02 janvier 2007

Afrique

Le Darfour en tête des priorités de Ban Ki-moon

La guerre et ses conséquences au Darfour, province occidentale du Soudan, ont fait 200.000 morts depuis février 2003 et deux millions de déplacés, selon l'ONU, des chiffres que contestent les autorités soudanaises

Le nouveau secrétaire général des Nations Unies, le Sud-Coréen Ban Ki-moon, a placé mardi la crise du Darfour en tête de ses priorités, exprimant l'espoir d'une solution pacifique à cette guerre civile doublée d'une tragédie humanitaire qui dure depuis bientôt quatre ans.
Parlant brièvement à la presse à l'occasion de sa première journée de travail au siège new-yorkais des Nations Unies, où il entamait un mandat de cinq ans, M. Ban a cité en premier le Darfour parmi les crises internationales auxquelles il va devoir faire face, devant le Proche-Orient, le Liban, l'Iran, l'Irak et la Corée du Nord.
"La situation de crise au Darfour est placée trés haut dans mon programme de travail, je vais y porter mon attention immédiatement", a-t-il dit.
Il a indiqué qu'il rencontrerait dès mercredi le représentant spécial par intérim de l'ONU au Soudan, le Suédois Jan Eliasson, puis qu'il participerait à un sommet de l'Union africaine (UA) dans la seconde quinzaine du mois, lors duquel il compte notamment s'entretenir avec le président soudanais Omar el-Béchir.
"En m'engageant dans le processus diplomatique, j'espère que nous serons en mesure de résoudre pacifiquement le plus tôt possible cette très sérieuse question", a déclaré M. Ban.
La guerre et ses conséquences au Darfour, province occidentale du Soudan, ont fait 200.000 morts depuis février 2003 et deux millions de déplacés, selon l'ONU, des chiffres que contestent les autorités soudanaises.

Somalie: les combattants islamistes perdent leur dernier bastion

Les combattants islamistes ont quitté lundi leur dernier bastion, Kismayo , dans le sud du pays. Une fuite à vrai dire face à l'avancée rapide des forces éthiopiennes et somaliennes. Le gouvernement somalien a demandé le déploiement "d'une force de paix" mandatée par l'Union Africaine….


Avec Kismayo lundi, c’est le dernier bastion islamiste qui est tombé, La rapidité de la victoire des forces éthiopiennes et somaliennes est une surprise pour les chancelleries en Ethiopie. Certains disent que le soutien populaire des tribunaux islamiques a été largement surestimé, d’autres s’interrogent : les islamistes se sont-ils vraiment effondrés ? Ou se sont-ils évanouis dans la nature comme avant eux les talibans afghans? Auquel cas ajoute un diplomate, la Somalie risque une situation à l’irakienne avec peut être l’organisation de rébellions à partir de zones où les islamistes ont des bases. Leurs leaders ont en tout cas promis une guérilla de longue haleine contre l’Ethiopie

Le gouvernement transitoire est encore incapable de faire régner l'ordre par lui-même. Le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi a d’ailleurs annoncé ce mardi que son armée ne quitterait pas la Somalie avant deux semaines. L'armée Ethiopienne attendra le retour de la stabilité en Somalie avant tout retrait. Meles Zenawi a demandé en particulier au gouvernement somalien d'empêcher un retour des chefs de guerre. Ces chefs de guerre ont régné sur la capitale Mogadiscio depuis 1991 et jusqu'à l'arrivée des milices islamistes, il y a six mois.

Le gouvernement somalien a bien annoncé son intention de rétablir la loi et l'ordre. Une opération de désarmement devait d'ailleurs commencer ce jour même dans la capitale, sur une base volontaire. Mais elle n'a pas encore débuté à l'heure qu'il est, le dispositif de collecte des armes n'étant pas prêt.

Cette tentative du gouvernement d'imposer son autorité s'annonce en tout cas ardue dans ce pays où aucun pouvoir central n'a réussi à s'imposer depuis 15 ans.

· L'armée éthiopienne ne restera pas
mardi 02.01.2007, 10:27
L'armée éthiopienne pourrait se retirer dans deux semaines de Somalie, où les combattants islamistes ont été mis en déroute, a affirmé le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi à Addis Abeba.

· La Somalie sous contrôle
mardi 02.01.2007, 08:30
Le gouvernement somalien "contrôle le sud et le centre de la Somalie", qui étaient tenus depuis des mois par les islamistes, mis en déroute depuis le 20 décembre par les forces éthiopiennes et somaliennes, a affirmé le ministre de l'Information Ali Jama.

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