi qu'ils s'en défendent, tant d'attention à un problème de société qui semble de plus en plus interpeller leurs administrés.
Difficile, vu la multiplicité des interventions, d'en dresser une synthèse exhaustive. On épinglera cependant une série de déclarations comme celle d'André Antoine dénonçant "le cliché d'une dichotomie entre Flandre et Wallonie, que d'aucuns se complaisent à véhiculer afin de justifier une régionalisation de la sécurité routière (.../...) et qui ne résiste pas à une analyse objective" ou encore son plaidoyer pour une "réconciliation des citoyens wallons avec les règles" qui valent souvent mieux "pour les autres que pour eux-mêmes".
Nord versus Sud
De fait, les facteurs entrant en ligne de compte dans les accidents de circulation sont multiples et changeants comme le soulignera l'administrateur-délégué de l'IBSR, Patrick Derweduwen, en mettant en avant le rôle important que joue la densité de population en matière d'accidentologie. Toutefois, certains chiffres méritent réflexion. Si le nombre de décès enregistrés sur les routes a connu une importante baisse entre 2000 et 2005 dans notre pays (de 1 600 à 1 089), les progrès enregistrés sont nettement supérieurs en Flandre et à Bruxelles qu'en Wallonie où la situation est très préoccupante dans les provinces de Namur et de Luxembourg, mais aussi dans le Hainaut. Certaines mesures de comportement font également état d'un moindre respect pour les limitations de vitesse en Wallonie qu'en Flandre, même si "l'acceptation sociale de ces limitations" est aujourd'hui beaucoup plus grande.
En ce qui concerne la conduite sous influence, exposera encore le représentant de l'IBSR, même si des progrès ont également été enregistrés, la situation reste là encore plus préoccupante en Wallonie qu'en Flandre. Singulièrement, c'est la tranche d'âge des 40-54 ans qui est la plus concernée par ce problème qui, à bien y réfléchir, n'est sans doute pas sans lien avec la situation économique et sociale difficile qui accable le sud du pays.
Prenant la parole à son tour, le représentant de la Conférence européenne des directeurs des routes insistera sur la nécessité de disposer de données précises en matière de sécurité routière, qui sont "essentielles afin de concevoir et décider des mesures efficaces et proportionnées qui doivent être adoptées pour y répondre". Ce qui, à l'heure actuelle, est loin d'être les cas dans notre pays.
Détaillant la stratégie mise en place dans son pays, un expert français insistera pour sa part sur l'importance d'une "prise en charge interministérielle de ce dossier". Une nécessaire coordination entre tous les acteurs de la sécurité routière également défendue par le patron du Met wallon, Marc Lemlin, qui plaide en outre pour la mise en place d'audits de sécurité systématiques réalisés par des consultants indépendants agréés pour tous les aménagements entrepris sur les routes. "Le rapport coûts-bénéfices des aménagements de sécurisation est très positif". Et d'ajouter : "Peut-être que l'instauration d'une vignette autoroutière nous apportera les crédits nécessaires pour réaliser ces travaux".
Francis Herbert, secrétaire général de l'association "Parents d'enfants victimes de la route", évoquera de son côté la grande frustration des familles wallonnes face à l'inertie de leurs responsables politiques. Il insistera également sur la nécessité de mettre en place des structures d'accueil et d'encadrement des familles de victimes après un accident, mais aussi sur le fait que ces Etats généraux ne devaient pas simplement être une "grand-messe", mais le coup d'envoi d'une politique de sécurité routière à moyen et long terme avec des objectifs chiffrés et un suivi constant.
Le manque de stabilité de la législation, les difficultés pour les communes de faire financièrement face à des décisions imposées par le gouvernement fédéral furent également évoqués, tout comme le manque de cohésion entre les actions menées par les différents niveaux de pouvoir. L'opportunité de pouvoir utiliser l'argent du Fonds des amendes routières pour des programmes d'éducation ou pour la réalisation d'infrastructures a également fait débat.
Un représentant de la Communauté française annoncera pour sa part qu'à la demande de la ministre-Présidente Marie Arena, des fiches pédagogiques abordant différents thèmes liés à la sécurité routière avaient été élaborées à l'intention des enseignants des écoles primaires et maternelles.
Un Conseil wallon...
Last but not least, c'est un Michel Daerden, aussi solennel que lui permet son fantasque caractère, qui conclut la journée par la ratification d'un protocole d'accord entre la Région et la Police fédérale, fixant les obligations de chacune des parties afin d'améliorer les contrôles autoroutiers. Avant d'annoncer qu'il allait proposer au gouvernement wallon l'installation d'un Conseil supérieur wallon de la sécurité routière, présenté comme une plate-forme de concertation, d'écoute et de propositions pour les acteurs wallons en matière de sécurité routière.
Soit une version régionale de la Commission fédérale en la matière où sont déjà représentés la plupart de ces acteurs.
Quand on vous disait que cette journée avait un air de "déjà-vu"...

Le gouvernement néerlandais s'apprête à supprimer 13 000 emplois dans l'administration.

"Pourquoi aux Pays-Bas et pas ici ?"

Une économie colossale
Si le monde politique n'a pas - encore ? - fixé d'objectifs chiffrés de réduction du coût de la fonction publique, la Fédération des entreprises de Belgique a aligné les siens juste avant les élections. S'appuyant sur une étude de la société d'audit McKinsey, elle en a conclu qu'une économie équivalente à 2,6 pc du Produit intérieur brut - soit environ 7,7 milliards d'euros - pouvait être réalisée dans la fonction publique belge à moyen terme. Tous les niveaux de pouvoir devraient participer à l'effort. " C'est dans les administrations communales et provinciales , avance Rudi Thomaes, que le nombre d'emplois a le plus augmenté ces dernières années ."
L'administrateur de la FEB a évoqué un jour - mais se montre plus prudent aujourd'hui - l'opportunité de supprimer 30 000 emplois dans la fonction publique. Il fait remarquer que de nombreux fonctionnaires sont proches de la pension.




Les patrons belges se montrent impressionnés.Ils estiment que la Belgique devrait elle aussi mettre son administration à la diète.

Le Parlement des Pays-Bas est appelé à se prononcer, ce mardi, sur une mise à la diète de la fonction publique. C'était attendu : le gouvernement de Jan Peter Balkenende l'avait inscrit dans son programme.
L'opération devait forcément trouver un écho en Belgique. La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) plaide, en effet, depuis deux ans pour une réduction du coût global de l'administration. Mais butte régulièrement sur l'opposition des syndicats et l'indifférence plus ou moins prononcée de la classe politique. L'initiative du gouvernement néerlandais lui permet de relancer son lobbying.
Lundi, la FEB a invité Roel Bekker, le secrétaire général du programme de modernisation des services publics aux Pays-Bas, à venir exposer le plan de dégraissage. Pour le coup, l'organisation patronale avait convié un certain nombre de hauts fonctionnaires belges. Aucun, dit-on, ne s'est effrayé des propos tenus par leur collègue néerlandais.
La réforme qui sera initiée aux Pays-Bas tient en quelques chiffres. Les secrétaires généraux de l'administration néerlandais avaient convenu qu'une économie de 750 millions d'euros pouvait être réalisée dans la fonction publique en 4 ans. Après négociations, l'objectif a été revu à la baisse. Légèrement. La réorganisation devrait conduire finalement à une économie de 630 millions d'euros dès 2011.
Une perte de 13 000 emplois
Pour atteindre ce montant, quelque 13 000 emplois - sur un peu plus de 700 000 au total - disparaîtront au cours des quatre prochaines années. Tous les départements seront touchés. Mais pas forcément de la même manière. Le ministère néerlandais des Finances sera relativement épargné. Il compte actuellement 30 000 fonctionnaires. Il ne devrait en perdre que 600-700. " En revanche , explique Roel Bekker, les services chargés de contrôler la législation - inspecteurs sociaux, etc. - vont perdre jusqu'à 20 pc de leur effectif ."
D'après le haut fonctionnaire, la classe politique néerlandaise partage l'objectif du plan. Et les syndicats n'y sont pas opposés. Il est vrai qu'aucun licenciement sec n'est à craindre. Il y a de la marge : 30 000 départs naturels sont attendus au cours des 4 prochaines années. Par ailleurs, un budget de 500 millions d'euros a été dégagé. Cet argent permettra de moderniser certains départements et de former les fonctionnaires qui devront changer de service. " Nous voulons moins de fonction publique , avance Roel Bekker. Mais aussi mieux de fonction publique ."
Les dirigeants de la FEB ont désormais leur modèle hollandais. " Pourquoi la classe politique belge est-elle incapable de fixer un objectif chiffré de réduction du coût de la fonction publique ?, tonne Rudi Thomaes, l'administrateur-délégué de la FEB. Il y a chez nous autant sinon plus de fonctionnaires qu'aux Pays-Bas alors que nos voisins sont plus nombreux. Quelque chose ne va pas. Nous ne sommes pas les seuls à le dire. L'OCDE vient de rédiger une étude sur notre administration. Ses conclusions sont évidentes : notre système est trop coûteux ."

23 septembre 2007

Verhofstadt plus populaire que Leterme

Seulement 45% des Belges jugent M. Leterme encore crédible comme premier ministre.

Guy Verhofstadt est l'homme le plus apte à assurer aujourd'hui les fonctions de premier ministre, estiment 61,1% des Belges, selon un sondage iVox. L'ex-formateur Yves Leterme, s'il reste le plus populaire en Flandre, ne recueille que 41,6% de préférences pour l'ensemble du pays et 10,9% seulement dans la partie francophone, pour 74,6 à M. Verhofstadt.
Le sondage révèle aussi que 45% seulement des Belges jugent M. Leterme encore crédible comme premier ministre. Mais ici aussi, l'image est contrastée entre le nord et le sud du pays. Les résultats traduisent encore un souci croissant des Belges devant une crise politique qui perdure: plus de 77% des personnes interrogées craignent qu'elle aura des conséquences fâcheuses pour l'économie du pays.
Ce souci est particulièrement présent chez les personnes âgées de 45 à 59 ans et celles qui ont un niveau de scolarité peu élevé. Selon ce sondage, 39,1% des Flamands se montrent favorables à l'indépendance de la Flandre, pour 12,7 de Francophones qui se disent prêts à renoncer à la Belgique. Ces derniers chiffres confirment les résultats d'un précédent sondage réalisé fin août par les deux mêmes journaux.

Accord historique pour le climat

Près de 200 pays ont décidé à Montréal d'accélérer de 10 ans l'élimination de substances nocives pour la couche d'ozone, un important accord qui contribuera en même temps à la lutte contre le réchauffement climatique.

Ce sont 190 pays, plus l'Union européenne, qui se sont mis d'accord à l'issue d'une conférence d'une semaine à Montréal pour geler puis éliminer plus tôt que prévu les HCFC (hydrochlorofluorocarbones), des substances nocives pour la couche d'ozone utilisées dans la réfrigération et la climatisation.
Leur élimination accélérée contribuera en même temps de façon importante à la lutte contre le réchauffement climatique, car ce sont aussi un puissant gaz à effet de serre.

M. Baird et le directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) Achim Steiner ont vu dans ce succès un bon augure et un « signal vital » avant les rencontres prévues d'ici la fin de l'année sur les changements climatiques, en particulier le sommet convoqué la semaine prochaine à New York par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.
Signé en 1987, le protocole de Montréal, considéré comme l'accord environnemental le plus efficace, prévoyait l'élimination des HCFC en 2030 pour les pays développés et 2040 pour les pays en développement.
En vertu de l'entente de Montréal, la production de ces substances sera gelée en 2013 à son niveau de 2009-2010, avant leur élimination totale, qui a été avancée à 2020 pour les pays développés et 2030 pour les pays en développement.
Les pays développés sont convenus de réduire leur production et leur consommation de 75 % dès 2010, puis de 90 % en 2015. Quant aux pays en développement, ils ont accepté une réduction de 10 % en 2015, qui passera à 35 % en 2020 et à 67,7 % en 2025.
« Si nous n'étions pas parvenus à un accord, la production d'HCFC aurait doublé d'ici 2015 », a dit M. Steiner, soulignant que cela épargnerait à l'atmosphère des milliards de tonnes de gaz à effet de serre (GES).
Selon le PNUE, l'accélération de l'élimination des HCFC doit permettre de réduire de 3,5 % les émissions GES de la planète.
MM. Baird et Steiner ont salué le rôle constructif joué par la Chine.
Pékin réclamait une aide pour faciliter sa transition vers des substances moins nocives pour l'environnement et son opposition aurait pu faire capoter l'accord.
Dans cette perspective, les pays donateurs se sont engagés à continuer à financer le Fonds multilatéral qui sert à venir en aide aux pays en développement, mais sans fixer de chiffre.
Une facture de 150 millions de dollars
Un responsable a estimé à 150 millions de dollars, la facture annuelle. Le Fonds a déboursé plus de 2 milliards de dollars depuis l'entrée en vigueur du protocole de Montréal en 1987.
La conférence marquait aussi le 20e anniversaire de ce traité qui a réussi à pratiquement éliminer une première génération de substances appauvrissant la couche d'ozone, les CFC (chlorofluorocarbones).
L'ozone, une molécule issue de l'oxygène, joue un rôle essentiel en filtrant les rayons ultra-violets B, responsables notamment des cancers de la peau.
Le protocole n'a pas fait disparaître le trou dans la couche d'ozone, mais il a stabilisé la situation et commencé à y remédier.
Les scientifiques estiment que la couche d'ozone pourrait, d'ici à 2050 ou 2060, retrouver un état « voisin » de celui de 1980, avant que les trous dans la couche d'ozone ne s'accroissent jusqu'à atteindre en septembre 2006 la dimension record de 29,5 millions de km2.
Sans le protocole de Montréal, quelque 100 millions de cancers de la peau supplémentaires auraient été contractés d'ici à 2020.
(D'après AFP)

22 septembre 2007

200 millions d’abonnés indiens au mobile

samedi 22.09.2007

Le nombre d’abonnés à la téléphonie mobile en Inde a dépassé en août le seuil symbolique des 200 millions. Le marché indien de la téléphonie mobile, qui bénéficie de la croissance la plus rapide au monde, a attiré en août 8,31 millions de clients supplémentaires, portant le total à 201,29 millions d’abonnés. Le cap des 200 millions de clients de la téléphonie mobile a été franchi à peine un peu plus d’un an après celui des 100 millions, en mai 2006. Pour l’instant le boom de la téléphonie mobile se cantonne aux villes, et les opérateurs doivent encore conquérir l’immense marché des campagnes, où réside 70 % de la population du pays, soit 1,1 milliard d’habitants.

Le rétroacte


Le cap symbolique des 100 jours sans nouveau gouvernement est franchi. Si ce n'est pas une première dans l'histoire du pays, la formation du gouvernement apparaît comme l'une des plus longues et ardues. Retrouvez l'ensemble des faits qui émaillent la crise.


21 septembre : 103 jours sans nouveau gouvernement : lundi, un tournant ?
20 septembre : 102 jours sans nouveau gouvernement : Francophones, voilà le moment de vérité
19 septembre : 101 jours sans nouveau gouvernement : L'Orange bleue bloquée, le CD&V s'inquiète, cogite : Dehaene et le « comité des sages »
18 septembre : 100 jours sans nouveau gouvernement: La scission n'est plus taboue en Flandre
17 septembre : 99 jours sans nouveau gouvernement : Troisième rapport de Van Rompuy au Roi
16 septembre : 98 jours sans nouveau gouvernement :
15 septembre : 97 jours sans nouveau gouvernement : La Wallonie ne peut s'en sortir seule
14 septembre : 96 jours sans nouveau gouvernement : Un rôle plus large pour Van Rompuy
13 septembre : 95 jours sans nouveau gouvernement : Bart De Wever: "Je ne suis pas Milosevic"
12 septembre : 94 jours sans nouveau gouvernement : Le marché de Leterme aux Francophones
11 septembre : 93 jours sans nouveau gouvernement : Van Rompuy explore BHV
10 septembre : 92 jours sans nouveau gouvernement : Un second rapport de l'explorateur au Roi
9 septembre : 91 jours sans nouveau gouvernement : Le compromis communautaire ne sera que le début
8 septembre : 90 jours sans nouveau gouvernement :
7 septembre : 89 jours sans nouveau gouvernement : La théorie Van Rompuy dure
6 septembre : 88 jours sans nouveau gouvernement : La scission de BHV à l'agenda
5 septembre : 87 jours sans nouveau gouvernement : Retour forcée à l'Orange bleue
4 septembre : 86 jours sans nouveau gouvernement : Milquet et Reynders rencontrent l'explorateur
3 septembre : 85 jours sans nouveau gouvernement : Position possible ou impossible?
2 septembre : 84 jours sans nouveau gouvernement : Le MR toujours prêt au dialogue
1 septembre : 83 jours sans nouveau gouvernement : Scinder BHV? Maingain revient à la charge
31 août : 82 jours sans nouveau gouvernement : L'explorateur rencontre MR et Ecolo
30 août : 81 jours sans nouveau gouvernement : Un explorateur pour calmer la crise
29 août : 80 jours sans nouveau gouvernement : Van Rompuy pour formateur?
28 août : 79 jours sans nouveau gouvernement : Pour le Roi, ceci est bien une crise
27 août : 78 jours sans nouveau gouvernement : La note Dehaene éventée
26 août : 77 jours sans nouveau gouvernement : Langendries- De Croo en co-médiateurs
25 août : 76 jours sans nouveau gouvernement : L'Orange bleue en quête de médiateur
24 août : 75 jours sans nouveau gouvernement : Qui va succéder à Yves Leterme?
23 août : 74 jours sans nouveau gouvernement : Yves Leterme jette l'éponge
22 août : 73 jours sans nouveau gouvernement : L'orange bleue se remet à table
21 août : 72 jours sans nouveau gouvernement : Leterme prépare deux textes et un schéma
20 août : 71 jours sans nouveau gouvernement : Reynders attend des propositions équilibrées
19 août : 70 jours sans nouveau gouvernement : La dernière chance d'Yves Leterme
18 août : 69 jours sans nouveau gouvernement : Leterme s'accroche, le Roi intervient
17 août : 68 jours sans nouveau gouvernement : Parfum de crise à Val Duchesse; Leterme reste formateur
16 août : 67 jours sans nouveau gouvernement : Un moment de vérité pour le projet francophone
15 août : 66 jours sans nouveau gouvernement : Les exigences des partis flamands
14 août : 65 jours sans nouveau gouvernement : Leterme défend sa méthode
13 août : 64 jours sans nouveau gouvernement : Leterme, ses notes, ses secrets
12 août : 63 jours sans nouveau gouvernement : La bonne volonté des Francophones
11 août : 62 jours sans nouveau gouvernement : Après Leterme notaire, à quand Leterme meneur ?
10 août : 61 jours sans nouveau gouvernement : Un problème Milquet? Non, mais...
9 août : 60 jours sans nouveau gouvernement : Val Duchesse à tous petits pas
8 août : 59 jours sans nouveau gouvernement : Yves Leterme rencontre les Francophones
7 août : 58 jours sans nouveau gouvernement : La deuxième version de la note Leterme
6 août : 57 jours sans nouveau gouvernement :
5 août : 56 jours sans nouveau gouvernement : La crise est proche
4 août : 55 jours sans nouveau gouvernement : Les Francophones de Bruxelles se fâchent
3 août : 54 jours sans nouveau gouvernement : Pistes d'accord à Val Duchesse
2 août : 53 jours sans nouveau gouvernement : Les questions communautaires au menu
1 août : 52 jours sans nouveau gouvernement : L'orange bleue en péril
31 juillet : 51 jours sans nouveau gouvernement : Accord sur le budget
30 juillet : 50 jours sans nouveau gouvernement : Le budget en discussion à Val Duchesse
29 juillet : 49 jours sans nouveau gouvernement : La fonction fera-t-elle l'homme?
28 juillet : 48 jours sans nouveau gouvernement : "Silence, je travaille"
27 juillet : 47 jours sans nouveau gouvernement : Leterme: "on en reste aux accords de principe"
26 juillet : 46 jours sans nouveau gouvernement : Orange bleue, la dynamique négative
25 juillet : 45 jours sans nouveau gouvernement : Accrochages entre centristes et libéraux
24 juillet : 44 jours sans nouveau gouvernement : Yves Leterme accélère, le SP.A très critique sur la note Leterme
23 juillet : 43 jours sans nouveau gouvernement : La note de Leterme
22 juillet : 42 jours sans nouveau gouvernement : Leterme a remis sa note aux présidents
21 juillet : 41 jours sans nouveau gouvernement : Voici la Brabançonne, Mr Leterme
20 juillet : 40 jours sans nouveau gouvernement :
19 juillet : 39 jours sans nouveau gouvernement : Leterme reçoit le MR et le CDH
18 juillet : 38 jours sans nouveau gouvernement : Leterme vérifie la volonté du MR et du CDH
17 juillet : 37 jours sans nouveau gouvernement : Valse des présidents à Val Duchesse
16 juillet : 36 jours sans nouveau gouvernement : Leterme, le retour à Val Duchesse
15 juillet : 35 jours sans nouveau gouvernement : Yves Leterme nommé formateur
14 juillet : 34 jours sans nouveau gouvernement : Fin de mission imminente pour Dehaene
13 juillet : 33 jours sans nouveau gouvernement : Le Vlaams Belang entre au bureau de la Chambre
12 juillet : 32 jours sans nouveau gouvernement : Elio III prêt au décollage
11 juillet : 31 jours sans nouveau gouvernement : Le démineur modérément optimiste
10 juillet : 30 jours sans nouveau gouvernement : L'orange-bleue est la seule option réaliste
9 juillet : 29 jours sans nouveau gouvernement : Dehaene au cap symbolique
8 juillet : 28 jours sans nouveau gouvernement :
7 juillet : 27 jours sans nouveau gouvernement :
6 juillet : 26 jours sans nouveau gouvernement : My name is Dehaene, James-Boerenbond Dehaene
5 juillet : 25 jours sans nouveau gouvernement : Reynders presse l'orange-bleue
4 juillet : 24 jours sans nouveau gouvernement : Les lignes de force du rapport Reynders
3 juillet : 23 jours sans nouveau gouvernement : Yves Leterme passe un tour
2 juillet : 22 jours sans nouveau gouvernement : Reynders prêt à informer le Roi
1 juillet : 21 jours sans nouveau gouvernement :
30 juin : 20 jours sans nouveau gouvernement ; Reynders avisé du "non" au Sud
29 juin : 19 jours sans nouveau gouvernement : Le Roi a reçu l'informateur en clinique
28 juin : 18 jours sans nouveau gouvernement : Prestation de serment au Sénat
27 juin : 17 jours sans nouveau gouvernement : Milquet: "Allô, les Verts!"
26 juin : 16 jours sans nouveau gouvernement : Après Reynders, avant Leterme
25 juin : 15 jours sans nouveau gouvernement : "Trop d'exigences renforceront le PS"
24 juin : 14 jours sans nouveau gouvernement : Onkelinx: à fond l'opposition!
23 juin : 13 jours sans nouveau gouvernement : Didier Reynders prend acte du rapport nucléaire
22 juin : 12 jours sans nouveau gouvernement : La Flandre s'impatiente
21 juin : 11 jours sans nouveau gouvernement : Le front francophone a vécu
20 juin : 10 jours sans nouveau gouvernement : L'informateur fait rapport au Roi
19 juin : 9 jours sans nouveau gouvernement : Reynders achève son premier tour de table
18 juin : 8 jours sans nouveau gouvernement : L'informateur fait le tour des partis
17 juin : 7 jours sans nouveau gouvernement : Louis Michel fait du charme à Ecolo
16 juin : 6 jours sans nouveau gouvernement : Didier Reynders a entendu la CSC
15 juin : 5 jours sans nouveau gouvernement : Elio Di Rupo privilégie son parti
14 juin : 4 jours sans nouveau gouvernement : Reynders prié d'informer en silence
13 juin : 3 jours sans nouveau gouvernement : Quel informateur? Reynders pressenti.
12 juin : 2 jours sans nouveau gouvernement: Didier Reynders : "vive la bipartite"
11 juin : 1 jour sans nouveau gouvernement: Le Waterloo socialiste

21 septembre 2007

Les riches Américains encore plus riches

vendredi 21.09.2007, 07:46

Les 400 Américains les plus riches, toujours dominés par le fondateur de Microsoft Bill Gates, ont encore fait grossir leur richesse en 2007, selon le classement du magazine Forbes. A eux tous, ils valent 1.540 milliards de dollars, soit 23 % de plus qu’en 2006, une progression deux fois plus rapide que l’an dernier, grâce en particulier aux nouvelles fortunes des patrons de fonds d’investissement, qui n’auront guère souffert au final de la chute des Bourses cet été. En tête de liste, comme l’an dernier, figure Bill Gates, riche de 59 milliards de dollars grâce à sa participation dans son groupe Microsoft, notamment, suivi de l’investisseur Warren Buffett (52 milliards).

Recul des permis de bâtir pour logements neufs

vendredi 21.09.2007

L’indice désaisonnalisé du nombre de permis de bâtir octroyés pour des logements neufs destinés à des ménages privés a chuté de 8,8 % en mai dernier, selon les chiffres dévoilés vendredi par le SPF Economie.
Les appartements ont connu le recul le plus sensible, avec une baisse de 13,4 %, suivis des maisons unifamiliales (-9,2 %). De son côté, le volume de la construction neuve non résidentielle a diminué de 1,2 %. Seule hausse notable : celle de la rénovation des bâtiments résidentiels pour laquelle le nombre de permis a progressé de 1,9 %.

Ambroise Paré est paré

Trois nouvelles unités inaugurées ce vendredi
Les travaux sont loin d’être finis. Deux étages supplémentaires et une nouvelle aile doivent arriver.

Ambroise Paré fait l’objet du plus grand chantier hospitalier de Wallonie. Le plan de redéploiement enclenché en 2004 porte sur 100 millions d’euros. Et la Région y contribue largement au travers de 43 millions de subsides. Logique, dès lors, que le frais émoulu ministre régional de la Santé, Paul Magnette (PS), qui effectuait là sa première visite hospitalière, vienne se rendre compte de visu de l’utilisation qui est faite au CHU montois des deniers wallons. Hier, des trois inaugurations successives auxquelles M. Magnette a assisté, une seule (celle de l’hôpital de jour chirurgical) bénéficiait de l’appui régional. Les aménagements consentis pour les deux autres services (revalidation neurologique et locomotrice/sommeil) ont été financés sur fonds propres. Le tout, pour 1,3 million.

« L’aménagement de ces unités s’inscrit dans la logique de réorganisation de l’hôpital qui consiste à faire avancer en front de boulevard les services de médecine dite « chaude » et à faire reculer vers l’arrière des bâtiments tout ce qui a trait aux actes moins urgents », a expliqué Nicolas Martin (PS), président de l’institution.
Le ministre régional de la Santé a salué le redressement du CHU « qui était encore voici une quinzaine d’années au bord de la faillite et est aujourd’hui un hôpital florissant ». Depuis 2004, le chiffre d’affaires d’Ambroise Paré (71 millions pour 336 lits) a augmenté de 30 % en trois ans. Et le nombre de consultations (13.000 par an) a cru de 20 %. Pour le ministre Magnette, il ne fait aucun doute que « d’ici dix-quinze ans, le CHU de Mons sera une des pièces maîtresses sur la carte des soins de la Wallonie ».


La cardio en vue
Sur place, on n’a pas fini d’investir. Le gros œuvre de la nouvelle aile est achevé. D’ici fin 2008, celle-ci offrira un nouveau bloc opératoire ultramoderne (quatre fois plus grand que l’actuel), une nouvelle unité de soins intensifs, un service de radiologie et un service des urgences tout neufs. Mais A. Paré est également engagé dans la course aux agréments pour la cardiologie. Un projet commun avec le CHR Saint-Joseph voisin ainsi qu’avec le CHU et l’ISPPC de Charleroi a été monté. « Nous visons les agréments B1, B2 et B3, ce qui nous permettrait d’accomplir sur Mons tous les actes de cardiologie : de la coronarographie à la chirurgie cardiaque lourde, en passant par les dilatations », précise Nicolas Martin. Jusqu’ici, seul le CHR St-Joseph offre un service de coronaro. La décision doit tomber avant fin 2007. Elle dépend du même ministre que celui qui était à Ambroise Paré pour dire tout le bien qu’il pensait du CHU montois.

20 septembre 2007

Création d'une Unité de répression des pollutions en Wallonie

Une unité de répression des pollutions (URP) vient d'être créée en Wallonie, a annoncé jeudi le ministre wallon de l'Environnement, Benoît Lutgen. Composée actuellement de 10 agents, et prochainement de 16, qui ont le statut d'agents de police judiciaire, l'URP a pour mission principale de lutter contre la criminalité environnementale organisée. L'URP assure un travail de terrain, de proximité et de répression.

Elle assure également les permanences de SOS Pollutions 24h/24. Son objectif est de rechercher et de poursuivre les auteurs d'infractions graves liées à l'environnement. Celles-ci seront prochainement définies par décret et échelonnées entre les incivilités environnementales et les crimes environnementaux. L'URP travaille en collaboration avec les autres acteurs comme l'Unité anti-braconnage, la division de la police de l'environnement, les polices locales et fédérales, les communes et la magistrature. (belga)

Le cdH rejoint le PS sur la Politique des Grandes Villes

Le cdH, qui participe actuellement aux négociations pour tenter de former une majorité de type orange bleue, soutient la proposition de prolonger d'un an l'ensemble des contrats de la Politique des Grandes Villes et de stabiliser les 1.000 emplois qui en dépendent directement, a indiqué ce jeudi le centre démocrate humaniste.Le ministre sortant Christian Dupont (PS), en charge de cette compétence, avait affirmé mercredi qu'il proposerait prochainement au gouvernement, en affaires courantes, de prolonger d'un an, l'ensemble des contrats de villes conclus par son département.
Faute de renouvellement, les 1.000 emplois qui en dépendent seront perdus d'ici quelques mois, avait-il averti.La politique fédérale des Grandes villes profite à quinze villes et communes dont certains quartiers partagent les mêmes caractéristiques de pauvreté. En raison de l'incertitude sur la décision que prendra le prochain gouvernement au sujet de l'avenir de ces contrats, plusieurs communes ont déjà ou vont tout prochainement envoyer des préavis de licenciement à titre conservatoire aux travailleurs qui ont été embauchés pour les réaliser.

Disant soutenir la proposition du ministre Dupont, le centre démocrate humaniste, qui participe actuellement aux négociations pour tenter de former une majorité de type orange bleue, a souligné jeudi qu'il défendait "le maintien et le renforcement à l'avenir de cette politique fondamentale".
Il s'agit d'ailleurs d'un "point essentiel des négociations gouvernementales pour lequel le cdH s'est déjà battu pendant l'été", a insisté le parti présidé par Joëlle Milquet. (belga)

Le conseil d'Etat examine le recours contre Danièle Reynders



Le conseil d'Etat a examiné jeudi le recours en suspension et en annulation déposé en urgence par Dominique Farina contre la nomination de Danièle Reynders au poste de procureur du roi de Liège. L'arrêt est attendu dans les prochains jours.En octobre 2006, suite au départ à la retraite d'Anne Bourguignont, le Conseil supérieur de la Justice (CSJ) a choisi de présenter la juge d'instruction Danièle Reynders au poste de procureur du roi de Liège, la préférant aux cinq autres candidats, Philippe Dulieu, Dominique Farina, Nadine Jamar, Jean-Louis Prignon et Jean-Pascal Thoreau.

L'arrêté de nomination est intervenu le 5 mars 2007 et Danièle Reynders a prêté serment début avril.Un recours en suspension et en annulation de l'arrêté avait cependant été introduit par Dominique Farina. Conseillère à la cour d'appel, cette dernière dénonçait l'analyse du CSJ, qu'elle jugeait "contestable", notamment dans l'évaluation des titres et mérites des candidats. Lors de l'audience de jeudi devant le conseil d'Etat, l'auditeur a confirmé sa demande d'annulation de l'arrêté. Il estime en effet que les motifs d'annulation relevés par Mme Farina sont "pertinents".
Du côté de la défense de Mme Reynders, on estime que l'avis du CSJ était suffisamment motivé et que l'arrêté doit être maintenu. Le conseil d'Etat rendra son arrêt dans les prochains jours. il estimera que l'urgence est établie ou renverra l'affaire au fond. Dans l'attente de la décision, au palais de justice de Liège, une partie du personnel a signé une lettre de soutien à Danièle Reynders, soeur du ministre des Finances sortant Didier Reynders.

La Belgique a accru son taux d'endettement

Le taux d'endettement à long terme de la Belgique s'est accru en 2007 par rapport à l'année précédente alors que pour la plupart des pays, le taux d'endettement simulé a baissé, selon les dernières simulations de Standard & Poor's (S&P) publiées jeudi.Cette augmentation s'inscrit dans le cadre du vieillissement rapide de la population dans les pays développés qui représente un défi en terme de solvabilité à long terme des finances publiques. L'étude de S&P porte sur l'évolution de la dette de 32 pays développés à l'horizon 2050, compte tenu de l'évolution démographique.Si la majorité des Etats ont réussi à améliorer leurs perspectives en matière de finances publiques, seuls les taux de la Belgique, de l'Autriche, de la Suède, de la Slovénie, de la Slovaquie et de la Lituanie ont connu un accroissement par rapport à l'année passée, relève le rapport. Ceci dit, l'agence de notation n'envisage pas de modifier sa cote attribuée à la Belgique (AA+) qui est d'ailleurs inchangée depuis 1998, selon un porte-parole de S&P.Malgré le fait que des réformes ont été menées en matière de dépenses liées au vieillissement de la population ces dernières années, elles sont insuffisantes pour maintenir les finances publiques stables à long terme, constate S&P. Selon l'agence, quasiment l'ensemble des pays vont faire face à une sérieuse détérioration des finances publiques au cours de la prochaine moitié du siècle à cause de ces changements démographiques à moins que les programmes de sécurité sociale et autres dépenses liées au vieillissement soient réformés, poursuit-elle.Sans mesures mises en place par les Etats, la dette de certains pays comme la France, l'Espagne et le Royaume-Uni pourrait atteindre 150% du PIB en 2050 alors que d'autres pays comme la Scandinavie, les pays baltes, le Canada, l'Australie et la Nouvelle Zélande, devraient se distinguer de la moyenne et être capables de maintenir un niveau de dette inférieur ou égal à 100% du PIB. La simulation annuelle a été réalisée pour la première fois l'an dernier.

19 septembre 2007

"La Wallonie ne veut ni un retour en arrière, ni une fuite en avant"

MAJ 20/09/07

Arena lance le débat intrafrancophone

La ministre-Présidente lance une Commission mixte "Wallonie-Bruxelles 2009".
Objectif : réunir politiques et société civile en vue de définir un projet francophone.


Mettons-nous tous autour de la table pour débattre du projet francophone." Tel est le message que délivrera la ministre-Présidente du gouvernement de la Communauté française, à l'occasion de la rentrée parlementaire, ce jeudi matin. Un discours qu'elle veut "en rupture" par rapport au passé.
A l'heure où les francophones se doivent d'être "vigilants face à la radicalisation du nord du pays", Marie Arena (PS) veut réunir tous les francophones dans une Commission mixte "Wallonie-Bruxelles 2009".
Y seraient conviés des représentants des quatre partis démocratiques, certes, mais également des membres de la société civile : acteurs socio-économiques (patronat et syndicat), académiques (représentants des pôles universitaires), culturels (écrivains, cinéastes...) et des médias.

Loin de limiter le débat à l'institutionnel, Marie Arena entend le faire porter sur cinq questions essentielles.
1° Quel projet pour les francophones dans l'Etat fédéral actuel ?
2° Comment concilier l'identité régionale et le lien, la solidarité entre les francophones de Bruxelles, de Wallonie et des communes périphériques à la frontière linguistique ?
3° Quelles synergies concrètes dans quelles politiques ? Comment dépasser certaines concurrences, notamment en matière économique ? Quels liens avec les Communautés flamande et germanophone ?
4° Quelle place pour les francophones au sein de la Belgique, de l'Europe et du monde ?
5° "Et si demain, on devait se séparer ?"

A un rythme mensuel, la trentaine de membres de cette commission, composée paritairement de Bruxellois et de Wallons d'une part, de politiques et de représentants de la société civile d'autre part, se réunira pour débattre de ces questions, dans le but ultime, non pas de voter des décrets, mais de faire des propositions concrètes pour la fin 2008, y compris, pourquoi pas ?, en matière institutionnelle. Le tout serait agrémenté de contributions de citoyens via des forums, notamment sur le web, et bénéficierait du soutien d'un secrétariat.
Pour Marie Arena, personne ne détient la vérité. Il ne s'agit donc pas de diviser, mais de rassembler les francophones autour "d'un destin commun". La ministre-Présidente estime que c'est ce travail de définition qui est la priorité et que ce qu'elle appelle "la tuyauterie institutionnelle" doit venir, si nécessaire, ensuite.
Reste à voir quelle sera la réaction des autres partis, particulièrement le MR, au Parlement.

"Wallonie -Bruxelles 2009" : le oui mais des députés

C'était la rentrée au Parlement de la Communauté française ce jeudi. Les députés n'ont pas manqué de réagir à l'idée lancée le matin même par la ministre-présidente de la Communauté. Marie Arena propose la mise sur pied d'une commission chargée de plancher sur l'avenir des institutions francophones. Une commission qui serait composée d'élus mais aussi de représentants de la société civile ….

20 sep 2007 14:22
VIDEO• La Communauté française et la Région wallonne • Les réactions politiques
ARTICLES• Communauté-Région : Marie Arena provoque le débat
Au CDH, le partenaire du PS à la Communauté Française, on se dit favorable à cette idée de Commission mais pour Anne-Marie Corbisier, le plus important aujourd'hui, n'est sans doute pas là : "Je pense qu'il faut continuer jusqu'au bout la déclaration de politique de la Communauté Française parce qu'enfin, les gens attendent que nous avancions dans la qualité de l'enseignement, dans l'accueil de l'enfance, donc il ne faut pas que l'un cache l'autre.

Ecolo ne dit pas non à l'idée de Marie Arena, au contraire, mais Marcel Cheron pose déjà les conditions : Ecolo dit oui s'il s'agit de parler ouvertement de l'efficacité des politiques, par exemple, le lien qu'il faut faire entre la formation des jeunes et le chômage des jeunes dans nos régions. Mais s'il s'agit de faire de la tuyauterie et s'il s'agit d'arbitrer dans un duel d'égo entre le MR et le PS sur le leadership côté francophone, alors là, ça ne sera pas sérieux.

Enfin de son côté le MR est très demandeur sur le sujet regrettant notamment que la proposition de Marie Arena de mettre sur pied une Commission, arrive seulement maintenant vu les souhaits répétés du MR : Je vais d'abord rétablir la vérité parce que Marie Arena invente quand elle dit que Didier Reynders veut une fusion Communauté Française - Région Wallonne. Didier Reynders propose quelque chose de beaucoup plus récent pour les Francophones puisqu'il a toujours proposé d'associer aussi les Francophones bruxellois, d'associer au sein du Gouvernement de la Communauté Française, tous les Ministres wallons et tous les Ministres francophones bruxellois, donc je vais d'abord rétablir la vérité.

Finalement, tout le monde est prêt à discuter mais sans vraiment vouloir tout chambouler….




MAJ 19/09/07

Happart relance son invitation institutionnelle

L'accueil de cette invitation par les différents groupes politiques a été mitigé : le PS et le MR ne voient pas d'un mauvais œil qu'une Commission ou une sous-Commission parlementaire se saisisse du problème. Le CDH et Écolo sont beaucoup plus réservés.
« Je souhaite que très rapidement, chacun d'entre vous s'inscrive dans la réflexion sur l'avenir de notre Région dans l'État Belgique en évolution. Nous devons savoir ce que nous voulons pour nous-mêmes, tant d'un point de vue social ou éthique qu'économique. Mais nous ne devons jamais oublier que dans notre pays, rien ne peut se faire en dehors d'un cadre institutionnel à revisiter régulièrement », a déclaré José Happart.

Le MR a accueilli favorablement l'invitation. La semaine passée, le président du MR, Didier Reynders, a d'ailleurs lancé un appel aux autres partis francophones pour aboutir à un accord sur une rationalisation des institutions francophones.
« Que l'on aborde ces problèmes, comme la Flandre et le parlement flamand l'ont fait. Je n'ai pas peur que l'on évoque de nouvelles compétences que l'on pourrait avoir, dès lors qu'elles reçoivent le financement adéquat. Parlons-en, on a parfois l'impression que c'est tabou », a souligné le chef de groupe, Serge Kubla.
Le chef de groupe PS, Maurice Bayenet, est lui aussi partisan d'une telle initiative. Elle avait connu un début de concrétisation lorsque la proposition de Constitution wallonne, dont il est cosignataire, a été évoquée en Commission du parlement, a-t-il rappelé, mais les autres groupes n'ont pas suivi. « Je suppose que les mentalités ont évolué », a-t-il ajouté.
Au CDH, en revanche, l'accueil est différent. « Nous sommes attachés à notre État fédéral. Que la Commission des Affaires générales du parlement wallon suive l'évolution des négociations institutionnelles et en fasse l'évaluation, d'accord. Mais on ne veut pas aller plus loin », a expliqué le député Dimitri Fourny.
Du côté d'Écolo, on se dit prêt à répondre à une invitation mais l'on rappelle qu'en deux ans, c'est déjà la quatrième fois que le sujet est évoqué. Sur le fond, les Verts estiment toutefois que la priorité du moment n'est pas là et qu'il ne faut pas confondre les niveaux de pouvoir fédéral et régional.
« On peut parler de tout partout mais le premier endroit où il faut faire un gouvernement fédéral, c'est au fédéral. Que les Régions travaillent dans le cadre de leurs compétences : il y a d'autres urgences à rencontrer que la tuyauterie institutionnelle. Puisque les francophones ne sont pas demandeurs de réforme institutionnelle, qu'ils fassent d'abord bien ce qu'ils ont à faire », a fait remarquer le député Marcel Cheron.
(d'après Belga)

Happart veut que l'on pense à l'avenir de la Région wallonne

Le président du parlement wallon, José Happart (PS), a invité mercredi les députés à réfléchir à l'avenir institutionnel de la Région wallonne dans une Belgique en pleine évolution. L'accueil par les différents groupes politiques a été mitigé: le PS et le MR ne voient pas d'un mauvais oeil qu'une Commission ou une sous-Commission parlementaire se saisisse du problème. Le cdH et Ecolo sont beaucoup plus réservés.Cadre institutionnel"Je souhaite que très rapidement, chacun d'entre vous s'inscrive dans la réflexion sur l'avenir de notre Région dans l'Etat Belgique en évolution. Nous devons savoir ce que nous voulons pour nous-mêmes, tant d'un point de vue social ou éthique qu'économique. Mais nous ne devons jamais oublier que dans notre pays, rien ne peut se faire en dehors d'un cadre institutionnel à revisiter régulièrement", a-t-il déclaré.

Tabou
Le MR a accueilli favorablement l'invitation. La semaine passée, le président du MR, Didier Reynders, a d'ailleurs lancé un appel aux autres partis francophones pour aboutir à un accord sur une rationalisation des institutions francophones. "Que l'on aborde ces problèmes, comme la Flandre et le parlement flamand l'ont fait. Je n'ai pas peur que l'on évoque de nouvelles compétences que l'on pourrait avoir, dès lors qu'elles reçoivent le financement adéquat. Parlons-en, on a parfois l'impression que c'est tabou", a souligné le chef de groupe, Serge Kubla.

Le cdH réticent
Le chef de groupe PS, Maurice Bayenet, est lui aussi partisan d'une telle initiative. Elle avait connu un début de concrétisation lorsque la proposition de Constitution wallonne, dont il est co-signataire, a été évoquée en Commission du parlement, a-t-il rappelé, mais les autres groupes n'ont pas suivi. "Je suppose que les mentalités ont évolué", a-t-il ajouté. Au cdH, en revanche, l'accueil est différent. "Nous sommes attachés à notre Etat fédéral. Que la Commission des Affaires générales du parlement wallon suive l'évolution des négociations institutionnelles et en fasse l'évaluation, d'accord. Mais on ne veut pas aller plus loin", a expliqué le député Dimitri Fourny.D'autres prioritésDu côté d'Ecolo, on se dit prêt à répondre à une invitation mais l'on rappelle qu'en deux ans, c'est déjà la quatrième fois que le sujet est évoqué. Sur le fond, les Verts estiment toutefois que la priorité du moment n'est pas là et qu'il ne faut pas confondre les niveaux de pouvoir fédéral et régional. "On peut parler de tout partout mais le premier endroit où il faut faire un gouvernement fédéral, c'est au fédéral. Que les Régions travaillent dans le cadre de leurs compétences: il y a d'autres urgences à rencontrer que la tuyauterie institutionnelle. Puisque les francophones ne sont pas demandeurs de réforme institutionnelle, qu'ils fassent d'abord bien ce qu'ils ont à faire", a fait remarquer le député Marcel Cheron. (belga)
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Plusieurs réactions positives au discours de Demotte


Reynders
Le président du MR, Didier Reynders, a vu dans le discours prononcé par le ministre président wallon, Rudy Demotte, une note très volontariste mais il attend maintenant qu'elle soit suivie d'actes. "Il s'agit d'un discours très volontariste qui constate qu'il y a urgence mais j'espère qu'il sera maintenant suivi d'actes et de mesures concrètes", a-t-il expliqué.Javaux et PicquéLe secrétaire fédéral d'Ecolo, Jean-Michel Javaux, s'est dit satisfait de voir intégrées dans le discours de M. Demotte des préoccupations comme celle du développement durable. A l'instar de M. Reynders, il attend maintenant les actes.

Le ministre-président bruxellois, Charles Picqué (PS), s'est quant à lui réjoui de l'affirmation des liens entre la Wallonie et Bruxelles."M. Demotte a affirmé plusieurs fois son désir d'une relation privilégiée avec Bruxelles. Il confirme le bon sens dont il a toujours fait preuve. Pourquoi les Flamands auraient-ils un tel appétit que les Wallons n'auraient pas? Je crois qu'une évolution s'est produite depuis quelques années: les Wallons ont du mal à concevoir leur avenir sans Bruxelles".
Quant aux menaces lancées par le président du parlement wallon, José Happart, à l'égard des Flamands à propos des facilités linguistiques et de Bruxelles, M. Picqué dit ne pas vouloir entrer dans une guerre intrabruxelloise. Mais il s'en est plutôt pris aux partis flamands."La Région bruxelloise doit montrer plus de hauteur que la Région flamande. Elle accepte l'existence d'une minorité flamande et je ne suis pas favorable à une guerre intrabruxelloise entre Francophones et Flamands.
Mais le raisonnement de M. Happart est basé sur un principe de démocratie: toute majorité doit avoir du respect à l'égard de sa minorité. Les Bruxellois l'on fait. Je ne vois pas pourquoi la Flandre ne ferait pas de même", a-t-il expliqué.PeetersLe ministre-président flamand, Kris Peeters (CD&V), a salué le ton positif du discours de M. Demotte. "Où nous pouvons coopérer, nous le ferons certainement", a-t-il ajouté. Il n'a en revanche pas voulu se prononcer sur les aspects communautaires, qu'il s'agisse de l'allocution de M. Demotte ou de M. Happart. (belga)


La Wallonie ne veut, en matière institutionnelle, ni retour en arrière, ni fuite en avant, a rappelé samedi le ministre-président wallon, Rudy Demotte, à l'occasion des Fêtes de Wallonie. Elle entend prendre son destin en main, puiser dans ses propres ressources mais ne veut pas sortir du cadre actuel et préfère miser sur des partenariats avec les autres entités et le pouvoir fédéral. "Très pragmatiquement, nous continuons à croire en la valeur ajoutée de la Fédération belge", a lancé M. Demotte

Pas de séparatisme
Comme le président du parti socialiste en 2004, le ministre-président a toutefois mis en garde contre toute vélléité séparatiste. "Ce sont les Régions qui pourraient s'affirmer comme les piliers d'un Etat fédéral Wallonie-Bruxelles si, par malheur, d'aucuns choisissaient l'aventure séparatiste. Mais nous n'en sommes heureusement pas là et c'est bien dans le cadre fédéral actuel, équilibrant autonomie et solidarité, que nous souhaitons construire notre avenir", a-t-il souligné.

Bruxelles
Le ministre-président wallon a aussi évoqué Bruxelles et répondu de la sorte à l'appel lancé par le président du MR, Didier Reynders, à propos d'une rationalisation des institutions francophones, et aux partis flamands. Il a insisté sur la solidarité entre la Wallonie et Bruxelles - lançant au passage au ministre-président bruxellois Charles Picqué: "tu nous a appelés ce matin à l'envie l'un de l'autre, je te réponds par le désir" - mais il n'entend pas que l'autonomie régionale de l'un ou de l'autre soit remise en cause.


Pas subir mais agirM. Demotte s'est également adressé au gouvernement fédéral: la volonté de la Région wallonne est de trouver rapidement un interlocuteur solide. Il a d'ailleurs rappelé l'ouverture de la Région à l'élaboration de plans fédéraux sur le logement, l'emploi ou le développement durable. Le discours prononcé samedi a aussi été l'occasion pour le ministre-président de lancer un "message d'urgence": le rédéploiement est en marche mais les Wallons attendent des résultats. Il a cependant exhorté ces derniers à se saisir de leur destin. "La Wallonie, les Wallonnes et les Wallons ne doivent pas subir mais agir", a-t-il fait remarquer.

Bilinguisme à Bxl
Le président du parlement wallon, José Happart, à quant à lui répété son credo régionaliste et sa conception d'une Belgique composée de trois Régions. Il a évoqué une "marche vers la souveraineté de la Wallonie", qui a commencé au début du siècle passé avec Jules Destrée, tout en disant s'inscrire dans le "cadre fédéral actuel et évolutif". M. Happart a mis par ailleurs la Flandre en garde si elle touchait aux facilités linguistiques en vigueur dans certaines communes. La Région bruxelloise pourrait alors mettre fin au bilinguisme dans la capitale, a-t-il averti. (belga)

Un rapport accablant pour Léon Casaert

Une semaine après la mise au jour du compte d'épargne clandestin du département du troisième âge, le collège communal de Charleroi vient de prendre connaissance du rapport du receveur Eric Wartel.
Le contenu de celui-ci est accablant pour l'ancien bourgmestre Léon Casaert (PS). L'analyse des opérations réalisées au cours des deux dernières années fait ainsi apparaître plusieurs retraits en liquide par M. Casaert ainsi qu'un versement de 7.000 euros sur son compte personnel sans justification. Les éléments dont a pris connaissance le bourgmestre cdH de la Ville, Jean-Jacques Viseur, l'ont amené à déposer le dossier au parquet, sans attendre la réunion du collège convoquée mardi. Le collège a par ailleurs pris plusieurs mesures disciplinaires à l'encontre des deux agents du service qui disposaient de la signature avec Léon Casaert. (belga)

Léon Casaert se défend avec des justificatifs

Léon Casaert, l'ancien bourgmestre et ancien échevin du 3e âge de Charleroi, a réagi mercredi matin aux informations parues dans plusieurs quotidiens sur des transferts d'argent. "C'étaient des dépenses comme des frais de représentation, avec des justificatifs. J'ai déjà fourni les justificatifs et je ne vois pas où est le problème", a-t-il dit.Plusieurs quotidiens ont fait état mercredi de transferts d'argent d'un compte dédié aux activités du 3e âge alors que Léon Casaert en était l'échevin responsable. Il est notamment question d'un virement de 7.000 euros sur son compte personnel. Un dossier a été transmis au Procureur du Roi de Charleroi, après la découverte, par le receveur communal Eric Wartel, de l'existence de transferts qui posaient question. Léon Casaert nie toutefois toute malversation. "Ces transferts ont bien eu lieu", explique-t-il."Il s'agissait de me faire rembourser des dépenses que j'avais effectuées dans le cadre de mes activités, comme des frais de représentation pour les années 2002, 2003 et 2004. J'avais les justificatifs nécessaires et je les ai d'ailleurs déjà remis au moment de la clôture de ce compte. Je tiens encore tous les documents qu'on me demandera à la disposition des autorités judiciaires. Il n'y a eu de ma part aucun détournement". (belga)

Consensus pour poursuivre le Grand Prix de Belgique en 2008

Un déficit de 3,3 millions d'euros pour le GP de Francorchamps

Le Grand Prix de Belgique de Formule 1 a finalement engendré un déficit de 3,3 millions d'euros pour la Région wallonne, soit 700.000 euros de moins que prévu, a annoncé ce jeudi le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, devant le gouvernement wallon.L'édition 2008 sera confiée, tant au niveau de l'organisation que de la promotion, à Spa Grand Prix. Celle-ci devra prendre toutes les dispositions pour améliorer le résultat financier, a décidé le Gouvernement wallon.
Pour Jean-Claude Marcourt, le GP 2007 est un succès.
Au niveau du nombre de spectateurs tout d'abord. Entre 160.000 et 175.000 personnes ont rallié le site sur l'ensemble des trois jours. Le dimanche, jour de la course, ce sont environ 70.000 spectateurs qui ont rejoint Francorchamps.Au niveau de la notoriété et des finances ensuite. "Si l'on considère les recettes TVA générées directement et indirectement par les multiples et importantes opérations commerciales mises en place sur le circuit ainsi que dans la région, on peut estimer que le GP de F1 génère des recettes publiques couvrant largement les coûts engendrés", a remarqué Jean-Claude Marcourt, rappelant que si le GP n'avait pas été organisé, la Région aurait dû débourser des indemnités de 6 millions d'euros. "On a divisé par deux la somme qu'on aurait dû payer", a-t-il souligné.Le ministre wallon regrette l'absence d'aide de la part du fédéral. "En 2004, le fédéral avait promis de soutenir le GP. Il pourrait le faire! Ce ne serait que justice pour le GP qui porte le nom de la Belgique", a remarqué Jean-Claude Marcourt, soulignant que les recettes fédérales bénéficient des retours du GP, notamment au niveau des taxes et des impôts directs. Concernant le problème de mobilité rencontré dimanche à l'issue de la course, il estime qu'il est inhérent à ce type de manifestation qui connaît un grand succès. "Nous essayerons de mieux gérer le flux", a-t-il cependant promis.

Différents ministres, tant PS que cdH, se sont vus ce dimanche à Francorchamps et ont convenu de proposer au gouvernement la poursuite du Grand Prix en 2008, a indiqué le ministre wallon de l'Economie Jean-Claude Marcourt, au cours du journal parlé de la RTBF.

"Le pari est réussi", a souligné le ministre, qui s'est réjoui du succès de fréquentation. En 3 jours, l'édition 2007 de la course a réuni quelque 175.000 personnes. Selon lui, le déficit sera en dessous des 4 millions d'euros annoncés. (belga)

http://www.ulg.ac.be/intranet/infos/Francorchamps.pdf

http://bulles.agora.eu.org/20070916_francorchamps.html
http://mouvements.be/dossiers/francorchamps.html

18 septembre 2007

Bruxelles contre Microsoft, plus de sept ans de saga

Voici les grandes étapes du feuilleton économico-juridique qui oppose la Commission à Microsoft depuis plus de sept ans:- février 2000: la Commission lance une enquête contre Microsoft pour abus de position dominante, suite à une plainte de l'éditeur de logiciels Sun Microsystems: Microsoft l'évince du marché, dit-il, en ne lui donnant pas la documentation qui permettrait à ses logiciels de dialoguer avec Windows, son système d'exploitation vedette.

- d'août 2000 à août 2003, Bruxelles envoie une série de griefs à Microsoft, reprenant les arguments de Sun et dénonçant aussi l'intégration dans Windows du logiciel Media Player.
En 2003, elle propose des "mesures correctives".

- printemps 2004: Bruxelles déclare Microsoft coupable d'abus de position dominante tant pour la documentation technique que pour Media Player. Elle inflige une amende record de 497 millions d'euros et demande des "mesures correctives". Microsoft demande l'annulation de cette condamnation et la suspension des mesures correctives à la Cour européenne de Justice. - décembre 2004: la Cour ordonne à Microsoft d'appliquer les mesures correctives avant même que l'affaire ne soit jugée au fond. - mai 2005: ultimatum de la Commission à Microsoft qui a huit jours pour se conformer à ses exigences, sous peine d'une nouvelle amende. A l'expiration du délai, après d'ultimes propositions de Microsoft, Bruxelles reconnaît des progrès sur la documentation technique et suspend sa menace d'amende. - juin 2005: Microsoft distribue en Europe des versions de Windows purgées du Media Player. - février 2006: nouvelle plainte contre Microsoft d'ECIS, association incluant IBM et Oracle, concernant cette fois les logiciels bureautiques Office et la nouvelle version de Windows, Vista. - avril 2006: les juges de Luxembourg entendent pendant cinq jours les plaidoiries de Microsoft et la Commission. - juillet 2006: la Commission condamne Microsoft à payer 280,5 millions d'euros, jugeant la documentation technique toujours insuffisante. - octobre 2006: Microsoft fait appel de cette nouvelle amende. - Quelques jours plus tard, il annonce avoir apporté des modifications à Vista, alors que la Commission menaçait d'ouvrir une enquête. - novembre 2006: Bruxelles réclame et obtient une nouvelle version de la documentation technique, qu'elle examine encore actuellement. - mars-avril 2007: Bruxelles estime que Microsoft vend trop cher les licences de ses logiciels à ses concurrents. Microsoft se justifie par écrit, la Commission n'a pas encore dit ce qu'elle en pensait. - 17 septembre 2007: la Cour confirme la condamnation de 2004.

17 septembre 2007

La diplomatie reste la meilleure approche avec l'Iran

"L'administration (Bush) estime pour le moment que la voie diplomatique et économique est de loin la meilleure approche pour continuer de gérer la menace iranienne", a indiqué le secrétaire à la Défense Robert Gates dans un entretien à la chaîne Fox News.La diplomatie reste "pour le moment la meilleure approche" pour traiter avec l'Iran et son programme d'enrichissement de l'uranium, mais "toutes les options restent ouvertes", a estimé ce dimanche le secrétaire à la Défense Robert Gates."L'administration (Bush) estime pour le moment que la voie diplomatique et économique est de loin la meilleure approche pour continuer de gérer la menace iranienne", a-t-il indiqué dans un entretien à la chaîne de télévision américaine Fox News. "Nous disons toujours que toutes les options sont sur la table. Mais évidemment, nous poursuivons une approche diplomatique et économique", a-t-il ajouté.Interrogé sur l'opportunité de traverser la frontière iranienne pour démanteler les camps de milices chiites actives en Irak, M. Gates a répondu: "De l'avis général, nous pouvons gérer ce problème via de meilleures opérations à l'intérieur des frontières irakiennes et à la frontière avec l'Iran (...) Nous n'avons pas besoin de franchir la frontière avec l'Iran", a-t-il jugé. (belga)

EN SAVOIR PLUS: "Il faut se préparer au pire" sur le nucléaire iranien, selon Kouchner

Greenspan affirme que l'Irak a été envahi pour le pétrole

"Je suis triste qu'il soit politiquement incorrect de reconnaître ce que tout le monde sait: la guerre en Irak est largement une question de pétrole", a écrit Alan Greenspan, ancien président de la Banque centrale américaine.La principale raison de l'invasion de l'Irak était bien le pétrole, avoue Alan Greenspan, ancien président de la Banque centrale américaine dans son autobiographie The Age of Turbulences: Adventures in a new world.La Maison blanche a donné, au fil des années, de nombreuses raisons pour justifier l'invasion de l'Irak mais ont toujours démenti avec véhémence que le pétrole puisse figurer parmi ces raisons. Après Paul Wolfowitz, Greenspan est le deuxième ex-haut fonctionnaire qui fait de telles déclarations. "Je suis triste qu'il soit politiquement incorrect de reconnaître ce que tout le monde sait: la guerre en Irak est largement une question de pétrole", écrit-il dans ses mémoires.Selon les médias américains et britanniques, l'ancien président de la Fed, âgé de 81 ans et toujours républicain, risque de provoquer des vagues à la Maison Blanche, qui continue à jurer que l'intervention américaine en Irak a eu lieu pour abattre la tyrannie de Saddam Hussein et détruire les armes de destruction massives, le combat altruiste des Américains visant à apporter la liberté et la démocratie dans le monde entier. (belga)

16 septembre 2007

Numerus clausus: Ecolo accuse le PS de tartufferie

(Belga) Ecolo s'est étonné dimanche de la volonté affichée dans le quotidien L'Echo par la ministre-présidente de la Communauté française, Marie Arena (PS), de modifier le numerus clausus pour les études de médecine. Quand les socialistes étaient au pouvoir et disposaient des leviers pour agir, ils n'ont rien fait, regrettent les Verts.

"Cela fait 4 ans qu'Ecolo attend le PS avec des propositions concrètes et maintenant qu'ils ne disposent plus des leviers fédéraux qui sont les seuls capables de briser le numerus clausus, les mandataires socialistes veulent faire croire que le problème est en voie de résolution. Cela s'apparente à une tartufferie qui ne devrait cependant pas tromper grand monde", a dit Ecolo dans un communiqué. Les Verts interpelleront à ce sujet la ministre de l'Enseignement supérieur, Marie-Dominique Simonet (cdH), lors de la rentrée du parlement de la Communauté française. La présidente de la Commission de la Santé de la Chambre, Muriel Gerkens (Ecolo), mettra quant à elle en place "les conditions d'un large débat sur la planification médicale et l'accès aux soins".

Il y a 30 ans Maria Kalogeropoulos mourait, la Callas accédait à l'éternité

Maria Callas est décédée il y a 30 ans, mais celle qui fut la plus célèbre cantatrice de la seconde moitié du XXe siècle, une tragédienne sur scène et à la ville, figure toujours au panthéon des amateurs d'opéra, et sa légende dépasse largement le cercle des mélomanes. Le 16 septembre 1977, la soprano, née Maria Kalogeropoulos, s'éteignait à Paris à l'âge de 53 ans. "Les Dieux s'ennuyaient, ils ont rappelé leur voix", dira à chaud le couturier Yves Saint Laurent. Depuis, les enregistrements de la Callas n'ont pratiquement jamais quitté le catalogue de son éditeur phonographique EMI, qui estime à 30 millions le nombre de disques de cette artiste vendus à ce jour dans le monde. 2007 offre à nouveau son lot de parutions de CD, DVD et livres, d'émissions spéciales à la télévision ou à la radio ainsi que d'hommages dans plusieurs maisons d'opéra. "C'est ça qui est extraordinaire: trente ans après sa mort, Callas continue à parler à tous, même à ceux qui n'étaient pas nés lors de sa disparition", explique à l'AFP Alain Lanceron, vice-président d'EMI Classics. Les raisons de la fascination qu'exerce encore le personnage tiennent d'abord au pouvoir de séduction d'une voix singulière, sans doute pas la plus belle de son temps, mais dont Callas a su transcender les imperfections à force de travail. Née le 2 décembre 1923 à New York de parents émigrés de Grèce, Maria Kalogeropoulos -- nom simplifié en Callas en 1926 --, part étudier au Conservatoire d'Athènes dès 1937 auprès de l'Espagnole Elvira de Hidalgo, qui lui transmet un art du chant de haute école. Sa carrière connaît une impulsion décisive à la faveur de ses premiers pas avec le chef italien Tullio Serafin (1947) et de son mariage (1949) avec Giovanni Battista Meneghini, qui deviendra son agent: tous deux contribueront à faire de l'ancienne adolescente rondelette et mal dans sa peau une chanteuse élégante, qui brûle les planches et que la planète lyrique s'arrache. "La Callas" est née. Les années 1950 concentrent les plus fortes incarnations vocales de cette "prima donna" qui habite chaque rôle d'une présence dramatique alors inhabituelle pour une cantatrice. Callas s'épanouit en tragédienne lyrique ("Médée" de Cherubini) et encourage avec une grande intelligence stylistique la renaissance du bel canto (à l'exemple de la "Norma" de Bellini et de son fameux air "Casta diva", qui lui est immanquablement associé). Phénomène vocal sans vraie descendance qui se complaît sur trois octaves et demie, elle est soprano colorature en même temps que dramatique, Lucia (Donizetti) et Isolde (Wagner) voire Carmen (Bizet). Un emploi colle à cette voix mutante: le rôle-titre de "La Traviata" de Verdi. Le mythe Callas se nourrit aussi d'aspects moins musicaux, notamment depuis son union dans les années 1960 puis sa rupture avec l'homme d'affaires grec Aristote Onassis, qui fait les délices des journaux à scandales, à l'heure où son rayonnement vocal décline. "D'abord j'ai perdu du poids, ensuite j'ai perdu ma voix, et puis j'ai perdu Onassis", dira-t-elle avec ironie. Retirée de la scène en 1965, Maria Callas est morte dans son appartement parisien du 36 avenue Georges-Mandel, où elle s'était enfermée en 1974, passant son temps à réécouter seule ses disques. Un paradoxe veut que cette "actrice lyrique" que Visconti a mise en scène n'ait laissé que peu d'images de ses incarnations scéniques. Alain Lanceron, d'EMI, y voit "un scandale" en même temps qu'une aubaine. "Le fait que les témoignages vidéo soient rares permet à chacun de fantasmer sa propre Callas et son propre théâtre", dit-il.

15 septembre 2007

Van Cau contesté chez Brutélé

La porte de sortie de Brutélé pourrait être indiquée lundi à Jean-Claude Van Cauwenberghe, qui est observateur au Conseil d'administration. L'ancien président de l'Intercommunale jouit de ce statut spécial dont il semble s'être investi lui-même, depuis février dernier. La nouvelle présidente du CA, la députée bruxelloise du MR Viviane Teitelbaum, a affirmé qu'un mandataire qui n'est plus conseiller communal ne pouvait plus siéger au conseil d'administration.Jean-Claude Van Cauwenberghe a rétorqué qu'il ne tirait aucun avantage financier de son mandat qui vient en complément de sa présence au Groupement d'Intérêt Economique de Brutélé et d'ALE-Télédis, les deux câblo-distributeurs appelés à fusionner. (belga)

Un sénateur libéral flamand pour une tripartite avec le PS

MAJ 14/09/07

Le cdH et Ecolo progressent en Wallonie

Ecolo et le cdH sont les deux partis qui engrangent la meilleure progression en Wallonie depuis les élections du 10 juin dernier, alors que le MR conforte sa première place et que le PS continue de reculer, selon un sondage à paraître samedi dans les journaux du groupe Vers L'Avenir.Il a été demandé aux personnes sondées pour qui elles voteraient si les élections régionales se déroulaient actuellement. Ecolo, crédité d'un score de 12,75% aux élections de juin, enregistre la plus forte progression (+2,27), passant à 15,02%. En progression également, le cdH passe de 15,74% à 17,18% (+1,44). Le MR, qui avait ravi au PS la place de premier parti wallon, conforte sa domination en augmentant légèrement (+0,29), de 31,12% à 31,41%. En revanche, le Parti socialiste poursuit son recul. Il est crédité de 28,23%, pour 29,48% aux dernières législatives (-1,25). Le FN, lui, s'effondre à 2,88%, alors qu'il était à 5,57% en juin. Le sondage a été réalisé par l'institut Dedicated Research auprès d'un échantillon représentatif de 603 électeurs wallons. La marge d'erreur est 4%. (belga)

Le sénateur Open-Vld et ex-Volksunie Patrick Vankrunkelsven brise l'unanimisme libéral autour de l'"orange bleue" et plaide pour la mise en place d'une tripartite classique sociale-chrétienne/libérale/socialiste.Au cours d'un entretien avec le quotidien Le Soir, Patrick Vankrunkelsven a estimé qu'une réforme de l'Etat n'était pas possible avec une coalition de type orange bleue, parce que dans le camp francophone, MR et PS sont prêts à expliquer des choses à leur communauté, mais pas avec leur compère dans le dos."Mon parti privilégie une politique axée sur le socio-économique, donc l'orange bleue, coalition logique si l'on veut une politique axée sur le socio-économique. Mais avec la crise qui dure il n'y a guère d'autre solution qu'une formule avec le PS ou une tripartite classique", a-t-il dit. (belga)

EN SAVOIR PLUS: "Exclure le PS est une faute", selon le bourgmestre carolo


Un sénateur libéral flamand pour une tripartite avec le PS

Le sénateur Open-Vld et ex-Volksunie Patrick Vankrunkelsven brise l'unanimisme libéral autour de l'"orange bleue" et plaide pour la mise en place d'une tripartite classique sociale-chrétienne/libérale/socialiste.Au cours d'un entretien avec le quotidien Le Soir, Patrick Vankrunkelsven a estimé qu'une réforme de l'Etat n'était pas possible avec une coalition de type orange bleue, parce que dans le camp francophone, MR et PS sont prêts à expliquer des choses à leur communauté, mais pas avec leur compère dans le dos."Mon parti privilégie une politique axée sur le socio-économique, donc l'orange bleue, coalition logique si l'on veut une politique axée sur le socio-économique. Mais avec la crise qui dure il n'y a guère d'autre solution qu'une formule avec le PS ou une tripartite classique", a-t-il dit. (belga)

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14 septembre 2007

Dossier de faux à l'Université du Travail de Charleroi

14/09/2007 10:58
Un dossier de détournement et de faux et usage de faux à l'Institut d'Enseignement technique secondaire de Promotion sociale, une des composantes de l'Université du travail de Charleroi, est bouclé et devrait aboutir sous peu à l'inculpation de plusieurs responsables de l'établissement, a annoncé jeudi soir la télévision communautaire de Charleroi, "Télésambre".
Le dossier avait démarré début septembre 2005, quand des erreurs avaient été relevées dans la comptabilité interne de cet établissement d'enseignement provincial. Dans un premier temps, seule l'économe comptable avait été inquiétée. Elle avait en charge la perception des droits individuels d'inscription normaux ainsi que les frais d'inscription administratifs destinés au fonctionnement optimal des cours pour adultes.
Cette comptabilité était placée sous la responsabilité de l'éducatrice économe et du directeur. L'enquête avait révélé qu'une partie de ces fonds avaient été détournés et utilisés à des fins privées, pour un montant alors estimé à 105.000 euros.
Par la suite, l'enquête s'est élargie à des responsables de la direction de l'Institut, pour un autre versant de malversations supposées. Il est apparu que des faux avaient été rédigés, qui avaient pour but d'inscrire dans une section où ils étaient trop peu nombreux des élèves qui, dans la réalité, étaient inscrits à d'autres sections pléthoriques.
On évoque aussi des étudiants des cours du jour également inscrits faussement aux cours du soir, ce qui aurait permis à l'établissement de percevoir des subventions de la Communauté française. Il s'agissait ainsi de percevoir des subsides indus pour ces sections défavorisées, et d'y maintenir des postes d'enseignants qui, sans cela, auraient été supprimés faute d'élèves. Le chiffre de 1.700 élèves est évoqué.
Il semble bien qu'aucune inculpation n'ait encore été signifiée mais que le dossier soit bouclé chez la juge d'instruction Baeckeland, à Charleroi.

On évoque aussi des étudiants des cours du jour également inscrits faussement aux cours du soir, ce qui aurait permis à l'établissement de percevoir des subventions de la Communauté française. Il s'agissait ainsi de percevoir des subsides indus pour ces sections défavorisées, et d'y maintenir des postes d'enseignants qui, sans cela, auraient été supprimés faute d'élèves. Le chiffre de 1.700 élèves est évoqué.
Il semble bien qu'aucune inculpation n'ait encore été signifiée mais que le dossier soit bouclé chez la juge d'instruction Baeckeland, à Charleroi.

"Il est urgent de redresser la gestion des hôpitaux bruxellois"

Le MR se serait trompé sur les hôpitaux
vendredi 14.09.2007
L’analyse de la situation des hôpitaux publics bruxellois par le MR est truffée de « fautes, et parfois de mensonges », a affirmé le président du Conseil d’administration de la structure Iris, en charge des hôpitaux publics bruxellois. Le président du Conseil d’administration d’Iris a contre-attaqué le bilan du MR, tableaux à l’appui, pour contester à la fois certains des chiffres avancés, mais aussi pour s’inquiéter d’un niveau de « méconnaissance sidérante » de ce secteur de l’activité socio-économique de Bruxelles. Selon lui, les chiffres alarmants avancés par le MR reposent sur un rapport des commissaires du gouvernement bruxellois s’appuyant sur des évaluations trimestrielles, alors que le secteur des hôpitaux doit être évalué à la lumière des comptes d’une année entière, ce qui a été fait entre-temps

Il faut intervenir d'urgence pour redresser la situation des hôpitaux bruxellois sous peine de voir ce réseau imploser, a affirmé jeudi le groupe MR du parlement bruxellois faisant le point sur ce dossier chaud de la rentrée pour le gouvernement Picqué.
Selon cette formation de l'opposition régionale, le déficit d'exploitation aurait atteint à la fin de l'année 2006 plus de 25 millions d'euros, dont une grande partie serait imputable au Centre Hospitalier Universitaire Brugmann.
Pour le MR, cette situation est liée à une gestion mauvaise, voire absente depuis 2004. Il n'y a plus de plan stratégique et de redressement actualisés; le poste d'administrateur délégué est vacant depuis 3 ans; et le président du Conseil d'administration Yvan Mayeur est parti au début du mois sans avoir été remplacé.Les Réformateurs attendent avec impatience une réunion des commissions parlementaires compétentes en présence de tous les membres du gouvernement bruxellois pour éclaircir la situation.

Les Musulmans refusent souvent un gynécologue pour l'accouchement
De plus en plus d'hommes de confession musulmane refusent qu'un gynécologue assiste à l'accouchement de leur épouse, indiquent les chefs de service de gynécologie de l'AZ VUB (Bruxelles) et de l'hôpital universitaire de Gand. L'association flamande des gynécologues plaide pour une même approche stricte dans tous les hôpitaux.Le phénomène se constate principalement dans les villes ayant une importante population d'immigrés. L'association flamande d'obstétrique et de gynécologie (VVOG) reconnaît le problème et plaide pour la même attitude rigoureuse dans tous les hôpitaux. Dans certains hôpitaux, les patients qui exigent absolument une gynécologue ne sont pas acceptés. (belga)

Le lifting raté de Francorchamps

MAJ 14/09/07


Francorchamps : le bouillon financier au tribunal
Le Grand prix de F1, c'est dimanche. Après maintes hésitations, les pouvoirs publics ont décidé d'organiser eux-mêmes l'édition 2007. Le spectre de réaliser de lourdes pertes financières n'est pas totalement écarté. Hasard de calendrier, le bouillon financier des éditions de 2004 et 2005 ont fait l'objet d'un bref examen ce jeudi matin devant la Cour d'appel de Liège….

13 sep 2007
Pas facile d'équilibrer les comptes d'un grand prix de formule 1 à Francorchamps. En 2004, le déficit de la société DDF1, la société de Didier Defourny, l'ex-organisateur du Grand Prix de F1 à Spa-Francorchamps, était de 4,5 millions d'euros et il est monté à 6,2 millions en 2005.

La faillite a été prononcée en octobre 2005, quelques semaines après le second Grand Prix, mais pour le tribunal de commerce de Liège, la société DDF1 était déjà virtuellement en faillite après le Grand prix de 2004. Tous les paiements faits par DDF1 à partir d'avril 2005 à divers fournisseurs doivent donc être rétrocédés à la curatelle.

Cette décision du Tribunal de commerce est contestée par les avocats de Didier Defourny. Et la Cour d'appel de Liège vient d'inscrire l'affaire à son ordre du jour. Si la Cour confirme le jugement du tribunal, la curatelle récupérera un million d'euros supplémentaires pour payer une partie des dettes laissées par DDF1. Le passif des deux Grand Prix litigieux s'élève à 21 millions d'euros. Le principal créancier, c'est la Région wallonne elle-même, qui en tant que garant a finalement dû payer à Bernie Ecclestone le prix du plateau pour le Grand Prix 2005 : 14 millions d'euros.

Morale provisoire de l'histoire : pour suivre le Grand Prix de Francorchamps désormais, il vaut mieux savoir compter...

Francorchamps: 8.500 tonnes de CO2
jeudi 13.09.2007, 19:02Le Grand Prix de Francorchamps rejettera 8.500 tonnes de CO2 dans l’atmosphère selon une étude de l’ULg, qui prend en compte la course mais surtout les déplacements des spectateurs, peut-on apprendre dans l’édition de vendredi du Vif-L’Express. A titre de comparaison, cette pollution est équivalente aux émissions liées au chauffage et à l’électricité de 1.750 ménages wallons durant un an. Selon l’analyse détaillée réalisée par Pierre Ozer, chercheur au département des sciences et gestion de l’environnement de l’ULg, ce sont les véhicules des spectateurs du Grand Prix qui rejetteront le plus de CO2 : 6.975 tonnes. La presse et ses 500 journalistes relâcheront 629,4 tonnes de CO2 et les équipes techniques 501 tonnes. La course de F1 proprement dite ne rejettera « que » 54,5 tonnes. Au total, 8.500 tonnes de CO2 seront relâchées dans l’atmosphère dimanche prochain.


Francorchamps : un retour en grâce

Le Grand Prix de Belgique, ce week-end, marque la fin d'une longue saga. Et jusqu'ici, tout va bien, semble-t-il.

Le contrat, signé le 11 octobre 2006 par Jean-Claude Marcourt, ministre wallon de l'Economie, et Bernie Ecclestone, patron de la FOM (Formula One Management) stipule que le GP sera organisé par Spa GP, société capitalisée par la Région wallonne à hauteur de 6 millions d'euros. Il impose aussi l'allongement de la ligne droite de départ (pour placer les 22 bolides au départ dans l'axe de la piste), un nouveau dessin pour la chicane, l'élargissement de zones de dégagement, la modernisation des stands et de la tribune qui leur fait face. Les travaux de piste sont dictés par la Fédération internationale d'automobilisme et ceux dits « d'infrastructures » (pour un meilleur accueil des VIP) par la FOM. Si les conditions ne sont pas remplies, il n'y aura plus de GP à Francorchamps, ou alors il sera organisé par Ecclestone. Dans les deux cas, la Région lui paie un dédit de 18 millions d'euros.

2. Toutes les conditions sont-elles remplies ?

Côté piste, les modifications ont reçu l'aval des pilotes lors des tests de juillet. Seul hic, l'entrée de la pitlane (la voie devant les stands) jugée trop étroite ; mais Charlie Whiting, responsable de la Fédération internationale de l'automobile (FIA), ayant homologué ce dessin, tout est resté en l'état. L'évacuation d'eau devant les stands en cas de fortes pluies – comme on en a vu lors des 24 Heures – a été revue via un système de drainage. Le « paquebot » répond aux diktats d'Ecclestone, malgré quelques soucis de finition (cuisines mal aérées, portes étroites, obstacles pour les chariots ). En voici le détail. Au rez-de-chaussée, 42 stands de 135 m2, accès par l'arrière pour les semi-remorques devant se parquer (après quelques manœuvres) dans le nouveau paddock, sanitaires pour les teams. Au 1er, bureaux, salles de réunion, salle de presse (sans vue directe sur la piste !), cabines TV et « hospitality unit ». Au 2e, pour la F1, restaurant (terrasse par beau temps), et le Paddock Club – espace réservé aux VIP et aux sociétés.
3. Combien ont coûté les travaux, et qui paie ?
Entre 20 et 25 millions d'euros », soutien Michel Daerden, ministre wallon du Budget.
Mais la globalité du retour de la Formule 1 à Francorchamps aurait coûté à la Région 40 millions d'euros, entre inscription de l'épreuve au calendrier du championnat du monde et réaménagement du circuit. La Région intervient pour un montant de 4,5 millions d'euros dans le capital de Spa Grand Prix, société dont Libert Froidmont est l'administrateur délégué, Etienne Davignon le président et André Maes le directeur. Les 4,5 millions ont été libérés par la Société de gestion et de participation (Sogepa), bras armé financier de la Région. L'intercommunale du circuit de Spa-Francorchamps (ISF) étant en grosses difficultés financières, la Région wallonne lui a prêté 25 millions d'euros, pour couvrir les travaux. Enfin, les années durant lesquelles serait organisé le GP, les communes de Malmedy et de Stavelot, obtiendront, ensemble, dans le cadre d'un bail emphytéotique, la somme de 200.000 euros, pour la mise à disposition de leurs terrains situés en bordure de circuit. Si les taxes (sur le spectacle) que perçoivent ces deux communes dépassent 400.000 euros, elles verseront le surplus à l'ISF.
4. Le Grand Prix 2007 sera-t-il rentable ?
A partir de quel moment peut-on considérer que le Grand Prix aura été rentable ? Les organisateurs estimaient qu'avec 60.000 tickets d'entrée vendus, il s'agirait d'un bon cru. Alléluia ! « Quelque 60.000 billets ont été vendus », justement. Un chiffre qui fera sourire les plus circonspects, ceux qui connaissent les « vrais chiffres » des dernières éditions, nettement moins favorables. En attendant, 60.000 billets, ce sera de toute façon trop court par rapport au seuil de rentabilité un moment énoncé : 68.000. Une provision de 4 millions d'euros aurait été prévue afin de compenser cette « perte attendue ». Cela dit, il ne faudrait pas que les ardoises s'accumulent par la suite. Comme celle de 1,8 million réclamée par le bureau d'architecture liégeois Audex qui dit s'être « fait voler un projet de création du nouveau bâtiment avant de se faire éjecter du dossier. »
Pour info, les billets les moins chers donnant accès au circuit pour le vendredi (essais libres), le samedi (essais officiels) et le dimanche (course) coûtent 120 euros. Les plus chers : 500 euros pour le week-end. Le billet le moins cher juste pour le dimanche revient, lui, à 100 euros.
5. Quelles sont les retombées économiques ?
Hôtels, restos, chambres d'hôtes et autres logements sont tous complets ce week-end dans la région spadoise et bien au-delà. En 2006, une très généreuse étude du Ciriec (ULg) attribuait aux activités du circuit 78 millions d'euros de retombées économiques par an, dont 19 millions pour la seule F1. Et un millier d'emplois. Une évaluation aussi difficilement contestable que vérifiable. Plus certain, par contre : la société d'Ecclestone sera désormais la principale bénéficiaire desdites retombées : la consommation est « captée » à l'intérieur du circuit. Côté emplois, malgré l'incertitude qui pèse sur le GP depuis plusieurs années, malgré l'annulation en 2006 et malgré des travaux qui ont monopolisé la piste de longs mois, on n'a pas enregistré de diminution d'emploi significative dans la région ces derniers temps.
6. De quelle oreille l'entendent les riverains ?
Les remarques que nous avions émises sont restées lettre morte, et les recommandations de l'étude de l'ULg n'ont pas été prises en compte. » Sourdine, association de 150 familles de riverains, ne s'oppose pas à l'existence d'un circuit – qu'ils connaissent, pour la plupart, depuis leur plus tendre enfance.
Mais ils contestent devant le Conseil d'État la latitude laissée par le ministre Antoine aux organisateurs de journées « incentive » d'utiliser des bolides dépassant les 83 décibels auxquels ils étaient autrefois limités. Or, aujourd'hui, le circuit, fermé à la circulation, permet de « tourner » plus de 210 fois par an
Les riverains s'étonnent encore qu'« on accorde d'abord le permis, on évalue les nuisances ensuite », puisque ces dernières seront établies sur la base de mesures prises durant les trois premières années d'exploitation.
7. Quid des prochaines éditions du GP de Belgique ?
A en croire Bernie Ecclestone lui-même, on ne doit plus se faire de mouron pour l'avenir du GP de Belgique même si l'homme d'affaires britannique a confirmé qu'une discussion entre les différentes parties concernées devrait encore avoir lieu dans la foulée de cette édition, probablement avant la fin septembre.
Trois scénarios ont d'ores et déjà été établis. 1. Spa Grand Prix poursuit sur sa lancée et organise les prochains GP de Belgique. Probablement avec André Maes aux manettes. A priori, et même sans connaître le résultat 2007, il s'agit du scénario le plus vraisemblable. 2. Bernie Ecclestone reprend l'affaire en main. Cela ne veut pas dire pour autant qu'il n'y aura plus aucun Belge pour l'organiser, mais c'est le Britannique qui dirigera les opérations. A priori, « Mister E » ne semble pas très excité par cette perspective. 3. Le GP de Belgique est rayé de la carte. Pour longtemps. « Mais, cette perspective-là au moins, je crois pouvoir déjà l'écarter avec certitude, » affirme Libert Froidmont.

MAJ11/09/2007
150 places pour Francorchamps

Le gouvernement wallon a prévu de recevoir des hôtes de marque et politiques

L'organisateur du GP de Belgique de F1 à Spa-Francorchamps a décidé de mettre en vente des billets spécifiques pour les essais. Le prix de ces billets en zone bronze sera de 40€ pour le vendredi et 60€ pour le samedi. D'autre part, il sera possible de suivre ces essais de la tribune Gold 1 située en face des stands de F1 : 100 € pour le vendredi et 150€ pour le samedi.

Du côté du gouvernement wallon, des places ont été prévues depuis longtemps. En effet, 100 places avaient été négociées dans un premier temps auxquels 50 sont venus s'ajouter devant le nombre d'invités potentiels. Ce sont donc 150 personnes des forces vives de Wallonie, Belgique et d'ailleurs... qui verront le GP. Le chiffre de 200 places a été évoqué. "Cela ne correspond pas à a réalité. Nous avons 150 places que nous avons voulu utiliser au mieux pour la Région wallonne. Nul ne peut ignorer que c'est le moment le plus médiatisé pour la Wallonie. Ce n'est pas une manifestation du seul gouvernement. Nous attendons des responsables de nombreuses grandes entreprises et des hommes politiques de tous les partis", note Jean-Claude Marcourt, ministre wallon de l'Économie.

Des entreprises japonaises
Le coût de ces places pourrait poser question. "Vu le nombre, nous avons pu avoir des prix très raisonnables." Quatre à cinq fois moins chers que le marché, nous dit-on. Pour des places, sans réductions, qui peuvent facilement arriver à plus de 1.400€.
Le gouvernement n'est pas le seul acteur wallon à Spa. L'AWEX, agence à l'exportation, a invité 32 entreprises : 36 places réparties à des sociétés actives dans le domaine de l'automobile et qui espèrent conclure des contrats avec des contacts étrangers. Des Japonais, des Anglais et des Russes ont prévu de venir.

MAJ/10/09/07

F1 : Francorchamps nouveau ne rassure qu'à moitié

Les organisateurs sont optimistes, mais l'ouvrage souffre de malfaçons. Des surcoûts sont prévisibles. L'Horeca et les commerçants, eux, se réjouissent du retour du GP de F1.


Enquête
A moins de deux semaines du Grand Prix de F1 à Francorchamps qui aura lieu le week-end du 14-16 septembre, les travaux de mise en conformité du site sont loin d'être finis. Ceux-ci auraient dû être achevés au moins deux semaines à l'avance avant la compétition qui effectue son retour sur le circuit wallon après une interruption en 2006. Le gros oeuvre est terminé, mais, selon nos informations, l'organisateur de l'événement (la société Spa Grand Prix) qui aurait dû réceptionner le nouvel ouvrage le 2 septembre n'a toujours pas encore pris totalement possession des lieux jeudi 6 septembre. Conséquences : l'installation des télévisions à écran plat, des tribunes et d'autres choses encore a pris du retard. Mardi, dans les bureaux de la société, installés sur le site, il y a comme une atmosphère de colère mélangée à une sorte d'inquiétude dans les rangs. "Nous ferons tout pour respecter les promesses faites, mais ce n'est pas facile. Heureusement, j'ai des amis à Londres qui vont m'aider à réussir le Grand Prix 2007" , nous a expliqué André Maes, directeur général de la société Spa Grand Prix, organisatrice de l'édition 2007.
Mais outre les problèmes liés au retard, un mal plus profond risque de handicaper l'avenir des nouvelles infrastructures. Car les travaux n'auraient pas bénéficié de tous les soins nécessaires. Le nouveau bâtiment VIP, érigé au milieu du circuit, juste au niveau de la grille de départ et d'arrivée, serait même baptisé Titanic en raison des imperfections. "A l'intérieur du bâtiment, c'est la catastrophe. Dans les cuisines, il n'y a pas de hotte, ni d'aération, même pas de frigo. Les entrepreneurs n'ont même pas prévu de monte-charge, résultat : lors des 1000 km de Spa (16-19 août) sur le circuit, l'intendance a dû utiliser les ascenseurs, qui surchargés, tombent en panne. Il y a des infiltrations partout et il pleut au niveau -2", nous a confié un observateur, proche des organisateurs. La grande baie vitrée offrant une belle vue sur la chicane aurait déjà explosé, "parce que le bâtiment bouge". Au niveau des sanitaires dans le stand Formule 1 réservé aux pilotes et autres privilégiés de la grande compétition du sport automobile, si les toilettes sont raccordées, les douches ne l'étaient pas.
Surcoût
D'autres malfaçons sont également à déplorer sur le bâtiment autour duquel s'activaient encore des ouvriers mardi, alors que les travaux auraient dû être terminés depuis deux semaines au minimum. "Lors des 1000 km de Spa, les organisateurs se sont rendus compte que l'air conditionné ne marchait pas. Ils ont essayé de contacter la société qui a réalisé les travaux, mais en vain. Finalement, ils ont été informés que la société était tombée en faillite. Ils ont donc été obligés de se rabattre sur l'entreprise qui est arrivée en deuxième position dans le classement des sociétés ayant participé à l'appel d'offres pour réparer les dégâts", nous dit encore une autre source qui, tout comme la première, a souhaité garder l'anonymat.
D'après un autre observateur, toutes ces malfaçons risquent d'entraîner des surcoûts qui viendront alourdir une ardoise déjà salée (soit 46 millions d'euros notamment pour les travaux et la subvention accordée à la société de promotion/SPCSF). "Ce n'est pas comique, c'est lamentable. Ça fait trois mois que l'atelier mécanique s'active sur des travaux (ferronnerie, etc.) qui auraient dû être faits par les entrepreneurs. Le Grand Prix 2007 aura bien lieu, mais les gestionnaires du site auront bien du mal à le rentabiliser dans l'avenir, en raison notamment des surcoûts qui vont les obliger à fixer des prix de location élevés et des malfaçons", déplore un autre observateur.
Etienne Davignon, président de la société organisatrice de l'édition 2007 du GP de F1, se veut optimiste et tente d'expliquer les complications qui entourent la finition du chantier. "Il y a plusieurs équipes qui travaillent sur le chantier et souvent dans ces cas, on rencontre ce genre de situations. Elles ont aussi tendance à se renvoyer la balle et à dire que c'est la faute de l'autre. Certaines essaient même d'ouvrir le parapluie pour se protéger avant même que la pluie ne tombe. Mais les travaux seront finis à temps, on a jusqu'au vendredi en 8 pour être prêt", dit-il.
Malgré les malfaçons, les organisateurs se veulent rassurants et entendent réussir l'organisation du GP de F1 à Francorchamps. Du côté des acteurs économiques de la région (Stavelot, Malmedy, Spa), le retour de l'événement phare du sport automobile sur les terres wallonnes redonne du sourire. Et on retrouve de belles perspectives. "C'est un atout indiscutable pour la région, mais aussi pour toute la Belgique. Les travaux de rénovation étaient nécessaires pour permettre au circuit de retrouver une renommée internationale. Il est plus beau aujourd'hui qu'avant et cela rend la région plus attractive", dit Cathy Vander Eecken, directrice générale du Radisson SAS Palace hôtel sur la place royale à Spa. Les 120 chambres de l'établissement sont déjà réservées pour cinq nuits. "Le Balmoral aussi est plein et le Park Inn à Liège-Bierset aussi. Nous avons même envoyé des clients au Radisson à Hasselt. Nous avons déjà des réservations pour l'édition 2008 du GP", sourit-elle. Son témoignage confirme que les retombées de le l'événement débordent sur d'autres contrées. C'est également la joie retrouvée pour les restaurateurs de la Ville d'eau. "Le retour de la F1 entraînera une augmentation sensible de notre chiffre d'affaires", dit l'un d'entre eux. "Nous avons aussi des clients lors des autres manifestations sur le circuit (incentives, courses diverses, etc.), mais ce n'est pas la même chose, ni pour le même prix avec la F1", renchérit un autre patron d'hôtel.
Dans la localité même de Francorchamps, on est plus qu'heureux. "Sans le Grand Prix de F1, le circuit ne vaudra pas grand-chose. C'est grâce à lui que l'infrastructure est occupée par d'autres manifestations pendant le reste de l'année", dit Jacques Landuyt, patron de l'hôtel-restaurant-taverne "le Relais de Pommard". Son établissement n'est pas loin de l'entrée principal du circuit et il affiche déjà complet durant les trois jours de l'édition 2007 et pour 2008.
En ce mardi du 4 septembre, il s'active déjà à l'installation de la terrasse qui prolonge le restaurant. Mais une ombre au tableau vient temporiser son enthousiasme. "Le projet de construction d'un hôtel de 200 chambres sur le circuit n'augure rien de bon pour les établissements de la région. Les gens vont se précipiter pour aller là et nous n'aurons que des miettes", craint-il.
Véronique et son mari Didier, un couple de vignerons indépendants de Bordeaux, viennent d'ouvrir un bar à vins à l'ombre du circuit. "Cela fait seulement deux mois qu'on a ouvert, mais on voit déjà que le circuit attire du monde, des Allemands, des Hollandais, etc. C'est pour cette raison qu'on a voulu se placer à côté du circuit", explique-t-elle, avec un verbe teinté de chaleur et d'accent du sud.
Le syndicat d'initiative de Francorchamps salue également le retour de l'événement. Car "beaucoup de commerçants réalisent une grande partie de leur chiffre d'affaires lors du Grand Prix. Certains en profitent pour augmenter le prix à ce moment-là", dit Guy Parmentier, le président. Il déplore la pléthore d'institutions qui gèrent le circuit et regrette un manque de communication entre celles-ci et les organisations locales.
Des observateurs estiment que les prix des places sont trop élevés (entre 90 et plus de 500 €) et qu'il faudrait améliorer certaines choses au niveau de l'accueil du public.
Porte-parole du collectif de sauvegarde du circuit, une association qui regroupe des indépendants, des acteurs de l'Horeca et des associations concernées par les retombées du circuit, Régis Coeckelbergs veut tourner le dos à la polémique et s'en tenir aux bienfaits du circuit. "D'abord, les travaux ont enchanté les autres pilotes qui partagent le circuit avec ceux de la F1 et la rénovation ne peut qu'être bénéfique pour la région. Le rayonnement de la F1 attire un nouveau public (Egypte, Estonie, Pologne, Russie, USA, etc.) et ça se voit dans les réservations. Tout le monde s'accorde à dire que, grâce au GP, le chiffre d'affaires du secteur Horeca va croître de 15 à 25 pc", fait-il remarquer. Propriétaire et gérant de l'hôtel "Relais du Crouly" , il vient d'ailleurs d'investir 300000 € dans l'extension de l'établissement (nouvelles chambres, etc.), "preuve qu'on a retrouvé le GP de F1 pour plusieurs années".

Francorchamps a déjà des ratés

Le chantier est non seulement en retard, mais il est entaché des malfaçons. Un constat d'huissier a même été dressé et la Région wallonne est prévenue. Mais les organisateurs sont optimistes et disent avoir déjà vendu près de 58 000 tickets.

Une semaine avant le Grand Prix de F1 à Spa-Francorchamps, c'est pratiquement la panique dans les rangs des organisateurs de l'événement qui opère son retour cette année après l'interruption de 2006. Et ce malgré l'apparente assurance donnée par certains et autres cris de victoire que d'autres semblent pousser. La colère se mêle à la tension. Les entrepreneurs n'auraient pas rempli leur part d'obligations. "Le chantier accuse un retard incommensurable et plusieurs malfaçons sont à déplorer. Un constat d'huissier a même été dressé et les autorités sont prévenues. On a fait sonner l'artillerie pour qu'ils finissent bien les travaux, même s'ils doivent travailler de nuit", nous a confié une source proche du dossier. S'il n'y avait pas eu le Grand Prix de Monza, les bolides et les écuries auraient débarqué ce week-end des 8-9 septembre à Francorchamps, toujours en travaux. Le constat d'huissier préfigure des pénalités à charge des entrepreneurs.

Le ministre wallon du Budget, Michel Daerden (PS), grand défenseur de l'ouvrage et des investissements consentis par les autorités régionales, serait mis au courant de la situation. D'après sa porte-parole, citant le chef de cabinet du ministre Daerden, "à part quelques travaux de parachèvement, il n'y a rien qui peut empêcher l'organisation du GP". "On se demande ce que fait l'ISF, l'intercommunale patrimoniale du circuit présidée par Jean-Marie Happart", fustige pourtant un observateur.

Vingt étudiants engagés

En ce qui concerne les malfaçons, on déplore des infiltrations et les cuisines sont dépourvues notamment de hottes et de conduits d'aération (lire notre dossier dans "La Libre Entreprise").

Sur le chantier, se côtoient diverses nationalités (Allemands, Suisses, ouvriers slovaques ou lituaniens). Dans les bureaux de la société Spa Grand Prix, organisatrice de l'édition 2007, la tension règne. Depuis juillet, elle a engagé une vingtaine d'étudiants pour s'occuper de diverses tâches (vente de tickets, accueil téléphonique, etc.). D'après André Maes, le directeur général de Spa Grand Prix, entre 55 000 et 58 000 tickets sont déjà vendus à ce jour. Mais "il me manque entre 5 000 et 8 000 places pour atteindre l'équilibre. A une semaine de l'événement, nous ne pouvons plus vendre les billets sur Internet, mais un guichet est installé sur le site pour ceux qui désirent encore acheter le précieux sésame", précise-t-il.

Ecclestone n'est pas preneur

Mais il se veut confiant, car des contrats de promotion sont signés tous azimuts et des concours sont organisés pour écouler le maximum de tickets. "Le fait que le championnat ne soit pas définitivement joué plaide en notre faveur", dit Etienne Davignon, le président de Spa Grand Prix. Tous les hôtels de la région sont pleins et les réservations débordent sur Liège et Hasselt.

Après l'édition 2007, la Région wallonne devrait statuer sur la poursuite de l'aventure : soit elle reprend l'organisation à son compte, soit elle laisse Spa Grand Prix poursuivre ou Bernie Ecclestone pourrait s'installer au volant. "M. Ecclestone ne souhaite pas reprendre l'organisation, il préfère se consacrer à la promotion de la F1 au niveau mondial. Il ne dispose plus des moyens comme avant pour ce métier", nous dit un de ses proches collaborateurs en Belgique.



A une semaine du retour de la Formule 1 dans les Ardennes belges, les travaux ne sont pas tout à fait terminés. Une semaine avant le Grand Prix de F1, les travaux de rénovation du circuit F1 de Francorchamps sont loin d'être totalement finis et outre le retard, on dénombre des malfaçons, indique samedi La Libre Belgique qui précise qu'un constat d'huissier aurait été dressé.

"Le chantier accuse un retard incommensurable et plusieurs malfaçons sont à déplorer. Un constat d'huissier a même été dressé et les autorités sont prévenues", a confié au quotidien une source proche du dossier. Le constat d'huissier préfigue des pénalités à charge des entrepreneurs. Des malfaçons, comme des infiltrations et des cuisines dépourvues de hottes et de conduits d'aération, ont aussi été constatées sur le chantier.

Du côté du ministre wallon du Budget, Michel Daerden, on affirme, selon La Libre, qu'"à part quelques travaux de parachèvement, il n'y a rien qui peut empêcher l'organisation du GP". "On se demande ce que fait ISF, l'intercommunale patrimoniale du circuit présidée par Jean-Marie Happart", fustige pourtant un observateur, rapporte encore le quotidien. (belga)

Reynders relance le débat institutionnel

95 jours sans gouvernement.
A la veille des Fêtes de Wallonie, le président du MR, Didier Reynders, a lancé un nouvel appel aux autres formations politiques francophones pour simplifier les institutions francophones. Il attend leur réaction et, en fonction de celle-ci, il pourrait réunir une nouvelle fois les présidents des partis francophones.

L'organisation de l'espace intrafrancophone qui repose sur une Région wallonne, une Communauté française et une Commission communautaire française est trop compliquée, estime M. Reynders. Selon lui, le moment est opportun pour lancer le débat: le dossier a été remis par le MR et le cdH au formateur lors des négociations à Val Duchesse et aux autres présidents des partis francophones lors de leur réunion du 21 août.
"Nous devons oser aborder le débat francophone. Le rendez-vous n'est pas seulement avec la Flandre mais aussi avec nous-même. Comment va-t-on faire mieux fonctionner les outils? On est face à un choix: quelles que soient les position adoptées par le passé, il faut que l'on revoie l'organisation francophone", a souligné M. Reynders.


Pour le président du MR, une réforme peut intervenir après les élections régionales de 2009 mais il faut s'accorder avant. "Je n'imagine pas que l'on aille aux élections régionales sans que l'on ait un accord entre francophones pour réorganiser les institutions francophones, même si on le fait après les élections", a-t-il expliqué.
Pour y parvenir, M. Reynders préconise un gouvernement et un parlement commun -qui ne nécessitent pas de discussion avec la Flandre-, et peut-être dans un second temps un budget commun. D'après lui, les Flamands eux-mêmes sont partisans d'une telle réforme.

Réactions du PS, d'Ecolo et du cdH à la déclaration du MR
Le PS et Ecolo n'ont pas embrayé jeudi à l'appel lancé par le président du MR, Didier Reynders, à propos d'une rationalisation des institutions francophones.Selon les socialistes, M. Reynders cherche à allumer des contre-feux pour faire oublier l'échec des "non négociations" fédérales. Pour le PS, il importe d'abord d'avancer et de travailler, et non d'importer les problèmes institutionnels dans les Régions et les Communautés.Ecolo se dit en revanche ouvert au dialogue mais il juge le moment de lancer le débat entre francophones inopportun alors que l'on est en pleine discussion communautaire.Le cdH rappelle quant à lui que son programme aborde la rationalisation des institutions francophones. Il ajoute qu'il a d'ailleurs joint le geste à la parole lors de la formation des gouvernements de la Communauté française et de la Région wallonne. Ceux-ci comportent des ministres à double casquette, ce qui n'était pas le cas sous la précédente législature, soulignent les centristes. (belga)

12 septembre 2007

La ville de Bruxelles mal gérée selon le MR

lundi 10.09.2007
« L’actuelle majorité (PS-cdH) de la Ville de Bruxelles mène celle-ci à la cessation de paiement en raison de sa gestion « catastrophique, irresponsable et incompétente », a affirmé l’opposition MR, à l’occasion de la rentrée du conseil communal. Sans que ce soit a priori de son ressort, le collège échevinal continue par ailleurs à transférer d’importants moyens financiers dans des projets culturels, malgré la perspective d’une reprise en main de ses finances par la Région, dès 2008, a également souligné le groupe MR.

La majorité bruxelloise dépensière et incompétente, accuse le MR
L'actuelle majorité (PS-cdH) de la Ville de Bruxelles mène celle-ci à la cessation de paiement en raison de sa gestion "catastrophique, irresponsable et incompétente", a affirmé lundi l'opposition MR, à l'occasion de la rentrée du conseil communal.DéficitLe Mouvement Réformateur a cité en exemple les quelque 732.000 euros de déficit des comptes 2006 des "Cuisines bruxelloises", l'asbl qui gère les repas des écoles de la Ville et des hôpitaux publics. Ce bilan s'affiche deux ans à peine après la création de cette association "pilotée à vue par une direction socialiste incompétente", a commenté le conseiller libéral Jacques Oberwoits.Selon Carine Vyghen, le collège échevinal continue par ailleurs à transférer des centaines de milliers d'euros à des asbl et nouveaux projets culturels sans trop compter. L'ex-échevine socialiste a notamment cité l'octroi d'un subside de 110.000 euros pour le Bal populaire à l'occasion de la Fête nationale et le double pour un projet de salles de cinéma sur une péniche.Sport et enseignementDans le domaine du sport, Alain Nimegeers a pointé du doigt un montant de 275.000 euros injecté à fonds perdus dans le club de basket Atomia Bruxelles qui n'a pu être sauvé, affichant 800.000 euros de déficit. Pendant ce temps, le réseau scolaire riche de 110 établissements scolaires s'est retrouvé, à la rentrée, sans directeur général, sans inspecteur du secondaire et sans inspecteur pour le maternel, un poste qui a tout simplement été supprimé, a quant à elle affirmé Marion Lemesre.Parmi d'autres critiques, le groupe MR a également reproché à la majorité de vouloir porter la Ville garante du remboursement de 3,3 millions d'euros de crédits pour l'asbl GIAL en charge de l'informatique. Ce dossier figurait à l'ordre du jour du conseil communal, lundi en fin de journée. L'échevine socialiste Karin Lalieux a répliqué que ce type d'intervention était monnaie courante. Cela permet aux asbl de négocier, dans un souci de saine gestion, des emprunts à des taux plus intéressants avec les banques.GIALPour les reste, Karin Lalieux a rejeté l'argument de l'irresponsabilité à propos de la décision de racheter le bâtiment occupé par GIAL. Selon elle, l'asbl en charge de l'informatique occupe jusqu'à présent l'immeuble situé boulevard Jacqmain dans le cadre d'un coûteux leasing mis en place il y a dix ans, sous la férule de l'échevin libéral Claude Michel.Toujours d'après Karin Lalieux, les instances de GIAL ne se sont jamais autant réunies qu'au cours des derniers mois. La situation financière de l'asbl est suivie à la loupe une fois par trimestre. Réuni lundi, le Conseil d'administration où siège un membre de l'opposition a ainsi constaté que l'asbl était actuellement légèrement en boni par rapport aux prévisions budgétaires, a-t-elle encore insisté.

La pauvreté s’étend à Bruxelles
lundi 10.09.2007
La pauvreté continue de s’étendre au sein de la population des 19 communes de la capitale. À la ville de Bruxelles, plus de 10 % des 146.000 habitants bénéficiaient ainsi d’une aide sociale, au terme de l’année 2006, ressort-il de l’analyse des comptes du CPAS de la Ville de Bruxelles présentée par son président, Yvan Mayeur. Sur un total quelque 15.600 personnes bénéficiant d’une aide, on constate un accroissement sensible des demandes d’intervention pour les soins de santé et en particulier pour l’achat de médicaments. Sont en hausse également, les demandes d’intervention dans la facture d’énergie et dans les garanties locatives. Pour Yvan Mayeur, il n’y a pas d’autre alternative que celle d’accentuer les efforts de réinsertion sur le marché du travail, un dossier pour le futur gouvernement fédéral.

Un Bruxellois sur dix a besoin du CPAS

Bruxelles. Le président du CPAS Yvan Mayeur analyse les comptes du budget 2006
Le président du CPAS de la Ville de Bruxelles, Yvan Mayeur (PS), a présenté son analyse des comptes de l'année 2006 du budget du CPAS de la Ville de Bruxelles. Premier constat : plus de 10 % des 146.000 habitants ont bénéficié, l'an dernier, d'une aide sociale. Un pourcentage qui corrobore les chiffres des autres CPAS des communes de la Région bruxelloises qui, dans leur écrasante majorité, ont vu le nombre de personnes titulaires du revenu d'intégration ou équivalent augmenter ces dernières années. La pauvreté continue de s'étendre au sein de la population de la Région bruxelloise.
Conséquence, pour la Ville de Bruxelles : les finances du CPAS ont dérapé à concurrence de 3,2 millions d'euros que n'ont pu compenser les mesures internes. Il reste donc un trou financier d'1,6 million d'euros à éponger.


Les comptes 2006 laissent notamment apparaître une augmentation sensible des demandes d'intervention pour les soins de santé et en particulier pour l'achat de médicaments, tout comme les demandes d'intervention dans la facture d'énergie et dans les garanties locatives.
Pour Yvan Mayeur, il n'y a pas d'alternative : il faut accentuer les efforts de réinsertion sur le marché du travail ; un dossier qu'il entend déposer sur la table du futur gouvernement fédéral.
Lançant une pierre du jardin du ministre de l'Économie et de l'Emploi, Benoît Cerexhe (CDH), il propose que soit réalisée une analyse régulière des besoins sur le marché du travail, tout en menant en parallèle des actions de formation adaptées aux besoins.
Le président du CPAS plaide également pour que l'on donne la possibilité aux ASBL et aux services publics de réaliser des engagements stables plutôt que de privilégier les emplois précaires, comme les « article 60 ».
Pour la Ville de Bruxelles, il lui semble notamment « souhaitable d'informer les entreprises et sociétés présentes sur le territoire de la commune du potentiel humain, demandeur d'un emploi stable ».

Dans les coulisses financières du palais royal

Une fortune personnelle de 12 millions d'€

La fortune personnelle du roi Albert II s'élève à quelque 12,4 millions d'euros, a indiqué mercredi le palais royal en réaction à des chiffres "fantaisistes" parus dans la presse. Le montant diffusé en 2001 par le palais royal à ce sujet reste d'actualité. "On reste dans le même ordre de grandeur qu'à cette époque", a tenu à préciser le porte-parole du palais.
"Toutes les autres estimations de la fortune personnelle du roi sont fantaisistes. Elle reposent probablement sur des confusions entre la fortune du roi et la donation royale ou les bâtiments que l'Etat met à disposition du souverain (comme, par exemple, le château de Laeken ou le palais royal de Bruxelles)", a expliqué Pierre-Emmanuel De Bauw.
La fortune personnelle du Roi se compose essentiellement d'une propriété immobilière à Châteauneuf de Grasse (France), d'un yacht dénommé Alpa et d'un capital financier d'environ 12,4 millions d'euros.
Le palais royal souhaitait faire une mise au point sur la fortune du roi à quelques heures de la diffusion sur la RTBF de l'émission "Questions à la Une" consacrée au coût de la monarchie.

« Questions à la Une » Le mystère du coût de la monarchie belge

C’est un travail d’investigation comme un autre. » Marc Bouvier, responsable de Questions à la Une, l’assure. Pourtant, à la vision du double reportage de l’émission d’actualités de la RTBF, proposé ce mercredi soir sur la Une, on se rend compte qu’il n’en est rien. Car mener un véritable travail d’investigation journalistique, lorsqu’il s’agit de la monarchie belge, est tout sauf une entreprise médiatique comme une autre…
Or, pour sa rentrée, Questions à la Une a choisi deux sujets, certes d’actualité, mais délicats dans un pays toujours frileux lorsqu’il s’agit de monarchie. Avec deux questions impertinentes : « La famille royale touche-t-elle trop d’argent ? » et « L’entourage du prince Laurent, au-dessus de tout soupçon ? » Dans les deux cas, particulièrement dans le premier, grandit, au fur et à mesure du reportage, un énorme malaise. Malaise face au manque de transparence en ce qui concerne l’argent de la monarchie belge, fût-il versé par l’Etat.


Sylvie Duquenoy a tenté, trois mois durant, de percer le mystère financier de la famille royale. Qui, certes, touche une liste civile (dans le cas du Roi : 9,542 millions d’euros, dont 1,6 % en « frais de ménage »), ou une dotation (dans le cas des enfants du Roi et de Fabiola : 3 millions d’euros). Mais dont bien des dépenses sont prises en charge par d’autres organismes officiels. Et là, pour en connaître le détail, c’est la galère…
Une réception au Palais pour 300 invités ; une mission économique princière en Chine ; la fortune personnelle de la famille royale : pas moyen, ni dans un cas ni dans les autres, d’obtenir d’estimations officielles. Reste à la journaliste, pour la réception à l’occasion d’un concert au Palais en juin, à additionner le prix par personne du champagne, des boissons et petits fours ; puis de multiplier par 300 pour tenter d’approcher la vérité... Sans savoir, non plus, combien de réceptions sont organisées par an.
Faute de transparence, la fortune royale est d’ailleurs l’objet de bien des hypothèses : entre 12 millions et… 2 milliards d’euros.
Une opacité d’autant plus lourde que le reportage la compare à la limpidité néerlandaise ou britannique. Où toute dépense royale est comptabilisée, publiée. Aux Pays-Bas, le coût global de la monarchie est ainsi précisément calculé chaque année, depuis 1972.
Côté belge, rien de tout cela. Et le reportage le prouve : les dotations sont loin de couvrir tous les frais royaux ou princiers. Mais sur ces dépenses aussi, le brouillard règne. Et il fait d’autant plus frissonner que l’on apprend qu’aux Pays-Bas (où la dotation est deux fois moindre que chez nous), les dépenses supplémentaires, assumées par les différents départements, multiplient par… 15 le coût initial (6 millions de dotation, 90 millions de dépenses) ! S’il en était de même chez nous, que les différentes dotations étaient in fine multipliées par 15 (sachant cependant qu’aux Pays-Bas, seuls le Roi et son héritier ont une dotation), on atteindrait des sommes plutôt astronomiques. Mais impossible de le savoir, puisque ces budgets sont largement secrets…
Par contre, des dépenses royales ou princières sont effectivement prises en charge par divers ministères. Ainsi, Herman Matthijs (VUB) explique-t-il que, lors de voyages royaux officiels, une ligne budgétaire est prévue aux Affaires étrangères (la visite de Béatrix en Belgique a ainsi coûté 38.000 euros) ; que 240 personnes sont détachées de la police fédérale pour assurer la sécurité du Roi (600.000 euros rien qu’en salaires, sur le budget de la police) ; ou qu’un avion de la Défense est mis à la disposition du Roi (400.000 euros).
Ce spécialiste ne peut cependant pas, lui non plus, chiffrer le coût de notre monarchie. Et lorsque des parlementaires désirent en savoir plus, et interpeller sur le sujet, ils se font parfois gentiment rappeler à l’ordre par le Premier ministre. Ce qui arriva par exemple à Koen T’Sijen (Spirit).
Voilà qui risque de raviver un débat : faut-il supprimer la dotation des Princes ? Entre partis politiques, au nord mais aussi au sud, une idée a fait son chemin : au prochain changement de règne, seuls le Roi et son héritier devraient encore disposer d’une dotation. Les autres Princes pouvant recevoir des indemnités pour des missions précises (comme la présidence de la Croix-Rouge dans le chef d’Astrid).
Ce Questions à la Une devrait susciter des réactions. Elles sont attendues : sur le blog de l’émission, lancé depuis la mi-août (www.la1.be).

Tout le PS veut entrer au CAAEC

Un nouveau lobby carolo relancé sous l'égide de l'intercommunale Igretec. Le socialiste Eric Massin veut redynamiser le Comité d'action et d'animation économqiue de Charleroi.
Après Jean-Claude Van Cauwenberghe (PS), le député fédéral Olivier Chastel (MR) avait annoncé vouloir redynamiser le Comité d'action et d'animation économique de Charleroi (CAAEC). Dans les années septante, l'outil avait été un formidable catalyseur politique, économique et social. Il présentait l'avantage de regrouper les forces vives dans la défense des dossiers régionaux : maintien de sièges d'entreprises, batailles pour l'emploi, mobilisation en faveur de projets créateurs de valeur, d'investissements. C'est en fin de compte Eric Massin (PS), bombardé président d'Igretec à la suite de la redistribution des cartes après les élections fédérales de juin, qui s'est chargé de concrétiser le projet.

L'échevin socialiste a ébauché les contours de ce lobby économique et social du bassin de Charleroi. Il en a défini le mode de fonctionnement et les modalités de sa composition. Il est ainsi prévu que les groupes politiques, syndicats et entreprises y envoient chacun cinq mandataires. Si la clé de répartition a été approuvée, on ne parvient pas à s'accorder au sein du clan socialiste sur le nom des représentants. Selon le principe de la clé D'Hondt, le parti s'adjuge pourtant deux sièges quand les autres n'en ont qu'un. Les tergiversations agacent les partenaires.


Dans un premier temps, Eric Massin (échevin carolo de l'Aménagement du territoire et président d'Igretec) et Christian Dupont (député fédéral) avaient décidé d'occuper les deux sièges. Un casting jugé bancal par certains socialistes, en raison de l'absence du nouveau ministre Paul Magnette (Affaires sociales), unique relais carolo au sein du gouvernement wallon. Il a dès lors été convenu d'accepter les ministres du bassin carolorégien « hors quota ».
Désormais, on entend Paul Ficheroulle (PS) demander à prendre une part active aux débats. En tant que parlementaire wallon. Si la demande ne paraît pas déplacée, dans les autres familles politiques, on commence à perdre patience.

Fadila Laanan installe les 330 membres des 26 instances d'avis

"Votre mandat consiste à me donner des avis (...) dans la majorité des cas, lorsque vos propositions n'excèdent pas les limites budgétaires, je me rallie à vos appréciations", a expliqué la ministre Laanan aux membres effectifs des instances d'avis du secteur culturel de la Communauté française.La ministre de l'Audiovisuel Fadila Laanan a installé officiellement ce mardi au Théâtre Marni à Bruxelles les 330 membres effectifs de 26 instances d'avis du secteur culturel de la Communauté française. Comme leurs quelque 120 suppléants, ils ont été désignés à la suite de la procédure d'appel public à candidatures lancée en mars dernier pour le renouvellement de ces 26 Commissions et Conseils consultatifs, lieux de la concertation entre professionnels de la culture, experts, pouvoirs publics concernés, représentants des usagers, etc.

Cet appel public, une première en Communauté française, qui a donné lieu à près de 1.000 candidatures, découle de la réforme introduite à la suite des États Généraux de la Culture, afin de renforcer le professionnalisme et la transparence de ces instances. Pour la première fois, chacun a eu l'occasion de se porter candidat et de faire valoir son expertise, a indiqué la ministre.Les 26 instances installées concernent le patrimoine culturel, les musées, les arts plastiques, les lettres, le livre, la lecture publique, les langues française et régionales endogènes, les arts de la scène, les Centres culturels, ... La réforme y a notamment permis l'entrée de représentants des "usagers" de la culture, tout en y réduisant le nombre de représentants des courants politiques, toutefois prévus par le Pacte culturel.Les Commissions et Conseils consultatifs sont amenés à jouer un rôle stratégique dans la conduite des politiques culturelles et artistiques de la Communauté française, car ils orientent concrètement le devenir de la vie culturelle et participent réellement tant à l'élaboration qu'à la mise en oeuvre des politiques."Votre mandat consiste à me donner des avis et même s'il revient au ministre de décider à la fin, ces avis sont importants. Sachez cependant que dans la majorité des cas, lorsque vos propositions n'excèdent pas les limites budgétaires, je me rallie à vos appréciations", a lancé Mme Laanan.Elle avait remis sur le métier le décret du 10 avril 2003 relatif au fonctionnement de ces instances d'avis à la lumière des demandes exprimées par les opérateurs culturels lors des États Généraux de la Culture, qui jugeaient le texte de 2003 inapplicable par excès de rigidité. Cela a entraîné la prolongation du mandat des membres des instances sortantes bien au-delà du délai normal. "Enfin! Nous y sommes arrivés", s'est écriée la ministre, rappelant que la réforme, initiée par Rudy Demotte, s'était muée en opération complexe: "C'est la raison pour laquelle nombre de membres des anciennes Commissions ont poursuivi leur mandat beaucoup plus longtemps qu'ils l'auraient souhaité", a-t-elle dit. En principe désignés pour 4 à 5 ans, certains étaient en place depuis parfois 10 ans.La réforme des instances d'avis vise essentiellement cinq objectifs: assurer une plus large indépendance des instances par rapport au gouvernement et à l'administration, permettre une dépolitisation de la désignation des membres, garantir une objectivation du choix de ceux-ci, augmenter la transparence quant au fonctionnement et aux recommandations des instances d'avis et introduire des règles communes quant au fonctionnement, à la bonne gouvernance et à la composition de ces instances, a encore affirmé la ministre de la Culture. (belga)

Le Conseil d'État suspend le permis du Trilogiport

Nouvelle victoire pour Electrabel contre la plateforme multimodale. Le projet aurait dû être soumis à une étude d'incidences sur l'environnement.
Le coup de tonnerre, car c'en est un, a mis un certain temps à être entendu. Le 7 août dernier, le Conseil d'État rendait un arrêt suspendant l'exécution du permis d'urbanisme accordé, le 9 octobre 2006, au Ministère de l'Équipement et des Transports (MET) pour la construction du Trilogiport, la plateforme multimodale d'Hermalle-sous-Argenteau.
C'est la société Electrabel qui avait introduit une demande en suspension et en annulation du permis, en décembre 2006. Motif principal, suivi par le conseil d'État malgré l'avis contraire de l'auditeur : en tant que plateforme ferroviaire et intermodale de plus de 2 hectares, le projet aurait dû être soumis à une étude d'incidences sur l'environnement (EIE) réalisée par un bureau d'études indépendant. Electrabel a toujours soutenu cette hypothèse, notamment lors des enquêtes publiques.

La réponse du MET et de la Région wallonne, qui a accordé le permis, c'est que la demande n'envisageait pas le raccordement au réseau ferroviaire. Pour la bonne et simple raison qu'il faut pour cela passer par les terrains privés du site Arcelor de Chertal, et qu'on n'a jamais trouvé d'accord avec Arcelor à ce sujet. Il est vrai que dans le projet Trilogiport, le rail occupe une place anecdotique. Avec voie d'eau et route, la plateforme fonctionnerait à suffisance. Le rail, c'était une « potentialité » du site, qui serait envisagée par après.
« Cette défense de la Région wallonne ne résiste pas à l'analyse, affirme Tangui Vandenput, avocat d'Electrabel dans l'affaire. Comme nous, le Conseil d'État constate que dans tous les documents présentant le Trilogiport, on parle de sa trimodalité, et du rail en particulier. Ça ressemble donc à un saucissonnage volontaire du projet pour faire l'économie de l'étude d'incidences. »
Le permis est donc suspendu. Il n'est pas (encore ?) annulé, mais ne peut être exécuté. Ça ne change pas grand-chose sur le terrain : depuis près d'un an, le dossier est bloqué par un autre jugement, qui avait déclaré illégale l'expropriation d'Electrabel de ses 67 ha de terrains (sur les 110 du projet). Les négociations serrées menées entre la Région et Electrabel sur l'indemnité à verser à la société pour se rendre propriétaire de ses terrains n'ont toujours pas abouti. Voilà qui explique la discrétion autour de cet arrêt du Conseil d'État, qui vient à coup sûr renforcer un peu plus encore la position d'Electrabel autour de la table des négociations. « Tout ce que nous voulons, c'est obtenir pour nos terrains une indemnité conforme à leur valeur, rappelle le porte-parole d'Electrabel. Si c'est le cas, les actions en justice seront abandonnées. »
« Les négociations sont très difficiles, et notamment parce qu'il ne s'agit pas d'une discussion de particulier à particulier : c'est d'argent public que nous parlons, souligne Dirk Desmet, chef de cabinet du ministre Daerden. Nous devons donc les mener en concertation avec le comité d'acquisition, et dans le respect de toutes les règles. Mais je n'ai pas le sentiment que c'est plus compliqué depuis l'arrêt. »
Ce qui est plus embêtant par contre avec cet arrêt, c'est qu'à supposer même qu'Electrabel trouve un accord avec la Région, éteigne son action et que le permis retrouve tous ses effets, d'autres plaignants pourraient se prévaloir de l'arrêt du Conseil d 'Etat pour attaquer le permis devant d'autres juridictions. « En tout état de cause, nous allons réagir au Conseil d'Etat, et aller nous-mêmes en recours contre cette décision », confirme D. Desmet.
Reste qu'en attendant le Trilogiport ne cesse d'accumuler du retard, alors qu'on piaffe d'impatience pour s'y installer. Et le projet n'a jamais semblé si proche de l'abîme.

Schmidt de nouveau ambassadeur

Premier set à l'ambassadeur

Pierre-Dominique Schmidt avait été relevé en août de son prestigieux poste d'ambassadeur belge à Paris.Karel De Gucht l'accusait d'avoir produit un faux.Le Conseil d'Etat a suspendu mardi son rappel disciplinaire, trop expéditif.
BELGA
Pierre-Dominique Schmidt, l'ambassadeur belge déchu à Paris, a gagné une première manche mardi, devant le Conseil d'Etat, dans le litige qui l'oppose au ministère belge des Affaires étrangères.
La plus haute juridiction administrative du pays a en effet ordonné la suspension de deux arrêtés royaux - l'un, le 24 août, déchargeant Schmidt de son poste à Paris, l'autre, le 31 août, lui nommant un remplaçant en la personne de Baudouin de la Kethulle de Ryhove.
"Dans un pays civilisé, on respecte le droit. Le Conseil d'Etat l'a fait", s'est félicité hier l'un de ses avocats, Jean Bertembourg.
La décision porte plus sur la façon dont Schmidt a été relevé de ses fonctions que sur le fond de l'affaire, qui est dans les mains de deux parquets, à Nanterre et à Bruxelles.
Sans défense valable
Dans l'arrêt qu'il a livré mardi, le conseiller Vanhaeverbeek considère notamment que l'ambassadeur a subi une "mesure grave" en étant rappelé à Bruxelles et qu'il n'a pas pu assurer convenablement sa défense.
"Il devait notamment pouvoir disposer d'un délai raisonnable lui permettant d 'examiner, sur la base d'un dossier complet et avec l'aide éventuelle d'un avocat, les griefs" qui lui étaient reprochés, écrit le Conseil d'Etat.
Pierre-Dominique Schmidt a en effet été entendu à deux reprises au mois d'août par Jan Grauls, le patron des Affaires étrangères, et Karel De Gucht, le ministre, sans avoir réellement eu le temps de se préparer.
Le 14 août, il était une première fois convoqué par email à Bruxelles pour justifier "ses frais de représentation" et le 22 août, il recevait un deuxième courrier électronique, l'invitant à revenir à Bruxelles. Mais la décision, dans cet email, était prise. "Votre fonctionnement comme Ambassadeur à Paris est en cause et il vous est difficile de continuer à défendre, d'une manière sereine et crédible, les intérêts de la Belgique dans votre juridiction", tranchait Karel De Gucht.
Par l'extrême médiatisation de cette affaire mais aussi par la gravité de la mesure de suspension, le Conseil d'Etat estime aussi que cette décision est "de nature à porter gravement atteinte à sa réputation, non seulement auprès de ses collègues, des autorités françaises, du monde diplomatique en général et du personnel de l'ambassade d e Pa ris, mais aussi, plus généralement, auprès du public, tant belge que français".
Le Conseil d'Etat ne se prononce pas sur le fond de l'affaire, qui met aux prises les meilleurs juristes. Schmidt est défendu par quatre avocats, deux en France et deux en Belgique. L'Etat belge était représenté mardi par trois avocats.
La pièce centrale de cette saga est un faux qui a abouti dans le dossier de l'agence parisienne de Fortis où l'ambassadeur a obtenu une ligne de crédit de 75 000 euros pour apurer ses comptes personnels. La lettre se présentait comme une garantie des Affaires étrangères. La signature de Jan Grauls y est grossièrement imitée. Ce dernier dément avoir signé quoi que ce soit, et Pierre-Dominique Schmidt jure ses grands dieux qu'il n'a pas, comme on l'accuse, imité la signature de son supérieur.
Jan Grauls a été alerté de ce faux par un diplomate à la retraite engagé par Fortis, Lode Willems, ancien chef de cabinet de Willy Claes. Fortis France a depuis obtenu le remboursement par Schmidt de ce prêt.
Des anomalies
La lettre, datée du 4 juillet, présente plusieurs anomalies, à commencer par le fait qu'elle n'utilise pas le papier à en tête habituel de Jan Grauls et qu'elle a été faxée à partir d'un numéro apparemment inconnu. Un post-scriptum de la lettre plaint l'ambassadeur belge, "cher Pierre-Dominique", de devoir avancer 75 000 euros de provisions, "un montant très élevé qui doit te poser des difficultés", selon une personne qui a eu accès au dossier. Qui a rédigé cette lettre? Qui l'a envoyée? C'est la clé du mystère.

Le Conseil d’Etat annule l’arrêté royal qui suspendait Pierre-Dominique Schmidt à Paris Il n’a pas eu suffisamment l’occasion de se défendre, dit l’arrêt. Karel De Gucht annonce une nouvelle action.
La guerre des nerfs entre le ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, et l’ambassadeur de Belgique à Paris, Pierre-Dominique Schmidt, peut se poursuivre. Ainsi en a décidé indirectement ce mardi le Conseil d’Etat en jugeant que la suspension de l’ambassadeur et la nomination de son successeur n’étaient pas valides. Dès lors, depuis hier, Pierre-Dominique Schmidt est à nouveau l’ambassadeur de Belgique à Paris. Mais le ministre a déjà fait savoir qu’il n’avait pas dit son dernier mot.
Pierre-Dominique Schmidt l’avait annoncé dès la révélation médiatique de sa suspension ordonnée par le ministère des Affaires étrangères, qui le soupçonne d’avoir commis un faux en écriture en vue d’obtenir un prêt auprès de Fortis : il ne laisserait pas tomber. Son poste d’ambassadeur belge à Paris, il allait s’y accrocher. Dès lors, après avoir déposé plainte contre X à Paris et à Bruxelles, pour faux en écriture, il avait introduit un recours au conseil d’Etat en vue de faire annuler sa suspension. Il vient donc d’obtenir gain de cause ce mardi.


« L’arrêt est exécutoire depuis ce mardi après-midi, commente Jean Bourtembourg, avocat de l’ambassadeur. Il suspend l’arrêté royal de suspension de M. Schmidt et il suspend l’arrêté royal qui désignait son successeur, Baudouin de la Kethulle de Ryhove. Donc mon client est depuis ce mardi à nouveau ambassadeur. »
Pour en arriver à une telle décision, trois points devaient être réunis. « Il fallait une extrême urgence, commente l’avocat. Elle a été avérée. Il fallait que mon client encoure un risque de préjudice difficilement réparable. Or, sa suspension portait gravement atteinte à sa réputation tant en France qu’en Belgique. »
Enfin, Me Bourtembourg ajoute que son client n’a, aux yeux du conseil d’Etat, pas eu le temps de se défendre. « Il n’a pas eu accès à toutes les pièces du dossier qui lui est reproché, il n’a pas pu prendre un avocat et il n’a pas eu le temps suffisant pour présenter ses observations aux Affaires étrangères. »
Aux Affaires étrangères, on prend bonne note de la décision mais le ministre De Gucht annonce déjà qu’il « relance la procédure pour relever M. Schmidt de ses fonctions en tenant compte des remarques du conseil d’Etat, qui s’est exprimé sur la forme mais pas sur le fond ». L’ambassadeur devrait donc prochainement être convoqué et se voir présenter, en présence de son avocat, l’intégralité du dossier le concernant.
Pour ensuite être nommé directeur adjoint du service de politique européenne ? « C’est un poste du même niveau que celui d’ambassadeur, dit-on au SPF. Il ne pourrait donc légalement pas le refuser car une telle nomination ne lui porterait aucun préjudice et ne pourrait être considérée comme une rétrogradation. »
Un poste qui amènerait Pierre-Dominique Schmidt à faire la coordination entre les différents services publics fédéraux afin de dégager un point de vue belge au niveau européen, commente Marc Michielsen, porte-parole des Affaires étrangères. Ce qui fait dire à Me Bourtembourg que « M. Schmidt n’est pas jugé digne de représenter son pays en France mais digne quand même de s’occuper des Affaires européennes à un poste éminent. C’est pour le moins paradoxal. »
Faut-il dès lors considérer que le retour de Pierre-Dominique Schmidt, qui est en congé de maladie, ne sera que de courte durée ? « Ce serait assez subjectif de la part de Karel De Gucht : comment peut-il déjà prévoir d’introduire une nouvelle demande de suspension sans encore avoir entendu M. Schmidt ? », interroge l’avocat.

Schmidt, un diplomate qui sort de l'ordinaire

Nommé à Paris par Louis Michel, ami d'Elio Di Rupo, le diplomate a fait carrière dans plusieurs cabinets socialistes.
Intelligent, festif, socialiste, homosexuel, et surtout non conventionnel : tel est Pierre-Dominique Schmidt, 46 ans, qui se défend comme un beau diable pour défendre sa réputation et pour être rétabli dans sa fonction d'ambassadeur belge à Paris.
L'homme avait été nommé il y a trois ans par Louis Michel, qui lui avait dit : "Je veux rajeunir Paris". Le ministre libéral voyait dans ce socialiste un antidote aux diplomates qui finissaient leur carrière à Paris. Pierre-Dominique Schmidt s'est, de cette façon, fait quelques ennemis. Mais sa carrière est assez longue pour qu'il en fît à d'autres occasions. On le vit ainsi chef de cabinet adjoint de Philippe Moureaux dans un gouvernement Martens, chef de cabinet de Laurette Onkelinx, candidat malheureux à la direction générale de la RTBF en 2002 et ami d'Elio di Rupo. Il joua aussi un rôle dans l'écriture de l'article 146 du Traité de Maastricht, qui, à l'initiative de l'Allemagne et de la Belgique, autorise la présence de ministres régionaux dans les Conseils de ministres européens.

A Paris, le "style Schmidt" a défrayé la chronique : fêtes, discos, clubbing, dîners gays, bref une ambiance très people. "Toutes ces fêtes ont été financées à 100 pc par des entreprises belges, comme Quick", nous a-t-il dit. "Il n'y a pas eu un franc de l'Etat. Un diplomate doit travailler en amont. Il faut parfois faire du people".
P.-D. Schmidt est accusé par les Affaires étrangères d'avoir manqué d'"intégrité absolue" et est soupçonné d'avoir produit un faux pour obtenir un crédit. Tout cela survient à un moment difficile de sa vie puisqu'il est en instance de divorce de sa femme. "A-t-on voulu me frapper parce qu'on savait que j'étais faible ?", s'interroge-t-il.


La procédure relancée prochainement


Le ministère des Affaires étrangères l'annonce, car l'arrêt du Conseil d'Etat ne porte que sur la forme.Sur le fond, les soupçons demeurent.
Le ministère belge des Affaires étrangères n'a pas paru ébranlé, mardi soir, par la décision du Conseil d'Etat concernant Pierre-Dominique Schmidt, malgré le camouflet qu'elle peut représenter pour l'administration. Le porte-parole, Marc Michielsen, a décliné la réaction du ministère en quatre points : 1. Nous avons pris note du jugement; 2. Il touche à des éléments de procédure; 3. Le Conseil d'Etat ne s'est pas prononcé sur la substance du dossier; 4. Nous allons relancer la procédure qui permettra de relever M. Pierre-Dominique Schmidt de ses fonctions.
Pour éviter un nouveau recours devant le Conseil d'Etat et prévenir un arrêt similaire à celui rendu mardi, le ministère des Affaires étrangères, et singulièrement ses services juridiques, vont donc étudier la décision dans les détails et réenclencher une procédure qui sera exempte de manquements sur la forme et permettra de rendre applicable la décision prise par Karel De Gucht au mois d'août.
Dossier bloqué
Etant donné que l'arrêt du Conseil d'Etat suspend le rappel de Pierre-Dominique Schmidt mais aussi la nomination de Baudouin de la Kethulle de Ryhove, son successeur désigné, le dossier est virtuellement bloqué. Et l'ambassade belge à Paris se trouve sans véritable locataire, si ce n'est un Pierre-Dominique Schmidt, en sursis dans l'attente d'une nouvelle procédure du ministère.
Les Affaires étrangères se sont refusées, mardi, à donner une indication précise sur le délai pour enclencher celle-ci. Mais cela pourrait être une affaire de jours, les Petits Carmes n'ayant aucun intérêt à laisser perdurer cet imbroglio.
A la question de savoir si étaient bien opportunes les déclarations du ministre Karel De Gucht fin août, indiquant notamment que tous les soupçons allaient dans la direction de Pierre-Dominique Schmidt pour expliquer le faux en écriture, le porte-parole s'est bien évidemment retranché derrière un "no comment" diplomatique.

11 septembre 2007

L'ambassadeur de Belgique à Paris relevé de ses fonctions

MAJ 11/09/07

Un poste en or pour l'ambassadeur déchu

Pierre-Dominique Schmidt.L'ambassadeur belge Pierre-Dominique Schmidt, relevé de ses fonctions à Paris, s'est vu proposer par les Affaires étrangères un poste de directeur adjoint à la politique européenne. Ce poste ferait de lui un adjoint de Xavier Dumoulin, actuel directeur général de la politique européenne. Certains y voient un poste clé de la diplomatie belge, d'autres un placard doré si c'est au titre d'adjoint, indique La Libre. De son côté, Pierre-Dominique Schmidt demande à être rétabli dans ses fonctions. Il a saisi la justice française et a alerté le Conseil d'Etat dont l'avis, attendu lundi, se fait attendre. (belga)

Un poste en or pour l'ambassadeur déchu

Suspendu à Paris, P.-D. Schmidt est proposé comme directeur adjoint à l'Europe.
L'ambassadeur belge Pierre-Dominique Schmidt, relevé de ses fonctions à Paris, s'est vu proposer par les Affaires étrangères un poste élevé à Bruxelles, celui de directeur adjoint à la politique européenne, ont indiqué lundi à "La Libre Belgique" les deux parties.
Ce poste ferait de lui un adjoint de Xavier Dumoulin, l'actuel directeur général de la politique européenne. Dumoulin coordonne avec les régions, les cabinets et les ministères les décisions liées aux activités de l'Union européenne (UE).
"C'est paradoxal", s'étonne un des avocats de l'ambassadeur, Jean Bourtembourg. "Si l'intéressé n'est pas crédible, pourquoi lui confier une telle responsabilité ?". Réponse du porte-parole des Affaires étrangères, François Delhaye : "ce poste correspond à son grade hiérarchique".
Cette décision est à l'image de l'imbroglio. Schmidt est sanctionné pour un faux qu'il dément avoir commis. Les Affaires étrangères, qui veulent préserver la présomption d'innocence, lui ont donc enjoint de quitter Paris "dans l'intérêt du service", tout en lui ménageant un poste à Bruxelles. Certains y voient un poste clé de la diplomatie belge, d'autres un placard doré si c'est au titre d'adjoint.
Pierre-Dominique Schmidt, de toute façon, demande à être rétabli dans ses fonctions. Il a saisi la justice française et déposé plainte contre X. Il a aussi alerté le Conseil d'Etat, dont l'avis, attendu hier, se fait attendre. Le premier auditeur du Conseil d'Etat a conseillé de "suspendre la suspension". On en saura peut-être plus ce mardi.
Au centre de cette affaire, se trouve un faux grossier, qui accompagne une demande de crédit de 70000 euros auprès de l'agence parisienne de Fortis. Le document est soi-disant signé par Jan Grauls, le patron du ministère des Affaires étrangères.
Ce dernier dément avoir signé quoi que ce soit, et Schmidt jure ses grands dieux qu'il n'a pas imité la signature de Grauls.
La lettre, envoyée à Fortis à deux reprises les 4 et 5 juillet, pourrait avoir eu pour but de détruire la réputation de l'ambassadeur belge. Ses avocats notent en tout cas qu'elle n'utilise pas le papier à lettres de Jan Grauls, que sa signature est grossièrement imitée et qu'elle s'adresse à "Monsieur l'ambassadeur", avec une minuscule inhabituelle.

MAJ 10/09/07

Décision ce lundi sur M. Schmidt

Le Conseil d'Etat en Belgique pourrait suspendre la suspension de l'ambassadeur belge à Paris, Pierre-Dominique Schmidt, ordonnée par les Affaires étrangères, ont relevé vendredi la RTBF-radio et samedi le quotidien "Le Soir".
Le Conseil d'Etat en Belgique pourrait suspendre la suspension de l'ambassadeur belge à Paris, Pierre-Dominique Schmidt, ordonnée par les Affaires étrangères, ont relevé vendredi la RTBF-radio et samedi le quotidien "Le Soir".
Soupçonné de faux, l'ambassadeur avait été récemment relevé de ses fonctions et rappelé à Bruxelles par le ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht. Mais Pierre-Dominique Schmidt a introduit mercredi dernier un recours devant le Conseil d'Etat. Le volet administratif de l'affaire a été examiné vendredi en extrême urgence et le premier auditeur Mme Beeckman de Craylo aurait recommandé devant le président de séance de suspendre la suspension ordonnée par De Gucht. L'arrêt sera rendu lundi et pourrait remettre en question la désignation de Baudouin de la Kethulle de Ryhove en remplacement de M. Schmidt à Paris.
Les avocats français de l'ambassadeur affirment que leur client fait l'objet d'une " cabale homophobe et politique ".
Car Schmidt, qui affiche son homosexualité, vit depuis trois ans environ en concubinage avec un compagnon à l'ambassade de Paris. Il est aussi membre du PS. De Gucht l'accuse surtout d'avoir produit un faux pour obtenir un crédit personnel de 75 000 euros.

MAJ 8/09/07

L'ambassadeur à Paris serait maintenu
Le Conseil d'Etat pourrait suspendre la suspension de l'ambassadeur belge à Paris, Pierre-Dominique Schmidt, ordonnée par les Affaires étrangères, indique samedi le quotidien Le Soir. Soupçonné de faux, l'ambassadeur qui avait été récemment suspendu par le ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht, a introduit mercredi dernier un recours devant le Conseil d'Etat. Le volet administratif de l'affaire a été examiné vendredi en extrême urgence et le premier auditeur a recommandé devant le président de séance de suspendre la suspension ordonnée par les Affaires étrangères, écrit Le Soir. L'arrêt sera rendu lundi. (belga)


Recours de l’ambassadeur à Paris
Pierre-Dominique Schmidt, l'ambassadeur de Belgique à Paris, vient d'être relevé de ses fonctions. Il a introduit un recours au conseil d'Etat contre la décision du ministre des Affaires étrangères et contre la nomination de son remplaçant.

Source:Info radio - 7 sep 2007 17:21
Les arguments de l'ambassadeur écarté sont que lors des auditions qui ont entraîné sa mise à l'écart, il n'a pas eu le temps de préparer sa défense et il n'a pas eu accès à toutes les pièces du dossier. Bien sûr sa mise à l'écart n'est pas en soi une sanction disciplinaire, mais avec tout le déballage médiatique qui l'a l'accompagnée, elle lui cause un tort moral considérable qui ne disparaîtra pas s'il était blanchi dans quelques temps. D'autant plus que, dans les conditions actuelles, il risque d'être écarté de la course à la présidence de la prestigieuse fondation belge Biermans-Lapôtre, à Paris, pour laquelle il a postulé et se trouve classé premier.

Les avocats de l'Etat belge, eux, estiment que suspendre la mesure reviendrait à affaiblir le crédit du pays. Ils rappellent que Pierre-Dominique Schmidt n'a pas répondu clairement non à la question du ministre de savoir s'il était l'auteur d'un faux document destiné à garantir un crédit bancaire. Surprise, lors de l'audience, il apparaît que ce document a été envoyé à la banque par un numéro de fax qui ne correspond à aucun des numéros de Pierre-Dominique Schmidt. Malgré ce mystère que l'enquête pénale devra éclaircir, une cabale n'est pas concevable selon les avocats de l'Etat, elle impliquerait d'ailleurs de nombreux employés de Fortis. Sans s'engager sur le fond, l'auditeur du conseil d'Etat a remis un avis favorable à la requête de Pierre-Dominique Schmidt. L'arrêt est attendu la semaine prochaine.


Baudouin de la Kethulle de Ryhove futur ambassadeur à Paris

Le ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, a annoncé lundi la désignation de Baudouin de la Kethulle de Ryhove comme nouvel ambassadeur de Belgique à Paris, en remplacement de Pierre-Dominique Schmidt, l'ambassadeur de Belgique en France relevé de ses fonctions après avoir été soupçonné d'avoir utilisé des fonds publics à des fins privées et d'avoir commis un faux en écriture. "J'ai proposé la désignation de Baudouin de la Kethulle au comité de direction" du département des Affaires étrangères, a indiqué M. De Gucht, confirmant des informations publiées la semaine dernière par la presse. Selon De Standaard, le comité de direction du Service public fédéral (SFP) Affaires étrangères a approuvé la désignation de cet ambassadeur de 62 ans, étiqueté cdH. Le roi Albert II et les autorités françaises devront à leur tour l'approuver. Le ministre s'est également déclaré "vraiment désolé de ce qui s'est passé à Paris" et de la réaction de l'ambassadeur Schmidt "qui est allé jusqu'à accuser la Belgique de mener une machination contre lui". (belga)

Schmidt en recours au conseil d’État

31 août 2007

L’ambassadeur de Belgique à Paris, Pierre-Dominique Schmidt, compte introduire un recours devant le conseil d’État afin d’obtenir la suspension de la décision de sa hiérarchie de le rappeler en raison de soupçons de tentative d’escroquerie.
L’ambassadeur de Belgique à Paris, Pierre-Dominique Schmidt, compte introduire un recours devant le conseil d’État afin d’obtenir la suspension de la décision de sa hiérarchie de le rappeler en raison de soupçons de tentative d’escroquerie, a-t-il déclaré vendredi soir sur la télévision publique flamande VRT.
Il a contesté également toute tentative de fraude et l’existence d’un trou financier.

M. Schmidt a affirmé, lors d’une interview réalisée à Paris dans l’après-midi, qu’il n’avait jamais introduit de demande de crédit frauduleuse auprès de Fortis Paris.
« Je conteste les faits », a-t-il déclaré. Il ne se trouvait pas plus dans le rouge, a-t-il ajouté. « Une ligne de crédit était en effet couplée à mon compte en banque, mais je transférais régulièrement de l’argent vers la Belgique où je disposais encore de moyens », a-t-il dit.
Il a soutenu aussi n’avoir jamais organisé de fêtes flamboyantes.
« C’est une des missions des ambassades d’organiser de grands événements, par exemple pour les entreprises belges en France. Mais il ne s’agissait pas de fêtes flamboyantes, dans ma villa privée non plus », a expliqué le diplomate.
Selon lui, les accusations portées contre lui sont « un règlement de compte provoqué par la jalousie ». Que son ambassade soit connue aux Affaires étrangères sous le surnom de « La Cage aux folles » est « dénigrant » et le signe d’une « attitude homophobe », a-t-il encore dit.
(D’après Belga)

La bataille du « Ritz de la cité universitaire »

La chambre d’étudiant de Léopold III met son grain de sel dans l’épisode « Maison des Belges » du feuilleton qui touche l’ambassadeur. Le spacieux appartement à deux niveaux intégré à la Fondation Biermans-Lapôtre (FBL), dévolu au directeur, avait été construit en 1926 dans l’idée que le petit Léopold irait étudier à Paris. Le directeur qui a quitté ses fonctions l’an dernier, Fernand Moray, aurait dû quitter ce logement d’environ 300 mètres carrés – du grand luxe pour Paris – s’il n’avait pas été chargé par le conseil d’administration de la maison de deux missions : « L’une sur l’obtention de statuts, car cette maison n’existe que par acte de donation, et une mission d’archives. Un travail bénévole », explique-t-il.
Peter Van Obstal, directeur adjoint faisant fonction, occupe donc le 100 m2 dévolu au sous-directeur – plusieurs chambres assemblées. Voilà qui aurait déclenché la rancœur de celui-ci envers l’ex-directeur, qui entretient de très bons rapports avec Pierre-Dominique Schmidt, président du CA : il a approuvé les missions de Fernand Moray en lui laissant l’appartement « Léopold », qu’il vient tout juste de quitter. Ce même CA n’a octroyé qu’un contrat à durée déterminée, s’achevant en décembre 2007, à Peter Van Obstal…

« Le poste de directeur est très politisé », raconte un témoin qui connaît bien la FBL. « L’équilibre flamand-wallon à la direction doit être respecté, mais l’équilibre politique aussi. Fernand Moray est clairement apparenté PS ». Comme l’ambassadeur. Mais un élément qui mine les relations entre Peter Van Obstal et Pierre-Dominique Schmidt rappelle un fait vieux de quinze ans.
L’ambassadeur rappelé à Bruxelles a récemment commandé un audit sur la gestion par le directeur faisant fonction, « parce qu’en qualité de président du conseil d’administration, je recevais des lettres de fournisseurs mécontents. Ne voulant pas me poser en arbitre entre ces fournisseurs et la direction, j’ai commandé un audit ». Par ailleurs, de source proche du CA, Pierre-Dominique Schmidt aurait fait le tour des membres pour pousser Peter Van Obstal dehors. Cela rafraîchit la mémoire d’un proche du « Ritz de la Cité universitaire », nom que les étudiants donnent à cette maison, où ils vivent comme des coqs en pâte.
« En 1991, l’ex-directeur a été remercié avant terme suite à un audit défavorable. Fernand Moray, alors nº2 au Centre Wallonie-Bruxelles et membre du CA s’est alors chargé des négociations avec les communautés et le fédéral pour la rénovation de la maison et une nouvelle convention… qui l’a porté à la tête de la maison pour quinze ans : jusqu’à l’âge de la retraite. Aucun autre nom n’avait été avancé », explique un proche de la FBL.
« Avec mon passé d’enseignant et mon expérience de gestion, et puisque j’assistais au CA en qualité d’invité, on m’a proposé le poste », réplique Fernand Moray, dont la gestion est saluée par nos sources.
Poste politisé et luxueux appartement suscitent les convoitises. En période de changement de direction, le diplomate se fait arbitre malgré lui.

Pas d'abus financiers commis par l'ambassadeur belge à Paris

L'information parue vendredi dans De Morgen concernant l'ambassadeur belge à Paris est "incorrecte", a réagi Peter Van Opstal, le directeur de la maison des étudiants belges à Paris.Vendredi, De Morgen a révélé que l'ambassadeur belge suspendu serait également soupçonné d'abus financiers à la Maison Biermans-Lapôtre, la maison des étudiants belges à Paris. "C'est tout simplement impossible", déclare Peter Van Opstal. "Il est impossible que des abus financiers aient été commis. Nous avons notre propre comptabilité qui est contrôlée minutieusement par notre comptable, par moi-même et par un commissaire aux comptes".De Morgen parle également de la dotation reçue par la maison des étudiants. Mais, selon le directeur, les chiffres avancés par le journal ne correspondent pas. De plus, la dotation prévue pour cette année n'est pas encore fixée. Enfin, De Morgen déclare que l'ex-ambassadeur aurait encore tenté, juste avant d'être relevé de ses fonctions, d'expulser Peter Van Opstal du conseil d'administration. "Je ne peux rien dire à ce sujet. Je n'étais même pas présent", conclut-il.L'auteur de l'article, le journaliste Douglas De Coninck, maintient sa version et affirme avoir retranscrit correctement les propos de Peter Van Opstal. "Je pense que le directeur a simplement pris peur des conséquences de ses paroles", dit-il.

Nouveaux soupçons sur l’ambassadeur à Paris

vendredi 31.08.2007, 07:44

L’ambassadeur de Belgique Pierre-Dominique Schmidt, relevé de ses fonctions et soupçonné d’avoir utilisé des fonds publics à des fins privées ainsi que d’être l’auteur d’un faux visant à obtenir des facilités bancaires, est également soupçonné d’abus financiers à la Maison Biermans-Lapôtre, la maison des étudiants belges à Paris, selon De Morgen. L’ambassadeur, de par sa fonction, était également président de cette fondation, qui a reçu cette année de la Politique scientifique une dotation de 137.000 euros, dont 80.000 pour la seule maison d’étudiants. « Je n’ai rien vu de cet argent », a indiqué son directeur, Peter Van Opstal. « La destination de cette somme est un mystère pour moi », dit-il.


De Gucht : « Un faux grossier »

P-D Schmidt: "ma mission, valoriser le patrimoine"
"J'aurais pu faire venir l'argent de Belgique"


Suite à la décision de rappeler en Belgique l'ambassadeur en poste à Paris, accusé de faux, le ministre des Affaires étrangères est formel : « Tous les soupçons vont dans une seule direction.»

Entretien avec Karel De Gucht.

Rarissime, la décision de rappeler en Belgique Pierre-Dominique Schmidt, l'ambassadeur en poste à Paris, « n'est pas de celles que l'on prend à la légère, lance-t-on aux Affaires étrangères, à Bruxelles. Si le ministre Karel De Gucht a relevé l'ambassadeur de ses fonctions, en sachant l'impact que cela va avoir sur sa carrière, c'est qu'il a ses convictions sur les faits reprochés à M. Schmidt. » Car c'est bien le ministre en personne qui a tranché. Après une réunion au sommet au cabinet. Mais avant que le roi Albert II ne fixe la décision dans un arrêté royal. Le ministre s'explique.
Comment en arrive-t-on à déposer plainte contre l'un de ses diplomates ? C'est extrêmement rare

Il faut savoir que la plainte déposée au parquet pour faux en écritures n'émane ni de moi ni de mon administration. C'est le président du comité de direction du SPF Affaires étrangères, Jan Grauls, qui en est l'auteur.
En fait, la lettre qui est parvenue au collaborateur de Fortis, à Paris, et dans laquelle mon département sert de garantie afin que M. Schmidt obtienne une rallonge de crédit est un faux. Un faux qui porte une pâle imitation de la signature de M. Grauls. J'ai vu le document. Je connais la signature de M. Grauls. Il est évident que c'est une autre signature qui a été apposée au bas de la lettre.
Le rappel de M. Schmidt doit-il être vu comme une sanction ?
Les choses tiennent en trois points. Premièrement, il y a un volet judiciaire. Une plainte est déposée. Il y aura une instruction et le parquet fixera les responsabilités. Je dois dire que les soupçons sont sérieux.
Deuxièmement, une procédure administrative est en cours : j'ai décidé de le rappeler et de le décharger de ses fonctions. J'avais auparavant rencontré l'ambassadeur. Je lui ai posé des questions et j'ai proposé au Roi de le faire revenir en Belgique. Mais ce n'est pas une sanction puisqu'il va occuper des fonctions dans notre administration centrale à Bruxelles.
Enfin, troisièmement, une enquête disciplinaire est en cours. Pour cela, j'ai envoyé un inspecteur à Paris afin qu'il rencontre le maximum de gens et qu'il collecte le maximum d'informations sur le fonctionnement de l'ambassade. Le cas échéant, cela pourra déboucher sur des sanctions.
Sur les faits en eux-mêmes, que pouvez-vous dire ? On reprocherait à l'ambassadeur un niveau de vie très élevé et des dépenses excessives
D'un pays à l'autre, les ambassades reçoivent des indemnités de fonctionnement. A côté de cela elles reçoivent des frais de représentations actives. Pour organiser des réceptions, notamment. Ces montants sont fixés et les ambassadeurs doivent nous fournir les justificatifs pour être remboursés.
M. Schmidt a dépensé plus que les sommes prévues mais il ne nous a pas réclamé les sommes additionnelles. Il s'est engagé dans des prêts privés auprès de banques. Apparemment, pour obtenir un prêt auprès de Fortis, il aurait donc eu recours à cette fameuse lettre par laquelle l'administration lui accorderait des frais supplémentaires
La banque a vite décelé le faux
Il est vraiment grossier
L'ambassadeur dit que ce n'est pas lui l'auteur et qu'on veut lui nuire.
Pourtant tous les soupçons vont dans une seule direction. Mais il faut laisser la justice faire son devoir et établir les responsabilités.
Le comportement de M. Schmidt a-t-il nui à l'image de la Belgique au point qu'il fallait le rappeler ? Aviez-vous déjà eu vent de ses fêtes ?
Un ambassadeur est envoyé en mission pour promouvoir l'image d'un pays. D'un pays à l'autre, les moyens d'y parvenir diffèrent selon plein de critères. Je ne vais pas juger la façon dont Pierre-Dominique Schmidt a exécuté sa fonction.

« Si je devais faire un faux, j’espère que je le ferais bien »

Quelle est la logique ? Ça n’a pas de sens. Pourquoi aurais-je fait un faux pareil. Je ne suis quand même pas bête à ce point. J’espère que si un jour j’étais amené à réaliser un faux j’aurais l’intelligence de bien le faire. »
Ce jeudi soir, Pierre-Dominique Schmidt termine un marathon. Toute la journée, il l’a passée de rendez-vous en rendez-vous. Pour s’expliquer. Pour interroger. Mais aussi pour tenter de comprendre la situation qu’il est occupé à vivre. Pour lui, il est au centre d’un mauvais scénario. On l’accuse d’un faux en écritures qu’il dit ne pas avoir commis. Un faux qu’on refuse de lui montrer.

« J’ai été convoqué le 17 août dernier par le ministre des Affaires étrangères pour m’expliquer sur une fausse lettre de garantie qui avait été adressée à Fortis afin que la banque m’accorde une ligne de crédit supplémentaire pour rembourser un découvert. On m’a posé quelques questions en me montrant un fax largement tippexé, se souvient l’ambassadeur. J’ai demandé à voir l’original. A pouvoir voir les responsables de la banque afin de m’expliquer et de comprendre mais je n’en ai pas eu le temps. Le 17 était un vendredi et le lundi à 9 heures, on m’informait que le ministre avait décidé de me relever de mes fonctions. Je trouve cela précipité et sans proportion avec ce que l’on m’accuse d’avoir fait. »
La banque Fortis, Pierre-Dominique Schmidt dit bien la connaître. « En 16 ans de présence à Paris, j’ai toujours été client chez Rivaud et ensuite chez Fortis quand elle a racheté Rivaud. On me connaît et on connaît ma gestion irréprochable. Pourquoi en serai-je arrivé à faire des faux pour obtenir un crédit ? »
D’aucuns expliquent la situation par des dépenses excessives de l’ambassadeur. Notamment lors de l’organisation de fêtes fastueuses. « C’est n’importe quoi, rétorque-t-il. La première année de ma présence à Paris, avec mon épouse, nous avons explosé le budget parce que nous voulions marquer notre arrivée en France. Nous avons dépassé le budget alloué de 100.000 euros. Et l’administration l’a approuvé et remboursé. Depuis lors, les dépassements sont inférieurs et ont toujours été approuvés aussi. »
Certes les dépenses professionnelles sont tolérées mais le ministre De Gucht (lire ci-dessus) évoque un crédit privé. « C’est vrai que je voulais réorganiser le compte commun que j’avais avec mon épouse dont je suis séparé mais je n’avais pas besoin de faire un faux. Si la banque ne m’accordait pas le prêt pour renflouer mon compte, j’avais un compte en Belgique sur lequel j’avais 100.000 euros, indique l’ambassadeur en exhibant des copies de ses extraits de compte. Il me suffisait de transférer l’argent. Ce que je n’ai pas fait tout de suite car je souhaitais garder cet argent en Belgique pour autre chose. »
L’affaire ne serait dès lors rien d’autre qu’une cabale. Mais orchestrée par qui et pourquoi ? « C’est bien ça, renchérit Pierre-Dominique Schmidt. A qui profite le crime ? » Le ministre ne voit que vous comme bénéficiaire. « Mais je ne suis pas suicidaire. » Une guerre politique ? « Je ne vois pas les partis se lancer là-dedans. » Des gens ont-ils des raisons de vous en vouloir ?





« Certains s’acharnent effectivement depuis qu’ils connaissent mon
homosexualité. Je dérange aussi le protocole car je vends à Paris une Belgique jeune et créative. »
Un poste auquel l’ambassadeur tient car il a introduit un recours contre sa suspension au Conseil d’Etat.

Belgische Ambassadeur financiert excessen te Parijs met kas buitenlandse zaken

De Belgische ambassadeur in Parijs Pierre-Dominique Schmidt wordt ontheven uit zijn functie. Koning Albert II tekende hiervoor begin deze week een Koninklijk Besluit. De feiten wegen dan ook enorm zwaar; valsheid in geschrifte en misbruik van vertrouwen. Het dossier werd aan het parket doorgegeven. De 49-jarige Schmidt maakte het bont in Parijs. Op zijn ambassade en somptueuze residentie liet hij de ene zwijnpartij op de andere volgen. Champagne en hapjes van de beste en de duurste traiteur van Parijs. Feestjes tot in in de vroege uurtjes. Put van 75.000 euroEnfin, totdat na de zoveelste zwelgpartij de Fortisbank in Parijs de rekening van de ambassade blokkeerde. Het geld was op en er was een put van 75.000 Euro. Geen probleem moet Schmidt gedacht hebben. Ik zal dat eens snel oplossen. Hij fabriceerde eigenhandig een brief op briefhoofd van buitenlandse zaken ondertekend door de voorzitter van het directiecommittee gerict aan Schmidt himself. En wat stond er in die brief te lezen? Dat het ministerie in Brussel het goede werk van de Belgische ambassade te Parijs naar grote waarde schat en dat die talrijke recepties het imago van Belgie goed van pas komen. "Keep on the good work en maak u geen zorgen over de facturen. We zullen u zo weldra een bijkomende kredietlijn bezorgen." was de teneur van de vervalste brief. Schmidt bezorgde de vermeende betalingsbelofte aan Fortis Paris.Maar Fortis Paris moet gedacht hebben "Avec tout les Chinois mais pas avec moi! " en stuurde het dossier naar Fortis Bruxelles. Groot was de verbazing van de voorzitter van het directiecommittee toen hij een fax van de brief met zijn vervalste handtekening onder ogen kreeg. Schmidt werd prompt naar Brussel teruggeroepen en met de feiten geconfronteerd. Bij de voorzitter van het directiecommittee ontkende hij alle feiten maar tijdens een onderhoud vorige week bij minister van Buitenlandse Zaken Karel De Gucht ging hij door de knieen en bekende hij. Er werd besloten hem vanaf 1 september 2007 uit zijn ambassadeurschap te Parijs te ontzetten. Koning Albert tekende hiervoor al een Koninklijk Besluit dat weldra in het staatsblad zal verschijnen. Intussen heeft Schmidt zijn bekentenis al ingetrokken. Hij meldde zich ook ziek. Hierdoor zou de afzettingsprocedure wel eens niet kunnen doorgaan. Laat staan dat hij gewoon wordt buitengesmeten bij Buitenlandse Zaken.Schmidt is een Belgische carriere diplomaat van PS-signatuur. Hij gedraagt zich al jaren als een van de baronnen van de belgische diplomatie. Dankzij de bescherming van de PS van Elio di Rupo was hij sinds 1991 bijna permanent op post in Parijs. Eerst voor de OESO als adjunct nadien als Permante Vertegenwoordiger van Belgie bij de OESO. Enkele jaren later als Executive Director bij UNESCO. Bij Laurette Onkelinx op het kabinet. Toen hij op post ging als ambassadeur in Parijs kwam hij uit voor zijn voorliefde voor de mannen en zette hij zijn vrouw, ook een Belgische diplomate, aan de deur. Sindsdien leeft hij samen met zijn vriend die hij de post als conseiller en communication op de ambassade bezorgde. Vriendje van Di RupoEen kleine google-search op Pierre-Dominique Schmidt brengt volgende hits naar boven 'De veelbesproken Pierre-Dominque Schmidt, oudgediende van het kabinet van Laurette Onkelinx en intimus van PS-voorzitter Elio Di Rupo' 'Ambassadeur Schmidt, van wie de ambassade in Parijs bij Buitenlandse Zaken in Brussel weleens La Cage aux Folles wordt genoemd' 'De discofuiven van ambassadeur Pierre-Dominique Schmidt, een oudgediende van het kabinet van Laurette Onkelinx, zijn tot ver buiten het departement berucht. Zelfs PS-voorzitter Elio Di Rupo zakt er graag voor naar Parijs af.'

L'ambassadeur de Belgique à Paris, Pierre-Dominique Schmidt, a été relevé de ses fonctions. Un arrêté royal en ce sens a été signé la semaine dernière et doit être publié ce mois encore par le Moniteur belge, indique mercredi l'hebdomadaire flamand P-Magazine.

Selon le site du magazine, il serait reproché à l'ambassadeur d'avoir commis un faux en écriture et abus de confiance.Le dossier aurait été transmis au Parquet. Toujours selon P-Magazine, l'ambassadeur aurait payé des festivités privées avec de l'argent des Affaires étrangères et aurait falsifié des documents pour obtenir davantage d'argent. L'affaire aurait été mise au jour lorsque la banque Fortis a averti les Affaires étrangères du solde négatif du compte bancaire de l'ambassade, qui aurait été gelé lorsqu'il a atteint 75.000 euros. Une fausse lettre attestant d'une soi-disant garantie de la part des Affaires étrangères pour obtenir une rallonge de crédit aurait aussi été écrite.Le porte-parole du SPF Affaires étrangères a confirmé mercredi la décision de relever de ses fonctions l'ambassadeur de Belgique à Paris, Pierre-Dominique Schmidt, et de le rappeler à Bruxelles, "dans l'intérêt du service", selon les termes administratifs utilisés.

Il a également confirmé que le SPF a été saisi il y a quelque temps d'une demande émanant d'une institution bancaire afin de vérifier l'authenticité d'un document, présenté au représentant de la banque dans la capitale française, aux fins d'y obtenir un crédit supplémentaire.Comme il s'agit de faits pouvant être punissables, le Parquet en a été informé par le SPF, ainsi que le prévoient les prescriptions légales, dit-on encore aux Affaires étrangères. Par ailleurs, une enquête disciplinaire a été ouverte. En raison du contexte de cette affaire, le SPF considère qu'il n'est ni dans l'intérêt du service, ni dans celui de la personne concernée, de la laisser en fonctions à Paris. Le ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht a reçu et informé préalablement l'ambassadeur de son intention de le rappeler à Bruxelles, a encore indiqué le porte-parole. (belga)

L'ambassadeur de Belgique à Paris relevé de ses fonctions
Pierre-Dominique Schmidt est en effet soupçonné de faux en écriture et d'abus de confiance. Selon le ministère des Affaires étrangères, la décision a été prise "dans l'intérêt" du service….

Source:Info-radio - 30 aoû 2007 08:21
C'est un petit coup de tonnerre dans le monde de la diplomatie belge. L'information, publiée mercredi matin par un hebdomadaire flamand, est confirmée par les Affaires étrangères. En cause, faux en écriture et abus de confiance, tout cela apparemment lié à un grand train de vie à l'ambassade de Paris. Les réceptions et autres mondanités particulièrement fastueuses, aux dires de nombreux témoins, coûtaient chers à l'ambassade.

Les Affaires étrangères confirment qu'une banque a alerté le Ministre, pour se couvrir d'un trou bancaire - 75000 euros écrit l'hebdomadaire - l'ambassadeur a présenté à la banque une garantie de couverture du Ministère, qui pourrait s'avérer un faux. En tout cas l'affaire a été transmise au Parquet et une enquête disciplinaire a été ouverte, après que le Ministre ait entendu l'Ambassadeur.

Bien sûr, reste la présomption d'innocence, l'enquête ne fait que commencer. Mais les faits ont en tout cas été jugés suffisamment graves par le Ministre pour qu'il relève l'ambassadeur de ses fonctions, une mesure déjà grave en soi.

En obtenant l'ambassade de Belgique à Paris au printemps 2005, à l'âge de 47 ans, Pierre Dominique Schmidt avait effectué un parcours éclair puisque ce poste est d'habitude réservé à des diplomates expérimentés et en fin de carrière. L'appui très marqué du PS avait alors été déterminant.

A noter que Pierre-Dominique Schmidt dément les accusations portées contre lui et annonce le dépôt d'une plainte contre X. Il se dit victime d'une grave campagne de déstabilisation

Trouvé à la rebrique "Faits divers", .... c'est dire ... !

Démis de ses fonctions
(30/08/2007)
Pierre-Dominique Schmidt, ambassadeur de la Belgique a Paris, est soupçonné de faux en écritures

La rumeur était remontée jusqu'à Bruxelles depuis quelques jours, mais le ministère des Affaires étrangères se gardait de tout commentaire. Mardi, officiellement, personne ne pouvait confirmer que l'ambassadeur de Belgique en France, Pierre-Dominique Schmidt, avait été démis de ses fonctions. P-Magazine décidait cependant de lever le voile dans son édition d'hier, obligeant les Affaires étrangères à réagir à l'information.
L'ambassadeur, connu pour son goût de la fête, avait notamment organisé plusieurs grandes soirées auxquelles participèrent Elio di Rupo, Luciano D'Onofrio, Michel Daerden et Bernard Tapie. C'est Michel Daerden qui avait invité ces deux joyeux comparses sans en avertir Elio di Rupo, qui n'avait guère apprécié. Pour mettre de l'ambiance, c'est aussi la fille de Michel Daerden qui était aux platines.
Certes, tout cela n'a rien de répréhensible en soi, mais l'ambassadeur en aurait profité pour organiser plusieurs fêtes privées sur le compte de l'État belge. Il aurait d'ailleurs demandé une petite rallonge auprès d'un délégué de Fortis à Paris. "Nous avons été approchés par une institution financière qui nous a demandé de vérifier l'authenticité d'un document. Il est alors apparu qu'il s'agissait d'un faux et que la signature avait été falsifiée", confie-t-on au cabinet de Karel De Gucht.
Ce document était destiné à débloquer le compte de l'ambassade, présentant un solde négatif de 75.000 euros et à obtenir un crédit supplémentaire au moyen d'une pseudo-garantie couverte par les Affaires étrangères.
Plainte a également été déposée au parquet et une enquête disciplinaire est actuellement menée à l'égard de Pierre-Dominique Schmidt. Ce dernier contestait hier, "de la manière la plus solennelle qui soit" , avoir utilisé des fonds publics à des fins privées ou être l'auteur d'un faux visant à obtenir des facilités bancaires. Il annonce le dépôt d'une plainte contre X et qu'il prendra toutes les initiatives juridictionnelles permettant de rétablir son honneur.
Pour remplacer M. Schmidt à Paris, le nom de Baudouin de la Kethulle de Ryhove circulait hier dans les milieux autorisés.


P Magazine
Nouvel Obs
De Standaard
Le Figaro
VRT
EMMA
http://www.kanaalz.be/CMArticles/ShowArticleFR.asp?articleID=11183&sectionID=156

Swissair : l’État belge confirme son appel

Après le Canton de Neuchâtel et au terme des délais de recours, l’État belge a confirmé mardi qu’il maintenait son appel du jugement du tribunal de Bülach (Suisse) dans le cadre du premier procès pénal de la déconfiture de Swissair.
(d’après Belga)
Il se réserve par ailleurs le droit de déposer des plaintes civiles contre les responsables de cette situation.
« Cet appel s’inscrit dans le prolongement de la plainte pénale déposée par l’État belge en mars 2006 », a expliqué Jeroen Janssens, le porte-parole du secrétaire d’État aux Entreprises publiques, Bruno Tuybens.
« L’État belge a pu prendre connaissance des motifs de la décision du tribunal de Bülach au mois d’août dernier. Ce tribunal reconnaît entre autres que certaines informations que Mario Corti, ancien administrateur-délégué de Swissair, a communiquées au public au printemps 2001, ne correspondaient pas à la réalité, mais il acquitte ce dernier essentiellement en raison de l’absence de l’élément intentionnel constitutif de l’infraction », a-t-il poursuivi.
« L’État et les sociétés publiques ne peuvent se satisfaire de la motivation de cette décision, qui leur paraît inexplicable au regard des faits dont le tribunal admet lui-même la réalité. Ils souhaitent par conséquent que ces points soient examinés par la Cour d’appel », a ajouté le porte-parole.
Pour rappel, le tribunal de Bülach avait acquitté et dédommagé, le 7 juin dernier, les 19 inculpés du procès relatif à la faillite de la compagnie aérienne nationale suisse, qui avait entraîné dans sa foulée le naufrage de la Sabena.
Quelques jours plus tard, 4 parties – l’État belge, la société fédérale belge d’investissement (holding détenue par l’État), le canton de Neuchâtel et le ministère public zurichois – avaient déjà fait part de leur volonté d’aller en appel de ce jugement. Depuis, le ministère public a finalement jeté l’éponge, préférant se concentrer sur une deuxième procédure pénale, qui concerne la tenue et la présentation des comptes de l’ancien groupe de transport aérien entre 1998 et 2000.
Les 19 inculpés devaient notamment répondre de gestion déloyale, de gestion fautive, de faux renseignements sur des entreprises commerciales, de faux dans les titres ou encore de diminution effective de l’actif au préjudice des créanciers.

Une nouvelle caisse noire volatilisée à Charleroi

Ecolo veut "nettoyer les écuries d'Augias" de Charleroi
(12/09/2007)


La découverte d'une nouvelle caisse noire suscite de vives réactions
CHARLEROI A la suite du déclenchement de la nouvelle affaire de présumée "caisse noire" à Charleroi, les élus locaux d'Ecolo ont rappelé que l'un des trois préalables opposés par les Verts à leur entrée dans la majorité était la mise en oeuvre d'un audit externe généralisé pour mettre à plat "les affres du passé". Selon les écologistes, le changement de certains membres du Collège communal en juillet reste une opération de façade plus qu'un changement de fond dans les pratiques politiques et "Il est plus que temps de nettoyer les écuries d'Augias".Ecolo Charleroi "demandera des comptes au nouveau bourgmestre ainsi qu'au Receveur pour que toute la clarté soit faite et les responsabilités mises en exergue", affirme le communiqué diffusé par les Verts carolos.Ils demandent aussi depuis quand le compte en question est connu du Collège, quels sont les mandataires ou les fonctionnaires communaux qui géraient ces comptes et "où sont passés les liards? ".Ecolo s'inquiète encore du retour possible de l'ex-bourgmestre Léon Casaert en tant que président rémunéré d'une asbl para-communale ciblant le 3e âge, retour qui se ferait avec l'aval du président du PS et de l'actuel bourgmestre cdH.Ecolo estime que Charleroi a déjà suffisamment de difficultés à gérer les structures para-communales existantes "sans devoir offrir un pont d'or à un éphémère bourgmestre pour gérer un département qu'il a aidé vraisemblablement à couler".

Volatilisée, la caisse noire !

L'ouverture des placards communaux de Charleroi n'en finit pas de révéler l'existence de « cadavres ». Un nouveau compte secret, 40.000 euros envolés. Encore Léon Casaert !
Trois mois après la mise au jour de deux comptes noirs affectés à l'organisation des activités du troisième âge, voilà que la découverte d'un nouveau compte secret agite le landerneau carolo. Il s'agit d'un compte d'épargne clôturé peu avant l'entrée en fonction du nouveau receveur communal Eric Wartel, sous la majorité tripartite issue des élections du 8 octobre dernier. Au moment de sa fermeture, cette « caisse » présentait un solde largement positif, de quelque 40.000 euros. Or, la totalité de la somme s'est volatilisée. L'impact politique et judiciaire de cette affaire pourrait être terrible. Une enquête est ouverte.
C'est en mai que l'existence des comptes occultes « seniors » avait été transmise au parquet de Charleroi. Des mouvements financiers y faisaient apparaître que pendant des années, jusqu'en février 2007, le département sous l'autorité du bourgmestre Casaert avait soustrait la gestion de la cellule spectacles à la transparence d'une comptabilité officielle. A l'époque, l'intéressé avait expliqué avoir hérité de cette pratique du passé.


Alimenté par les recettes d'entrées payées par les aînés, ce compte servait à régler le cachet des artistes, les dépenses d'organisation des animations et des variétés. A raison d'une moyenne de 50.000 euros par an, il fonctionnait comme un budget, hors comptabilité communale et sous la seule autorité des ex-secrétaire et receveur, selon Casaert.
Le deuxième compte avait trait aux voyages organisés par la Ville de Charleroi pour les 3×20 : il y transitait d'importantes masses d'argent, plusieurs dizaines de milliers d'euros par an. C'est à son fonctionnement qu'était lié le compte d'épargne secret – le troisième compte. Tout porte à croire que les acomptes payés sur les réservations y étaient transférés en attente, afin de produire des intérêts : ainsi s'est-il lentement constitué un véritable « trésor de guerre ». Les enquêteurs cherchent à en retrouver la trace. « A ce stade, rien ne permet d'affirmer l'hypothèse d'un détournement de fonds, indique une source proche du dossier. Mais on ignore où l'argent est passé. Il reste aussi à établir qui s'est chargé de l'opération. »
Beaucoup de questions
Jusqu'où la responsabilité de Léon Casaert qui exerçait l'autorité politique est-elle engagée dans ce dossier ? Quelle maîtrise le mayeur avait-il d'un département sur lequel il a gardé la main jusqu'à sa démission, en juin ? A quoi étaient utilisés les « dividendes » du compte d'épargne seniors ? Pourquoi enfin en a-t-il caché l'existence au moment de la découverte des autres ? Beaucoup de questions se posent.
Elles ne plaident pas en faveur du projet de création d'une ASBL paracommunale de gestion des spectacles et voyages sous la conduite de l'ancien bourgmestre (Le Soir d'hier). Même si, selon plusieurs sources concordantes, il se dit qu'un accord avait été passé entre la présidence du PS et Léon Casaert pour soutenir sa démarche, avec l'accord de son successeur CDH. « En fait, l'emploi de chargé de mission offert par le PS n'était que provisoire, pour faire le pont entre sa sortie de fonction du mayorat et la mise en place de sa nouvelle structure promise à un subventionnement communal », rapporte une source proche. Il nous revient encore que les statuts qu'il avait rédigés prévoyaient de lui attribuer un salaire équivalent à celui d'un échevin à Charleroi, plus de 70.000 euros par an.

Les enquêteurs ont mis au jour à Charleroi l'existence d'un nouveau compte secret - le cinquième - dont le solde au moment de sa clôture, en 2007, affichait 40.000 euros qui se sont totalement volatilisés, révèlent mercredi Le Soir et Vers L'Avenir.

L'affaire renvoie au département de la politique des personnes âgées, que gérait l'ancien bourgmestre Léon Casaert (PS). La caisse noire en question était liée à un compte servant aux voyages des 3X20.Il pourrait s'agir d'un compte d'attente accueillant des intérêts de dépôt. "A ce stade, rien ne permet d'affirmer l'hypothèse d'un détournement de fonds, mais on ignore où l'argent est passé", indique une source proche du dossier. Il reste aussi à établir qui s'est chargé de l'opération. (belga)

Léon Casaert s'accroche aux aînés de Charleroi

Trois mois après sa démission, l'ancien bourgmestre de Charleroi Léon Casaert veut reprendre du service au département du troisième âge, au nez et à la barbe de l'actuelle échevine Laurence Wilgaut qui a pris sa succession, indique lundi Le Soir.

Léon Casaert (PS), ancien échevin du Troisième âge, "sait qu'il doit une bonne partie de sa popularité électorale aux aînés de sa ville" et il "tient de toute évidence à conserver l'essentiel de ces voix en créant une ASBL parallèle qui se chargera d'organiser et de gérer les spectacles et les voyages pour personnes âgées", indique Le Soir.

Selon le quotidien, l'opération viderait de sa substance l'échevinat de Laurence Wilgaut, qui n'apprécie pas du tout, et "rappelle les pratiques du passé, quand ce type d'activités s'organisait en dehors de toute comptabilité officielle". Pour rappel, Léon Casaert est inculpé dans le dossier des faux collèges de signatures. (belga)

Casaert compte sur le 3e âge

Nouvelles tensions au sein du groupe socialiste carolo. Sorti par la porte, l'ex-maïeur Léon Casaert voudrait rentrer par la fenêtre. Via une ASBL pour les seniors.
L'affaire crée des tensions au sein du groupe socialiste de la majorité communale carolo. Trois mois après sa démission, l'ancien bourgmestre Léon Casaert veut reprendre du service au département du troisième âge, au nez et à la barbe de l'échevine Laurence Wilgaut qui a pris sa succession. L'ex-maïeur, inculpé dans le dossier des faux collèges de signatures, travaille à la création d'une ASBL de gestion des spectacles et voyages de seniors. « L'idée est de donner un cadre juridique légal à des activités qui n'en ont jamais eu, et qui se voient menacées de disparition », confie une source proche.
Faut-il rappeler que, jusqu'en février dernier, l'organisation de ces activités s'opérait en marge de la comptabilité officielle de la ville, à travers des « comptes noirs » ? En mai, leur découverte avait d'ailleurs amené le nouveau receveur communal, Eric Wartel, à saisir le procureur du Roi.


Selon nos informations, le projet de Casaert a le soutien de la présidence du PS. Cette ASBL serait un moyen pour l'ex-maïeur de rester en contact avec la base, de ne pas se couper de son électorat qui lui maintient sa confiance. Car c'est là, parmi les aînés, qu'il était allé chercher en octobre 2006 l'essentiel de ses 6.000 voix de préférence, le deuxième score en importance de la liste PS après celui de Jacques Van Gompel.
Il s'agit aussi de lui procurer un revenu à côté de son traitement de « chargé de relations » du PS.
Résistance politique et éthique
Dans son groupe, il nous revient que Wilgaut compte lui opposer la plus vive résistance. Pour des raisons politiques et éthiques. Primo, le transfert de ces activités dans une ASBL viderait le département de sa substance, ne laissant à l'échevine que la responsabilité des « goûters » du 3e âge. C'est pour elle hors de question. Secundo, ce projet de restructuration rappelle furieusement le contexte des affaires. La nouvelle équipe doit se mettre en rupture avec le passé : qui comprendrait qu'elle retombe dans les mêmes travers ? Dans un souci de bonne gouvernance, la fille de l'ancien président du CPAS planche sur un projet alternatif de structure communale. S'il était question en mai de réformer les statuts de la régie communale autonome afin de pouvoir lui déléguer des missions d'organisation de spectacles et de voyages, l'élue privilégie à présent la piste de la constitution d'une nouvelle association comme il en existe pour l'urgence sociale et l'espace santé.
Léon Casaert fait le forcing pour revenir. Les statuts de l'ASBL du troisième âge seraient quasiment prêts. C'est en vain que nous avons cherché à le joindre ce lundi pour obtenir des informations à ce sujet. Tandis que très opportunément, une pétition circule parmi les seniors pour demander la reprogrammation des spectacles annulés, un clash politique s'annonce au sein du collège et de son aile PS : il va falloir trancher.

Contrat de gestion signé pour la SWL

Deux ans après le début de l'affaire de la Carolo, le secteur du logement social tente de redorer son blason. Un premier pas a été franchi ce lundi lors de la signature à Charleroi du contrat de gestion de la Société wallonne du logement.

Source:Info radio - 11 sep 2007 09:23
La maison-mère chapeaute les septante-deux sociétés locales. Le texte, négocié avec le gouvernement, est un outil de travail qui prévoit les missions de la Société wallonne du logement pendant les cinq années à venir. Maîtres-mots : éthique et bonne gouvernance avec les moyens qui vont avec.

Des moyens immobiliers d'abord pour rencontrer la demande. Le nouveau contrat prévoit la rénovation des anciens logements et la construction de nouveaux: 2.000 par an. Des moyens financiers ensuite, la société wallonne recevra du gouvernement une dotation annuelle: sept millions et demi d'euros...

Le contrat veut mettre fin à l'amateurisme dans les sociétés de logements: exigence de diplômes pour les directeurs-gérants et formation des administrateurs. Quinze top managers seront engagés pour conseiller et contrôler les septante-deux sociétés locales. Pour le président de la maison-mère, la révolution éthique est en route.

Les passe-droits, les arrangements entre amis, ces mauvaises habitudes, le secteur espère en être quitte. Signe d'une évolution positive: deux ans après la Carolo, les commissaires spéciaux encore actifs dans une dizaine de société auront tous bouclé leur mission d'ici quelques mois.

10 septembre 2007

Scission ou non ?

Un scénario plausible, la disparition de la Belgique ? En prélude au "Mise au point" (RTBF) de dimanche remettant sur son métier la bonne [?] question, Marie-Claire Houard elle-même en convient : "Plus j'y pense, moins j'y crois". C'est elle qui, en "simple citoyenne", a lancé une pétition pour l'unité qui dépasse à ce jour les 82500 signatures...

Pour la plupart des signatures francophones, c'est vrai. Il faut dire que le site a été lancé en français. Et ensuite "mal traduit en néerlandais", enchaîne Mathias Storme, politologue à la KUL dont on sait l'engagement flamand pointu. Il y trouve de quoi fourbir sa grande théorie : "Vous ne parlez pas de la Belgique, mais d'un Etat francophone où on peut rester unilingue, sans respecter les frontières linguistiques, sans réelle réciprocité. Dans ce sens-là, ce sont les francophones qui sont des séparatistes".
Mais ces sondages récents qui témoigneraient d'une radicalisation de l'opinion flamande ? Confirmation précieuse : il n'y a pas d'unanimité néerlandophone. Sven Gatz (Open VLD) : "Cette radicalisation est conjoncturelle. Gardons notre sang-froid. L'indépendance, pour quoi faire ? C'est un leurre, un discours romantique. Moi, je suis fédéraliste". À l'inverse, Jean-Marie Dedecker (parti éponyme) : "On n'a pas besoin de sondages. Vous n'avez pas encore compris ? Il n'y a qu'à voir les résultats des élections : les belgicistes (Open VLD et SP.A) ont perdu. Moi, je dis : la Belgique si possible; pas de Belgique si nécessaire. Et je ne comprends pas les francophones qui sont le seul peuple au monde à avoir peur de sa propre autonomie". Nous n'avons pas peur, le coupe son presque homonyme (MR) Armand De Dedecker (les accointances, décidément, s'arrêtent là). "Si les médias flamands expliquaient les conséquences d'une scission, les citoyens comprendraient qu'elle est un suicide collectif et les sondages seraient tout autres".
Plusieurs francophones abondent, et listent les multiples problèmes qui seraient à résoudre : délimitation des frontières, identification des collectivités, statut de Bruxelles, répartition de la dette, complications pour les entreprises, reconnaissance internationale, protection des minorités, armée, justice, fiscalité perçue au "pays" du travail, etc.
Clarifier l'agenda nordiste
Serait-ce si évident, pourquoi cela coince-t-il tant ? Au moins deux explications sont apportées sur le plateau. Un : "Le CD & V, rappelle Armand De Decker, a amené une N-VA qui en tame cette négociation comme étant l'avant-dernière avant la liquidation de l'Etat belge". Haut fonctionnaire flamand atypique, Rudy Aernoudt prolonge, avec le sens de la formule que l'on a appris à lui connaître : "Si la N-VA ne s'intéresse qu'à la Flandre, qu'elle ne s'intéresse pas à des négociations belges ! Quand on ne croit pas en Dieu, il ne faut pas vouloir devenir pape". Deux, poursuit De Decker (on parle bien d'Armand, le président du Sénat) : "S'il y a un agenda caché flamand, ça peut durer des mois. S'il y a un projet pour la Belgique, on peut vite avancer dans les négociations".
En constitutionnaliste (Saint-Louis), Hugues Dumont renchérit et résume : "Il y a beaucoup d'ambiguïtés en Flandre. Une partie de l'opinion, qui monte en puissance, est favorable à la souveraineté. Une autre partie est constituée de fédéralistes loyaux qui veulent réformer le fédéralisme. Nous devons exiger une clarification des objectifs flamands finaux. Tant que ce n'est pas le cas, je comprends que les négociateurs francophones ne veuillent pas faire des concessions".

08 septembre 2007

Haka



Ka mate Ka mate
Je meurs, je meurs

Ka ora Ka ora
Je suis vivant, je suis vivant

Ka mate Ka mate
Je meurs, je meurs

Ka ora Ka ora
Je suis vivant, je suis vivant

Tenei Te Tangata Puhuruhuru
C'est l'homme chevelu

Nana i tiki mai whakawhiti te ra
Qui a fait briller le soleil à nouveau pour moi

Ah Upane Upane
Un pas vers le haut, puis un autre

Upane Kaupane
Un pas vers le haut, un autre

Whiti te ra
Le Soleil brille !

Claude Despiegeleer inculpé pour la gestion de la Ruche Verrière

Claude Despiegeleer et une autre administratrice de La Ruche Verrière ont été inculpés dans le cadre de la gestion de l'asbl. Les enquêteurs ont décelé des errements comme des frais de restaurant, de voyage, des abonnements de football ou autres locations de véhicules. M. Despiegeleer et l'administratrice, qui figurent parmi les responsables de l'asbl, ont été inculpés de faux, usage de faux, détournement et abus de biens sociaux. Ce dossier a été initié au début de l'année 2006 sur base d'une plainte. L'asbl Les Amis de la Ruche Verrière gère les bâtiments de la place Edmond Gilles à Lodelinsart. Tous dossiers confondus, il s'agit de la cinquième inculpation de Claude Despiegeleer. (belga)

Bush s'emmêle les pinceaux

Le président américain, présent au Forum de l’Asie-Pacifique (Apec) à Sydney, a remercié vendredi le Premier ministre australien John Howard «pour être un hôte exquis du sommet de l’Opep», qui désigne l’Organisation des pays exportateurs de pétrole.

«Sommet de l’Apec», s’est-il ensuite repris, provoquant des éclats de rire. George Bush, qui n’en est pas à sa première gaffe, a remercié dans le même discours les «troupes autrichiennes» au lieu des «troupes australiennes», en évoquant une visite en 2006 en Irak de John Howard.

L'enseignement belge, champion de l'inégalité

26/09/2007
Enseignement: les Bruxellois, derniers de classe

Un élève sur quatre de la Communauté française à Bruxelles a déjà au moins une année de retard en 6e primaire!

L'enseignement francophone dans la capitale affiche un bilan plus négatif que les deux autres Régions du pays. Il y est loin de corriger les inégalités sociales avec lesquelles les enfants entrent à l'école, ressort-il d'une note politique du secrétaire politique d'Ecolo Bruxelles, Christos Doulkeridis.Ce constat s'appuie sur deux études produites au cours des trois derniers mois, l'une pour le compte d'Alter-Educ et l'autre, réalisée par un collectif emmené par le professeur André Rea, chercheur à l'ULB.Il en ressort notamment qu'à Bruxelles, 19,2 pc des 18-24 ans ont quitté prématurément l'école, n'ont pas de formation et ont au maximum un diplôme de l'enseignement secondaire inférieur, contre 12,6 pc en Flandre, et 16,3 pc en Wallonie.Autre constat: 25 pc des élèves de la Communauté française à Bruxelles ont au moins une année de retard en 6ème primaire (19 pc en Wallonie et 11 pc en Flandre).Dans l'enseignement secondaire, le taux moyen d'élèves qui redoublent atteint 16,7 pc (13,3 pc dans toute la Communauté française).On constate également l'existence d'une forte corrélation entre le niveau du diplôme des parents et les retards scolaires des enfants.Une des études citée par Christos Doulkeridis montre en outre que plus de 80 pc des mères d'élèves de l'enseignement général ont un niveau d'études supérieures, contre seulement 4,5 pc dans l'enseignement technique et professionnel.La surreprésentation des élèves d'origine étrangère dans l'enseignement technique et professionnel établie de longue date se vérifie elle aussi dans les études: ils y représentent 80 pc.Globalement, près de 80 pc de la population scolaire bruxelloise fréquente un des réseaux de la Communauté française (16,5 pc l'enseignement flamand, et 3,7 pc les écoles européennes).Selon Christos Doulkeridis les mécanismes mis en place par la Communauté française pour renverser la vapeur dans les écoles de certains quartiers fragilisés n'ont toujours pas réussi à combler le fossé social, ne serait-ce que parce qu'ils ne représentent qu'une part limitée du financement des écoles.Dans les quartiers où le taux de chômage est le plus important, on remarque une forte surreprésentation dans l'enseignement technique et professionnel et une faible proportion (15 pc) des 18-25 ans dans l'enseignement supérieur.Tous ces chiffres ne contredisent pas les inégalités sociales observées à Bruxelles: 27 pc des enfants vivent dans un ménage sans emploi rémunéré; 18 pc des 18-25 ans bénéficient d'allocations de chômage ou d'un revenu d'intégration; 28 pc des Bruxellois vivent dans la pauvreté (8 pc en Wallonie et 6 pc en Flandre).Au cours des prochains mois, Ecolo-Bruxelles compte mettre en oeuvre sept chantiers pour remettre ce dossier au centre d'un débat "sans tabou pour "faire tomber le mur de Berlin social de l'enseignement".Il s'agira notamment des chantiers "combattre l'inégalité liée à la maîtrise insuffisante de la langue de l'enseignement"; de "rendre à l'enseignement technique et professionnel la place qu'il mérite", et de "définir une nouvelle politique de lutte contre la dualisation des écoles et des étudiants".Les autres chantiers auront notamment trait à la pédagogie d'apprentissage des langues nationales, à la lutte contre la violence, le racisme et le sexisme à l'école et à une meilleure implication des parents à l'école.

La Belgique est le pays qui connaît le plus grand fossé entre les élèves qui réussissent le mieux et ceux qui réussissent le moins bien. Cet écart est en lien avec l'origine sociale des élèves, ont indiqué vendredi Ides Nicaise (Hoger Instituut voor de Arbeid), Dirk De Zutter (Christelijke Onderwijs Centrale) et Nico Hirtt (Oproep voor een democratische school).L'écart entre les résultats des élèves nantis et les plus pauvres n'est nulle part ailleurs que chez nous plus important. Le constat se base sur une comparaison entre quinze pays européens. "Notre enseignement n'amoindrit pas les inégalités avec lesquelles les enfants entrent à l'école, mais confirme et accentue cette inégalité", selon les auteurs.L'écart se manifeste déjà à l'école maternelle. Les enfants de 2,5 à 3 ans de mères ayant un diplôme de secondaire inférieur, fréquentent moins l'école que la moyenne. Déjà en première année, la probabilité est dix fois plus élevée pour les enfants de parents moins scolarisés de présenter un retard.

La Norvège, meilleur niveau de vie au monde

vendredi 07.09.2007, 15:39
Les Norvégiens bénéficient de la meilleure qualité de vie au monde, devant les Islandais et les Australiens, selon une publication du magazine The Economist, qui place les pays africains en bas de liste.
Les Australiens boivent le plus d’alcool, les Grecs fument le plus de cigarettes, les Japonais lisent le plus de journaux et l’Équateur est le pays connaissant la plus grande proportion de meurtres par habitant, selon le Pocket World in Figures 2008.
Le Japon a la population la plus âgée au monde, 26 % des Japonais ayant plus de 60 ans. La Suède a la plus grande proportion de personnes âgées de 80 ans et plus (5,3 %), la France arrivant en 4e position (4,6 %).

150.000 euros de plus pour Lire et Ecrire

vendredi 07.09.2007, 19:11
Le ministre wallon de l’Action sociale, Paul Magnette, vient de conclure une convention de 150.000 euros avec l’asbl « Lire et Ecrire » afin de développer des actions d’alphabétisation à destination des publics non demandeurs d’emploi. Les ministres wallons Paul Magnette et Marc Tarabella (Formation) ont fait état vendredi de l’évolution de l’action des pouvoirs publics dans le sud du pays en matière d’alphabétisation. Le gouvernement wallon, qui s’est réuni jeudi, et le gouvernement de la Communauté française, qui s’est réuni vendredi, ont chacun fait le point de la situation à quelques heures de la journée internationale de l’alphabétisation qui a lieu samedi, le 8 septembre. Ainsi, les moyens annuels affectés à l’alphabétisation dans le cadre de l’insertion socio-professionnelle, de la formation et de l’action sociale s’élèvent à 4,5 millions d’euros dont 565.000 euros de subsides à l’asbl « Lire et Ecrire ».

07 septembre 2007

Le cdH fut le plus dépensier lors de élections

Le cdH est le parti francophone à avoir le plus dépensé lors des dernières élections fédérales: 987.913,17 euros, révèlent vendredi les quotidiens du groupe SudPresse. Le cdH est suivi par le PS (962.310,78 euros), le MR (957.767,53 euros) et Ecolo (475.000 euros).

Quatorze formations politiques ont remis une déclaration de dépenses électorales pour un montant total de 8.516.276,88 euros. Ce sont les finances publiques qui assurent la dotation aux partis politiques en fonction de leur succès électoral. (belga)

Picqué critiqué pour sa demande de refinancement de Bxl

Picqué invite l'opposition MR à faire front pour Bruxelles

Le ministre-président bruxellois s'est dit étonné, vendredi, des critiques formulées à son égard par la présidente du MR bruxellois. Il a invité le Mouvement Réformateur à faire front pour défendre Bruxelles dans le cadre des négociations au niveau fédéral.La présidente du MR bruxellois, Françoise Bertieaux, lui avait notamment reproché, plus tôt dans la journée, de demander un refinancement de Bruxelles au moment où des discussions institutionnelles devraient avoir lieu. Jeudi, Charles Picqué avait affirmé que Bruxelles devait obtenir des moyens supplémentaires pour assurer sa vocation internationale au profit de tout le pays. Une négociation institutionnelle qui déboucherait sur la scission de l'arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde devrait également aboutir à l'élargissement de la Région bruxelloise et à une meilleure gestion de son hinterland économique, avait-il ajouté. Vendredi, répondant aux critiques du Mouvement Réformateur, Charles Picqué a jugé incompréhensible que le MR bruxellois ne fasse pas mieux entendre la voix de Bruxelles dans les négociations de l'orange bleue.Charles Picqué s'est par ailleurs dit très inquiet d'entendre le MR plaider pour une fusion de la Communauté française et de la Région wallonne qui aurait, selon lui, pour conséquence d'isoler totalement Bruxelles au sein de la Région flamande.

La présidente du MR bruxellois, Françoise Bertieaux, estime qu'il est totalement inopportun de demander un refinancement de Bruxelles au moment où des discussions institutionnelles devraient avoir lieu. Elle se dit choquée par les propos du ministre-président bruxellois Charles Picqué, qui a plaidé jeudi pour le refinancement de la Région de Bruxelles-Capitale. La Secrétaire d'Etat bruxelloise flamande Brigitte Grouwels (CD&V) et la députée bruxelloise flamande Marie-Paule Quix (Spirit) critiquent également les propos de M. Picqué.AutonomieAlors que les Francophones mettent sur la table la demande d'autonomie constitutive pour la Région de Bruxelles-Capitale, il est aberrant de placer celle-ci dans le rôle de quémandeuse, la sébile tendue vers le fédéral, affirme Mme Bertieaux dans un communiqué. Lorsqu'on entend les propos tenus par Charles Picqué, on peut se demander si une fois encore, le parti socialiste n'est pas prêt à accepter une diminution de l'autonomie de Bruxelles pour obtenir des moyens complémentaires, dit-elle.Hôpitaux publicsEt Mme Bertieaux d'affirmer que le ministre-président ferait mieux de s'occuper du déficit des hôpitaux publics bruxellois plutôt que d'affaiblir la position de Bruxelles. "Si Iris était mieux géré, peut-être pourrions-nous consacrer les moyens qui sont investis dans ce gouffre à millions à des politiques de développement de Bruxelles", lance-t-elle. Pour la Secrétaire d'Etat Brigitte Grouwels, l'attitude de M. Picqué est schizophrène. Elle reproche aussi au ministre-président de présenter le point de vue de son parti comme étant celui de l'ensemble du gouvernement bruxellois.FlandreMme Grouwels l'accuse notamment "d'exiger de façon agressive l'annexion d'une partie de la Flandre à Bruxelles" devant la presse, après avoir plaidé et oeuvré, à l'intérieur même du gouvernement bruxellois, pour la collaboration avec la Flandre et la Wallonie. Libre à M. Picqué de plaider pour l'extension de Bruxelles en tant que représentant du PS mais pas comme chef de file d'un gouvernement au sein duquel les points de vue sont loin d'être unanimes à ce propos, dit-elle.BHVLa députée bruxelloise flamande Marie-Paule Quix est allée dans le même sens, reprochant à Charles Picqué de s'être départi de la neutralité qu'il devrait respecter en tant que ministre-président du gouvernement bruxellois. Celui-ci avait affirmé jeudi dans les quotidiens La Libre Belgique et L'Echo que Bruxelles doit obtenir des moyens supplémentaires pour assurer sa vocation internationale. Une négociation institutionnelle qui déboucherait sur la scission de l'arrondissement Bruxelles-Hal Vilvorde devrait également aboutir à l'élargissement de la Région bruxelloise et à une meilleure gestion de son hinterland économique, avait-il ajouté. (belga)

06 septembre 2007

La Commission, rue de la Loi

La Commission sur le site Josaphat ?

mercredi 12 septembre 2007
Immobilier. Où l'Europe grandira-t-elle ? Avec Delta, le site de la gare ferroviaire de Schaerbeek semble le mieux placé pour accueillir les extensions futures de la Commission Européenne.
Séminaire De Hemptinne, ce mardi matin à Bruxelles. S'y est rassemblé l'essentiel (350 personnes) du petit monde immobilier bruxellois qui a débattu de l'avenir urbanistique de la capitale. Invité vedette, le ministre-président Charles Picqué. Il a précisé le projet de redéploiement rue de la Loi de la Commission à Bruxelles. « Redéploiement (voir Le Soir du 6 septembre), insiste-il, qui ne remet pas en cause les extensions futures de l'Union. »
Plusieurs sites sont d'ailleurs à l'étude. Charles Picqué a admis que les sites de Josaphat (Schaerbeek-Evere) et Delta (Auderghem) avaient la cote. De deux, celui de Josaphat semble le plus adéquat (ce qui ne veut pas dire qu'il sera choisi par la Commission). Situé entre les boulevards Wahis et Léopold III, le site ferroviaire développe 25 hectares dont 16,5 en zone d'intérêt régional (ZIR). La proximité des Institutions UE et un site relativement vierge plaident en sa faveur. En outre, son PPAS est dans sa dernière ligne droite, a confirmé Cécile Jodogne (MR), échevine de l'Urbanisme de Schaerbeek. Il privilégie la version « tertiaire », un potentiel de près de 100.000 m2. A cela s'ajoute une bonne desserte en transports : halte RER et ligne de tram.

Le terrain, propriété de la SNCB, ne fait pas l'objet d'un schéma directeur mais son avenir est précisé dans l'arrêté ZIR. Le site a fait l'objet de deux études : l'une par la SNCB (Clerbeaux-Pineau) et l'autre par la Région (Cerau). Les deux communes ont désigné le bureau Clerbeaux pour dessiner le PPAS qui serait finalisé cet hiver. Outre les bureaux, il prévoit 180.000 m2 de logements (fonction la plus importante) dont le village durable cher à Isabelle Durant. Enfin, le PPAS prévoit 35.000 m2 d'équipements collectifs. De quoi accueillir une école européenne, une école communale et une crèche.

Kallas et Picqué construiront l'Europe ensemble. Un concours d'architectes pour redessiner le périmètre. On y mettra 230.000 m2 de bureaux en plus.
Après deux ans et demi de travail, la Commission européenne dévoile ses ambitions urbanistiques sur Bruxelles. Hier, lors d'une conférence de presse commune, Siim Kallas, le vice-président de la Commission chargé de la politique immobilière, et Charles Picqué, ministre-président de la Région, ont présenté le futur des implantations européennes dans la capitale. Il n'est pas anodin : au sein du quartier Schuman, se dessinera un périmètre où se concentreront les bâtiments de la Commission. Elle y disposera de 400.000 m2, soit 230.000 de plus qu'aujourd'hui.
Il a fallu 20 ans pour que la Région bruxelloise et la Commission parlent et surtout agissent de concert. Siim Kallas compte même renforcer la collaboration avec la Région. Il annonce une stratégie en trois points. D'abord la création d'un périmètre pour les bâtiments de la Commission. Loin, très loin d'être négligeable. Rappelons que sur le 1,5 million de mètres carrés de bureaux européens (soit 45 immeubles dispersés dans Bruxelles), 800.000 abritent des fonctionnaires de la Commission. « Ce n'est pas une gestion saine », estime Kallas.

Ces bâtiments seront regroupés dans le périmètre (notre infographie). « Ce regroupement, précise le vice-président, ne signifie pas que l'Europe renonce à terme à créer des pôles supplémentaires. Les bâtiments seront à la fois esthétiquement réussis et symboliques. En tout cas, ils feront systématiquement l'objet de concours internationaux d'architecture. La Commission sera aussi soucieuse des deniers des citoyens. Si la Commission poursuivra sa politique d'achat de bâtiments, elle négociera les meilleurs prix. »
Siim Kallas garantit enfin que ce développement se fera sous le signe de la mixité : le logement aura sa place dans le quartier européen. De même, les bâtiments de la Commission ne seront pas des ghettos. Au rez, les nouveaux immeubles abriteront des commerces, si c'est conciliable avec l'impératif de la sécurité. La tour Madou répond déjà à ce nouveau concept de mixité.
Après Siim Kallas, Charles Picqué a rappelé le chemin parcouru en vingt ans : « Il fut un temps où des groupes privés discutaient de l'implantation des bâtiments européens sans en référer à la Région. » Ce travail commun, le ministre-président entend le répéter avec le Conseil des ministres et le Parlement européen. « Mais travailler d'abord avec la Commission tombait sous le sens. Il y avait urgence. En outre, la Commission pèse bien plus lourd à Bruxelles (elle représente plus de la moitié des bureaux) que les autres instances européennes. »
Concrètement, les futurs bâtiments de la Commission seront des entités de plus de 50.000 m2 (soit une des deux tours Belgacom, pour donner un ordre de grandeur), et ils disposeront d'excellentes connexions avec les transports en commun. Le périmètre, dit de restructuration, s'intégrera dans le tissu urbain et sera conforme au schéma directeur, pratiquement achevé.
Ce périmètre, structuré par la rue de la Loi, contient déjà une forte concentration de bâtiments de la Commission : 170.000 m2 sur les 490.000 construits. On ajoutera 230.000 m2 neufs (l'équivalent de cinq tours Belgacom) pour la Commission et 110.000 m2 de logements sont prévus le long des rues Lalaing, Orban et Guimard.
Cela donne un PS (densité de construction par rapport à la superficie) de huit, contre quatre actuellement. Un tel PS implique une augmentation des gabarits. Charles Picqué rassure : « On ne construira pas des gratte-ciel à Bruxelles. Si les bâtiments seront plus hauts, ils devront s'intégrer dans le tissu urbain. » Quant aux 230.000 m2 quittés par la Commission, ils seront reconvertis en logements (30 %) pour 70.000 m2. Seront également créées une école européenne (25.000 m2) ainsi qu'une nouvelle crèche de 5.000 m2.
Quand ? Un concours international d'urbanisme et d'architecture sera lancé. Il conceptualisera le périmètre. La désignation du lauréat est attendue pour 2009. Le projet retenu formera la base de la confection d'un PPAS (2011), outil fondamental qui permettra les expropriations. Charles Picqué estime que ce plan peut redévelopper de façon harmonieuse les implantations communautaires et éviter le piège du ghetto administratif.

Picqué veut élargir et refinancer Bruxelles

Charles Picqué: "On veut nous faire passer pour des nains alors que Bruxelles est indispensable au pays".
Dans un entretien accordé à La Libre Belgique et à L'Echo, le ministre-président de la Région Bruxelles-Capitale affirme jeudi que Bruxelles doit obtenir des moyens supplémentaires pour assurer sa vocation internationale qui profite d'ailleurs à la Flandre et à la Wallonie, souligne-t-il. Une négociation institutionnelle doit également aboutir à l'élargissement de la Région bruxelloise et à une meilleure gestion de son hinterland économique. "En contrepartie de la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde il y a deux minima", selon Charles Picqué.

Il faut d'abord "des garanties pour les droits des francophones de la périphérie" et aussi "l'élargissement de la Région bruxelloise, associé à des garanties permettant son bonfonctionnement. Ce qui implique son refinancement. C'est le prix à payer par les Flamands".Pour le ministre-président bruxellois, "BHV représente le dernier espace institutionnel qui relie encore Bruxelles à son hinterland qui relie Bruxelles à la Wallonie. Si BHV disparaît, on est à coup sûr dans le scénario d'un enclavement historique et irréversible de Bruxelles en Flandre", estime Charles Picqué. Le ministre-président affirme encore: "on veut nous faire passer pour des nains alors que Bruxelles est indispensable au pays". Il considère qu'"on ne ne peut pas rater le train des réformes" et affirme qu'il "faut objectiver la pérennité régionale, un financement plus adéquat et une cohérence au développement de Bruxelles et de son hinterland". Le ministre-président bruxellois pense qu'"il y a encore des gens raisonnables qui comprennent l'importance stratégique de Bruxelles en Flandre et en Wallonie". (belga)

05 septembre 2007

Les diplomates n'ont pas peur des procès-verbaux

En 2006, sur les 2.243 procès-verbaux qui ont été dressés par le parquet de Bruxelles à des titulaires de plaques CD, seuls 746 ont été payés, soit 33%, révèlent mercredi les journaux du groupe Sud Presse.Uniquement à Bruxelles, 2.243 procès-verbaux ont été dressés pour 6.109 véhicules enregistrés sous une plaque Corps Diplomatique. Ce qui signifie que près de quatre titulaires de plaques CD sur 10 ont eu un PV l'an passé, souligne le quotidien.Parmi les PV dressés par le parquet de Bruxelles, 1.363 ont été classés sans suite, faute de pouvoir poursuivre, et 121 dossiers étaient toujours en information.

"Les plaques CD ne confèrent aucune immunité. Par contre, il y a l'immunité du conducteur", précise le procureur du Roi de Dinant."Nous envoyons une proposition de transaction... mais nous n'avons pas de pouvoir de contrainte. On ne peut pas le citer devant un tribunal car on ne peut pas le condamner". Pour les six premiers mois de 2007, 284 transactions ont été payées, pour 250 dossiers classés sans suite, 452 dossiers sont en attente. (belga)

Cadeau atomique à Suez ?

"Les prix de l'énergie ne vont pas diminuer"
MAJ 6/09/07

Etienne Davignon:

"Tout le monde reste persuadé que la concurrence doit faire baisser les prix. Je
reste convaincu du contraire"
, déclare l'administrateur de Suez, Etienne Davignon, mercredi dans un entretien paru dans L'Echo et De Tijd. Mardi, Etienne Davignon et le directeur des opérations de Suez, Jean-Pierre Hansen, ont rencontré le ministre de l'Energie, Marc Verwilghen (Open VLD), afin de confirmer les intentions de GDF-Suez de respecter la Pax Electrica.La Belgique espère que les prix du gaz et de l'électricité resteront abordables. Pour M. Davignon, c'est une erreur de penser que la libéralisation engendre une baisse des prix de l'énergie. "Je suis convaincu que c'est le contraire", dit-il. "Selon moi, pour préserver les prix, il aurait fallu laisser à Electrabel ses 90% du marché. En tant que gouvernement, j'aurais eu plus de pouvoir sur un grand acteur que sur un petit qui, lui, peut justifier ses attitudes par le jeu de la concurrence." (belga)

Quelques ex-actionnaires du groupe Electrabel digéré par Suez sont mécontents. Ils estimaient probable un bénéfice caché dans l'entreprise Electrabel. Mais ils ne représentaient qu'une poignée de titres de l'ancienne société.
BELGA
Le groupe français Suez a-t-il berné les actionnaires du producteur belge d'énergie en leur offrant un prix trop peu élevé lors de l'OPA/E (offre publique mixte, échange d'action et cash) lancée en 2005 ? La question a été posée à de multiples reprises, et elle ressort maintenant que l'on évoque un rallongement de la durée de vie des centrales nucléaires en Belgique. Une éventuelle décision du gouvernement en formation en ce sens alimenterait en effet les caisses de Suez par des bénéfices supplémentaires, alors que les centrales atomiques belges sont déjà amorties.
Quoi qu'il en soit, la question a été posée à la justice belge par deux fonds d'investissement représentant d'anciens actionnaires d'Electrabel. On en saura plus en 2008, lorsque le juge aura analysé le problème et tranché la question.
C'est que principe d'une sortie plus lente que prévue du nucléaire n'est pas une surprise. Ni dans le monde politique, ni dans le monde financier. Les options actuelles débattues ont déjà été évoquées à l'étranger, en Allemagne, notamment, où la valorisation des entreprises du secteur de l'énergie a fortement fluctué en fonction des débats politiques locaux sur la question. Mais la situation allemande, avec une politique très offensive dans le domaine des énergies renouvelables, n'est pas aisément comparable à celle de notre pays, où cette réflexion n'en est qu'à ses balbutiements.
C'est donc dans ce contexte flou qu'il faut analyser l'action en justice de Deminor, un fonds d'investissement spécialisé dans les situations juridiques complexes potentiellement rentables. Deminor et un autre fonds, Trafalgar, qui représentent ensemble entre 50 000 et 100 000 titres. Notons immédiatement que Deminor a déposé ses conclusions le 4 juillet dernier, soit deux semaines avant la nomination du formateur, Yves Leterme. Or ce que l'on évoque à présent est en gros un cadeau du futur gouvernement à Suez... Qu'en penser ? Du point de vue de Deminor, il n'y a à voir là qu'une action juridique technique visant à savoir si, oui ou non, Suez a éludé des éléments d'information censés influencer le juste prix proposé en 2005 aux actionnaires d'Electrabel. On évoque un rapport rédigé par les spécialistes de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers qui aurait pu mentionner une valorisation du potentiel bénéficiaire d'Electrabel lié au maintien en vie des centrales nucléaires. Ce sera au juge de déceler dans ce rapport technique ce qui aurait pu "échapper" à Suez. Pas évident. Pas évident, d'autant que le prospectus de l'offre initiale mentionnait la possibilité d'une modification de l'environnement légal régissant la vie des centrales... Mais on parle déjà de quelque 8 milliards d'euros de bénéfices supplémentaires pour Suez.
Et pour Deminor, alors que la procédure de squeeze-out (expropriation technique des actionnaires n'ayant pas répondu à l'offre initiale) vient de toucher à sa fin, au prix unitaire de 590 euros, il semble que l'actionnaire réticent aurait pu toucher 200 euros de plus. Ceci ne concerne que quelque 100 000 titres au plus (soit 20 millions d'euros). Sauf si le juge devait estimer que le traitement égalitaire des actionnaires nécessite un élargissement de ces conditions. Par exemple, aux détenteurs des 755 403 actions visées par la procédure de squeeze-out (soit un surcoût pour Suez de 151 millions d'euros). Mais on n'en est pas encore là. Pour Deminor, cette dernière option n'entre même pas en ligne de compte d'ailleurs, qui se contenterait d'un bon accord amiable avec le groupe français...

04 septembre 2007

La planète compte 2,6 milliards d'usagers de téléphone portable

1,13 milliard d'humains ont accès à l'internet, a indiqué mardi l'Union internationale des télécommunications

La planète compte 2,6 milliards d'usagers du téléphone mobile et 1,13 milliard d'humains ont accès à l'internet, a indiqué mardi l'Union internationale des télécommunications.
Le nombre de téléphones mobiles a plus que triplé depuis l'an 2000, lorsque le monde en comptait 800 millions, a indiqué l'agence onusienne. Au total, quatre milliards d'habitants de la planète ont le téléphone (mobile et fixe).

Un milliard de téléphones portables supplémentaires ont été mis en service en seulement deux ans, de la fin 2004 à la fin 2006.
Au cours des six premiers mois de l'année, la Chine et l'Inde ont notifié à elles seules 200 millions d'usagers supplémentaires de téléphones cellulaires (87 millions en Chine, 110 millions en Inde).

Le taux de pénétration de la téléphone mobile est de 86% pour les pays industrialisés, de 34% pour les pays en développement et de 8% pour les pays les moins avancés, selon le rapport de l'UIT.
L'utilisation d'internet a bondi de 700 millions d'usagers fin 2004 à 1,13 milliard fin 2006, soit plus de 400 millions d'usagers supplémentaires en deux ans.

L'Eglise de scientologie hors-la-loi?

Extorsion, escroquerie, exercice illégal de la médecine, entrave à la pratique médicale, ou encore non-assistance à personne en danger, voilà quelques-unes seulement des préventions retenues par le Parquet Fédéral à l'égard de l'Eglise de Scientologie. Un parquet qui vient d'achever son réquisitoire, comme l'annonce mardi matin "La Libre Belgique"….

1999, après 2 ans d'enquête, la justice belge perquisitionne les locaux de l'Eglise de scientologie. Il faudra attendre encore 8 ans, et des investigations très minutieuses, avant que le parquet fédéral ne boucle le dossier. Ce qui est désormais chose faite. Le parquet demande donc le renvoi devant un tribunal correctionnel de 12 personnes physiques et 2 personnes morales : l’ASBL "Eglise de scientologie de Belgique" et le "Bureau des droits de l’homme de l’Eglise de scientologie".

Depuis longtemps, l'Eglise de scientologie essaie de s'implanter en Belgique dans des bâtiments prestigieux. D'abord rue de la Loi puis boulevard de Waterloo, où elle devrait selon certains installer son centre européen. Mais ce possible procès qui s'annonce, pourrait contrecarrer ses plans….

Car désormais c’est à la chambre du conseil de définir si les adeptes du fondateur de la scientologie, le romancier Ron Hubbart, doivent ou non se retrouver devant un tribunal pénal pour extorsion, escroquerie, exercice illégal de la médecine, entrave à la pratique de la médecine, non assistance à personne en danger, infraction à la loi sur le commerce et la loi sur le respect de la vie privée, association de malfaiteur et en fin organisation criminelle.

Si tel devait être le cas, et même si une procédure d’appel est bien sûr possible, il ne serait plus question de secte, mais bien de pratiques illégales; En clair c’est le fonctionnement même de l’Eglise de scientologie qui serait alors jugé hors-la-loi.

VIDEO• L'église de Scientologie condamnée?

Elio est mort, vive Di Rupo !

69 (+4) jours après le tête-à-queue électoral du PS (et de ses troupes de parvenus), Elio Di Rupo, futur maître absolu de l’opposition, pourrait très bien devenir l’allié privilégié de la future majorité flamande…
En effet, le seul geste fort, intelligent et réellement concret qui ressort de cette période d’après élection fédérale fut la nomination de Rudy Demotte, parfait bilingue, au poste de Ministre-Président de la Région wallonne. Mais ce geste ne suffit pas. Et Elio a décidé de pousser sa rénovation en cinq axes. Le but de cette rénovation n’est pas justifié par des choix de défense du petit peuple ou par une utopie d’un monde plus juste, d’un monde meilleur, d’un monde sans pollution, mais pour redevenir un parti crédible aux yeux du peuple wallon et des Flamands. La victoire des régionales 2009 est à ce prix. Gagner ou mourir, voilà le dernier choix politique du plus célèbre nœud papillon rouge du paysage politique belge.
1 : Redevenir le président absolu du PS
Son élection par un peu plus de 20 % des militants qui lui ont offert pratiquement 90 % de leurs suffrages a été un plaisir pour les résultats, et cela, même si cette campagne fut la plus immonde que deux camarades se soient un jour livrée pour obtenir la fonction.
2 : Tenir Charleroi par les c…
Plutôt que de casser une fédération incapable de faire un pas de côté, Elio a décidé de créer une bête politique pour mener la liste carolo des futures régionales, en la personne du politologue/rénovateur/facilitateur/nouveau plan marketing Paul Magnette. Un fameux défi.
3 : Former une machine de guerre d’opposition
En cette période de gestation gouvernementale, le PS est toujours membre du gouvernement, mais se comporte déjà en opposition dure et sans pitié. Le centre d’études du parti (IEV) devient enfin, après rénovation et sous la conduite de Frédéric Delcor, le centre névralgique au service, non plus exclusivement de la présidence, mais bien de tous les parlementaires PS… qui connaîtront enfin les dessous de tous les dossiers !
4 : Exister à tout prix
Bien que non-convié à Val Duchesse, Elio garde un excellent contact avec Yves Leterme depuis le préaccord gouvernemental qu’ils signèrent au printemps. Le PS reste le joker du formateur. En cas de clash institutionnel, c’est en sauveur qu’il sera accueilli par tous les Flamands. En cas d’opposition, c’est le PS (presque) seul qui occupera les pages des médias pour dénoncer ce gouvernement antisocial et anti belge.
5 : Tou(te)s contre Reynders
Depuis l’« affaire Trugsnach » (toujours non-jugée, par intérêt judiciaire ?) dont l’actuel président du MR avait assez lâchement profité pour tenter d’enfoncer son actuel homologue PS, la rancune d’Elio est encore plus forte envers Didier qu’envers Van Cau. Donc, l’opposition PS sera d’abord anti-Reynders, et puis seulement antigouvernementale.
Cela dit, il est vrai que les négociateurs actuels font tout pour offrir au PS le retour à des décennies de participation gouvernementale. Mais une participation fédérale ne garantirait rien pour les régionales de 2009 :
Le plan Marshall devra aboutir à autre chose qu’à de simples chiffres. Le peuple électeur wallon exigera des réalisations et le sentiment d’être digne d’être dirigé par le parti à la rose. Quant aux Flamands, ils exigeront des preuves par des chiffres de comparaison. Selon leurs chiffres et leurs comparaisons !
Le social sera aussi dans l’œil du cyclone. Le moindre nouveau scandale (IRIS, logements sociaux…) de la faute d’un mandataire PS ferait de l’espoir une simple utopie, et renforcerait l’antisocialisme qui court actuellement dans nos contrées.
En ce qui concerne les finances de la COCOF, de la COCOM et des Régions bruxelloise et wallonne, le PS devra prouver qu’il peut gérer en bon père de famille, sans sous-financement récurrent.
Pour finir, la victoire régionale de 2009 se jouera aussi et surtout au niveau de l’Enseignement obligatoire. Quelques pommes pourries du cabinet Arena (plus précisément au service des désignations) ont pratiquement tué sa ministre par leur gestion ultra-partisane du secteur, sans jamais en référer à Maria et en mentant à son chef de cabinet. En outre, la marmite enseignante est prête à exploser à la moindre nouvelle réforme incohérente. Dans ces conditions, éviter une grève (qui se prépare !) dans l’enseignement serait déjà une victoire politique.
Alors, être socialiste et mourir ou mourir d’être socialiste ? Le choix cornélien d’un homme fera l’avenir d’un parti, d’une région, d’une population !

Le juge Claise dit "stop" à l'Exécutif des musulmans

Comptabilité parcellaire, fausses factures... Les scellés ont été posés.
Le juge d'instruction financier bruxellois Michel Claise s'est montré patient, mais il a manifestement et finalement dû se résoudre à fermer le siège de l'"Organe chef de culte" des musulmans (qui s'était rebaptisé "Exécutif des musulmans"), comme l'a confirmé le parquet de la capitale, lundi.
Administrateur provisoire
Le même jour, M. Claise s'est donc rendu avec ses policiers dans les locaux de la place Rouppe afin d'y poser des scellés et de notifier aux responsables l'inculpation, en tant que personne morale, de l'ASBL "Gestion de l'Exécutif des musulmans", pour faux et usage de faux.
En même temps, le parquet demandait la désignation, par le président du tribunal de première instance de Bruxelles puisqu'il s'agit d'une ASBL subventionnée, d'un administrateur provisoire. Les scellés ne seront levés que lorsqu'il entrera en fonction, ce qui peut prendre quelques jours.
Le reproche est du même tonneau, confirme également Jos Colpin, porte-parole du parquet, que ce qui avait conduit à de précédentes interpellations et perquisitions, notamment fin 2006 et début 2007 : des malversations financières.
La totalité de la dotation annuelle, qui est de l'ordre du million d'euros, n'est pas concernée - encore heureux. Néanmoins, dans le passé mais encore ces tout derniers temps, la comptabilité s'est trouvée transformée en gruyère, tant les manquements y sont nombreux, et a de surcroît été assaisonnée aux fausses factures, parfois très grossières, apprend-on par ailleurs. Au total, des milliers ou des dizaines de milliers d'euros ont été sortis des caisses sans justificatifs ou sans justificatifs véritables.
L'Exécutif actuel, présidé par Coskun Beyazgul et vice-présidé par Benjelloul Kissi, est donc autant dans le collimateur du juge Claise, peut-on en déduire, que le fut le précédent, présidé par Mohamed Boulif (inculpé pour abus de confiance le 16 janvier dernier).
Au-delà du problème judiciaire, c'est à nouveau la crédibilité, déjà fort affaiblie, de l'Exécutif qui est remise en cause. On attendait une vigoureuse reprise en mains, or l'embrouillamini semble être resté la règle...

03 septembre 2007

Maïorat illégal à Mons: Elio Di Rupo répond

Elio Di Rupo a rappelé qu'il restait attentif aux dossiers de la Ville de Mons.Le bourgmestre de Mons, Elio Di Rupo, a assisté occasionnellement à des séances du collège communal quand il était bourgmestre empêché, afin de donner des conseils et son point de vue sur des dossiers importants de la Ville, mais toujours dans le respect de la légalité, a-t-il indiqué lundi soir au conseil communal, suite à une interpellation du groupe Ecolo. Il n'a pris part qu'une fois à une décision du collège, le 18 septembre 2006, dans le cadre de l'organisation des funérailles de Jean-Claude Carpentier, alors bourgmestre faisant fonction, a-t-il précisé.Dans sa réponse au groupe Ecolo, qui a relayé une question d'un citoyen montois, Luc Leens, quant à la participation illégale d'Elio Di Rupo à des collèges durant sa présidence du gouvernement wallon, le bourgmestre a d'abord lu les courriers échangés entre le ministre wallon des Affaires intérieures Philippe Courard et le secrétaire communal. Celui-ci a certifié par écrit au ministre de tutelle que le bourgmestre empêché n'avait présidé aucun collège et aucun conseil communal, qu'il n'avait signé aucun acte administratif et n'avait jamais engagé la responsabilité juridique de la Ville à l'égard de tiers."Quant à moi, je vous confirme que je suis resté très attentif aux dossiers de la Ville de Mons. Cela me semble couler de source quand on est le bourgmestre élu par les citoyens de la ville", a ironisé Elio Di Rupo, en faisant allusion aux critiques de Luc Leens à son égard. Elio Di Rupo a rappelé que le Code de la démocratie locale octroyait une "légitimité démocratique accrue" aux bourgmestres et que, sauf en cas de démission ou de changement de majorité, "aucun membre du corps communal n'a vocation à devenir, à sa place, bourgmestre en titre". "Même empêché, je suis resté responsable politique de la majorité", a commenté Elio Di Rupo.Le chef de groupe Ecolo, Jean-Pierre Viseur, a répliqué que son interpellation ne visait pas "à engendrer un débat juridique ou à instaurer un tribunal administratif mais à être informé des faits." "L'instance de recours (le gouvernement wallon, NDLR) ferait bien de répondre au citoyen qui a fait ces démarches", a-t-il ajouté. (belga)

Le président du FN poursuivi pour faux et usage de faux

Daniel Féret, le président du Front National (FN), a dû répondre lundi matin, devant le tribunal correctionnel de Namur, de fausses signatures déposées dans le cadre des dernières élections européennes. Ce qu'il a contesté. Selon lui, le parti possède 200.000 électeurs et n'a dès lors pas besoin d'utiliser ce type de stratagème.
Le tribunal s'est néanmoins interrogé sur la présence de signatures de personnes décédées. "Les signatures sont parfois récoltées plusieurs mois à l'avance. Je ne suis donc pas responsable si les administrations communales ne m'ont pas avisé des décès", a ainsi rétorqué le prévenu.

Fichier
Par ailleurs poursuivi pour la création d'un fichier reprenant les coordonnées de nombreuses personnes, Daniel Féret a indiqué qu'il s'agissait de gens ayant demandé d'être tenus au courant des publications du FN. Et le prévenu de déclarer: "Tous les partis politiques ont ce type de fichier. La mauvaise foi du parquet de Namur est scandaleuse".
Egalement sur le banc des prévenus, Audrey Rorive, proche collaboratrice du président Féret, a, quant à elle, expliqué la manière dont elle obtenait ces signatures: "On allait frapper aux portes dans toutes les provinces. Les gens qui acceptaient de signer savaient qu'ils permettaient au FN de déposer sa liste. Mais ce n'est pas pour autant qu'ils votaient pour le parti".

Enfin, deux jeunes hommes devaient aussi justifier leur participation à cette prévention de faux. L'un, employé du sénateur Francis Detraux, a expliqué que son travail consistait simplement à encoder les coordonnées de gens dans le fameux fichier, à la demande de son employeur et du président du FN.
A l'issue de l'instruction d'audience, le dossier a été reporté au 8 octobre pour réquisitoire et plaidoiries.

Une administration wallonne moins politisée

Le Parlement wallon politisé de la cave au greffier

Une note confid