16 mars 2007

Ecolo critique la politique du gouvernement

Bilan du PS et d’Ecolo
La fin de la législature approche et les partis commencent à tirer leur bilan. Chacun de leur côté, Ecolo et PS se sont exprimés ce mercredi matin. Pour le PS, c'était aussi l'occasion de rappeler ses exigences avant le prochain conclave budgétaire.



Objectif de ce point presse un peu impromptu: rappeler les points contenus déjà dans le budget 2007 et qu'Elio Di Rupo entend bien voir confirmer lors du conclave gouvernemental. En clair: pas question d'en faire un show seulement libéral. Objectif: augmentation nette de 25 euros au 1er avril du salaire minimum, le bonus bien-être pensions, l'allocation 1er enfant pour les indépendants, le système Omnio qui élargit la catégorie "vipo" à tous les bénéficiaires économiquement vulnérables côté soins de santé.

Mais Elio Di Rupo n'a pu s'empêcher de reparler des trous annoncés côté budget. Toutes les rentrées promises ne sont pas là. Les écotaxes sont en retard. Et sur l'idée d'une taxe sur les billets d'avion, "taxe Reynders" martèle Di Rupo sur base d'une idée socialiste-altermondialiste, le PS a fait ses comptes: trop cher. Pour le PS, pas plus de 3-4 euros en Economique, quelques dizaines en classe Affaires. Et puis il faut une finalité humanitaire. La discussion est donc loin d'être terminée.

Et puis ce mercredi matin, Ecolo tirait également un bilan de l'action menée depuis quatre ans par le gouvernement Verhofstadt. Un bilan jugé mi bleu-mi blues. Les Verts considèrent en effet que ce gouvernement est surtout teinté de bleu. Pour Ecolo, les seuls mérites de la coalition sont d'avoir réussi à remettre à l'équilibre la Sécu et d'avoir amélioré la situation des travailleurs indépendants.

Sans surprise, Ecolo, dans l'opposition depuis 2003, est très critique à l'égard de la politique menée par le gouvernement Verhofstadt. Pour les Verts, ce sont quatre années bleu-blues, quatre années perdues.


Ecolo estime notamment que le gouvernement, contrairement à ce qu'il annonce, présente de faux budgets en équilibre. Jean-Michel Javaux, secrétaire fédéral d'Ecolo, pense pourtant que la même majorité pourrait se mettre en place avec l'appoint de Groen et d'Ecolo. Jean-Michel Javaux est

«pratiquement convaincu qu’ils ne voudront pas aller tout seul dans un
gouvernement fédéral, parce qu'ils vont devoir assumer une négociation et donc
fatalement certains compromis vis-à-vis des francophones, et qu'ils ne voudront
pas assumer ce poids-là tout seul devant leur communauté.»
Et Jean-Michel Javaux pense que pour contourner Yves Leterme l'appoint pourrait être Groen. Et de ce fait, Ecolo pourrait se retrouver au gouvernement fédéral.
«Une tripartite traditionnel, on le voit dans l'histoire de la Belgique, ça ne
dure jamais plus de quelques mois. Or, les enjeux devant nous, les enjeux du
vieillissement, les enjeux fatalement de relever le défi climatique, les enjeux
de pouvoir créer de l'emploi notamment pour nos jeunes, ils sont très
importants. Donc, on ne va pas pouvoir se permettre d'avoir un gouvernement tout
à fait paralysant. On le voit coté flamand, ils n'ont jamais eu autant d'argent,
ils n'ont jamais si peu fait.»
Mais à trois mois des élections, le parti Ecolo semble traversé par de sérieux remous. On ne parle pas encore de crise mais quelques grosses pointures du parti ont jeté le trouble. Le sénateur Josy Dubié critiquait récemment l'orientation actuelle du parti. Jacques Baudouin, ancien secrétaire fédéral, ancien patron donc d'Ecolo, annonce qu'il votera socialiste. Et enfin Henri Simons, ancien échevin bruxellois, a lui aussi rejoint les listes du PS.

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