04 juin 2007

L'inefficacité administrative coûte 10 milliards d'euros par an

L'inefficacité administrative coûte 10 milliards d'euros par an

Le montant des pertes dues à l'inefficacité de l'administration fédérale belge s'élève à 10 milliards d'euros par an, a indiqué jeudi Rudy Aernoudt, secrétaire général du département Economie, Sciences et Innovation de l'administration flamande, lors d'une conférence de presse, organisée avec l'Union wallonne des entreprises (UWE), la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) et l'union flamande des entrepreneurs indépendants Unizo.
La Belgique enregistre de mauvais résultats dans les enquêtes internationales qui mesurent la performance des pouvoirs publics. "L'efficacité administrative belge s'élève à 66 pc. Les premiers du classement, l'Irlande et le Grand-Duché de Luxembourg, enregistrent 96 et 100 pc d'efficacité. La moyenne européenne atteint les 79 pc. La Belgique est ainsi 34 pc moins efficace que le Grand-Duché de Luxembourg et 13 pc moins efficace que la moyenne européenne", a expliqué Rudi Aernoudt.
"Si l'administration belge fonctionnait aussi efficacement que la moyenne européenne, elle épargnerait 10 milliards d'euros par an, soit 1.000 euros par an par habitant,. Ces 10 milliards ne représentent pas moins de 5 à 6 pc de notre produit intérieur brut", a précisé M. Aernoudt.
Une administration plus efficace permettrait aux citoyens de voire réduire leurs impôts de 25 pc, a pour sa part précisé Jean de Lame, secrétaire général de l'Union wallonne des entreprises. Le nombre de personnes qui travaillent dans l'administration est fort élevé par rapport à la moyenne européenne. "Entre 11 et 3 pc des Européens travaillent dans l'administration. En Belgique, ce chiffre atteint 18 pc", a souligné M. Aernoudt, pour qui ce sont d'abord les cabinets ministériels qui devraient être écrémés. Il pense en effet que le travail des administrations et des cabinets est redondant.
M. de Lame (UWE) a lui souligné que les lois et les décrets sont souvent votés sans avoir consulté l'administration, qui doit ensuite les mettre en application. "L'administration doit chercher les moyens de les mettre en oeuvre. Cela représente une perte de temps et donc une efficacité moindre", a-t-il commenté. Il fustige aussi le fait que le système informatique de l'administration est moins performant que celui des banques er assurances.
Rudi Thomaes, administrateur délégué de la FEB, a conclu en insistant sur le fait que c'est maintenant au politique de prendre les choses en mains.

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