31 mai 2007

Spa-Francorchamps

La FIA satisfaite des travaux du circuit de Spa-Francorchamps

Les travaux ont consisté en la modification de la chicane, en la création de nouveaux paddocks F1, en l'adaptation du virage de la Source afin d'y installer des tribunes, et en l'aménagement de parkings (photo: archives, novembre 2006).
Le circuit réaménagé a été inauguré vendredi dernier, en présence notamment d'Elio Di Rupo et Michel Daerden.
L'Intercommunale du circuit de Spa-Francorchamps (ISF) a reçu ce jeudi la visite de Charly Whiting, homologateur de la FIA (Fédération automobile internationale), dans le cadre de l'inspection officieuse relative aux travaux d'aménagement du circuit et à la construction de nouvelles infrastructures.Le responsable technique de la FIA s'est montré satisfait par l'ensemble des travaux réalisés. Il a remarqué que le travail avait été réalisé "vite, bien et à coût raisonnable".L'ISF attend cependant son rapport écrit afin de définir d'éventuelles adaptations complémentaires qui devraient être réalisées. La FIA avait déjà approuvé les plans des travaux avant leur réalisation. (belga)
EN SAVOIR PLUS: Inauguration du circuit de Francorchamps réaménagé

MAJ 25/5/07

Inauguration du circuit de Francorchamps réaménagé
Comme l'a souligné le ministre-président wallon Elio Di Rupo, cette inauguration constituait "la fin d'une saga".
Le circuit a été inauguré symboliquement par les ministres wallons, à bord d'une Golf pilotée par monsieur Di Rupo.
Les travaux d'aménagement du circuit automobile de Spa-Francorchamps ont été inaugurés ce vendredi après-midi en présence de nombreuses personnalisés politiques, dont le ministre-président wallon Elio Di Rupo et le ministre wallon de l'Equipement et des Transports Michel Daerden.25 millionsLes travaux, d'un montant total de 25 millions d'euros, ont consisté en la modification de la chicane, en la création de nouveaux paddocks F1 à l'intérieur du circuit, en l'adaptation du virage de la Source afin d'y installer des tribunes et en l'aménagement de parkings.HomologationLe circuit, qui répond aux normes de la Fédération Internationale de l'Automobile (FIA), accueillera le GP de Belgique de Formule 1 le 16 septembre. Les essais auront lieu les 10, 11 et 12 juillet. La FIA devrait homologuer le circuit le 31 mai.
EN SAVOIR PLUS: Un hôtel de 100 chambres sur le circuit de Francorchamps

MAJ 14/95/07

Travaux du circuit de Francorchamps terminés le 25 mai

Les travaux à Spa-Francorchamps se termineront le 25 mai.
Les travaux de mise en conformité du circuit de Spa-Francorchamps seront officiellement terminés le 25 mai, a déclaré lundi le président de l'Intercommunale du Circuit, Jean-Marie Happart, à l'Agence BELGA. Les travaux auraient du être réceptionnés ce mardi 15 mai mais la pluie qui est tombée la semaine dernière a retardé les travaux de marquage. "L'ensemble est terminé et la piste est en ordre mais il reste quelques détails à fignoler", a souligné M. Happart. Le nouveau tracé a pour sa part été inauguré ce week-end par Marc Duez. Les travaux concernent notamment la sécurisation de la piste de la chicane et de la "pitlane", l'adaptation du virage de la Source, la démolition et la reconstruction des stands de F1 aux normes de la FIA. Les travaux sont évalués à quelque 25 millions d'euros. La première pierre du chantier de réaménagement avait été posée le 6 décembre 2006. (Belga)

Propriétaires

Propriétaires, hâtez-vous ! (31/05/2007)

Passé le 1er juin, les locataires dont le bail n'a pas été enregistré peuvent quitter leur logement sans préavis

BRUXELLES De nombreux propriétaires louant des biens immobiliers ne semblent toujours pas au courant que tous les baux doivent désormais être enregistrés. Si cela ne se fait pas, des locataires, dans le cadre d'un contrat de 9 ans, peuvent rompre leur contrat sans préavis ou indemnités.

Selon la nouvelle législation, les contrats de location (depuis le 1er janvier 2007) doivent être enregistrés dans les deux mois de la signature. Cela vaut aussi pour tous les contrats qui ont été conclus avant 2007. Pour ces derniers, la période d'enregistrement s'étend jusqu'en juin.

À ce jour, moins d'un quart des propriétaires ont fait enregistrer le bail conclu avec leur locataire. Les droits de timbre qui portaient sur ces baux ont été supprimés, si bien que le propriétaire n'a aucun intérêt à ignorer la législation entrée en vigueur le 1er janvier dernier.

Le bail doit être enregistré au bureau de l'enregistrement compétent. Ce bureau n'est pas le même que celui des contributions directes, celui de la TVA ou celui de l'administration communale.

Les baux conclus avant le 1er janvier 2007 et qui n'ont pas été enregistrés doivent l'être avant le 1er juillet 2007; s'ils sont enregistrés plus tard, l'administration percevra une amende de 25 euros. D'autre part, en cas de non-enregistrement d'un bail d'immeubles partiellement affectés à des fins professionnelles et partiellement destinés à l'habitation, le montant du loyer net sera entièrement imposable dans le chef du bailleur.

Pour faire enregistrer un bail, Il suffit de se rendre au bureau de l'enregistrement du lieu où se trouve le bien loué, avec deux exemplaires du contrat de bail. Il est possible d'envoyer les exemplaires par courrier postal, par téléfax ou même par courrier électronique. Le receveur de l'enregistrement apposera son cachet sur tous les exemplaires du bail, et les restituera. Le cachet de l'administration attestera la date de l'enregistrement.
© La Dernière Heure 2007

Celui qui perd un procès ...

Celui qui perd un procès devra payer au minimum 200 euros
Un arrêté royal provisoire fixe les montants que la partie perdante d'un procès devra payer à la partie adverse comme participation aux frais d'avocat, rapporte jeudi De Standaard.

En mars dernier, la Chambre avait approuvé à l'unanimité le projet de loi relatif à la répétibilité des honoraires et des frais d'avocat. Une personne qui se tourne vers la justice pour un montant entre 250 et 750 euros et qui gagne son procès recevra 200 euros pour ses frais d'avocat.

Pour un différend portant sur un montant entre 750 et 2.500 euros, la participation aux frais de la partie gagnante s'élèvera à 400 euros. Les montants augmentent en fonction de la hauteur du litige. A partir de 5.000 euros, la participation aux frais d'avocat sera d'un dixième du montant réclamé. La mesure devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2008. (belga)

Le prix des cultes en Belgique

L'Etat fédéral a versé, en 2006, plus de 80 millions d'euros aux différents cultes reconnus par la Constitution belge dans le cadre du paiement des salaires de leurs ministres, d'après la ministre fédérale chargée des Cultes, Laurette Onkelinx.

Le culte catholique a perçu un peu plus de 79 millions d'euros, suivi par les cultes protestant évangélique (3,554 millions), orthodoxe (1,16 millions), israélite (892.000 euros), anglican (310.627 euros) et islamique (69.000 euros).

A ces sommes, il a fallu prévoir un budget de 2,556 millions d'euros en termes de primes de fin d'année et une enveloppe de plus ou moins 310.000 euros pour la régularisation de certains salaires. Ce montant total n'a pas fort évolué ces dernières années, mais pourrait changer avec la reconnaissance prochaine d'une série d'imams. (belga)

Fils de ...

Une maladie contagieuse ….
Sur les listes électorales du 10 juin prochain ; il y a pas mal de noms connus. Connus car c'est souvent celui de papas ou un peu plus rarement de mamans déjà actifs dans la "chose politique". Certains ont déjà fait leur prénom, de nouveaux se lancent…..


Il y a donc ceux qui se sont déjà forgés leur propre expérience et qui rempilent. Ceux que l'on ne présente plus comme Freya Van den Bossche, fille de Luc, ex-ministre de la fonction publique, ministre du budget sortante, une nouvelle fois tête de liste dans sa province pour le SP.A. Et puis en vrac, si l'on peut dire Alain Mathot fils de Guy éminence PS de sérésienne, Bernard Clerfayt FDF fils de Georges, Benoît Lutgen CDH fils de Guy, Hilde Claes fille de Willy, Maya Detiège fille de l'ex-bourgmestre d'Anvers Leona; Denis Ducarme, fils de Daniel, tous deux en course, l'un dans le Hainaut, l'autre à Bruxelles.

Autres libéraux, Louis et Charles Michel également en lice, l'un au Sénat, l'autre dans le Brabant wallon; côté SP.A Louis et Bruno Tobback, en campagne l'un dans le BHV, l'autre à Louvain, ou encore Herman et Peter Van Rompuy, tous deux sur la liste CD&V dans le BHV.

Il y a aussi André Denis du MR, fils de Robert Denis ex-bourgmestre de Malmedy et député sortant. Pour le VLD, au Sénat Jean-Jacques De Gucht, fils du ministre des Affaires étrangères, lui-même tête de liste en Flandre orientale. Enfin, Benoît Langendries, député wallon, candidat CDH du Brabant wallon, fils de Raymond, député européen et ancien président de la Chambre.
Dans le jeu des 7 familles, à épingler encore Mathias De Clercq, petit-fils de Willy fondateur du parti libéral flamand, suppléant Open VLD en Flandre orientale;. Gaston Onkelinx, père de Laurette, candidat PS au Sénat, alors que sa fille est tête de liste à Bruxelles. Toujours au PS à Bruxelles, Pierre Kompany, père du footballeur Vincent. Ou encore Celie Dehaene-Verbeke, épouse d'un certain Jean-Luc, dernière sur la liste du CD&V au Sénat.

Le Ducroire menacé d'une action en justice

MAJ 31.05.2007

L'assureur-crédit français Coface estime que le leader belge du marché, le Ducroire, abuse de sa position dominante et menace de porter l'affaire devant la justice européenne si rien ne change, rapporte jeudi L'Echo. « Le Ducroire abuse de sa position dominante en mêlant intérêt public et intérêt privé. Il utilise, par exemple, du personnel et des locaux du public pour ses activités dans le secteur privé », dénonce Oliver Nifle, CEO de Coface Belux. Si rien ne change rapidement, le groupe Coface envisage de porter l'affaire devant la justice européenne en vertu de l'article 88 du Traité qui qualifie les aides d'Etats et les ressources qu'un Etat peut apporter dans le cadre d'une entreprise privée. Selon les informations de L'Echo, une ultime tentative de conciliation pourrait avoir lieu dans les jours à venir, après quoi, faute d'accord, la voie judiciaire sera sans doute inévitable, écrit le quotidien.

La Stib gratuite en cas de forte pollution ?

MAJ 30.05.2007

D'ici l'hiver prochain, les Bruxellois et les navetteurs devraient bénéficier d'un accès gratuit au réseau de la STIB, en cas de restrictions du trafic automobile dictées par la persistance de pics de pollution notamment par les particules fines. Ces pics de pollution prolongés sont observés en cas d'inversion des températures dans l'atmosphère (plus élevées en altitude qu'au sol) et en l'absence de vent. Pour être appliquée, cette mesure prévue dans le cadre du plan Bruxell'air, concocté par les ministres bruxellois de la Mobilité Pascal Smet et de l'Environnement Evelyne Huytebroeck, dépend encore de l'adoption d'un arrêté du gouvernement régional sur les modalités de restriction du trafic des voitures.

Découverte d'une étrange exoplanète

MAJ 30.05.2007

Des astronomes amateurs et professionnels ont annoncé avoir découvert une planète en dehors de notre système solaire qu'ils considèrent comme l'une des plus étranges des quelque 200 exoplanètes répertoriées à ce jour. « C'est la planète la plus grande et la plus massive trouvée sur une orbite aussi proche d'une étoile », a précisé le responsable du projet de recherche, Peter McCullough, un astronome au Space Telescope Science Institute à Baltimore, dans une présentation à la conférence de l'American Astronomical Society qui se tient cette semaine à Honolulu (Hawaï). « De plus, étant donné sa proximité de l'étoile, nous avons été surpris de constater que l'orbite de cette exoplanète n'est pas circulaire mais très elliptique », a poursuivi l'astronome. « Nous sommes aussi intrigués par la masse de XO-3b qui la situe entre une planète et une naine brune (une étoile avortée, ndlr) », a dit Christopher John-Krull, un astronome de l'université Rice (Texas).

30 mai 2007

VW, la suite

La cérémonie d'Audi fait grincer des dents
mercredi 30.05.2007

Jan Vanderpoorten s'est montré critique, mercredi, face à l'euphorie affichée lors de la cérémonie du lancement d'Audi à Bruxelles. « On ne peut jamais être content de la suppression de 3.200 emplois », a-t-il indiqué en précisant qu'il règne encore un certain mécontentement au sein de l'usine. De source fiable, l'événement aurait coûté 1,5 million d'euros. Selon le syndicaliste, le personnel ne comprend pas que tant d'argent ait été dépensé pour cette cérémonie en grande pompe, alors que des efforts sont réclamés aux travailleurs. L'usine doit en effet réduire ses coûts de 20 % et les problèmes chez AutoVision ne sont pas encore réglés. La semaine dernière, la chaîne a dû être arrêtée car les travailleurs d'AutoVision n'acceptent pas de retourner chez Audi Bruxelles vu le manque de personnel.

MAJ 27/02/07
Audi acceptée à Forest

Les salariés de l'usine Volkswagen de Forest se sont prononcés à une large majorité en faveur du plan de restructuration adopté lundi par la direction et les syndicats.
Etes-vous d'accord ou pas d'accord pour poursuivre avec Audi?". A cette unique question qui leur avait été posée, 76% des salariés ont répondu par l'affirmative, au cours d'un référendum à bulletin secret.
Pour assurer le maintien de 2.200 postes au sein de l'usine sur les 5.200 y travaillaient à l'origine, la direction de Volkswagen avait mis sur la table un plan prévoyant de réduire de 20% les coûts de production, avec notamment une augmentation du temps de travail (de 35 à 38 heures hebdomadaires) sans compensation salariale. En cas de rejet, elle menaçait de revenir sur les engagements pris depuis l'annonce de son plan de restructuration fin novembre.

Les salariés avaient fait grève lundi pour protester contre ce que beaucoup d'entre eux considéraient comme un "retour en arrière". Mardi soir, le Premier ministre, Guy Verhofstadt, a salué la victoire du bon sens. L'aval du plan d'avenir par les travailleurs signifie non seulement la sécurité de l'emploi pour les 2.200 salariés de VW/Audi, mais garantit également l'emploi des milliers de personnes engagées auprès des nombreux fournisseurs, s'est-il encore réjoui.
Le ministre de l'Emploi, Peter Van Velthoven, espère quant à lui que cette décision prise démocratiquement sera maintenant respectée par tous.
Selon lui, l'acceptation de ce plan d'avenir signifie en même temps l'approbation du plan social dans son ensemble, ce qui veut dire que les travailleurs qui quitteront l'entreprise pourront maintenant bénéficier d'un réel accompagnement dans leur quête d'un nouvel emploi.
Pour le directeur de l'usine, Norbert Steingräber, c'est un pas important pour l'usine de Forest, qui a montré sa volonté d'aller de l'avant vers un avenir plus sûr. On crée ainsi ici à Bruxelles les conditions nécessaires pour assembler des modèles attrayants et modernes, a-t-il conclu.
(d'après AFP et Belga)

Fonds structurels

La programmation 2007-2013 des fonds structurels européens consacrera plus de 2,6 milliards d'euros (aides régionales incluses) au développement de la Wallonie : 1,5 milliard d'euros pour le Hainaut au travers de l'Objectif Convergence ; 1,1 milliard pour le reste de la Wallonie au travers de l'Objectif Compétitivité régionale et Emploi.
Axes prioritaires. Le Gouvernement wallon a adopté 4 axes prioritaires sur lesquels il entend concentrer les moyens européens.
Axe 1. 845 millions d'euros seront consacrés à la création d'entreprises et d'emplois (540,7 millions pour Convergence ; 304,4 millions pour Compétitivité).
Axe 2. 723,6 millions d'euros (379,9 Convergence ; 343,7 Compétitivité) iront au développement du capital humain, des connaissances, des savoir-faire et de la recherche.
Axe 3. Un budget total de 277,1 millions d'euros (129,4 Convergence ; 147,7 Compétitivité) sera dédié à l'inclusion sociale.
Axe 4. Le développement territorial équilibré et durable recevra, lui, un budget de 741,8 millions d'euros (430 Convergence ; 311,8 Compétitivité).
Étapes. L'appel à projets a été lancé le 22 mai. Les projets doivent être soumis à la Région pour le 30 septembre. Les premiers dossiers pourraient être sélectionnés pour la fin 2007.
Sélection. Tous les projets seront analysés par une task force composée, entre autres, d'experts des administrations, d'universités et du monde de l'entreprise.
Infos. www.europe.wallonie.be/

Namur revendique sa part

Economie Fonds structurels européens. Si la capitale wallonne n'est pas éligible prioritairement, elle compte bien avoir une partie du gâteau européen.

Cinq fois. Depuis le début de l'année, la députée régionale Anne Barzin (MR), par ailleurs échevine des finances à Namur, a questionné cinq fois le gouvernement à propos des zones éligibles aux fonds structurels européens en séance du parlement. Un nombre d'interpellations qui traduit l'inquiétude de la capitale wallonne, et plus largement de la province, de ne recevoir que les miettes de cette manne européenne.
Où est le problème ? Tout d'abord, une partie de ces fonds est entièrement dédicacée au Hainaut (1,5 milliard sur 2,6 milliards d'euros). Le solde (1,1 milliard), lui, étant accessible au reste de la Wallonie. Selon le principe de concentration des aides, il devrait être principalement dédicacé au pôle urbain Liège-Verviers (bassin Meuse-Vesdre) ; puis aux zones rurales (qui ont déjà bénéficié des aides structurelles pour la période 2000-2006, soit les arrondissements de Dinant/Philippeville pour la province de Namur) et à Sambreville, qui a réussi à se glisser dans ces « zones prioritaires » à coups d'arguments socio-économiques. Et de lobbying.
Voilà donc pourquoi Namur craint de rester sur le carreau. Ces zones n'ont pas été choisies au hasard, a répondu récemment le ministre-président de la Région wallonne, Elio Di Rupo (PS), à la députée réformatrice : « Elles s'inscrivent dans une philosophie de stratégie de redéveloppement qui consiste à d'abord enlever tous les chancres pour refaire vivre les centres urbains et, ensuite, par rayonnement, avoir un développement plus généralisé. »
« Il n'y a pas d'exclusion »
Cela veut-il dire que les projets initiés dans d'autres lieux ne pourraient être retenus ? « Non, a-t-il souligné. Pour être clair, le fait de se trouver dans ces zones de concentration permet qu'à qualité égale, un projet soit favorisé par rapport à un autre. Il n'y a donc pas d'exclusion. » Pas de grande empathie non plus. « Nous ne nous contenterons pas, une fois de plus, d'un Soyez contents, nous vous avons rénové des immeubles, vous êtes capitale wallonne, etc. », prévient le député bourgmestre de Namur, Jacques Étienne (CDH). « Namur se situe clairement sur un axe de développement économique - le long de la nationale 4 - identifié dans le SDER (Schéma de développement de l'espace régional). Son développement est aussi lié à l'évolution européenne des universités où l'axe UCL, Gembloux et FUNDP aura un rôle à jouer ».
Et de poursuivre : « Par nature, nous ne sommes plus exclus des zones éligibles même si nous ne sommes pas dans les zones prioritaires. La seule certitude, c'est que si nous ne faisons rien, nous n'aurons rien. »
Partant de ce principe, la majorité namuroise (CDH-Écolo-MR) a pris les devants. C'est ainsi que la Ville prépare des dossiers en matière de redynamisation urbaine. On parle de la mise en valeur du quartier de Saint-Servais.
Pour le développement territorial et économique, une meilleure signalisation dans et autour de Namur est aussi envisagée. Au niveau du tourisme, le développement de la citadelle avec, pourquoi pas, l'idée de relancer un téléphérique, est également au programme. « Nous ne faisons pas tout cela pour le plaisir d'avoir des fonds européens, souligne le bourgmestre de Namur, mais parce que ces projets s'inscrivent dans notre projet global de développement. »

Expatriés et courtisés

Le MR veut calquer les listes électorales sur les listes consulaires et augmenter le nombre de Belges expatriés en droit de voter : le CDH et Ecolo y sont favorables. Pour le PS, en revanche, c'est niet. "Le vote des expatriés ne nous intéresse pas vraiment", dit Mme Lizin.Les expatriés voteront les 8 et 9 juin.
Ne manquez pas les vidéos des Présidents de partis.
La solitude de l'électeur à Yaoundé : il n'y aura qu'un seul Belge qui votera à partir de la ville camerounaise pour le scrutin du 10 juin. Les listes ont été arrêtées et ils sont 121817 Belges résidants à l'étranger à s'être enregistrés sur les listes pour les élections législatives (contre quelque 110 000 en 2003). 18 812 l'ont fait au départ de Paris, ce qui fait de la capitale française le pôle électoral le plus important hors des frontières belges.
"Les retraités de la Côte d'Azur"
C'est que l'élargissement des pouvoirs électoraux des expatriés belges est, aujourd'hui, devenu un réel enjeu politique. Ainsi le MR, qui recueille la majorité des suffrages des expats'en Communauté française, revendique-t-il à cor et à cris que les listes consulaires deviennent les listes électorales. "C'est essentiel, insiste Daniel Ducarme, président du MRI (Mouvement réformateur international). Qu'on cesse de multiplier les barrières au vote des Belges expatriés et qu'on simplifie les choses". Le corps électoral belge à l'étranger tournerait dès lors autour des 330000 personnes : un pactole pour les libéraux.
Logiquement, donc, l'affaire n'intéresse que modérément les socialistes. "Cela ne nous intéresse pas à première vue", confirme Anne-Marie Lizin (PS). Elle se reprend : "enfin, il y a peut-être quelques coopérants, etc. qui ont le profil des électeurs socialistes mais, traditionnellement, on n'a pas une énorme audience auprès des retraités de la Côte d'Azur ou des expatriés des grandes entreprises. On pense que ceux qui veulent s'intéresser à un pays doivent le manifester". Pas question, donc, de supprimer l'enregistrement préélectoral pour le PS.
Le CDH, en revanche, "est en faveur de la suppression de l'enregistrement", relève Georges Dallemagne, responsable "Belges à l'étranger" du CDH. Un bémol cependant : "que la commune belge dans laquelle le vote est exprimé soit la dernière commune dans laquelle l'expatrié a résidé". Ecolo, aussi, soutient cette extension des droits des expatriés : "l'environnement ou des thèmes comme la mondialisation font partie des préoccupations des Belges expatriés. Ils y sont fort sensibles", note Alexandre Chedron, conseiller politique en charge de ce dossier chez Ecolo.
Pour l'heure, après l'enregistrement, les expatriés peuvent voter de cinq façons différentes : en personne en Belgique, par procuration en Belgique, en personne à l'ambassade, par procuration à l'ambassade ou par correspondance. L'écrasante majorité (environ 70 pc) choisit le vote par correspondance. "La firme DHL gère l'envoi et le rapatriement en Belgique des bulletins de vote", détaille Stéphane De Mul, expert "Elections" au SPF Intérieur. Les votes exprimés dans les consulats sont, eux, ramenés par la valise diplomatique et dépouillés aux Affaires étrangères. Et, attention, on votera le 8 juin dans les consulats situés hors Union européenne. Et le samedi 9 juin dans les postes consulaires belges établis dans l'UE.
"La machine est grippée. A Bahreïn, s'emballe Daniel Ducarme, ils ne mettront même pas d'urne : ils envoient les gens voter au Koweït ! Vous imaginez ?" On imagine. Ils sont 85 Belges enregistrés à Koweït City. 864 à Kinshasa, 26 à La Havane et 429 à Rio de Janeiro. Allez, samba !


On a voté en octobre, c'est vrai, mais gare aux comparaisons !

Extrapoler le 10 juin à partir du 8 octobre est hasardeux. Surtout quant aux communes.
Tant mieux pour le suspense : il n'existe pas de boule de cristal pour le 10 juin. Bien sûr, les sondages se suivent, mais sans se ressembler assez pour livrer des leçons définitives. Bien sûr, surtout, on a voté récemment, le 8 octobre. Mais peut-on extrapoler des résultats fédéraux à partir d'élections locales ? Réponse : plutôt non, quoiqu'avec des nuances.
1 Les provinces. C'est sûr, le scrutin provincial livre une bien meilleure lisibilité du paysage politique général que le communal : les grands partis s'y présentent partout sous leurs sigles; les enjeux locaux et les personnalités du cru ne pèsent pas sur le choix de l'électeur; le ressort territorial provincial fonde la circonscription électorale pour la Chambre - sauf bien sûr à Bruxelles et en Brabant flamand.
Parmi d'autres, le centre de politologie de la KUL a d'ailleurs tenté de prédire la composition des prochaines assemblées fédérales à partir des résultats provinciaux. Pour rappel ("La Libre" du 26/2), il concluait que tous les partis de la majorité fédérale sortante perdraient des plumes le 10 juin; et que tous ceux de l'opposition en gagneraient, sauf le FN. Rien qu'arithmétiquement, hors toutes humeurs politiques, la coalition violette deviendrait dès lors la plus improbable de toutes.
N'empêche, l'exercice reste relatif : s'agissant des provinces, Bruxelles est hors du coup et la personnalité des candidats joue très peu voire pas du tout; et au jour J du 10 juin, huit mois se seront de toute manière écoulés depuis le 8 octobre...
2 Les communes. Extrapoler sur les résultats communaux est encore plus aléatoire. Non seulement les enjeux locaux jouent ici à plein; mais les listes de cartels, de composition diverse, à appellations plus ou moins contrôlables sont légion, qui découragent aux analyses globales : le 8 octobre, en Wallonie, les listes communales sous numéro "national" n'étaient que 466 sur 1 031. Et si les plus grosses villes livrent des indications générales plus pertinentes, elles restent, verra-t-on ci-contre, relativement dépendantes des circonstances locales. Bref, vivement le soir du 10 juin pour y voir - un peu ? - plus clair !
Le Crisp publie un "Courrier hebdomadaire" très intéressant sur "les résultats des élections communales du 8 octobre 2006 en Wallonie" (n° 1946-1947), sous la signature de Jean Faniel. On doit au même un document similaire précédent sur les provinciales (n° 1935-1936).

La Flandre rembourse anticipativement 2/3 de sa dette

Le gouvernement flamand va rembourser anticipativement et au plus tard fin 2008, deux tiers de sa dette en payant à son banquier Dexia 129,5 millions d'euros d'un seul coup. L'emprunt ainsi remboursé courait jusqu'en 2021. De la sorte, la Région flamande va épargner 18,4 millions d'intérêts. Elle devra toutefois rembourser 4,52 millions d'euros en indemnités financières à Dexia.Il reste maintenant 65 millions d'euros de dettes à payer mais le ministre flamand du Budget Dirk Van Mechelen a annoncé ce mardi qu'il avait entamé des négociations afin d'opérer un nouveau remboursement anticipé, de telle sorte que la Flandre pourrait avoir réduit cette dette à zéro fin 2008. Selon lui, les moyens libérés par l'opération de remboursement anticipé pourront être consacrés à la stimulation de la croissance économique.La dette flamande a atteint son point culminant (8 milliards d'euros) au milieu des années '90. En 1996, la Flandre payait encore 438 millions d'intérêts, avant d'entamer son opération de remboursement anticipé. (belga)

29 mai 2007

La police iranienne interdit à 50 femmes "mal voilées" de prendre l'avion

MAJ 30/05/07

Le voile reste au centre des débats

La question du port du voile islamique dans la sphère publique suscite à nouveau le débat tant au nord qu'au sud du pays à dix jours des élections législatives. Une centaine d'élèves de l'Athénée royal Andrée Thomas, à Forest, ont manifesté contre la décision de leur école d'interdire dorénavant tout port de signe ostentatoire.

Les autorités publiques n'ayant jamais pris attitude à l'égard de ces questions, il revient aux établissements de prendre leurs responsabilités. Auteur d'une résolution, qu'il a cosignée avec Anne-Marie Lizin (PS), visant à interdire le port de signes ostentatoires, le sénateur MR Alain Destexhe a tenu mercredi à apporter son soutien aux professeurs d'Andrée Thomas.
Toujours, à Bruxelles, on apprenait cette semaine qu'une école islamique pour fille devrait bientôt ouvrir ses portes à Molenbeek. Cette information a suscité des réactions politiques. Le MR a souligné que cette école devrait se plier aux règles scolaires au risque pour les jeunes filles de ne pas voir leur diplôme homologué. Écolo a insisté pour que le programme général soit respecté et notamment que des cours de gymnastique et de piscine y soient donnés.
À Anvers, c'est la décision de la métropole (majorité SP.A-VLD-CD&V) d'interdire le port du voile au personnel des services communaux chargés de l'accueil des citoyens qui fait polémique. Une conseillère de district du SP.A à Deurne, Najat Assissi, a claqué la porte de son parti et siège dorénavant comme indépendante. Vingt et un « BV » (Bekende Vlaming ou Flamand connu) ont décidé de poser pour une affiche à l'initiative d'un collectif de femmes qui revendiquent de pouvoir disposer du choix de porter ou non le foulard à travers le slogan « Baas over eigen hoofd » (littéralement « maître de sa propre tête »).
Mercredi, une série de politiciennes d'origine étrangère se sont rendues dans une école de Borgerhout où les étudiantes les ont surtout interrogées sur la question du voile. Nahima Lanjri (CD&V), Fauzaya Talhaoui (Spirit), Meyrem Almaci (Groen !) et Fatna El Maslouhi (Open VLD) ont toutes déploré à titre personnel l'interdiction de porter le voile pour le personnel communal en contact avec le public. Anissa Temsamani (SP.A) a reproché à Groen ! de « polariser » le débat en faisant croire que le porte du voile n'était plus autorisé à la rue. Mimount Bousakla (Liste Dedecker) a parlé d'attitude « hypocrite » dans le chef de ses collègues.
« Je ne suis pas contre le voile mais je ne suis pas pour non plus », a-t-elle dit, précisant que ses collègues du SP.A-Spirit, du CD&V et d'Open VLD avaient toutes approuvé l'interdiction. « Ni pour ni contre, voilà qui est bien facile », a rétorqué l'une des étudiantes présentes.
(d'après Belga)

Le texte de la pétition du professeur Haarscher : "Non aux tentatives d'immixtion du religieux dans la sphère de l'école !"Le site web de la pétition.

15/06/07

La police iranienne a interdit ces dernières trois semaines à cinquante Iraniennes "mal voilées" de prendre l'avion, a rapporté dimanche l'agence semi-officielle Fars. "Cinquante femmes mal voilées ont été interdites de prendre des vols domestiques ou internationaux pour non respect des règles islamiques", a déclaré le chef de la police des aéroports, le général Mahmoud Bot-shekane, cité par Fars.Il a ajouté que la police des aéroports avait donné durant cette même période "17.135 avertissements à des femmes ne respectant pas totalement le voile islamique (...) et 850 d'entre elles ont dû donner un engagement écrit pour mieux respecter le voile".

Selon lui, "les dossiers de 80 femmes mal voilées et de 50 hommes (accusés de non respect des normes islamiques) ont été envoyé devant la justice".La police iranienne a lancé depuis trois semaines une vaste opération contre les femmes ne respectant pas totalement le port du voile. Depuis la révolution islamique de 1979, toutes les femmes doivent porter le voile islamique quelles que soient leur nationalité ou religion.Contrairement aux années précédentes, cette campagne semble plus sérieuse. D'ailleurs, le chef de la police, le général Esmaïl Ahmadi-Mogadam, avait expliqué que la campagne de la police n'était pas provisoire et allait se poursuivre.

28 mai 2007

Le racisme exclut le voile

Société L'UCL analyse les causes de l'aversion pour le foulard

Le port du voile largement rejeté par les Wallons et les Bruxellois. Le racisme ambiant est en cause.
Les Wallons et les Bruxellois sont hostiles au voile islamique... Une étude de l'Université catholique de Louvain (UCL) en atteste : plus de la moitié des personnes interrogées estiment que le port du voile « va à contre-courant de la société moderne ». Près d'une sur quatre ne le tolère même pas sur la voie publique (notre infographie).
Le voile est perçu comme le signe d'une soumission par près de sept personnes sur dix, comme un symbole anti-occidental (par 31 % des sondés), voire comme une provocation (23 %). A peine un sondé sur cinq y voit l'expression d'une liberté.

Les chercheurs du Centre de psychologie de la religion de l'UCL n'en sont pas restés à ce simple constat statistique. Ils ont voulu identifier ce qui, dans la nature humaine, alimentait l'aversion à l'égard du voile... Deux facteurs explicatifs étaient généralement avancés par les experts : un racisme diffus (le rejet d'autrui, la peur de la différence) et un idéal d'autonomie, d'émancipation individuelle (le voile étant alors perçu comme l'instrument de la prétendue soumission des femmes musulmanes).
Surprise : l'étude démontre que plus les personnes interrogées valorisent les valeurs d'autonomie, d'émancipation personnelle, plus elles ont tendance à accepter le port du voile. « Contrairement à l'idée reçue, c'est donc principalement le racisme qui suscite en grande partie l'hostilité au voile, commente le professeur Vassilis Saroglou. Mais il n'est pas exclu, nuance-t-il, que la présence marquée du voile dans l'espace public alimente un racisme sous-jacent. »
Quoi qu'il en soit, ce racisme ambiant (moins basé sur l'ethnie que sur le mépris de la nature de certains groupes) apparaît clairement, et à travers deux enquêtes indépendantes successives, comme le facteur « prédictif » le plus déterminant du rejet du voile. Ce qui ne signifie évidemment pas que tous ceux qui s'opposent au port du voile sont racistes.

D'autres variables explicatives entrent en ligne de compte. Le jeu des corrélations permet ainsi aux chercheurs de dresser le profil psychologique type de l'adversaire du voile... Il est plutôt âgé (plus on est jeune, plus on accepte le voile), anticlérical « primaire » ou bien religieux orthodoxe, convaincu de sa supériorité culturelle. Sécuritaire, conformiste, il valorise le pouvoir, la réussite, l'hédonisme. Il est politiquement marqué à droite...
A l'inverse, les plus tolérants à l'égard du voile se caractérisent par l'importance qu'ils accordent à l'autonomie de l'individu (liberté, indépendance...), par leur sens de la spiritualité, leur caractère universaliste, une personnalité ouverte à l'expérience (curiosité intellectuelle, attrait pour l'art et la culture, créativité)...

Vassilis Saroglu, Coralie Buxant et Matthieu Van Pachterbeke déduisent de leur recherche une double responsabilité : « Pour la société d'accueil, cela implique la nécessité d'un travail incessant sur le racisme qui couve en son sein... Un travail d'éducation à la différence à l'école, via les médias, etc. Pour la communauté musulmane, il s'agit de tenir compte du regard pour le moins suspicieux d'une frange importante de la société. Une réflexion éthique, spirituelle et pragmatique sur une pratique religieuse qui doit aussi tenir compte du regard d'autrui. »
Nombre d'acteurs associatifs musulmans s'inscrivent d'emblée dans cette perspective de promotion du « vivre ensemble », en rappelant, par exemple, que le Coran n'impose en aucune manière le port du voile aux musulmanes. Ou encore en incitant les jeunes filles qui portent le voile à le retirer si le règlement d'ordre intérieur de leur école l'interdit.
En revanche, la société belge tarde à concrétiser ses promesses... Voici tout juste deux ans, la Commission du dialogue interculturel refusait de prendre parti pour l'interdiction du voile à l'école, constatant que « notre histoire, notre Constitution, la structure de nos institutions scolaires ne sont pas celles de la France ».

Les sages de la Commission avaient pointé d'autres priorités : rééquilibrer la répartition des élèves, notamment par des incitants financiers pour les écoles qui réalisent la mixité culturelle, ou encore réduire de moitié le volume des cours de morale et de religion, en fin de secondaire, au profit de cours de philosophie (abordant toutes les convictions) et des cours d'éducation à la citoyenneté. Des suggestions qui sont largement restées lettres mortes.

24 mai 2007

La réforme du cumul des mandats n'est pas appliquée

Dix-huit mois après le vote du décret instaurant le principe d'une déclaration de mandats pour les élus locaux et cinq mois après l'installation des conseils communaux, les arrêtés d'application de ce décret ne sont toujours pas pris. En cause ? Ce décret « est impraticable », selon le ministre Philippe Courard (PS), en charge des pouvoirs locaux, qui a envoyé une circulaire en ce sens à l'ensemble des secrétaires communaux wallons.
Le décret, qui avait été voté aux forceps le 8 décembre 2005 par la majorité PS-cdH, devait être « la grande oeuvre éthique du gouvernement wallon ». Selon la version officielle de Philippe Courard : "Administrativement, le texte était trop lourd [...] La décision était forte mais impraticable".
Le Soir affirme quant à lui que la raison semble nettement plus politique, le "décret étant clairement jugé imbuvable par la plupart des mandataires locaux et un grand nombre de députés wallons (qui sont parfois les mêmes d'ailleurs), qu'ils soient de la majorité ou de l'opposition".
Philippe Courard va donc réformer sa réforme. "Le système sera plus souple. Désormais, les élus ne devront plus faire qu'une seule déclaration", a posteriori, "pour l'ensemble de leurs mandats. Un contrôle sera exercé par le futur Office wallon", précise Philippe Courard.

23 mai 2007

Enseignement

L'évaluation en questions(L. G.)

Les élèves peuvent-ils connaître leurs résultats ? Oui. Les parents qui le souhaitent peuvent en faire la demande auprès de la direction de l'école. Ils pourront ainsi comparer les résultats de leurs enfants avec ceux de l'échantillon représentatif analysé par les chercheurs.
Les écoles peuvent-elles comparer leurs résultats ? Le décret qui organise l'évaluation interdit les comparaisons. En théorie, les écoles ne pourront pas utiliser les résultats à des fins de publicité ou de concurrence.
Quels sont les résultats des écoles en immersion ? Elles n'étaient pas très nombreuses dans les échantillons et la comparaison avec les autres écoles est donc risquée. Néanmoins, leurs résultats sont comparables à la moyenne, voire légèrement supérieurs en 2e primaire.
Toutes les écoles ont-elles participé ? Selon la Commission de pilotage de l'enseignement, oui sauf l'une ou l'autre, pour cause de problèmes de livraison ou de classe verte. 13 écoles primaires n'ont pas fait passer l'entièreté de l'épreuve. Elles ne seront pas sanctionnées mais ne pourront donc pas s'évaluer totalement.
Y aura-t-il d'autres évaluations externes non certificatives ? Oui. L'an prochain, on s'attaque aux maths. Viendra ensuite l'éveil. Puis retour au français, avec les mêmes élèves que cette année (les 2es primaires seront en 5e, les 5es seront en 2e secondaire). On annonce également des évaluations en langues modernes.
Peut-on comparer ces résultats avec d'autres ? Des évaluations, en français notamment, ont déjà été faites en Communauté française précédemment, mais elles n'étaient pas obligatoires, ne concernaient pas toujours les mêmes années et ne sont donc pas comparables, même si "les grandes tendances ne bougent pas", selon la Commission de pilotage.
Un diagnostic et puis après ? Des "pistes didactiques" sont en cours d'élaboration et seront mises à disposition des écoles pour la rentrée.


Lire, ça va. Comprendre, c'est autre chose

Marie Arena a présenté les résultats de l'évaluation externe non certificative.Si le niveau de lecture est satisfaisant en 2e primaire, les choses se gâtent ensuite."Trop d'élèves restent à un niveau de compréhension superficiel."
Jean-Luc Flémal
Souvenez-vous. Février dernier. La Communauté française organisait une grande entreprise d'évaluation des connaissances en français pour l'ensemble des classes de 2 e et 5 e primaires et de 2 es secondaires, communes et professionnelles. Des dizaines de milliers d'élèves testés en français sous le regard de milliers de surveillants, des milliers de professeurs recrutés pour les corrections,... Certes, des évaluations externes avaient déjà été menées, mais cette fois, un décret organisait la chose et rendait obligatoire la participation.
La ministre de l'Enseignement a présenté hier, en compagnie de l'équipe responsable, les résultats de l'évaluation qui, pour rappel, est non certificative et porte sur la lecture et la production écrite. Ces résultats et les commentaires qui les accompagnent seront envoyés aux écoles. Qu'en a-t-on retiré ?
La lecture : bof
En 2e primaire, la moyenne de l'épreuve de lecture est de 76,0 pc. En 5e primaire, elle est de 67,1 pc. En 2e secondaire générale, elle atteint 58,6 pc et en 2e professionnelle, elle tombe à 48,1 pc. Il ne faut bien sûr pas en déduire que les élèves lisent de moins en moins bien. Les épreuves se complexifient avec les années et il est logique que les scores diminuent, selon les chercheuses du Service de pédagogie de l'Université de Liège. Toutefois, "les résultats des évaluations indiquent que trop d'élèves ne progressent pas suffisamment et restent à des niveaux de compétence qui ne leur permettent pas de tirer le meilleur parti des textes qu'on leur soumet".
En fin de premier cycle primaire, une proportion importante d'élèves possède un solide bagage de compétences en lecture. Normal : l'enseignement de la lecture constitue un des objectifs prioritaires des deux premières années primaires - Marie Arena (PS) s'inquiète néanmoins pour les 15 pc qui rencontrent des difficultés "sur des compétences qui sont les bases de la base et qu'on ne rattrape pas par la suite". "Il faut s'occuper de ces élèves dès le début", martèle la ministre.
Mais pourquoi tant d'élèves ne progressent-ils pas suffisamment dans les années qui suivent ? "L'accent est-il suffisamment mis sur les leçons ou les activités qui permettent aux jeunes lecteurs de voir l'invisible", se demande l'équipe de recherche : voir les processus mis en oeuvre, comprendre et analyser ce qui fait la difficulté d'un texte, confronter les différentes interprétations d'un même passage,...
En outre, au-delà de la 2e primaire, des écarts se creusent entre les élèves selon l'origine sociale, ont pu constater les chercheuses, grâce à un questionnaire complémentaire rempli par les élèves et professeurs des classes reprises dans les échantillons analysés. Des critères tels que le redoublement, le fait de ne pas parler français à la maison, d'être né ailleurs qu'en Belgique ou, plus encore, le type de profession des parents, influent fortement sur les résultats en lecture.
Bref, il y a des raisons de s'inquiéter, même si, à chaque niveau, on fait des constats encourageants, on identifie des leviers sur lesquels on peut travailler à améliorer la situation. En 2e et 5e primaires, l'intérêt que les élèves portent à la lecture est lié à la réussite au test. Développer le plaisir de lire chez les élèves pourrait être une solution. En 2e secondaire, la réussite au test est quant à elle liée d'une part à la capacité des élèves à identifier les sources de difficultés du texte et d'autre part à la fréquence à laquelle certaines activités sont menées en classe. Voilà d'autres pistes.
L'écriture : pas mieux
L'évaluation de la production écrite s'est révélée plus compliquée à réaliser, surtout en 2e primaire, où près d'un cinquième des copies étaient tout simplement inutilisables (mots non identifiables, simple juxtaposition de mots, production trop brève,...). Les autres s'en sortaient relativement bien. En 5e primaire, il apparaît que les compétences sont en pleine construction : le fond du récit est convaincant mais les acquis sont encore trop fragiles dans l'utilisation de paragraphes, l'emploi judicieux de la ponctuation ou d'un vocabulaire riche et diversifié. En 2e secondaire générale, la majorité des élèves parvient à rédiger une argumentation correcte sur le plan fonctionnel mais on note une faiblesse dans la qualité de l'argumentation, la cohérence textuelle et le respect des normes linguistiques. En 2e professionnelle, enfin, on observe de sérieuses lacunes. "La place accordée à l'écriture dans ces classes est insuffisante", relève les chercheuses. "Pourtant, les 2 P représentent 12 pc de la population de 2e secondaire", peste Marie Arena, qui s'estime confortée par cette étude, comme par les récents indicateurs de l'enseignement, dans l'idée qu'elle va dans la bonne direction avec son Contrat pour l'école, qui vise notamment à concentrer les forces sur les apprentissages de base.

La Commission de contrôle est installée

Marie Arena vient d'installer un nouvel organe qui permettra de contrôler les infractions liées aux intrusions commerciales dans les écoles.
avpress
La nouvelle Commission autonome chargée de contrôler les intrusions commerciales dans les écoles a été installée mercredi par la ministre-présidente de la Communauté française Marie Arena. Elle compte entamer rapidement ses travaux afin d'être opérationnelle dès la prochaine rentrée scolaire.
La création de ce nouvel organe, prévu dans le Pacte scolaire, était donc attendue depuis... 1959. La Commission a pour mission d'examiner les éventuelles infractions concernant les intrusions commerciales (journaux de classe avec publicité, etc...) mais aussi la propagande politique, interdite elle aussi dans les écoles, ou encore la concurrence déloyale.
Ses 19 membres remettront leurs avis au gouvernement de la Communauté, qui tranchera ensuite.
En pratique, elle doit grandement aider les écoles à réagir aux sollicitations dont elles font régulièrement l'objet, surtout sur le plan commercial.

Le PS veut garder ses acquis

La solution de repli du PS

C’est la règle à l’approche d’élections de l’ampleur des législatives : dans chaque état-major, on spécule à tout va sur l’attribution des futurs postes et le maintien ou le remplacement des actuels. Au PS plus qu’ailleurs, vu la pléthore de strapontins à distribuer. Déchue des ses espoirs mayoro-présidentiels, Laurette Onkelinx tuera-t-elle le (lointain) frère pour assurer sa carrière ?

Jusqu’à un certain 8 octobre, les jeux étaient faits dans la petite tête des stratèges boulevardo-impérialistes. En gros, les communales et provinciales auraient du voir le remplacement d’Elio Di Rupo (sous la casquette de Ministre-président wallon) et de certains ministres, tandis que les législatives auraient été l’occasion d’avancer l’accession de Lolo, fraîchement bourgmestre, à la présidence du parti. Mais Charleroi et Schaerbeek se sont invité dans un agenda trop peaufiné, et ont tout bouleversé. Rebelote pour les cerveaux socialos, qui ont concocté un plan B…
Picqué out
Son ex-dauphine fragilisée, Elio n’a plus vraiment le choix : pour enfin essayer de concrétiser sa fumeuse rénovation, il doit (pense-t-il) rester à la présidence du PS. Quid de Laurette alors, qui commence à faire partie des meubles fédéraux ? Une seule possibilité d’ascension : prendre la place de Charles Picqué à la ministre-présidence bruxelloise. Tout bénef pour Elio, qui case Lolo, et pour Flupke Moureaux, qui pérennise sa mainmise bruxelloise via sa fille spirituelle. Pour la succession de Moustache à la fédé bruxelloise, les choses se compliquent : Lolo pourrait l’empoigner, mais le cumul ainsi provoqué ne serait pas chaleureusement accueilli, tandis que les deux jeunes loups Yvan Mayeur et Karine Lalieux n’attendent que ça. Et pour ne pas faire de jaloux, l’un des deux l’emporterait, tandis que l’autre se verrait gratifié d’un… maroquin ministériel !
Demotte vice-Premier
Puisque c’est quand même du fédéral qu’il s’agit, quel y serait le casting ? Seul ministre PS sortant à présenter un bilan plutôt fourni, Rudy Demotte devrait s’accrocher. Voire gagner les galons de vice-Premier. A l’opposé, les deux inconnus Christian Dupont et Didier Donfut devraient payer cash leur manque de notoriété. Et laisser la place, par exemple, au carolo Eric Massin et à l’un(e) des deux jeunes loups bruxellois Mayeur ou Lalieux.
Marcourt à l’Elysette
Et comme si un départ de Massin du collège échevinal carolo ne suffisait pas (c’est Viseur qui va angoisser !), Paul Ficheroulle pourrait rejoindre le gouvernement wallon. Elio Di Rupo projetant de mettre fin à son intenable cumul, Jean-Claude Marcourt pourrait monter à la ministre-présidence, confiant ses département Economie et Emploi au fade Carolo. Reste encore, assurent certains, à remplacer Christiane Vienne. Le sémillant Jean-Charles Luperto est prêt, et connaît les matières de la Santé. A la Comunauté par contre, difficile de dire qui pourrait compenser un éventuel départ de Claude Eerdekens (ministre le plus actif de son gouvernement et modèle de probité). La député-bourgmestre de Thuin Paul Furlan est déjà casé comme « porte-parole » du groupe wallon et pourrait même piquer la place de chef de groupe à son « pote » Maurice Bayenet. Autre dinosaure wallon, José Happart pourrait sauter, puisqu’il perd peu à peu le dernier fil qui le reliait à quelque poste : sa popularité. En signe de reconnaissance, le PS pourrait-il laisser au cdH (Michel Lebrun ?) la présidence du Parlement wallon ?
A vos pronostics, tirage le 10 juin !

Un maintien des positions acquises en 2003 (25 sièges à la Chambre) serait déjà une victoire pour le PS.Reste à voir si le Parti socialiste sera, cette fois, perçu comme acteur de progrès ou facteur d'immobilisme.Les affaires sont-elles oubliées ou l'électeur sanctionnera-t-il un parti toujours en cure ?
BELGA
Gagner les élections, ce n'est évidemment pas simple, pour un parti au pouvoir, sans discontinuer, depuis plus de 19 ans... Après sept années d'opposition, du 17 décembre 1981 au 9 mai 1988, c'est-à-dire la période des gouvernements Martens-Gol, le Parti socialiste était revenu au pouvoir. Et de quelle manière : le président du PS de l'époque, Guy Spitaels, avait réussi à hisser son parti à un niveau historique (43,6 pc). Il faut remonter à 1961 pour trouver un étiage plus élevé : 47 pc atteint au lendemain des grandes grèves.
Le PS est donc au pouvoir depuis 19 ans. Et après l'échec de 1999, le Parti socialiste a aligné les victoires : en 2003 puis, surtout aux élections régionales de 2004. Le bilan des communales d'octobre 2006 a été plus mitigé même si le PS a trouvé, lors de ce scrutin local, des motifs de satisfaction : malgré quelques douloureux reculs, le PS a enregistré des progrès réels dans certains coins de Wallonie et de Bruxelles et, de plus, il a scellé quelques nouvelles alliances alors que d'aucuns lui prédisaient un recul sévère après les "affaires" qui ont secoué le parti à Charleroi, mais aussi à Namur.
Le PS ne payera-t-il donc jamais les écarts de quelques-uns de ses mandataires ? La rénovation entreprise par Elio Di Rupo a-t-elle suffi à effacer les cicatrices qui collent à la peau d'un parti comme un mauvais sparadrap que l'on ne parviendrait pas à jeter ? On verra le 10 juin. Examinons les attentes du parti et celles, intimement liées, de son président, Elio Di Rupo.
Si le PS parvenait à confirmer son résultat de 2003, il serait déjà diablement content : 25 sièges de députés à la Chambre, cela ne serait pas si mal. Aujourd'hui, le PS fait jeu égal avec le MR (25 sièges également depuis le transfert de Richard Fournaux du CDH vers le MR) et avec le VLD (25 sièges aussi).
Comment l'électeur jugera-t-il le PS ? Les socialistes se disent très satisfaits de leur participation au pouvoir et affichent fièrement un bilan que les autres partis, y compris l'allié libéral, contestent vigoureusement. Le PS ne peut pas annoncer ou promettre le changement, la rupture, mais plutôt une accentuation des politiques entamées... avec la complicité ou malgré la présence du MR. Reste à voir comment cette omniprésence sera perçue par les électeurs : comme une garantie des acquis ou, au contraire, comme une source de blocage et d'immobilité.
Quels seront les transferts de voix possibles à l'intérieur du corps électoral francophone ? Les sondages, pour ceux qui y croient, sont quasiment unanimes : ils nous annoncent un redressement plus ou moins important de deux partis francophones : le CDH et Ecolo, deux partis qui, il faut le dire, faisaient pâle figure en 2003.
Pour eux, tout progrès sera bon à prendre et ouvrira peut-être la porte du futur gouvernement. Au détriment de qui, ces progrès éventuels ? Du PS ou du MR ? C'est évidemment, au Sud, "LA" grande inconnue de cette élection même si l'on sait que c'est sans doute de Flandre que viendra la combinaison de la prochaine majorité : faudra-t-il deux ou trois partis pour constituer une majorité, côté flamand ? Et chaque parti politique exigera-t-il la présence de son alter ego francophone ?
Au sein de la famille socialiste, la bataille risque d'être rude entre PS et SP.A : même s'ils ne sont pas concurrents (ils ne chassent pas sur les mêmes terres), ils tenteront d'obtenir le plus de sièges de manière à obtenir, (au cas où la famille socialiste serait la première), le poste de Premier ministre pour un des leurs. C'est au sein de cette famille que la concurrence sera la plus rude. Et Johan Vande Lanotte, président du SP.A a bien l'intention de revendiquer ce poste si son parti est plus puissant que celui d'Elio Di Rupo. D'ailleurs, n'a-t-il pas dit, aussi, qu'il serait difficile, pour les Flamands, d'accepter un Premier ministre francophone... Drôle de démocratie où la majorité tente toujours d'imposer sa force et sa loi.

Voter PS ou CDH, c'est kif

Laruelle reproche au CDH de n'avoir d'yeux que pour le PS. « Voter PS ou CDH, c'est la même... gauche ! »

21 mai 2007
ENTRETIEN
Issue de la société civile (le syndicalisme agricole), Sabine Laruelle a débarqué en politique en 2003 pour aussitôt devenir ministre fédérale - elle a été en charge des Classes moyennes et de l'Agriculture. Tête de liste MR à la Chambre dans la circonscription de Namur, elle jette un regard sur la législature sortante et fixe les enjeux du scrutin.

Au 1 er Mai MR, Verhofstadt est venu dire que le gouvernement n'avait pas été socialiste, mais social. C'est quoi, la différence ?
Être social, c'est proposer d'enlever la cotisation de solidarité sur les pensions. C'est une réforme fiscale qui rend du pouvoir d'achat aux gens. C'est une Sécu qui pèse moins lourd sur les revenus du travail. Oui, on peut être social sans être socialiste !
J'ai vécu des Conseils des ministres. Je me demandais où j'étais ! Pour un chômeur, l'allocation familiale du 1 er enfant, c'est 120 euros. Pour un indépendant, c'était 39. Un chômeur qui voulait se prendre en main et devenir indépendant, il perdait donc 80 euros. Pour pouvoir augmenter l'allocation de l'indépendant, il m'a fallu une demi-nuit ! Le PS bloquait car c'était pour les indépendants. J'avais assaini la Sécu des indépendants. Je pouvais donc financer la mesure. Et ça rendait Onkelinx et Demotte malades parce qu'ils ne savaient rien faire, eux, en Sécu des salariés...
Où trouvez-vous l'énergie pour faire campagne, au MR, quand on voit l'état du VLD dans les sondages ? Il est à 17 %, dans le meilleur des cas...
J'ai de l'énergie car le projet MR est le meilleur pour les gens. Il respecte les gens dans ce qu'ils sont et dans ce qu'ils ont.
Le MR ferait 30 % aux élections que ça ne servirait pas à grand-chose si le VLD se plante...
Vous poseriez cette question à Leterme ? Pourquoi fait-il campagne alors que le CDH est à 17 % ? Plus on sera fort, plus on aura de chances d'être au gouvernement. Et l'enjeu est simple : voulons-nous rompre avec une série de dysfonctionnements dans la chose publique ? Voulons-nous rendre de la liberté aux gens, rendre de l'air, de l'emploi ?
Réformer l'État n'est pas inévitable vu la pression flamande ?
Pour le MR, c'est simple : qu'il s'agisse de régionaliser des matières, ou d'en refédéraliser, il faudra nous prouver qu'il y a un mieux.
J'ai entendu que le ministre CDH Benoît Cerexhe demandait un refinancement de Bruxelles. C'est à cause de ce type de demande qu'on a eu la dernière réforme de l'État (négociée en échange du refinancement de l'école, NDLR). Et c'est contradictoire avec ce que dit la présidente du CDH. On diabolise le MR parce qu'il s'entend avec le parti frère VLD. Mais regardez le SP.A : il évite de se montrer avec Elio Di Rupo - on en est là ! Il ne veut pas apparaître comme le frère du PS, vu ce qui se passe dans certaines villes gérées par le PS. Le CDH, c'est pire : son parti frère, c'est Leterme, associé à la N-VA. Le MR n'a pas la même position que le VLD sur l'institutionnel mais on s'entend sur le pouvoir d'achat, la fiscalité, etc. Et on est fier d'avoir un Premier ministre comme Verhofstadt. Qui n'a pas que des qualités, hein - j'ai vécu 4 ans avec lui au gouvernement... Mais c'est quelqu'un qui a des convictions.
Et c'est quoi, ses défauts ?
Je suis pragmatique. J'ai besoin de structure. On dira qu'il est plus latin que moi pour l'organisation...
Régionaliser la politique de l'Emploi, c'est discutable ?
Non. En Région wallonne, le Forem s'occupe de la formation des chômeurs. C'est 1 milliard de budget. Et on découvre qu'il n'est même pas évalué. Et vous voudriez que l'on régionalise l'emploi ?
L'emploi est l'enjeu nº1. Admettons : vous rempilez au gouvernement. Quelle est votre première mesure en la matière ?
Augmenter le différentiel entre allocation de chômage et salaire. Il y a des milliers de postes à pourvoir en Wallonie. Deux : trop de chefs d'entreprises me disent : J'engagerais bien mais je n'ose pas car l'emploi est trop cher, trop rigide. Il faut assouplir, faciliter les heures supplémentaires.
Vous dites que votre bilan est bon. Il est donc possible de travailler avec le PS...
C'est la génétique. Par exemple : si vous croisez deux espèces de haricots très différentes, le bébé sera plus vigoureux.
Le MR a des mots doux, pour Ecolo...
Des convergences sont possibles, quand on parle d'éthique par exemple. On peut s'entendre avec tout le monde. Notez que le programme du MR est singulier. Tous les autres partis sont à gauche. On est le seul au centre droit.
On sent que le CDH irrite le MR.
Depuis le début de la campagne, je ne l'ai pas encore entendu critiquer le PS...
Cela vous fait penser qu'il y a un accord PS-CDH pour gouverner ensemble au fédéral ?
Il semble que, en 2004, il y avait un accord PS-MR pour rester ensemble aux régions. Ça nous a valu d'être dans l'opposition. Le CDH piaffe d'impatience pour rentrer au gouvernement. Il a déjà tout prévu - qui sera ministre, président... Pas de problème : l'ambition d'un parti, c'est d'être au gouvernement. La chose que je reproche au CDH, c'est qu'un seul parti existe à ses yeux - le PS. Voter CDH ou voter PS, c'est la même chose, c'est la même gauche !

"Les affaires entachent notre image..."

Elio Di Rupo concède que les affaires sont une blessure avec laquelle le PS doit vivre.Mais assure que lorsque les indices sont avérés, les personnes sont sanctionnées.
TANGUY JOCKMANS
Elio Di Rupo est le premier président de parti à répondre aux questions de nos lecteurs.
J'ai toujours été socialiste. Je vote socialiste. Mais j'entends beaucoup de choses dans la presse sur le PS. J'ai besoin d'être rassurée.
Le PS ne prétend pas être le seul parti à promouvoir des valeurs, ni le parti parfait. Mais je pense qu'il est le seul, dans le paysage politique francophone, à avoir une vision claire de ce que pourrait être, ce que devrait être la société. Je sais ce qu'on nous reproche. Les affaires de Charleroi par exemple entachent sérieusement notre image. C'est une blessure avec laquelle je vis. Mais il faut limiter les affaires de Charleroi à ce qu'elles sont réellement.
Car le Parti socialiste, c'est tout autre chose. Le Parti socialiste, c'est 92 000 personnes, c'est à peu près 3 000 élus directs et indirects, c'est une action gouvernementale exemplaire - des journalistes ont jugé les ministres et l'on constate que dans leur hit-parade, les ministres socialistes francophones sont mieux cotés que les autres.
Nous défendons d'abord un certain nombre de valeurs. Je suis par exemple sidéré du peu de place que l'on accorde à la valeur du respect. Pour nous, le respect des personnes et des biens est une valeur fondamentale.
Nous essayons aussi d'amener la prospérité. J'entends certains nous critiquer. C'est contraire à la vérité. S'il fallait dire la vérité, il faudrait dire que le capitalisme s'en est allé et que le chômage en Wallonie, singulièrement dans le Hainaut, a explosé entre 1982 et 1988, dans une période où les socialistes n'étaient pas au gouvernement. Mais moi, je ne porte pas de jugement. Je constate que le Plan Marshall, c'est nous. Ce que l'on fait à Bruxelles, c'est aussi nous.
A côté de la prospérité, il faut aussi la protection sociale. Et il n'en faut pas une pour assister les gens - c'est horrible de dire cela. Oui, il y a des carotteurs. Ceux-là doivent être sanctionnés. Toute fraude fiscale - regardez ce qui s'est passé avec Lernout et Hauspie - ou sociale doit être sanctionnée. Mais la grande majorité des francophones qui cherchent un emploi n'en trouvent pas. Ils ne demandent pourtant qu'à travailler. Ceux-là, on ne va quand même pas les traiter d'assistés. Et les gens qui sont malades, il faut bien leur garantir un système de protection sociale. En ce sens, nous présentons une vision de la société très équilibrée.
Il y a un an et demi vous avez dit en avoir marre des parvenus. J'aurai voulu savoir ce que vous avez fait pour les écarter du PS ?
Nous avons une commission d'audit. Quand nous apprenons quelque chose, il y a une instruction interne. Et il y a des auditions. Moi, il y a une dizaine d'années, j'ai été accusé avec un dossier monté de toutes pièces. Au début de cette affaire, j'étais un monstre, je devais démissionner, m'en aller, c'était fini. Il m'a fallu trois ans, et je vous passe les montants financiers pour payer les avocats, pour démontrer mon innocence. Au vu de cette expérience, je ne prends jamais de sanctions à l'égard d'un être humain si je n'ai pas des éléments matériels contre lui. Je suis un scientifique. Il me faut l'enseignement des faits. Je peux vous assurer que lorsque nous avons eu des indices, nous avons sanctionné la personne concernée. Mais quand je n'ai pas d'indices, la presse a beau écrire des tas de choses, je préfère m'abstenir. Si je devais un jour prendre attitude à l'égard d'un être humain et que demain il s'avérait que cette personne est innocente, je n'en dormirais pas. Il y a à Charleroi une cinquantaine d'enquêteurs. On ne va pas me demander à moi, tout seul, d'en savoir plus sur le plan matériel qu'une équipe entière qui travaille là-dessus à plein-temps.
Quand on voit que Guy Coëme retrouve une place sur la liste PS, que Frédéric Daerden va en appel contre la demande de l'institut des réviseurs d'entreprise de laisser certains dossiers de côté, qu'Alisson De Clercq, fille de Jean-Pierre De Clercq dont le bulletin parlementaire est loin d'être brillant, s'est retrouvée sur votre liste ou que l'actuel bourgmestre de Charleroi Léon Casaert se réjouit du retour de Jacques Van Gompel, après 3 semaines de détention préventive, personnellement, cela me chiffonne.
Prenons les dossiers un à un. Guy Coëme. Il a été condamné. Il a purgé toute sa peine. Comme Monsieur Juppé. Et vous savez qui est Monsieur Juppé ? Il vient d'être nommé ministre en France.
Frédéric Daerden a été réviseur d'entreprises. Il s'est éclipsé de cette fonction. Mais il a un problème avec l'Institut des réviseurs. Ils sont en train de voir ce qu'il y a lieu de faire. Quand la décision finale de l'Institut des réviseurs sera connue, nous aviserons. Ce que l'Institut décidera devra être appliqué purement et simplement. Mais Frédéric Daerden n'a pas volé les voix qui lui ont permis d'être bourgmestre.
Alisson De Clercq n'est plus sur ma liste. C'est une décision personnelle. Tant que je n'ai pas un élément contre elle, que voulez-vous que je fasse. Devrais-je la sanctionner uniquement parce qu'elle est "la fille de". Et quoi ? Mozart, Wolfgang Amadeus Mozart, c'était aussi le fils de son père. Nous n'aurions peut-être pas eu Mozart si son père n'avait pas été musicien.
Monsieur Jacques Van Gompel ? Il a été en prison sur la décision de la seule juge. Mais ce n'est pas encore la vérité judiciaire. Ce qu'on lui reproche, ce qu'il doit payer éventuellement, on le verra au moment venu. Je connais des personnes qui ont été blanchies après dix années d'inculpation. Attendons donc d'avoir un jugement définitif.

Les Marocains premier groupe d'immigrés en Belgique

MAJ 22 mai 2007

Les Italiens ne constituent désormais plus la plus importante communauté d'immigrés en Belgique. C'est ce qu'indique le sociologue Jan Hertogen qui parle d'un « moment historique ». Au 1er janvier 2006, la Belgique comptait 264.974 Marocains et 262.120 Italiens, pour 1.569.909 étrangers et nouveaux belges.
Il base son analyse sur des chiffres de la Direction générale Statistique et Information économique du Service Public Fédéral Economie (anciennement l'INS).
Il s'agit d'étrangers et de nouveaux Belges. Les chiffres ne prennent pas en compte les enfants des étrangers devenus Belges.

M. Hertogen établit un parallèle entre la croissance migratoire italienne de 1920 et le flux migratoire marocain entamé en 1960. Depuis 1980, l'immigration italienne diminue notamment en raison du retour des Italiens dans leur pays et d'un taux de natalité plus bas. En revanche, le flux migratoire marocain atteindra un pic en 2016, selon le sociologue. Autre différence remarquable, sept Marocains sur dix deviennent Belges, alors qu'ils ne sont que trois Italiens sur dix à le devenir.
Selon Jan Hertogen, le nombre croissant d'immigrés, notamment du Maroc, aura un impact sur le paysage politique. Cette influence sera moindre lors des prochaines élections fédérales mais plus importante lors des élections communales en 2012. « D'ici cinq à dix ans, il y aura sûrement plusieurs bourgmestres marocains », a précisé le sociologue.
Les Turcs troisième
Après les Marocains et les Italiens, les Turcs (159.336) forment le plus grand groupe d'immigrés en Belgique. Là aussi, M. Hertogen s'attend à un pic d'ici huit ans environ.
Les Français (145.556) et les Néerlandais (126.447) constituent, après les Italiens, les plus importants groupes d'immigrés européens.
Suivent les Espagnols (55.686), les Allemands (43.392), les Congolais (42.068), les Portugais (33.326) et les Britanniques (30.987). Les Polonais (25.545) arrivent à la onzième place.
D'après M. Hertogen, le compteur total affiche 1.569.909 (étrangers et nouveaux Belges).
Selon la Direction générale Statistique et Information économique, les chiffres qu'utilise Jan Hertogen sont grosso modo justes, mais ils ne sont pas les chiffres officiels complets.
Ainsi, il a compté les naturalisations sans tenir compte, par exemple, des décès ou des personnes qui ont à nouveau immigré, indique l'institution.
(d'après Belga)

Le MR en tête en Wallonie

Selon un sondage réalisé pour les journaux Vers l'Avenir-Le jour-Le Courrier et relayé par la RTBF, le MR arrive en tête des intentions de vote des Wallons. Il obtient 34,92% des intentions de vote et devance le PS (29,56%). Le sondage a été réalisé entre le 16 et le 18 mai, soit entre la prise de fonction de Nicolas Sarkozy et la formation du gouvernement Fillon. "Faut-il y voir un effet Sarkozy?", s'interrogent les journaux.
Le MR est également perçu comme le parti qui représente le mieux les intérêts des francophones (33,53%), devant le PS (32,54%), le cdH (18,45%) et Ecolo (7,54%). Elio Di Rupo reste le Premier ministre souhaité des Wallons (27,58%), suivi de Guy Verhofstadt, Louis Michel et Didier Reynders.
Le sondage a été réalisé par l'institut "Tell me more" sur un échantillon de 1.008 personnes habitant en Wallonie et en âge de voter. La marge d'erreur est de 3,2%. L'enquête a été réalisée par téléphone du 16 au 18 mai 2007

22 mai 2007

" 3.000 policiers ou rien"

MAJ 22/05/2007

Pistes du PS pour la sécurité, en critiquant le bilan de Patrick Dewael

La sécurité, chasse gardée de la droite ? Le PS l'a vivement démenti, lundi, lors d'une grande réunion de l'ensemble de ses bourgmestres de Bruxelles et de Wallonie. Un sommet particulier, donc, à moins de trois semaines du retour aux urnes, dont est sortie une série de propositions.
On notera notamment celle de "renforcer les pouvoirs des communes contre les incivilités", mais aussi d'"augmenter les travaux d'intérêt général" dont le PS s'enorgueillit de les avoir déjà fait passer de 556 en 2002 à 11.000 en 2007.
L'occasion était également parfaite pour revenir sur les problèmes de délinquance juvénile qui ont ressurgi ce week-end.
Le PS note "le problème budgétaire récurrent" depuis que la matière a été communautarisée. Il assure vouloir "affronter ce problème de front" avec deux pistes de réflexion. Un : la possible "refédéralisation de la matière". Et deux, si la première ne recevait l'aval d'aucun partenaire : "l'octroi d'un droit de tirage aux Communautés pour le financement des mesures nécessaires à l'exécution de cette loi fédérale".
Refusant les peines incompressibles "qui s'avèrent contre-productives sur le terrain", le PS a fustigé le bilan du ministre Dewael (VLD), qui a échoué à remettre en rue les 3.000 policiers prévus. Le président Di Rupo prévient : ce sera une "exigence " des siens en cas de participation au prochain gouvernement.
Ch. C.
© La Dernière Heure 2007

Le PS apporte son soutien au pacte écologique

MAJ 22/05/2007

Le PS souscrit à 32 des 36 mesures contenues dans le Pacte écologique belge

Il n'en rejette aucune mais émet des réserves sur l'application des 4 autres qui tiennent à sa conception de l'écologie sociale.Au cours d'une conférence de presse organisée à l'avant-veille du débat qui réunira les 4 partis francophones sur le thème, les socialistes ont rappelé leurs propositions en matière environnementale. Ils ont notamment appelé à une "alliance belge pour l'emploi et l'environnement" grâce à l'amélioration de la performance énergétique des bâtiments.Pour soutenir cette alliance, le PS veut porter à un milliard d'euros le montant disponible dans le Fonds de démantèlement des centrales nucléaires. Cette somme serait affectée à des prêts accordés aux particuliers pour des travaux d'économie d'énergie et la mise en oeuvre de tiers investisseurs. Le PS veut également instaurer un prélèvement compensatoire sur les bénéfices des centrales nucléaires déjà amorties. Il escompte une recette de 430 millions d'euros.Quant à l'énergie nucléaire elle-même, le PS a réaffirmé son attachement à la loi de sortie de 2003. Il a contesté l'argument du cdH qui conditionne l'application de la loi à l'élaboration de solutions de rechange crédibles."Ce raisonnement est erroné car c'est la sortie du nucélaire qui incitera à investir. L'incertitue qui pèse actuellement sur cette sortie pèse sur le développement des énergies alternatives", a souligné la vice-première ministre Laurette Onkelinx. Les socialistes francophones ont également plaidé pour une gestion responsable de la mobilité qui passe, selon eux, par une réforme du système fiscal des voitures de société. Ils veulent pénaliser les véhicules qui polluent beaucoup et revoir la déductibilité fiscale actuelle des entreprises pour les achats de carburant, en particulier par le biais des cartes-essence. Ils proposent aussi de tripler les taxes sur les 4X4 à usage non professionnel et souhaient étendre les systèmes de gratuité pour les trajets en train entre le domicile et le lieu de travail.Parmi les propositions du Pacte écologique, le PS craint les conséquences sociales de quatre d'entre elles, comme une taxe CO2 généralisée ou une liaison du précompte immobilier au niveau d'isolation des bâtiments."On risque de payer moins cher pour une villa 4 façades que pour une petite maison ouvrière", a mis en garde le sénateur Jean Cornil. Mme Onkelinx a quant à elle rappelé le principe de bases des socialistes en la matière: il doit exister pour chacun une réelle solution de rechange au comportement que l'on entend modifier par la fiscalité.L'ex-échevin Ecolo passé au PS, Henri Simons, se montre en tout cas confiant sur la combativité de sa nouvelle famille pour la défense de l'environnement."Je sens aujourd'hui un PS réellement motivé par le défi écologique et qui pèsera de tout son poids lors des discussions gouvernementales", a-t-il expliqué.

La gabegie à la Carolo, dès 1999

MAJ 22/05/07

Comptes parallèles révélés

Le receveur communal de Charleroi se prépare à informer la justice ce mardi sur l'existence de comptes parallèles ayant existé au département communal du 3e âge de la Ville de Charleroi, alors sous l'autorité de l'actuel bourgmestre, le socialiste Léon Casaert.

Le receveur communal de Charleroi se prépare à informer la justice ce mardi sur l'existence de comptes parallèles ayant existé au département communal du 3e âge de la Ville de Charleroi, alors sous l'autorité de l'actuel bourgmestre, le socialiste Léon Casaert.
Ce département organisait régulièrement des voyages, des spectacles et autres activités d'animation en faveur du troisième âge. Les sommes payées (places de spectacle, prix des voyages, etc) semblent avoir d'abord été congelées sur un compte de la Ville, hors comptabilité officielle, avant d'être redirigées vers les prestataires de services ad hoc. Le compte n'a été fermé que trois mois après l'installation de la nouvelle majorité PS-cdH-MR.
Dans l'entourage du bourgmestre, on parle de "comptes de transition" qui ne respectaient "pas vraiment" les règles, mais qui n'ont engendré aucun enrichissement personnel ni aucun détournement. La semaine dernière, la Ville a régularisé ces activités en modifiant les statuts de la régie communale autonome et en y ajoutant des missions de type voyages, animations, spectacles.


Le bourgmestre de Charleroi dans la tourmente


Le receveur communal de Charleroi se prépare à informer la justice ce mardi sur l'existence de comptes parallèles

Ces comptes étaient liés au département communal du 3e âge de la Ville de Charleroi, alors sous l'autorité de l'actuel bourgmestre, le socialiste Léon Casaert.Ce département organisait régulièrement des voyages, des spectacles et autres activités d'animation en faveur du troisième âge. Les sommes payées (places de spectacle, prix des voyages, etc, ...) semblent avoir d'abord été congelées sur un compte de la Ville, hors comptabilité officielle, avant d'être redirigées vers les prestataires de services ad hoc. Le compte n'a été fermé que trois mois après l'installation de la nouvelle majorité PS-cdH-MR. Dans l'entourage du bourgmestre, on parle de "comptes de transition" qui ne respectaient "pas vraiment" les règles, mais qui n'ont engendré aucun enrichissement personnel ni aucun détournement. La semaine dernière, la Ville a régularisé ces activités en modifiant les statuts de la régie communale autonome et en y ajoutant des missions de type voyages, animations, spectacles.

Réactions des Ecolos Les conseillers communaux Ecolo Luc Parmentier et Xavier Desgain ont réagi mardi à l'annonce de l'existence d'une caisse parallèle qui aurait fonctionné au département 3e âge de la ville de Charleroi, département géré aujourd'hui encore par le bourgmestre PS Léon Casaert. Ecolo réclame notamment des "explications publiques plausibles".Pour le parti de l'opposition communale, "la découverte de 'cadavres dans les placards' continue à Charleroi, rappelant chaque semaine l'étendue et la gravité de la malgouvernance socialiste".Après avoir énuméré les autres affaires découvertes ces derniers mois, et en s'étonnant de l'absence de réaction officielle à propos de ce dernier dossier, Ecolo Charleroi réclame que M. Casaert sorte de son mutisme et fournisse "des explications publiques 'plausibles' aujourd'hui même sur ce dossier".Ecolo demande la lumière sur ce compte et que des explications précises soient apportées au Conseil communal. La majorité actuelle doit, selon les Verts, également s'expliquer sur son délai de réaction par rapport à ce compte "apparemment clôturé au mois de février, soit trois mois après le début de la législature communale".Ils demandent aussi que plainte soit déposée par la Ville contre les gestionnaires et les responsables politiques de cette caisse noire, et que ceux-ci assument "l'entièreté de leurs responsabilités".

Casaert réplique en gymnaste

« C'était une question de souplesse ». C'est ainsi que le bourgmestre Léon Casaert (PS) a résumé à Charleroi la raison d'être de la « caisse noire » du 3e âge, en fait trois comptes bancaires parallèles qui n'entraient pas dans la comptabilité communale.
Ces comptes, a-t-il expliqué, existaient déjà du temps de son prédécesseur décédé, et avaient été créés en 1990, pour servir en quelque sorte de transit, pour payer les spectacles et les voyages destinés au 3e âge, un département que Léon Casaert a géré jusqu'en octobre dernier, et qu'il continue à gérer actuellement, tout en étant devenu bourgmestre.
Ces comptes ont été ouverts avec l'aval du secrétaire communal et du receveur communal d'alors (tous deux inculpés depuis lors pour d'autres causes), a-t-il encore précisé.

En décembre dernier, lors de l'installation de la nouvelle majorité, il a été décidé de mettre de l'ordre dans ces comptes, et il a été décidé la semaine dernière de les supprimer, confiant désormais la gestion de ces spectacles et ces voyages à la Régie communale autonome.
Pour le reste, le bourgmestre, qui avoue ne pas avoir ignoré l'existence de ces comptes, a estimé qu'ils ne lui avaient pas paru anormaux. Le dossier a cependant été transmis dès mardi par le receveur communal au procureur du Roi de Charleroi Christian De Valkeneer, qu'il devait rencontrer en fin d'après-midi.
Interrogé sur les éventuelles conséquences politiques de cette nouvelle découverte pour sa majorité, Léon Casaert a estimé qu'il n'y avait « aucune faille », pas plus qu'il n'avait senti à son égard de « perte de confiance ».
Quant aux mouvements enregistrés sur ces comptes, ils n'ont, à sa connaissance, donné lieu à aucune irrégularité comptable, a-t-il encore indiqué, pas plus qu'on n'y a constaté de traces de détournement ou d'un enrichissement personnel.
Le budget des spectacles représentait environ 50.000 euros par an. Il a également reconnu qu'il avait été un des deux signataires des comptes concernés mais s'il y a eu irrégularité, elle n'avait rien de frauduleux, selon lui.
Questionné sur une éventuelle inculpation personnelle dans ce dossier, le bourgmestre de Charleroi s'est demandé sur base de quoi il pourrait être inculpé dans cette affaire.

Caisse noire Charleroi : Philippe Van Cau dégage toute implication

Philippe Van Cauwenbergh assure qu'il n'est pour rien dans la divulgation d'une nouvelle caisse noire carolo.Quatrième échevin de Charleroi et notamment en charge des Sports, Philippe Van Cauwenberghe a réagi mercredi, après la mise à jour d'une "caisse noire" au département 3e âge de la ville. Il s'insurge, dans un communiqué, à propos d'une hypothèse selon laquelle cette mise à jour "serait une manoeuvre orchestrée dans l'ombre par moi-même ou un membre de mon entourage afin que je puisse en tirer bénéfice"."Je m'inscris en faux par rapport ces allégations qui ont pour seul objectif de déstabiliser le bourgmestre et l'ensemble de mes collègues du collège", dit Philippe Van Cauwenberghe. "Collège communal qui, rappelle-t-il, repose sur un pacte de majorité regroupant trois partis démocratiques qui selon moi travaillent avec respect, confiance et efficacité". Et Philippe Van Cauwenberghe conclut : "N'attendez pas de moi que je pose le moindre acte déloyal qui viserait à ébranler la cohésion de l'équipe en place". Dans son journal de mercredi matin, la RTBF avait en effet évoqué comme explication possible de la découverte de cette "caisse noire", une man¢uvre interne au PS visant à faire de Philippe Van Cauwenberghe le bourgmestre de Charleroi, au cas où Léon Casaert serait amené à quitter ses fonctions en raison de ce dossier. (belga)

MAJ 19/05/07

Chastel entendu? "Une tentative de déstabilisation"
Le MR de Charleroi a réagi, dimanche dans un communiqué, à l'information parue samedi annonçant la prochaine audition du député Olivier Chastel. La même information faisait état d'un "mystérieux flux financier de 15.000 euros qui aurait transité de la Régie communale vers les caisses de Charleroi Infra Sports pour enfin aboutir dans les caisses du Coliseum ou, selon une autre source, d'une asbl culturelle, proche du MR."Le MR estime qu'il s'agit là d'une "nouvelle tentative de déstabiliser le député fédéral Olivier Chastel qui mène sa liste dans le Hainaut et juge le procédé aussi lamentable qu'antidémocratique."Le MR explique que "cette information vise, sans la nommer, l'asbl IVS (Initiatives en Val de Sambre) qui est une asbl culturelle dont le conseil d'administration est majoritairement composé de mandataires communaux MR de Charleroi." L'information selon laquelle l'asbl IVS aurait bénéficié d'une subvention de 15 000 euros en provenance de la RCA est fausse, selon le MR. "Un versement a bien été effectué par une filiale de la Régie Communale Autonome, à savoir l'asbl Charleroi Infra Sports (CIS), au bénéfice d'Initiative en Val de Sambre en 2005. Ce versement résultait d'une erreur de la CIS et a été renvoyé le jour même par l'asbl IVS au profit du véritable destinataire, à savoir l'asbl Coliséum production, dirigée par Monsieur Gille Goorman, asbl privée à laquelle l'ancienne majorité communale a confié la gestion de la salle ' Le Coliséum ', un bâtiment appartenant à la Ville de Charleroi", explique le communiqué. "C'est donc sur base de cette anomalie que certains essayent aujourd'hui de jeter le discrédit sur le MR, dit encore le communiqué des libéraux carolos.Pour le MR, l'audition annoncée d'Olivier Chastel par le SJA mercredi "se fait dans le cadre de la volonté manifestée par les enquêteurs d'entendre tous les administrateurs parmi lesquels tous les partis démocratiques étaient représentés. Véronique Salvi (cdH) était vice-présidente et Luc Parmentier (ECOLO) administrateur-directeur. Cette audition n'a donc aucun rapport avec la prétendue subvention à une asbl proche du MR, les responsables d'IVS ayant eu l'occasion de démontrer leur bonne foi auprès des enquêteurs il y a quelques mois", conclut le communiqué du MR de Charleroi. (belga)

Olivier Chastel entendu dans le dossier Carolo bis

Olivier Chastel.Olivier Chastel et Véronique Salvi ont été entendus mercredi par la police judiciaire fédérale dans le cadre de l'enquête Carolo bis, rapporte samedi La Nouvelle Gazette. Les deux députés-candidats sont convoqués comme témoins puisqu'ils étaient administrateurs de la Régie communale autonome.Le dossier Carolo bis a mis au jour des transferts d'argent douteux ou illicites entre la Régie communale autonome, Charleroi Infra Sports ou le Parc des Sports. Selon La Nouvelle Gazette, ces deux auditions devraient permettre aux enquêteurs d'en savoir plus sur un "mystérieux flux financier de 15.000 euros qui aurait transité de la Régie vers les caisses de Charleroi Infra Sports, pour enfin aboutir dans les caisses du Coliseum ou, selon une autre source, d'une asbl culturelle, proche du MR". (belga)

Frais indûment perçus
Plusieurs milliers d'euros de préjudice. Une pratique qui existait déjà avant « Despi ». Mais qui s'est ensuite intensifiée.

21 mai 2007
I l est maintenant établi que des fonctionnaires communaux de Charleroi ont bénéficié indûment de remboursement de frais. Les dernières inculpations notifiées dans le cadre de l'affaire de la Carolo « bis » font mention de l'existence de dépenses fictives et d'indemnités kilométriques injustifiées. La pratique s'apparente à l'octroi de sursalaires à des joueurs de clubs sportifs, ou à des membres de leur staff, par le biais de faux contrats d'emploi. Il s'agit de fraude sociale et de détournement de fonds publics.
À la vérité, ces modes d'aide se mettent en place avant l'arrivée de Claude Despiegeleer au département des Sports. Il suffit de contrôler le listing du personnel de l'ASBL Parc des Sports pour constater que l'engagement des premiers sportifs précède l'installation de l'échevin en 95. L'embauche de professionnels ou d'auxiliaires de clubs remonte à la fin des années 80.

Dante Brogno (Sporting de Charleroi) est l'un des premiers à entrer comme animateur à mi-temps dans le staff communal en 1986, rejoint cinq ans plus tard par Jean-Michel Saive (La Villette). John Waterspoon (Spirous) et Zoran Primorac (La Villette) font leur apparition en 92. Le système va s'intensifier avec des mises à disposition de personnel après 2001. C'est ainsi que l'ancien directeur de la Carolo Alain Carlier et Philippe Van Cauwenberghe lui-même sont détachés dans des clubs, l'un à Couillet, l'autre aux Spirous.
Lelubre et Berckmans cités
La juge d'instruction France Backeland identifie une liste d'agents et d'administrateurs des ASBL paracommunales du Sport qui percevaient des frais fictifs. Il s'agit de Jeannine Button, Jean-Pol Incecca, Patricia Moiny, Georges Duquet, Patrick Henseval, Philippe Berckmans et Alain Lelubre. Les deux derniers occupent des fonctions au sein de la nouvelle majorité : Philippe Berckmans est attaché de cabinet de l'échevin des Sports Philippe Van Cauwenberghe ; Alain Lelubre a été désigné chef du groupe socialiste du conseil communal. Il doit passer le relais à l'ancien bourgmestre Jacques Van Gompel. C'est en qualité d'administrateur du Parc des Sports qu'il percevait ces paiements.
À combien s'élève le préjudice ? Selon nos informations, il se chiffre à plusieurs milliers d'euros. Des montants que les intéressés pourraient avoir à rendre puisque la Ville s'est constituée partie civile dans les différents dossiers à l'instruction.

MAJ 10/05/07

2 fonctionnaires communaux de Charleroi inculpés

Philippe Gillet, administrateur de la Régie foncière et directeur gérant de la Régie communale autonome de Charleroi, et Claude Rokens, trésorier de la Régie foncière et de la Régie communale autonome, ont été inculpés mardi, a-t-on appris de source communale.

Six nouvelles inculpations dans le dossier Carolo bis

L'ex-échevin Claude Despiegeleer vient d'être inculpé dans le dossier de la "Carolo bis" de détournement par fonctionnaire public, de faux et usage de faux, de corruption passive et d'abus de biens sociaux.
A l'origine de l'affaire, en mai 2006, Patrick Henseval, chef de cabinet du bourgmestre d'alors et président du club de volley "Les Dauphines", avait été inculpé de corruption et association de malfaiteurs et placé sous mandat d'arrêt.
La juge d'instruction de Charleroi, France Baeckeland, a procédé ce mardi à six nouvelles inculpations dans le dossier "Carolo bis". Cette affaire concerne les transferts d'argent entre la Régie communale autonome et des asbl sportives de Charleroi. Parmi ces "nouveaux" inculpés figurent l'ex-échevin Claude Despiegeleer et son ancien collègue échevin Serge Van Bergen.Les faits dits de la "Carolo bis", mis à jour six mois après le dossier de logements sociaux de "La Carolorégienne", avaient permis d'établir que des transferts de fonds suspects avaient eu lieu entre la Régie communale autonome et des asbl sportives, l'une et les autres ayant comme titulaire Claude Despiegeleer, à la fois en charge des régies et des sports à l'époque. Les redevances de stationnement, plutôt que de revenir dans les caisses communales, transitaient vers "Charleroi Infra Sport" (CIS), l'asbl qui en redistribuait les montants à différents clubs sportifs.A l'époque de la découverte de ces faits, en mai 2006, Patrick Henseval, le chef de cabinet du bourgmestre d'alors, Jacques Van Gompel, avait été inculpé de corruption et association de malfaiteurs et placé sous mandat d'arrêt. Il était aussi le président du club de volley "Les Dauphines".Claude Despiegeleer vient donc dans ce même dossier d'être inculpé de détournement par fonctionnaire public, de faux et usage de faux, de corruption passive et d'abus de biens sociaux. Luc Frère, qui avait été le comptable de "La Carolorégienne" et de CIS a été inculpé de détournement par fonctionnaire public, par corréité, de faux et usage de faux, et d'abus de biens sociaux. Il avait déjà été inculpé de faux, abus de biens sociaux, détournement, escroquerie et infraction aux lois sur la comptabilité, dans le dossier de "La Carolorégienne".L'ex-échevin Serge Van Bergen, lui aussi déjà impliqué dans l'affaire des logements sociaux de "La Carolorégienne", dont il était le vice-président, est également inculpé dans ce dossier "Carolo bis" depuis ce mardi, pour faux, usage de faux, détournement par fonctionnaire public, et abus de biens sociaux. Cette fois, les chefs d'inculpation s'attachent à ses fonctions de président de CIS, d'administrateur de la Régie communale autonome, et de vice-président de l'asbl "Parc des Sports".Une gestionnaire de ce "Parc des Sports", Jeanine Button, est inculpée de détournement par fonctionnaire public, faux et usage de faux, et abus de biens sociaux. C'est également le cas de Philippe Gillet, administrateur de la Régie foncière et directeur gérant de la Régie communale autonome, et de Claude Rokens, trésorier de la Régie foncière et de la Régie communale autonome. Aucun de ces inculpés n'a été placé sous mandat d'arrêt. (belga)
EN SAVOIR PLUS: 2 fonctionnaires communaux de Charleroi inculpés

MAJ26/04/07

Frais de déplacement et de représentation record bien avant 2002 : la Société de logements de Charleroi jette l'argent par les fenêtres depuis longtemps, selon un rapport judiciaire.
En 2006, les frais de représentation de la société de logements sociaux La Carolorégienne ont atteint, à 3.408 euros, une moyenne de 15,5 euros par jour ouvrable. Quant aux frais de déplacement, ils ont carrément disparu, si l'on en croit la présidente Ingrid Colicis (PS). On est loin des notes inconsidérées du passé, révélées en septembre 2005 par un audit de la Société wallonne du logement (SWL) diffusé par le député Olivier Chastel (MR), qui fut à l'origine du scandale que l'on sait. On en est même très loin, révèle le rapport qu'un expert judiciaire mandaté par la juge d'instruction France Baekeland vient de lui remettre.

Celui-ci confirme non seulement l'existence de la gabegie financière mise au jour en 2005, mais aussi le laxisme, la négligence voire l'incompétence des organes de contrôle : à l'évidence, aucun administrateur de la Carolo ne s'est jamais inquiété du train de dépenses scandaleux des gestionnaires à l'époque où l'on jetait l'argent par les fenêtres. Absence d'originaux de factures, notes de frais falsifiées, livre d'inventaire manquant : selon les services d'inspection de la SWL, la comptabilité de la Carolorégienne était organisée en 2002 de sorte qu'il était impossible de justifier le contenu de certains comptes. L'audit de la SWL a amené la justice à désigner un expert indépendant pour reconstituer l'état des dépenses et des recettes. L'expert est remonté jusqu'à 1999. Et son rapport est édifiant.

En 1999, André Liesse n'occupe pas encore la fonction de président. Il faut attendre le renouvellement des conseils communaux en 2001 pour que l'échevin du commerce de l'époque soit installé à la tête du conseil d'administration. Avant lui, Claude Despiegeleer est en poste. Il deviendra plus tard administrateur délégué de la Carolo.
Dire que le poste des frais de déplacement est « très largement supérieur à la moyenne sectorielle », comme l'affirme l'audit de 2002, est en dessous de la vérité pour 1999-2001. Les chiffres du rapport de l'expert judiciaire sont assassins. On atteint ainsi la somme astronomique de près de 100.000 euros (3,989 millions de francs !) pour 1999 ; on est à 94.000 euros en 2000 et à 87.725 euros en 2001. Un poste de cinq à six fois plus élevé que celui de 2004 où il représentait encore 17.602 euros. Comment justifier de tels frais dans une société dont le patrimoine immobilier se concentre sur trois communes distantes d'à peine 10 km ?
Dans leur audit de 2002, les inspecteurs de la SWL avaient relevé que « les déclarations de créances manquaient de précision pour permettre une vérification efficace : pas de détail des kilomètres parcourus ou somme globale réclamée selon agenda, pas de mention de la nature des missions ». Les indemnités étaient payées selon plusieurs taux suivant les grades, en dehors d'une décision du CA, majorées pour certains de forfaits mensuels.
Les dépenses de représentation donnent également le tournis. Elles atteignent 52.000 euros en 2001. C'est l'administrateur délégué Claude Despiegeleer qui expose le plus de frais (18.250 euros). Sur une moyenne de 220 jours, cela fait une ardoise quotidienne de 80 euros. L'ex- échevin des sports s'était fait épingler dans le rapport d'audit pour des repas pris le samedi, le dimanche ou des jours fériés, mais aussi des modifications approximatives de certaines souches TVA. La même année, le président Liesse s'octroie le remboursement indu de 3.500 euros de notes de restos de 2000, avant son entrée en fonction. Le rapport d'expertise judiciaire nous apprend que cette année-là, on a mangé et invité davantage à la Carolo. Le poste se chiffre en effet à 73.511 euros, soit... 334 euros de repas par jour ouvrable. Mieux encore en 1999 : le record est battu avec une facture de... 101.000 euros de frais de représentation, soit une dépense quotidienne de près de 500 euros. Comment les administrateurs et la tutelle ont-ils pu laisser passer ça ? De 1997 à 2002, Claude Despiegeleer occupe aussi la fonction d'administrateur au sein de la SWL. Il est donc en situation de contrôleur et de contrôlé.

7/5/07
Un dirigeant de la SWL épinglé par un rapport d'audit
Un dirigeant de la Société wallonne du Logement (SWL) en charge des finances est mis en cause dans un rapport d'audit sur la société de logements sociaux "La Dinantaise" réalisé en mars, a révélé ce lundi soir la chaîne RTL-TVI.Le rapport d'audit relayé par RTL reproche à Jacky Derycke, inspecteur général en charge des finances à la SWL, d'avoir exercé de manière complémentaire entre, 1994 et 2001, une activité d'expert-comptable pour le compte de la société de logement social "La Dinantaise", et ce sans autorisation préalable. La SWL étant censée contrôler la bonne gestion des sociétés de logement, cette double casquette pose la question d'un éventuel conflit d'intérêts. Le rapport d'audit évoque également des irrégularités dans la passation des écritures comptables de la société de logement.L'homme, qui s'est mis en congé et dément les accusations, affirme avoir bénéficié de l'accord de sa hiérarchie pour effectuer les prestations litigieuses. Une réunion se tiendra jeudi à la SWL à ce sujet, signale encore la chaîne de télévision privée. (belga)

21 mai 2007

Des actions sont en cours, selon la ministre Vienne

Polémique autour de l'étude épidémiologique sur les pathologies respiratoires à Charleroi


L a députée wallonne Ingrid Colicis (PS) va de surprise en surprise dans le dossier de la pollution à Charleroi. Fin avril dernier, en commission de la Santé, l'élue socialiste interpellait la ministre de la Communauté française sur « le bien-fondé d'une étude comparative épidémiologique en matière de pathologies respiratoires à Charleroi ». Objectif : dégager des indications quant à l'impact de la pollution industrielle sur la santé des carolo.
Réponse de Catherine Fonck (CDH) et première stupéfaction : en 2004, la Ville de Charleroi a refusé de prendre part à cette étude. La cité sambrienne était cependant, selon la ministre, toujours susceptible de prendre le train en marche.

Ingrid Colicis s'est donc naturellement tournée vers Benoît Lutgen (CDH), ministre wallon de l'Environnement. Deuxième surprise : « Jusqu'à présent, à ma connaissance, la réalisation d'une étude épidémiologique n'a pas été jugée nécessaire par les experts, sur la base des éléments en leur possession », a-t-il déclaré. Le ministre fait référence au groupe de travail Santé-environnement à Marchienne, spécialement mis en place à l'initiative de la task-force Environnement-santé regroupant des représentants des ministres de la Santé de la Communauté française et de la Région wallonne ainsi que du cabinet du ministre Lutgen.
Soucieuse de connaître les motivations de ces fonctionnaires, la députée wallonne vient d'interpeller Christiane Vienne (PS), ministre wallonne de la santé. Celle-ci s'est voulue rassurante en énumérant les différentes actions initiées depuis la mise en place de la task-force Environnement-santé. « Plusieurs actions visant à évaluer l'impact de la pollution sur l'état de santé de la population ont été lancées ou envisagées », a indiqué la ministre.
Enquête sur la santé respiratoire des enfants, modélisation de l'Institut scientifique de santé publique, étude comparative de l'évaluation de l'impact sanitaire de la pollution de l'air à Charleroi... tout cela est en cours. Un compte rendu exhaustif des actions menées sera présenté lors du Comité de riverains du 19 juin 2007, a conclu la ministre.

Le gouvernement wallon crée 21 nouvelles réserves naturelles

Vingt-et-un nouveaux projets de réserves naturelles viennent d'être adoptés par le gouvernement wallon, a annoncé vendredi le ministre wallon de l'Agriculture Benoît Lutgen.
Ils représentent une superficie de 224 hectares en Région wallonne.

La reconnaissance en réserve naturelle par la Région wallonne confère à la réserve des droits et des devoirs, délimite son territoire et octroie également des aides financières à hauteur de 90 euros par hectare exploité."Ces nouvelles réserves recèlent des trésors d'espèces menacées", a souligné M. Lutgen, qui insiste sur l'impact de ces réserves pour le développement pédagogique de la nature. Les réserves permettent de découvrir un patrimoine naturel de biodiversité avec un balisage, des visites guidées, etc...

Elles sont aussi sources de retombées économiques par le biais notamment des emplois créés dans les parcs naturels. Les retombées se font également sur les investisseurs qui ont envie de s'installer en Wallonie et offrir un cadre de vie favorable. (belga)

20 mai 2007

69% des Français satisfaits de la composition du gouvernement

Un total de 69% des Français se disent satisfaits de la composition du gouvernement de François Fillon annoncée vendredi, selon un sondage Opinionway publié samedi sur le site internet du Journal du Dimanche (leJDD.fr). 69% des personnes interrogées se disent satisfaites, tandis que 30% ne sont pas satisfaites et 1% ne se prononcent pas, selon cette enquête. Le taux de satisfaction atteint 77% chez les électeurs de François Bayrou au premier tour, et 81% chez ceux de Jean-Marie Le Pen. En ce qui concerne la popularité des ministres, Jean-Louis Borloo (Economie, Finances et Emploi) arrive en tête avec 55%, suivi de Bernard Kouchner (Affaires étrangères et européennes) avec 51%, et de Rachida Dati (Justice) avec 46%. Michèle Alliot-Marie (Intérieur, Outre-mer et collectivités territoriales) ne récolte que 32%, suivie d'Alain Juppé (Ecologie, Développement et Aménagement durables) avec 21%, de Roselyne Bachelot (Santé, jeunesse et sports) avec 18% et de Xavier Bertrand (Travail, relations sociales et solidarité) avec 14%. Tous les autres ministres sont entre 3% (Eric Woerth, Budget, comptes publics et fonction publique) et 7% (Brice Hortefeux, Immigration, intégration, identité nationale et co-développement). 78% des personnes interrogées jugent que l'adjectif "dynamique" s'appplique bien au nouveau gouvernement, 73% le disent "jeune", 71% "compétent", 70% "capable de faire les réformes dont la France a besoin", 65% estiment qu'il "représente bien les différentes sensibilités du pays", 63% qu'il est "à l'écoute des Français", et 62% qu'il "inspire confiance". Cette étude auprès d'un échantillon de 981 personnes, selon la méthode des quotas, a été réalisée en ligne les 18 et 19 mai. Notice détaillée disponible auprès de la commission des sondages.

54% des Français satisfaits de la nomination de Fillon

54% des Français se disent satisfaits de la nomination de François Fillon comme Premier ministre, selon un sondage CSA-Cisco à paraître dimanche dans Le Parisien-Aujourd'hui en France. 25% se déclarent mécontents. 21% ne se prononcent pas. 91% des électeurs de Nicolas Sarkozy se déclarent satisfaits de la nomination de François Fillon comme Premier ministre. 72% des électeurs de Jean-Marie Le Pen le sont, tout comme 54% des électeurs de François Bayrou et 28% de ceux de Ségolène Royal. 50% des Français se déclarent satisfaits de la composition du gouvernement de M. Fillon, contre 22% d'un avis contraire. 28% ne se prononcent pas sur ce sujet. Le sondage a été réalisé par téléphone le 18 mai. Il a été effectué auprès d'un échantillon national représentatif de 1.001 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et catégforie d'agglomération.

19 mai 2007

Di Rupo - Leterme / les suites

MAJ 19/05/07

"Seul le cartel CD&V/N-VA osera dire 'non' au PS"

Lors d'un congrès tenu samedi à Bruxelles, le parti N-VA a présenté son programme pour les élections. Le partenaire de cartel du CD&V milite pour une "Flandre plus forte" avec davantage de compétences. "Seul le cartel CD&V/N-VA osera dire 'non' au PS d'Elio Di Rupo", selon les nationalistes flamands de la N-VA. Selon le parti, il est évident que "la Belgique ne fonctionne pas". "C'est un pays qui demande de gros efforts aux Flamands pour la prétendue solidarité. Le flux financier de la Flandre vers la Wallonie est comme une transfusion sanguine permanente. En plus, à destination d'un patient tellement gentil qu'il nous comprime l'artère. Nous en avons assez", a ajouté M. De Wever. Pour la N-VA, la solidarité entre la Flandre et la Wallonie peut continuer mais les transferts d'argent doivent être "transparents" et "efficaces". Par ailleurs, le parti N-VA souhaite notamment une réforme rapide de la Justice, une hausse des pensions et allocations les plus basses, ainsi que des règles claires concernant l'immigration. (GFR)

Le parti N-VA s'attaque à Di Rupo
Lors d'un congrès tenu hier à Bruxelles, le parti N-VA a présenté son programme pour les élections. Le partenaire de cartel du CD&V milite pour une "Flandre plus forte" avec davantage de compétences. "Seul le cartel CD&V/N-VA osera dire 'non' au PS d'Elio Di Rupo", selon les nationalistes flamands de la N-VA.
"Face au PS, il faut une formation flamande qui a la force de dire 'non', une formation flamande qui a l'ambition de faire ce qui est nécessaire pour la Flandre", a déclaré le président de la N-VA, Bart De Wever.
Selon le parti, il est évident que "la Belgique ne fonctionne pas". "C'est un pays qui demande de gros efforts aux Flamands pour la prétendue solidarité. Le flux financier de la Flandre vers la Wallonie est comme une transfusion sanguine permanente. En plus, à destination d'un patient tellement gentil qu'il nous comprime l'artère. Nous en avons assez", a ajouté M. De Wever.
Pour la N-VA, la solidarité entre la Flandre et la Wallonie peut continuer mais les transferts d'argent doivent être "transparents" et "efficaces".
Par ailleurs, le parti N-VA souhaite notamment une réforme rapide de la Justice, une hausse des pensions et allocations les plus basses, ainsi que des règles claires concernant l'immigration.

MAJ 2/5/07

Leterme n'est pas attaché à la Belgique, selon Di Rupo

Le président du parti socialiste et ministre-président wallon Elio Di Rupo a indiqué ce mardi ne pas percevoir de signe d'attachement à la Belgique dans le chef de son homologue flamand Yves Leterme, dont il a qualifié le comportement d'arrogant et de dédaigneux.Après la confrontation télévisée Di Rupo-Leterme sur RTL-TVi et VTM mercredi dernier, chacun était resté sur ses positions quant à la manière de concevoir l'avenir de la Belgique fédérale. Yves Leterme veut poursuivre sur la voie de la régionalisation. Elio Di Rupo n'en voit pas la nécessité."Nous attendions des signes d'attachement personnel à notre pays et à sa population, Bruxellois et Wallons compris", a indiqué ce mardi Elio Di Rupo lors du discours du 1er mai du parti socialiste au parc d'Avroy à Liège. "Au lieu d'une main tendue, nous avons eu des bras croisés. J'ai ressenti, je le dis avec beaucoup de regrets, une certaine arrogance teintée d'une dose de dédain", a précisé le chef de file socialiste. (belga)

L'énorme couac du Débat national sur RTL (27/04/2007)

Inaudible mercredi, l'émission a été rediffusée hier soir avec sous-titres à la place de 24 h chrono ...
Le Débat national entre Yves Leterme et Elio Di Rupo, qui devait être un événement, a tourné au cauchemar pour RTL. En cause, le doublage des propos d'Yves Leterme qui a transformé le programme en une cacophonie inaudible. Résultat des courses, l'émission s'est soldée par un échec : alors que plus de 400.000 téléspectateurs étaient branchés au début, ils étaient moins de 200.000 à la fin !
Comment un tel couac est-il possible ? "C'est lié - et je ne cherche pas d'excuse - au processus de production numérique", explique Stéphane Rosenblatt, directeur des programmes de RTL. "Il y a eu un problème de nivellement de 2 pistes son." Et il était impossible de s'en rendre compte plus tôt ? "Oui, parce que, au moment de la postproduction, tout était bon. C'est ensuite, quand on a envoyé l'émission vers Luxembourg, qu'il y a eu un problème de compression de fichier. On n'a pu alors s'en rendre compte qu'une fois que l'émission était déjà en cours de diffusion. On ne pouvait plus rien faire."
Finalement, RTL a décidé de rediffuser le débat avec des sous-titres. Mais alors qu'il avait d'abord été question du dimanche à 13 h 30, la chaîne a changé d'avis et a préféré repasser le débat dès hier soir, à la place de 24 h chrono , sans grand respect pour les fans de la série ! "En fait, dimanche nous paraissait trop loin. S'il fallait rediffuser le débat, c'était dans la journée qui suit. Il n'y avait que le jeudi soir. Certes, c'est frustrant pour les fans de 24 h chrono, mais il y a aussi le respect des téléspectateurs qui voulaient voir ce débat."
En tout cas, du côté de la RTBF, où on n'a jamais digéré certaines critiques de RTL à l'encontre du faux JT du 13 décembre dernier, le couac de la chaîne privée était largement commenté. "À RTL, même le son est une fiction", ironisaient certains...
Frédéric Seront
© La Dernière Heure 2007

Grand débat national sur RTL-TVI

C'était l'événement médiatique de la campagne électorale. A l'approche des élections fédérales de juin, le socialiste Elio Di Rupo et le démocrate chrétien Yves Leterme, se sont confrontés face à face dans "Le débat national", sur RTL-TVi et VTM, une première.
Les deux ministres-présidents ont répondu aux questions de Laurent Haulotte et de Stef Wauters. Si Yves Leterme a fait preuve d'un pragmatisme incontesté, Elio Di Rupo arborait son sourire habituel lors de ce débat haut en couleur.
Quand les Francophones réclament une réforme de l'Etat, il ne saurait être question de perdre du temps. Nous voulons bien dialoguer, sans tabou, mais prouvez-nous l'utilité d'une telle réforme. Tels sont quelques-uns des arguments que se sont échangés Elio Di Rupo, ministre-président wallon et président du PS, et Yves Leterme, ministre-président et homme fort du CD&V.
Les deux hommes politiques les plus populaires de leur Communauté ont débattu pendant près d'une heure sur des thèmes divers. L'un et l'autre ont répété leur discours déjà bien rodé à quelques semaines des élections, en particulier quand il s'agit de la prochaine négociation communautaire.
M. Leterme a rappelé que la volonté flamande était de réformer l'Etat pour mieux gouverner, pour donner aux entités fédérées les moyens de mener des politiques plus efficaces, comme ce fut le cas lorsque l'on a confié aux Communautés l'enseignement et les médias, et non pas de briser la solidarité interpersonnelle. Et d'énumérer les domaines dans lesquels il souhaite une régionalisation: politique de l'emploi, soins de santé, etc. "Quand je dis cela, je m'exprime en tant que ministre-président du gouvernement flamand, où tous les partis, y compris le VLD de M. Verhofstadt, se sont engagés sur ce point", a-t-il ajouté. En matière d'emploi, M. Leterme a préconisé du « sur-mesure » pour coller à la situation particulière de chaque région linguistique.
Aux yeux de M. Di Rupo, en revanche, une défédéralisation des ces matières n'améliorera en rien la situation. La solution passe par une meilleure coopération, notamment en matière d'emploi, entre les Régions. Dans certains domaines, comme la Santé, une refédéralisation serait même souhaitable, estime-t-il. "Moi aussi, c'est au nom de mes collègues. C'est vrai que nous devons dialoguer, sans tabou, avec nos amis flamands mais on ne voit pas ce qu'une nouvelle réforme apporterait. La seule chose que nous vous demandons, c'est de nous prouver que ce sera à l'avantage des Flamands mais aussi des Bruxellois et des Wallons", a-t-il souligné. Pourtant, quand en 2001 les Francophones ont réclamé une réforme de l'Etat pour refinancer la Communauté française, il a fallu voter sans délai, a rétorqué M. Leterme, répétant à 5 reprises l'argument au cours du débat. Selon M. Di Rupo, M. Leterme devrait changer de discours: "Vous donnez cette impression de venir en disant: après les élections, c'est ça ou c'est rien. Je vous suggère d'avoir un ton et un programme plus modérés", a-t-il dit.
Chacun s'est en revanche accordé pour ne pas toucher aux pouvoirs du roi. Selon le ministre-président flamand, il ne s'agit pas du tout d'une priorité, Albert II remplissant parfaitement son rôle. Quant à au ministre-président wallon, il voit dans la monarchie la clé de voûte du pays. Le maintien de la Belgique implique, d'après lui, de ne pas toucher aux fonctions royales.
Le débat a également porté sur la situation de la Wallonie, le premier wallon reprochant au premier flamand de verser par moments dans la caricature. "De part et d'autre de la frontière linguistique, on ne se connaît pas beaucoup", a regretté M. Di Rupo.
Quant à la question des priorités pour le futur gouvernement, le premier wallon a cité la revalorisation de l'emploi, notamment des jeunes, ainsi que l'aide aux pensionnés. De son côté, le premier flamand a mis en avant la lutte contre la pauvreté, la protection des citoyens contre l'insécurité et la révision du fonctionnement du ministère des Finances.
Les deux hommes se sont donné rendez-vous le 10 juin prochain pour les élections législatives.

Articles ntéressants de Ph. Hermann: http://philiphermann.skynetblogs.be/

Inaudible!!!

Le débat entre Elio Di Rupo et le Ministre-Président flamand Yves Leterme était totalement inaudible. Je fais néanmoins partie des 200 000 téléspectateurs, qui ont fait l'effort de suivre l'émission jusqu'à son terme. La politique me passionne.


Pourquoi ne pas avoir simplement sous-titré les interventions de Yves Leterme, je trouve personnellement cette passion pour les traductions, tout à fait détestable, et particulièrement au cinéma et même si je ne comprends pas la langue d'origine...De Niro avec l'accent canadien, c'est le zapping immédiat. Sur les chaînes flamandes, on sous-titre tout...en ce compris les micro-trottoirs de Courtrai ou de Malines!!! Est-ce là la raison de leur don pour les langues, je ne suis pas loin de le penser...les néerlandais aussi pratiquent de la sorte, tandis que les allemands ou les français traduisent tout comme nous!!!

J'ai été très étonné d'entendre le camarade président réviser son analyse du déclin wallon. Après avoir accusé le libéralisme et les entreprises sans scrupules, il adopte l'analyse que je vous livrais il y a quelques jours sur ce blog (voir ici)... Le lirait-il??? En tout cas, cela me ravit.

Comment a-t-il défendu la wallonie? Et bien pour lui évidemment tout va pour le mieux!!! Tous les indicateurs seraient au vert, cette fois c'est sûr avec le plan Marshal, nous serions enfin en train de sortir du tunnel. Ca n'a pas eu l'air de convaincre Monsieur Leterme, qui entend ce discours depuis au moins 30 ans.

Les créations d'entreprises n'ont jamais été aussi nombreuses, on créerait plus d'entreprises en Wallonie et à Bruxelles qu'en Flandres sur le dernier trimestre!!! Voilà un argument choc pour les profanes!!! Ce qu'il faut savoir, c'est que c'est un phénomène classique, lorsque le taux de chômage est aussi élevé que dans les villes wallonnes et à Bruxelles, le taux de création d'entreprises décolle. Certains ne peuvent se résigner à rester sans rien faire et devant le manque d'offre d'emploi, prennent la décision de créer leur activité. C'est bien, ils ont tous mes encouragements, mais cela ne présume pas de leur réussite. De plus en cette veille d'élections, je ne serai pas étonné que certains services d'aide à la création aient reçu la consigne d'être moins regardant sur la qualité des dossiers. Je ne serai pas étonné que dans un an le nombre de faillite connaisse lui aussi un pic.

Ce qu'il m'a semblé en tout cas, c'est que Yves Leterme était déterminé à régionaliser plus encore, emploi-santé-fiscalité!!! Que restera-t-il de commun à la Belgique??? La ligne de défense de Monsieur Di Rupo, n'est déjà plus le niet catégorique...aujourd'hui c'est "il faut me prouver que ces régionalisations profitent aux habitants de chaque région" Autant dire que l'affaire est dans le sac pour quelqu'un comme Leterme!!! Il semblait même très satisfait par cette réponse. En tout cas, malgré le ton mesuré de ce débat, où l'affrontement direct a soigneusement été évité, il est clair que les lendemains du 10 juin seront communautaires et que la formation d'un gouvernement ne sera pas aisée.

Ce qu'il me semble, c'est que la seule façon de convaincre nos compatriotes flamands qu'un changement est en cours en Wallonie, ce ne sera pas quelques statistiques!!! C'est de voter pour un changement du centre de gravité wallon et bruxellois. Si le MR gagne ces élections, il leur sera impossible de contester qu'une prise de conscience a eu lieu!!! De quoi arriver à la table de négociation, mieux armé!!!


Le débat de la RTBF sur l'état de la Wallonnie
Tout d'abord, une remarque préliminaire: pourquoi avoir accordé un traitement aussi important au candidat Di Rupo alors que la confrontation initialement prévue entre lui et Yves Leterme n'a finalement pas eu lieu: les candidats des autres formations politiques en étaient réduit à un micro-débat entre eux en fin d'émission comme pour faire bonne figure?
Que nous a dit le Ministre-Président Wallon à présent? Et bien avant tout, il nous a livré son analyse des raisons du déclin économique wallon: C'est la faute des scandaleuses entreprises LIBERALES, qui n'ont pas hésité à fermer et donc à licencier des dizaines de milliers de travailleurs avant son accession aux responsabilités d'ailleurs, comme cela il peut s'en laver les mains!!!
Quand comprendra-t-il qu'une entreprise a pour vocation de faire des bénéfices et que dès lors qu'elle n'en fait pas, elle tente de limiter les pertes, quitte parfois à cesser ses activités??? Que s'est-il passé en Wallonnie? Et bien le bassin industriel wallon s'est constitué autour des mines de charbon, qui fournissaient ainsi le carburant des ces industries... A la fermeture de celles-ci suite à l'épuisement des filons, elles ont du importer ce charbon de l'extérieur, ce qui a grèvé le prix de celui-ci d'importants frais de transport. L'acier wallon était et reste plus cher que de l'acier produit à proximité d'infrastructures portuaires comme à Dunkerque ou Gand de quelques dizaines d'€/tonne (environs 5-10%).
Pendant un temps les pouvoirs publics ont investi des sommes colossales pour suppléer à ces différences de prix, ils sont même devenus les seuls actionnaires de celles-ci, puisque plus aucun investisseur ne voulait conserver son argent dans des entreprises structurellement déficitaires...en pure perte, bien évidemment, car à un moment nos compatriotes flamands ont décidé que cela suffisait et après avoir convoqué de nombreux experts au chevet du grand malade, il a été décidé de fermer le robinet!!!
Gouverner, c'est prévoir...cette fermeture n'était-elle pas prévisible?
N'aurait-on pu investir plus utilement cet argent dans un plan de reconversion ou dans la diversification du tissus économique wallon?
Peux-t-on raisonnablement rejeter cette faute sur ces entreprises ou imputer cela au LIBERALISME? N'est-ce pas plutôt la conséquence prévisible de l'épuisement des mines de charbon?
De nombreux participants à ce débat ont mis l'accent sur le manque d'esprit d'entreprise wallon. Certains nous ont même affirmé qu'il faudrait plusieurs générations pour changer cette peur du risque? Cette analyse du déclin wallon, ne fait-elle pas une nouvelle fois la démonstration de l'hostilité du PS vis à vis de ces entreprises!!! Et pourtant une des missions de Monsieur Di Rupo, à la tête du gouvernement wallon et aux commandes du plan Marshall, c'est bien de vendre la région wallonne à des investisseurs extérieurs: imaginez l'effet dévastateurs de ce genre de dogmatisme!?!
La wallonnie souffre déjà d'un déficit d'image à l'extérieur, reconnu par tous les participants au débat et ce n'est pas ce genre de propos qui risque d'inverser cette tendance!!!
Serge Kubla a très justement rappelé qu'il était nécessaire si la Wallonnie voulait se redresser de se confronter à la réalité de la situation: les mines ne sont pas éternelles, l'esprit d'entreprise n'est pas suffisamment stimulé, les langues ne sont pas suffisamment maîtrisées, la mobilité n'est pas encore entrée suffisament dans les moeurs, les pièges à l'emploi restent trop nombreux, etc. Tout cela a une influence sur l'invraisemblable taux de chômage wallon. Un autre élément a été très justement pointé du doigt par ce même Kubla, la Wallonnie n'est pas le seul bassin industriel a être confronté à ces problèmes, 15 régions ont été bénéficiaires du programme objectif 1, le Hainaut est le seul à pouvoir en bénéficier à répétition...en effet d'autres régions en Europe se redressent, pensons à l'Irlande, au Pays-Basque, à l'Ecosse, au Nord de l'Angleterre...Il serait temps de savoir pourquoi nous restons à la 14 ème place sur 15, parmi les régions qui y parviennent le moins bien!!!
Les problèmes de gouvernance publique sont certainement aux racines du mal wallon. Et j'aimerais en profiter pour répondre à l'intervenante la plus attachante de ce débat, dont j'ai malheureusement oublié le nom... Elle a une entreprise de produits du terroir wallon à Aywaille, elle travaille 7 jour sur 7, tantôt à la production, tantôt à la vente, sans aucune aide de personne (6 ans qu'elle attend une aide des pouvoirs publics pour développer son entreprise)...et bien ses enfants ne veulent pas de sa vie de combat, ils ne reprendront pas son affaire où tout le monde a senti qu'elle mettait pourtant tout son coeur. Que fait donc l'office de promotion des produits régionaux wallons? La réalité est bien triste madame: ils contribuent malheureusement à remplir la chronique judiciaire de nos journaux???
Que faut-il faire pour que cela change? Voter le 10 juin!!!

Electragate: Un conseiller de Sarkozy inculpé en Belgique "serein"

Patrick Ouart, nouveau conseiller pour les affaires judiciaires à l'Elysée auprès de Nicolas Sarkozy et qui devrait être prochainement jugé en Belgique dans une affaire d'espionnage informatique, a déclaré samedi qu'il attendait "avec sérénité" la décision de la justice belge. "Il faut rappeler les contours de cette affaire que la justice belge connaît pleinement. Elle a abandonné l'essentiel des poursuites qui avaient été engagées sur des présomptions fantasmagoriques de délit financier", a déclaré samedi Patrick Ouart à France Info. A l'issue d'une enquête menée en France et en Belgique, le parquet belge avait demandé le 7 août 2006 le renvoi de Suez et de cinq personnes physiques devant le tribunal correctionnel, dont M. Ouart. Par ailleurs, lors d'une audience le 24 avril, la chambre du conseil de Bruxelles a reporté au 20 novembre 2007 sa décision sur le renvoi en correctionnelle des personnes citées dans l'"Electragate", afin de permettre aux parties d'échanger de nouvelles conclusions. (GFR)


© BELGA
PARIS 19/05 (BELGA)

Reynders prône 4 milliards de baisses fiscales

MAJ le 19/05/2007

Le ministre des Finances Didier Reynders prône une réforme introduisant des baisses fiscales de l'ordre de 4 milliards d'euros, indique-t-il dans une interview diffusée samedi par les quotidiens L'Echo et De Tijd.

Le ministre des Finances Didier Reynders prône une réforme introduisant des baisses fiscales de l'ordre de 4 milliards d'euros, indique-t-il dans une interview diffusée samedi par les quotidiens L'Echo et De Tijd.
Pour le ministre, "on peut encore relâcher la pression fiscale". "Quand on baisse les taux, l'argent rentre. L'impôts des sociétés n'a jamais rapporté autant. Sur les trois dernières années, les recettes de TVA ont augmenté de 6 pc par an", explique-t-il.
Interrogé sur les nouveaux allégements à effectuer, Didier Reynders souhaite "relever le minimum imposable à l'impôt des personnes physiques pour que le revenu d'insertion ne soit plus taxé et réduire le nombre de tranches de revenus pour ralentir la progressivité de l'impôt. Cela coûterait 3,2 milliards d'euros".
Toujours selon le ministre, "les revenus ne doivent pas être taxés à plus de 50 pc, additionnels inclus", un bouclier fiscal qui coûterait une centaine de millions. Enfin, il entend poursuivre la baisse de l'impôt sur les sociétés, pour arriver à 20 pc, intérêts notionnels inclus. L'ensemble de cette réforme se chiffrerait aux alentours de 4 milliards d'euros qu'il préconise d'étaler sur 6,7 ou 8 ans.

Le parrain Daerden de plus en plus seul

MAJ 18/05/2007

Révisorat : Daerden & Co gardent leurs contrats

Daerden Jr a fait appel de la décision privant le bureau DC & Co de plusieurs contrats.
Comme il l'avait annoncé, Frédéric Daerden (PS), aidé de ses avocats (dont le ténor Marc Uyttendaele) a fait appel de la décision de l'Institut des réviseurs d'entreprises (IRE), c'est ce que nous a confirmé une source proche du dossier. La commission de discipline de l'IRE a interdit au cabinet DC & Co dont il était administrateur délégué de poursuivre ses mandats de commissaire dans des sociétés où se posent des problèmes d'indépendance et de déontologie. Le verdict étant rendu le 20 mars dernier, l'appel devait être introduit endéans le mois du prononcé. Elle vise dans le chef du député wallon et maïeur de Herstal et de ses trois associés, des contrats les liant à une quinzaine de sociétés ou d'intercommunales. Il y a notamment le cas de la SLF et de quatre de ses filiales dont DC & Co audite les comptes, alors que Michel Daerden est le président (empêché !) de la société faîtière et administrateur des filiales en cause. D'autres cas interpellants ont été relevés par l'organe disciplinaire (un magistrat, deux réviseurs). Pour la commission, les règles d'indépendance s'appliquent non seulement au principal intéressé, mais aussi à ses associés. Ils balayaient ainsi l'argument de Daerden Jr qui soutient qu'il laisse le soin à ses associés de traiter les dossiers présentant des problèmes d'indépendance.
Verdict dans 6 à 12 mois
L'appel étant suspensif, le bureau DC & Co, créé il y a des années par l'actuel ministre wallon, Michel Daerden (PS, Budget, Patrimoine), garde donc ses contrats. Frédéric Daerden soutient ne plus assumer la fonction d'administrateur, ni le mandat d'administrateur de DC & Co, mais il n'en demeure pas moins le principal actionnaire du bureau révisoral. DC & Co audite les comptes d'une trentaine d'intercommunales wallonnes (sur 126) dont 19 ont leur siège à Liège (ALE, SLF, SPE, Cile, Intradel, etc.). Les communes de Herstal (dont Frédéric Daerden est aujourd'hui le bourgmestre après en avoir été l'échevin) et d'Ans (Michel Daerden est le maïeur empêché) sont associées de certaines de ces sociétés. C'est la chambre francophone de la commission d'appel de l'IRE qui examinera le recours de Frédéric Daerden. Composée de trois magistrats et de deux réviseurs, elle est présidée par Jacques Godefroid, président de chambre honoraire de la Cour d'appel de Liège. D'après une source proche du dossier, "statistiquement et sur base de dossiers similaires, la décision ne tombera pas avant six ou 12 mois".


La redistribution des cartes dans les intercommunales est en défaveur de ses lieutenants. On parle d'un rééquilibrage des forces au sein de la fédération liégeoise du PS. Mais c'est surtout l'axe Demeyer-Mathot-Marcourt qui se renforce inexorablement.
Ce n'est pas la guerre ouverte entre les deux tendances socialistes liégeoises (celle pilotée par le ministre wallon Michel Daerden et l'axe Demeyer - Mathot Jr - Marcourt). Mais le vent du changement semble emporter avec lui le peu de pouvoir encore détenu par le vice-président de l'exécutif wallon.
Le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer, également président du PS liégeois élargit son influence, aidé par Alain Mathot, maïeur de Seraing et le ministre wallon Jean-Claude Marcourt (Economie, Emploi, commerce extérieur). Et quand on sait que celui-ci est nommé délégué général à la rénovation, on comprend mieux le toilettage.
Malgré la Daerdenmania, le parrain du PS liégeois est tout doucement sur la touche, de même que ses lieutenants d'hier. "Selon l'âge et les rapports de force, les priorités changent. Aujourd'hui, ce qui importe pour Michel Daerden, c'est de rester ministre. Plusieurs personnes de son entourage n'ont pas tellement envie de faire la guerre", explique-t-on. "Le rapport de force lui est aujourd'hui défavorable, d'où ces changements. C'est ça la politique avec ce qu'elle a de cruel", renchérit un observateur de la vie politique liégeoise.
La désignation des responsables socialistes dans les intercommunales est une belle illustration de la perte de pouvoir de Michel Daerden. À la Cile, la compagnie intercommunale liégeoise des eaux, Jean-Claude Phlypo cède sa place de président à Jean-Géry Godeaux, échevin des Travaux dans l'équipe échevinale de Willy Demeyer à Liège. Changement de la même teneur à l'Association intercommunale pour le démergement et l'épuration (AIDE) de la province de Liège où Alain Decerf, premier échevin à Seraing (le bourgmestre n'est autre qu'Alain Mathot) remplace Jean-Claude Peeters, échevin des Travaux à Ans.
Classé dans le camp des rénovateurs, Mauro Lenzini, bourgmestre d'Oupeye prend la place du Visétois Gustave Hofman à la présidence d'Intradel, l'intercommunale de traitement des déchets. À la SPI +, Julien Mestrez, député permanent garde la présidence, mais l'agence de développement de la province de Liège accueille trois nouveaux administrateurs pas vraiment considérés comme des pro-Daerden (Willy Demeyer, André Gilles, Stéphane Moreau). Ils devront préparer le rapprochement de la SPI + avec le Groupement de redéploiement (GRE) de Liège. Michel Daerden est actuellement le président du GRE, mais il est aujourd'hui acquis qu'il devra céder sa place à un autre mandataire. Le Sérésien André Gilles, député permanent en charge de l'Enseignement et de la Formation reste président de l'ALE (association liégeoise d'électricité). Soutien de Mathot Jr, il devient aussi président de VOO, la marque commune des câblo-opérateurs ALE-Brutélé.
Même s'il reste président empêché de la SLF (Société de leasing et de financement), Michel Daerden sera dorénavant remplacé par Andrée Budinger, une autre échevine de Seraing. Mais Gilbert Van Bouchaute, son fidèle lieutenant, garde son poste de coordinateur général de la puissante holding et celui de directeur général de ses trois filiales (Finance, Participations, Immobilier). Certains comme Charles Janssens se demandent si dans le partage, les communes de Liège et de Seraing ne se taillent pas la part du lion.
Willy Demeyer garde son fauteuil de président de l'ALG (Association liégeoise du Gaz). Dans le secteur hospitalier, Marie-Claire Lambert reste président du CHR de la Citadelle, mais Michel Faway, délégué du CHU au CHR, cède son mandat à Jean-Pascal Labille, vice-président du CHU, spécialiste du secteur et parfois classé dans le clan Daerden. Mais Alain Mathot, président du bureau du comité directeur du Centre hospitalier du Bois de l'Abbaye (CHBA) décroche un siège d'administrateur au CHR. "C'est un rééquilibrage général des différentes forces internes à la fédération liégeoise du PS", dit Marie-Claire Lambert, premier vice-président du PS liégeois.
En septembre, Alain Mathot la remplacera aux côtés de Frédéric Daerden, le fils de Michel et bourgmestre d'Herstal. "Ça fait partie du grand accord conclu il y a un mois quand Michel Daerden a obtenu la tête de liste qu'il exigeait pour les élections à la Chambre", dit-on dans l'entourage de Willy Demeyer.
En vertu de cet accord, le fils de feu Guy Mathot remplacera l'Ansois à la présidence de la coupole chapeautant les 4 fédérations du PS (Liège, Huy-Waremme, Verviers, Cantons germanophones). Il deviendra ainsi l'interlocuteur de Didier Reynders (MR). "Le PS à Liège a sombré dans des querelles internes et les élus socialistes des autres communes de la province se plaignent de l'absence de discussion avec la fédération. On a l'impression qu'il n'y a que Liège, Ans et Seraing qui existent" , déplore d'ailleurs le président du MR.

17 mai 2007

Di Rupo – Reynders : le débat

http://www.lesoir.be/video/?v=20070515_debat

La campagne électorale est enfin lancée chez nous. Les présidents des deux partis francophones de la majorité croisent le fer à moins de quatre semaines des élections législatives. C’est sur la Première dès 18h15 et sur rtbf.be dès maintenant.

16 mai 2007
Après l’intermède de l’élection présidentielle française, le débat belge reprend de la vigueur et notamment par cette confrontation entre deux présidents de partis. Didier Reynders pour le MR et Elio Di Rupo pour le PS.

Des mots très durs ont été proférés dans les deux familles francophones alliées au fédéral... Faut-il s'aimer pour gouverner ensemble ? Le respect rime-t-il avec la politique ? Les deux présidents de parti en parlent librement. Et ils comparent leurs bilans et leurs programmes en insistant sur leurs convergences possibles et sur leurs spécificités, leurs ambitions, leurs propositions concrètes.

Durant ce débat il sera notamment question du volet fiscal, avec la proposition du MR d'établir un bouclier fiscal. Le volet financier sera aussi abordé avec la question du financement des petites pensions légales et celle des indépendants.

Consultez la vidéo du débat

Voir aussi: http://blogrtbf.typepad.com/rtbf_elections2007/2007/05/dbat_or_not_dba.html

Vive les débats politiques

La politique, c'est quoi ? En bref, c'est l'art de gouverner la cité sur la base d'idées formulées par des hommes et des femmes réunis au sein d'associations que l'on nomme partis. Comment les électeurs peuvent-ils choisir leurs élus ? En comparant les programmes politiques lors d'utiles débats entre leaders et porte-parole des partis politiques.
A l'approche des élections, les débats entre candidats sont importants pour la démocratie, même s'ils ne sont pas déterminants : on a vu, en France, l'intérêt passionné, culminant qu'a suscité le duel entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.
Dès lors, même si les systèmes politiques sont différents, pourquoi priver les Belges de pareilles confrontations ? N'auront-ils droit qu'à des propos lénifiants, consensuels, mous ? Qu'à des oppositions de pure forme, des sourires compassés, des échanges à fleurets mouchetés ?
Il est incompréhensible que le chevalier blanc de la Flandre, celui qui veut gouverner la Belgique en songeant à l'unique bonheur, à l'unique prospérité de la Flandre, Yves Leterme, refuse de débattre avec Guy Verhofstadt. Le parti d'Yves Leterme passe son temps à critiquer la mauvaise gouvernance du Premier ministre sortant, ses promesses non tenues, sa rigueur chancelante : pourquoi alors ne pas confronter le jugement du CD & V aux idées de celui qui prétend avoir conduit la Belgique sur la voie du redressement ? Est-ce de la peur ou du mépris ?
La même question peut être posée à Elio Di Rupo, le président du PS qui ne souhaite pas le débat télévisé avec le président du MR, Didier Reynders, tel que lui propose la RTBF. Certes, les deux hommes croiseront le fer à d'autres moments de la campagne, à RTL et dans la presse écrite. Mais pourquoi refuser ce débat PS-MR, celui qui aurait pu être "le" moment de la campagne électorale ? Par manque de temps ? Pourquoi alors accepter le débat à la RTBF avec Jean-Michel Javaux (Ecolo). Plus facile ? Veut-il laisser à d'autres ministres socialistes le soin d'affronter Didier Reynders ? Une Laurette Onkelinx, par exemple, dont on connaît l'esprit guerrier ? Mais elle n'est pas présidente du PS.
Elio Di Rupo doit assumer ses cumuls. C'est une question de choix et de priorités. Président de parti, c'est à lui que revient le droit et le devoir d'affronter son homologue libéral. A moins, évidemment, qu'il ne veuille pas exacerber les différences réelles ou supposées, entre les libéraux et les socialistes...

Y'A DEBAT
Ecolo s'est fendu d'un communiqué, hier, dénonçant l'attitude d'Elio Di Rupo qui refuse de participer aux débats radio organisés pour les têtes de liste tant par Bel-RTL que par Vivacité. Elio Di Rupo a en effet mandaté, Rudy Demotte, pour défendre les socialistes du Hainaut lors de ce débat qui sera diffusé le 4 juin sur Bel RTL. A noter, que la circonscription du Hainaut, est la seule à ne pas remplir ses promesses. Car dans la foulée, la tête de liste MR, Olivier Chastel a annoncé que lui aussi ne se déplacerait pas envoyant pour le remplacer, la Tournaisienne Marie-Christine Marghem, troisième sur la liste. Au PS, on justifie cette attitude en affirmant qu'il est normal que d'autres ministres participent aux débats d'autant plus que l'agenda d'Elio Di Rupo est plein comme une citerne d'eau de pluie au lendemain du déluge. Au MR, on semble réagir au coup par coup aux défections d'Elio Di Rupo. Ainsi, sur la RTBF, Didier Reynders aurait refusé d'affronter Laurette Onkelinx dans un débat. La Libre Belgique relaie l'explication de la porte-parole de Didier Reynders: "le président refuse de jouer en deuxième catégorie". Sympa.

BOUCLIER, YACHT ET HELICO
Le journal « Le Soir » a organisé un débat entre Elio Di Rupo et Didier Reynders. Les deux présidents face-à-face. Un duel entre ces deux-là, affirme Le Soir, c’est un peu notre match Ségo-Sarko à nous. "N’en déplaise à Joëlle Milquet et à Jean-Michel Javaux, le PS et le MR caracolent en tête des sondages en vue des élections du 10 juin". Le débat ? Bien soutenu. Avec des piques bien pointues lancées de part et d’autre. Exemple, Elio Di Rupo : « Nous en Belgique, nous n’allons pas nous laisser mener en bateau par un yacht prêté ou non ». Réplique de Didier Reynders : « On n’aura pas d’hélicoptère, non plus je vous rassure, même pour aller voir un film d’Al Gore ». Sur le fond, on retiendra notamment les positions très fortes des deux candidats sur la fiscalité… « Personne ne doit payer plus de 50% de ce qui vient de son travail » martèle Reynders. Di Rupo s’insurge : « Votre bouclier fiscal ne concernera que les gens qui touchent au moins 150 mille euros par an. Vous vous mettez du côté des haut-revenus ». La fiscalité reste une des pommes de discorde les plus médiatiques (et sans doute la plus claire pour l'électeur) entre les deux candidats...

16 mai 2007

La dette du fédéral poursuit sa descente

Comme on le savait déjà, la dette de l’Etat fédéral est en baisse constante. Elle est passée de 91,40% du Produit Intérieur Brut (PIB) en 2005 à 87,49% en 2006. Le rapport annuel 2006 sur la dette de l’Etat fédéral, présenté hier par le ministre des Finances Didier Reynders et l’administrateur général de la Trésorerie Jean-Pierre Arnoldi, l’a confirmé. Dans un contexte de croissance du PIB estimé à 3% pour 2006, la Belgique a continué d’afficher un budget en équilibre et même en léger surplus de 0,1% du PIB. Le suivi strict des dépenses et la croissance économique soutenue ont permis d’atteindre ce résultat. Celui-ci a entraîné une nouvelle diminution de la dette qui est de 87,49% du PIB en 2006. Le ministre a insisté sur le fait que cette politique budgétaire stricte est indispensable pour faire face aux dépenses qu’entraînera le vieillissement de la population. Les excédents budgétaires sont d’ailleurs affectés à l’alimentation du Fonds du vieillissement. Pour renforcer le financement de celui-ci, le gouvernement a prévu un excédent en hausse régulière dans les années à venir. Il devrait être de 0,3% en 2007. La situation favorable ne doit cependant pas empêcher la prudence afin de pouvoir parer notamment à une éventuelle augmentation des taux d’intérêts. Selon M. Arnoldi, ce risque est actuellement sous contrôle. A l’occasion de la présentation du rapport, Didier Reynders a souligné que la prochaine émission de Bons d’Etat se fera sous la forme de bons dématérialisés.Le ministre a encore insisté sur le fait que contrairement à ce que certains ont voulu laisser croire «l’Etat fédéral n’a jamais demande €1 aux Régions et Communautés». «On leur a juste demandé de ne pas tout dépenser tout de suite», a-t-il ajouté.
www.treasury.fgov.be

Prix "chardon" pour le ministre fédéral des Finances

Le ministre fédéral des Finances Didier Reynders s'est vu décerner mardi le prix "chardon" 2006 par l'association Inter-environnement Bruxelles pour sa politique fiscale jugée incohérente par rapport aux enjeux environnementaux.

C'est essentiellement la politique fiscale avantageuse à l'égard des véhicules de société qui a été pointée du doigt par l'association. La "Palme" 2006 a quant à elle été décernée aux associations Aula Magna, Manifesto et BruXsel.org pour l'appel "Bruxelles, nous existons" qu'elles ont lancé à quelques mois des élections fédérales. Celles-ci militent pour la défense de l'autonomie de Bruxelles, en dehors des structures politiques traditionnelles.

Depuis 1987, Inter-Environnement Bruxelles décerne chaque année ses "palmes" et "chardons" de l'environnement pour récompenser ou stigmatiser des actions, projets, ou personnes en rapport avec le développement de la ville, la défense de l'environnement et l'amélioration du cadre de vie à Bruxelles. Pour Inter-Environnement, le bilan environnemental du ministre MR des Finances Didier Reynders est globalement très décevant parce qu'il a défendu une vision purement budgétaire de la fiscalité verte alors qu'il faudrait l'axer sur une modification des comportements.

Selon IEB, les voitures de société représentent approximativement la moitié des nouvelles voitures immatriculées chaque année et leur nombre continue d'augmenter. Cumulé à celui de l'augmentation des gaz à effet de serre, ce constat rend impossible la réussite d'un Plan Kyoto en Belgique.

Or, dit l'association, après quatre ans d'inaction en la matière, le conclave budgétaire du mois de mars dernier a débouché sur la décision de lier la déductibilité fiscale d'une voiture de société à son taux d'émission de CO2, mais aussi sur celle d'autoriser la déduction à 100 pc du coût d'achat des carburants. Par ailleurs, la taxe compensatoire des accises qui était applicable depuis 1996 aux véhicules alimentés au diesel sera supprimée à partir de 2008. Ce cadeau pourra représenter jusqu'à 2.500 euros par an pour les voitures qui roulent au diesel, soit la grande majorité des voitures de société.

Inter-Environnement plaide pour que l'on réserve le principe de la voiture de société à certaines catégories professionnelles pour lesquelles l'usage du véhicule est indispensable (médecin, délégué commercial, etc.) IEB propose aussi que progressivement, l'avantage financier de la voiture de société se transforme en un autre avantage en nature, plus respectueux de l'environnement.

Inter-Environnement Bruxelles a enfin indiqué qu'elle demanderait au futur ministre des Finances la suppression de la déductibilité fiscale des véhicules de société dans le cadre de la révision des impôts des sociétés, ainsi qu'une baisse du taux d'impôt pour les sociétés qui mettent en oeuvre des stratégies de déplacement de leur personnel favorables à la mobilité durable.

Belga

14 mai 2007

Le plan du PS...c'est du vent

Pour Jacques Brotchi, sénateur sortant MR et médecin, le plan de lutte PS contre le cancer, "c'est du vent"."J'applaudis au fait qu'on élabore un plan mais c'est un peu incohérent venant d'un parti et d'un ministre qui a été en charge de la Santé et des Affaires sociales pendant 4 ans et qui a limité le nombre de pet-scans à 13 alors qu'il s'agit de l'instrument le plus efficace pour le dépistage des métastases du cancer", a commenté M. Brotchi.
Quant au fait d'accorder de l'attention au patient "dans mon hôpital (Erasme), une structure qui ne s'occupe que de cela existe depuis plus de 20 ans", a-t-il ajouté. Il a également tenu à souligner que c'est le sénateur MR François Roelants du Vivier qui s'est battu et qui a finalement obtenu que le dépistage du cancer du sein soit remboursé pour toutes les femmes de plus de 40 ans.
Daniel Bacquelaine, chef de groupe MR à la Chambre, lui aussi médecin, a abondé dans le même sens."Il faut plus d'aide pour ceux qui souffrent le plus. C'est le cas pour les malades du cancer mais aussi par ceux qui souffrent de la maladie d'Alzeimer par exemple", a-t-il commenté. Lui aussi a insisté sur l'importance de disposer de l'appareillage le plus moderne notamment pour les suivis du cancer et des médicaments les plus innovants.

Côté francophone, on se bouscule

Plus de listes sont déposées en Wallonie qu'en Flandre.Champion toutes catégories, à nouveau l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde pour la Chambre.Un certain parti flamand s'est inscrit en Brabant wallon.
Bernard Demoulin
Après les numéros, les listes. À Namur et à Malines quant au Sénat, pour les collèges électoraux francophone et néerlandophone, ainsi qu'à Bruxelles et dans les chefs-lieux de provinces, quant à la Chambre, les concurrents du 10 juin prochain ont dû se déclarer ce week-end.
Rien n'est encore officiel, toutes les vérifications requises n'étant pas encore faites. Sous quelques réserves donc, voici ce qu'il en est. Pour le Sénat, 11 listes se présentent aux francophones (elles étaient 9 en 2003); et 10 aux néerlandophones (contre 12). Pour la Chambre, le record reste forcément détenu par la circonscription bilingue de Bruxelles-Hal-Vilvorde, avec 22 listes (24 en 2003). En Wallonie, on dénombre 17 listes dans le Hainaut (contre 16) et autant en province de Liège (contre 14), 14 en Brabant wallon (11), 12 en province de Namur (13) et 10 dans le Luxembourg (statu-quo). En Flandre (moins Hal-Vilvorde, bien sûr...), se présentent 9 listes à Anvers (contre 10), 10 en Flandre occidentale (12) et dans le Limbourg (9), 9 à Leuven (11), 8 en Flandre orientale (11).
On voit que les listes sont plus nombreuses en Wallonie qu'en Flandre, alors même que l'on sait le paysage politique moins morcelé au Sud qu'au Nord. Le paradoxe n'est qu'apparent : nombre de "petits" partis s'engagent en Wallonie sans jusqu'ici décrocher de sièges, contrairement à la Flandre où l'on voit plus de formations à se partager le gâteau électoral. Un phénomène qui s'accroîtrait cette fois puisque, par rapport à 2003, les concurrents sont généralement plus nombreux en Wallonie et moins nombreux à BHV et en Flandre.
Des sigles en veux-tu en voilà
Qui se présente au Sénat ? Côté francophone, dans l'ordre de présentation : Cap, PS, RWF, PTB +, Ecolo, CDH, PC, MR, CDF, FN, Force nationale. Et côté néerlandophone : Stijn, Cap, PVDA +, Lijst Dedecker, Nee, CD & V - N-VA, Vlaams Belang, Open VLD, Groen !, SP.A-Spirit.
Et qui se présente à la Chambre ? Pour Bruxelles-Hal-Vilvorde : Groen !, CDH, CD & V - N-VA, PS, Vlaams Belang, MR, SP.A-Spirit, Open VLD, Cap, Lijst Dedecker, PC, FDB, RWF, Ecolo, PTB +/PVDA, FNB, Vélorution, BUB, CDF, Trèfle, FN, PVM. Et en Wallonie (on reviendra ultérieurement à la Flandre), ce sont, s'ajoutant aux listes disposant de numéros nationaux (pour rappel, dans l'ordre des numéros tiré vendredi : FN, CDH, MR, PS, Ecolo), il s'agit de :
- Hainaut, PTB +, Wallon, Parti wallon, Cap, CDF, DLC, PC, RWF, Vivant, FNB, Force nationale, Unie.
- Liège : PC, Wallon, RWF, CDF, UMP-B, Vivant, FNB, PTB +, MP-Education, Force nationale, Cap, Unie.
- Brabant wallon : RWF, PTB +, Belgique positif, PC, Vlaams Belang, CDF, GSCD, Belg. Unie-BUB, Force nationale.
- Namur : RWF, PTB +, Belg. Unie-BUB, Wallon, Force nationale, CDF, FNB.
- Luxembourg : RWF, PC, UMP-B, FNB, CDF.
Le Belang à Nivelles
La présence du Belang dans la circonscription de Nivelles n'est déjà pas passée inaperçue. Ce n'est pourtant pas une première : en 2003, les extrémistes flamingants avaient fait de même dans le Hainaut, y récoltant 6200 voix (soit un anecdotique 0,85 pc des votants). On ne voit guère de raisons à ce qu'ils fassent beaucoup mieux dans le Brabant wallon, à une réserve près tout de même : ici, il ne faut pas atteindre 5 pc des voix pour accéder à la répartition des sièges, et l'apparentement subsiste entre Nivelles et Bruxelles-Hal-Vilvorde. On ne doit dès lors pas totalement exclure que voter Belang à Nivelles puisse s'avérer de quelque utilité. Pour ses partisans, s'entend.

Armand De Decker fustige le laxisme d'Onkelinx

Ce midi dans l'émission Controverse de Pascal Vrebos sur notre chaîne, le ministre sortant Armand De Decker (MR) a imputé la responsabilité de la non-application de nombre de peines à Laurette Onkelinx, ministre de la Justice. Il affirme que plus aucune peine n'est appliquée aujourd'hui en ce qui concerne des milliers de dossiers pénaux, en raison d'un dépassement du délai raisonnable et que cette situation a été causée par Mme Onkelinx à qui il reproche d'avoir été incapable d'informatiser son département. Réponse de la ministre PS : « Mensonge et démagogie ».
Lors du débat consacré à un possible effet Sarkozy chez nous, Armand De Decker a chargé Laurette Onkelinx, sur foi d'un "rapports de la magistrature" : « ... peut-être est-ce dû au fait que vous n'êtes pas parvenue à informatiser correctement le département de la Justice, il y a des milliers de dossiers pénaux aujourd'hui, ce qui n'existait pas il y a dix ou quinze ans, qui arrivent tellement tard devant les juridictions correctionnelles, qu'on fait une déclaration de culpabilité mais qu'on n'applique plus aucune peine parce que le délai raisonnable est passé. » « Je veux bien qu'on fasse dans la démagogie, nous n'en avions pas l'habitude », a regretté Laurette Onkelinx, précisant : « Ca, c'est l'effet Sarkozy, ça ne va pas. On ne peut pas mentir. » Le duel a continué de la sorte, M. De Decker répondant à la ministre qui venait de mettre en cause ses compétences en matière de justice, soulignant qu'il n'avait jamais abordé le sujet en 4 ans : « D'autres membres l'ont fait (...) M. Reynders est venu régulièrement (...) On a eu dans le temps la loi sur la justice accélérée, faite par votre prédécesseur, et que vous n'avez jamais mise en oeuvre". Réponse de Laurette Onkelinx : « Arrêtez! Vous ne connaissez pas votre dossier, c'est la Cour d'arbitrage qui l'a annulée. » Armand De Decker reconnaissant que la ministre de la Justice avait raison sur ce point mais soulignant qu'elle aurait dû proposer autre chose pour régler le problème.
L'attitude agressive du ministre sortant libéral à été désapprouvée tant par Jacky Morael (Ecolo) que par Melchior Wathelet (cdH), également présents.

Au PS, Flahaut a levé Lelièvre

L'ex-Délégué général aux droits de l'Enfant, Claude Lelièvre, sera sur la liste PS dans le Brabant wallon.S'il est élu, il promet d'être "le poil à gratter" socialiste.
portrait de candidat
Il se mitonnait une petite retraite paisible, la maison de vacances en Espagne n'attendait que lui et, récemment, il s'était mis au golf, arpentant avec ferveur les greens du Brabant wallon. Camarade, t'embourgeoiserais-tu ?, la Croix de Grand officier de la Couronne à peine accrochée à la veste, "Soeur Emmanuelle l'a été avant moi, ça a fait plaisir à maman", se justifie-t-il, mais qu'on se le dise, le temps du farniente n'est pas (encore) venu pour Claude Lelièvre, ex-Délégué général aux droits de l'enfant en Communauté française.
Le premier à dégainer son téléphone fut le "véritable ami" André Flahaut : "Tu ne vas quand même pas partir à la retraite comme cela ?", glisse le baron socialiste au Nivellois, il y a quelques mois, flairant l'imparable coup médiatique. "Viens donc sur ma liste". Lelièvre hésite, Di Rupo enfonce le clou, le prie de rejoindre sa famille de coeur. "J'ai toujours été socialiste de conviction, concède Claude Lelièvre. Mon père était un militant, on débattait à la maison, André Cools est passé chez nous". Mais là, il hésite : qu'a-t-il encore à prouver ?, lui demande sa femme. Déjà, il y a quatre ans, "un autre ami" (Louis Michel) avait tenté le débauchage pour le compte des troupes libérales. Et avait essuyé un refus : "J'avais encore pas mal de choses à accomplir comme Délégué aux droits de l'enfant", dit-il .
C'est le soldat Flahaut, donc, qui rafle la mise et aura la chance de voir figurer l'une des moustaches les plus célèbres de Belgique sur sa liste le 10 juin prochain. "Mais, embraye Lelièvre, je serai dernier suppléant, c'est une condition que j'ai posée à André Flahaut : si les gens veulent que je siège à la Chambre, il faudra donc qu'ils votent massivement pour moi".
Et le voilà, à 62 ans, au cinquième étage d'un bâtiment du centre de Bruxelles qu'il s'apprête à quitter, ouvrant les unes après les autres les portes des bureaux de ses collaborateurs aux droits de l'enfant avec un air de bon-papa gâteau, marquant un temps d'arrêt, couvant du regard la "dernière recrue" Jean-Denis Lejeune. La nostalgie, camarade ? Une page se tourne, une vie consacrée à défendre les plus petits, les plus fragiles. Dans un coin du bureau, trois canapés, "c'est tellement difficile, souffle-t-il, le regard un peu hagard, d'écouter les gosses qui viennent s'asseoir. On est comme une éponge, on absorbe des tonnes de malheurs. J'ai besoin de répit".
En 1968, il est éducateur pour jeunes à Braine-le-Château, puis assistant social, "tolère la fugue des gamins en détresse", se heurte à une hiérarchie légaliste. 1980, Philippe Moureaux préside la Communauté française, on a une mission pour Lelièvre, créons un centre fermé pour jeunes délinquants, dit Moureaux. Ce sera l'IPPJ de Braine-le-Château, "10 places à l'époque, 40 aujourd'hui", observe Lelièvre.
1988, il intègre le cabinet de "Flupke Moustache" pour plancher sur la "déjudiciarisation" de l'aide à la jeunesse". "La délinquance des jeunes, constate-t-il, c'est avant tout l'échec de l'aide à la jeunesse, l'échec de la famille, l'échec de l'école". Tout se tient : "On ne peut se permettre de saucissonner l'aide à la jeunesse".
Laurette Onkelinx (PS) entend la refédéraliser : "C'est une position théorique qui ne tient pas la route, peste-t-il contre la capitaine socialiste. On ferait mieux d'allouer de nouveaux budgets à la Communauté française. Je l'ai dit à Di Rupo, je voterai contre si ce dossier vient sur la table et que je suis député".
En 1991, Lelièvre est nommé Délégué aux droits de l'enfant, la fonction est flambant neuve, il mène ses troupes à la bataille. Son heure de gloire, d'ailleurs, n'est pas loin, les parents Russo et Lejeune l'appellent à la rescousse écoeurés par les virages d'une justice désincarnée. Lelièvre sera de l'enquête, il sera de la "marche blanche", et la commission Verwilghen le blanchira : "Vous, vous avez travaillé correctement", lui dira-t-on. "On me demandait des autographes en rue", se souvient-il. Son mandat est renouvelé, son équipe étoffée, ses pouvoirs élargis. Mission accomplie, le flambeau peut-être transmis.
Ses cartons regorgent de projets et, notamment, les deux plus beaux d'entre eux, ses deux enfants, ses deux petits enfants. Puis, s'il est élu, il siégera à la Commission justice.

13 mai 2007

Le patrimoine de Sarkozy, publié au «Journal officiel»

Le nouvel élu livre la liste de ses biens
Le patrimoine de Sarkozy, publié au «Journal officiel», s'élève à plus de deux millions d'euros.

Contraint et forcé, Nicolas Sarkozy a finalement rendu public son patrimoine personnel. Après avoir obstinément refusé de le dévoiler durant la campagne présidentielle, son élection à la présidence de la République l'a conduit à le déclarer auprès du Conseil constitutionnel, lequel devait le publier illico au Journal officiel ­ comme l'exige le code électoral. Vendredi en fin d'après-midi, au terme d'une journée de suspens, le JO étant victime d'un bug informatique, le chiffrage a enfin été rendu public.
Timbres. Selon ses propres déclarations, Nicolas Sarkozy dispose, à titre principal, de deux contrats d'assurance-vie d'un montant total de deux millions d'euros. La somme paraît correspondre à la revente, l'automne dernier, de son appartement à Neuilly pour 1,9 million d'euros. Il détient également près de 100 000 euros sur des comptes bancaires ou d'épargne (PEL, Codevi et compte-courant), dont certains au nom de ses enfants. Et c'est à peu près tout... Sa collection de timbres (exonérés de l'ISF au même titre que les oeuvres d'art), dont il fait grand cas dans ses notices du Who's who ? A la rubrique «collections, objet d'art, bijoux, pierres précieuses», Sarkozy répond «néant». Au chapitre «autres biens», toujours rien. Mais le nouveau Président prend soin de mentionner une Mini Austin (immatriculée en 2006) d'une valeur de 15 000 euros.
Cette déclaration de patrimoine s'achève par la mention habituelle : «Je certifie sur l'honneur l'exactitude et la sincérité des présentes déclarations.» Soit. Au titre de ses actifs professionnels, il mentionne les 34 % du cabinet d'avocats d'affaires qu'il a créé en 2002 avec Me Arnaud Claude ­ dont la clientèle est constituée des groupes Bouygues, Vivendi et autres promoteurs immobiliers. Ministre puis président de la République, Sarkozy n'a plus le droit d'endosser la robe, ce qui ne l'empêche pas d'encaisser les bénéfices d'un cabinet portant son nom. Pudiquement, il ne donne aucune valeur à sa participation dans la société «Nicolas Sarkozy-Arnaud Claude». Selon nos informations, ses 34 % au capital pèsent aujourd'hui un minimum de 125 000 euros ­ outre les dividendes qu'il a perçus annuellement, 60 000 euros à ce jour.
Plus-value. Au «passif», Nicolas Sarkozy mentionne un prêt de 1,1 million d'euros, dont il est «caution à titre personnel pour 34 %» . Cette partie-là de sa déclaration pourrait poser problème, dans la mesure où un tiers de cette somme ­ empruntée par son cabinet d'avocat ­ a déjà été remboursé. Surtout, cet emprunt n'avait d'autres finalité que d'assurer une plus-value à Mes Claude et Sarkozy d'un même montant, dont on peine à retrouver la trace dans sa déclaration de patrimoine.
Compte tenu de ses importants revenus annuels (ministre, président de Conseil général, auteur de livres à succès), le patrimoine déclaré de Nicolas Sarkozy paraît bien faible. En 2002, ses seuls revenus frôlaient le seuil d'assujettissement à l'ISF (750 000 euros), sans même prendre en compte la valeur de son appartement à Neuilly. Il faut en déduire qu'il dépense beaucoup. Mais avec un patrimoine largement supérieur à deux millions d'euros, il est difficilement compréhensible que Sarkozy n'ait payé l'ISF qu'à partir de 2006.

«Yacht Story», première

Donc, il aura fallu vingt ans. Vingt ans de télévision privée en France, pour que l'esthétique, les valeurs, les mythologies, les vedettes, le mode d'effraction de la télévision privée finissent de se confondre avec ceux de la politique, s'installent au sommet de l'Etat, et inaugurent un «Yacht Story» inattendu et discordant (palace mais jean, yacht de soixante mètres mais karaoké), dont l'effet de souffle n'est pas sans rappeler l'apparition du Loft Story de M6.
Le casting ? Il n'y a que l'embarras du choix. Voyez Arthur (ancien producteur du Loft), Steevy (ancien candidat du Loft), Bigard, Clavier, Reno, Villeneuve, à côté du président élu, sur ses tribunes, dans ses meetings, prêts à tout pour être dans le cadre : ce sont les visages des émissions qui font frissonner, des films familiaux du dimanche soir, des concerts-événements au Stade de France. Rien que du majoritaire, de l'écrasant, du fracasseur de records, de l'installé au sommet du podium, de l'exceptionnel. Voyez cette faune se mêler aux futurs ministres, comme sur les plateaux des samedis soirs de TF1. Voyez-la, dans la nouvelle hiérarchie enfin assumée sans complexes, écraser les vieux politiques rasoirs et poussiéreux. Voyez Fabius, par exemple, au soir de la défaite de Royal, interrompu sur TF1 parce que nous avons Johnny à l'instant même, chers téléspectateurs, il sort du Fouquet's, et nous n'allons tout de même pas rater sa première réaction ! (Alors qu'aucune chaîne ne diffuse en direct la réaction de François Bayrou, arrivé troisième à la présidentielle. Retourne donc dans ton Béarn, Bayrou !)
Les mythologies ? Elles se bousculent. Le petit garçon triste des beaux quartiers ( «Je suis parti de rien, j'étais au fond de la salle, rien ne m'a été donné» ) devenu ce chef exigeant de «la firme», qui recrute les meilleurs, paie grassement, et n'admet pas l'erreur. Les yachts, jets privés, limousines scintillantes, copains milliardaires et grands hôtels, et jusqu'à cette épouse fantasque qui s'épuise à ressembler à Jackie : c'est toute une imagerie néokennedyenne de la presse de papier glacé que convoquent les premiers jours du président élu.
Le langage ? Ecoutez cette rhétorique unique qu'il va bien falloir apprendre à déchiffrer, ce mélange d'émotion dans la confidence ( «j'ai changé» ), de compassion (je serai toujours aux côtés des «accidentés de la vie» ), d'effronterie ( «je ne m'excuserai pas» ), d'impudeur, d'insolence et de sincérité provocante ( «pas seulement quand je me rase» ). Ecoutez cette voix de tueur et d'enfant étonné.
Les valeurs ? La télé, là encore. La juste récompense des efforts et du travail (TF1 et sa Star Ac). La vitupération de l'impôt (Pernaut et son «Combien ça coûte ?» ). La plus extrême sévérité s'appliquant aux tricheries des humbles (Villeneuve et ses recyclages périodiques de la «France qui triche» ) plutôt qu'à l'incivisme des autres (Johnny sanctifié, et rentrant triomphalement en France sur le pavois du bouclier fiscal). Le culte du succès pour le succès, et de l'audience comme fin unique (les pages de pub annuelles dans la presse, pour célébrer les plus grosses audiences).
Reste l'essentiel : le mode d'effraction du sarkozysme présidentiel, la manière dont tout ce cortège s'impose dans les salons et dans les têtes les plus réfractaires. Cette technique, c'est la transgression. Le sarkozysme s'impose par l'effroi et le choc, aussitôt autosoulignés par le sauvageon. «Oui, j'ose parler de nation !» «Oui, j'ose dire qu'un voyou est un voyou !» «Oui, j'ose le palace, le jet privé et le yacht !» La transgression «décomplexée», la rupture avec la «bienséance» habituelle. Toute réserve est condamnée d'avance : la transgression se nourrit de l'approbation populaire contre l'effroi des élites. Qu'on se souvienne de l'apparition foudroyante du Loft et du haut-le-coeur polyphonique devant tant de vulgarité affichée : c'est ce haut-le-coeur qui assura le succès durable de l'émission. La transgression a besoin de cet effroi, de la levée de boucliers des vertueux. Aussitôt qu'elle a allumé l'incendie, regardez-la se parer de son innocence effarouchée. Pourquoi devrais-je m'interdire de parler de nation, d'identité nationale ? Pourquoi devrais-je m'interdire d'appeler un voyou un voyou, et de dormir au Fouquet's ? Pourquoi devrais-je m'interdire de me reposer quelques jours avec ma famille dans mon yacht avec karaoké ? La transgression qui ne semble avoir pour but que de faire la une. Hier, des médias nationaux, et demain, si possible, celle de Time et de CNN.
Sarkozy a-t-il construit sa mythologie en regardant TF1 ? Ou bien est-ce TF1 qui, en vingt ans, a préparé le public à l'avènement de Sarkozy ? Insoluble question de l'oeuf et de la poule. Peu importe. Le spectacle est désormais à l'Elysée, comme le pouvoir était à la télé. Les deux lieux se confondent, et sont interchangeables.
PS : Pendant ces longues journées d'installation de la nouvelle mythologie se faufila à la fin des JT une mince silhouette. Laure Manaudou filait en Italie, à l'anglaise, vivre auprès de l'homme qu'elle aime. Nul ne connaît les sympathies politiques de Laure Manaudou. Mais cette évasion amoureuse de la championne, même muette (ou parce que muette ?) apparaissait déjà comme une sorte de dissidence.

Visite royale au Conseil de sécurité

Le Roi et la Reine sont à New York pour saluer la présence de la Belgique au Conseil de sécurité de l'Onu. Une visite dominée par la rencontre avec le secrétaire général, Ban Ki-Moon, lundi. Entre-temps, les souverains se rendront à Ground Zero.
Nos souverains sont attendus ce samedi à New York pour une visite officielle au siège de l'Organisation des Nations unies motivée par la présence de la Belgique au Conseil de sécurité. Elle y occupe pour deux ans (2007-2008) un des dix sièges de membres non permanents.
Il n'est pas dans la tradition que les chefs d'Etat ou de gouvernement rendent ce genre de visites à l'Onu; c'est le ministre des Affaires étrangères qui est logiquement amené à faire de temps à autre le voyage. Il est, par contre, dans l'habitude du Roi, souligne-t-on au Palais, de saluer de la sorte les occasions où la Belgique remplit des missions à haute visibilité internationale.
Albert II avait ainsi visité la représentation belge auprès de l'UE lorsque notre pays assumait la présidence de l'Union européenne en 2001. L'an dernier, quand la Belgique présidait l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), il s'était pareillement rendu à Vienne, siège de l'institution.
Le déplacement à New York sera dominé par une rencontre, lundi matin, avec le secrétaire général de l'Onu, le Coréen Ban Ki-Moon qui a succédé à cette fonction, depuis le 1er janvier, à Kofi Annan. Le Roi, qui est accompagné par le chef de notre diplomatie, Karel De Gucht, aura vu au préalable Zalmay Khalilzad, l'ambassadeur des Etats-Unis auprès des Nations unies, dont le pays exerce, en mai, la présidence tournante du Conseil de sécurité. Il sera reçu également par la présidente de l'Assemblée générale de l'Onu, fonction dévolue cette année à Mme Haya Rashed Al Khalifa, qui fut l'ambassadeur de Bahrein à Paris.
Congo, Liban, Kosovo...
Ces entretiens, bien que de nature essentiellement protocolaire, seront l'occasion de passer en revue les dossiers chauds de l'actualité et, en particulier, ceux qui intéressent spécialement la Belgique (Congo, Liban, Kosovo...), mais aussi de débattre des enjeux auxquels l'Organisation des Nations unies est elle-même confrontée : revitalisation de l'Assemblée générale, réforme du Conseil de sécurité, projet d'alliance des civilisations, etc.
Albert II participera également, avec M. De Gucht, à une session de travail sur les objectifs de développement du Millénaire avec l'ex-ministre tanzanienne des Affaires étrangères, Asha-Rose Migiro, récemment nommée au poste de secrétaire général adjoint de l'Onu. Puis à une autre sur les opérations de maintien de la paix et les actions humanitaires avec Jean-Marie Guéhenno et Margareta Wahldström, les adjoints de Ban Ki-Moon pour ces questions.
La reine Paola suivra un programme parallèle centré sur la condition des femmes, la traite des êtres humains et la protection des enfants. Elle abordera le problème spécifique des enfants soldats avec Mme Radhika Coomaraswamy, la représentante spéciale du secrétaire général qui était récemment à Bruxelles.
Tapisseries flamandes
La Reine ne s'autorisera qu'une escapade culturelle, en fin de visite, lundi, pour découvrir, avant son ouverture cet automne, une exposition de tapisseries flamandes au Metropolitan Museum, lequel lui montrera, dans la foulée, ses nouvelles galeries grecques et romaines.
Ce dimanche après-midi, le couple royal et Karel De Gucht se rendront à Ground Zero, là où se dressaient les tours jumelles du World Trade Center détruites dans les attentats du 11 septembre 2001. Le nouveau propriétaire des lieux, Larry Silverstein, leur présentera le projet qui a été retenu pour redévelopper le site.
Diverses réceptions permettront enfin à nos souverains de rencontrer la communauté belge de New York, nos compatriotes travaillant pour les Nations unies, ainsi que les employés de la mission diplomatique belge et leurs conjoints. On y attend apparemment beaucoup de monde puisque, faute de place, la presse écrite a été aimablement priée de rester à l'écart.
© La Libre Belgique 2007

12 mai 2007

Lucien Cariat inculpé à Charleroi dans le dossier ICDI

M
AJ 10/05/07
Quatre inculpations supplémentaires sont intervenues jeudi dans le dossier de la gestion de l'ICDI, l'intercommunale de collecte et de destruction des immondices de Charleroi. Il s'agit des quatre membres de l'ancien comité de direction de l'ICDI: Lucien Cariat, qui en fut le président et qui fut échevin de Charleroi; Roland Marchal, bourgmestre de Gerpinnes jusqu'aux élections d'octobre dernier, et qui fut vice président puis président faisant fonction de l'intercommunale; Serge Omer, ancien échevin puis conseiller communal de Charleroi, et Henri Lemarque, ancien échevin de Châtelet.

La nature précise des inculpations n'a pas été révélée jusqu'ici.Lucien CariatLe dossier de l'ICDI avait démarré il y a un an, en mai 2006, quand le directeur financier de l'institution, Christian Blondeel, puis son président Lucien Cariat (qui était également directeur général de l'ICDI) avaient été placés sous mandat d'arrêt. Lucien Cariat avait été inculpé d'abus de biens sociaux, de faux et usage de faux, et de détournement par un fonctionnaire public. Il avait alors passé quarante-cinq jours en détention préventive et il avait dû démissionner du mandat d'échevin de l'Environnement qu'il exerçait à Charleroi.Il avait été remplacé, dans ses fonctions de président de l'ICDI, par celui qui en était jusqu'alors le vice-président, Roland Marchal, alors bourgmestre PS de Gerpinnes et ancien député régional wallon. En septembre, pourtant, Roland Marchal avait démissionné de cette présidence en raison de pressions internes au sein des dirigeants de l'intercommunale.Plusieurs inculpationsLucien Cariat avait encore été inculpé à propos du versant "environnement" de l'ICDI, au début du mois de mars dernier. Il s'agissait d'infractions à différents décrets de la Région wallonne en matière environnementale. Il lui était reproché une infraction au décret wallon de mars 1993, consistant à ne pas respecter les conditions du permis d'exploitation du site de Couillet, le parc à conteneurs géré par l'ICDI.Concrètement, il s'agissait d'avoir entreposé à cet endroit des produits qui ne faisaient pas l'objet de ce permis, tels que de l'éternit, de l'asbeste et du gaz fréon, d'avoir abandonné ou manipulé ces produits, et de les avoir transportés, entre octobre 2002 et juin 2006. Enfin, ces dernières poursuites étaient basées sur un autre décret de la Région wallonne, datant de juin 1996: il s'agissait d'avoir directement ou indirectement "porté atteinte à la santé humaine", entre décembre 1999 et juin 2006.DétournementsSelon les informations dont on dispose, les faits nouveaux reprochés aux quatre inculpés relèvent de détournements qui auraient eu lieu alors qu'ils composaient le comité de direction de l'ICDI, ce qui les rendrait tous quatre responsables, aux yeux du parquet, des décisions ainsi prises collégialement. Il serait notamment question de fonds de l'ICDI qui auraient été utilisés à d'autres fins. On évoque également un bâtiment acheté par l'ICDI, et qui aurait ensuite été cédé à des conditions particulièrement avantageuses, moyennant un bail emphytéotique, à la commune de Gerpinnes.

Electrabel, une vérité qui dérange

Si l'on en croit du moins ses messages publicitaires, le principal producteur belge d'électricité semble soudain vouloir agir en faveur de l'environnement. On est évidemment loin de la réalité...
Alexis Haulot
Electrabel lance cette semaine une nouvelle offensive de charme. Avec le "soutien vert d'Electrabel", un grand hebdo télé offre gratuitement une copie du film "An Inconvenient Truth" ("Une vérité qui dérange"), un film qui a largement contribué à sensibiliser l'opinion publique belge à la problématique des changements climatiques. Le sponsor de ce sympathique cadeau n'est autre qu'Electrabel ! Si nous étions un mois plus tôt, on aurait pu croire en un poisson d'avril. Mais non ! Le principal producteur belge d'électricité semble soudain vouloir agir en faveur de l'environnement, si l'on en croit du moins ses messages publicitaires.
Si l'on regarde de plus près la réalité du marché belge de l'énergie, on se rend compte qu'Electrabel ne doit sa position de force qu'à ses centrales alimentées au charbon et au nucléaire, particulièrement peu respectueuses de l'environnement. Environ un dixième de l'électricité belge provient de centrales au charbon et plus de la moitié est produite à partir du nucléaire. Toutes ces centrales sont aux mains d'Electrabel. Le charbon est la source d'énergie la plus polluante : il émet deux fois plus de CO2 que le gaz et contribue donc largement au réchauffement de la Terre. Le nucléaire quant à lui est source de dangers (accidents...) et de problèmes environnementaux pour lesquels il n'existe tout simplement pas de solution à ce jour, comme les déchets radioactifs.
Dans le Benelux, les énergies renouvelables représentaient à peine 1,1 pc de la production d'Electrabel en 2005 et en Belgique, le courant vert d'Electrabel provient essentiellement de la biomasse. En Flandre, cette dernière est tout simplement brûlée dans des centrales fonctionnant essentiellement au charbon... Il n'empêche, la Flandre octroie des certificats verts pour cette forme de biomasse ! Le courant vert d'Electrabel ne provient donc pas tant du soleil ou du vent, mais bien de déchets (noyaux d'olives, marc de café, boue) qui sont co-brûlés avec le charbon. Ce courant "vert" permet donc en fait de prolonger la durée de vie des centrales au charbon en Belgique.
En Wallonie, la co-combustion (biomasse dans les centrales au charbon) n'est heureusement pas reconnue comme étant une source de courant vert. C'est pourquoi Electrabel a transformé sa centrale au charbon aux Awirs en une véritable centrale de biomasse. Mais ici aussi nous sommes en droit de nous poser des questions. Les centrales au charbon vieillissantes ont un rendement faible d'environ 36 pc, ce qui fait que presque deux tiers de la précieuse biomasse sont perdus sous forme de chaleur via la cheminée. Il serait beaucoup plus logique de brûler la biomasse dans des installations de cogénération efficaces, qui produisent et utilisent à la fois chaleur et électricité. Le rendement y est d'ailleurs beaucoup plus élevé et atteint 85 à 90 pc.
La principale motivation d'Electrabel pour la (co)-combustion de biomasse est purement d'ordre financier, à savoir l'obtention de certificats verts pour la production d'électricité "verte". Mais produire du courant vert dans des installations amorties de longue date a un effet contre-productif sur le marché des renouvelables : cela décourage la construction de nouvelles centrales électriques à rendement élevé, fonctionnant exclusivement sur base de sources d'énergies renouvelables. Le gaspillage d'énergie et la production d'électricité polluante sont donc les vrais visages d'Electrabel.
Entre-temps, Electrabel fait d'énormes profits et abuse de sa position dominante sur le marché belge pour bloquer les investissements dans les énergies renouvelables. Tant les centrales au charbon que les unités nucléaires permettent aujourd'hui une production d'électricité à bas prix, ces centrales ayant été amorties de manière anticipée, avant la libéralisation du marché. Pendant des années, le consommateur a payé trop pour son électricité et aujourd'hui que le marché est libéralisé, il est difficile pour les nouveaux producteurs d'électricité de rivaliser avec une électricité produite à bas prix dans les centrales d'Electrabel.
Electrabel n'a donc clairement pas fait le choix d'orienter sa production d'électricité vers plus de durabilité. Une véritable occasion manquée donc ! Parallèlement, elle fait tout son possible pour se donner une image verte via ses messages publicitaires et le sponsoring. En tant qu'acteur important sur le marché de l'énergie, Electrabel porte clairement une lourde responsabilité dans le réchauffement de la Terre. Si elle veut agir, elle doit commencer aujourd'hui à remplacer ses centrales alimentées au charbon et au nucléaire par des centrales efficaces fonctionnant sur base d'énergies renouvelables. En y associant les économies d'énergie, les renouvelables peuvent contribuer dans une large mesure à la production d'énergie. C'est sur le terrain, et non sur la pochette d'un DVD, qu'Electrabel doit prouver qu'elle veut véritablement s'engager sur la voie d'une production d'énergie plus durable. Que tous ceux qui ont reçu gratuitement le DVD profitent pleinement du film qui en vaut vraiment la peine. Mais surtout, qu'ils n'hésitent pas à agir pour contrer le réchauffement de la terre : pourquoi ne pas choisir dès aujourd'hui un fournisseur de courant véritablement vert ?

Michel attend le « signal »

MAJ12 mai 2007
Le Commissaire européen déboule dans la campagne : « Si l'électeur pense qu'on a besoin de moi en Belgique, qu'il me le fasse savoir. J'ai confiance. » La barre : plus de 100.000 voix. Entretien.
Quatrième étage, siège du MR, avenue de la Toison d'Or à Bruxelles, vendredi : Louis Michel est de retour. En congé de la Commission européenne, il entre en campagne...
Tous au MR se réjouissent de la victoire de Sarkozy en France. Et vous, l'homme du « libéralisme social » ?

Nicolas Sarkozy incarne à peu près toutes les valeurs du libéralisme qui sont aussi les miennes : il est favorable à l'économie de marché ; il veut remettre au goût du jour la valeur travail ; il n'a pas peur de poser des problèmes comme l'insécurité, et d'y répondre « aussi » par la répression. Nous avons des points de désaccord. Lui s'oppose à l'adhésion de la Turquie à l'Europe. Mais je peux me retrouver dans l'essentiel de son programme.
Il y a ceci fondamentalement : si l'on veut préserver et amplifier les protections sociales, financer les conditions de l'épanouissement individuel et collectif, il faut créer de la richesse. Et cela ne se fait pas par des incantations, mais en étant compétitifs, en soutenant les PME, en récompensant ceux qui veulent travailler plus.
Sarkozy en France, c'est la « droite », qui se revendique comme telle. Le MR est de droite ?
Il est libéral, humaniste et progressiste. Chez nous, il y a les réformateurs, qui veulent faire coller l'Etat à l'évolution de la société et du monde, et ceux qui s'arc-boutent sur un arrêt sur image civilisationnelle... Les socialistes. Ils ne forment plus un parti d'action. Ils parlent de rénovation depuis 20 ans et ils n'ont rien fait. En plus, ils ont un énorme problème par rapport à l'occupation du pouvoir. Ils sont devenus des « pouvoiristes ».
C'est l'angle d'attaque de votre campagne électorale ?
Il faut faire comprendre aux francophones que tant qu'ils ne changeront pas le centre de gravité politique, ils devront souffrir le conservatisme socialiste. Je le dis sans haine. Mais je me dois de dénoncer une sorte d'abus de position dominante du PS, qui ne lui permet pas de se rénover en interne ni d'offrir une perspective au peuple francophone.
Mais on est là dans une élection fédérale, les majorités francophones vont demeurer...
Jusqu'en 2009. C'est demain. J'ajoute que si le MR devenait la première force politique francophone, la Wallonie redeviendrait aussitôt un élément de consolidation de l'Etat belge. Aujourd'hui, le séparatisme de certains courants flamands est nourri par le comportement désastreux des socialistes au sud.
Vous ne dites pas qu'il faut renvoyer le PS dans l'opposition...
Je ne vais pas avoir l'arrogance insultante d'un Philippe Moureaux. Aux électeurs de décider.
Les sondages ne sont pas très favorables au MR...
On peut faire la différence en trente jours. La campagne sert à ça : faire comprendre aux francophones que s'ils veulent sauver la Wallonie, sauver Bruxelles et l'unité du pays, il faut sanctionner le PS, pour le MR.
Vous pouvez faire la différence ?
On me reconnaît quelques qualités de meneur de campagne.
Concrètement ?
Je vais écrire une « Lettre aux citoyens de mon pays », pour expliquer ce que les libéraux ont fait en termes de performances économiques, pour les indépendants, etc. Un livret tiré à 100.000 exemplaires. Et je serai partout sur le terrain, les marchés, dans les gares, les meetings...
Vous prenez ça comme une respiration par rapport à votre charge de Commissaire européen ?
Non. Je suis passionné par mon mandat européen. Mais je fais campagne comme on rend un service à son parti. Et à son pays. Je me sens un compatriote total des Flamands. Quand leurs intérêts sont en cause à l'étranger, j'y ai toujours été très attentif, comme je l'ai été pour les francophones. Je me sens profondément belge. Je défends avec une résistance tranquille les francophones, mais sans gesticulation communautaire ou linguistique.
Charles Michel, votre fils, a lancé qu'Elio Di Rupo était « onaanvaarbaar », inacceptable, comme Premier ministre...
Je ne prononce jamais d'exclusion contre personne. Mais il faut replacer ça dans le contexte du Premier mai. C'était une formule de style, qui exprime notre préférence pour Guy Verhofstadt ou pour tout libéral.
En déboulant comme ça dans la campagne, vous embarrassez Didier Reynders, non ?
Pas du tout. Didier est le patron du parti. Chaque fois que je fais une démarche, je l'appelle, je m'assure que cela ne gêne pas sa stratégie. Je suis parmi ses ouailles celui qui lui est le plus loyal.
Mais vous attirez les médias, vous allez donner, vous, le tempo de la campagne...
Je serai le répétiteur parfait de ce que Didier dira. Je suis son meilleur allié. Son soldat.
Vous maintenez qu'il vous avait proposé de tirer la liste du Sénat, la première place ?
Il m'a sollicité en me disant : « Serais-tu prêt à mener la liste du Sénat ? » J'ai refusé. Dans ce cas de figure, quel que soit le résultat que j'aurais fait, j'aurais dû par avance quitter la Commission européenne.
Quand on demande à Didier Reynders, il ne confirme pas.
Peut-être par déférence pour l'excellent Armand De Decker, qui mène l'équipe. Et vous croyez vraiment que si j'avais voulu être tête de liste, quelqu'un au MR aurait pu m'en empêcher ? Sauf, évidemment, si Didier avait choisi d'y aller. Sachez que je serai tête de liste aux Européennes en 2009. Qui va contester ça ?
En menant la liste du Sénat, vous ne laissiez aucun doute sur votre volonté de revenir sur la scène intérieure. En la poussant, vous laissez le jeu ouvert...
Non. Je ne le laisse pas ouvert. Je dis que ce que je souhaite, c'est que l'électeur m'envoie un signal clair : s'il pense que l'on a besoin de moi en Belgique, qu'il me le fasse savoir. Et j'ai confiance en lui.
Si le signal arrive, vous repartirez quand même à l'Europe ?
Non. Alors, je verrais avec Didier Reynders et avec mes amis comment il faut interpréter ce résultat. Ce qu'il implique comme prise de responsabilités. Je veux d'abord voir les résultats, et si l'électeur considère que je peux être plus utile en Belgique.
Vous pouvez situer ce résultat ?
Je me rends bien compte qu'en étant dernier effectif, je ne peux pas rééditer les exploits antérieurs, comme tête de liste. A partir de quel moment dirais-je que je suis content ? A 100.000 voix, j'estimerai que j'ai été très utile au MR. Si c'est nettement au-delà de ça, alors je commencerai à interpréter les choses, comme je vous l'ai dit, en termes de prise de responsabilités.
Pour quoi faire ?
Tout le monde connaît ma capacité à réunir les gens, les rapprocher, ma créativité, ce que j'avais réussi au gouvernement.
Vous n'excluez pas le 16.
Pourquoi voudriez-vous que quelqu'un dont tout le monde à peu près s'accorde à dire qu'il est Premier ministrable dise : « Non, ça, non... » Je n'exclus rien.
Donc vous l'envisagez.
Oui. Dans mon parti, nous avons une grande chance, deux personnalités peuvent accéder au « seize », et le premier choix du parti, c'est Didier Reynders. Si maintenant, pour certaines raisons, ce n'est pas possible, nous sommes deux, je l'ai dit.
Votre gouvernement idéal pour la Belgique ?
Je garde un bon souvenir de la coalition arc-en-ciel (libéraux, socialistes, écolos, NDLR).
Vous êtes parti en 2004 sur un tout gros différend avec Elio Di Rupo, qui a évincé le MR des majorités en Wallonie et à Bruxelles après les régionales, alors qu'il y avait un pacte entre vous...
Je ne suis pas un homme rancunier. J'ai été très déçu. Je croyais qu'il y avait avec lui une certaine proximité humaine. Souvent, j'essaie de comprendre pourquoi il a fait ça. Je ne comprends toujours pas. J'ai été un peu naïf.


"Les électeurs choisiront" (12/05/2007)
Lire aussi
"J'ai peur pour la Belgique" "J'irai où je suis le plus utile" http://www.dhnet.be/infos/belgique/article/172703/les-electeurs-choisiront.html


Depuis ce matin, Louis Michel est un commissaire européen en congé. Il est déjà entré dans la bagarre des législatives

Malgré les apparences, malgré la distance, Louis Michel, commissaire européen en congé depuis ce samedi et pour un mois, pense qu'il est demeuré un poids lourd de l'échiquier politique belge.
S'il ne l'avoue que du bout des lèvres, l'arène politique belge lui manque. Alors, il a décidé de remonter sur le ring. Le temps d'une campagne et puis s'en va ? Pas sûr.
"Je ne ferme aucune porte. Je ne veux pas me bloquer au lendemain du 10 juin. A priori, le 11 au matin, je retournerai à la commission. Mais, si je me présente aux élections législatives, c'est pour connaître l'avis des électeurs. Si je réalise un score appréciable, si la situation le demande, on verra..."
Un score appréciable ? "Il ne faut pas me demander de réaliser plus de 400.000 voix comme lorsque j'étais premier effectif. Je ne donnerai d'ailleurs pas d'indication chiffrée."
Si la situation le demande ? "Oui, si on devait se retrouver face à une forme d'embourbement. Si la situation demandait une valeur ajoutée particulière que je pourrais offrir ."
Bref, Louis Michel avance ses pions et fait offre de candidature... "si l'électeur le veut, si le parti le demande et si le pays en a besoin. Je veux aller là où je serai le plus utile".
Au 16 rue de la Loi ? "On n'est pas candidat au poste de Premier ministre", martèle-t-il.
D'autres n'ont pas hésité à déclarer ouvertement leur candidature... "C'est leur problème. Moi, ce que je veux, c'est que le MR réussisse un bon score. Je pense que nous pouvons vraiment le faire. Avec ce résultat, on pourra faire changer le centre de gravité de la Wallonie et de Bruxelles. En modifiant ce centre de gravité, on pourra condamner le PS à une vraie rénovation qu'il promet depuis 20 ans sans qu'on n'en voit jamais le début du commencement".
Ça y est, la bête politique est relancée. Prêt à rendre tous les coups, à en distribuer aussi quelques-uns le premier. "Je pense en effet qu'il serait intéressant que le PS sente qu'il y a une alternative à son abus de position dominante. D'ailleurs, cette alternative existe déjà aujourd'hui. Il faut pulvériser cette certitude du PS. "
Une manière de fermer la position à un futur accord avec les socialistes ? "Ce sont les électeurs qui définiront les contours de l'après 10 juin. Je n'ai jamais été partisan de la politique d'exclusion. Je laisse cela à Monsieur Moureaux qui lui décrète urbi et orbi ce qui peut ou ne peut pas être".
Le commissaire en vacances se lance alors dans un laïus sur les bienfaits du libéralisme qui "n'a rien à voir avec le capitalisme". Et ne lui dites pas que ce discours paraît plus axé qu'à droite aujourd'hui qu'hier. "Pas du tout. J'ai passé l'âge des calculs vulgaires. Je me répète, je veux aller là où je serai le plus utile et, non, je ne change pas de discours. J'ai toujours été convaincu que le libéralisme était porteur de bien-être pour le monde. La Belgique a progressé depuis notre arrivée au pouvoir en 1999. J'ai été, je suis et je resterai en accord avec le libéralisme historique, celui qui, de tout temps, a fait avancer le droit humain."
Pas de doute, Louis Michel n'est pas revenu pour faire de la figuration.
Hubert Leclercq
© La Dernière Heure 2007

10 mai 2007

Exception pour les ASBL politiques !

Le gouvernement a accepté des modifications légales sur les comptes des ASBL. Elles exemptent les partis politiques du dépôt obligatoire de leurs comptes. Une option maladroite à quelques semaines des élections...
BELGA
Les ASBL liées aux partis politiques et dont les comptes sont "consolidés" avec ceux-ci bénéficient depuis le début du mois d'avril d'une exonération relative au dépôt de leurs comptes, contrairement aux autres associations sans but lucratif.
C'est le résultat d'une modification de la loi sur la comptabilité des ASBL "passée" en 13 jours seulement, incluse dans un train de modifications techniques liées à une discussion sur le financement des partis. Le texte a été publié au "Moniteur belge" du 28 mars dernier. Veut-on opacifier les comptes de ces associations ? "Ce n'est sans doute pas le but de cette opération, mais c'est en tout cas très maladroit" , nous explique Fernand Maillard, réviseur d'entreprises, qui s'apprête à publier dans la revue "ASBL Actualités" un article détaillant cette modification de la loi sur la comptabilité associative. Celui-ci nous explique, en outre, que "cette modification de la loi est manifestement intervenue sans l'aval de l'Institut des Réviseurs d'entreprises et de la Commission des normes comptables, ce dernier organe ayant compétence légale d'avis en la matière. Cela intervient à un moment où le législateur tend à établir un régime comptable commun pour tous et où la Commission des normes comptables prêche pour des dérogations limitées à des cas vraiment particuliers. En plus il faut noter que la modification législative soustrait ces associations de l'application du droit comptable ASBL pour les rattacher au droit comptable des sociétés et ce avec effet immédiat, alors que les associations avaient entre-temps adapté leur comptabilité depuis 2006 au nouveau droit des ASBL... Cela fait pour le moins un peu désordre !".
Cette modification est passée inaperçue, dans les dernières lignes d'un texte très technique, au sein des "dispositions transitoires et finales", dans l'article 19 modifiant la loi du 27 juin 1921 sur les associations. Les motifs ? "Ils sont peu convaincants , nous assure encore ce spécialiste des comptes des associations. On a évoqué la difficulté pour les partis concernés de synthétiser l'information relative à une série d'associations - plusieurs dizaines quelquefois - pour l'établissement de comptes consolidés, et le coût, mais c'est le cas de toutes les associations !" La loi sur la comptabilité des ASBL résulte elle-même d'un long travail d'affinage législatif qui avait abouti en mai 2002. On se souviendra que les ASBL doivent, depuis l'exercice 2006, établir une comptabilité et déposer leurs comptes, soit au greffe du tribunal de l'arrondissement dont elles dépendent, soit à la Banque nationale, selon leur chiffre d'affaires, leur bilan, ou le nombre de personnel employé. L'application de cette loi avait d'ailleurs été reportée d'un an en 2005 par la ministre de la Justice pour laisser le temps aux associations de mettre en ordre leurs statuts et de modifier leur organisation comptable. Mais jamais il n'avait été prévu d'exonérer certains secteurs d'activité de leurs obligations légales. Or, c'est maintenant chose faite ! Veut-on cacher quelque chose de gênant sur le financement des partis ? "Je ne crois pas , explique encore Fernand Maillard. En effet, les comptes de ces ASBL doivent de toute manière être soumis à un réviseur d'entreprises, et les comptes consolidés font l'objet annuellement d'un dépôt auprès de la Commission de contrôle des dépenses électorales."

Deux poids, deux mesures ?
C'est Herman De Croo (VLD), président de la Chambre, auteur de la proposition, qui a ajouté cette disposition modifiant la loi sur les ASBL à l'ensemble portant sur les dépenses électorales et le financement des partis.
Celui-ci justifie son intervention en évoquant que la loi du 4 juillet 1989 offre déjà une transparence satisfaisante sur les comptes des partis.
Il est vrai que cette loi s'applique aussi aux associations de fait, forme préférée par certains partis politiques à l'ASBL.
Il assure aussi que "l'exclusion des partis politiques du champ d'application de l'article 17, paragraphes 2 et 3, n'est pas synonyme d'un régime plus souple et plus avantageux pour les partis politiques et leurs composantes, mais soumet au contraire ces derniers à une réglementation plus sévère" .
Pour l'avocat Christophe Boeraeve, auteur de plusieurs ouvrages sur les ASBL, "la loi de 2002 sur les ASBL prévoit le principe d'une éventuelle comptabilité équivalente imposée par un pouvoir public, pour qu'il n'y ait pas de double comptabilité. Mais en laissant ce choix aux administrateurs pour certains secteurs d'activité. Ici, le législateur décide pour une catégorie bien spécifique. En outre, les modifications excluent aussi l'obligation de dépôt des comptes à la BNB, alors que ces ASBL dépendent de l'argent public !".
Mais la loi est passée... " Imposons alors la présence d'administrateurs indépendants dans ces ASBL, pour que le public ait un droit de regard indirect sur ces comptes !", propose maître Boeraeve...

Enquêter sur les sabotages dans la lutte contre la fraude

14 "chasseurs de fraudes" et 5 parlementaires demandent un "engagement public" de tous les partis pour la création, après les élections, d'une commission d'enquête parlementaire. Celle-ci devra essayer de comprendre pourquoi les poursuites engagées dans le cadre d'importantes fraudes fiscales échouent "systématiquement", écrit ce vendredi la presse flamande.L'appel a été lancé par une douzaine de membres de l'inspection spéciale des impôts et d'autres services fiscaux qui ont été impliqués ces 15 dernières années dans tous les grands dossiers, tels que KB Lux et l'affaire Didier Pineau-Valencienne. Chacun de ces dossiers portent sur des centaines de millions d'euros mais après des années d'enquête, les condamnations restent rares.Des enquêteurs insatisfaits de la situation actuelle ont donc décidé de remettre une pétition rédigée par eux-mêmes et 5 parlementaires. L'appel a été envoyé cette semaine à tous les présidents de partis, sauf le Vlaams Belang. (belga)

08 mai 2007

Le budget consacré au nettoyage des routes passe de 5 à 16 millions

Plus de moyens pour la propreté en Wallonie (08/05/2007)

Le dispositif propreté déployé hier matin par le MET, sous le pont de l'autoroute A501 et sur les bretelles d'accès à l'E42, à La Louvière, était impressionnant. Trop pour ne pas être -sérieusement- lié à la campagne électorale. Devant les caméras, Elio Di Rupo et Michel Daerden ont sorti les mains de leurs poches (au propre et au figuré) pour dévoiler les nouveaux moyens humains, matériels et financiers que la Région consacrera à la propreté en 2007. Des mesures prises le 1er mars dernier.

Ainsi, deux cents nouveaux agents PTP ont été engagés. 168 d'entre-eux seront affectés au nettoyage des 7.600 kilomètres de routes et autoroutes wallonnes, ainsi qu'à l'entretien des parkings. Le reste sera affecté aux voies hydrauliques. Finies donc les interventions ponctuelles. Ces hommes seront exclusivement affectés à la propreté du réseau.

Par ailleurs, le MET a fait l'acquisition de trois nouvelles balayeuses SK 6000 capables de balayer, aspirer, désherber, karchériser les bermes centrales. Elles seront mises en service en septembre. L'une d'elle, était en démonstration lundi à La Louvière. Son coût : 200.000 euros.

"Si avec ça, on n'y arrive pas, on va en pleurer", ironise Michel Daerden. Il faut écrire qu'en 2007, ce ne seront pas moins de 16,478 millions d'euros que le gouvernement wallon consacrera à la propreté de l'ensemble du réseau. Soit un peu plus de trois fois plus qu'en 2006 (5.107.000 euros).

Dans le même temps, l'action de la police domaniale devrait être renforcée. Une dizaine d'agents ont été engagés qui auront exclusivement pour mission la répression des infractions liées au jet/dépôt de détritus sur la voie publique.

Un projet de réforme sera présenté fin mai pour renforcer leur pouvoir d'intervention. Ils pourront exiger la carte d'identité des fraudeurs, fouiller le coffre d'un véhicule, ou recourir à la police en cas de refus d'obtempération.

Ces mesures seront accompagnées d'une campagne de sensibilisation à l'attention des usagers. Baptisées le nettoyage des routes, ça coûte un pont, elles viseront à doper l'attractivité touristique de la région. Et à la rendre plus propre...





F. Sch.

© La Dernière Heure 2007

Inauguration du premier parc éolien en Hainaut

Inauguration du premier parc éolien en Hainaut

La société Ventis a inauguré, en présence du ministre wallon en charge de l'Energie, André Antoine (CDH), le premier parc d'éoliennes du Hainaut, dont trois sont implantées sur le territoire de Quiévrain et une sur Dour. Plusieurs centaines de personnes ont pris part à l'événement festif.
Ce parc éolien, dont l'investissement total est de 10,5 millions d'euros, permettra d'éviter annuellement l'émission de 8.000 tonnes de CO2, soit l'équivalent de ce que générerait une voiture parcourant 90 millions de kilomètres.
Le 4 avril dernier, le ministre wallon de l'Economie et de l'Emploi, Jean-Claude Marcourt (PS) et l'administrateur-délégué de la société tournaisienne « Enairgie du Hainaut », (émanation de Ventis), Pierre Mat, avaient signé, à Quiévrain, une convention d'octroi d'un million d'euros de la Région wallonne, comme aide à l'investissement.

La Wallonie compte aujourd'hui 58 éoliennes installées et des permis ont été octroyés pour 87 éoliennes supplémentaires, a pour sa part indiqué le ministre Antoine.
Les parcs actuellement installés permettent d'éviter 90.000 tonnes de CO2 par an, et le chiffre est de plus de 230.000 tonnes par an pour les parcs autorisés. Les parcs déjà en fonctionnement et ceux qui ont obtenu les permis représentent respectivement la consommation de 55.000 et 146.000 ménages, a précisé André Antoine.
Par ailleurs, le nombre de certificats verts délivrés aux producteurs d'énergies renouvelables a augmenté de plus de 40 % de 2005 à 2006.
Pour rappel, l'objectif du gouvernement wallon en matière d'électricité verte est d'attendre un quota de 12 % en 2012.

Quiévrain
Inauguration ce vendredi du premier parc hainuyer. Une grande fête populaire en l'honneur des quatre premières éoliennes du Haut de la Sense.

04 mai 2007
Benoît Mat met la dernière touche. Le cofondateur (avec son frère Pierre) de la société Ventis place les affichettes à l'entrée du site, informant de l'existence de navettes qui effectueront des allers et retours incessants depuis la place d'Elouges et le zoning de la sucrerie, à Quiévrain. Car ce vendredi, dès 16 heures, c'est la grande inauguration. Un millier de personnes sont attendues sur le « Champ du Haut de la Sense ».
C'est là, à une altitude de 45 à 60 mètres au-dessus du niveau de la mer, que quatre éoliennes ont poussé depuis l'été 2006. Leurs pales tournent depuis quelques semaines déjà, injectant leur électricité verte sur le réseau, l'équivalent de la consommation de 6.000 ménages. Grâce à elles, c'est une économie de 8.000 tonnes de gaz carbonique par an, soit la pollution produite par 90 millions de kilomètres parcourus en voiture, qui est réalisée ! Par les temps de réchauffement climatique qui courent, ça se prend...

Ces éoliennes, les premières à fouetter la bise en Hainaut, ont suscité le débat et l'interrogation, d'abord ; puis, très vite, sont parvenues à attirer la curiosité et la sympathie. Pendant les travaux, et encore maintenant, nombreux sont les promeneurs à venir voir de plus près ces intrigantes hélices.
Pour marquer le coup, les frères Mat, patrons de la société de développement de ce projet porté depuis 2002, ont donc décidé d'organiser une inauguration tous publics. De nombreux politiques sont attendus mais aussi tous les riverains des communes voisines. « Nous tenons à ce que cette fête soit la plus populaire possible », insistent Benoît et Pierre Mat. Il y aura donc des discours mais aussi du jazz et une buvette. Tout un chacun pourra découvrir de plus près ces dynamos géantes, semées pile à l'endroit où jadis le moulin à vent d'Elouges barrait le paysage.
Ce vendredi donc, dès 16 h, on expliquera aux visiteurs ce que ces éoliennes ont dans le ventre. On leur dira que dès que le vent souffle à 9 km/h, les trois pales orientables de 39 mètres en fibre de verre et résine époxy s'actionnent au bout du mât, à plus de 98 mètres de haut. Un spectacle silencieux et impressionnant.

La santé mentale

La Belgique devrait mieux s'occuper de la santé mentale

Les pouvoirs publics devraient intervenir pour gérer plus activement les problèmes de santé mentale, selon deux études menées à la Faculté de Médecine de l'Université catholique de Louvain.
L'une concerne l'influence du changement des conditions de vie sociales et économiques sur le risque de dépression, l'autre a pour objet les motifs de la mise en observation sous contrainte en psychiatrie.
La première, dirigée par Vincent Lorant, professeur à l'Ecole de santé publique de l'UCL, en collaboration avec l'ULg, a été menée entre 1992 et 1999 sur un échantillon de 11.909 personnes, représentatif de la population belge. Durant ces sept années, 17,3% des personnes suivies ont connu au moins un épisode dépressif.


Si l'on savait déjà que les catégories sociales défavorisées encourent 80% de risques en plus d'être victimes d'une dépression, l'étude de l'UCL révèle que des difficultés matérielles pendant une année augmentent le risque de dépression, de même qu'un changement du statut matrimonial, comme par exemple une séparation ou une rupture.
Il apparaît à ce propos que les femmes sont davantage concernées que les hommes: elles risquent plus d'être touchées par la dépression en cas de difficultés économiques ou sociales. Par ailleurs, une amélioration de la situation a un impact moindre qu'une détérioration des conditions de vie. Autrement dit, il est plus difficile de remonter la pente après une dépression.
Une aide aux femmes
Dès lors, le Pr. Lorant plaide pour une identification des facteurs qui entrent en jeu afin de mieux cibler les populations à risque. En outre, une aide économique à court terme permettrait de contrer les inégalités de santé.
Il propose également d'améliorer les services aux femmes issues d'un milieu socio-économique défavorisé et actives sur le marché du travail (crèches, accompagnement, etc.), de mettre en place un système d'éducation pré-scolaire pour les enfants de parents moins favorisés ainsi qu'une campagne d'information pour déstigmatiser la maladie mentale.
La seconde recherche, effectuée sous la direction du professeur Vincent Dubois, responsable de la psychiatrie adulte aux Cliniques Saint-Luc, visait à examiner les motifs de la mise en observation sous contrainte en psychiatrie.
La loi de 1990, qui a pour but initial de protéger les malades mentaux contre les abus de la colocation, établit quatre critères permettant de traiter un patient contre sa volonté: l'existence d'une maladie mentale, la dangerosité de la personne pour elle-même ou les autres, le refus de soins et l'absence d'une autre solution moins contraignante.
"On dénombre chaque année, à Bruxelles, entre 1.200 et 1.600 demandes d'expertises en urgence introduites par le procureur du Roi, et celles-ci sont en augmentation. Le Service psychiatrie des Cliniques universitaires Saint-Luc en traite environ 400. Plus de la moitié ne donnent pas lieu à une mise en observation, c'est-à-dire aux soins contraints pendant 40 jours", a expliqué le Pr. Dubois, qui a menée son étude auprès de 346 cas en 2004.
Il apparaît que les critères ayant le plus de poids sont ceux du refus de soin et de l'absence d'alternative, alors que ceux-ci ne sont pas liés à la personne elle-même mais plutôt à la capacité du système de les prendre en charge. D'autre part, on constate que la privation de liberté est surtout demandée lorsqu'il s'agit de pathologies lourdes, de personnes d'origine étrangère et de populations moins favorisées.
"Les patients les plus difficiles et les plus vulnérables sont considérés comme devant être mis en observation car le système de soins n'offre pas d'alternative", a regretté le M.Dubois.
(D'après Belga)

07 mai 2007

Ségo - Sarko

Didier Reynders fier de son ami (07/05/2007)
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Le ministre des Finances est réjoui de voir que Nicolas Sarkozy fait de l'Europe une priorité
Envoyé spécial en France Vincent Schmidt
PARIS Parmi les personnalités qui avaient pris place salle Gaveau, Didier Reynders, ami de Nicolas Sarkozy, n'était pas le dernier à se réjouir de cette victoire. "C'est une excellente chose pour la France, mais également pour l'Europe. Cette victoire est importante pour nous également, car nous avions fait campagne auprès des Français de Belgique."
Didier Reynders avouait également attendre de Nicolas Sarkozy qu'il mette en oeuvre les promesses formulées durant sa campagne, sans en douter cependant. "À ce titre, je suis très heureux de l'avoir entendu répéter ce soir que l'Europe était une de ses priorités. Il a également fait de l'environnement le premier dossier auquel il s'attaquerait et n'a pas hésité à lancer un message aux Américains pour qu'ils s'engagent à ne plus tourner le dos au protocole de Kyoto."
Le ministre des Finances ne s'attend cependant pas à une rupture aussi radicale avec Jacques Chirac que l'on peut supposer. "Jacques Chirac avait déjà un engagement très fort sur le plan européen. Nicolas Sarkozy ne fera que poursuivre son oeuvre. Je pense également que la longue amitié entre la Belgique et la France ne sera que renforcée avec l'arrivée de Nicolas Sarkozy à la présidence."
"J'espère d'ailleurs qu'il prendra rapidement le chemin de Bruxelles pour le confirmer."
V. S.
© La Dernière Heure 2007
Félicitations de Verhofstadt, Elio Di Rupo "prend acte"
BRUXELLES Le Premier ministre belge, Guy Verhofstadt, a téléphoné dimanche soir à Nicolas Sarkozy pour le féliciter. C'est ce qu'a annoncé le porte-parole du Premier ministre, Didier Seeuws. "M. Verhofstadt souhaite au prochain président français beaucoup de succès dans sa nouvelle fonction et il l'invite à effectuer le plus rapidement possible une visite à notre pays et aux institutions européennes", a-t-il précisé. Le Premier ministre belge a aussi fait part de son espoir de poursuivre l'excellente collaboration de ces dernières années avec la France, sur le plan bilatéral et dans le cadre européen.
De son côté, Elio Di Rupo "prend acte du choix posé par les électeurs français" et souligne que la mobilisation citoyenne importante "constitue un signal fort". Le président du PS note particulièrement "l'implication des jeunes qui ont fait entendre leur voix". Il ajoute que, "incontestablement, Ségolène Royal aura réussi à mobiliser ces jeunes et à les intéresser à la politique". Elio Di Rupo conclut sur l'impact de l'élection présidentielle sur la Belgique et l'Europe. "En ce qui concerne les Belges, le choix des Français se répercutera très certainement dans les orientations très libérales qui risquent d'être prises au niveau européen", prévient-il.
Le président des États-Unis George W. Bush a appelé dimanche Nicolas Sarkozy pour le féliciter, a annoncé un porte-parole de la Maison-Blanche. "Le président Bush a hâte de travailler avec le président élu Sarkozy pour la poursuite de notre alliance solide", a dit Gordon Johndroe. "Les États-Unis et la France sont des alliés historiques et des partenaires."
L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing a lui aussi adressé ses "chaleureuses félicitations" à Nicolas Sarkozy pour son élection "qui couronne" sa "courageuse et brillante campagne". "Je forme des souhaits pour que votre action engage fermement notre pays sur la voie de la modernisation dont il a un urgent besoin après vingt-cinq années de contradictions et d'immobilisme, et le conduise à retrouver la mission fondatrice de la France pour l'union de l'Europe", explique M. Giscard d'Estaing.
Jacques Chirac a appelé Nicolas Sarkozy au téléphone dimanche soir pour le féliciter. "Le président de la République a appelé M. Nicolas Sarkozy pour le féliciter et former des voeux pour la réussite de sa mission au service des Françaises et des Français", a fait savoir la présidence de la République.
Le prochain président français mènera une politique plus équilibrée au Proche-Orient, a estimé dimanche soir un porte-parole du gouvernement israélien, Avi Pazner. "Il (Sarkozy) va mener une politique plus équilibrée au Proche-Orient. C'est un ami d'Israël", a déclaré M. Pazner, un ancien ambassadeur à Paris. "Il a dit que sa visite au Mémorial Yad Vashem (sur la Shoah) à Jérusalem avait été un tournant dans sa vie", a-t-il ajouté. M. Pazner a par ailleurs estimé que "les Français ont voté pour le changement [...] M. Sarkozy n'est pas un extrémiste, mais un représentant de la droite modérée, et il poursuivra la politique positive que M. Chirac a menée s'agissant de la communauté juive française."
Enfin, le chef du gouvernement italien de centre gauche, Romano Prodi, a félicité "amicalement et affectueusement" dimanche Nicolas Sarkozy pour "sa belle victoire" à l'élection présidentielle. "Cher Nicolas, je désire te faire parvenir mes félicitations les plus sincères, amicales et affectueuses pour ta belle victoire électorale et pour ta nomination à la présidence de la République française", écrit M. Prodi dans son message à M. Sarkozy.José Luis, Angela et les autres
PARIS Le chef du gouvernement socialiste espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a présenté dimanche soir ses "plus sincères félicitations" à Nicolas Sarkozy. M. Zapatero, qui allait appeler M. Sarkozy au téléphone dans la soirée pour le féliciter de vive voix, a estimé qu'il incarnait "une droite ouverte et moderne capable de canaliser les désirs de changement d'un pays appelé à retrouver sa confiance en lui et à continuer à faire partie de la locomotive de l'Europe". "Il a démontré qu'il était un homme politique solide et que son style et ses propositions avaient convaincu la majorité des Français", a ajouté M. Zapatero.
La chancelière allemande Angela Merkel a félicité dimanche Nicolas Sarkozy pour sa victoire, se déclarant certaine qu'avec lui "l'amitié franco-allemande" continuerait à "être le fondement" permettant d'"assurer durablement paix, démocratie et bien-être en Europe". "La chancelière félicite chaleureusement Nicolas Sarkozy pour sa victoire convaincante aux élections présidentielles françaises. Elle souhaite au vainqueur beaucoup de chance et de succès dans l'exercice de ses fonctions de responsabilité", a indiqué un communiqué gouvernemental.
Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a salué dimanche la victoire de Nicolas Sarkozy auquel il fait "toute confiance" pour "exercer un rôle moteur" afin de résoudre notamment la crise institutionnelle causée par le rejet de la Constitution européenne.
Enfin, le Premier ministre britannique Tony Blair a téléphoné dimanche à Nicolas Sarkozy afin de le féliciter pour sa victoire.
© La Dernière Heure 2007

Les vrais comptes de l'élection présidentielle
Le prochain président de la République aura dépensé seize fois moins que le futur successeur de Georges Bush à la Maison-Blanche.

CETTE élection présidentielle va rester dans l'histoire. Pour son taux de participation lors d'un premier tour, pour la qualification inédite d'une femme au deuxième tour, pour l'élection du premier président né après guerre... mais pas pour les dépenses.
Pour cause de plafonnement (depuis la loi du 11 mars 1988) et de très mauvais score des petits candidats - en restant en dessous de 5 % des voix, ils ne seront pas remboursés au-delà de 808 300 euros -, 2007 devrait être un cru moins cher que prévu pour les finances publiques. Certes, la loi de finances a envisagé 231 millions d'euros (contre 200,5 millions en 2002), soit 5,50 euros par électeur. Mais c'était avant de connaître le nombre de candidats et surtout leur score. Chacun des douze concurrents (y compris le vainqueur) a maintenant jusqu'au 1er juillet pour clôturer ses comptes, licencier ses salariés, rendre les clés de son QG et déposer ses comptes à la Commission de contrôle. L'addition sera moins salée que prévu, mais il ne faut pas oublier que le coût d'une présidentielle a été multiplié par cinq depuis 1981. « En 1988, pour Chirac, j'avais organisé des meetings incroyables avec trois plateaux, de la musique live et de multiples interventions », se souvient, nostalgique, le publicitaire Thierry Saussez.
200 000 euros de loyer
Les deux finalistes à la présidentielle de 2007 auront dépensé chacun 21,6 millions d'euros (dont 16 millions au premier tour). Dépenses plafonnées, dont la moitié leur sera remboursée par l'État. C'est beaucoup, mais on reste très loin du ticket d'entrée à la Maison-Blanche en 2008 : 370 millions d'euros. Traditionnellement, le premier poste budgétaire d'une campagne est constitué par les réunions publiques. « Sur les 20 millions d'euros de notre budget, nous consacrons 11 millions d'euros rien qu'aux meetings, souligne Éric Woerth, le trésorier de la campagne de l'UMP. L'autre moitié des dépenses de l'UMP englobe les tracts et diverses affiches, les frais de personnels et la location du QG de campagne. « Le loyer de notre siège (1 100 m²) s'élève à 200 000 euros. Nous avons signé un bail à une société immobilière qui s'achève fin mai », ajoute Éric Woerth. C'est dix fois moins que le budget consacré aux affiches, tracts et imprimés : 2,5 millions d'euros. Dernier gros poste : un million d'euros pour l'embauche de 60 équivalents pleins-temps « pour faire tourner la boutique ».
Chez Ségolène Royal, la location du QG de campagne au 282 du boulevard Saint-Germain à Paris et les frais de personnel avoisinent les 2 millions d'euros. Une somme à laquelle il faut ajouter 4 millions d'euros pour les tracts et affiches dont 1 million d'euros pour le seul « pacte présidentiel », document de 24 pages tiré à 12 millions d'exemplaires. Comme à l'UMP, le premier poste de dépenses est celui des meetings. « Ces grands événements ont constitué une grande nouveauté de la campagne, tout comme les petits événements lourds de sens, comme la promenade au Mont-Saint-Michel », analyse Stéphane Fouks, coprésident d'Euro RSCG Worldwide. Un compliment de l'ancien conseiller de Jospin en 2002 : « La campagne sarkozienne a été très professionnelle. » Enfin, l'outil Internet a permis de limiter certains coûts. Par exemple, « les études qualitatives, ces réunions d'électeurs où l'on teste des formules et des idées nouvelles, comme la critique de Mai 68 par Sarkozy, ont souvent été réalisées en ligne », témoigne l'expert en communication Jean-Louis Missika. Mais, comme le souligne l'historien Max Gallo, « malgré la haute technologie des armes, on égorge toujours à la guerre. Malgré les blogs, il faut serrer des mains et parler aux électeurs pour être élu ».

En complément Le grand rassemblement de l'UMP à Bercy a coûté 500 000 euros Des sommes modestes pour s'affronter sur Internet 60 000 euros de produits dérivés à l'UMP


Ségo n'a pas désarçonné Sarko
Sarkozy maître du débat suivi, hier soir, par plus de 20 millions de téléspectateurs. Même en cognant, Royal n'est jamais parvenue à le déstabiliser. L'élection paraît jouée alors que le centriste Bayrou a annoncé ce jeudi qu'il ne votera pas Sarkozy.

Retrouvez ici le texte intégral du débat d'hier soir

Bayrou ne votera pas pour Sarkozy
Le leader centriste François Bayrou a affirmé qu'il ne votera pas pour le candidat de droite Nicolas Sarkozy au second tour dimanche de la présidentielle française, sans dire pour autant ce qu'il fera, dans une déclaration au journal "Le Monde" publié ce jeudi. Cette déclaration, au lendemain du duel télévisé ayant opposé M. Sarkozy à sa challenger socialiste Ségolène Royal, était particulièrement attendue dans la mesure où l'attitude des 6,8 millions d'électeurs du 1er tour de M. Bayrou est considérée comme une des clés du scrutin.
Arrivé troisième du 1er tour avec 18,57% des voix, il avait laissé entendre, le 25 avril, qu'il ne voterait pas pour M. Sarkozy, mais sans l'annoncer explicitement.
(D'après AFP)

D'emblée, Ségolène Royal a attaqué. Multipliant les piques, frénétiquement, comme on agite une muleta. Mais jamais Nicolas Sarkozy n'a vu rouge. A aucun moment il n'a même eu besoin de ruer contre la « torrera ». Le candidat de l'UMP a largement dominé la confrontation. La voie paraît désormais dégagée pour la droite. Nicolas Sarkozy peut rêver de succéder à Jacques Chirac.
Maîtrise des dossiers, aisance dans la réplique, sang froid dans le déroulé du programme : Nicolas Sarkozy l'a emporté sur tous les tableaux.
En tailleur noir et chemisier blanc, Ségolène Royal avait voulu jouer la solennité. Incarner la stature présidentielle que beaucoup lui contestent depuis le début de sa campagne. Mais elle n'aura pas vraiment convaincu. Plusieurs fois elle a été mise en difficulté. « Je veux être la présidente de ce qui marche », a-t-elle risqué. Avant de se faire moucher. « Eh bien moi je veux être le président de ce qui ne marche pas », a répliqué, sur du velours, Nicolas Sarkozy. « C'est pour régler les problèmes qu'on cherche à être élu ».
La stratégie obsessionnelle de Ségolène Royal - attaquer son adversaire sur son bilan et le pousser à tout prix à sortir de ses gonds - n'a pas fonctionné. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir tout tenté. Insécurité, dossiers économiques, sujets de société: la candidate socialiste a sans cesse cherché à pousser le candidat de l'UMP dans ses retranchements. « Pourquoi n'avez vous pas fait cette loi sur les multirédivistes que vous proposez aujourd'hui alors que vous étiez au pouvoir ? » « Pourquoi n'avez-vous pas abrogé la loi sur les trente-cinq heures ? Parce que vous saviez que c'était une loi de progrès », a-t-elle cogné.
Mais Nicolas Sarkozy a soigneusement évité le piège et cassé la tactique de son adversaire en assumant d'emblée son bilan tout en jouant la modestie, en reconnaissant qu'il aurait pu mieux faire. « En matière de délinquance, tout n'a pas été réussi », a-t-il admis. « Mais avec le même appareil statistique, sous les cinq ans de gouvernement Jospin , la délinquance a augmenté de 18 % alors que depuis cinq ans elle a baissé de 10 %. Je ne dis pas que tout est résolu. Mais c'est suffisant pour ne pas partir en courant quand on évoque le bilan ».
Nicolas Sarkozy a réussi la performance d'inverser les fondamentaux. Lui, dont le principal talon d'Achille a toujours été son propre caractère, est apparu plus posé que celle qui avait fait de sa capacité d'écoute l'atout maître de sa campagne. Un comble ! Alors que Nicolas Sarkozy évoquait la note favorable qu'il avait reçu de l'institut d'expertise économique « Rexecode » pour son projet de relance de la croissance, Ségolène Royal s'est soudain emportée. « C'est l'institut du Medef ! » Avant d'être une nouvelle fois renvoyée dans les cordes. « Pourquoi traitez-vous avec ironie celui qui n'a pas la même idée que vous ? Moi, j'attache du prix à vos réponses. Je ne dis pas que c'est stupide » .
Même passe d'arme sur les droits opposables que veut favoriser Nicolas Sarkozy. « Vous croyez que les tribunaux n'ont que ça à faire ? », pique Ségolène Royal. La réponse est d'autant plus cinglante qu'elle est prononcée posément. « Vous n'avez pas besoin d'être méprisante pour être brillante ».
Jusque dans les dernières minutes du débat, Ségolène Royal se jette avec passion dans le combat. Quand Nicolas Sarkozy en vient à évoquer la question de la scolarisation des enfants handicapés, elle explose. « On atteint le sommet de l'immoralité politique ! », s'emporte-t-elle. « Votre gouvernement a supprimé 7.000 postes d'auxiliaires d'éducation ! Et de retourner le slogan de son adversaire : « Non, monsieur Sarkozy, tout n'est pas possible ! » Le candidat de l'UMP exulte, visiblement convaincu de tenir là le dérapage décisif. « Etre président de la république, cela nécessite de ne pas s'emporter. Et de porter l'estocade, comme un clin d'oeil au coup de sabre de Giscard sur le « monopole du coeur », qui avait permis à VGE de l'emporter sur Mitterrand en 1974. « La question du handicap, ce n'est pas votre monopole ! »
Nicolas Sarkozy aura donc respecté sa feuille de route. Marcher droit, dérouler son programme et sa vision de la société sans jamais sortir des clous. Une stratégie dictée par sa position de favori. Dans ce débat, il n'avait rien à gagner. Juste à arrondir son image, à prouver qu'il pouvait être courtois et qu'il était en mesure de garder son sang-froid même dans les moments de grande tension. En deux mots, il lui fallait prouver qu'il était « taillé pour le job » présidentiel.
Ségolène Royal n'avait pas d'autre choix que de frapper fort. C'était le dernier moyen pour elle de tenter d'inverser la tendance. Depuis son investiture, en janvier dernier, Nicolas Sarkozy n'a jamais cessé de faire la course entête. Et la façon dont le candidat de l'UMP a franchi le premier tour, le 22 avril, a encore renforcé sa position de favori. Avec 31 % des voix, soit 5 points de plus que son adversaire, la dynamique est dans son camp...
Ségolène Royal voulait démentir les lois de l'arithmétique. Avec une gauche historiquement basse (36 % seulement) et avec une tentative de séduction du centre qui n'a sans doute que partiellement réussi (les sondages lui prêtent un meilleur report des voix bayroutistes que son adversaire, mais l'écart n'est pas décisif), elle partait avec un sérieux retard mais voulait croire encore que l'Histoire était en marche et que c'est son visage qui s'afficherait dimanche soir à 20 heures sur les écrans de télé.
Les premiers sondages le diront. Mais il se pourrait bien qu'hier soir elle ait condamné son ambition.
Quelques moments forts du débat
Ségolène Royal
Sur la délinquance sexuelle
« Rien de génétique »
La candidate socialiste n'a pas manqué de rappeler à son adversaire ses propos controversés sur les pédophiles : « Je voudrais revenir sur la délinquance sexuelle - qui vous en conviendrez avec moi, n'a rien de génétique... » Nicolas Sarkozy n'a pas réagi à cette allusion.
Nicolas Sarkozy
Evoquant une proposition de François Hollande
« Ça ne vous engage pas ? »
Nicolas Sarkozy a évoqué une proposition fiscale de François Hollande, patron du PS et compagnon de Ségolène Royal. Réplique de la candidate : « Vous ferez un débat avec François Hollande quand vous le souhaiterez ». Retour de service de Sarkozy : « Vous n'êtes pas concernée ? Ça ne vous
regarde pas ? ». Le « non » de Ségolène Royal a provoqué une formule de son adversaire : « Il sera content de l'apprendre. J'aurai facilité cette part de dialogue ».
Ségolène Royal
Lors d'un échange direct avec son adversaire
« Ma liberté de parole »
Nicolas Sarkozy : « Vous avez une capacité à sauter d'un sujet à l'autre avec des généralités ! »
Ségolène Royal : « J'ai ma liberté de parole et vous la vôtre... »
Nicolas Sarkozy
La passe d'armes à propos des handicapés
« Je ne me serais jamais permis... »
Le ton est monté à propos de la place des personnes handicapées dans la société. Ségolène Royal s'est montrée extrêmement critique à l'égard de son opposant : « Je ne suis pas énervée. Je suis en colère. Il y a des colères que j'aurai encore quand je serai présidente ». Mais Nicolas Sarkozy n'a pas laissé passer l'occasion : « Je ne me serais jamais permis de parler de vous comme ça ». Ségolène Royal : « Parce que je ne mens pas ! »

Dialogue de sourds entre PS et MR

Débat des présidents de parti: rien de neuf


Le débat entre les présidents des quatre formations politiques démocratiques francophones invités dimanche de l'émission Mise au Point de la RTBF n'a rien apporté de neuf si ce n'est que MR et cdH ne s'aiment pas du tout et que PS et MR continuent à se lancer de petites piques sans trop de méchanceté. Dans ce jeu, Ecolo reste au balcon en continue à dire qu'il est le seul garant de l'attention que le futur gouvernement accordera à l'environnement. Elio Di Rupo (PS), Didier Reynders (MR), Joëlle Milquet (cdH) et Jean-Michel Javaux (ECOLO) se sont retrouvés autour d'une même table dimanche pour un débat des présidents de partis en vue des élections du 10 juin. Chacun a eu l'occasion d'y mettre en évidence certains des points de son progrmme mais ceux-ci sont tous connus puisque les partis les ont rendus publics au cours des derniers jours. Didier Reynders a répété qu'il voulait déplacer le centre de gravité politique. "Je respecte le projet du PS mais je ne le partage pas", a-t-il dit. "Le seul programme du MR c'est d'attaquer le PS", a rétorqué Elio Di Rupo tandis que Joëlle Milquet a reproché au président du MR de vouloir déplacer le centre de gravité tout en voulant continuer à gouverner avec le PS. A la plupart des interventions du président du MR, la président du cdH a d'ailleurs fait remarquer qu'il avait eu huit ans pour réaliser ce qu'il prônait.Les élections françaises ont également été abordées lors de ce débat. Elio Di Rupo a clairement réaffirmé son soutien à Ségolène Royal et Didier Reynders à Nicolas Sarkosy. Les deux autres participants étaient moins clairs. Jean-Michel Javaux a dit qu'il voterait "par défaut" pour Ségolène Royal tandis que Joëlle Milquet a dit qu'elle était contente de ne pas être française car elle ne voulait pas choisir en les deux candidats. "Ma préférence va à François Bayrou", a-t-elle maintenu.Sur le plan communautaire, Didier Reynders s'est dit inquiet par les dernières déclarations faites lors de la fête de l'Iris par des dirigeants bruxellois qui ont remis en avant des demandes de refinancement de la Région bruxelloise ce qui placera les francophones en position de demandeur à la table de négociation. Il s'est aussi dit inquiet par l'arrivée sur la scène fédérale du ministre-président flamand CD&V Yves Leterme. Son parti est associé aux nationalistes de la N-VA et il développe lui-même un discours nationaliste et séparatiste, a-t-il dit. Et de rappeler que le discours de Guy Verhofstadt est différent et plus ouvert. Elio Di Rupo juge également l'arrivée d'Yves Leterme dangereuse mais ajoute que lui-même n'a pris aucun engagement "ni privé ni public avec le sp.a".Le débat a été parfaitement résumé par un dessin de Pierre Kroll montrant les quatre présidents avec une flèche entre Elio Di Rupo et Didier Reynders avec l'inscription "ceux-ci ne s'aiment pas", une autre entre Joëlle Milquet et Didier Reynders avec l'inscription "ceux-ci se détestent" et une troisième entre Jean-Michel Javaux et Didier Reynders avec l'inscription "ceux-ci s'estiment".
EN SAVOIR PLUS: Flahaut et Lelièvre sur la liste PS en Brabant wallon

Dialogue de sourds entre PS et MR
Moment très attendu dimanche midi, en télévision : les 4 présidents des partis francophones se retrouvaient sur le plateau de "Mise au Point". Cela fait maintenant plusieurs mois qu'ils ne s'étaient plus rencontrés pour un débat public, notamment à cause des tensions grandissantes entre les présidents socialiste et libéral. Si dimanche, Elio Di Rupo et Didier Reynders n'ont pas directement croisé le fer, le débat a pourtant clairement mis en évidence leur opposition.

"Le sens de gravité de la politique dans le monde francophone en Région wallonne encore plus, tourne autour du Parti Socialiste et de son projet. Je respecte évidemment les valeurs que porte le Parti Socialiste ; je respecte le projet qui est le sien. Mais je ne partage pas. Donc moi, ce que je souhaite, c'est pouvoir obtenir la meilleure position possible au moment de l'élection et puis après, les mains libres avec quels que partenaires que ce soit dans les partis démocratiques bien entendu, pourquoi. Je vais vous donner un exemple, parce que quand nous participons à une majorité y compris avec le PS et je crois qu'Elio Di Rupo s'en est rendu compte et j'en sais gré aux Socialistes de la même façon, au Fédéral, on l'a vu, il y a régulièrement affrontements, conflits, qui s'engendrent dans un Conseil des Ministres, je ne suis pas Socialiste. J'aimerais parfois qu'à la Région wallonne ou à la Communauté française, on se rende compte de temps en temps qu'il n'y a pas que le Parti Socialiste" déclarera Didier Reynders

"Le seul programme du MR, c'est d'attaquer le PS. Le seul programme du MR, c'est d'être désobligeant, voire irrespectueux à l'égard d'une grande partie de la population tantôt à Bruxelles, tantôt en Wallonie et surtout les gens qui ont le malheur de ne pas avoir d'emploi. Monsieur Reynders aujourd'hui est leader d'un parti qui en revient à ses vieux démons du libéralisme sauvage. Si on a toutes ces difficultés, Monsieur Reynders, c'est parce que le capitalisme s'en est allé en laissant des dizaines de milliers de chômeurs. Alors nous n'allons pas discuter des heures sur le passé. Moi, ce que je veux, c'est l'avenir" répliquera Elio Di Rupo….

6 mai 2007 15:54 VIDEO• Résumé du débat de ''Mise au point''

04 mai 2007

Parachutes dorés

Le ferment du poujadisme

Albert Frère 5,54 millions, Jean-Paul Votron (Fortis) 4,47 millions, Carlos Brito (InBev) 3,94 millions : les euros tombent dru et, face à ces déluges dorés qui chaque année gagnent en intensité, même les cadres finissent par se sentir prolétarisés. Que dire alors du travailleur de base qui doit trimer durant plusieurs siècles avant d'accumuler pareils montants et peut-être se souvient que Henry Ford jugeait «immoral» un patron qui gagne 40 fois plus que ses ouvriers ?
Certes, en regard du salaire d'un patron de Novartis (21 millions) ou de Nestlé (14 millions), nos «riches» restent «pauvres», mais il est des gourmandises qui ne passent pas. Antoine Zacharias, flamboyant PDG du groupe français Vinci, cumulait à lui seul, selon les calculs de notre confrère L'Expansion, «le quart des plus-values sur stock-options de tous les PDG du CAC 40», soit quelque 170 millions d'euros de gains potentiels en cinq ans. Même la patronne du MEDEF s'en est sentie «écoeurée».
Logique : l'histoire enseigne en effet que nombre de conflits puisent leur origine dans une trop grande inégalité, réelle ou ressentie. Et, prudent, un libéral pur jus comme Karel De Gucht est dans notre pays parti en croisade contre les rémunérations excessives afin «d'éviter qu'elles n'alimentent les courants populistes».
Difficile, certes, d'expliquer au bon peuple qu'il doit se serrer la ceinture alors qu'à l'étage supérieur, tout se débride et que, pour la première fois dans notre histoire, l'ensemble des salaires est inférieur à la somme du bénéfice des entreprises et des revenus des indépendants. Qu'il se sente, dans ces conditions, exclu de la croissance et manifeste sa grogne en «votant mal», quoi de plus normal ?
Comment se sortir de pareille situation ? En attaquent le problème par les deux bouts. Nos travailleurs coûtent cher mais, pris en étau entre une fiscalité hallucinante et des charges sociales abracadabrantes, ne gagnent pas assez. Une réforme fiscale est néanmoins intervenue. Mais même ainsi, nous restons solides premiers au hit-parade européen du malheur fiscal.
Et si diverses mesures ont été prises en faveur des revenus les plus bas, rien n'a été fait pour apaiser la frustration des classes moyennes qui, à tort ou à raison, se sentent injustement sacrifiées. A la fin des années 1980, le gouvernement danois a remplacé quasi toutes les cotisations patronales par une augmentation de trois points de la TVA. Depuis, les entreprises y sont compétitives et le taux de chômage peu élevé.
L'Allemagne vient d'emprunter partiellement la même voie en compensant par une hausse d'un point de TVA une baisse d'un tiers des cotisations d'assurance-chômage, et la France envisage de faire de la TVA «la pierre angulaire de la politique destinée à redonner de la compétitivité à son économie». La mesure est simple et peut, chez nous, être mise immédiatement en pratique dans la mesure où l'Europe n'impose aucun taux maximal. Reste l'obstacle idéologique : taxer le produit plutôt que la production n'est paraît-il «pas social».
A l'autre bout, comment justifier la démesure de certains salaires ? Par le talent ? Son impact est indéniable mais moins important qu'on ne l'imagine. Le PDG de la première entreprise américaine gagne nettement plus que celui de la 250e en termes de capitalisation boursière.
Une étude aussi mathématique qu'iconoclaste («Why has CEO pay increased so much ?») estime toutefois que, si l'on remplaçait le premier par le second, la valeur de l'entreprise ne s'en trouverait affectée que de 0,016 % !
En l'absence de critères objectifs, pourquoi ne pas laisser décider le propriétaire, c'est-à-dire l'actionnaire ? Les Etats-Unis sont en train de mitonner une loi qui permet aux actionnaires de voter les rémunérations des cadres et dirigeants. A titre consultatif, certes, mais passer outre implique le risque de ne pas être reconduit comme administrateur.
La démocratie économique en quelque sorte, facilitée par le vote à distance, banal depuis des décennies aux Etats-Unis où il a même enfanté une activité nouvelle : les «proxy sollicitation firms» qui se chargent, pour le compte des entreprises, de récolter les voix des actionnaires. Aux Pays-Bas, tout actionnaire d'une société cotée peut, depuis cette année, voter via l'Internet. Démocratique et rentable : les économies réalisées sont en effet estimées à 70 millions d'euros.
Dans notre pays, une proposition analogue vient d'être déposée sur le bureau du sénat par deux élus du VLD. Peut-être serait-il urgent de l'examiner ?


Johnny Thijs a reçu quelque 100.000 euros de plus en 2006

L'administrateur-délégué de La Poste, Johnny Thijs, a, semble-t-il, réalisé du bon boulot au cours de l'année 2006. En guise de récompense, son salaire est passé en un an de 800.000 € à 900.000 € brut (si l'on en croit le rapport annuel 2006 de l'entreprise publique, diffusé hier sur son site Internet), et ce, alors que Johnny Thijs nous avait confié au début de l'année que son salaire serait moins important.
Avec quelque 0,9 million d'euros - le rapport ne donne pas plus de détails -, Johnny Thijs reste le second patron d'une entreprise publique belge le mieux payé après Didier Bellens, le boss de Belgacom, qui a reçu aux environs de 1,4 million d'euros brut en 2006. Par ailleurs, Johnny Thijs a obtenu 174 options au cours de l'année écoulée.
Pour ce qui est de son staff, c'est-à-dire du comité de direction de La Poste qui compte six personnes, c'est un montant global de 2,8 millions qui lui a été attribué, contre 3 millions au terme de l'année 2005.
Enfin, le conseil d'administration, qui regroupe les représentants des actionnaires à savoir l'État fédéral, d'un côté, La Poste danoise et CVC, de l'autre, les rémunérations pour 2006 ont été les suivantes : 29.747 euros brut pour la présidente Martine Durez et 14.875 euros à se partager entre les autres administrateurs, au nombre de neuf.
Ces rémunérations ainsi que l'ensemble des résultats annuels 2006 ont été approuvés hier par le conseil d'administration de La Poste. Le chiffre d'affaires consolidé de l'entreprise est en progression de 5 % rapportant 2.230,5 millions d'euros, par rapport aux 2.123,7 millions d'euros de 2005. Les résultats opérationnels progressent également, atteignant 135,9 millions d'euros alors que 2005 s'était soldé par une perte de 18,6 millions. Par contre, en termes de bénéfice après impôts, La Poste passe de 154,6 millions à 96,1 millions, cette baisse étant due à l'obligation pour La Poste de s'acquitter désormais de l'impôt des sociétés.
Le rapport précise en revanche d'autres données plus positives comme la satisfaction du personnel qui, alors que des grèves se multiplient, s'établit à 73 % (67 % en 2005) et celle de la clientèle qui s'améliorerait de 4 points (de 78 à 82 %).
K. F.
© La Dernière Heure 2007

Claude Lelièvre s'allie au PS

Le délégué général aux Droits de l'enfant Claude Lelièvre, qui a annoncé hier sa décision de ne pas aller jusqu'au bout de son mandat dans le cadre de cette fonction, s'engage en politique aux côtés du PS dans le Brabant wallon. Il briguera un mandat de député et a l'intention d'œuvrer pour les enfants et pour les personnes âgées.
Claude Lelièvre avait déjà tenté sa chance aux élections législatives de 2003 et avait obtenu quelque 6.000 voix de préférence. "J'ai posé comme condition de figurer à la dernière place de suppléant afin de laisser aux gens la liberté de me choisir. Je ne veux pas être un député d'opposition. Je n'accéderai à ce mandat, par le jeu de la suppléance, que si le PS se retrouve au gouvernement", précise l'intéressé.
Le délégué général sortant aux droits de l'enfant, qui s'est opposé à Laurette Onkelinx dans sa volonté de re-fédéraliser l'Aide à la jeunesse, entend garder sa "liberté de parole". "Je serai le poil-à-gratter du PS. J'entends défendre tout ce qui touche à la protection de l'enfance. Et je ne voterai pas les projets que je ne considère pas comme valides", dit-il encore. S'il est élu, il entend aussi mettre en chantier la création d'une "délégation générale aux droits de la personne âgée". "Comme les enfants, les personnes âgées sont aussi victimes de violences, de négligences", souligne Claude Lelièvre. Une information du journal Le Soir

Les Belges plus riches et plus endettés

Fin de l'année 2006, le patrimoine financier des Belges s'élevait à 792,7 milliards d'euros. Déduction faite de leurs engagements (crédits hypothécaires et autres crédits), la richesse nette des Belges se montait à 643,4 milliards d'euros.
Selon la Banque Nationale de Belgique, le quatrième trimestre de 2006 a vu les actifs financiers croître de 7,5 milliards par rapport au trimestre précédent. Par rapport à 2005, la richesse des Belges s'est toutefois tassée. Fin 2005, leur patrimoine net s'élevait encore à 653,5 milliards d'euros. Mais ils étaient alors moins endettés qu'aujourd'hui, 136 milliards en 2005 contre 149,3 milliards un an plus tard.
Deux différences notables peuvent être observées entre 2005 et 2006. D'une part, le niveau des montants déposés sur des comptes à vue et à terme a considérablement fondu, passant de 81,9 à 66,7 milliards d'euros. D'autre part, les titres à revenus fixes font de moins en moins recette. Une à retrouver dans les colonnes de L'Echo, De Tijd et De Morg

La Wallonie vend 10.000 logements sociaux


Dans les communes qui possèdent plus de 10 pour cent de logements publics sur leur territoire, les locataires pourront acheter leur bien. Au total, 10.000 logements sociaux seront vendus de 2007 à 2012.

Le gouvernement a adopté une circulaire fixant les lignes directrices pour l'élaboration des programmes communaux d'actions en matière de logement public pour les six années à venir. L'un des objectifs de cette circulaire est la création de 2.000 logements par an. Pour y parvenir, le gouvernement a décidé de différencier les actions des communes selon un seuil de 10 pc de logements publics existants sur le territoire communal.
Ainsi, pour les communes sous le seuil de 10 pc, des aides à l'investissement seront accordées pour la réalisation de leur programme d'actions, en vue d'atteindre le seuil de 10 pc. Les communes qui n'introduiront pas de programme communal de logement en vue d'accroître leur parc de logements publics seront pénalisées par le Fonds des Communes.

Pour les communes qui ont atteint le chiffre de 10 pc, il sera procédé à la vente de 10.000 logements sociaux sur la période 2007-2012 aux locataires occupants ou aux candidats locataires. Un bonus pourra être obtenu sur la dotation du Fonds des communes .
Pour aider les ménages à acquérir leur logement, des prêts hypothécaires à taux réduits seront octroyés par la SWCS (Société wallonne du Crédit social) et le FLFNW (Fonds du logement des familles nombreuses de Wallonie.). Des incitants sont aussi prévus pour les sociétés de logements publics vendant leurs logements.

02 mai 2007

Le PS appelle à une stratégie nationale pour l'emploi

Le parti socialiste a appelé ce samedi à Charleroi à l'élaboration d'une stratégie nationale pour l'emploi concertée entre les différents niveaux de pouvoir.

Il a dores et déjà formulé une série de propositions destinée à favoriser l'emploi des jeunes.Flexibilité critiquéeLe PS veut mettre l'accent sur la stabilité et la qualité du travail. Il estime se démarquer de la sorte d'autres formations politiques qui encouragent la flexibilité et l'instabilité sous le prétexte qu'"un job, c'est un job".

CDI
Les socialistes proposent notamment des aménagements du droit du travail qui permettraient à une personne de bénéficier d'un contrat de travail à durée indéterminée même si, dans le cadre du même contrat, plusieurs périodes de travail au service d'employeurs différents pourront se succéder.

Chômage
En matière de chômage, il préconise un relèvement des allocations au début de la période de chômage, sans remettre en cause la durée du droit aux allocations, et une activation de l'allocation d'attente sans devoir patienter jusqu'au terme du stage d'attente.Service civil volontaireLes socialistes ont également émis l'idée d'un service civil volontaire qui permettrait de mettre en situation professionnelle 5.000 à 10.000 jeunes par an. Ce service d'utilité publique serait accessible en priorité aux jeunes chômeurs qui n'auraient pas trouvé un emploi après 9 mois. Pendant ce service, le jeune bénéficiera d'une allocation d'attente majorée et de l'accompagnement nécessaire pour accéder le plus vite au marché de l'emploi.Train gratuitPour faciliter la vie des chômeurs et des bénéficiaires du revenu d'intégration, le PS voudrait leur offrir la gratuité du train lorsqu'ils se rendent à une formation ou à un entretien d'embauche.Droit à la formationDiverses propositions sont encore avancées en matière de formation (notamment un droit à la formation individuel et collectif de minimum 5 jours par an et par travailleur), de création d'activité (exonérer de toute cotisation patronale les deux premiers emplois créés par une entreprise pendant 5 ans), etc.RencontreCes différents points ont été formulés en marge d'une rencontre entre des mandataires socialistes et des jeunes de la région de Charleroi. Quatre d'entre eux ont témoigné de leur parcours professionnel et de leur réussite dans des domaines très divers.Pique à Leterme?Ces expériences démontrent, aux yeux du président du PS, Elio Di Rupo, de la valeur de la jeunesse wallonne malgré les critiques récurrentes sur l'état de la Région. "La jeunesse de Wallonie est de qualité et elle n'a rien à envier aux autres. Les Wallons ne sont pas plus intelligents ou plus bêtes que d'autres", a-t-il souligné.

Informatisation de la gestion du personnel des services publics

Le ministre de la Fonction publique, Christian Dupont.La gestion du personnel des services publics fédéraux va être totalement informatisée via le projet "eHR" ces sept prochaines années. Le ministre de la Fonction publique Christian Dupont a conclu pour ce faire un contrat de 26,2 millions d'euros avec le consortium EDS-Ernst&Young-Acerta.Pour le moment, la gestion du personnel de l'administration fédérale connaît des ralentissements parce qu'il est par exemple difficile d'obtenir une liste complète et correcte du personnel. C'est ce que doit changer le projet "eHR". Celui-ci doit informatiser toute la gestion du personnel de tous les services publics.L'installation se fera en trois phases, étalées sur sept ans. On réalisera d'abord une base de données unique, puis un guichet électronique (par exemple pour les demandes de congé ou les demandes de formation), pour terminer par la planification de tous les besoins en personnel, accessibles via "eHR". (belga)

"Elio comme premier ministre, pour nous c'est onaanvaardbaar"

Les libéraux ne veulent pas d'un Elio premier ministre
"Nous devons poursuivre dans la réforme fiscale et diminuer encore l'impôt des sociétés", a soutenu le président du MR et actuel ministre des Finances Didier Reynders.
"Elio comme premier ministre, pour nous c'est onaanvaardbaar" (inacceptable), a lâché Charles Michel, s'adressant au premier ministre Guy Verhofstadt.
Le ministre de l'Intérieur Dewael et le premier ministre Verhofstadt (entourant ici Armand De Decker et Louis Michel) avaient fait le déplacement jusqu'à Jodoigne.
Comme ils le font depuis plus de 20 ans, les libéraux ont réaffirmé ce mardi que la Fête du travail n'est pas une chasse gardée des socialistes. Campagne électorale oblige, le premier ministre Guy Verhofstadt et le ministre de l'Intérieur Patrick Dewael avaient rallié Jodoigne et s'étaient joints pour l'occasion aux responsables MR, Didier Reynders et Louis Michel en tête.BonusDidier Reynders et Guy Verhofstadt ont fait le bilan de 8 années de présence libérale au gouvernement. Le premier ministre a lancé l'idée d'un "bonus" qui s'ajouterait au salaire des travailleurs des entreprises bénéficiaires afin qu'ils participent au partage la prospérité. Ce "bonus" pourrait être calculé en fonction du chiffre d'affaires ou du degré de satisfaction des clients, par exemple. Il pourrait prendre diverses formes: être payé en liquide, en actions ou en augmentation de la participation au 2e pilier de pension ou encore dans une combinaison des trois, a expliqué le premier ministre.Poursuivre la réforme fiscaleLe président du MR et actuel ministre des Finances Didier Reynders a repris l'idée au bond. "Nous devons poursuivre dans la réforme fiscale et diminuer encore l'impôt des sociétés. Cette diminution des charges ne peut qu'encourager la croissance des entreprises et accroître leurs moyens disponibles. Si les bénéfices augmentent, nous pourrons envisager un moyen pour que les travailleurs soient mieux associés aux partages de ceux-ci", a-t-il dit.Revaloriser le travailAvant cela, il avait insisté sur la nécessité de revaloriser le travail. "Nous devons à nouveau exiger une baisse des charges sociales et fiscales sur les bas et les moyens revenus", a précisé le président. Le MR veut aussi augmenter le minimum imposable. "Trop d'emploi restent vacants faute de formation mais aussi faute d'écart suffisant entre le salaire et les allocations", a-t-il ajouté.Egalitarisme vers le bas de l'enseignementL'enseignement et la formation furent longuement commentés par Didier Reynders, qui a critiqué "la volonté, voire l'obsession d'un égalitarisme vers le bas" de l'actuel gouvernement de la Communauté où on parle plus du poids des cartables ou des cannettes de limonade que de véritables réformes.Innover contre le réchauffementLe réchauffement climatique a été l'occasion pour Didier Reynders de plaider en faveur de l'innovation. "La lucidité ne doit pas nous mener à la peur, au recul économique et social. Les changements climatiques présentent autant de dangers que d'opportunité à saisir". Et d'ajouter: "dans le domaine de la recherche, notre démarche se démarque du projet socialiste qui, dans nos régions comme en France, privilégie les subsides, les plans, l'emprise des administrations, la création de nouveaux outils publics où nous voulons favoriser l'esprit d'initiative des travailleurs, des chercheurs et des chefs d'entreprises".Pas de syndicats dans les PMEDidier Reynders a aussi répété l'opposition de son parti à l'introduction des délégations syndicales dans les PME. "Avec nous, ce sera non", a-t-il martelé. Il a souligné les retards dans la modernisation de la justice et redit que le MR veut maintenir à 4,5% la norme de croissance des soins de santé.Service minimum lors des grèves"En ce 1er mai, je veux réaffirmer notre respect pour la concertation sociale, notre reconnaissance du droit de grève, notre volonté de renforcer la sécurité du personnel et des usagers. Mais, je veux aussi demander du respect pour les étudiants, les familles, les travailleurs, les personnes âgées, souvent les plus défavorisés qui ne peuvent être sans cesse otage de grèves à répétition dans les transports en commun. Nous voulons la mise en place d'un service minimum pour les TEC, la STIB, la SNCB ou les aéroports", a encore dit M. Reynders.PensionsIl a aussi plaidé pour une consolidation et un renforcement des pensions légales et pour la suppression de la cotisation de solidarité imposée aux seuls retraités "et qu'ont refusé jusqu'à présent tous les ministres soclalistes". Si le discours du président fut certes critique à l'égard des socialistes, il ne comportait aucune attaque personnelle.Pas d'Elio premierCharles Michel, qui conduira la liste du MR en Brabant wallon, avait pour tâche d'accueillir les militants. Il a été quant à lui plus précis. "Ils vont encore ironiser sur notre rassemblement alors qu'ils sont arc-boutés au pouvoir. Ils vont encore tenter de nous faire croire que leur rénovation est en marche. Il faut dire aux chômeurs que c'est le moment de cesser de croire ces bonimenteurs et de s'interroger sur la raison pour laquelle le canton de Mons est celui où le taux de chômage est le plus haut et pourquoi il est le plus bas en Brabant wallon", a dit le député sortant. S'adressant au premier ministre Guy Verhofstadt il a lancé: "Elio comme premier ministre, pour nous c'est onaanvaardbaar" (inacceptable).


" Elio 1er, dat is onaanvaardbaar" (02/05/2007)

© BELGA


Le 1er mai du MR rythmé par les critiques acerbes à l'égard du PS
JODOIGNE Comme d'habitude, c'est un Michel qui a lancé les réjouissances oratoires mardi à Jodoigne, à l'occasion du 1er mai du MR. Seule différence, ce n'est pas Louis, le commissaire européen qui brigue le Sénat, mais son fils Charles, le Wavrien qui mènera les troupes du Brabant wallon à la Chambre, qui s'est chargé de mettre le feu aux poudres.
"Geldenaken, waar Vlamingen ook thuis zijn ", a-t-il commencé en guise de clin d'oeil à Guy Verhofstadt et Patrick Dewael (VLD) qui avaient fait le déplacement, avant de viser le PS. "Ces leaders, ces héritiers du camp d'en face qui fanfaronnent, ricanent, paradent, arc-boutés au pouvoir comme un naufragé à une bouée percée. Depuis dix ans, leur rénovation est en marche. Oui... mais ça fait dix ans que ça ne marche pas ! "
24.000 chômeurs à Mons, autant à La Louvière, 10.000 à Huy et 49.000 à Charleroi : des chiffres lancés à dessein par Charles Michel. "Cessez de croire les balivernes de ces bonimenteurs. Cette vieille gauche conservatrice. Sortez de cet enfermement, du clientélisme, de l'affairisme... Je conteste la légitimité du PS de fêter les travailleurs le 1er mai ! "
Et le mayeur maca de clôturer avec un "Elio 1er, voor ons, dat is onaanvaardbaar ". Actuelle ministre des Classes moyennes, Sabine Laruelle a rappelé son attachement à la cause des indépendants. Sans oublier d'ajouter une couche aux critiques sur le PS.
"Nous allons être diabolisés et caricaturés par un PS qui joue sur les peurs , a déclaré celle qui sera tête de liste pour la Chambre à Namur. Car avec le MR dans un gouvernement, les socialistes ont un contrepoids." Et de cibler ensuite le CDH : "Ces gens pour qui faire de la politique autrement revient, comme Poulidor, à se mettre dans la roue du PS et à ne plus la lâcher."
Quant à Didier Reynders, il a assuré l'assemblée de son intérêt pour la sauvegarde de la planète bleue via la création, l'innovation... et un plus grand soutien à la recherche en favorisant l'esprit d'initiative. Le tout avant d'entamer une longue diatribe sur l'enseignement. Un discours à ressortir en 2009 puisque cette matière n'a rien de fédéral.
Fiscalement parlant, le président du MR veut continuer à diminuer l'impôt et les charges sur les revenus faibles et moyens tout en augmentant le minimum imposable. Rayon justice, il faut davantage de bleu dans les rues et l'assurance qu'aucune incivilité ne restera sans réponse de la société. Enfin, en sus de poser le concept d'"humanisme libéral " qui s'ajoute à celui de libéralisme social, Didier Reynders a réaffirmé le souhait d'un service minimal dans les transports publics et lancé une dernière pique aux Rouges : "L'idéologie socialiste a montré ses limites dans la gestion clientéliste des sociétés de logement alors qu'elles auraient dû venir en aide aux plus démunis. L'accès à la propriété, comme celui à l'emploi, rend libres et responsables des personnes que trop souvent d'autres veulent garder dans des liens d'assistance. "

1er mai

Le PS et le MR ont retenu leurs coups durant le 1er mai

Fêtant les travailleurs à leur manière, PS et MR évitent de surenchérir aux critiques des dernières semaines.
éclairage
S'il fallait qualifier la cuvée 2007 du Premier mai politique, on pourrait dire qu'elle fut sans surprise et pourtant pas tout à fait conforme aux attentes. Sans surprise parce que les podiums du Premier mai ont été, comme en 2003 et 2004, des tribunes préélectorales. Les partis qui s'y invitent - les socialistes depuis que la fête du Premier mai existe et les libéraux francophones depuis une vingtaine d'années - ont pu faire étalage de leurs plus belles promesses. L'occasion était évidemment belle, juste à la veille de la campagne électorale.
Mais ce Premier mai n'a pas non plus été tout à fait conforme aux prévisions. Tout le monde s'attendait à ce que PS et MR se livrent à un duel sans merci par tribune interposée. On se disait : il ne faudrait pas grand-chose qu'ils se défoulent, lâchent des ressentiments qu'ils affirment avoir accumulés durant la législature. Et on se trompait. Cela n'a pas cogné. Ou plus exactement, la bataille n'a pas pris la forme que l'on pensait qu'elle allait prendre.
Certes, il y a eu des piques, quelques flèches parfois méchantes envoyées dans le camp adverse. C'est le Premier mai quand même. Elio Di Rupo a commencé son discours à Liège en assénant que "le 1er mai est la fête socialiste par excellence". Au MR, le porte-parole du parti Charles Michel avait ouvert le bal en disant exactement le contraire ("Je conteste aujourd'hui la légitimité du PS à fêter les travailleurs le 1er mai").
De même, il était inconcevable que Philippe Moureaux, vice-président du PS, puisse s'empêcher de pourfendre les libéraux à l'une ou l'autre reprise dans son discours de clôture à Bruxelles. Tout comme il était sans doute impensable que Charles Michel, dans son discours d'introduction à Jodoigne, renonce à s'interroger "sur les raisons pour lesquelles le canton de Mons est celui où le taux de chômage est le plus haut".
Mais ça, c'est le folklore. Et personne n'est allé au-delà. Les orateurs qui ont suivi Charles Michel à la tribune du MR ont soigneusement évité de cibler lourdement le PS. Guy Verhofstadt, le Premier ministre VLD, et Didier Reynders, président du MR, ont surtout parlé d'eux-mêmes, de leurs idées, de leur volonté d'améliorer ce qui a été fait au cours de la législature.
Même scénario au PS où tant le président Elio Di Rupo que la vice-Première fédérale Laurette Onkelinx se sont exclusivement focalisés sur leur bilan et leur programme. Du reste, on aura remarqué que Philippe Moureaux aura toujours pris soin de ne pas laisser aux libéraux l'exclusivité de sa vindicte. Il n'a épargné ni le CDH ni Ecolo.
Et a tout ramené au PS. "On déverse des torrents de haine sur nous, a-t-il asséné. Et pourtant, les sondages montrent que les gens continuent à nous faire confiance."
Différences d'approche
Au final, PS et MR se sont évités durant ce Premier mai. Pourquoi ? Peut-être parce qu'ils se sont rendus compte, chacun de leur côté, que la guérilla des dernières semaines risquait de les conduire à une cassure irrémédiable. Or ils pourraient encore avoir besoin l'un de l'autre. Notamment parce que se profile, pour l'après-élections, une négociation communautaire que l'on annonce dantesque et que les francophones ont intérêt à aborder plus ou moins unis.
Curieusement d'ailleurs, c'est sur le terrain du communautaire que les différences se sont le plus marquées durant ce 1er mai. Dans les discours en tout cas. Au PS, on a montré des crocs à l'intention des nationalistes flamands et singulièrement d'Yves Leterme. Combien de fois n'a-t-on entendu hier à la tribune que "le PS est et restera le parti le plus solide pour défendre les francophones de Flandre, de Bruxelles et de Wallonie".
En invitant Guy Verhofstadt à Jodoigne, le MR a choisi de se poser davantage en faiseur de pont avec la Flandre. Quitte à devoir affirmer en néerlandais et comme en signe de gage, qu'imaginer Elio Di Rupo en Premier ministre, c'est aussi "non" pour le MR.

Accents très sarkosiens à Jodoigne

Depuis plus de 20 ans, les libéraux fêtent le travail dans le fief de Louis Michel.Charles Michel a crossé les socialistes, laissant Didier Reynders traiter du fond.
Je conteste aujourd'hui la légitimité du PS de fêter les travailleurs le 1ermai" . La fête n'est pas ouverte depuis trois minutes dans le hall omnisport de Jodoigne, le "Bercy wallon" comme l'appelleront certains en référence au dernier meeting de Nicolas Sarkozy - assurément, la référence du moment -, que déjà cela flingue à tout va. Charles Michel avait eu pour mission de chauffer la salle, à laquelle s'étaient joints cette fois-ci Patrick Dewael et Guy Verhofstadt.
Cela fait maintenant en effet plus de vingt ans que les libéraux organisent dans la ville de Louis Michel leur 1er mai à eux, histoire de capter un peu d'attention en ce jour historiquement plus rouge que bleu. "Si les vieilles recettes de cette vieille gauche conservatrice fonctionnaient, alors pourquoi le canton de Mons détient-il le triste record du plus haut taux de chômage d'Europe" a poursuivi dans la même veine le Wavrien dans un tonnerre d'applaudissements ravis. Avant de conclure, en se tournant vers les hôtes flamands : "Elio Ier, voor ons, dat is onaanvaardbaar."
Suivra Sabine Laruelle, la ministre fédérale des Classes moyennes à qui il appartenait de brocarder sans le nommer le CDH, un parti "pour qui faire de la politique autrement, c'est faire comme Raymond Poulidor, se mettre dans le roue du PS et surtout ne plus la lâcher".
Deux cent mille emplois
Guy Verhofstadt n'a pas participé à ce festival de petites phrases, préférant dresser le bilan de ses huit années à la tête du gouvernement et assurant que l'objectif de création de 200 000 emplois avait été bel et bien atteint. Et un message en conclusion : pas besoin d'être socialiste pour faire du social. Comprenez : pas besoin d'élever les impôts pour améliorer le sort des plus démunis. Le Premier a également plaidé en faveur d'un nouveau mode de calcul pour la pension, lequel ne se baserait plus sur le nombre d'années prestées par le travailleur, mais sur le nombre d'heures. Ce changement introduirait une plus grande souplesse dans la carrière, avec des périodes plus denses et d'autres, lorsque les aléas de la vie le réclament, des moments moins chargés.
Peu de mots assassins également dans la bouche de Didier Reynders, même si, présidentielles françaises obligent, il a d'emblée tenu à marquer sa différence en soulignant que sa formation était la seule à ne pas "se retrouver dans le projet d'une candidate française soutenue par la gauche et l'extrême gauche les plus archaïques d'Europe".
Après avoir estimé que "les changements climatiques présentent autant de dangers que d'opportunités à saisir", le Liégeois s'est longuement attardé sur le thème de l'enseignement, pourfendant "la volonté, voire l'obsession d'un égalitarisme vers le bas. Le sens de l'effort, le respect des connaissances, la fierté d'enseigner... semblent devoir être bannies des réflexions sur l'école. On amuse la galerie avec des mesurettes ou on enfle des problèmes annexes comme le poids du cartable ou la cannette de limonade : pendant ce temps, c'est le silence complet sur les réformes nécessaires à la qualité retrouvée de notre enseignement".
Il a enfin réclamé un partenariat avec le secteur privé pour financer, comme il en avait été question durant la législature, les investissements pour moderniser les bâtiments scolaires.
Enfin, M. Reynders s'est fait très sarkosien lorsqu'il a réclamé que l'on creuse l'écart entre les revenus du travail et les allocations sociales, ces "systèmes d'assistance", que l'on réduise les charges fiscales sur le travail sur les bas et les moyens revenus, que l'on n'accepte pas les syndicats dans les PME et surtout que l'on instaure un service minimum dans les transports en commun.

1er mai du PS: Onkelinx vante les mérites de son parti

Le volet politique de la Fête du travail, organisée dans la capitale, a été mis à profit mardi matin par les chefs de file du PS bruxellois pour mobiliser les troupes socialistes en vue du prochain scrutin fédéral. Dans ce contexte, la Vice-Première ministre Laurette Onkelinx, tête de liste pour les élections à la Chambre dans l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, a vanté les mérites du PS qui reste "la première force politique de la communauté Wallonie-Bruxelles" en raison de son combat pour le "progrès social et de l'émancipation".La chef de file des socialistes bruxellois a ensuite égrainé quelques-unes des exigences socialistes en cas de participation au prochain gouvernement: augmentation de toutes les pensions de 12%, plus de moyens pour les maladies chroniques, plan national de lutte contre le cancer, effacement de la cotisation de solidarité des pensionnés, augmentation de la prime de rentrée scolaire, engagement de 3.000 gardiens de la paix, stratégie nationale pour l'emploi.A Liège, plusieurs centaines de militants socialistes se sont réunis au Parc d'Avroy. Dans leurs discours articulés principalement autour des thèmes de la campagne, les différents orateurs n'ont pas épargné le MR et son leader, Didier Reynders. Le ministre wallon Michel Daerden et la présidente du Sénat, Anne-Marie Lizin, ont pour leur part rappelé l'enjeu des socialistes wallons: permettre à un socialiste de devenir premier ministre. (belga)

A Charleroi, le Premier mai des absents...

Les ténors socialistes ont quelque peu boudé la fête des travailleurs.
Le 1er mai de Charleroi aura surtout été celui des absents, hier. Globalement, parce que, de manière assez inhabituelle, aucun des ténors n'aura jugé utile de prendre la parole alors qu'on n'en était qu'à six semaines des élections législatives. Plus personnellement, encore, lorsqu'on a constaté que, de l'ensemble des élus ou des éligibles du 10 juin prochain, il en manquait quelques-uns, au pied des locaux de la FGTB Hainaut-Namur devenus, par la force des choses, le lieu de rassemblement de la gauche en marche. Plus généralement, tout de même, lorsqu'il s'est agi, pour la FGTB passée au rang de porte-parole de la gauche carolorégienne, de s'en prendre à l'ensemble des autres forces.
Question de climat, sans doute : le muguet ayant fleuri prématurément, c'est vendredi dernier que le PS avait invité ses troupes, en négligeant probablement l'impact d'une grève régionale de La Poste. L'Eden, à Charleroi, n'a pas fait le plein de militants, loin s'en faut. Hier, face à la FGTB, on a bien dû constater que le syndicat était le seul lieu de rassemblement officiel des forces de gauche, le PS n'en ayant aucun autre. Élus en place et potentiels s'y sont retrouvés, le temps de discours qui ont stigmatisé la scission sociale Nord-Sud, mais aussi le MR et le CDH, négligeant jusqu'à l'existence d'Ecolo, en présence d'un Xavier Desgain, ex-parlementaire Ecolo quelque peu esseulé. D'autres étaient là : Christian Dupont, ministre fédéral sortant, des parlementaires PS rééligibles et des parlementaires régionaux. Partant de là, la FGTB conviait à un chapiteau multiculturel, le PS, plus traditionnellement à la "Maison des Huit Heures"
Van Cau absent
Avec des absents là encore. Jean-Claude Van Cauwenberghe, qu'on avait jadis connu en tête de cortège commun, avait négligé la FGTB pour ne se retrouver que tardivement face à la "Maison des Huit Heures" : il est soigneusement resté à l'extérieur du bâtiment, dans lequel Jacques Van Gompel est passé, le temps de quelques étreintes. Pendant ce temps, son successeur Léon Casaert y arborait la tenue du syndicaliste qu'il fut, bobo à l'appoint, évitant tout aussi scrupuleusement Van Cau et Jacques Van Gompel, réunis pour un aparté le temps d'un dialogue face aux jets d'eau éteints de la place Charles II. Ce serait beaucoup dire qu'hier, le 1er mai carolo aurait été celui des retrouvailles.

Verhofstadt : le pire et le meilleur

Guy Verhofstadt termine sa deuxième législature en tant que Premier ministre. Il lui a fallu du temps pour s'investir dans ce gouvernement et donner du tonus à une équipe peu soudée.Verhofstadt III ? C'est sans doute la moins plausible de toutes les hypothèses.
BELGA
analyse
Guy Verhofstadt l'artiste, le petit génie de la politique, l'homme au-dessus des partis... ou Guy Verhofstadt le désordre fait homme politique, le besogneux sans perspective, le libéral flamand attentif aux seuls intérêts du Nord du pays... Bilan de quatre années hoquetantes.
1 Il a tenu. Contre toute attente, il faut l'admettre aujourd'hui, Guy Verhofstadt a amené son gouvernement et sa majorité au terme de la législature. C'est peut-être là la principale performance d'un Premier ministre que d'aucuns, peu de temps après son installation, avaient condamné à une législature écourtée.
Pourtant, au lendemain des élections de 2003, on croyait que ce gouvernement, dont les deux principales forces libérales et socialistes avaient été confortées par les électeurs (tandis que leurs anciens alliés, les écologistes, étaient sévèrement sanctionnés) serait d'une solidité à toute épreuve. Mais l'équivalence, en termes de rapports politiques des libéraux et des socialistes, a très vite installé un climat de paralysie, de méfiance et de guérilla à l'intérieur même de la majorité et du gouvernement fédéral. On s'est très vite rendu compte que les écologistes de l'ancienne majorité (1999-2003) avaient servi de tampon, d'exutoire, de souffre-douleur quand les choses allaient mal. À présent, les deux partenaires se regardaient en chiens de faïence et se livraient à de stériles, pour ne pas dire à de débiles, exercices de musculations.
Ainsi, lors de la première rentrée politique, en septembre 2003, libéraux et socialistes se livrèrent une guerre de petites phrases assassines. La culture de débat, tant vantée lors du gouvernement arc-en-ciel de 1999 à 2003, se transformait en fait en un pugilat médiatique déplorable. Et, plus grave encore, le Premier ministre laissait ses ouailles se quereller gentiment, ou méchamment, selon les tempéraments des uns et des autres. À l'époque donc, peu d'observateurs pariaient sur la longévité d'une équipe constituée de très fortes personnalités, peu enclines aux compromis. Manquait ainsi le "liant", l'habileté d'un Premier ministre qui pouvait transcender ces divergences et faire de ce rassemblement de fortes têtes, une véritable équipe ministérielle. Il faut dire que le climat électoral permanent (les élections régionales et européennes allaient suivre en juin 2004) empêchait toute politique courageuse.
2Il a couru. Pourquoi, dans le chef de Guy Verhofstadt, une telle désinvolture, une telle impuissance à faire régner l'ordre dans ce gouvernement ? La réponse apparut au fil des mois. Et bien que le principal intéressé dépensât une énergie folle à démentir ses ambitions européennes - à peine confirmé dans son fauteuil de Premier ministre !-, on comprit pourquoi il laissait ainsi aller les choses. L'exécutif qu'il rêvait alors de diriger, ce n'était pas - plus - le gouvernement belge mais bien la Commission européenne. Une étoile inaccessible ? Certes non. Le couple franco-allemand semblait en avoir fait son candidat favori. Et le consensus européen autour de sa personne prenait forme de jour en jour, tandis qu'il s'entêtait à démentir la rumeur qui enflait. Puis, avec l'incroyable culot qu'on lui connaît parfois, il présenta à l'ensemble de ses collègues le nom... de son successeur à la tête du gouvernement belge : ce serait Patrick Dewael, son ami de toujours, vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur. Un choix refusé tout net pas les partenaires qui, s'ils s'étaient entendus pour accepter que Verhofstadt se succède à lui-même, jugeaient que le poste de Premier ministre n'appartenait pas nécessairement au VLD.
Les Anglais résolurent le problème de la succession belge de Verhofstadt en lui refusant - injustement d'ailleurs - son ticket d'entrée à la Commission européenne. Et notre brave Guy dut se réinvestir dans un terrain qu'il espérait quitter. Dur dessein. Las, il dut même laisser partir l'un de ses principaux soutiens au gouvernement, Louis Michel, qui négocia son transfert au sein de la Commission européenne au grand dam des libéraux belges qui durent sacrifier le poste de ministre des Affaires étrangères. Didier Reynders n'attendait peut-être que cela pour s'imposer en tant que leader incontesté d'une famille libérale qu'il avait dû renoncer à diriger à la mort de Jean Gol.
3 Il a déçu. Souvent. Ainsi, lorsqu'après son échec européen, il revint, sabre au clair, annonçant qu'il allait tout régler en deux coups de cuillère à pot. Regonflé à bloc par son traditionnel séjour estival en Toscane - qui ne le serait pas ?-, il voulut anticiper la rentrée parlementaire, boucler le budget, régler le lourd différend avec DHL qui menaçait de plier bagages à Zaventem et évacuer, en une rapide négociation communautaire, ce que les partis flamands s'étaient engagés à obtenir : la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. L'échec fut total : la rentrée parlementaire eut lieu, comme le veut la tradition, le deuxième mardi d'octobre, le budget fut bâclé, DHL décida de s'en aller et la négociation institutionnelle empoisonna les six mois suivants. On notera aussi, au rayon des grandes déceptions, cette idée saugrenue de reprendre en personne la direction de son parti lorsque le président du VLD, Karel De Gucht, contesta ouvertement le vote du Parlement qui venait d'attribuer le droit de vote aux non-Européens pour les élections communales. Heureusement, ce cumul ne dura que trois jours. Que dire encore de cette manie qui s'impose dans nos coutumes politiques et qui fait croire aux citoyens que communiquer, c'est gouverner : les effets d'annonce sont détestables quand ils supposent que les décisions, en préparation, sont déjà prises. Et faudra-t-il encore, à l'avenir, organiser des "super-conseils des ministres" en province, pour rassurer le bon peuple et lui montrer que le gouvernement gouverne ?
4 Il a vaincu. Malgré ces côtés insupportables qui annihilent ou effacent souvent le travail de grande valeur d'autres ministres, qui portent ombrage à une communauté de collaborateurs qui se dévouent corps et âmes, malgré ses foucades répétées, malgré l'impréparation de nombre de réunions ministérielles, Guy Verhofstadt a eu des moments de grand courage politique, de clairvoyance, de grandeur. Ainsi, lorsqu'il reconnut la part de responsabilité de la Belgique dans la mort des paras belge au Rwanda; lorsqu'il mit tout son poids pour que soit créée une commission d'évaluation des biens dont furent spoliés les Juifs; lorsque, à la fin de la législature, il poussa son parti à exclure les trublions (De Decker et consorts) qui auraient fini par rendre le VLD peu fréquentable; lorsqu'il tint un langage plus ferme à l'égard de l'extrême
Guy Verhofstadt termine sa deuxième législature en tant que Premier ministre.
Il lui a fallu beaucoup de temps pour donner du tonus à une équipe peu soudée.
Verhofstadt III ? C'est sans doute la moins plausible de toutes les hypothèses.

"Le gouvernement des occasions manquées"

Pour le chef du groupe CD & V à la Chambre, le gouvernement de Guy Verhofstadt avait tous les atouts en mains pour bien travailler.Mais il n'a pu saisir aucune des chances qui lui étaient offertes.


Pieter De Crem, quel bilan global faites-vous des 4 années de gouvernement violet ?
En 2003, avec pratiquement une majorité des deux tiers, c'était le gouvernement de tous les possibles. Au bout du compte, c'est devenu celui des occasions ratées. L'équipe précédente pouvait mettre la régularisation des demandeurs d'asile ou une série de dossiers bioéthiques à son actif mais Verhofstadt II n'a rien accompli d'équivalent. Il y a eu les tensions internes au sein du VLD, puis le départ des deux poids lourds du SP.A (Frank Vandenbroucke et Johan Vande Lanotte), la saga BHV, et finalement une série d'incidents autour de la justice et des prisons. Résultat : on n'a pas profité de la conjoncture économique particulièrement favorable pour réformer substantiellement le tissu économique.
La majorité rétorque qu'elle a créé les 200 000 emplois promis et que le budget est en équilibre.
On a surtout transformé des emplois noirs et gris en emplois réguliers via le système des titres-services. Je ne nie pas l'utilité de ce système mais des véritables emplois dans le secteur privé, on n'en a pas créé plus de 50 000.
Je considère que c'est nettement insuffisant, et aussi beaucoup trop peu pour pouvoir les mettre au crédit d'une politique donnée. Pour le budget, on s'est contenté d'un équilibre, là où il aurait fallu un excédent, et on a utilisé toutes sortes de mesures non récurrentes.
Le meilleur et le pire de ce gouvernement ?
Le plus positif, c'est que Guy Verhofstadt soit revenu, après la terrible époque du tandem Michel-Flahaut, à une politique étrangère et européenne qui est celle que doit avoir un petit pays comme le nôtre : celle d'un partenaire loyal et fiable. La preuve, c'est que la Belgique siège pour deux ans au sein du Conseil de sécurité. Je considère que le pire a été la combinaison du droit de vote des immigrés et de la nouvelle loi sur les naturalisations. On a créé une machine électorale pour les socialistes qui a affaibli de manière considérable la position électorale du MR. Cela s'est vu lors des régionales en Wallonie, et aussi lors des communales à Bruxelles.