13 décembre 2008

Les câblos wallons, seuls maîtres de Be TV

La chaîne cryptée Be TV aura désormais pour seul actionnaire Tecteo, l’intercommunale liégeoise active dans l’énergie, les télécoms et les finances, qui avait déjà racheté l’an dernier l’ensemble du câble wallon.
Les négociations, en cours depuis des mois entre Tecteo et Deficom, la société de Daniel Weekers, actuel patron de Be TV, ont finalement abouti, ce vendredi après-midi, à Liège. Aux termes de l’accord, Deficom s’engage à céder les 33 % qu’il détenait dans Be TV pour un montant de 20 millions d’euros. Une opération qui lui permettra de dégager un résultat comptable d’environ 10,5 millions d’euros.
L’accord est cependant soumis à plusieurs conditions suspensives liées notamment à la tenue d’assemblées générales qui doivent confirmer cet accord. Le tout doit être plié avant le 31 décembre au plus tard. Le mois dernier, le conseil de la Concurrence avait déjà donné son feu vert à la reprise de Be TV par les câblos. Depuis un an environ, Belgacom TV avait de son côté tenté de négocier avec Be TV pour ajouter les chaînes cryptées à son propre bouquet. Les abonnés de Belgacom TV risquent désormais d’attendre longtemps avant de profiter de la grille des programmes de Be TV.
Quant à Daniel Weekers, il devrait discuter de son avenir au sein de la structure dans les prochaines semaines. On s’attend à ce qu’il y joue un « rôle fondamental », ainsi que le patron de Tecteo, Stéphane Moreau, l’avait laissé entendre publiquement tout récemment, confirmant ainsi une information publiée dans Le Soir au début de l’été dernier.
Alors que Deficom prévoit un bénéfice net de 5 à 7 millions d’euros pour l’exercice en cours, la société Be TV, a décidé, elle, d’accorder une prime « pouvoir d’achat » à l’ensemble de son personnel à l’exception de la direction.
Devenue le bras « contenu » du câble wallon, Be TV aura des défis extrêmement ardus à relever, alors que le câble a pris du retard et doit affronter la grosse machine commerciale lancée par Belgacom TV. Sans compter l’entrée en lice depuis cette semaine en Belgique francophone de TéléSAT, avec son bouquet satellite. Un outsider qui pourrait rafler quelques parts de marché à ses puissants aînés. Et le calendrier politique, avec les élections régionales de 2009 aura aussi son impact. On peut s’attendre à ce que Tecteo, qui se revendique volontiers du service public, réservera quelques annonces de poids, à des moments clés de la campagne électorale. Ce pourrait être le cas pour son offre de triple play, qui mariera sur le câble avec un abonnement unique la télévision numérique, la téléphonie au forfait et l’internet à haut débit.

06 décembre 2008

Le photovoltaïque redoute le coup de jus

2008 a été l'année d'une explosion en Wallonie : celle du photovoltaïque. Mais, aujourd'hui, le secteur a peur qu'on change la donne.

Il a suffi de quelques articles dans la presse et d'une réunion au cabinet du ministre wallon de l'Énergie pour mettre une certaine pression. Le secteur photovoltaïque sent que le vent pourrait tourner. Face aux critiques récemment formulées, il redoute le moment où le politique fléchira et coupera court au débat sans réfléchir calmement.

1. Les critiques
Les principales «attaques» sont venues du régulateur wallon du gaz et de l'électricité (la Cwape) et de l'administration bruxelloise de l'énergie (IBGE). Le premier considère que le soutien des pouvoirs publics au phototovoltaïque est une erreur politique : les subsides sont à ce point intéressants que l'opération devient surtout un placement rentable, repoussant au second plan d'éventuels travaux d'isolation. L'IBGE avait calculé pour sa part que l'isolation était six fois plus performante que le photovoltaïque pour limiter les émissions de CO2. Le PS, partenaire du cdH à la Région wallonne, a lui aussi fait un appel du pied au ministre André Antoine pour réorienter éventuellement une partie des primes vers l'isolation des bâtiments.

2. Action-réaction
«Nous, on ne fait pas de politique. Mais on a l'impression d'être entré dans un conflit politique», indique Philippe Delaisse, administrateur-délégué de la plate-forme intersectorielle RBF, destinée à promouvoir les énergies durables. Le cabinet du ministre de l'Énergie réfléchit à certaines pistes. On pourrait ainsi conditionner l'octroi de la prime photovoltaïque à un audit énergétique. «Ce qui signifie qu'on changerait la donne au bout de 12 mois. C'est toujours malsain pour un secteur industriel», dit-il. «Il suffirait alors qu'on émette des critiques sur le secteur, qu'on considère qu'on investit trop dans ce créneau, pour décider qu'on clôture le sujet avec une proposition d'audit... Communication rapide, réponse rapide. On est dans l'action-réaction là où il faut une réflexion globale», estime Philippe Spelmans, gérant de PowEco (installateur à Thuin). «L'idée d'un audit énergétique est loin d'être mauvaise. Mais il ne faut peut-être pas que l'octroi de la prime soit suspendu à l'approbation de l'audit et à l'obligation de réalisation de travaux préalables», ajoute Éric Guyot, administrateur-délégué d'Ekowatt.

3. Isolation vs photovoltaïque Les installateurs répètent par ailleurs qu'il n'y a pas à opposer isolation et installation de panneaux photovoltaïques. «Pour réduire les émissions de CO2, OK : c'est plus porteur d'investir dans l'isolation. Mais, avec l'isolation, on parle d'économies de chauffage. Pour le photovoltaïque, on parle de production d'électricité sur base d'une énergie renouvelable. Il n'y a pas de rapport entre l'ampoule électrique et le chauffage, sauf si vous vous chauffez à l'électricité. C'est comme comparer des pommes et des poires. L'un n'empêche pas l'autre. Les deux ont un rôle à jouer. C'est un tout. Les bâtiments doivent consommer le moins possible et les particuliers vont en même temps vers davantage d'autonomie en produisant eux-mêmes leur électricité», plaide la plate-forme BRF.

4. Boosté et puis flingué? C'est vrai que l'année 2008 a été celle du photovoltaïque. «Il faut dire que la Belgique est en retard. La Wallonie devait sauter dans le train», précise Didier Vandermeersch, administrateur-délégué de Droben SA (installateur à Tubize). On compte plus de 2 000 installations en 2008, pour plus de 200 entreprises actives dans le secteur et près de 500 emplois. «Nous souffrons d'une visibilité subite et fantastique. Mais il s'agit d'une filière à intégrer dans toute la chaîne. C'est ce que nous voulons : une politique globale. Et on ne dit certainement pas qu'il n'y a rien à changer. Mais tout chambouler après 12 mois, c'est assassiner un secteur en plein boom», répète Éric Guyot.

03 décembre 2008

Ce que Kris Peeters n’a pas pu obtenir

Peeters veut un dialogue sans BHV et sans les bourgmestres

Si le dialogue de Communauté à Communauté ne peut pas rapidement reprendre dans de bonnes conditions c'est-à-dire sans BHV et la nomination des bourgmestres à son agenda et s'il n'est pas possible de conclure rapidement des accords partiels, alors le dialogue n'a plus de sens, a dit mercredi le ministre-président flamand Kris Peeters au parlement flamand.

M. Peeters a ajouté qu'il regrettait que le dialogue soit suspendu. "Nous n'avons encore jamais été si loin", a-t-il ajouté. Le ministre-président répondait ainsi à Geert Bourgeois (N-VA) et Joris Van Hauthem (Vlaams Belang) qui ont affirmé que pour eux le dialogue était mort.
"Vous dites que le dialogue est mort mais vous savez que pour certains il y a une vie après la mort" a répliqué M. Peeters. Il a rappelé qu'il avait reçu un mandat du parlement et du gouvernement flamands pour conduire ce dialogue. Il a souligné que des pas importants avaient été faits jusqu'à présent et cela pas seulement en ce qui concerne le jardin botanique de Meise mais aussi en ce qui concerne le marché de l'emploi et la politique des grandes villes. "Nous n'avons encore jamais été si loin", a-t-il dit.
Il a cependant admis qu'après la décision du ministre flamand des Affaires intérieures Marino Keulen (Open Vld) de ne pas nommer trois bourgmestres francophones de communes de la périphérie bruxelloise, le dialogue était suspendu, ce qu'il regrette.
Une relance du dialogue n'est possible que si elle se déroule d'une façon crédible. Cela veut dire que Bruxelles-Hal-Vilvorde et la nomination des trois bourgmestres ne peuvent pas faire partie de l'agenda. De plus, il faut qu'il y ait rapidement des accords partiels. Sinon, c'est la fin du dialogue, a encore dit M. Peeters. On devrait rapidement savoir ce qu'il en est. "Cela ne durera plus longtemps. Ce n'est pas une question de mois mais une question de semaines", a-t-il ajouté.


Voici le résultat de trois mois de dialogue de Communauté à Communauté. Le ministre-Président flamand Peeters n’a pu sceller aucune avancée décisive. Des tiraillements inattendus ont vu le jour entre négociateurs francophones.

Praatbarak": l’expression suivra le ministre-Président flamand un bout de temps. Alors que le dialogue de "Communauté à Communauté" présidé par Kris Peeters (CD&V) est en état de mort clinique à la suite de la non-nomination des trois bourgmestres francophones de la périphérie bruxelloise, voici le résultat de trois mois de palabres communautaires
Sur la forme, d’abord ; selon plusieurs négociateurs, quelques "différences d’appréciation" ont vu le jour entre francophones - notamment entre Olivier Maingain (FDF) et son collègue de parti Armand De Decker (MR). A couteaux tirés alors que le FDF brigue la tête de liste en Région bruxelloise pour le scrutin de juin, De Decker, bourgmestre d’Uccle et président du Sénat, s’est montré plus enclin à lâcher du lest face aux négociateurs flamands, rapportent plusieurs sources francophones comme flamandes. Mais d’autres tiraillements ont eu lieu - notamment entre Ecolo et le MR - à propos de la régionalisation de la loi sur les implantations commerciales.
Sur le fond, nous y voilà, Kris Peeters escomptait engranger plusieurs points avant la nouvelle année: caramba, encore raté!
- Le "premier paquet communautaire". Celui-ci avait été négocié par "les Sages" sous la baguette de Verhofstadt III. Les groupes de travail ont tenté de ficeler une réponse aux remarques formulées par le Conseil d’Etat. Rappel, celui-ci avait estimé que plusieurs éléments de la régionalisation de la sécurité routière étaient des non-sens. Pour éviter "les absurdités", les négociateurs ont voulu lister les infractions et ne pas entrer dans la lourdeur d’une loi spéciale. Mais ce travail n’a pas pu être achevé.
La loi Ikea
- MR et Ecolo se sont ensuite empoignés sur la régionalisation de la "loi Ikea": les projets proches des "frontières linguistiques" (en périphérie bruxelloise) posant problème. Pas question, a martelé le FDF, que la Flandre seule dicte les règles commerciales aux abords de Bruxelles. Les verts, eux, ont plaidé pour que la concertation demeure obligatoire en cas d’implantations commerciales en périphérie.
- La discussion sur la régionalisation de la politique de l’Emploi (lire ci-dessous) n’a pas eu lieu: la non-nomination des bourgmestres francophones est venue plomber l’ambiance
Meise contre l’adoption
- Le chapitre sur "les contentieux communautaires" a été remballé devant le Comité de concertation ("La Libre" du 07/11). En marge de ce dossier sur les bâtiments, un compromis a été esquissé sur le "Plantentuin" de Meise par le 1° Wallon, Rudy Demotte, et son homologue flamand, Kris Peeters. Rappel, le Jardin botanique, situé en Région flamande, demeure une institution bicommunautaire - ce que les Flamands ne veulent plus. Selon Peeters, un jury international aurait pu déterminer le statut des collections
- Cette avancée (flamande) sur le Jardin de Meise a été négociée contre une avancée dans le dossier de l’adoption internationale. Le problème réside dans les différences d’appréciation qui sont émises par certains pays selon que l’enfant soit adopté par un habitant du nord ou du sud du pays. En périphérie bruxelloise, les Flamands entendaient mettre un terme au "shopping" à la carte entre les organismes d’adoption. Une concertation devait être organisée entre les ministres Catherine Fonck (CDH) et Steven Vanackere (CD&V). Elle a rapidement tourné court.
- La politique des "grande villes" a également été mise sur la table à la demande du Parti socialiste. C’est que le budget pour cette compétence n’a été fixé que pour une année, et la ministre de tutelle, Marie Arena (PS), est très inquiète. Du coup, Philippe Moureaux (PS) a pressé les négociateurs flamands d’avancer sur le sujet. Il se heurte à un mur: CD&V et Open VLD entendent purement et simplement liquider cette politique fédérale.
Enfin, Kris Peeters a déposé sur la table des négociateurs le célébrissime article195 de la Constitution qui permet de réviser la loi fondamentale. "On a eu un beau débat au moment du dessert, se souvient un négociateur. Mais on n’est arrivé à rien."
Allez, une tombe pour le dialogue de "Communauté à Communauté". Par ici les funérailles.

L'image de la Flandre mise en question au parlement

Le parlement flamand n'a pas guère accordé de crédit mercredi aux textes adoptés mardi par le Conseil de l'Europe sur la démocratie locale et les trois candidats-bourgmestres de la périphérie bruxelloise, s'inquiétant seulement de l'image de la Flandre à l'étranger, à l'issue de ces votes.
Le ministre des Affaires intérieures Marino Keulen (Open Vld) a été interrogé pour la 147e fois depuis le début de son mandat sur la question des trois bourgmestres qu'il refuse de nommer. Ce mercredi, il l'a été par un député Vlaams Belang et une députée LDD.
Il a répété qu'à ses yeux, la recommandation du Conseil de l'Europe (nomination sans délai les trois bourgmestres, révision des lois linguistiques dans les communes à facilités en particulier, adoption d'un système d'élection plus directe du bourgmestre) ne devait pas être entourée de trop d'égards, attaquant au passage celui qui l'aurait initiée, l'ancien ministre-président wallon Jean-Claude Van Cauwenberghe (PS). "Toute cette procédure a été lancée sur base de manigances francophones, avec Jean-Claude Van Cauwenberghe dans le rôle principal, lui qui a pendant des années dirigé Charleroi comme un modèle de démocratie locale", a commenté le ministre flamand.
Le député Vlaams Belang Joris Van Hauthem, affirmant que les Francophones "abusent depuis des années des institutions internationales pour leur usage intérieur", a mis cela sur le compte de "l'absence d'engagement diplomatique du gouvernement flamand, depuis des années également, auprès de ces institutions". Pour améliorer l'image de la Flandre à l'étranger, le ministre Keulen a jugé que la Flandre devrait inviter les "faiseurs d'opinion" du monde entier à faire connaissance avec ce que le nord du pays a à offrir.
Les partis flamands de la majorité ont embrayé. Sven Gatz (Open Vld), Ludwig Caluwé (CD&V) et Annissa Temsamani (sp.a) ont déposé une proposition de résolution visant à lancer un programme international d'invitations. Les "allochtones flamands" doivent aussi y être associés en tant qu'"avocats, plaideurs de la Région", a jugé Marino Keulen, car "ils connaissent la situation aussi bien là-bas qu'ici".

03 novembre 2008

La Gauche : 'Jeter le bébé avec l'eau du bain libéral'

Le journaliste et auteur d'extrême-gauche Manuel Abramowicz annonce que plusieurs personnalités politiques et syndicales francophones et flamandes ont lancé un appel urgent à la Gauche, sous le thème "Jetons le bébé avec l'eau du bain libéral".

Parmi les signataires de cet appel, il y a Guy Deslore (gouverneur adjoint honoraire de la province du Brabant flamand, membre du sp.a), François Martou (professeur ordinaire émérite de l'UCL, ancien président du Mouvement ouvrier chrétien et candidat du PS aux dernières élections législatives), Francis Wegimont (secrétaire général IRW-CGSP), Claude Demelenne (journaliste), Robert Falony (journaliste), etc... Cet Appel affirme entre autres que l'actualité rappelle que le libéralisme est un impitoyable mangeur d'hommes. Pour éviter la répétition des malheurs qu'il cause, il faut jeter le bébé avec l'eau du bain libéral: non pas réformer le libéralisme, mais le faire reculer, précise M. Abramowicz. Les signataires en appellent encore à un réformisme révolutionnaire: "Une révolution sans bombe, ni fusil, que la gauche ne pourra éluder, sous peine de s'autodétruire". Cette contre-offensive passe, selon les signataires de cet Appel, au niveau européen par une alliance avec le Parti de la Gauche européenne (rassemblant des formations marxistes ou marxisantes démocratiques) et le Parti vert européen. Ils accusent aussi le parti socialiste d'avoir participé à la régression sociale et lui demandent de rompre "avec son libéralisme, light et généralement honteux, pas moins nocif que celui de la droite".

Rudy Aernoudt propose une fusion des réseaux d'enseignement

Le programme du nouveau parti LiDé de Rudy Aernoudt est attendu avec impatience. Le créateur de cette nouvelle tendance politique en a dévoilé une petite partie. L'enseignement et la formation semblent y occuper une place prépondérante...

L'ancien haut fonctionnaire flamand et chef de cabinet de divers ministres Rudy Aernoudt entend proposer, dans le programme de son parti LiDé, la fusion des réseaux d'enseignement en Communauté française. "La formation et l'enseignement sont au coeur de notre projet", affirme-t-il. Dans ce contexte, M. Aernoudt estime que les provinces ne doivent plus "s'occuper" d'enseignement. "C'est un gaspillage d'argent incroyable", juge-t-il lundi dans un entretien accordé à La Libre Belgique.
Dans son programme pour les élections régionales de juin 2009 et les européennes et législatives de 2011, Rudy Aernoudt "veut absolument valoriser le travail", notamment en supprimant le stage d'attente pour les jeunes. Et pour ceux qui ne parviennent pas à travailler, "il faut mettre en oeuvre des politiques sociales", avance encore M. Aernoudt, qui souhaite par ailleurs limiter dans le temps les allocations de chômage.
De manière plus générale, Rudy Aernoudt assure ne pas se situer "dans le spectre droite ou gauche". "LiDé veut s'occuper de l'individu - aussi bien celui qui est dans le besoin que les autres. Etre social, ce n'est pas le monopole du PS", affirme celui qui se dit aussi "écologique".
Il se positionne toutefois en faveur de la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires. "Il n'y a actuellement pas d'alternative, donc arrêtons ces discussions stériles".

Rudy Aernoudt propose une fusion des réseaux d'enseignement

Le programme du nouveau parti LiDé de Rudy Aernoudt est attendu avec impatience. Le créateur de cette nouvelle tendance politique en a dévoilé une petite partie. L'enseignement et la formation semblent y occuper une place prépondérante...

L'ancien haut fonctionnaire flamand et chef de cabinet de divers ministres Rudy Aernoudt entend proposer, dans le programme de son parti LiDé, la fusion des réseaux d'enseignement en Communauté française. "La formation et l'enseignement sont au coeur de notre projet", affirme-t-il. Dans ce contexte, M. Aernoudt estime que les provinces ne doivent plus "s'occuper" d'enseignement. "C'est un gaspillage d'argent incroyable", juge-t-il lundi dans un entretien accordé à La Libre Belgique.
Dans son programme pour les élections régionales de juin 2009 et les européennes et législatives de 2011, Rudy Aernoudt "veut absolument valoriser le travail", notamment en supprimant le stage d'attente pour les jeunes. Et pour ceux qui ne parviennent pas à travailler, "il faut mettre en oeuvre des politiques sociales", avance encore M. Aernoudt, qui souhaite par ailleurs limiter dans le temps les allocations de chômage.
De manière plus générale, Rudy Aernoudt assure ne pas se situer "dans le spectre droite ou gauche". "LiDé veut s'occuper de l'individu - aussi bien celui qui est dans le besoin que les autres. Etre social, ce n'est pas le monopole du PS", affirme celui qui se dit aussi "écologique".
Il se positionne toutefois en faveur de la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires. "Il n'y a actuellement pas d'alternative, donc arrêtons ces discussions stériles".

26 octobre 2008

La N-VA amputée de 1,35 millions d'euros

La semaine dernière, le CD&V a éjecté les sénateurs N-VA Louis Ide et Helga Stevens. Cette scission du groupe politique CD&V/N-VA au Sénat coûtera 1,35 millions d'euros au petit parti nationaliste. Bart De Wever, trouve que cette décision est "malhonnête".

"Le CD&V revendique maintenant 100% des coûts de fonctionnement qui ont diminué et ramassera encore 360.000 euros supplémentaires par an alors que nous restons avec rien", dit le porte-parole de la N-VA ce dimanche dans Het Nieuwsblad op Zondag.
A la chambre, le CD&V et la N-VA ont réglé la fin du groupe de manière plus correcte. La N-VA perd notamment quelques mandats intéressants mais le président de la N-VA Bart De Wever s'y retrouve.
Au Sénat, la séparation est plus douloureuse. La N-VA a calculé que l'expulsion des ses deux sénateurs leur coûtera 1,35 millions en frais de fonctionnement, soit 450.000 euros pour chacune des trois années de législature qu'il reste. Bart De Wever reproche au CD&V de ne rien avoir fait pour trouver une solution.
Le CD&V a également licencié cinq collaborateurs du groupe politique qui étaient octroyés aux deux sénateurs N-VA.

Le FMI dispose de 200 milliards USD pour des prêts

Le Fonds monétaire international peut prêter 200 milliards de dollars de fonds, ses prêts étant accompagnés de conditions moins nombreuses et "plus ciblées" que par le passé. Le FMI a par ailleurs confirmé avoir conclu un accord pour apporter une aide de 2,1 milliards de dollars à l'Islande, afin de l'aider à surmonter la crise qui a ruiné son système bancaire.(afp) - Le Fonds monétaire international dispose de 200 milliards de dollars de fonds prêtables immédiatement, pouvant être attribués avec "moins de conditions" que par le passé, selon un communiqué consultable vendredi sur son site internet.
"Le FMI a plus de 200 milliards de dollars de fonds prêtables et peut compter sur des ressources supplémentaires à travers deux accords d'emprunt avec des groupes d'Etats-membres du FMI", a expliqué l'institution multilatérale.Le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn "indique que même si certaines conditions politiques seront toujours attachées aux prêts du FMI, les conditions seront moins nombreuses et plus ciblées que par le passé".
"Etant donné que le FMI est une institution financière, ses prêts doivent être accompagnées par certaines conditions de politique" économique, selon le Fonds."J'ai eu au téléphone des dirigeants dans plusieurs capitales qui ont demandé l'assistance du Fonds. Nous avons maintenant des missions dans certains de ces pays évaluant leurs besoins et, là où cela a été demandé, discutant de programmes qui pourraient être soutenus par un prêt du FMI", a précisé M. Strauss-Kahn.
"La crise financière frappant les économies avancées commence à ralentir la croissance dans beaucoup de pays émergents. L'économie mondiale entre dans un retournement de conjoncture très important, face au choc financier le plus dangereux sur les marchés développés depuis les années 1930".Le Fonds monétaire international a par ailleurs confirmé vendredi avoir conclu un accord pour apporter une aide de 2,1 milliards de dollars à l'Islande, afin de l'aider à surmonter la crise qui a ruiné son système bancaire.

Le nom 'Fortis' va disparaître...

Redonner confiance, c’est le mot d’ordre des banques. Et pour restaurer cette confiance actuellement en berne, la communication est vitale.

La banque Fortis va, à terme, opter pour un nouveau nom. Le jour où ce changement sera communiqué n'est pas encore connu, selon le patron de Fortis Banque Belgique, Peter Van de Kerckhove, qui a livré l'information à l'occasion de la journée des actionnaires du quotidien De Tijd. C'est la banque Fortis qui a été reprise en Belgique et au Luxembourg par BNP Paribas qui est concernée par ce changement et pas le holding inscrit à l'Euronext.
Si la reprise de Fortis Banque par le Français BNP Paribas est un fait, il est temps d'opter pour un nouveau nom qui puisse donner un nouvel élan sur le marché. Il n'a toutefois pas encore communiqué la nouvelle appellation et, selon la VRT, celle-ci ne serait pas encore décidée.
Les dirigeants des quatre plus grandes banques du pays étaient réunis ce samedi à Bruxelles pour un grand débat public axé sur la crise. Tous, bien que concurrent ont développé les même arguments.
Ces banques ont laissé quelques plumes dans la crise financière : Fortis a été démantelée, ING recapitalisée par les Pays Bas, Dexia est à présent nationalisée, enfin KBC doit faire face à quelques rumeurs. Les managers de ces institutions bancaires, n’ont pas droit à l’erreur. Il faut convaincre le client et rétablir une relation fortement abîmée.
Selon eux, l’orage est passé, il faut à présent se retrousser les manches pour offrir les meilleurs services aux clients. Les problèmes de liquidité sont résolus, la solidité de leurs enseignes rétablies, et les produits proposés triés. De quoi repartir sur de bonnes bases donc. Entreprises ou particuliers, tous le monde est le bien venu.

Cette info en vidéoConfiance : le message de l'administrateur délégué de ... Finance Avenue a réuni les CEO des 4 grandes banques belges. ... Confiance : le message de l'administrateur délégué de ... Finance Avenue a réuni les CEO des 4 grandes banques belges. ... Confiance: le message de l'administrateur délégué d'ING ... Confiance : le message de l'administrateur délégué de ... Confiance : le message du ceo de Dexia Plus de vidéos »
A lire également‘Fortis ne pouvait continuer seule’

Une maman sur cinq est seule

En Belgique, les familles monoparentales représentent 20,48 pc des ménages avec enfants. Ce phénomène a connu une augmentation importante (32,10 pc) entre 1991 et 2004, montre une étude de l'Office national d'allocations familiales pour travailleurs salariés (Onafts), relayée vendredi dans le quotidien Le Soir.
Dans une majorité écrasante des cas (86,17 pc), ce type de ménage a une femme à sa tête.En Belgique, près d'une mère sur cinq est donc désormais isolée, avec des nuances régionales importantes: 28,17 pc à Bruxelles, 22,99 pc en Wallonie et seulement 13,65 pc en Flandre. A l'inverse, les pères isolés ne constituent que 3,44 pc de tous les papas belges.
L'étude de l'Onafts démontre par ailleurs que le groupe des parents isolés se caractérise par un taux de chômage élevé (31,19 pc), soit cinq fois plus qu'auprès des parents en couple qui vivent avec des enfants. L'étude relève encore que les familles monoparentales sont, le plus souvent, de petits ménages. Près de la moitié ne compte pas plus d'un enfant.

Peeters veut reprendre 20 compétences de Leterme

Le ministre-président flamand Kris Peeters propose que la Flandre (Communauté et Région) reprenne du fédéral une vingtaine de compétences, sans modification législative. Au total, pour la seule Flandre, le budget ainsi transféré à charge des Régions et Communautés s'élèverait à 400 millions d'euros.

Le ministre-président flamand Kris Peeters a dressé une liste d'une vingtaine de compétences que la Flandre pourrait reprendre du fédéral dès l'an prochain, sans modification de la loi, indiquent samedi Het Belang van Limburg et la Gazet van Antwerpen.
Répétant que la Flandre n'est pas prête à bloquer 500 millions d'euros "sur un compte d'épargne" pour aider le budget de l'Etat, Kris Peeters a formulé au premier ministre Yves Leterme une contre-proposition d'un montant de 400 millions.
Il propose que la Flandre (Communauté et Région) reprenne du fédéral une vingtaine de compétences, sans modification législative.
Il s'agit notamment des campagnes de vaccination (46 millions), des ateliers protégés et des ateliers sociaux (47 millions) ou encore du Fonds social mazout et de diverses mesures en matière d'énergie (112 millions).
Au total, pour la seule Flandre, le budget ainsi transféré à charge des Régions et Communautés s'élèverait à 400 millions d'euros.
Kris Peeters émet par ailleurs des critiques couvertes sur l'opération de sauvetage de Fortis par le gouvernement fédéral, de laquelle le gouvernement flamand est resté à l'écart. "Si on nous l'avait demandé, nous nous serions montrés prêts à agir tant pour les petits épargnants et les petits actionnaires de Fortis, que pour ceux de Dexia et Ethias", affirme M. Peeters.

La pression fiscale sur le travail baisse

La pression fiscale sur le travail a diminué en Belgique: les charges (para) fiscales prises globalement s'élèvent au total à 42,8 % du total des revenus (taxes incluses). En 2004, elles représentaient encore 44,1 %.(l'écho) - Pourtant, notre pays se situe toujours au-dessus de la moyenne européenne de 36,7 %. C'est surtout la pression fiscale sur les bas salaires qui reste élevée. Voilà quelques éléments intéressants tirés des « indicateurs clés du marché du travail », publiés hier par le SPF Emploi.Sans surprise, l'étude relève le niveau relativement élevé des salaires en Belgique. Le salaire mensuel brut moyen est passé de 2 441 euros à 2 766 euros entre 2002 et 2006. Notre pays compte peu de travailleurs pauvres : 4,2 % contre une moyenne européenne de 8 %.
En revanche, l'ascenseur social fonctionne mal. Seuls 20,2 % des chômeurs se retrouvent au travail un an plus tard, 42 % des salariés avec un contrat temporaire obtiennent un emploi fixe l'année suivante, et seuls 21 % des travailleurs à faible revenu font partie d'une catégorie de revenus plus élevés un an après.Mauvais point également pour la formation. Chaque mois, seul 7,2 % de la population belge participe à une formation, tandis que la moyenne dans l'Union européenne atteint 9,7 %.Autre enseignement de ces indicateurs : le travail à temps partiel est dans notre pays bien moins souvent involontaire que dans les autres pays de l'Union européenne : 14,8 % des travailleurs belges à temps partiel préféreraient travailler à temps plein, contre 22,3 % parmi les Européens. Au total, 24,2 % des salariés belges travaillent à temps partiel.Enfin, le taux d'emploi reste à la traîne en Belgique. Il s'élève à 62 % en moyenne contre 65,4 % au sein de l'Union européenne. Notre retard dépasse les 10 % dans trois sous-catégories : les jeunes, les âgés et les peu qualifiés.

KBC sollicite l'Etat pour 3,5 milliards d'euros

Le groupe flamand KBC veut apaiser les marchés. Il sollicite de l'Etat un soutien via une recapitalisation de 3,5 à 3,6 milliards d'euros. Il entend boucler l'opération ce week-end. Elle ne conduirait pas à une dilution des parts des actionnaires actuels. Un groupe d'experts du gouvernement fédéral se réunit samedi soir avec les avocats de la banque pour affiner l'opération.
Bruxelles (L'Echo) - Le bancassureur flamand KBC, dont l'action a chuté jusqu'à 28% vendredi en séance, veut envoyer un message clair aux marchés avant leur ouverture ce lundi. Pour ce faire, il solliciterait de l'Etat belge un soutien par une recapitalisation de 3,5 milliards d'euros. Selon une source proche du dossier, l'opération pourrait se monter jusqu'à 3,6 milliards d'euros et ne conduirait pas à une dilution des parts des actionnaires.
KBC entend boucler l'opération ce week-end. Il dit n'être pas confronté à un problème de solvabilité ou de liquidités, mais doit réagir pour enrayer la spirale négative dont il est victime. Un groupe d'experts du gouvernement fédéral se réunit sur ce dossier sensible samedi soir avec les avocats de la banque.
Selon nos informations, l'opération aurait lieu par le biais d'un renforcement du Tier One, le noyau dur des fonds propres. Elle n'entraînerait pas de dilution des parts de actionnaires. L'émission d'une obligation subordonnée est une des solutions envisagées. Les détails techniques sont en cours d'élaboration, les modalités précises n'ayant pas encore été déterminées. Les discussions se déroulent bien, semble-t-il. L'objectif est de réaliser une percée dès lundi matin, à l'ouverture des marchés européens.
Modèle néerlandais
KBC suggère de se baser sur le modèle hollandais (opération ING). Le week-end dernier, ING a pu compter sur le gouvernement néerlandais pour renforcer ses fonds propres. La Haye a participé jusqu'à 10 milliards d'euros. Toutefois, l'État belge souhaite d'abord vérifier qu'il y a des raisons objectives de traiter KBC différemment de Fortis, Dexia et Ethias. Dans ces trois cas, l'État a pris des participations et, par là, une implication dans la gestion de la banque. Si une autre solution devait se dégager pour KBC, l'État souhaiterait toutefois disposer, si pas un droit de véto, au moins un droit de regard sur quelques décisions. Les cabinets ministériels devraient se réunir dimanche, pour préparer le conseil des ministres qui devra entériner la décision avant lundi.
Il n'est pas encore clair si l'opération sur la KBC ne concerne que le gouvernement ou également des actionnaires privés de la banque. Certaines sources considèrent comme probable la participation de ces derniers. La majorité du capital de KBC est entre les mains d'actionnaires stables (cliquez ici pour voir le profil de la banque) : KBC Ancora (23%), Cera (7%), le Boerendbond (12%) et un groupe de familles flamandes (12%). KBC est propriétaire de 4% de ses capitaux propres. Le reste des actions sont cotées en bourse.
KBC est la seule grande banque du royaume qui n'a pas eu recours, jusqu'à présent, au soutien de l'Etat belge ou d'établissements étrangers pour affronter la crise.
Vendredi, le groupe avait pourtant tenté de rassurer dans un communiqué en affirmant disposer d'une "solide base de capital et de dépôts". Mais il avait également indiqué qu'il "pourrait envisager de recourir éventuellement" au système de garantie d'Etat pour renforcer sa compétitivité.
Pour Ivan Lathouder, analyste à la Banque Degroof, KBC a assez de place pour renforcer ses fonds propres sans nouvelles actions. "KBC n'a pas de problème de solvabilité, mais il faudra augmenter son ratio parce que ses concurrents l'ont déjà fait," indique-t-il. Selon lui, KBC doit trouver 2 milliards d'euros de fonds propres pour relever son capital de base de plus de 8%.
L'agence de notation Fitch Ratings a placé vendredi le rating à long terme de KBC sous surveillance négative (AA-). L'agence de notation a également rétrogradé le rating individuel de l'activité bancaire à 'B/C contre 'B', précédemment. Cette décision reflète les inquiétudes de Fitch par rapport au portefeuille de CDO's de l'établissement financier. De plus Fitch estime que les difficultés croissantes rencontrées en Europe centrale pourraient conduire à un taux de défaut des remboursements de crédits plus élevés, ce qui pèserait sur les résultats et le capital de KBC.
Vendredi, l'action KBC chutait de 7,08% à 26,70 euros à la clôture des marchés.

Le gouvernement va examiner les me…
Réunion d'un groupe d'experts

L'apparence est importante dans le choix du partenaire

Autant les femmes que les hommes basent le choix de leur partenaire en premier sur l'apparence. C'est ce qui est resorti d'un gigantesque speed dating organisé pour une enquête aux Pays-Bas.Les femmes s'intéressent d'abord aux caractéristiques extérieures, explique le psychologue et chercheur Geertjan Overbeek. ce dernier a organisé un gigantesque speed dating à des fins scientifiques: 550 personnes devaient enchaîner 14 discussions de cinq minutes avec des candidats du sexe opposé, ceci afin de déterminer ce qui provoquait le premier déclic en matière d'attirance.Après la rencontre, chaque candidat devait dire s'il était intéressé ou pas par son partenaire de discussion. Tous les participants ont trouvé, à un moment ou un autre, une personne qui leur plaisait et ce, de façon réciproque. Par contre, on ne sait pas encore combien de vraies relations ont débuté à la suite de ce rendez-vous géant..
Apparence
D'après la théorie de l'évolution, les femmes choisissent un partenaire sur base de son statut social et économique. L'étude a montré que le statut joue effectivement un rôle, mais cela reste accessoire à côté de l'apparence, l'attirance ressentie face au visage et à la posture. La personnalité est elle aussi moins importante.Les hommes extravertis ont plus de chance de débuter une relation. Les femmes sont aussi plus sélectives dans leur choix tandis que ces messieurs montrent plus vite qu'ils sont intéressés. Le niveau scolaire entre aussi en ligne de compte, les femmes préfèrant les hommes ayant un diplôme (le plus haut possible).
Le chercheur constate que les antécédents relationnels "jouent un rôle important, mais

23 octobre 2008

"Je ne suis pas la ministre de la régularisation"

Les étrangers sont bienvenus en Belgique s'ils arrivent par la porte d'entrée, indique Annemie Turtelboom dans un entretien publié mercredi par La Libre Belgique. La ministre de la Politique de migration et de l'asile, qui accuse le cdH et le PS de vouloir une régularisation massive, espère un accord avant juin 2009."Je ne suis pas la ministre de la régularisation. Une politique de migration, c'est plus que de la régularisation. (...) Pour moi, tout le monde doit être bien accueilli dans notre pays, mais ils doivent choisir la porte d'entrée et je veux fermer la porte arrière", explique Annemie Turtelboom."Quelqu'un qui entre dans ma maison par la porte arrière, qui s'assied dans mon fauteuil et demande les clés de la porte, c'est non. Vouloir des papiers sans jamais avoir demandé l'asile, un visa d'étudiant, un regroupement familial ou un permis de travail, c'est quoi ça? C'est rentrer dans la maison par l'arrière", poursuit la ministre.Annemie Turtelboom, qui considère que la régularisation doit être basée sur la langue et l'emploi, estime que le cdH et le PS demandent une régularisation massive et collective.

Le PS dénonce les mensonges de la ministre Turtelboom
Le Parti socialiste a dénoncé mercredi ce qu'il considère comme des mensonges de la part de la ministre de la Politique de migration et d'asile, Annemie Turtelboom (Open Vld), qui évoquait dans La Libre Belgique une volonté du PS d'une régularisation massive des sans-papiers.Les critères de régularisation réclamé par le PS et le cdH "peuvent avoir un contenu tellement large qu'on a une régularisation massive", a jugé la ministre dans La Libre.Pour le PS, il est totalement faux de dire qu'il veut une régularisation massive des sans-papiers. Le parti socialiste dit réclamer "simplement" la mise en oeuvre de l'accord de gouvernement. "Concrètement, le PS veut une circulaire avec des critères clairs et précis de régularisation (longues procédures, ancrage local durable), afin de mettre fin à l'arbitraire qui existe actuellement", rappelle-t-il."C'est en effet à cause de la politique incohérente des ministres libéraux flamands que certains sans-papiers qui séjournaient depuis quelques mois dans notre pays ont été régularisés parce qu'ils faisaient la grève de la faim, ce qui encourage de nouvelles grèves de la faim", ajoute le parti.Le PS dit déplorer l'attitude des libéraux, "qui refusent d'appliquer l'accord de gouvernement et bloquent toute possibilité d'accord sur la circulaire de régularisation".A ses yeux, les libéraux "se livrent à un chantage honteux en voulant monter deux catégories de la population l'une contre l'autre (les sans-papiers et les chômeurs)", ajoute le PS, en écho aux déclarations de Mme Turtelboom liant activation des chômeurs et migration économique.

Le FAM réclame la fermeture du cabinet Turtelboom
Annemie Turtelboom, ministre en charge de la politique de l'asile et de l'immigration.Environ 150 personnes se sont rassemblées mercredi vers 14H00 au carrefour Arts-loi à Bruxelles afin de dénoncer l'inactivité du gouvernement fédéral dans le dossier 'Asile et Migration', à l'appel du Forum Asile et Migrations (FAM), une plateforme pluraliste, indépendante d'une centaine d'organisations francophones et néerlandophones luttant pour une autre politique d'asile et de migrations, et des syndicats FGTB et CSC.Les manifestants se sont dirigés vers le cabinet de la ministre en charge de la politique de l'asile et de l'immigration, Annemie Turtelboom. Ils réclament la fermeture du cabinet de la ministre. "Notre sentiment aujourd'hui est que l'Open Vld doit être dépossédé du portefeuille 'asile et migrations' car il bloque les accords possibles et que le chef de gouvernement ne remplit pas son rôle d'arbitre'", déclarent le FAM et les syndicats.Un cordon de policiers a été mis en place devant le cabinet afin d'empêcher les manifestants de s'approcher du bâtiment et d'y coller des affiches sur les façades. Les manifestants ont investi une partie de la rue de la Loi. Les organisateurs ont demandé aux sans-papiers de ne pas prendre part à cette manifestation qui n'a pas été autorisée par les autorités.

Le cdH dément les propos de Turtelboom
Le cdH a démenti mercredi, à l'instar du PS, les propos de la ministre de l'Asile et des Migrations Annemie Turtelboom en vertu desquels ces deux partis seraient demandeurs d'un régularisation massive des sans-papiers."Contrairement à ce que prétend aujourd'hui la ministre de l'Immigration dans les colonnes de La Libre Belgique, le cdH n'est absolument pas en faveur d'une régularisation massive des sans-papiers mais souhaite uniquement l'exécution de l'accord de gouvernement, à savoir un examen de chaque dossier cas par cas, sur base de critères clairs", a rappelé le cdH dans un communiqué.L'accord de gouvernement, accepté par tous les partis de la majorité, est suffisamment précis pour la mise en place de la circulaire 'régularisation', souligne-t-il.Les centristes qualifient en outre de "paradoxale" l'attitude de l'Open VLD dans ce dossier. "Il refuse la régularisation de personnes qui pourraient entrer sur le marché de l'emploi de manière légale et il demande par ailleurs d'ouvrir toutes grandes les frontières pour l'immigration économique", indiquent-ils.Les démocrates-humanistes en appellent une nouvelle fois au Premier ministre pour qu'il mette tout en oeuvre pour faire exécuter dans les plus brefs délais l'accord de gouvernement.

150.000 dollars pour habiller Sarah Palin

Le parti républicain aux Etats-Unis a dépensé la bagatelle de 150.000 dollars (environ 116.000 euros) pour habiller et maquiller Sarah Palin, colistière du candidat à la Maison Blanche John McCain.

Sarah Palin. ©AP
Le principal organe de recueil de fonds des républicains a dépensé des dizaines de milliers de dollars dans des grands magasins de luxe de St.Louis, New York et Minneapolis, a affirmé le site internet Politico.
La somme de 4.716,49 dollars a été dépensée en coiffure et en maquillage au mois de septembre, a ajouté le site. Ce poste de dépenses n’apparaissait pas sur les comptes du parti avant la désignation de la gouverneure de l’Alaska, en août.
Tracy Schmitt, une porte-parole du ticket McCain-Palin, a assuré qu’il avait « toujours été prévu que les vêtements ainsi investis soient cédés à une organisation caritative après la campagne ». « Avec toutes les questions importantes auxquelles le pays est confronté, il est incroyable que nous passions du temps à parler de pantalons et blouses », a-t-elle également déclaré.
Une autre porte-parole, Maria Comella, a « refusé de donner des détails sur ces dépenses et sur les raisons pour lesquelles il était nécessaire de dépenser autant », a indiqué Politico.
L’état-major de campagne républicain « ne commente pas les décisions stratégiques sur la façon dont les ressources financières sont dépensées », a expliqué Mme Comella sur le site.
Deux magasins de vêtements pour bébés figurent sur la liste des dépenses, « suggérant que 295 dollars ont été dépensés pour habiller le dernier des Palin sur le chemin de la campagne », a ajouté Politico, évoquant le cinquième enfant de la candidate au poste de vice-présidente, né en avril.

Comment le PS tient la force atomique

Les experts planchent sur le futur mix énergétique belge. Le PS est prêt à prolonger les centrales. Sur base d'avis scientifiques. Et sans se laisser intimider par Ecolo.
Joëlle Milquet et le CDH ont pris position, samedi, pour une prolongation de la durée de vie du parc belge de centrales nucléaires au-delà de 2015. Avec ce virage clair, les humanistes se sont rangés aux côtés de l'Open VLD et du CD&V - deux partis qui plaident pour le maintien des centrales belges. Le MR, même s'il n'est pas (encore) ouvertement revenu sur la loi de sortie du nucléaire, devrait se rallier in fine à ces trois partis. Et le PS ?
Le parti socialiste est aujourd'hui le seul des cinq membres de l'équipe Leterme à entretenir le suspense sur sa position. Or, le PS détient les clés du ministère de l'Energie. Et Paul Magnette refuse de se laisser pousser dans le dos par ses collègues de gouvernement pour des "raisons électoralistes". Conformément à l'accord de gouvernement de mars 2008, une commission a été mise en place par le ministre de l'Energie et doit plancher sur le mix énergétique le mieux adapté à la Belgique. La commission devra remettre ses conclusions "courant 2009" pour permettre, ensuite, au gouvernement de poser un choix. Cette commission ne remettra pas un seul scénario : elle formulera plusieurs hypothèses de combinaison énergétique.
Il est cependant hautement improbable que ce choix soit posé avant les élections de juin 2009. Formulé platement : "on ne sera pas dans les temps , assure, sous couvert d'anonymat, un observateur du dossier. Et si c'est pour arriver trois semaines avant les élections avec ce dossier, autant reporter sereinement la prise de décision" .
La commission est composée d'experts belges et internationaux. Rayon belge, se retrouvent des représentants de la Creg, du SPF Economie, de la DG Energie, du Bureau du Plan ainsi que de la Banque nationale. Au niveau des techniciens internationaux, chacun des membres retenus fait autorité dans le domaine énergétique : l'économiste français Jacques Percebois côtoie un expert italien, un Anglais et un Allemand. Les experts disposent à présent de l'ensemble des documents nécessaires pour entamer leurs travaux, et leur première réunion est formellement prévue courant du mois de novembre.
"Pas d'idéologie préconçue"
Le ministère de l'Energie est déterminé à faire respecter à la lettre l'application de l'accord de gouvernement : il n'y aura pas, y assure-t-on, d'anticipation de la prise de décision pour des raisons politiques. "Les choix politiques doivent être objectivés par des avis techniques", martèle-t-on au ministère de l'Energie.
Reste que la décision de fond - si le calendrier reste à déterminer - ne fait guère de doute : le parc nucléaire belge devrait bien voir sa durée de vie prolongée. Le ministre de l'Energie himself est dit partisan d'une transition énergétique organisée. Mais "nous n'avons pas d'idéologie préconçue sur la question nucléaire, expose un responsable socialiste. Nous n'avons pas de doctrine. Le CDH est pour le nucléaire, Ecolo est contre. Nous avançons en fonction des études scientifiques, en particulier sur la gestion des déchets radioactifs". Un autre : "Nous n'avons certainement pas peur des Ecolos. Ils ne nous dicteront aucun agenda. Suez et Electrabel non plus, d'ailleurs." Un troisième responsable dit : "Il n'y a pas trente solutions pour proposer une énergie bon marché aux citoyens. L'énergie nucléaire doit être utilisée."
"Ecolo est populiste"
Depuis l'opposition, les verts font feu sur les partisans de l'atome. "Ecolo, relève-t-on au parti socialiste, est devenu un parti populiste. Ils font tout ce qu'ils peuvent pour pomper les électeurs du PS." Si le parti socialiste déverrouille effectivement le parc des centrales nucléaires belges, il entend le faire sans se laisser mettre dans les cordes par les verts. C'est que la bataille sur la gauche et le centre de l'échiquier politique s'annonce sanglante dans la perspective des Régionales de 2009 entre PS, Ecolo et CDH. "On ne va certainement pas sombrer dans le populisme, conclut un cadre rouge. D'ailleurs, si c'était le cas, nous aurions déjà donné le feu vert à la poursuite du nucléaire : l'atome a le vent en poupe pour le moment."

04 octobre 2008

Une PME sur trois changera de mains dans les 10 ans

Selon les spécialistes, pas moins de 30% des PME belges seront confrontées dans les 10 ans à venir à la problématique de la transmission et ce, en raison du fait que de nombreux entrepreneurs de la génération "baby-boom" se rapprochent de l'âge de la retraite, annonce jeudi la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) dans un communiqué.Un trop grand nombre de chefs d'entreprises tardent à préparer leur transmission, courant ainsi le risque de se voir contraints de vendre dans de mauvaises conditions, juge la fédération patronale. "Or, une bonne transmission d'entreprise prend minimum trois ans, uniquement pour les aspects techniques et formels. Si on y ajoute les cruciaux aspects psychologiques et humains, cela peut prendre jusqu'à dix ans", explique encore la FEB.Selon la FEB, le vieillissement de la population, et donc des chefs d'entreprises, n'est pas le seul facteur à l'origine d'une multiplication des entreprises à transmettre. Divers experts constatent également une diminution du nombre de transmissions familiales, même si cette formule reste le mode de transmission largement majoritaire dans les PME. "L'entreprise de 'père en fils' n'est plus une évidence. Il arrive de plus en plus souvent que le fils ou la fille ne veuille ou ne puisse tout simplement pas reprendre les rênes de la société", conclut la FEB.

02 octobre 2008

Dexia: 350 millions libérés par le gouvernement wallon

Le ministre Marcourt a cependant précisé que l'opération n'aura aucun impact sur les politiques à mener en 2009

Réuni ce mercredi à 13H, le Gouvernement wallon a décidé de libérer, en urgence, sur sa trésorerie propre, la somme de 350 millions d'euros permettant la recapitalisation de Dexia. "L'argent va être libéré immédiatement, avant 16 heures, a confirmé le ministre wallon du Budget, Michel Daerden, à l'issue de la réunion du Gouvernement.L'argent sera récupéré via une filiale commune formée par la SRI (Société Régionale d'Investissement) et la Sogepa (Société de Gestion et de Participation), a annoncé le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt. Cette filiale détiendra une participation à hauteur de quelque 33 millions d'actions.La part qui sera prise en charge respectivement par la SRI et par la Sogepa n'a pas encore été formalisée.montage financier neutre pour le budget wallonL'argent libéré représente une avance de fonds d'une société qui sera créée à hauteur de 50-50 par la SRI et la Sogepa, en partie en fonds propres et en partie en emprunt, à préciser Jean-Claude Marcourt.Le ministre a précisé qu'il s'agissait d'une mesure d'urgence et que l'avenir n'était pas encore décidé. "Sommes- nous là pour la nuit des temps? Non. Lorsque la mer redeviendra calme, il faudra parler avec l'ensemble des actionnaires pour voir si le 1,85 pc que nous détenons est utile ou pas", a-t-il remarqué.Interrogé sur les causes de "la crise la plus importante depuis 1929", comme il l'a souligné, le ministre, qui s'exprimait au nom du Gouvernement, a souligné qu'il faudrait "refondre totalement le système financier mondial". "A l'instar de l'ONU, il faudra faire un système de régulation mondial. L'argent fou est la cause aujourd'hui de nos malheurs. Nous n'avons que trop traîné", a-t-il souligné, précisant également que les bonnes règles de gouvernance et de transparence faisaient partie des conditions imposées par la Région pour participer à la recapitalisation, "qui n'aurait pu être possible sans la garantie de la Banque centrale européenne". "Nous allons ramener Dexia vers ses métiers de base et ne plus jouer dans la cour des grands si nous n'en avons pas la capacité", a encore annoncé Jean-Claude Marcourt.Plusieurs parlementaires se sont inquiétés des conséquences de l'opération pour les communes, notamment en ce qui concerne les dividendes. Le ministre n'a pas pu apporter de réponse concrète. "Nous ne savons pas ce qui va arriver. Nous avons sauvé l'entreprise et le personnel. Nous verrons dans les jours et les mois qui viennent comment le système va évoluer", a-t-il remarqué.Le débat parlementaire s'est déroulé dans le calme, chacun saluant l'intervention rapide des autorités. Comme l'a remarqué Hervé Jamar (MR), il n'a donné lieu à aucune "attaque" politique. Le chef de groupe Ecolo s'est cependant demandé comment Dexia avait pu en arriver à une telle situation. "N'y a-t-il là aucun contrôle public? ", s'est-il interrogé en regardant le chef de groupe MR, Serge Kubla, administrateur de Dexia. Son intervention n'a donné lieu à aucune remarque.

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Plusieurs millions de pots-de-vin chez Intradel ?

Des perquisitions ont été menées mercredi à l'intercommunale liégeoise de traitement des déchets Intradel, à Herstal, par la justice qui enquête sur l'attribution suspecte d'un marché public de 170 millions d'euros.


A l'origine de ces perquisitions se trouve une lettre anonyme envoyée notamment au journal La Meuse (groupe Sud Presse), à Liège, et qui évoque des pots-de-vin, qui auraient entre autres été versés au directeur général d'Intradel Roger Croughs par la société Inova France pour obtenir le marché public de construction de la nouvelle usine de traitement des déchets. Un marché de 170 millions d'euros.
Les enquêteurs ont vérifié les différentes accusations portées dans la lettre et ont découvert des mouvements financiers troublants.
Un dossier a été mis à l'instruction pour corruption et blanchiment d'argent. Lors des perquisitions menées mercredi matin, les enquêteurs ont saisi des documents à Intradel Herstal, au domicile de M.
Croughs, chez deux consultants de l'intercommunale, mais aussi à différents endroits à Seraing, Esneux, Beyne-Heusay et en Région bruxelloise.
La lettre met aussi en cause des hommes politiques liégeois -le bourgmestre de Seraing Alain Mathot, celui de Herstal Frédéric Daerden et son père, le ministre wallon Michel Daerden –, qui démentent.

Le plan Paulson a franchi l'obstacle du Sénat

Le texte révisé introduit une augmentation de la garantie par l'Etat des dépôts des clients dans les banques, de 100.000 à 250.000 dollars. Des crédits d'impôts à la classe moyenne et aux entreprises ont également été introduits. Le plan doit désormais être voté par les représentants vendredi.

Le premier obstacle est franchi : le Sénat a adopté dans la nuit de mercredi le plan Paulson de soutien au système financier américain. Le plan a été remanié, mais le sauvetage reste un financement public géant, d'un coût de 700 milliards de dollars, doit désormais franchir l'épreuve autrement redoutable des représentants. Ce vote crucial devrait avoir lieu vendredi.
A Wall Street, les marchés, qui ont clôturé mercredi soir avant le vote, ont joué la prudence en terminant en léger repli. Jeudi matin, les cours du pétrole brut étaient en hausse jeudi matin.
Le Sénat - dont les candidats McCain et Obama - a approuvé par 74 voix contre 25 ce projet baptisé "Loi sur la stabilisation économique d'urgence de 2008", qui donne, à cinq semaines de l'élection présidentielle, une latitude et des moyens sans précédent au secrétaire au Trésor Henry Paulson pour venir au secours du secteur bancaire.
Ce vote ouvre la voie à l'approbation du texte dès vendredi par la Chambre des représentants, qui l'avait rejeté lundi à 13 voix près (228-205), faisant brutalement chuter le Dow Jones et les bourses mondiales. Des républicains surtout avaient refusé de soutenir ce qu'ils considéraient comme une intervention massive de l'Etat dans le secteur privé aux frais des contribuables. L'objectif du plan est de donner à l'Etat les moyens et l'autorité de racheter les actifs dépréciés des institutions financières mises à mal par la crise des prêts immobiliers à risque, les "subprime". Plus d'une douzaine de banques ont déjà fait faillite aux Etats-Unis.
Un texte légèrement révisé a donc été présenté au Sénat mercredi, introduisant une augmentation de la garantie par l'Etat des dépôts des clients dans les banques, le plafond garanti passant de 100.000 à 250.000 dollars. Des crédits d'impôts à la classe moyenne et aux entreprises ont également été introduits.
Interrompant leur campagne, John McCain et Barack Obama, tous deux sénateurs, sont venus au Capitole pour voter le plan. Dans un discours aux accents présidentiels, M. Obama a repris les mots du président Franklin D. Roosevelt, artisan du redressement après la crise de 1929. "Unissons--nous pour bannir la peur ! Aujourd'hui on ne peut pas échouer. Ni maintenant, ni demain, ni l'année prochaine (...)", a-t-il déclaré. Décrivant la crise comme potentiellement "catastrophique", M. Obama a expliqué qu'"on risquait de voir des milliers d'entreprises mettre la clé sous la porte, des millions d'emplois disparaître et une longue et douloureuse récession s'en suivre". "En d'autres termes, ce n'est pas seulement une crise de Wall Street, c'est une crise américaine", a-t-il lancé. M. Obama a aussi prôné l'adoption dans un deuxième temps d'un plan de relance économique et d'une réforme de la loi sur les faillites pour les propriétaires en difficulté.
Son rival John McCain n'a pas prononcé de discours à la tribune. "Si le projet de loi échoue encore, la crise se transformera en désastre", avait-il averti au cours de la journée. Le leader de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, s'est réjoui à la tribune du fait qu'"en plein milieu d'une campagne présidentielle, il avait été possible de mettre cela de côté et s'unir (...) pour l'un des plus grands moments dans l'histoire du Sénat".
"J'applaudis le Sénat pour son vote réunissant les deux partis", a réagi de son côté le président George W. Bush. "C'est au tour de la Chambre d'examiner cette loi. Avec les améliorations que lui a apporté le Sénat, je crois que les représentants des deux partis peuvent soutenir ce texte", a poursuivi M. Bush affirmant que l'état de l'économie "exigeait" l'adoption du plan. M. Paulson s'est également réjoui du vote "pluraliste" du Sénat dans un communiqué et a appelé "la Chambre à agir rapidement pour adopter ce projet de loi".
Reste désormais le passage devant la Chambre des représentants. Le sénateur démocrate Charles Schumer, membre de la commission bancaire du Sénat, s'est dit "très optimiste" sur l'issue du vote à la Chambre. "Ils y travaillent dur". "Il ne s'agit pas seulement de trouver une douzaine de votes. Il y aura des votes qui feront défaut et d'autres qui viendront s'ajouter", a-t-il pronostiqué.

Fortis: Di Rupo pointe du doigt Didier Reynders

Le président du PS, Elio Di Rupo, est d'avis que la situation à Fortis nécessitait une intervention du gouvernement au profit des gens. M. Di Rupo pointe cependant du doigt une série d'autorités qui devront rendre des comptes, au rang desquels le ministre des Finances, Didier Reynders.
Le PS entend se mettre aux côté des gens, des épargnants, ceux qui ont un compte courant ou qui sont liés à des fonds de pension, mais aussi aux côtés des petits actionnaires, a indiqué, lundi à l'issue du Bureau de parti, Elio Di Rupo, justifiant la nécessité dans le chef du gouvernement d'intervenir auprès de Fortis. Ne pas intervenir eut, en outre, été catastrophique pour l'économie belge, a précisé M. Di Rupo.
Fixant ses priorités dans le cadre de la gestion de la crise financière, le président du PS a par ailleurs indiqué lundi que certains devront rendre des comptes. "La manière dont les choses se sont produites est scandaleuse, il doit y avoir une enquête", a indiqué M. Di Rupo, s'interrogeant notamment sur le rôle de la Commission bancaire et financière (CBFA) dans le dossier Fortis. Selon lui, la CBFA a fait preuve d'errements en matière de contrôle et d'alerte, un rôle qui lui revient. Contrairement à d'autres pays, chez nous, c'est la CBFA qui contrôle et pas la banque centrale, a-t-il rappelé.
"Si ça avait été la Banque nationale, on aurait déjà entendu les demandes de démission", a indiqué M. Di Rupo (le gouverneur Guy Quaden est étiqueté socialiste, Ndlr). Outre la CBFA, M. Di Rupo a pointé du doigt la responsabilité du "ministère des Finances" mais aussi du "ministre des Finances". Elio Di Rupo a tenu à démonter le discours du vice-premier ministre et ministre des Finances Didier Reynders, président du MR, qui fustige la gestion de la Région wallonne et la politique du PS, qualifiées d'archaïques et dignes de l'Union soviétique. Le président du PS, a invité lundi les observateurs à s'intéresser à la politique menée par le ministre des Finances qui, vendredi encore, tenait un discours rassurant sur Fortis, répétant notamment que la banque était solvable.
"Permettez au président du parti socialiste de trouver indécent qu'on puisse être attaqué, ces dernières semaines encore, avec des termes inappropriés, alors qu'il apparaît aujourd'hui que certains ont des responsabilités dans le monde des finances", a-t-il dit, évoquant le dossier Fortis. "C'est trop facile de critiquer les autres et de ne pas assumer ses propres responsabilités", a-t-il précisé. "J'y reviendrai". Le président du PS voit dans la crise actuelle "la faillite du système libéral", de "l'auto-régulation", de la "corporate governance". Il demande une véritable régulation "en amont" de l'économie de marché, et pas "comme je l'ai entendu à la radio ce matin (Didier Reynders était l'invité de La Première lundi, Ndlr) une régulation quand ça va mal".
Pour Elio Di Rupo, le temps est venu de lancer un "Kyoto de la finance" qui doit la ramener à sa mission de base, loin de la "sophistication" actuelle qui propose des "produits dont plus personne ne mesure les effets réels". Le gouvernement belge interviendra à hauteur de 4,7 milliards d'euros auprès de Fortis. Il doit par ailleurs trouver plus de 5 milliards d'euros pour ficeler le budget, sachant que les revendications sur le plan social sont nombreuses.
A cet égard, le président du PS se dit d'autant plus déterminé à obtenir de l'ensemble du gouvernement qu'il fasse des efforts pour tous. "La situation dans laquelle on nous met est inacceptable. Il faut sauver les épargnants mais il y a tous les autres, qui souffrent de la crise", a-t-il rappelé.

01 octobre 2008

Francorchamps: déficit de 6,1 millions EUR pour les deux derniers GP

Michel Daerden a confirmé des déficits de 2,3 millions d'euros en 2007 et de 3,8 millions d'euros en 2008

Les deux derniers GP de F1 de Francorchamps se sont soldés par des déficits de 2,3 millions d'euros en 2007 et de 3,8 millions d'euros en 2008, a confirmé lundi le ministre wallon du Budget, Michel Daerden, en commission Budget du parlement wallon, à la suite d'une intervention du parlementaire Ecolo Bernard Wesphael sur le sujet.Pour Bernard Wesphael, le "déficit potentiel" du GP est de plus de 110 millions d'euros ces dernières années. Le parlementaire inclut dans ce "gouffre" les travaux de mise en conformité du circuit, les indemnités, les déficits, le non-retour de la TVA vers la Région, etc.Le montant est faux, a ricané Michel Daerden, regrettant que le parlementaire évoque un "déficit potentiel". Il a rappelé que les travaux, d'un montant de 27,5 millions d'euros, étaient à charge de l'Intercommunale du Circuit. Il a confirmé les déficits, et a précisé que celui de 2008 était dû notamment à une baisse du nombre de spectateurs.Le ministre a rappelé qu'une somme de 12 millions d'euros avait été confiée à la Sogepa en 2006 pour couvrir les pertes du GP 2007 et des suivants."Il n'y a aucune ligne dans la préparation du budget 2009 qui est consacrée à une intervention pour le Grand Prix", a précisé Michel Daerden, s'interrogeant sur la légitimité de l'organisation d'un GP."Faut-il consacrer 3 millions d'euros à cet événement? C'est ça la vraie question politique qu'on peut se poser... Et dans l'état actuel des choses, la réponse est oui", a-t-il conclu.
© La Dernière Heure 2008

29 septembre 2008

Fortis et Dexia dans la tourmente

Fortis a replongé ce matin (-8,88 %) après un rebond à l’ouverture d’Euronext Bruxelles. Dexia chute de plus de 20 %. L’Etat belge est prêt à soutenir la banque franco-belge Dexia, comme il l’a fait avec Fortis, en cas de difficultés, a indiqué le ministre des Finances Didier Reynders. Mais Dexia dément tout problème de liquidités.
Le cours de Fortis /
L'édito de Béatrice Delvaux: "Et l'Etat sauva les capitalistes" / Les Bourses minute par minute /


L’action du bancassureur belgo-néerlandais Fortis perd ce lundi en milieu de matinée 8,88 % à la Bourse d’Amsterdam alors qu’elle avait ouvert en forte hausse après l’annonce de sa nationalisation partielle par les Etats du Benelux dimanche.
L’indice des principales valeurs AEX perdait plus de 4,5 %.
La banque Dexia dément tout problème de liquidités
La banque franco-belge Dexia a réfuté lundi tout problème de trésorerie, alors que son cours boursier était en très forte baisse, affirmant que la situation de ses liquidités était « très bonne ».
« C’est un groupe très solide au niveau du capital », a expliqué la porte-parole du groupe, « mais la situation est tellement exceptionnelle (sur les marchés) qu’il faut suivre l’évolution à tout moment ». Elle a refusé de confirmer des informations du quotidien français Le Figaro selon lesquelles une augmentation de capital de Dexia pourrait être annoncée très rapidement pour reconstituer ses fonds propres et rassurer les marchés.
L’action de la banque chutait de plus de 20 % lundi matin en Bourse en raison de craintes sur l’état de santé de l’établissement, spécialisé dans le financement des collectivités publiques.
L’Etat belge est prêt à soutenir également la banque franco-belge Dexia, comme elle l’a fait avec Fortis, en cas de difficultés, a indiqué lundi le ministre belge des Finances Didier Reynders.
Dexia a réuni dimanche un conseil d’administration par téléphone afin d’évaluer la situation dans le cadre de la tourmente vécue par le bancassureur belgo-néerlandais Fortis, a confirmé lundi Ulrike Pommée, porte-parole de Dexia.
A 10H06, l’action de la banque Dexia chutait de 23,02 % à 7,75 euros, en queue des valeurs vedettes, dans un marché parisien en fort repli de 3,17 %. Lundi matin, vers 9H30, l’action de Dexia chutait de 24,73 % (7,62 euros) sur Euronext Bruxelles. Depuis le début de l’année 2008, elle a perdu 55,77 % de sa valeur.
Fortis : « Pas d’incidence pour le contribuable »
L’investissement de 4,7 milliards d’euros de la Belgique dans Fortis Banque se fera par le biais d’un emprunt avec garantie d’Etat, a précisé le ministre des Finances Didier Reynders, lundi matin au micro de la RTBF. Le gouvernement a donné l’ordre à la Société Fédérale de Participation. Dans le même temps il a accepté d’ouvrir une capacité d’emprunt de 5 milliards d’euros. Il ne devrait pas y avoir de conséquence pour le budget et le contribuable selon le ministre. « Il n’y aura aucun effet sur le budget et sur le contribuable, même s’il y a toujours un risque », a-t-il précisé avant d’évoquer aussi la possibilité que cet investissement puisse se révéler rentable. Didier Reynders s’est déclaré convaincu que l’argent mis sur la table représente, dans tous les cas, beaucoup moins que le coût d’une éventuelle faillite de Fortis (indemnisation des clients, conséquences sociales…).
La nationalisation partielle par le Benelux du bancassureur belgo-néerlandais Fortis est une solution provisoire, les gouvernements n’ayant pas vocation à rester pour toujours au capital, a indiqué lundi le ministre belge des Finances, Didier Reynders. « Notre ambition n’est évidemment pas de rester présents dans le capital », a-t-il dit sur l’antenne de la radio publique RTBF.
Fortis est capitalisée à environ 30 milliards d’euros après sa renationalisation partielle par les trois pays du Benelux, Belgique, Pays-Bas et Luxembourg, qui vont investir 11,2 milliards d’euros dans le banco-assureur néerlandais, a annoncé lundi le groupe dans un communiqué. « Les mesures annoncées (par les autorités) conduisent à une capitalisation de Fortis d’environ 30 milliards d’euros, soit 9,5 milliards au-dessus de l’objetif », indique le texte.
Fortis annonce par ailleurs que des « ajustements » d’environ 5 milliards d’euros sont prévus au troisième trimestre pour faire notamment face « aux changements de stratégie » et « à la dégradation du climat économique ».
Le banco-assureur belgo-néerlandais estime également que son exposition restante à la titrisation (CDO, collaterized debt obligations) s’élève à 1,1 milliard d’euros.
Le ministre des Finances Didier Reynders a indiqué dimanche que l’accord intervenu entre les trois gouvernements des pays du Benelux visait à prendre le contrôle de Fortis en acquérant 49 % des parts du bancassureur. Il a souligné que les gouvernements ont fait en sorte que personne ne soit laissé sur le carreau. Le premier ministre Yves Leterme a dit voir dans cet accord un bel exemple de collaboration entre les trois pays, dans l’intérêt de leur population.
Le ministre néerlandais des Finances Wouter Bos a estimé de son côté qu’il était du devoir de son gouvernement d’intervenir afin de restaurer la confiance et la sérénité dans les trois pays après les temps difficiles qu’a connus l’entreprise. Fortis peut à nouveau affronter sereinement l’avenir après un tel accord, a-t-il précisé.
On apprenait donc dimanche tard dans la soirée que l’Etat belge va injecter 4,7 milliards d’euros dans le capital du bancassureur Fortis Bank (Belgium), dont il détiendra 49 % des parts. L’Etat néerlandais investira pour sa part 4 milliards d’euros dans le holding Fortis Bank Nederland dont il détiendra lui aussi 49 % du capital. Enfin, le gouvernement du grand-duché de Luxembourg investira 2,5 milliards dans Fortis Banque Luxembourg et prendra également 49 % des parts.
ABN-Amro vendue
Dans le même temps, le bancassureur belgo-néerlandais, qui emploie 85.000 personnes et fait partie des 20 plus grandes banques européennes, va se séparer des actifs qu’elle avait achetés l’an dernier dans son concurrent néerlandais ABN Amro. Selon certaines informations de presse le groupe néerlandais ING serait sur les rangs. Un prix de 10 milliards d’euros a été évoqué, très loin des 24 milliards d’euros que Fortis avait dû débourser pour s’emparer d’une partie d’ABN Amro, lors d’une OPA sur le groupe menée de concert avec les banques espagnole Banco Santander et britannique Royal Bank of Scotland.
Par ailleurs, le retrait de Maurice Lippens, actuel président du conseil d’administration de Fortis, a également été confirmé. « Maurice Lippens a décidé de quitter la présidence du Conseil d’administration de Fortis », indique un communiqué. Il sera remplacé par une personnalité extérieure à l’entreprise et le gouvernement belge sera consulté. Les conseils d’administration des banques belge, néerlandaise et luxembourgeoise de Fortis seront renouvelés en tenant compte des candidats qu’avancera chaque gouvernement.
Dierckx : « La question de la solvabilité ne se pose plus »
L’injection de capital décidée par les gouvernements belge, néerlandais et luxembourgeois répond aux incertitudes qui planent sur la solvabilité de Fortis, a déclaré dans la nuit de dimanche à lundi Filip Dierckx, le nouvel administrateur-délégué du bancassureur. « Le problème se situe au niveau de nos activités bancaires. La reprise d’ABN Amro a suscité des interrogations quant à notre solvabilité. Mais grâce aux 11,2 milliards qui vont être injectés, cette question est résolue », a déclaré Filip Dierckx, qui a succédé vendredi soir à Herman Verwilst. « L’objectif principal était de restaurer la confiance. Les épargnants peuvent d’ailleurs être rassurés : nous sommes désormais la banque qui dispose de la meilleure assise capitalistique », a-t-il ajouté en affirmant par ailleurs que rien n’allait changer pour la branche « assurances » du groupe.
Filip Dierckx est également revenu sur la cession des parts que le bancassureur détient dans ABN Amro. « Nous estimons que poursuivre l’intégration était allé trop loin dans les circonstances de marché actuelles. Mais à l’époque, c’était une bonne décision », s’est-il défendu.
L’option d’une nationalisation partielle s’est imposée après l’échec de négociations menées tout au long du week-end visant à trouver un éventuel repreneur privé pour Fortis. Le groupe bancaire français BNP-Paribas a fait une offre mais qui a été jugée insuffisante, tant par Fortis que les gouvernements, selon des sources proches du dossier.
Les pouvoirs publics de Belgique, Pays-Bas et Luxembourg se sont mobilisés pendant deux jours pour tenter de trouver une issue et éviter un dépôt de bilan à Fortis, confronté à des difficultés de trésorerie. Son cours en Bourse s’est effondré de 30 % environ la semaine dernière. Fortis a perdu plus de 2 milliards d’euros dans la crise des prêts immobiliers à risque aux Etats-Unis et est fragilisé par l’achat d’ABN Amro au prix fort.
Une faillite aurait constitué une catastrophe économique sans précédent, en Belgique notamment, où l’établissement est très implanté et joue un rôle de premier plan dans le financement des entreprises et des ménages.

Le PASS n'aurait pas de permis d'exploiter !

La députée fédérale et bourgmestre de Jurbise, Jacqueline Galant (MR), a décidé de démissionner du conseil d'administration du Parc d'aventures scientifiques de Frameries (PASS), ayant appris jeudi que le parc fonctionne depuis une décennie sans permis d'exploiter, a annoncé lundi la bourgmestre dans un communiqué.
Jacqueline Galant indique avoir découvert cette anomalie lors du conseil d'administration de jeudi.

"Il faut souligner que par le passé, c'était à La Province d'octroyer ces permis
d'exploiter, compétence qui a été transférée à la Région depuis octobre 2002. Le
PASS existant depuis dix ans, c'est bien la Province qui a fait l'impasse"
précise Mme Galant, qui dénonce également les importants subsides wallons accordés jusqu'ici à un parc qu'elle juge peu fréquenté et mal géré.

"Pourquoi Maingain est-il encore là ?"

Les militants du CD&V ont donné le feu vert à leurs dirigeants pour entamer le dialogue communautaire. Ils sont inquiets, déchirés par le départ de la N-VA. Et doutent de la sincérité des partis francophones. Carnet de Congrès orange.
Deprez-Maingain: la querelle

Hakim (prénom d'emprunt) est perché sur son vélo rouge, et scrute d'un air circonspect les allées et venues à l'entrée de l'"Event Brewery", un centre de congrès bruxellois. Il met pied à terre, hèle une représentante des forces de l'ordre.
- "Hé !, c'est quoi ces autocars, m'dame ?"
-Elle : "Mais c'est pour la politique".
-Lui : "Ah, ils font de la politique, ici, à Molenbeek ?"
-Elle : "Oui, oui. Tout arrive. Allez, circule"...
C'était samedi après-midi, au cœur de Molenbeek donc, et des autocars remplis de militants du CD&V, les Molenbeekois en auront vu défiler quelques-uns. C'est que plus d'un millier d'affiliés CD&V se sont déplacés, à l'invitation de leurs dirigeants, afin de statuer sur la voie à suivre en pleine crise communautaire, quelques jours à peine après les funérailles du cartel. Pour rappel, les chemins de la N-VA et du CD&V se sont séparés au début de la semaine dernière.
Le Congrès s'est finalement rangé à 82,3 pc de oui contre 17,7 pc de non derrière une résolution donnant un visa pour une participation du parti au "dialogue de Communauté à Communauté" et à la poursuite du gouvernement fédéral pour répondre aux défis économiques et sociaux. Une seconde résolution, introduite par les "Jeunes CD&V", réclamant que le parti quitte le navire fédéral, a été rejetée à 70 pc par les militants CD&V.
"Christendemocratie"

Des chiffres clairs, donc, qui témoignent du soutien du peuple de la "christendemocratie" à l'égard de ses hauts responsables. Des chiffres clairs qui rendent in fine assez mal compte de l'inquiétude et des interrogations qui parcourent aujourd'hui les militants du CD&V devant l'incertitude communautaire.
Samedi, les votes sur les motions sont intervenus après plusieurs heures de débats à huis clos entre militants. Et dans un exercice dont la transparence mérite d'être soulignée, trois rapporteurs ont ensuite publiquement résumé les débats, parfois houleux, qui ont secoué le CD&V pendant l'après-midi.
"Pourquoi, a notamment demandé l'un d'entre eux, permet-on encore à Olivier Maingain de s'asseoir à la table des négociations alors que nous avons dû nous séparer de Bart de Wever ?" Un autre : "Olivier Maingain multiplie les provocations : il recommence à demander les nominations des bourgmestres et l'élargissement de Bruxelles". "Quel prix allons-nous devoir payer pour cette réforme de l'Etat ? Nous voilà suspendus au bon vouloir des partis francophones", a soulevé un participant aux débats internes. Enfin : "Nous n'avons absolument rien sur la scission de BHV. Il y a eu trop d'abandons. Il nous faut absolument des résultats tangibles avant les élections, donc dans les mois à venir".
"Un parti responsable"
Planté sur l'estrade face aux militants, le G4 - les 4 plus hauts responsables du CD&V (Leterme, Peeters, Thyssen et Vandeurzen) - a utilisé tous les registres disponibles afin de convaincre les militants de leur délivrer un feu vert. Ainsi Jo Vandeurzen - à qui Yves Leterme et Kris Peeters reconnaissent l'autorité morale sur le parti - y est-il allé d'un vibrant plaidoyer pour le dialogue communautaire. "Je suis dans un parti qui dit oui, a lancé Vandeurzen, je suis dans un parti qui désire faire avancer les projets. Nous ne sommes pas des irresponsables ! C'est la N-VA qui a choisi de nous quitter. Hé bien, nous allons montrer que nous pouvons réussir en négociant".
Arrive Yves Leterme - qui a tombé la veste pour l'occasion. Il dit : "J'ai rencontré des militants inquiets. J'ai essayé de les rassurer. Je suis le père du cartel, et je peux vous assurer que nous avons toujours été loyaux envers la N-VA. Aujourd'hui, nous nous engageons sur le chemin de la réforme de l'Etat, une réforme que nous réaliserons par étape. Nous voilà devant un moment de vérité : ce sera difficile mais nous allons y arriver".
Au premier rang, Jean-Luc Dehaene applaudit. Puis se lève pour entonner le "Vlaamse Leeuw".

Nouveau round de nominations en vue

Suite du renouvellement controversé des hauts fonctionnaires wallons. Et suite des discussions, mises en doute et équilibrages plaisants ou non.
Alors que la première phase - clôturée - n'a pas fini de faire des vagues, une nouvelle série de nominations dans la haute fonction publique est officiellement lancée en Région wallonne.

En fait, il en est de trois ordres. 1° L'attribution de douze postes de n°2. Soit des directeurs ou administrateurs généraux adjoints à l'Apaq-W (promotion agricole), l'Awiph, le Cra-W (recherches agronomiques), le Forem, l'IfaPME, l'Issep (Institut scientifique de service public) et la SWL; de même que les directeurs généraux des deux branches de l'Awex (commerce extérieur, investissements) et les directeurs généraux des trois entités du Forem (conseil, formation, support). 2° Des nominations définitives à la tête des deux directions générales (DG) du Service public de Wallonie (le nom du nouveau ministère fusionné) pour lesquelles il y avait eu report de décision le 24 juillet, puis désignations de "faisant fonction" le 4 septembre (économie, aménagement du territoire). 3° La poursuite ou l'attente des procédures pour les patrons de l'Awex, de l'Issep, de l'AWT et de l'Iweps.
Tous cas pour lesquels sont prévus des mandats de 5 ans, selon la procédure étrennée ces derniers mois. Il n'y a pas de raison de modifier le système, répète-t-on dans la majorité : les appels à candidature ont été réalisés à grande échelle (c'est une première); l'impartialité et l'indépendance du Selor (seul en charge de la réception et du traitement des candidatures) ne peuvent être mises en doute; les récriminations sont venues de candidats recalés; le gouvernement arrête son choix après audition des lauréats du Selor.
Pour rappel, l'opposition ne l'entend pas du tout de cette oreille, elle qui a pu critiquer : l'insuffisance de candidats (attribuée au sentiment que les dés étaient pipés); la transparence des examens du Selor (aux jurys duquel participent des personnalités socialistes); diverses interrogations juridiques; l'ignorance des critères de choix du gouvernement; enfin, le trust PS dans les nominations de juillet (10 ou 11 étiquetés socialistes contre 1 MR et 1 CDH)...
Les forces du ménage
MR et Ecolo, du reste, disent redouter que les nominations à venir bénéficient largement cette fois au CDH, histoire de rééquilibrer les forces dans le ménage. Un soupçon bien sûr évacué dans la majorité, où l'on vous certifie qu'il n'y a pas de partage des mandats selon la couleur politique.
Précisons : si la procédure est bien relancée pour les deux DG sans patron autre qu'intérimaire, elle n'est pas près de l'être pour le secrétariat général de l'administration où "fait fonction" Danielle Sarlet - non sans surprendre, puisqu'elle avait été recalée à "sa" DG aménagement du territoire en juillet. Chez Philippe Courard, le ministre (PS) de la Fonction publique, on explique cette différence de traitement par le fait que le secrétariat général a changé de nature et qu'il convient que Mme Sarlet en essuie les plâtres pour pouvoir, plus tard, mieux définir les besoins de la fonction et en rédiger la nouvelle lettre de mission.

24 septembre 2008

Kris Peeters demande de l'espace et du temps

Leterme exclut démission et remaniement

Le Premier ministre a refusé de démissionner dimanche, malgré les pressions des plus hauts responsables du CD&V qui voulaient préserver le cartel avec la N-VA. De même, il exclut tout remaniement. Crise politique majeure oblige, Yves Leterme n’ira pas à l’assemblée générale des Nations unies à New York ce mardi.
Lire aussi l'édito de Beatrice Delvaux, du Standaard, du Laatste Nieuws, du Morgen.
Lire aussi "Un cartel moribond".

Jambon : « Leterme a perdu sa crédibilité
« Notre but est la réforme de l’Etat, le cartel n’est qu’un moyen d’y parvenir », a déclaré mardi matin Jan Jambon, chef de file de la N-VA à la Chambre, sur les ondes de Bel-RTL, confirmant par ailleurs l’intention de radicalisation du petit parti nationaliste.
« Ce n’est pas dans notre nature de nous calmer, on veut arriver à nos fins et si une réforme de l’Etat devait se mettre en place sans nous, nous la soutiendrions depuis l’opposition. Mais nous n’y croyons absolument pas », a déclaré le député fédéral, ajoutant qu’Yves Leterme aurait dû démissionner de son poste de Premier ministre car il a perdu toute crédibilité.
Interrogé sur les applaudissements nourris des députés N-VA lundi suite aux propos de Filip De Winter, le chef du groupe du Vlaams Belang au parlement flamand, Jan Jambon n’y voit rien de significatif. « C’est un jeu parlementaire de soutenir ses partenaires de l’opposition mais cela n’augure d’aucun rapprochement. Si tout est fini avec le CD&V, nous irons seuls devant les électeurs ».
Jan Jambon précise enfin que si tout le monde pointe le parti du doigt, tout ne sera pas plus facile sans la N-VA. « Plusieurs projets discutés au niveau fédéral tels que les questions de régularisation n’ont pas été bloqués par nous, et dans les négociations communautaires, il n’y a pas une proposition que nous avons été les seuls à rejeter. Le CD&V et l’Open VLD s’y opposaient aussi. C’est un peu facile maintenant de dire que tout est de la faute de la N-VA », a ajouté le parlementaire qui ne voit qu’une très mince chance de maintenir le cartel avec le parti d’Yves Leterme. « Il faut voir comment certains ténors au sein du parti peuvent encore influencer la position du CD&V ».
(Belga)
Le Premier ministre Yves Leterme a annulé son voyage à New York, a annoncé son porte-parole mardi. Il devait se rendre à l’assemblée générale des Nations unies flanqué de Karel De Gucht et de Charles Michel. La Belgique est actuellement membre du Conseil de sécurité de l’ONU.
Mais le parti nationaliste flamand NVA, qui jusque-là formait un "cartel" avec les chrétiens-démocrates flamands d'Yves Leterme, lui ayant retiré dimanche son soutien, le Premier ministre a préféré rester en Belgique, a expliqué son porte-parole, Peter Poulussen.
M. Leterme "doit préparer la déclaration de politique générale du gouvernement qu'il va présenter au Parlement le 14 octobre", qui comprend des chapitres difficiles à boucler tels que le budget ou la politique d'asile, a-t-il ajouté.
Le Premier ministre fédéral va aussi examiner la "nouvelle situation politique" créée par la défection de la NVA, mais il n'est "pas question" pour lui de démissionner ou de remanier son gouvernement, a souligné Peter Poulussen.
Les pressions du CD&V
Le Premier ministre a refusé de démissionner dimanche, malgré les pressions en ce sens des plus hauts responsables du CD&V qui voulaient préserver le cartel avec la N-VA, selon plusieurs médias mardi. Le vice-Premier Jo Vandeurzen, le ministre-président flamand Kris Peeters et la présidente du CD&V Marianne Thyssen ne voyaient dimanche après-midi qu’une solution à la crise : que le Premier ministre remette sa démission au roi.
« Ce scénario, ce sera sans moi ! Si je dois à nouveau démissionner, je suis politiquement mort. Et je préfère alors quitter le parti », leur a répondu Yves Leterme.
Le « G4 » du CD&V, les quatre plus hauts responsables du parti, ont alors tenté d’échafauder des solutions alternatives qui ont été présentées dimanche soir lors de la réunion du groupe de réflexion CD&V/N-VA. Parmi celles-ci, celle d’un gouvernement de transition avec maintien du cartel.
Ce gouvernement de transition aurait dû se charger des dossiers socio-économiques, en attendant les élections de juin 2009. Parallèlement, des négociations informelles sur la réforme de l’Etat étaient prévues en coulisses. Les résultats auraient été formalisés devant tous les parlements, y compris donc le Sénat et la Chambre, après les élections de 2009. Mais la N-VA a refusé.
Le CD&V a alors décidé de laisser tomber la N-VA et d’opter pour le dialogue communautaire sous la houlette de Kris Peeters.
Equilibre modifié au Parlement
A la Chambre des députés, le passage des six élus de la N-VA dans l'opposition a modifié l'équilibre au sein de la majorité, les libéraux des deux communautés linguistiques comptant désormais plus de sièges que les chrétiens-démocrates dont est issu M. Leterme. Autre paradoxe, 53 députés francophones soutiennent à présent le gouvernement d'un Premier ministre flamand, contre seulement 42 députés néerlandophones.
Cependant, "aucun partenaire de la majorité n'a demandé une réorganisation" du gouvernement, a insisté M. Poulussen.
A l'issue d'un week-end à rebondissements, le gouvernement flamand s'est prononcé lundi pour des négociations avec les francophones sur la réforme du système fédéral, se dissociant des nationalistes de la NVA.
Si cette décision a levé un des grands obstacles à ces discussions que les partis belges n'arrivaient pas à lancer depuis les élections de juin 2007, elle a dans le même temps fragilisé la position du Premier ministre, "père" du cartel avec la NVA.

Le ministre-président flamand est revenu sur ses commentaires concernant la délégation francophone en vue du dialogue communautaire.
Le ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) a souligné mardi, lors d'un cours à l'université de Gand, la nécessité de "créer de l'espace et du temps" pour en arriver à une grande réforme de l'Etat.
Kris Peeters était l'invité du professeur Carl Devos pour la leçon d'ouverture de la première année du baccalauréat en sciences politiques et sociales de l'université de Gand. Evoquant en fin de cours la réforme de l'Etat, il a dressé un parallèle avec les négociations avec les Pays-Bas sur l'approfondissement de l'Escaut, relevant notamment la nécessité de donner de l'espace et du temps aux négociations. "Les Néerlandais disaient aussi: ce n'est pas dans notre intérêt, donc pourquoi répondrions-nous à votre souhait ? Pourtant, en créant de l'espace et du temps, on constate que quatre traités de l'Escaut ont depuis été ratifiés", a-t-il indiqué.
Cette création d'espace et de temps pour le dialogue s'avère également nécessaire aujourd'hui pour parvenir à une grande réforme de l'Etat, a-t-il ajouté. "Si nous, Flamands, nous considérons comme des adultes, nous devons avoir le courage de dire que nous entamons le débat. Nous ne devons pas laisser cela à un autre (le niveau fédéral, ndlr) pour dégager une solution", a-t-il indiqué. Le ministre-président flamand est par ailleurs revenu sur ses commentaires concernant la délégation francophone en vue du dialogue communautaire, qu'il avait qualifiée d'équipe B.
"La partie wallonne du pays possède une autre culture; là, ce sont les présidents de partis politiques qui ont à dire ceci et cela. Mais qui suis-je pour leur dire qui ils doivent prendre dans leur équipe? ", a-t-il indiqué. Il s'est irrité de ceux qui jugent peu élevées les chances de réussite du dialogue communautaire, "avant même son commencement". "Quelle est l'alternative à des discussions entre gouvernements des entités fédérées ? (...) J'ai constaté chez les Francophones une volonté de négocier, et j'imagine que je serai jugé là-dessus si cela échoue", a-t-il dit.
Kris Peeters s'est en revanche montré peu disert sur l'avenir du cartel avec la N-VA, soulignant que ce dernier était encore aux affaires dans nombre de villes et communes.

Groen ne se dit pas enclin à dépanner Leterme I
Leterme annule son voyage à New York

12 septembre 2008

Enigme autour des preuves de paiement de Van Cau

Selon la RTBF et Le Vif L'Express, les preuves de paiement présentées jeudi par Jean-Philippe Mayence, l'avocat de l'homme d'affaires Robert Wagner, sont, actuellement, inconsistantes. Jean-Philippe Mayence, a montré, jeudi, des documents relatifs à des paiements effectués par lui-même et par son ami Jean-Claude Van Cauwenberghe concernant un voyage aux Iles Maldives. Des documents qui prouveraient que Wagner n'a pas offert de voyage à "Van Cau", Me Mayence insistant sur le fait qu'"on veut accréditer des corruptions et des complots qui n'existent pas du tout".
De leur côté, les médias font remarquer qu'il n'y a pas eu de conférence de presse. La RTBF a pu brièvement filmer des listings, sans les tenir en mains. Dans la matinée, ni Jean-Claude Van Cauwenberghe ni son avocat Pierre Chomé n'étaient manifestement au courant de la démarche. En fin de journée, ils ont fini par s'aligner. Les "preuves" en question seraient de simples mouvements de dépenses sur des comptes de la banque ING, effectués par la sprl Van Cauwenberghe-Lemal. N'y apparaîtraient ni destinataire, ni communication. Les extraits précis seront produits plus tard, a déclaré Me Chomé.
Toujours selon les médias, la vérité reconstituée par les avocats du duo Wagner/Van Cau évolue de jour en jour. Le vendredi 5 septembre, lors d'une conférence de presse, Jean-Claude Van Cauwenberghe avait admis qu'il s'agissait d'un voyage effectué, en mars 2003, avec le couple Wagner. Le voyage avait été réservé "à la fin de 2002 ou au début de 2003", disait-il.
Dans les journaux, le même jour, l'ancien chef du gouvernement wallon avait laissé entendre que la réservation avait effectivement eu lieu dans le courant du mois de décembre. Or, les dépenses ING, présentées jeudi comme des preuves formelles, datent d'août 2002 et janvier 2003. Ce fameux voyage aurait donc été payé quatre mois avant sa réservation.
Enfin il y a cette lettre trouvée au domicile de Van Cauwenberghe, lors de perquisitions menées en juin dernier, une lettre dactylographiée et signée par Robert Wagner qui réclamait à son ami Van Cau le remboursement d'un voyage aux Maldives pour un montant de 17.000 euros.
La lettre remonte à 2005, sur base des affirmations du substitut du procureur du Roi, formel quant à la date reprise dans le procès verbal. La lettre ferait en outre explicitement référence aux affaires politico-financières qui ont débuté en septembre 2005. "Si ce voyage a bien été payé en 2002-2003, quel est le sens de cette lettre de rappel datant de 2005? La justice carolo devrait prochainement clarifier cette énigme", conclut le magazine.

"Quota voor Nederlandstalige muziek op VRT"

Vlaams minister van Media Geert Bourgeois (N-VA) pleit ervoor om de radiozenders van de VRT quota op te leggen voor het draaien van Nederlandstalige muziek. Volgens de mediaminister heeft het Nederlandstalige lied op de openbare omroep nog steeds niet de plaats gekregen die het verdient. Dat zei Bourgeois op een academische zitting rond de overleden Vlaamse zangeres Ann Christy in Gent.Volgens de huidige beheersovereenkomst moet de VRT de Nederlandstalige muziek ondersteunen in al zijn genres. "Maar in de praktijk valt daar veel te weinig van te merken. De openbare omroep blijft het Nederlandstalige lied stiefmoederlijk behandelen", zei Bourgeois.VerplichtenBourgeois vindt dat het tijd is om dwingend op te treden. "Zonder een grote ommezwaai rest ons alleen nog de mogelijkheid om in de volgende beheersovereenkomst (die er in 2011 moet komen, nvdr) verplichte quota op te leggen voor Nederlandstalige muziek", zei hij. Bourgeois maakt wel een onderscheid tussen de zenders: quota lijken hem vooral nuttig voor Radio1, Radio2 en de opvolger van Donna en veel minder voor Studio Brussel en Klara.Dominantie Engelstalig aanbodDe N-VA-minister ziet verschillende redenen om quota in te voeren, zoals het groeiend aanbod van en de groeiende vraag naar Nederlandstalige muziek en de dominantie van het Engelstalig aanbod. Bovendien vormen quota volgens Bourgeois een rechtstreekse stimulans voor Vlaamse artiesten en voor de eigen economie. "Want quota betekenen brood op de plank voor opnamestudio's, componisten, tekstschrijvers enzovoort."Niet wereldvreemdQuota zijn volgens Bourgeois niet wereldvreemd. "Ze gelden in Frankrijk, Italië, Scandinavië en in de Franse gemeenschap. Die verplicht de RTBF 40 pct Franstalige muziek uit te zenden over alle radiostations heen en 30 procent per radiostation. Zelfs de commerciële radiozenders in de Franse gemeenschap zijn verplicht om per jaar 30 procent Franstalige muziek uit te zenden", zegt hij.Percentages in die orde van grootte ook op de VRT toepassen ziet Bourgeois niet zitten. En met de commerciële omroepen wil hij zich niet bemoeien.Op de academische zitting rond Ann Christy in Gent werden overigens Nicole en Hugo in de bloemetjes gezet. Zij organiseerden 25 jaar geleden een benefietconcert voor Ann Christy omdat deze haar ziekenhuisrekeningen niet kon betalen. Het duo kreeg hiervoor een ruiker bloemen van bloemenkunstenaar Daniël Ost.

Lehman Brothers aux enfers

Il y a quelques jours encore, elle tentait de rassurer les marchés, se montrant prête à vendre ses titres les plus dangereux et garantissant qu’elle pouvait survivre seule. Mais rien n’y a pu : la banque d’affaires Lehman Brothers, l’une des plus vénérables institutions de Wall Street, a continué sa descente dans les tréfonds. Son titre a perdu près de 80 % de sa valeur en une semaine. Une seule solution était vendredi sur toutes les lèvres : trouver un repreneur au plus vite. Sans doute ce week-end déjà.
Le candidat le plus souvent cité est Bank of America qui, depuis longtemps, cherche à mener un rachat de ce type. La banque britannique Barclays serait aussi sur les rangs. Le Financial Times évoquait la possibilité d’une offre commune faite par Bank of America, par l’investisseur financier JC Flowers & Co et par le fonds souverain chinois CIC (China Investment Co).
Les 158 ans d’expérience de Lehman Brothers n’ont pas fait le poids face à ce nouvel épisode de la crise américaine du crédit qui a débuté il y a un an. Après le rachat de Bear Stearns par JPMorgan Chase, en mars dernier, il apparaissait que la quatrième banque d’affaires américaine était la plus exposée. Il y a trois jours, elle annonçait une perte semestrielle record de 6,7 milliards de dollars.
Des dirigeants de la Banque centrale américaine (Fed) et du Département du Trésor seraient parties prenantes dans les négociations, dont l’objectif est d’aboutir dimanche soir, avant la réouverture des marchés. Par toutes sortes de canaux, les responsables de la Fed ont fait savoir qu’il n’était nullement question de fournir une éventuelle garantie financière aux racheteurs, comme ceux-ci l’auraient souhaité.
En mars, la Réserve fédérale avait accepté de se porter garante de la dette de Bear Stearns à hauteur de 30 milliards de dollars. Un précédent qui, ces derniers jours, a en outre été suivi par la mise sous tutelle publique des deux géants du crédit immobilier Fannie Mae et Freddie Mac. Pourtant, malgré le fait que Bear Stearns et Lehman Brothers aient, dans une certaine mesure, des profils comparables, des sources de la Fed, relayées par les médias américains, mettent en avant deux facteurs pour expliquer les réticences de la Réserve fédérale à intervenir une nouvelle fois massivement. D’abord, les marchés ont eu le temps d’anticiper cette nouvelle crise qui s’approchait et de dépouiller à loisir les comptes de Lehman Brothers. Ensuite, cette banque disposerait, à terme de bien davantage de liquidités en cas de rachat, ce qui rendrait superflu un besoin de garantie de la Fed.
Plus fondamentalement, c’est cependant le secrétaire au Trésor Henry Paulson qui donnait l’explication ultime cet été : « Pour garantir la discipline du marché, nous devons permettre les institutions financières d’échouer », disait-il en juillet. En clair : la perspective que la Fed se montre prête à venir systématiquement à la rescousse des institutions en péril ne peut qu’encourager la prise de risques inconsidérés, au risque de pervertir les marchés. Selon la tournure que prendront les négociations en vue d’une reprise ce week-end, les observateurs s’attendaient à ce que les responsables de la Fed puissent se montrer relativement flexibles dans l’application de ce principe.
Dans l’immédiat, les 24.000 employés de Lehman Brothers faisaient grise mine. Propriétaires d’environ un quart de la banque, ils ont vu la valeur de leurs actions réduite à pratiquement néant en quelques jours : alors qu’elle avait atteint un pic de plus de 86 dollars début 2007, l’action valait vendredi moins de 4 dollars. A cela s’ajoute le fait qu’un rachat de l’établissement signifiera la perte de milliers d’emplois. Avec la reprise par JPMorgan Chase, c’étaient près de la moitié des 13.500 employés de Bear Stearns qui s’étaient retrouvés à la rue.

Leterme veut poursuivre l'exercice de vérité

L'exercice de vérité sur le budget devra se poursuivre, a commenté vendredi le premier ministre, Yves Leterme, après la publication des prévisions du Bureau du Plan. Il s'est toutefois montré rassurant: la note socio-économique du gouvernement, adoptée en juillet, correspond parfaitement à ce que réclame la situation."Ce sera surtout l'exercice de continuer à voir la vérité", a-t-il dit, ajoutant: "la note socio-économique du gouvernement correspond parfaitement à ce qui est demandé. Elle n'a certainement pas perdu de son actualité". M. Leterme a d'ailleurs rappelé quelques-uns des grands axes de cette note: la diminution des charges, l'activation du marché de l'emploi et la protection sociale.Van Quickenborne pessimisteSur le plan du budget 2008, les dépenses sont sous contrôle, a assuré M. Leterme. Un problème se pose en revanche au niveau des recettes TVA. La consommation a baissé et, actuellement, leur croissance n'est que de 2% au lieu des 6% attendus. Le ministre de l'Entreprise, Vincent Van Quickenborne, a lui affiché un ton un peu plus pessimiste. "Ces chiffres ne sont pas particulièrement bons, même un peu sombres", a-t-il souligné.Pour réaliser des économies et contribuer de la sorte au respect des objectifs budgétaires fixés par le Pacte de stabilité, le ministre libéral a proposé de réduire le nombre de fonctionnaires de 10%. Le premier ministre ne s'est pas prononcé sur cette idée. Il s'est réjoui que les membres du gouvernement fassent des propositions même s'il les juge plus productives quand elles sont formulées au conseil des ministres.Leterme se démarque des critiquesM. Leterme a toutefois tenu à se démarquer des critiques souvent formulées à l'encontre de l'administration. "Je voudrais aussi avoir une appréciation positive des efforts de l'administration. Au niveau fédéral, énormément de choses sont bien faites par les fonctionnaires. Ceci étant dit, il faut à chaque fois réfléchir et voir si les moyens sont bien utilisés pour les tâches qu'ils permettent de remplir", a-t-il dit.Le premier ministre n'exclut d'ailleurs pas que, dans certains départements, le nombre d'agents en vienne même à augmenter, notamment dans tout ce qui touche à la sécurité des citoyens ou aux prisons. Il a aussi rappelé que la fonction publique fédérale ne représentait que 12% de la fonction publique au total, le reste relevant d'autres niveaux de pouvoir.Implication de tous les niveaux de pouvoirInterrogé plus tôt dans la journée, le ministre des Finances, Didier Reynders, a abondé dans le même sens. "Se pencher sur l'appareil public, cela implique tout l'appareil et pas seulement le fédéral. C'est un débat plus large que nous devons mener avec les autres pouvoirs publics", a-t-il fait remarquer. Pour équilibrer son budget, le gouvernement fédéral avait sollicité l'appui des Communautés et Régions en leur demandant de ne pas dépenser une partie des moyens qui leur sont accordés. Les entités francophones ont répondu à l'appel, à l'inverse du gouvernement flamand qui a finalement opposé une réponse négative vu l'absence d'avancée dans la réforme de l'Etat."Suivi de l'accord communautaire"Quelque 360 millions d'euros sont en jeu. Le problème sera discuté avec l'exécutif flamand, a assuré M. Leterme qui reconnaît toutefois que l'engagement flamand était assorti d'une condition liée à l'avancement des dossiers communautaires. Le futur dialogue interinstitutionnel libérera le gouvernement fédéral de la tâche de conduire les négociations communautaires. Il n'en sera toutefois pas absent, a averti M. Leterme. "De toute façon, il y aura un suivi de l'accord communautaire. C'est un volet de l'accord de gouvernement et il doit être exécuté", a-t-il rappelé.

Le fonctionnement de la police compromis

Le ministre de l’Intérieur, Patrick Dewael, estime que le bon fonctionnement de la police fédérale et de l’inspection générale est compromis. Et ce, après avoir pris connaissance de trois rapports du Comité permanent de contrôle des services de police (Comité P) qui pointent le commissaire général Fernand Koekelberg. Les jours de ce dernier seraient-ils comptés ?

Le ministre de l’Intérieur, Patrick Dewael, estime, dans un communiqué, que le bon fonctionnement de la police fédérale et de l’inspection générale est compromis. Après avoir pris connaissance de trois rapports du Comité Permanent de Contrôle des Services de Police (Comité P), il a décidé de se concerter avec son collègue de la Justice, Jo Vandeurzen, sur les mesures à prendre au plus vite.
Les rapports concernent l’enquête au sujet de la nomination de deux collaboratrices du commissaire général de la police fédérale, Fernand Koekelberg ; la mesure d’ordre prise à l’encontre de l’ancienne porte-parole de la police fédérale, ainsi que la nomination et l’attribution d’échelles de traitement à certains membres du personnel de l’Inspection générale de la police fédérale et de la police locale.
Le ministre de l’Intérieur a aussi fait savoir au bourgmestre de Bruxelles que son chef de Corps actuel est cité dans le rapport du Comité P.
Le ministre a par ailleurs ordonné une évaluation de l’arrêté portant attribution d’échelles de traitement à certains membres de l’Inspection générale de la police fédérale et de la police locale, tel que suggéré par le Comité P.
Le ministre a encore ordonné une enquête interne sur d’éventuels dysfonctionnements dans sa cellule stratégique. Pour ce faire, il annonce qu’il fera appel à l’assistance du Comité P.
En conclusion de son communiqué, le ministre déclare qu’il se tient à la disposition du parlement, plus précisément de la Commission spéciale chargée de l’accompagnement du Comité P, ainsi que de la Commission de l’Intérieur.

10 septembre 2008

Peeters demande des interlocuteurs crédibles

Le ministre-président flamand, Kris Peeters, a insisté mercredi, à l'occasion d'un entretien avec les médiateurs royaux, sur la nécessité d'envoyer des délégations crédibles au dialogue interinstitutionnel.Les trois médiateurs (François-Xavier de Donnéa, Raymond Langendries et Karl-Heinz Lambertz) ont reçu une nouvelle fois le ministre-président flamand après leurs entrevues de la veille avec les présidents des partis francophones et les présidents des partis flamands. Tant avant la rencontre qu'après celle-ci, M. Peeters s'est dit "inquiet" de la crédibilité du dialogue. "Je ne serai apaisé que lorsque le dialogue commencera et tout à fait apaisé lorsqu'il débouchera sur des résultats concrets", a-t-il dit.Les délégations francophone et flamande se doivent d'être crédibles, a-t-il rappelé. Des craintes se sont fait entendre en Flandre sur le poids politique des personnalités francophones qui seront mandatées. "J'attends que des deux côtés, il y ait des gens compétents et sérieux", a dit le ministre-président. M. Peeters ne veut pas d'un scénario où les résultats "seraient réduits à zéro". "Si c'est une discussion de comptoir, je passe mon tour et je ne demanderai pas au gouvernement flamand d'y participer", a-t-il ajouté.De leur côté, les médiateurs vont s'atteler à la rédaction du rapport définitif qu'ils présenteront au roi. Il espèrent boucler leur travail pour le début de la semaine prochaine.

200 millions d'euros de fraudes fiscales révélées au Portugal

La justice portugaise a évalué mercredi à plus de 200 millions d'euros le montant des fraudes fiscales révélées à ce jour par une vaste opération, engagée depuis trois ans contre plusieurs centaines de sociétés et contribuables portugais.Depuis le déclenchement en octobre 2005 de l'opération "Ouragan", 612 perquisitions, dont 290 visaient des entreprises, ont été diligentées sur l'ensemble du territoire national, a détaillé dans un communiqué le ministère public portugais, qui estime le préjudice subi par l'Etat à "plus de 200 millions d'euros".Sur cette somme, l'Etat a déjà récupéré près de 25% des montants détournés, soit 50 millions d'euros, réglés "de manière volontaire", ajoute le communiqué. Au total, depuis le début de l'opération "Ouragan", les services de la direction centrale d'enquête et action pénale ont enquêté sur 150 entreprises, parmi lesquelles 31 institutions bancaires, 16 cabinets d'avocats, ou encore des constructeurs, ainsi que sur près de 300 contribuables, tous soupçonnés de fraude et évasion fiscale, falsification de documents et blanchiment de capitaux.Selon la presse portugaise, quelque 200 personnes ont déjà été mises en examen dans le cadre de l'opération "Ouragan", toujours en cours et qui reste couverte par le secret de l'enquête.

Daerden : « un Etat Wallonie-Bruxelles est viable »

SI C’EST POUR EN FINIR AVEC LA BELGIQUE, allons-y directement, dit en substance le double ministre du Budget.

Il a enchaîné les JO de Pékin, le Beau Vélo de Ravel et Francorchamps… La rentrée s’annonce sportive pour Michel Daerden, sur le plan budgétaire, cette fois. Parce que la crise pèse sur les budgets wallon et francophone qu’il gère. Parce que, surtout, les mécanismes de financement de l’Etat et de ses entités seront au cœur de la réforme de l’Etat et qu’en spécialiste de la question, le Liégeois devrait être associé, de près ou de loin, aux discussions. Il se dit prêt.
A aider le fédéral. « Nous allons respecter notre parole », insiste Michel Daerden (PS). Celle qu’il a donnée à Guy Verhofstadt, sous le gouvernement provisoire. « Nous avons promis de contribuer à hauteur de 90 millions au budget fédéral. Nous le ferons. » Contrairement à la Flandre qui renâcle à lâcher les 400 millions promis moyennant accords institutionnels, la Région wallonne donnera 30 millions, la Communauté française 60.
A revoir la loi de financement. Le double ministre du Bugdet peut vivre avec le système actuel. Mais il ne craint pas de rediscuter du mode de financement des entités fédérées. Pour rappel, la loi actuelle organise la solidarité financière entre Régions. Et fixe les critères (nombre d’élèves, taux de natalité…) déterminant l’enveloppe des Communautés. « Si on souhaite revoir les méthodes de calcul, j’ai des idées, qui ne me semblent pas déraisonnables », souligne-t-il. Tout en reconnaissant que le Nord les a balayées de la main en juin.
A responsabiliser les entités fédérées. « Si on est toujours dans la logique d’un fédéralisme d’union, je n’ai pas de problème à ce que l’on responsabilise davantage les entités fédérées », suggère le mandataire socialiste. Et de proposer que les Régions puissent davantage encore qu’aujourd’hui, imposer des additionnels ou des soustractionnels à l’impôt sur les personnes physiques. Ou qu’elles puissent utiliser l’outil fiscal dans le cadre de leurs politiques régionales. « Par exemple pour proposer une déductibilité fiscale importante en guise d’aide à l’acquisition d’un logement. »
A transférer des compétences. « Osons la Wallonie et Bruxelles… Ne soyons pas dans le repli frileux. » Mais, le nez sur les compteurs, il s’empresse d’ajouter : « Attention, on ne peut pas transférer de compétences sans transférer les moyens qui vont avec. » Mais on dit le fédéral au bord de la faillite ? « C’est pour cela qu’il faut revoir la loi de financement et ne pas oublier le fédéral. »
A envisager un Etat Wallonie-Bruxelles. « Si on doit en arriver à la fin de la Belgique, l’avenir passe par un Etat Wallonie-Bruxelles. Un Etat fédéral constitué de deux Régions. » Une hypothèse que Michel Daerden finit par envisager, fort de son expérience des négociations de l’été, sur la loi de financement. Pour rappel, le CD&V avait proposé de transférer le fruit (voire la perception) de l’impôt sur les personnes physiques du fédéral aux entités fédérées. « Soyons clairs, le jour où il n’y a plus d’IPP national, il n’y a plus d’Etat », met en garde le ministre à la double casquette. Qui ne s’en cache pas : il n’entend pas assister à la lente mise à mort de la Belgique. « Si l’on commence à discuter d’une fiscalité réduite à un socle minimum au niveau fédéral, les Régions gérant le gros du montant, on n’est plus dans le modèle belge. Si c’est pour aller jusque-là, autant consommer le modèle jusqu’au bout. » Lisez : en passer directement à la scission. Et à la création d’un Etat Wallonie-Bruxelles que Michel Daerden estime, sans le moindre doute, « viable ».

La peur du « trou noir » menace les chercheurs

LE NOUVEL ACCÉLÉRATEUR de particules du Cern, dont le lancement a lieu ce mercredi en Suisse, alimente les rumeurs les plus folles. Certains scientifiques se sentent menacés.


Vendredi dernier, John Ellis dit avoir reçu un paquet. « Il me semblait suspect, et je ne connaissais pas l’expéditeur. Je l’ai donc fait transmettre à la police », explique l’un des plus médiatiques physiciens du Cern, le Laboratoire européen pour la physique des hautes énergies basé à Genève (Suisse). Qui poursuit : « Sur des blogs, des personnes inquiètes menacent de venir au Cern avec des fusils. Et aux Etats-Unis, des scientifiques impliqués, dont un Prix Nobel, ont reçu des menaces de mort. »
Au Cern, les physiciens ne cachent plus leur inquiétude face à la peur panique de certaines gens. Quelle peur ? Que le LHC, le nouvel accélérateur de particules qui veut recréer l’univers quelques instants après sa naissance (NDLR : lire nos informations de mardi en page « sciences »), cause la fin du monde, dès son lancement aujourd’hui.
Et ce en générant des microscopiques trous noirs susceptibles de grossir en avalant la Terre. « Toutes ces histoires ne sont absolument que pure fiction, ne cesse de rappeler James Gillies, porte-parole du Cern. Mais elles angoissent réellement certains. »
Comment en est-on arrivé là ? L’hypothèse purement spéculative selon laquelle un trou noir est né dans les collisions de particules au cœur d’un accélérateur est apparue en 1999 au Laboratoire de Brookhaven (Etats-Unis), qui lançait son nouvel appareil, le RHIC. Un groupe d’experts a été mis sur pied, qui a conclu à une innocuité complète de la machine. L’affaire a néanmoins été reprise dans les médias.
En mai 2007, la chaîne BBC, dans son émission Horizon, ressort l’idée du tiroir, mais au sujet du LHC cette fois. Au Cern, on n’a bien sûr pas attendu les sollicitations des médias pour examiner la sécurité de la future machine. Une expertise, menée en 2003, a conclu à l’absence de risques.
Mais le buzz était lancé, surtout sur le Net : en février 2008, deux vidéos sont placées sur YouTube. L’une explique que Nostradamus a prédit la fin du monde à Genève, et lie cet événement à l’entrée en service du LHC. L’autre présente une simulation un peu niaise de la Terre rongée par un trou grossissant. Ce film a déjà été vu plus d’un million de fois !
Entrent en scène le juriste Walter Wagner et l’écrivain Luis Sancho. Ils déposent une plainte en accusant le Département de l’énergie américain et la Fondation nationale des sciences d’avoir soutenu un projet qui pourrait causer la perte de l’humanité. Leur histoire est reprise jusque dans les titres les plus prestigieux, comme le New York Times. « Le problème, souligne James Gillies, c’est que ce genre de personnes omettent toujours la fin de l’histoire : les théories qui supputent l’apparition de microtrous noirs prédisent aussi toutes, et de manière indiscutable, que ceux-ci se désintégreront instantanément, sans causer de problèmes. » Nombre de médias oublient aussi ce détail, mais notent tout de même que Walter Wagner avait déjà déposé une plainte similaire contre le RHIC. Qui fonctionne maintenant depuis l’an 2000 sans avoir phagocyté le monde…
En Europe, le biochimiste de l’Université de Tübingen (Allemagne) Otto Rössler veut exposer ces prophéties au Cern. « Nous l’avons invité en avril, puis en juin, lors de la réunion du Conseil du Cern, mais il n’est pas venu », dit James Gillies. Le biochimiste passera finalement une journée à Genève, fin juin, et parlera à plusieurs physiciens. « Il lui a alors été expliqué que les théories sur lesquelles il basait ses allégations avaient été infirmées par des expériences en 1915 déjà », dit John Ellis.
Frustré, Otto Rössler contacte le conseiller national écologiste zurichois Daniel Vischer, qu’il connaît. Celui-ci propose à Pascal Couchepin, président de la confédération suisse, de rencontrer le scientifique. « Il a accepté car il voulait écouter ses propos par curiosité », explique son porte-parole Jean-Marc Crevoisier. Le quotidien Blick présente à grand fracas cette entrevue. Ce qui conduit Pascal Couchepin à l’annuler fissa. Mais Rössler, n’en démord pas. Il dépose le 27 août, avec un philosophe autrichien et un particulier suisse, une plainte à la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg. L’instance a refusé de statuer dans l’urgence, comme le demandaient les plaignants.
A ce stade, la presse s’est emparée de ces deux affaires à sensation. On en vient même à demander leur avis à telle ou telle célébrité. Dans une interview accordée à un magazine, le chanteur Lightspeed Champion, lors du Montreux Jazz Festival, explique que « c’est une des choses où on ne sait pas s’il faut y croire ou non ». Rien de tel pour accroître une inquiétude latente.
Pour James Gillies, « certains médias ont présenté les choses avec pour effet d’affoler la population. Je passe maintenant la plupart de mon temps à répondre aux questions des gens. Au fond, je trouve cela normal. Par contre, je ne trouve pas normal que les médias accordent plus d’importance à une demi-douzaine de personnes aux thèses prouvées comme erronées qu’à des milliers de physiciens, ceci seulement parce qu’elles ont une casquette de scientifique, mais dans un autre domaine ».
Pour l’heure, « la police genevoise n’est pas encore en possession du fameux paquet de John Ellis », indique Philippe Cosandey, porte-parole. Mais quoi qu’il contienne, une certaine inquiétude est désormais perceptible. A tel point que le énième rapport assurant de l’innocuité du LHC, le 5 septembre, est passé inaperçu. Le lendemain, un quotidien populaire n’hésitait pas à titrer : « Le monde disparaîtra le 10 septembre ! »

Un Plan alcool sous influence

Le Conseil supérieur de promotion de la Santé a rendu un avis assassin, mais peu médiatisé, sur les mesures proposées par les huit ministres de la Santé du Royaume pour lutter contre la consommation abusive d’alcool.

Le Plan d’Action national Alcool 2008-2012 est « peu cohérent », « confus » et sous l’influence manifeste des lobbies… Le Conseil supérieur de promotion de la Santé a rendu un avis assassin, mais peu médiatisé, sur les mesures proposées par les huit ministres de la Santé du Royaume pour lutter contre la consommation abusive d’alcool.
Une étude réalisée sous l’égide de l’Organisation mondiale de la Santé, dans 40 Etats occidentaux, pointe la Communauté française de Belgique au 12e rang des pays qui enregistrent les plus forts taux d’ivresse précoce… Concrètement, en Wallonie et à Bruxelles, 9 % des garçons et 4 % des filles âgés de 11 ans déclarent consommer de l’alcool au moins une fois par semaine : c’est deux fois plus qu’en Flandre, au Luxembourg ou aux Etats-Unis.
D’autres données, portant sur la proportion d’ados et de pré-ados (11-15 ans) qui se sont trouvés au moins deux fois en état d’ébriété, apparaissent moins inquiétantes, la Communauté française se situant sous la moyenne occidentale (notre infographie). Reste qu’à 11 ans, les jeunes Wallons et Bruxellois sont deux fois plus nombreux que les Luxembourgeois ou les Suisses, et quatre fois plus nombreux que les Espagnols et les Suédois, à s’être trouvés en état d’ivresse…
Le Plan d’Action national Alcool prévoit, pour rappel, d’interdire la vente d’alcool aux moins de 16 ans, quel que soit le commerce (actuellement, la vente de vin et de bière n’est interdite aux moins de 16 ans que dans le secteur Horeca)… Des experts avaient déjà pointé le risque d’effet incitatif de cette politique prohibitionniste. Le Conseil supérieur de promotion de la santé dénonce, lui aussi, les « propositions répressives » du Plan.
Les alcooliers épargnés
Pas « la moindre référence aux objectifs et stratégies de promotion de la santé, insiste le Conseil ; l’approche biomédicale, pasteurienne est seule mise en évidence : dépistage médical, information alarmiste… ».
Les experts francophones estiment que le Plan épargne les alcooliers… Leur lobbying, avance le Conseil, aurait convaincu les ministres de cibler « les personnes qui consomment de façon excessive », sans nuire aux intérêts du secteur. De fait, le Plan belge renonce à augmenter sérieusement le prix des boissons alcoolisées et à interdire la pub en faveur de l’alcool. Il se montre bien moins restrictif que le Code français de la santé, qui interdit carrément, lui, aux alcooliers de parrainer une manifestation sportive ou culturelle (impossible d’organiser une « Kronenbourg League », outre-Quiévrain).
« Le Plan fait preuve d’une grande naïveté en considérant qu’il suffit d’améliorer les connaissances du public quant au danger de l’alcool… Certaines propositions pourraient même s’avérer contre-productives », poursuit le Conseil.
Ses experts estiment que « le Plan est écrit de façon peu cohérente, confuse… Des lacunes énormes apparaissent tout au long de l’éventail de mesures proposées, sans lien avec la promotion de la santé et du bien-être, et sans prendre en compte le danger de certaines mesures en matière de préservation des droits individuels ».
Les huit ministres concernés, qui se sont accordés, le 17 juin, sur une série de mesures à prendre, dans le cadre de l’application du Plan, ont encore l’opportunité de tenir compte des critiques du Conseil supérieur de promotion de la santé… En tâchant de mettre en œuvre un Plan plus cohérent, moins confus.

09 septembre 2008

Elio Di Rupo, Didier Reynders : chassé-croisé

Boulevard de l’Empereur, lundi, 11 h 45, fin du bureau du PS, Elio Di Rupo réplique à Didier Reynders (et à ses propos du week-end), sans le nommer. Avenue de la Toison d’Or, 12 h 45, fin du bureau du MR, Didier Reynders poursuit son offensive, tout en se défendant de s’en prendre particulièrement au PS…
1Comment va la Wallonie ? Pour Reynders : mal. Pour Di Rupo : beaucoup mieux.
Toujours dans le ton de son interview au Soir samedi, le président du MR ne s’en cache pas : « Nous n’allons pas nous fondre dans une espèce de consensus qui voudrait faire croire que tout va bien ! » Certes, concède Reynders, « il y a depuis longtemps beaucoup de réussites en Wallonie. » Mais « il faut réduire les écarts entre sous-régions du Sud, Bruxelles et le Nord ». Et « remettre à l’avant-plan le goût de l’effort, de l’excellence et les capacités de développer des talents ».
Et de citer en exemple la réussite du Brabant wallon, qu’il voudrait étendre au reste de la Wallonie. Grâce à cette clef de la réussite qu’est « l’ancrage de la Wallonie et de Bruxelles ». Or, « il n’y a pas un mot sur Bruxelles dans le plan Marshall ».
Le président du PS recadre. La Wallonie ? « Un redressement spectaculaire ! La région est entrée dans le “top 5” du Financial Times, où l’on ne trouve pas forcément des conseillers des partis socialistes ! » Le plan Marshall ? « Le nom n’est pas de nous, un journal flamand l’a baptisé comme ça, rien à voir avec l’aide extérieure ou l’assistance (dixit Reynders, NDLR), c’est un plan qui produit des résultats remarquables, la Wallonie avance à la vitesse de la lumière. » Les indicateurs : « En 2007, le chômage a diminué de 8 %, 70 sociétés étrangères ont élu domicile chez nous, le nombre de jours de grève s’est élevé à 27.000 contre 70.000 au Nord. » Donc : « Il est temps de sortir des clichés sur la Wallonie, en Flandre comme chez nous, d’évoluer. » Morale de l’histoire : « Il faut savoir aimer sa région, en être fier. »
2 La campagne électorale 2009 a-t-elle débuté ? Didier Reynders le dit sans ambages : « Oui, elle est lancée ! » Et si son discours sur le mal wallon ne plaît pas à certains dirigeants, « ce n’est pas grave. La Région, ce n’est pas une personne, ni un parti. Le débat portera sur un changement profond de politique. » En Wallonie comme en Communauté française, le MR mènera pleinement son « rôle d’opposition ». Annonçant ses lignes de front : enseignement, gouvernance, urbanisme, sport…
Elio Di Rupo a-t-il le sentiment lui aussi d’être entré en campagne ? Non, mais oui. « Nous serions tous bien inspirés si la campagne pouvait être intense dans les deux ou trois derniers mois avant les élections de juin 2009. Jusque-là, il importe de gouverner avec le sérieux qui s’impose. » Autre version : « Ce serait bien que la campagne réelle débute autour de Pâques. » Entre l’« intense » et la « réelle », la campagne tout court a débuté.
3 Et les négociations communautaires ? Pour l’heure, Didier Reynders s’intéresse au plan de table. Et relève deux éléments positifs dans la nouvelle position du gouvernement flamand : il accepte la présence de représentants bruxellois ; et « il vient à table sans calendrier ni échéancier ». Pour les convives francophones, outre la représentation de chaque niveau de pouvoir, Reynders exige celle des « différents partis en fonction de leur poids » – lui n’est pas candidat. Car : « Le MR ne se sent pas représenté par les gouvernements de la Communauté française ou de la Région wallonne. »
Elio Di Rupo la joue « au-dessus de la mêlée ». Florilège : « Surtout, pas d’invectives », « Ayons la volonté d’aboutir », « Soyons constructifs », « Respectons-nous ». Concrètement : les francophones désigneront ensemble leur délégation ; tous les partis seront à la table ; l’important est de participer à ces négociations qui permettront à Leterme Ier d’agir, lui, sur le socio-économique.

Le chômage a atteint le seuil des 15 % en Wallonie
Le taux de chômage a atteint le seuil symbolique des 15 % en Wallonie au mois d’août, selon les données fournies ce lundi par le Forem. En août 2007, cet indicateur était de 15,9 %.

La région wallonne comptait fin août, 228.703 personnes au chômage, ce qui représente 15 % de la population active. En détails, il y avait, 209.091 demandeurs d’emploi demandeurs d’allocations (dont 2.168 en Communauté germanophone) et 19.612 jeunes en stage d’attente (dont 360 en Communauté germanophone).
Le nombre de demandeurs d’emploi demandeurs d’allocations et de jeunes en stage d’attente a diminué de 5,9 %, soit 14.259 personnes en moins, par rapport à la même période en 2007. Il y avait 55 % de femmes, et 24 % de personnes âgées de moins de 25 ans, selon les chiffres fournis par le Forem.

BHV : « Pas de solution avant les régionales »

Il n’y aura pas de solution dans le dossier de l’arrondissement électoral Bruxelles-Hal-Vilvorde avant les élections régionales, étant donné la sensibilité contenue dans ce dossier, a reconnu le vice-président du gouvernement flamand Frank Vandenbroucke (SP.A) au micro de la RTBF.
Vendredi, le gouvernement flamand avait proposé de laisser la procédure parlementaire en cours se poursuivre dans ce dossier. « Nous savons bien qu’avant les élections régionales il n’y aura pas de solution. C’est pourquoi nous proposons de laisser courir la procédure parlementaire en cours », a expliqué le ministre flamand de l’Emploi, de l’Enseignement et de la Formation, précisant qu’à cette procédure sont liées d’autres de conflit d’intérêts qui ne permettront pas de faire aboutir le dossier avant le scrutin de juin 2009.
Le ministre flamand n’a pas exclu qu’après ces élections régionales le dossier soit repris dans une négociation. « Une procédure parlementaire n’exclut pas qu’en fin de route on aboutisse à une solution négociée », a-t-il précisé.
En scindant clairement le dossier de la révision constitutionnelle et celui de l’arrondissement électoral, le gouvernement flamand désire permettre de faire avancer le premier. « Nous invitons les Francophones à discuter d’autres sujets importants comme le financement du niveau fédéral ou la répartition des différentes compétences. Et nous leur demandons de ne pas bloquer cet aspect-là sous prétexte que le dossier BHV n’est pas réglé ».
Interrogé sur la question de l’élargissement de la région bruxelloise dont le gouvernement flamand a dit ne pas vouloir discuter, Frank Vandenbroucke a précisé qu’il s’agissait là de la position de départ de la Flandre, laquelle n’empêche pas les Francophones d’inscrire malgré tout ce point à l’ordre du jour. « Nous n’avons pas dit que les Francophones devaient limiter leur liste à ce qui nous convient », a-t-il indiqué, répétant que pour sortir de l’impasse actuelle il fallait repartir d’une « page blanche ».

"Une scission coûterait aux trois Régions".

La facture d’un éclatement calculée par Rudy Aernoudt : les trois Régions seraient financièrement perdantes. Mais c’est la Wallonie qui boirait la tasse. Une facture annuelle de 4,9 milliards d’euros : c’est le prix que devrait payer le Sud en cas de partition de l’Etat.

AFP
Rudy Aernoudt, ex-secrétaire général de l’administration flamande, ancien chef de cabinet de ministres wallon, flamand et fédéral de l’Economie, est un auteur prolifique. Il dénonce dans une série d’ouvrages les clichés alignés par les hérauts du séparatisme et a démonté les chiffres avancés dans le Manifeste des patrons flamands pour l’indépendance de la Flandre du groupe « In De Warande ». Il a créé le groupe de réflexion « België Anders/ La Belgique Autrement » avec des personnalités du monde économique et, à ce jour, n’envisage pas de se présenter aux élections. Il vient de calculer la note d’une scission de l’Etat.
La facture annuelle pour la Belgique s’élèverait à 7,2 milliards d’euros (2,3 % du produit intérieur brut, lire tableau). L’ardoise se ventile différemment selon les trois régions. La Flandre perdrait 1,25 milliard par an dans l’aventure, contre 1,06 à Bruxelles. Mais c’est la Wallonie qui, en cas d’autonomie – et sans Bruxelles, donc –, serait la victime la plus lourde de l’éclatement du pays. Selon l’expert flamand, l’économie wallonne connaîtrait un recul équivalent à 6 % de son PNB. Chaque année, son budget serait amputé de 4,89 milliards. Une tuile qui s’explique surtout par le démantèlement des transferts de la Flandre vers le Sud du pays, dans la foulée de la fin du pays.
C’est le premier constat dressé par Rudy Aernoudt : dans un tel scénario, le Wallon perd sa culotte. Plus précisément, a calculé Aernoudt, en fonction de la population des deux plus grandes régions du pays, chaque Wallon perdrait 1.400 euros par an contre 200 euros pour un Flamand. « J’ai calculé que le nombre de Wallons qu’une scission plongera sous le seuil de pauvreté passera de 16 à 27 %. A politique inchangée. Car un tel scénario contraindra les décideurs wallons, pour équilibrer leur budget, à limiter l’octroi des allocations de chômage dans le temps, par exemple. Mais cela, cela relève du politique. Moi, je livre les chiffres », souligne Aernoudt.
Mais si la facture est particulièrement plus élevée au Sud qu’au Nord, chaque Région paiera un tribut, chaque année, pour son indépendance.
Aernoudt a aussi établi un second scénario, aux antipodes du premier, celui du maintien et de la reconstruction d’un Etat fédéral performant, au moins aussi compétitif, économiquement, que ses voisins immédiats. Un Etat qui mette en place des collaborations interrégionales réellement efficaces et qui élimine les chevauchements de compétences. Un Etat qui, aussi, gommerait les énormes disparités entre les taux de chômages régionaux. « Cela veut dire que 100.000 des 200.000 chômeurs wallons devraient, en tout cas, à terme, accepter d’occuper les 150.000 emplois vacants en Flandre. Il n’y a, économiquement, aucune raison qui justifie, dans un si petit pays que le nôtre, de telles divergences régionales en matière d’emploi. »
Ce second scénario permettrait d’épargner, annuellement, grâce à une politique plus efficiente, la bagatelle de 14 milliards d’euros annuels, dont la moitié profiterait à la seule Flandre. Mais la Wallonie, avec 4 milliards générés et Bruxelles, avec 3 milliards, sortiraient elles aussi gagnantes de la mise en place d’un Etat fédéral plus efficient. Et qui, aujourd’hui, ne l’est pas, précise Aernoudt, « parce qu’il préfère l’immobilisme et le statu quo ».
Pour expliquer la hauteur de la facture que paierait chacune des régions devenues autonomes, Aernoudt part de l’hypothèse que la scission du pays mettra automatiquement fin aux transferts Nord-Sud. Elle n’est pas neutre. Selon les chiffres publiés par l’administration flamande du Budget et des Finances (Abafim), la Flandre transfère chaque année 5,4 milliards aux deux autres régions : 4 milliards vers la Wallonie, 1,4 milliard vers Bruxelles. Mais Aernoudt affine ses chiffres à la lumière des corrections apportées de manière unanime, en décembre 2006, par des professeurs d’université francophones et flamands. Ces chiffres, peu commentés à l’époque, se réfèrent au droit international. Ainsi, les revenus des travailleurs sont calculés en fonction du lieu de travail et non de leur domicile. Les salaires des fonctionnaires fédéraux ne sont pas pris en compte et le calcul des recettes en sécurité sociale est revu selon de nouveaux critères. En bout de course, ces corrections font fondre les transferts flamands de 5,4 à 1,6 milliard. Bruxelles devient la vache à lait en transférant 3 milliards vers la Wallonie qui, au total, obtient 4,6 milliards.
Aernoudt se réfère aussi au rapport de l’OCDE pour affirmer que la régionalisation a généré un accroissement de l’effectif de la Fonction publique. L’OCDE estime à 15 % la perte d’efficacité de notre administration à la suite des transferts de compétence.
Aernoudt émet l’hypothèse qu’une scission aggravera le phénomène et augmentera les coûts. Ce qui fait, avec d’autres menus frais (lire ci-contre), grimper la note.

L'éclatement du pays coûterait 7,2 milliards

C'est la Wallonie qui, en cas d'autonomie - sans Bruxelles - serait la victime la plus lourde de l'éclatement de la Belgique.
La facture annuelle pour la partition de l'Etat s'élèverait à 7,2 milliards d'euros (-2,3% du PNB). La Wallonie perdrait ainsi 4,89 milliards d'euros (-6%), écrit mardi Le Soir, citant des calculs de Rudy Aernoudt, ex-secrétaire général de l'administration flamande.
La Flandre perdrait de son côté 1,25 milliard d'euros par an dans l'aventure contre 1,06 milliard d'euros pour Bruxelles.La baisse pour la Wallonie s'expliquerait surtout par le démantèlement des transferts de la Flandre vers le Sud dans la foulée de la fin du pays.

Chaque wallon perdrait 1.200 euros par an
Si l'on calcule en fonction de la population, chaque wallon perdrait 1.200 euros par an contre 200 euros pour un Flamand. A politique inchangée, le nombre de Wallons passant sous le seuil de pauvreté passerait de 17% à 27%.
Rudy Aernoudt a également établi un second scénario: celui de la reconstitution d'un Etat fédéral performant, mettant en place des collaborations interrégionales efficaces. Dans un tel cas, 100.000 des chômeurs wallons accepteraient d'occuper les 150.000 emplois vacants en Flandre.
Dans un tel scénario, des économies de 14 milliards d'euros seraient réalisées, dont 7 milliards pour la Flandre, 4 milliards pour la Wallonie et 3 milliards pour Bruxelles.

Enquête sur des comptes belges au Liechtenstein

Le parquet de Bruxelles a lancé une vaste enquête sur des Belges disposant d’un compte bancaire au Liechtenstein. Les enquêteurs de la police fédérale disposeraient d’une cinquantaine de données pertinentes.

Le parquet de Bruxelles a lancé une vaste enquête sur des Belges disposant d’un compte bancaire au Liechtenstein, a confirmé le porte-parole du parquet, Jos Colpin, au quotidien « De Tijd ». Les enquêteurs de la police fédérale disposeraient d’une cinquantaine de données pertinentes.
Le parquet a obtenu ces informations auprès de l’inspection spéciale des impôts, qui enquête aussi sur le caractère légal des placements d’argent par les Belges dans la principauté.
En février, l’Allemagne avait reçu les noms de 1.400 clients, principalement allemands, de la banque LGT du Liechtenstein. D’autres pays, comme le Royaume-Uni, avaient également obtenu des informations sur leurs contribuables.
Pour les contribuables belges, il a fallu attendre le mois de juin.
Ces personnes se retrouvent désormais dans le collimateur de la justice, qui bénéficie de compétences en matière d’enquête plus larges que l’inspection des impôts. Le parquet peut ainsi mener des perquisitions, saisir de l’argent ou des biens, placer des suspects sous mandat d’arrêt, etc. Il s’intéresserait actuellement à une cinquantaine de dossiers.

« Discrimination déguisée » en Flandre ?

La Commission européenne soupçonne les communes flamandes de Vilvorde, Londerzeel et Grammont de « discrimination déguisée » envers les personnes parlant une autre langue que le néerlandais.

Elle a demandé des explications au gouvernement flamand et a décidé d’envoyer une délégation de la Commission contre le racisme et l’intolérance en Flandre, écrit ce mardi Het Laatste Nieuws.
Ce n’est pas la première fois que des communes flamandes de la périphérie bruxelloise sont dans le collimateur de la Commission. Elle avait déjà pointé du doigt Zaventem pour sa politique en matière de vente de terrains communaux.
Elle s’intéresse maintenant à Vilvorde qui veut vendre 50 habitations sociales tout en les réservant pour des Flamands, à Londerzeel qui suit l’exemple de Zaventem et à Grammont qui octroie des allocations aux seules personnes qui apprennent le néerlandais.
Dans sa réponse, le ministre flamand des Affaires intérieures, Marino Keulen, renvoie aux communes. « Je peux vous assurer que le gouvernement exerce correctement sa tutelle administrative », écrit le ministre. Il souligne qu’il a cassé une décision de Liedekerke qui voulait refuser les enfants ne parlant pas néerlandais dans ses plaines de jeux.

01 septembre 2008

Pouvoir d'achat: "Tout le monde parle, le PS agit"

Le président du PS, Elio Di Rupo, a plaidé dimanche à Chevetogne en faveur d'une "solidarité moderne" et souligné, sur foi des bilans et projets des différents gouvernements auxquels il participe, que seul le parti socialiste agit en ce sens, même si, selon lui, il n'est pas toujours facile de convaincre les "régressistes", chantres de la compétitivité.M. Di Rupo a clôturé dimanche deux journées d'universités d'été au domaine provincial de Chevetogne dans un discours tenu devant quelque 600 militants parmi les milliers présents dans le parc.Le président du parti socialiste a focalisé sa rentrée devant les militants sur le socio-économique, l'institutionnel devant, selon lui, être dissocié de l'action des gouvernements.Le ministre-président flamand Kris Peeters a une nouvelle fois plaidé dans la presse du week-end en faveur d'un dialogue de communauté à communauté entre flamands et francophones, réitérant que la Région bruxelloise constitue à ses yeux une Région "spécifique" voire "spéciale"."Il faut séparer l'action des gouvernements, dont celui du fédéral, de l'institutionnel. Le pays connaît une crise économique profonde dont les gens vont ressentir les effets de plein fouet à l'automne", a rétorqué dimanche M. Di Rupo en marge de son discours. "En ce qui concerne l'institutionnel, la négociation va reprendre entre le 8 et le 18 septembre. Pour le PS, il faut trouver une solution mais les francophones doivent se choisir la délégation qu'ils souhaitent. Je suis d'accord que les entités fédérées soient représentées", a-t-il ajouté, précisant que la Région bruxelloise devait l'être "à part entière".L'institutionnel n'a pas fait l'objet du discours du président du PS presqu'entièrement consacré à la crise économique et aux projets entrepris pour y remédier. Le PS est le parti du pouvoir d'achat des gens, a indiqué Elio Di Rupo, rappelant notamment la mise en place du fonds mazout, ce qui a été décidé lors du dernier contrôle budgétaire, et les mesures annoncées aux gouvernement wallon et de la Communauté en faveur du pouvoir d'achat. "C'est encore insuffisant mais il faut savoir reconnaître les choses", a lancé M. Di Rupo. Et en tout cas, "jamais les socialistes n'accepteront la fatalité de la régression sociale au nom de la compétitivité".Disant refuser la société "casino" qui serait proposée par d'aucuns, le président du PS a défendu dimanche le principe d'une "solidarité moderne", qui assure une "réelle sécurité d'existence", "récompense l'effort", "soutient les talents", et "encourage l'excellence".Evoquant l'excellence qui doit permettre à chacun d'être tiré vers le haut, M. Di Rupo a fait le bilan des dernières années dans le secteur de l'enseignement qui a connu une augmentation de 1.000 postes. Grâce à qui? "Pas aux Ecolos quand ils avaient la responsabilité du département, pas les ministres libéraux pourtant présents pendant 5 ans. Non, grâce aux socialistes", a-t-il indiqué, épargnant le cdH. Certains se souviennent encore des restructurations dans l'enseignement avant cette période, la ministre de l'époque Laurette Onkelinx devant gérer une situation dans une Communauté française exsangue financièrement. "On sent aujourd'hui, une nouvelle dynamique chez les enseignants", a indiqué M. Di Rupo.Enfin, le président du PS, Elio Di Rupo a une nouvelle fois égratigné la ministre de l'Asile et des Migrations Annemie Turtelboom. "Je suis très fâché de voir à l'oeuvre une ministre qui ne respecte pas ce qui a été négocié durement lors de la mise en place du gouvernement. C'est incorrect", a-t-il dit évoquant la situation des sans-papiers qui attendent une circulaire fixant les critères de régularisation. "Ce que je demande n'est pas du laxisme. Il faut prendre en compte la situation de ces gens qui sont venus ici parce qu'ils étaient désespérés", a-t-il dit.

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"Pas de réforme avant juin 2009"

Le MR est prêt à négocier une réforme de l'Etat. Mais, celle-ci n'aura plus lieu avant les élections régionales de 2009, a estimé dimanche le président du MR Didier Reynders, au cours de la première de l'émission télévisée de la RTBF Le septième jour.Interrogé sur la probabilité de voir la Nieuw-Vlaams Alliantie quitter la majorité fédérale dans ce cas de figure, le patron du MR a ajouté qu'il n'avait "rien à faire de l'avis de Bart de Wever", le président de cette formation nationaliste flamande en cartel avec le CD&V."Les gens de la N-VA ne sont déjà pas là (ndlr: dans la majorité fédérale). Bart De Wever s'est abstenu sur la confiance au gouvernement. Je n'ai rien à faire de son avis sur l'avenir de ce même gouvernement", a notamment dit Didier Reynders.Le président du mouvement Réformateur a confirmé sa candidature à sa propre succession à la tête du parti. Il a demandé, "avec les libéraux du nord du pays", au cartel CD&V-V-VA, "comme aux autres d'arrêter de se battre jour après jour avec des ultimatums sur tous les sujets du thème institutionnel et de se concentrer sur les enjeux socio-économiques pour faire face à la crise". A ses yeux, il importe de "prendre le temps de mettre les gens autour de la table et de préparer ce qui se fera après les élections régionales de 2009.Didier Reynders a par ailleurs concédé que le gouvernement Leterme était très loin de trouver un accord sur l'immigration, car les positions des différents partis sont trop opposées.Pour lui, on ne pourra pas parler de régularisation sans aborder l'immigration économique ou le regroupement familial, trop simple à l'heure actuelle. Il ne suffit pas de faire venir sa famille en Belgique; il faut les moyens de la faire vivre, a-t-il dit.Le Vice-premier ministre estime que l'attribution de la nationalité belge a été bradée. "Nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde, et quels que soient les critères, il y aura toujours des gens expulsés", a-t-il affirmé à ce sujet.

200.000 familles ont fait appel au fonds mazout

Quelque 256.340 dossiers ont été introduits auprès du fonds mazout lors de l'hiver 2007/2008. Au total, 194.555 familles ont fait usage du fonds, pour un montant de 24,1 millions d'euros, indique dimanche Marie Arena, ministre de l'Intégration sociale.Le nombre de familles ayant fait appel au fonds a augmenté spectaculairement de 165% par rapport à la période 2006-2007, où 86.990 familles y avaient eu recours. Cette forte augmentation s'explique par le fait que le fonds est mieux connu et par l'introduction en 2007/2008 d'une nouvelle catégorie de bénéficiaires, les personnes ayant un revenu modeste."Nous prévoyons que l'augmentation dans les catégories qui existaient depuis le début (personnes qui bénéficient d'une intervention majorée de l'assurance soins de santé, avec des bas revenus ou surendettées) est derrière nous", explique Herlinde Martens, du cabinet Arena. "Pour la dernière catégorie, par contre, nous prévoyons encore une augmentation, en raison des prix élevés de l'énergie, le pouvoir d'achat en berne et la meilleure visibilité du fonds."Le fonds social mazout entre à nouveau en vigueur le 1er septembre. Un certain nombre de choses changent. "Un certain nombre d'adaptations permettront de simplifier la procédure et de limiter les démarches administratives pour les CPAS", indique encore Herlinde Martens. "Les CPAS auront dès cette période un accès direct aux données du SPF Finances en rapport avec les revenus du demandeur et sa composition de famille. Les candidats auront l'occasion d'introduire leur demande par écrit grâce à un formulaire unique."

Le fonds mazout élargi

De riches russes s'infiltrent dans l'économie belge

Des millionnaires russes prennent systématiquement des participations dans des entreprises belges, ce qui pourrait entraîner une perte de notre indépendance, selon des spécialistes, alors que d'autres pays occidentaux sont confrontés au même phénomène, écrivent nos confrères du Morgen ce lundi.Il s'agit là d'une politique délibérée de la part du président et du premier ministre Russe, Dmitri Medvedev et Vladimir Poutine. "Il s'agit d'une action délibérée et réfléchie des politiques russes. Ils prennent des positions cruciales dans des entreprises stratégiques mais aussi des secteurs moins évidents de l'économie occidentale", affirme Katlijn Malfliet, de l'université de Louvain.