28 février 2007

Cameron revient avec un "tombeau perdu de Jésus" polémique

Un documentaire produit par le réalisateur de "Titanic" James Cameron affirme que Jésus est enterré en Israël au côté de Marie-Madeleine avec qui il aurait eu un fils, une thèse qui a aussitôt déclenché une polémique.

"Preuves inédites"
Selon "Le tombeau perdu de Jésus", réalisé par l'Israélien Simcha Jacobovici, le tombeau, découvert dès 1980, se trouve à Talpiot, un quartier de Jérusalem, et des analyses permettent aujourd'hui d'affirmer qu'il aurait renfermé le corps de Jésus mais aussi de sa compagne et de leur fils, prénommé Judas. "En tant que documentariste, je ne dois pas avoir peur de chercher la vérité", a dit lundi James Cameron, lors d'une conférence de presse à la Public Library (bibliothèque) de New York, évoquant la présence de "preuves tangibles et inédites" de l'existence physique de Jésus.ControverseLe film pourrait en tout cas bien déclencher une nouvelle controverse à la "Da Vinci Code", qui lui aussi insistait sur le caractère très "terrestre" de Jésus, même si Cameron se défend de toute volonté polémique. "Je sais qu'on va dire que l'on tente de saper le christianisme. C'est loin d'être le cas. Cette enquête salue l'existence réelle de ces personnes." Jésus et Marie-Madeleine dans le même tombeauLe film, qui sera diffusé le 4 mars sur la chaîne câblée Discovery Channel, s'appuie sur la présence de plusieurs noms hébreux inscrits sur les cercueils du tombeau: Yehoshoua Ben Yossef (Jésus fils de Joseph), Yéhouda Bar Yehoshoua (Judah fils de Jésus), Marthe et Myriam (Marie). L'ADN du contenu des ossuaires "Jésus fils de Joseph" et "Mariamene e Mara" a aussi montré que ces deux personnes n'avaient pas de lien sanguin. Comme la présence dans le même tombeau suggère un lien familial, le film avance que Jésus et Marie-Madeleine ont pu former un couple. Probabilité faibleLe documentaire s'appuie aussi sur un modèle statistique pour contourner l'argument de la fréquence de ces noms à l'époque: étudiant la probabilité de trouver tous ces noms ensemble, Andrey Feuerverger, professeur de mathématiques à l'Université de Toronto, conclut que la probabilité est de 600 contre 1 que le tombeau de Talpiot est bien celui de Jésus. "Pas de preuve scientifique"Pourtant la théorie est déjà contestée par d'autres, comme Amos Kloner, éminent archéologue israélien, pour qui le documentaire n'apporte "pas de preuve scientifique". "C'est un tombeau juif du premier siècle après J.C.", a-t-il déclaré. "Les noms visibles sur six des ossuaires sont très intéressants, car ils rappellent ceux des principaux personnages du Nouveau Testament. Mais qui dit que 'Marie' est Madeleine et que 'Judas' est le fils de Jésus? Cela ne peut être prouvé". Selon M. Kloner, sur les 900 tombeaux retrouvés autour de la vieille ville de Jérusalem et datant de la période du Second Temple, le nom de Jésus revient 71 fois - bien que sans la mention "Jésus fils de Joseph". L'Autorité des antiquités israéliennes a pour sa part refusé de commenter, bien qu'en 1996 un porte-parole ait évalué à "proche de zéro" la probabilité que la tombe de Talpiot soit celle de Jésus. Mécontentement chrétienEn attendant, des organisations chrétiennes n'ont pas tardé à faire connaître leur mécontentement.

Le pasteur Rob Schenck, président du Conseil national du Clergé, a dénoncé lundi "une fiction hollywoodienne déguisée en fait scientifique". "Depuis des années, Hollywood attaque le christianisme", regrette-t-il, citant le précédent du "Da Vinci Code". "En affirmant que les restes de Jésus sont redevenus poussière, avec ceux de membres de sa famille, le cinéaste hollywoodien nie la divinité du fils de Dieu et sa victoire sur la mort. Cameron veut clairement planter un pieu dans le coeur du christianisme". Pour les Eglises catholique et orthodoxe, la tombe du Christ se trouve sous l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, tandis que les protestants la situent plus au nord, hors des murs de la vielle ville.

7SUR7 TV: La tombe de Jésus a-t-elle été découverte ?

Les Christ doivent disparaître des locaux des communes wallonnes

Le ministre wallon des Affaires intérieures, Philippe Courard, a pris une circulaire indiquant que l'ensemble des locaux publics "doivent donner une image absolue de neutralité en matière de convictions religieuse, philosophique et morale". Les autorités sont donc invitées à retirer tout signe distinctif qui pourrait choquer les convictions des citoyens et des membres du personnel. Liberté d'appréciationM. Courard ne voit pas cette circulaire comme une règle rigide et absolue, indiquant que les "communes ont une liberté d'appréciation". Il précise dans son texte que si le symbole religieux présente un caractère esthétique particulier, il pourra être maintenu mais qu'il y aura lieu d'examiner, sur base des sensibilités locales, l'opportunité de décrocher ou non le symbole religieux. Port du voileLe ministre a pris cette circulaire, envoyée aux communes, provinces, CPAS et intercommunales car il a reçu des demandes allant dans ce sens depuis les élections communales. Il n'envisage pas de réglementer le port du voile ou de tout autre signe religieux. (belga)

27 février 2007

Joseph Kabila, docteur honoris causa de l'Ecole royale militaire

Le ministre de la Défense André Flahaut a décidé ce mardi de demander au Conseil d'administration de l'Ecole royale militaire (ERM) de se prononcer définitivement sur l'octroi du titre de docteur honoris causa de cette institution au président congolais Joseph Kabila.

Cette décision a été prise en concertation avec le Premier ministre Guy Verhofstadt (Open VLD) "vu l'émoi provoqué par l'annonce" faite vendredi par le ministre de la Défense d'octroyer ce titre au chef de l'Etat congolais."
Même si ce n'est pas prévu par la loi, puisqu'il s'agit d'un titre honorifique, l'avis de Conseil de la Faculté des sciences sociales et politiques sera sollicité", indique un bref communiqué commun du Premier ministre et du ministre de la Défense publié mardi en début de soirée.L'initiative de M. Flahaut (PS) avait provoqué le "mécontentement" de son collègue des des Affaires étrangères Karel De Gucht (Open VLD), qui avait jugé, selon son porte-parole, "inappropriée" l'utilisation de l'ERM "pour des raisons politiques" ainsi que des professeurs civils de l'ERM.En visite la semaine dernière en République démocratique du Congo (RDC), M. Flahaut a annoncé que le président Kabila était attendu à Bruxelles pour y recevoir son diplôme d'honneur de docteur honoris causa de l'ERM. "Ce diplôme lui sera remis en mains propres lors de son prochain voyage en Belgique. Nous venons de lui transmettre une invitation dans ce sens", avait-il précisé au cours d'une conférence de presse donnée vendredi à Kinshasa, évoquant une décision du conseil d'administration de l'ERM.Aucune date précise n'avait été fixée pour la cérémonie mais il était question du 21 septembre, jour d'ouverture de l'année académique 2007-2008 de l'ERM.


L'initiative de Flahaut cadre "avec ses compétences"

Le ministre de la Défense, André Flahaut, déclare ne pas comprendre l'émotion suscitée par la décision d'octroyer le titre de docteur honoris causa de l'Ecole royale militaire au président congolais Joseph Kabila. Son porte-parole fait référence à une décision du conseil d'administration de l'école. Le porte-parole souligne également que le ministre est resté dans le cadre de ses compétences.Le conseil d'administration de l'ERM a pris sa décision à l'issue du processus démocratique au Congo, donc après l'installation du parlement et la mise en place quasi complète du gouvernement, précise le porte-parole, Nick Van Haver.

La décision d'octroi du titre de docteur honoris causa est notamment motivée par la formation au Congo d'une nouvelle armée professionnelle intégrée.Dans une lettre du lieutenant-général aviateur Michel Singelé, commandant de l'ERM, au ministre Flahaut, il est précisé que le conseil d'administration propose au ministre d'accorder le titre de docteur honoris causa de l'école royale militaire en 2007 au président Joseph Kabila. Cette missive, que Belga a eu l'occasion de consulter, est datée du 16 février 2007.

La décision du conseil d'administration est motivée et, en cas d'accord du ministre, ce dernier est invité à en faire part au président Kabila. Ce que le ministre Flahaut a fait fin de la semaine dernière, à l'occasion d'une visite à Kinshasa. Une date précise n'a pas été fixée pour la cérémonie mais il est question du 21 septembre, jour d'ouverture de l'année académique 2007-2008 de l'Ecole royale militaire. Le porte-parole du ministre a encore souligné la collaboration militaire entretenue depuis 2003 entre la Belgique et le Congo.En conclusion, il note que le ministre de la Défense est resté dans le cadre de ses compétences et qu'il n'a pas empiété sur celles du premier ministre ou du ministre des Affaires étrangères. (belga)

De Gucht estime l'initiative de Flahaut inappropriée

Karel De Gucht et Guy Verhofstadt n'ont pas apprécié l'initiative du Ministre de la défense.Le ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, est "très mécontent" de l'initiative prise par son collègue de la Défense, André Flahaut, de décerner un diplôme d'honneur de docteur honoris causa de l'Ecole royale militaire (ERM) au président congolais Joseph Kabila, a indiqué mardi son département. M. De Gucht estime aussi que l'utilisation de l'ERM "pour des raisons politiques, n'est pas appropriée", a indiqué un porte-parole du Service public fédéral (SPF) Affaires étrangères. Cette institution est chargée de la formation académique, militaire et sportive de candidats officiers belges - et de plus en plus aussi étrangers - et délivre une formation continuée aux officiers et personnel civil de la Défense. Outre les étudiants belges, près de 190 candidats officiers et stagiaires étrangers y sont ainsi inscrits cette année. Ils proviennent d'Allemagne, d'Algérie, du Bénin, du Burundi, du Cambodge, du Cameroun, du Canada, de Chine, d'Espagne, des Etats-Unis, de France, du Gabon, du Liban, du Luxembourg, du Maroc, du Niger, des Pays-Bas, de la RDC - une trentaine au total -, de la République du Congo (Brazzaville), du Rwanda, d'Ukraine, du Vietnam, de Suisse et de Tunisie.En septembre dernier, la ministre française de la Défense, Michèle Alliot-Marie était devenue la troisième personnalité à se voir décerner un doctorat honoris causa, après le haut représentant pour la politique étrangère de l'Union européenne, Javier Solana, en 2004, et l'ancien commissaire européen Philippe Busquin en 2005. Depuis le 15 décembre 2004, l'ERM peut délivrer les titres de docteur en association avec une université civile belge ou une institution étrangère qui y est habilitée. (belga)







Le premier ministre Guy Verhofstadt et le ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht ont fait part de leur mécontentement en apprenant que le ministre de la Défense André Flahaut entendait octroyer le titre de docteur honoris causa de l'Ecole royale militaire (ERM) au président congolais Joseph Kabila.André Flahaut a annoncé la nouvelle de cette nomination vendredi dernier au cours d'une visite à Kinshasa, un voyage qu'il a entrepris malgré les réserves explicites du premier ministre.

Le ministre de la Défense aurait invité Joseph Kabila en Belgique pour la fin mars. Guy Verhofstadt et Karel De Gucht sont particulièrement mécontents. L'un et l'autre sont concernés par une éventuelle visite du roi Albert II au Congo. Le gouvernement a estimé qu'il reviendrait au ministre des Affaires étrangères de décider quand et comment une visite royale au Congo pourrait prendre forme.


Entre-temps, tous les ministres devaient afficher une certaine réserve sur le sujet et ne pas donner l'impression que la Belgique soit impliquée dans la formation du gouvernement congolais. André Flahaut a tout de même effectué un voyage au Congo et s'est ensuite rendu en Angola, pour y faire des déclarations au nom de la Belgique. (belga)

Les Dauphins ...

Des OGM dans le Bio ?

MAJ 27/02/07

Pas de seuil accidentel pour les OGM

La commission de l'agriculture du Parlement européen s'est prononcée sur un nouveau règlement consacré à l'agriculture biologique. Il en ressort que l'agriculture biologique doit être exempte d'organismes génétiquement modifiés, sans toutefois proposer un seuil pour leur présence accidentelle.
La commission de l'agriculture du Parlement européen s'est prononcée sur un nouveau règlement consacré à l'agriculture biologique en votant les quelque 300 amendements déposés dans ce dossier complexe.
Selon les règles actuelles, qui valent pour l'agriculture conventionnelle et pour la bio, les produits peuvent être commercialisés "sans OGM" s'ils n'en contiennent pas plus de 0,9%.


Le nouveau règlement ne modifie pas cette disposition, mais quatre pays, dont la Belgique, réclament un seuil accidentel plus bas pour la bio. Pour la rapportrice du dossier au Parlement européen, Marie-Hélène Aubert (Verts), cette approche est insuffisante.
On peut réclamer tout ce qu'on veut, 0,2% ou -0,2%, mais si les Etats membres ne prennent pas de mesures concrètes pour éviter la contamination accidentelle, c'est du pipeau, a-t-elle déclaré..
Sauver la bio
Entre 100 et 200 personnes ont manifesté ce mardi midi dans le quartier européen de Bruxelles, à l'appel de l'association Nature et Progrès, afin de "sauver la bio" d'un nouveau règlement européen.
Nature et Progrès, qui promeut la bio depuis plusieurs décennies, a vivement dénoncé le texte, qui ouvre la porte, selon elle, à l'utilisation des OGM et des pesticides.
Une pétition lancée au début du mois a recueilli plus de 25.000 signatures, a déclaré un responsable de l'association. Présenté en 2005 par la Commission européenne, le règlement doit être approuvé en juin par les ministres de l'agriculture des Vingt-sept. Le Parlement européen doit également voter prochainement un avis consultatif en séance plénière.
Les divergences se focalisent essentiellement sur la présence accidentelle d'OGM dans les produits biologiques, coûteuse à prévenir.

Mobilisation générale le 27 février 2007dès 12h à Bruxelles, Rond-Point Schuman

à l'occasion de la réunion de la Commission Agriculture du Parlement EuropéenManifestons face à l'Europe : Pas d'OGM et pas de pesticides dans la bio !
Contact et infos pratiques : Nature & Progrès,520, rue de Dave, 5100 Jambes, Tél. : 081/30.36.90. Mail : communication @natpro.be Web : www.natpro.be SAUVONS LA BIO : signez la pétition en ligne sur www.natpro.be !
Depuis un an, la Commission Européenne a souhaité modifier le cahier des charges qui définit l’agriculture bio en Europe. Le secteur n’était demandeur de rien et a très vite marqué son opposition à ce nouveau texte qui n’interdit plus explicitement les pesticides chimiques et oblige à tolérer une pollution OGM de 0,9% dans notre bio. Oui, vous avez bien lu , et sans demander l’avis ni des consommateurs, ni des producteurs, l’Europe veut autoriser les pesticides et les OGM dans la bio. Lors du Conseil des Ministres du 19 décembre 2006, la présidence finlandaise a choisi de le « passer en force ». Seuls quatre pays, dont la Belgique se sont opposés à ce règlement. Devant ce déni de démocratie, nous avons lancé, il y a quelques jours, un appel à la mobilisation générale. Il faut que les parlementaires européens entendent la voix de ceux qui disent
« Nous ne voulons pas dénaturer la bio »
C'est toute la chaîne alimentaire qui risque gros, si ces nouvelles législations passent. La bio est le dernier rempart contre une industrialisation massive de l’agriculture, de par les exigences de qualité qu’elle pose. Elle est aussi le dernier rempart contre les OGM, dont on ne rappellera pas les dommages environnementaux et sociaux déjà avérés.
Nous ne tolérerons pas qu’au nom du commerce et de l’industrie, on réduise à néant les efforts des agriculteurs bio depuis 40 ans. Nous ne tolérerons pas qu’au nom des lobbies agro-industriels, nous n’ayons d’autre choix que de manger une nourriture polluée aux pesticides et aux ogm… Nous ne tolérerons pas que l’Europe prenne cette décision sans tenir compte de l’avis de la majorité de sa population.
Il faut impérativement que l’Europe nous entende, au nom de la souveraineté alimentaire. Faisons entendre notre voix ce mardi à Bruxelles. Faisons entendre bruyamment ce que nous avons à dire. Ne nous laissons pas réduire au silence*.
* Préparez-vous à faire du bruit. Nous vous proposons à titre symbolique de vous munir de ce qui nous sert en cuisine : emmenez une casserole et une cuillère en bois !

La Commission européenne veut autoriser l’ajout d’OGM et de pesticides dans les produits bio.

Auparavant, le secteur de l'agriculture biologique était consulté pour définir, avec les autorités, les règles qu'une exploitation doit respecter pour pouvoir utiliser le label "bio".

Les bases en étaient, logiquement, pas de pesticides chimiques, et pas d'organismes génétiquement modifiés. Voila ce que la Commission veut changer: l'utilisation de substances chimiques n'est plus explicitement interdites, et la présence d'OGM est tolérées, avec un seuil maximum de 9 grammes par kilo, comme pour les produits de l'agriculture conventionnelle.

L'Europe ce faisant, sacrifie l'agriculture responsable sur l'autel des intérêts économiques. Une décision catastrophique pour les cultivateurs qui tiennent a leur label "bio". Ils craignent une perte de confiance du consommateur, dans un marché en pleine expansion.

Les ministres de l'agriculture européens ont décidé de permettre la présence de substances chimiques et de faibles doses d'OGM dans l'agriculture biologique dès 2009. Mais il reste encore un espoir. La décision du conseil des ministres doit encore passer devant le Parlement.

Procès Cools-bis

De nouvelles auditions pour un prochain procès Cools-bis

Domenico Castellino, en fuite lors du 1er procès, devra à nouveau répondre des accusations suite aux nouvelles auditions à partir de lundi.
De nouvelles auditions ont été menées dans la perspective du tout proche "procès Cools-bis" qui s'ouvrira lundi devant les assises de Liège. Plusieurs condamnés du premier procès, à savoir Pino Di Mauro, Richard Taxquet, Carlo Todarello et Luigi Contrino, auraient ainsi reçu la visite d'enquêteurs de l'ancienne cellule Cools.
Richard Taxquet aurait préféré ne pas parler auprès d'anciens gendarmes devenus policiers, préférant faire état de ses éventuelles nouveautés auprès d'un membre de l'ancienne police judiciaire.
Depuis plusieurs mois, Taxquet évoque l'existence d'écrit(s) de Carlo Todarello qui serai(en)t de nature à changer quelque peu la donne, selon lui.Une centaine de témoins devraient être entendus pour ce procès Cools-bis, qui devra essentiellement juger de l'implication de Domenico Castellino - en fuite lors du premier procès - dans l'assassinat, le 18 juillet 1991, du ministre d'Etat André Cools (PS) et la tentative d'assassinat de sa compagne d'alors, Marie-Hélène Joiret.

26 février 2007

Région wallonne

MAJ 26 /02/ 07

Le Hainaut se porte... moins mal

Il s'y crée plus d'entreprises qu'il n'en disparaît. Mais le chômage demeure la plaie provinciale.

O n peut appartenir au même parti et porter un regard différent sur les choses. Gérald Moortgat et Alain Destexhe, tous deux membres du MR, en forment un bel exemple. Le premier nommé, député provincial hainuyer, ne partage pas l'analyse du second, sénateur, sur l'état de la province la plus pauvre du pays. Certes, le Hainaut n'est pas l'Eldorado mais l'exercice statistique auquel se plie annuellement la cellule « stats » de Hainaut Développement (1), laisse entrevoir de très légères améliorations.


Entreprises. En 2004 et 2005 (derniers chiffres disponibles), et pour la première fois depuis très longtemps, on a créé en Hainaut davantage d'entreprises qu'il n'en a disparu. En 2005, 5.792 ont été créées pendant que 5.082 mouraient (+126). L'an passé, le nombre de faillites a diminué de 15 unités (717 au total). Les très petites entreprises (TPE) sont les premières victimes : elles représentent 81 % du total, essentiellement dans les secteurs du commerce, de la construction et de l'horeca.

Croissance. Le produit intérieur brut par habitant croît. Effet de l'Objectif 1 selon M. Moortgat, la progression en Hainaut est plus rapide que pour le sud du pays et le pays dans son ensemble, même s'il subsiste d'importantes disparités entre des régions comme Mouscron (3.000 euros en plus que la moyenne wallonne) et Thuin (inférieur de plus de 8.000 euros). Le Hainaut n'en demeure pas moins le nº1 des provinces wallonnes exportatrices avec 14,29 milliards en 2004 ; leadership forgé surtout dans la chimie, la métallurgie et le commerce.

Emplois. Au 30 juin 2005, les salariés résidant en Hainaut étaient 335.491 (soit 3.771 de plus qu'en 2004) aux trois quarts affectés dans le tertiaire. Ensemble, les arrondissements de Mons et de Charleroi pèsent près de la moitié de l'emploi industriel provincial. Au 31 décembre 2005, les indépendants étaient 79.784, dont 10,31 % dans les exploitations agricoles familiales. On note par ailleurs une augmentation sensible des professions libérales : 16 % en 1990 ; 22,4 % en 2005.
Chômage. Sans surprise, c'est le statu quo. Le taux de chômage hainuyer est de 24,4 %, supérieur aux moyennes wallonne et nationale, avec des pics à 27,5 % et 27,6 % pour Mons et Charleroi. 97.306 chômeurs complets indemnisés (dont 52.286 femmes) étaient recensés au 30 juin 2006. Neuf demandeurs d'emplois hainuyers sur dix n'avaient pas dépassé le stade de l'enseignement secondaire.
Revenus. Le revenu moyen par habitant a progressé en 2004 de plus de 3 %, soit une augmentation conforme aux moyennes wallonne et nationale. Mais avec 11.169,59 euros et surtout, 20.996 euros par déclaration à l'exercice 2004, le Hainaut reste derrière la Wallonie (23.244 euros) et le pays (24.455). Charleroi et Thuin sont les plus pauvres. À l'inverse, Tournai et Ath sont dans, voire légèrement au-dessus de la moyenne régionale.
Niveau de vie. 13.046 permis de bâtir ont été délivrés en Hainaut en 2005 (12.865 en 2004). 554.106 voitures particulières circulent en Hainaut où l'on dénombrait en 2002, 64 salles de cinéma. Leurs 13.939 fauteuils ont été occupés 2.183.598 fois. Par l'un des 1.290.079 habitants de cette province ? Probable.
(1) Infos au 0800-15.500 ou via www.hainaut-developpement.be.

MAJ 12 /02/ 07

"Une tâche colossale en Wallonie"

L'expertise de Michel Quévit, qui planche depuis plus de 30 ans sur le développement territorial."Il est faux de dire que la Wallonie n'a rien fait", dit-il...."mais elle a fait trop peu, pas assez vite, et il y a des choses qu'elle ne fait pas".
LLB
entretien
Mercredi dernier, le jour même où le ministre-Président Di Rupo dressait devant le Parlement wallon un certain état de la Wallonie, l'économiste Michel Quévit mettait la dernière main à une contribution - à paraître dans la revue de la Commission permanente du développement territorial de la Région wallonne - sur la promotion du développement économique... La simultanéité est fortuite, mais saisissante, jusqu'au décalage : là, une recension statistique qui se veut rassurante; ici, une réflexion scientifique qui indique ce qui est à faire. Les explications du professeur émérite de l'UCL, toujours actif dans la consultance régionale.
Le gouvernement wallon a renoué avec des comparaisons à la Flandre. On peut comprendre les raisons politiques. Mais économiquement, est-ce pertinent ?
A la limite, la Flandre n'est pas intéressante. En tant que partenaire éventuel, si, bien sûr. Mais la globalisation et les tensions liées à la compétitivité s'exercent sur tout le territoire européen et au-delà. On présente toujours la Flandre comme une des plus riches d'Europe. C'est faux ! En PIB/habitant, pour une moyenne européenne (à 25) de 100, la Wallonie est à 85 et la Flandre, à 115. Au-delà de 115, il y a peut-être 50 entités : la Lombardie, le Val d'Aoste, la Navarre, l'Ecosse, Brême, la Bavière... J'ai connu le Pays Basque dans l'état de déclin de la Wallonie, il est depuis à une moyenne de 121. De même, Hambourg, à 184 !
Pourquoi, eux, et pas nous ?
La Wallonie est un prototype, qui fut performant, du système ancien. On a produit, on a été attentif aux infrastructures et à la productivité. Mais c'est un peu dépassé. Exemple : dans la province de Milan, 300 000 PME sont aujourd'hui organisées entre elles, en réseau...
C'est vraiment la catastrophe ?
La situation n'est pas catastrophique, mais il y a urgence structurelle à s'ajuster. Prenons les trois paradigmes de la globalisation (ci-dessous). Sous l'angle économique, toutes les provinces wallonnes, sauf le Brabant wallon, affichent depuis 1995 un PIB par habitant en décroissance quasi linéaire et le taux de chômage est parmi les plus élevés de l'Union à 15 - spécialement chez les plus jeunes. Sous l'angle du marché du travail, le taux d'emploi en Wallonie reste très faible, autour de 52 pc - en Suède, en Autriche, on est à 75. Sous l'angle de la société de la connaissance, on est bon dans les investissements en recherche et développement, mais ces dépenses ont un impact très limité sur la valeur ajoutée, l'emploi, les brevets. Notre approche reste linéaire, technologique; or, elle doit devenir circulaire, liée à toute la stratégie des entreprises : gestion, organisation, ouverture, etc. Quant à la formation tout au long de la vie, c'est très inquiétant : 6 pc des Wallons l'ont reçue... contre 51 pc en Finlande. Et je ne parle pas de la Chine, de l'Inde, du Vietnam, où apprendre fait partie de la culture.
Ne sont-ce pas des éléments auxquels on paraît plus attentif depuis une dizaine d'années ?
Il est faux de dire que la Wallonie n'a rien fait. Mais elle a fait trop peu, pas assez vite, et il reste des choses qu'elle ne fait pas. Je pense surtout à l'apprentissage, au développement de la créativité. Le rapport Pisa est inquiétant. La créativité doit être une priorité. Pourquoi a-t-on réduit les cours d'éducation artistique ? Pourquoi, dans les fonds structurels dédiés à la culture, n'a-t-on fait que du bâtiment ?
"Il faut y croire", aviez-vous confié à "La Libre", à la sortie du plan Marshall. Qu'en dites-vous, 18 mois plus tard ?
Qu'il n'est pas suffisant. Il faut aller au-delà, pour mettre des instruments qui permettraient de soutenir l'innovation des entreprises et surtout des PME - ici, on n'a rien fait, hormis des petites aides à la demande. Quant à l'enseignement, revenons-y, non pas uniquement sous l'angle de la connaissance, mais beaucoup plus sous celui de l'apprentissage : donner aux jeunes le goût d'apprendre et le savoir de comment apprendre. On investit dans l'école, mais il faut avoir une vision plus qualitative des politiques que l'on mène. Bref, la tâche est colossale.
Et demande du temps. Ce dont la vie politique a horreur.
En Bretagne, j'ai accompagné 4 plans de "contrat région" de 7 ans, sous plusieurs majorités. Tous les indicateurs étaient rouges; elle arrive à la moyenne européenne de 100 et, selon l'OCDE, c'est une des régions de France où les jeunes sont les mieux formés... La Wallonie doit être consistante dans le temps. Elle ne doit pas être remise en question tous les 4 ou 5 ans. On peut décliner en 3 ans; on ne construit jamais rien à moins de 10 ou 15 ans. Je l'avais déjà dit en 1990; je regrette de devoir le redire en 2007.
Au regard de toutes ces considérations, le discours gouvernemental de la semaine dernière ne vous paraît-il pas puéril ?
Ce qui est intéressant, c'est qu'il se voulait mobilisateur; mais il faut savoir mobiliser aussi sur ce qui est grave... Et puis, il est resté conjoncturel. C'est sa force parce que la conjoncture est positive; mais également sa faiblesse parce que l'on doit faire une analyse structurelle. La Wallonie ne pourra pas se développer si elle ne sait pas se mettre l'Europe et le monde dans la tête. Et cela ne vaut pas que pour le pouvoir politique.

Lire aussiLa clé : la globalisation de l'économie


Ce matin, Elio Di Rupo dresse l'état de la Région au parlement.

La Wallonie en soins intensifs

Le patient se porte mieux mais son état général reste préoccupant.
Attention, la Flandre veille, en embuscade.
Une grand-messe. Non, un souffle d'air. Une respiration.
Le très attendu discours sur « L'état de la Wallonie » que prononcera ce mercredi matin Elio Di Rupo devant les députés sera surtout l'occasion, pour le président-ministre-président, de marquer une rupture. D'enterrer définitivement une année 2006 plombée - pour le PS surtout - par les affaires (Charleroi, Namur, logement social, Awiph...).

Et de revenir, in fine, aux fondamentaux : à la politique, au développement wallon et au plan Marshall, véritable colonne vertébrale de la coalition PS-CDH.A n'en pas douter, Di Rupo s'appuiera, dans son discours (une quarantaine de pages annoncées), sur une série de données chiffrées et croisées (statistiques wallonnes, belges, européennes).
Des données choisies, on l'imagine, avec soin (création d'entreprises, volume des investissements, recherche et développement, pôles de compétitivité, fiscalité attrayante...) car permettant de constater que oui, la Wallonie s'est remise en marche, 55 ans (!) après avoir entamé son déclin.Un constat d'autant plus important que la Flandre aura, entre autres choses, les yeux rivés sur le parlement wallon ce mercredi. Et à défaut de pouvoir déjà donner le change, ces « bons résultats » devraient servir, à tout le moins, de caution à une Région wallonne rêvant de montrer qu'elle a changé, qu'elle est en mouvement et que ce dernier est irréversible. Le tout sur fond de négociations communautaires à venir très prochainement.Un discours rassurant, donc - « mais sans cocorico », a précisé Di Rupo, mardi, lors de la présentation des voeux du PS à la presse.

Mobilisateur aussi, car la Wallonie, si elle relève la tête, reste toujours coincée dans le tableau regroupant les plus mauvais élèves européens en termes de développement et de croissance.La marche, on le sait, sera longue, une dizaine d'années, s'accordent à dire les experts de tous bords, qui semblent d'accord pour dire que le plan « Marshall » est ce qui manquait à la Wallonie depuis des lustres.
Union wallonne des entreprises (UWE), syndicats, professeurs d'université, centres de recherches..., tous saluent la dynamique ainsi créée.Tous regrettent aussi, quasi dans le même espace-temps, l'absence de mesures drastiques en matière d'enseignement et de formation, nécessaires pour ne pas dire vitales au redressement wallon. Des matières relevant de la compétence de la Communauté française, trop absente du plan.
Luc Willame, ancien président de l'UWE et de Glaverbel, estime d'ailleurs, et il n'est pas le seul, que « la relation entre la Wallonie et Bruxelles et l'institution de la Communauté française » est un des plus grands problèmes du plan de redressement wallon (1).Ce n'est pas le seul. Dix-huit mois après un baptême très médiatisé, les chaînons manquants apparaissent.« La réforme du marché du travail envisagée dans le cadre fédéral est indispensable, estime Vincent Reuter, administrateur délégué de l'UWE. Les Régions doivent participer à cette réflexion. » Flexibilité, pièges à l'emploi, diminution des charges, pénurie d'emplois, lutte contre le travail au noir, l'UWE n'a aucun tabou.
Les syndicats, eux, réclament davantage de mesures favorisant l'emploi des jeunes. Autre pomme de discorde avec le gouvernement wallon : « Le manque de concertation avec les travailleurs dans les entreprises pour la mise en oeuvre du plan », souligne Jean-Claude Vandermeeren, patron de la FGTB wallonne.

On n'oubliera pas non plus ceci, en écoutant Elio Di Rupo ce matin. Quels que soient les bons résultats engrangés par son gouvernement, la dette de la Wallonie, si elle semble aujourd'hui maîtrisée, reste abyssale : 4,277 milliards d'euros. Dans le même temps, rappelle Serge Kubla, chef de groupe MR, « la Flandre a dégagé en 2006 un boni de 500 millions d'euros ». Elle annonce, en prime, une dette totalement effacée en 2008 et donc de nouveaux moyens dégagés pour de nouvelles politiques.Un différentiel budgétaire entre la Flandre et la Wallonie d'autant plus inquiétant que pour la première fois depuis plusieurs années, les recettes IPP (impôts des personnes physiques) ont diminué, sur un an, de 0,3 % côté wallon. Pas vraiment un bon signe lorsque l'on sait que l'IPP est une des clés de répartition des transferts nord-sud : « Ça nous met en porte-à-faux par rapport aux discussions communautaires à venir », note Marcel Cheron (Ecolo).Cette réalité-là, personne, en Wallonie, ne peut l'ignorer. Car non, vraiment, elle n'est pas une île.(1) « Le plan d'actions prioritaires de la Région wallonne », Bernard Hanin et Jean-Pierre Lemaître, aux Presses universitaires de Louvain.

La Wallonie se porte mieux, constate le ministre-président wallon, Elio Di Rupo. Le redressement économique est à l’oeuvre et il faut l’accélérer, a-t-il indiqué ce mercredi devant le Parlement wallon à l’occasion de son discours sur l’état de la Wallonie. M. Di Rupo a avancé divers chiffres à l’appui de sa thèse. En 2006, la croissance wallonne a égalé celle de la zone euro (soit 2,6%). En 2005, 435 entreprises se sont installées en Wallonie contre 31 en Flandre et 5 à Bruxelles. Les exportations wallonne ont crû de 9,4% entre 1996 et 2005, contre une moyenne européenne de 6,6% et 7,8% en Flandre.
Les jours de grève ne sont pas plus nombreux qu’en Flandre. Certes, le nord du pays affiche un avantage salarial par unité produite de 3% mais, dans les secteurs porteurs d’avenir, la Wallonie est plus compétitive: en recherche et développement, l’avantage est de 17,1%; de 14,6% dans le domaine de l’informatique; de 10,1% dans les industries plastiques... Le ministre-président a également insisté sur les priorités que le gouvernement avaient faites siennes pour créer de l’activité économique et de l’emploi. En 2007, la Région consacrera € 259 millions à la recherche scientifique, soit € 75,92 par habitant contre € 71,58 en Région flamande.

En 2007, elle consacrera également € 258 millions à la formation, soit € 66,35 par habitant contre € 32,2 en Flandre. Le gouvernement wallon veut permettre à la Wallonie de renouer dans un délai raisonnable avec la prospérité et, «oserais-je le dire, la grandeur», a souligné M. Di Rupo qui a clos son intervention par un appel à aimer la Wallonie. «Certains se complairont à analyser la Wallonie par le petit bout de la lorgnette et c’est leur responsabilité. Mais la Wallonie mérite de l’empathie. Je voudrais entendre certains dire du bien de la Wallonie, aimer la Wallonie. C’est de nous que dépend la victoire. Nous devons avoir de la fierté de ce que nous sommes, de ce que nous serons et de ce que nous voulons», a-t-il lancé.Un débat a suivi le discours d’Elio Di Rupo et les réactions ne se sont pas faites attendre.

Pas de débat télévisé sur «l’état de la région» sur les télés locales

La Fédération des Télés locales Wallonie-Bruxelles a décidé de ne pas retransmettre le débat qui aura lieu aujourd’hui au parlement wallon sur l’état de la Wallonie. Pour elle, la retransmission ne permettait pas d’avoir toutes les garanties quant au maintien du «cordon sanitaire». Le décret sur les télévisions locales prévoit que les informations qu’elles diffusent excluent les «courants d’idées non démocratiques».




«Dans le cas présent, nous n’avions pu fixer aucune modalité qui permette de ne
pas diffuser les interventions d’un parlementaire d’extrême droite»
, a affirmé hier Suzy Collard, directrice de la fédération.
Une somme de € 12.000 devait être versée par les autorités wallonnes pour assurer le direct, ce qui avait suscité des critiques de l’opposition MR pour qui «cet argent pouvait être utilisé à d’autres fins».

La nouvelle charge d'Alain Destexhe contre "l'Etat wallon PS"
Le sénateur libéral Alain Destexhe persiste et signe. Deux ans après avoir dénoncé les politiques économiques menées en Wallonie il remet aujourd'hui le couvert. Pour lui la Wallonie est toujours à la traîne, malgré de gros moyens publics engagés, notamment dans le Hainaut. Alain Destexhe plus que jamais dans le rôle qu'il s'est choisi, taille une fois de plus un costume à la Région wallonne. Les chiffres qu'il aligne sont bien là : une bonne croissance mais pas de recul du chômage. Le poids du secteur public toujours plus lourd que dans les régions voisines. Un Hainaut toujours en retard malgré 4 milliards d'Euros d'investissements dans le cadre des fonds structurels européens. Le Hainaut, cible principale cette fois du Sénateur MR, manque de stratégie, manque de coordination, dit-il, mais ce sont des défauts précisément reconnus par le Gouvernement wallon au moment où celui-ci lance une nouvelle méthode pour engager la dernière tranche de fonds européens, celle qui court de 2007 à 2012. Car côté piste, paradoxalement, Alain Destexhe rejoint souvent le Gouvernement wallon lui-même, développer l'activité économique, travailler sur la formation, inciter à l'initiative, améliorer la gouvernance. Des objectifs fréquemment martelés par le Gouvernement lui-même mais gare aux intentions sans effet, dit Alain Destexhe qui réclame impatiemment plus d'effets visibles sur le terrain. Marcourt réplique : Les déclarations d'Alain Destexhe ont été précédées d'une carte blanche sur le même thème dans la presse quotidienne de ce mardi. Et Jean-Claude Marcourt, ministre wallon de l'Emploi a immédiatement contesté les propos. "Réduire le chômage de 5.000 unités entre décembre 2005 et décembre 2006, c’est encourageant mais c’est insatisfaisant parce qu'il reste beaucoup trop de personnes sans emploi" reconnaît le ministre . "C'est d'ailleurs pour ça poursuit il que le Plan Marshal veut aussi induire une modification de comportement et de mentalité, augmenter l'esprit d'entreprendre, faire en sorte que il y ait une plus grande contractualisation des demandeurs d'emploi avec le FOREM pour mieux les accompagner". Faut-il comme le suggère le sénateur MR s’inspirer des expériences menées à l'étranger pour enrayer les chiffres du chômage, pour le ministre wallon ce serait détricoter notre système de sécurité sociale. VIDEO• Alain Destexhe présente son nouveau livre


Faire du neuf avec... des nouveaux


Gage de changement ou écran de fumée, les allées et venues à l'Awiph ou à la SWL ?
Au moins dans les dates, il y a plus d'une accointance entre la situation à l'Agence wallonne pour l'intégration des personnes handicapées et à la Société wallonne du logement. C'est à 24 heures d'intervalle, début décembre, que tout le conseil d'administration de la SWL et que le trio de tête de son équivalent à l'Awiph (le comité de gestion) avaient été - comment dire, finalement ? - remerciés; c'est le même jour, ce jeudi, que leurs remplaçants ont donc été installés à la première et désignés à la seconde. Simultanéité significative à plus d'un titre.
Quel problème ? Il est impalpable mais réel; et vaste : par-delà nos deux organismes.

On s'interrogea jadis, ailleurs qu'à la Région wallonne, à propos de la Sabena comme d'ABX (filiale de la SNCB) ou de la RMBI (filiale de la RTBF); on le redit pour l'Awiph, pour la SWL, mais aussi pour combien de sociétés de logement social, pour telle ou telle intercommunale (l'ICDI !), voire pour telle situation locale où le conseil communal pourrait leur être assimilé : qu'avaient fait les administrateurs publics; qu'auraient-ils pu ou dû savoir d'imprudences de gestion conduisant jusqu'à des naufrages, d'anomalies pouvant aller jusqu'à relever du code pénal ?

Précisément, quant à l'Awiph, on a été interpellé sur la capacité de surveillance de son administrateur-général, mâtinée de quelques comportements personnels sujets à perplexité; et s'agissant de la SWL, organisme-coupole des 74 sociétés locales, les administrateurs ont dû payer une attention que l'on put, au fil des scandales mis au jour, ressentir trop peu soutenue ou abusivement tardive au délabrement de nombreuses situations, sur fond de relations cycliquement orageuses avec le ministre de tutelle, le CDH André Antoine.

Quelle solution ? Changez ! Mais c'est plus facile à dire qu'à faire, ne serait-ce qu'au regard des procédures en vigueur.

Si, politiquement, le ministre Antoine n'a rien à voir avec sa collègue en charge de l'Awiph, la PS Christiane Vienne, il est tout de même frappant que l'un comme l'autre n'ont pu ou voulu justifier les départs par des comportements fautifs.
Pas besoin de le redire pour l'Awiph, dont les partants "démissionnent" la tête haute, jusqu'au camouflet pour Mme Vienne.
Quant à la SWL, il est patent que M. Antoine n'ait guère reproché davantage que son manque de proactivité au conseil, plaidant pour le reste le souci de coller au renouveau entrepris. Dès lors, l'histoire ne s'arrête pas là.

1° Proportionnelle oblige, non plus d'après les élections de 1999 mais celles de 2003, le nouveau conseil de la SWL est à majorité PS (7 PS, 4 MR, 2 CDH) - ce qui est logique mais paradoxal sinon troublant, à se souvenir de l'implication de mandarins socialistes dans les "affaires" du logement social.

2° Près de la moitié de ses membres sont rentrants après avoir été "sortis".

3° Des "vrais" sortis étudient la possibilité de recours contre la décision de révocation (dont l'ex-président, Ecolo)...
De quoi remettre en cause les décisions ? Pas forcément. De quoi s'en féliciter ? Non plus. C'est que, décidément, les tornades plus ou moins éthiques ne se décrètent ni ne s'improvisent.
© La Libre Belgique 2007

Mise en place du nouveau conseil d'administration de la SWL
Le vice-premier ministre du Gouvernement wallon en charge notamment du Logement, André Antoine, a mis en place ce jeudi à Charleroi le nouveau conseil d'administration de la SWL (Société wallonne du Logement), après le départ des précédents administrateurs.

Le nouveau président en sera André De Herde, professeur au Département architecture de l'Université catholique de Louvain et également ingénieur architecte. André De Herde est actuellement membre du Conseil national de l'Ordre des Architectes de Belgique. Le vice-président sera Bernard Lux, professeur ordinaire à la Faculté Warocqué des Sciences économiques et recteur président de l'Université de Mons Hainaut depuis 2001.Parmi les 13 administrateurs mis en place ce jeudi, 8 sont des nouveaux venus. La répartition des représentations politiques au sein du nouveau conseil d'administration laisse apparaître que 7 d'entre eux sont PS, pour quatre MR et deux cdH, a précisé le ministre Antoine.
Appelé à commenter ce nouveau conseil d'administration, André Antoine a insisté sur la nécessité de tourner la page après les événements survenus ces derniers mois dans le secteur des logements publics.

Christiane Vienne sous les feux de l'oppositon


La ministre wallonne des Affaires sociales, Christiane Vienne, n'a guère fourni d'explication sur la désignation de la nouvelle direction du comité de gestion de l'Agence Wallonne pour l'Intégration des Personnes Handicapées. Elle a dit toutefois ne rien regretter de ses décisions pourtant controversées.
On en est arrivé aujourd'hui à un stade où chacun a pu se faire sa propre opinion. J'ai pu me faire la mienne et le gouvernement m'a suivi. Aujourd'hui, les personnes ont été remplacées et un manager de crise a été nommé. Je n'ai rien à regretter ni à confirmer. Nous avons maintenant une instance renouvelée prête à fonctionner", a-t-elle répondu en Commission du parlement wallon aux interpellations de Willy Borsus (MR), Véronique Bidoul (MR) et Monika Dethier (Ecolo).
L'opposition n'a pas caché sa déception. Le 6 décembre, sur proposition de la ministre, le gouvernement a décidé de remplacer le président et les vice-présidents de l'AWIPH. Ils avaient, selon lui, failli dans leur mission de surveillance de l'administrateur-général Georges Rovillard. Dans la résolution qu'elle a adoptée en conclusion de ses auditions, la Commission des Affaires sociales a pourtant considéré qu'aucun manquement ne pouvait leur être reproché.

"A ce stade-ci, vous pourriez au moins dire si vous confirmez ou vous retirez vos propos. Quand on est mis en cause, on a droit à ça", a souligné M. Borsus. La députée écologiste s'est montrée plus directe: "vous êtes encore une fois à côté de la plaque", a lancé Mme Dethier.
Outre les dirigeants du comité de gestion, le gouvernement a remplacé les commissaires du gouvernement à l'AWIPH. Ceux-ci reprendront l'enquête administrative qu'avaient commencé leur prédécesseur à propos des agissements de l'administrateur-général aujourd'hui suspendu. Sur la base des conclusions de cette enquête, le gouvernement décidera s'il intente une action disciplinaire contre l'intéressé.



« Le dernier pays de l'Est »...

Par Henri Goldman
Cet article est paru dans le numéro de Politique daté d'octobre 2005.
Ca fait pourtant des années qu’on en parle. Mais il y un monde entre une promesse, même solennelle, rénovation et cette rénovation elle-même. Le PS pris dans une contradiction dont il ne sortira pas facilement. Et sûrement pas tout seul.
La boutade fait toujours son effet : depuis la chute du mur de Berlin, la Wallonie serait le dernier pays de l’Est en Europe. Évidemment, personne n’y croit vraiment. On n’a toujours pas trouvé de Goulag en Ardenne. Et le droit de grève est effectivement exercé dans nos contrées, contrairement, par exemple, à la Chine « socialiste », ce nouvel eldorado où se précipitent désormais tous les investisseurs qui connaissent les bienfaits pour leurs dividendes d’une paix sociale main-tenue à coups de trique.
Mais soit, faisons l’exercice, puisque les dernières péripéties nous y invitent. Ainsi, en URSS — comme en Wallonie ? —, un parti politique détenait depuis des temps immémoriaux tous les leviers du pouvoir, du local au central, sans que personne ne soit en situation de le lui contester. Ce pouvoir s’exerçait au nom des travailleurs, mais — comme en Wallonie ? — ceux qui en avaient la charge « se servaient sur la bête » en confondant les deniers publics avec les leurs propres. Et pendant ce temps, faute de tout contrôle indépendant — comme en Wallonie ? — la société s’enfonçait dans le déclin sous le poids de l’incompétence et du parasitisme. Ce qui n’empêchait pas le parti au pouvoir de dénoncer l’antisocialisme primaire de quiconque émettrait des doutes sur le système dans sa globalité, tout en sacrifiant périodiquement — comme en Wallonie ? — les têtes de quelques personnages imprudents. Puis, un homme est arrivé qui allait rompre avec le passé. On parla — comme en Wallonie ? — de « glasnost » (transparence) et de « perestroïka » (rénovation). Dans la société et dans le parti.
Ici s’arrête la comparaison. En URSS, il était déjà trop tard. Le système était incapable de se rénover de l’intérieur. Il s’effondra, et le bébé fut emporté avec l’eau du bain, comme toujours quand on a trop attendu pour faire le ménage. Est-ce trop tard en Wallonie ? Pour établir un diagnostic, faisons un nouveau détour par l’URSS dont Léon Trotsky, sociologue à ses heures, décrivit les trois stades de la dégénérescence bureaucratique. Premier stade : les chefs bolcheviks se contentent de satisfactions impalpables, tels que l’incomparable privilège de travailler au service d’une cause librement choisie et le bonheur de pouvoir influencer le cours des événements. Deuxième stade : ils commencent à goûter aux avantages matériels et immatériels dérivés, tels les voitures, voyages et maisons « de fonction », telle aussi l’ivresse du pouvoir et de l’ascendant qu’il donne sur les êtres et les choses. Troisième stade : le maintien coûte que coûte de ces avantages devient le seul mobile de leur action, et ils ne sont plus du tout dupes de la logomachie communiste à laquelle ils sont toujours contraints d’avoir recours — ce qui explique d’ailleurs la facilité avec laquelle certains d’entre eux se sont reconvertis en capitalistes.
En Wallonie, chacun appréciera si on se trouve, selon les lieux, plus près du troisième stade que du premier. Mais il ne sera sûrement pas suffisant d’écarter les « brebis galeuses » et les « parvenus », ni de rédiger des codes éthiques. C’est tout un système de pouvoir qui doit être transformé. Avant qu’il n’implose — comme en URSS ? — en faisant le lit de la réaction libérale.
En maître des cérémonies, Elio Di Rupo s’est donné deux objectifs qui se révèlent contradictoires s’ils doivent être poursuivis simultanément : rénover le PS et consolider sa présence au pouvoir. Or, tant qu’il fait gagner son parti, l’Empereur du Boulevard entraîne dans son sillage des « barons » qui lui ont prêté juste ce qu’il faut d’allégeance et dont les réseaux de terrain restent intacts, comme le montre le retour triomphal de Van Cau sur ses terres. Tant qu’un parti gagne, tout le monde gagne en même temps, et il n’y a aucune raison impérative de rénover. En fait, toute l’histoire politique des démocraties montre que les partis ne se rénovent qu’en vue de surmonter une défaite. Seule la défaite déstabilise les responsables en place, cristallise sur leur tête les mécontentements, les oblige à rendre des comptes et donne l’opportunité à des femmes et à des hommes nouveaux de leur disputer la primauté. C’est précisément une des vertus de l’alternance en politique : le pouvoir use et l’opposition régénère, et ce va-et-vient assure la mise à jour globale et permanente de l’offre politique et du personnel chargé le cas échéant de la mettre en œuvre. Faute de cette « opposition régénératrice » dont une des fonctions est de sélectionner à partir du terrain les leaders de demain, Elio Di Rupo est contraint de faire monter au forceps une génération avant qu’elle n’ait achevé de faire ses preuves et dont la promotion tient plus à la faveur présidentielle qu’à des mérites éprouvés et reconnus au-delà du cénacle. L’ambition de l’homme de Mons inspire le respect bien au-delà de son propre camp, mais il ne dispose pas des moyens humains de cette ambition. Sur la ligne du temps, le despotisme éclairé est un progrès manifeste par rapport à la féodalité. Mais il ne fait pas l’économie de la révolution qui lui succèdera.
Or, le système politique belge, faiblement polarisé entre droite et gauche, ne favorise pas exactement l’alternance. Ou plus exactement celle-ci n’est que partielle et ne concerne pas le parti dominant qui reste le pivot inamovible de toutes les coalitions. Après leur dégelée de 1999, les sociaux-chrétiens ont dû se refaire une santé dans l’opposition. Cet exil fédéral leur fait en ce moment le plus grand bien et leur permet de rajeunir radicalement cadres, image et message. Au contraire, les conditions dans lesquelles la rénovation du PS est conduite par son président lui interdisent de mener à fond la bataille contre l’« ancien PS » au nom du nouveau. Il en est réduit à attendre la révélation de pratiques délictueuses pour réaliser quelques frappes chirurgicales tonitruantes. Quant à s’en prendre à l’ensemble d’un système d’appropriation du pouvoir, cela reviendrait à scier la branche sur laquelle, au fil des décennies, tout le PS s’est assis. Il y a des remèdes de cheval qui sont capables de tuer le malade.
Aujourd’hui, les socialistes sont au pouvoir à tous les niveaux, et chacun sait qu’ils le resteront encore demain dans tous les cas de figure. Ce maintien dispose en ce moment d’un excellent alibi : la bataille de la sécu. Tant que celle-ci n’est pas gagnée, tant que son financement solidaire n’est pas consolidé, il serait irresponsable de déserter. Le même raisonnement peut être tenu pour le redressement de la Wallonie. Et, de fait, il est rare qu’un parti quitte le pouvoir s’il n’y est pas contraint par la sanction des urnes.
Est- il possible de dénouer la contradiction, c’est-à-dire d’approfondir la rénovation sans quitter forcément le pouvoir ? Suggérons une piste. Le PS d’Elio Di Rupo est peut-être le parti socialiste le plus à gauche d’Europe, il n’est sûrement pas le plus créatif. Le culte du chef qui prévaut désormais comme une marque quasi obligatoire de soutien à son entreprise a débouché sur la généralisation d’une nouvelle langue de bois qui n’est pas plus digeste que l’ancienne et dont les derniers promus ne sont pas les plus avares.
Le salut viendra de l’extérieur, c’est-à-dire de la société. Rénover un parti — et, au-delà de lui, la Région qu’il domine — implique de libérer l’imagination et de stimuler la critique et les forces de proposition. Il ne s’agit pas de repasser les plats de feu les Ateliers du progrès dans une optique de récupération instrumentale. Mais de créer un climat où des idées neuves pourront être mises en débat sans se demander si telle proposition un peu iconoclaste ne risque pas de déplaire à tel ou tel. Et, notamment, il serait bon que la nouvelle génération socialiste s’y engage sans avoir peur de son ombre. On peut penser tout le mal qu’on veut d’un Alain Destexhe et de ses manières de dynamiteur thatchérien, mais il était stupide de réagir à son dernier pamphlet 1 en se drapant dans une dignité outragée, surtout si c’était pour reprendre une partie de son inspiration dans un plan Marshall aux accents forts libéraux. Quand la pensée libre se stérilise à gauche, la voie est largement ouverte de l’autre côté. Comme en URSS ?
Henri Goldman
Achevé d’écrire le 10 octobre 2005.

25 février 2007

Amende record (pour le cartel des ascenseurs)

Amende record pour le cartel des ascenseurs

Neelie Kroes, commissaire européenne à la concurrence.
La Commission européenne a infligé une amende d'un milliard d'euros aux quatre premiers fabricants mondiaux d'ascenseurs • Ils s'étaient entendus pour se partager les marchés et faire monter les prix (en ascenseur) •


Avec une amende frisant le milliard d’euros, la Commission européenne a battu mercredi tous les records, en condamnant les quatre premiers fabricants mondiaux d’ascenseurs pour une entente illicite en Allemagne et au Bénélux ayant duré «au moins» entre 1995 et 2004.
L’allemand ThyssenKrupp s’est vu infliger la facture la plus lourde (480 millions d’euros), suivi de l’américain Otis (225 millions), du suisse Schindler (144 millions) et du finlandais Koné (142). Le japonais Mitsubishi, impliqué uniquement aux Pays-Bas, devra quant à lui payer 1,8 million d’euros.
Selon les pays, les périodes et les entreprises, ces sociétés ont truqué des appels d’offre, fixé les prix ou se sont partagé les marchés. La Commission leur reproche notamment d’avoir présenté des offres délibérément trop chères, afin de donner l’impression qu’une véritable concurrence s’exerçait et alors qu’ils avaient déjà décidé qui d’entre eux l’emporterait.
Selon la Commission, cette entente a permis «de maintenir des prix beaucoup plus élevés que si une véritable concurrence s’était exercée», et ce tant pour les escalators des gares et des centres commerciaux, que pour les ascenseurs installés dans les immeubles privés et les institutions. La Commission reconnaît avoir elle-même été flouée!
«Il est scandaleux que les coûts de construction et d’entretien de bâtiments, y compris d’hôpitaux, aient été artificiellement gonflés par ces ententes», s’est indignée la commissaire à la Concurrence, Neelie Kroes. «Le préjudice occasionné par cette entente durera de nombreuses années, car celle­ci a porté non seulement sur la fourniture initiale, mais également sur l’entretien ultérieur des ascenseurs et des escaliers mécaniques: il faudrait que, pour ces sociétés, le souvenir laissé par cette amende dure tout aussi longtemps», a-t-elle poursuivi.
Selon elle, ces contrats d’entretien font que cette entente pourrait produire des effets «pendant vingt à cinquante ans». Mais un expert du secteur a affirmé que cet argument ne tenait pas debout car les contrats de maintenance sont d’une durée moyenne de trois ans. Il est donc «impossible» que les effets se prolongent si longtemps.
Schindler s’est dit «très surpris» du montant de l’amende, la Commission n’ayant pas mis en évidence une «entente paneuropéenne», mais seulement dans quatre pays. Si le marché allemand, avec 500.000 ascenseurs, est l’un des premiers d’Europe, les trois autres pays (Belgique, Pays-Bas et Luxembourg) représentent en effet un marché réduit.
Ce coup de massue confirme la volonté sans cesse réaffirmée de Neelie Kroes d’éradiquer toute velléité de cartel en Europe. Depuis novembre, elle accumule les records, passant d’une amende de 519 millions pour une entente dans le caoutchouc synthétique à 750 millions fin janvier pour un cartel électrique.
L’amende des ascenseurs, déjà «hallucinante» pour plusieurs experts de la concurrence, pourrait pourtant être vite dépassée. En septembre, Neelie Kroes a en effet réformé sa méthode de calcul, prévoyant de pénaliser plus lourdement les cartels de longue durée et surtout les entreprises récidivistes. Mercredi, ThyssenKrupp a vu son amende relevée de 50% pour récidive. A l’avenir, la majoration pourrait être décuplée.
La facture pourrait être d’autant plus élevée que Neelie Kroes incite entreprises et particuliers lésés à réclamer au civil des dommages et intérêts, s’ils ne parviennent pas à renégocier leur contrat de maintenance. Otis a affirmé qu’il ferait appel devant la justice européenne. Schindler et ThyssenKrupp envisagent également de déposer un recours.

MAJ 21/02/07
Une députée demande le retrait de l'arrêté royal sur les ascenseurs

L'amende infligée par la Commission européenne aux quatre constructeurs d'ascenseurs doit être suivie du retrait, en Belgique, de l'arrêté royal qui impose la modernisation des anciens ascenseurs, a demandé mercredi la députée Annemie Turtelboom (Open VLD).Cet arrêté impose la modernisation de quelque 40.000 ascenseurs et pose parfois de gros problèmes, en particulier dans les vieux immeubles. Seul un petit nombre d'entreprises peuvent réaliser les contrôles et les travaux nécessaires dont les montants varient de 5.000 à parfois 100.000 euros et qui concernent quelque 2 millions de propriétaires ou copropriétaires. Il y a deux ans, le délai imposé pour la réalisation des travaux a été allongé et porté à 2013. Au vu de la sanction, la députée libérale flamande estime qu'il faut aller plus loin. L'arrêté royal exécute une recommandation européenne élaborée pendant la période au cours de laquelle les constructeurs condamnés ont conclu leur entente, c'est-à-dire entre 1998 et 2004. Mme Turtelboom présume donc qu'un travail de lobby intense a eu lieu pendant ce temps. Les travaux imposés devraient en effet rapporter à ces entreprises beaucoup d'argent. Qui plus est, la députée se dit sceptique sur l'utilité de cette opération et s'étonne de l'absence de chiffres sur les accidents survenus dans les ascenseurs dans lesquels des personnes sont impliquées. Elle rappelle aussi que les vieux ascenseurs font l'objet de contrôles réguliers. "La recommandation européenne et l'arrêté ne sont basés sur rien", a-t-elle conclu.



24 fév 2007
Microsoft condamné aux USA

Un tribunal de San Diego en Californie a condamné Microsoft a une amende de plus d'un milliard d'euros. Le leader mondial du logiciel a violé les brevets appartenant à Lucent….

Microsoft est un habitué des amendes. C'est vrai en Europe et cela pourrait le rester avec le nouveau système d'exploitation Vista. Mais c'est vrai également aux Etats-Unis. Selon les juges californiens, Microsoft a violé plusieurs brevets appartenant à Lucent.

L'affaire remonte à 2003, bien avant le mariage de Lucent avec Alcatel. A côté de partenaires allemands et français, Lucent a développé la technologie de compression audio MP3. Microsoft a utilisé abusivement cette technologie notamment en l'intégrant dans son logiciel Windows Media Player. Sûrs de leurs arguments, les dirigeants de Microsoft souhaitent obtenir l'annulation du jugement et s'ils n'y parviennent pas, ils iront en appel.

Le dossier, qui est loin d'être clos sur le plan judiciaire, pourrait faire jurisprudence. De nombreuses sociétés informatiques ont profité depuis lors du MP3 sans rendre à Lucent ce qui lui appartenait. Voilà enfin une bonne nouvelle pour Alcatel-Lucent qui tente bien que mal de faire passer son plan de restructuration. Le gouvernement français, déjà confronté au délicat dossier Airbus, fait tout pour freiner ce plan qui devrait coûter quelque 1.500 emplois à l'hexagone.

Amende record pour une chaîne de TV
samedi 24.02.2007
Univision, un réseau de télévision en espagnol aux Etats-Unis, va recevoir une amende record pour avoir présenté des feuilletons (telenovelas) comme des programmes éducatifs. La Commission fédérale des communications américaine devrait punir le réseau d'une amende de 24 millions de dollars, la plus forte jamais infligée à une société. Une telle décision est de nature à envoyer un message fort aux chaînes de télévision pour qu'elles respectent leurs quotas de diffusion de programmes éducatifs, après plusieurs années de surveillance relâchée dans ce domaine.

La Confédération Construction présente son Mémorandum

La Confédération Construction a présenté mercredi son Mémorandum, qu'elle va soumettre aux représentants des différents partis politiques à l'approche des élections législatives. Pour la Confédération, les deux thèmes majeurs pour la politique sectorielle sont la croissance des investissements et la sauvegarde de la compétitivité.Ce Mémorandum a pour objectif d'améliorer la compréhension par le monde politique des problèmes rencontrés au quotidien par les entreprises de construction. Il comprend sept volets qui reprennent les attentes du secteur et des propositions d'actions et de mesures.InvestirLa Confédération met ainsi en avant les besoins en matière d'investissements publics, la Belgique, en la matière, continuant "d'accuser un sérieux retard sur la moyenne européenne".
La Confédération plaide dès lors pour l'adoption d'une politique axée sur une coordination des programmes d'investissements, le développement des infrastructures de transport, l'augmentation des investissements publics et le développement de formules de partenariats publics privés, notamment via la création d'un Centre belge des partenariats.EnvironnementElle souhaite également, à l'heure de Kyoto, que soit adoptée une politique en matière de construction durable, avec notamment une complémentarité des avantages en matière d'économie d'énergie octroyés par les différents niveaux de pouvoir, la création d'un institut d'information et de communication et la mise en place d'un système de tiers payant, qui permettrait au maître d'ouvrage de s'acquitter du montant des travaux sous déduction des primes et avantages, qui seraient facturés directement par l'entreprise aux pouvoirs publics.

Fiscalité
La Confédération demande aussi une politique fiscale de soutien des investissements avec l'octroi d'avantages fiscaux. Cela passerait par une consolidation du taux réduit de TVA pour les travaux de rénovation après 2010, un régime de déduction fiscal pour les investissements immobiliers des ménages plus avantageux que le régime actuel (ce qui permettrait également de réduire le travail au noir selon la Confédération) et un élargissement du champ d'application des mesures de déductions fiscales actuelles pour les travaux destinés à économiser de l'énergie.EmploisDes mesures doivent également être prises en matière d'emploi. Le secteur est confronté à d'importantes difficultés pour trouver du personnel et demande dès lors au gouvernement de moderniser le marché du travail en travaillant, notamment, à l'insertion des jeunes. La Confédération se dit d'ailleurs favorable à ce que les jeunes puissent suivre à temps plein une formation professionnelle dès seize ans.La Confédération souligne enfin l'importance d'adopter un cadre adapté à la lutte contre la concurrence déloyale, afin de renforcer la compétitivité des entreprises belges, en renforçant les contrôles et réduisant le coût social et les charges administratives des entreprises. Le secteur propose par exemple d'instaurer un système de forfaitisation pour le calcul des cotisations sociales. Ce Mémorandum sera au centre des débats du Forum de la construction qui se tient le jeudi 22 février, en marge de l'ouverture officielle du salon Batibouw, à Bruxelles.

La Belgique, havre fiscal

La Belgique, havre fiscal pour riches entrepreneurs français

La Belgique, dont Johnny Hallyday demande la nationalité, attire chaque année de nombreux et prospères chefs d'entreprise qui y élisent domicile pour bénéficier d'un régime fiscal bien plus avantageux qu'en France, expliquent des professionnels qui organisent leur délocalisation. "Il y a 20 ans, il fallait aller en Suisse, mais depuis que la Belgique a supprimé l'impôt sur les plus-values en 1991, le phénomène existe et s'est amplifié", constate Michel Vercruysse, directeur à Lille du département transfrontalier au cabinet d'audit et de conseil KPMG.

Chaque année, il organise entre 50 et 80 départs en Belgique et confie avoir ressenti une recrudescence en 2006, "comme toujours à l'approche d'échéances électorales". "Quand vous avez quelqu'un qui doit payer 27 pc sur sa plus-value en France et qui ne paie rien en Belgique, il est clair qu'il est prêt à certains sacrifices", relève Me Marin Van Beirs, avocat fiscaliste au barreau de Bruxelles, dont le cabinet organise une dizaine de délocalisations par an. Mais une fois installé, le Français doit rompre ses attaches avec la France en se séparant de ses résidences et éviter les allers-retours incessants entre les deux pays pour ne pas se voir reprocher un "faux départ" par les services fiscaux. Le problème des droits de succession constitue une motivation supplémentaire au départ. La législation belge n'est pas plus avantageuse que la française, mais "il existe une législation très intéressante pour les donations de bien mobiliers du vivant de la personne", explique Me Van Beirs. (belga)

19 février 2007

Coupure générale pour soulager la Terre

La Belgique aurait la capacité de fermer ses réacteurs nucléaires

La Belgique dispose d'une capacité de remplacement suffisante pour fermer les plus anciens de ses réacteurs nucléaires, a affirmé ce lundi l'association Greenpeace, qui a dressé un inventaire des projets liés à la production d'électricité. Selon Greenpeace, 156 projets ont été lancés entre 2003 et 2006, pour une production totale de 10.387 GWh d'électricité par an."A titre de comparaison, les trois plus anciens réacteurs de Belgique contribuent à la production annuelle d'environ 14.000 GWh", note Wendel Trio de Greenpeace. En outre, le lancement de 96 projets est prévu dans les quatre prochaines années, pour une production annuelle estimée à 26.602 GWh. "Malgré les incertitudes, la capacité de remplacement est disponible. Si la loi sur la sortie du nucléaire est confirmée, la Belgique pourra bel et bien fermer ses trois plus anciens réacteurs et se débarrasser des plus polluantes de ses centrales au charbon et ce, avant 2015 au plus tard", insiste l'organisation de défense de l'environnement. (belga)


Ce soir, entre 19h55 et 20 heures, éteignez tout. C'est pour faire souffler la planète et sen-si-bi-li-ser.
Utiliser des ampoules à basse consommation, mettre un couvercle sur sa casserole, éteindre les lumières lorsque l'on sort d'une pièce, ne pas laisser les appareils en veilleuse... Voilà quelques gestes simples pour économiser de l'énergie. Simples et courants.

Il est vous est demandé un geste tout aussi simple, mais exceptionnel : éteindre toutes les lumières et tous les appareils électriques entre 19 h 55 et 20 heures. Soit cinq minutes, au cours desquelles une bonne partie de la Belgique se retrouverait dans le noir. L'événement, baptisé « Cinq minutes de répit pour la planète », est coordonné en Belgique par Inter-Environnement Wallonie (IEW), fédération d'associations de protection de l'environnement.

Selon Pierre Titeux, son attaché de presse, ces 300 secondes « symbolisent un geste simple pour remédier au réchauffement climatique. » L'appel, citoyen, est parti de France et en particulier de l'Association des Amis de la Terre. Chez nous, « on a assisté à une véritable web-mobilisation. L'IEW ne fait qu'encadrer cette démarche », insiste Pierre Titeux.
La date du 1 er février n'a pas été choisie au hasard : c'est en pleine Semaine européenne de l'énergie durable, et c'est pile le jour où le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) doit rendre, à Paris, son rapport sur le réchauffement climatique.

« Les Belges ne sont pas assez sensibilisés aux questions d'économie d'énergie.
Il y a de plus en plus de campagnes de sensibilisation, mais ce n'est pas assez, ajoute le représentant de l'IEW. Le but de ces cinq minutes est de prendre le public à bras-le-corps : cinq minutes, ce n'est qu'un geste parmi tant d'autres. Les politiques doivent faire preuve de courage face à un problème qui concerne le long terme. Cinq minutes de répit pour la planète est un appel de phares lancé vers les hommes politiques », sourit-il. Certains politiques se sont d'ailleurs déjà engagés à soutenir l'opération, comme Benoît Lutgen, ministre wallon de l'Environnement, tout comme Evelyne Huytebroeck, son alter ego en Région bruxelloise (lire dessous). « Les villes de Namur et d'Anvers invitent également leurs habitants à éteindre leurs lumières pendant cinq minutes jeudi soir », assure IEW.
La fédération s'annonce prête à soutenir d'éventuels nouveaux mouvements de lutte contre le gaspillage d'énergies. Objectif : « Faire de ces questions un véritable enjeu des élections fédérales de juin prochain », un peu sur le modèle de l'impact que pourra avoir le « pacte écologique » de Nicolas Hulot sur les présidentielles françaises.
Un sommet de l'ONU ?
Le directeur du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), Achim Steiner, a demandé hier au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, de réunir en urgence (cette année) un sommet mondial sur le changement climatique. Le patron de l'ONU s'y serait montré favorable, selon des sources diplomatiques. (ap)

Le parking Flagey est à l'eau

Que d'eau, que d'eau, en mer du Nord

Comment permettre des inondations maîtrisées dans des zones contrôlables ?Démonstrations belges, néerlandaises et britanniques dans le cadre de "Frame".
L'élévation du niveau des mers devient de plus en plus problématique pour les activités humaines. Les digues dont on s'était jusqu'ici contenté pourraient bien ne plus suffire à repousser l'eau. Des solutions alternatives ont été mises en place à travers un projet international mené de concert par la Belgique, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.
Cinq expérimentations de ces différentes techniques y ont été menées à bien. Leur point commun ? Permettre des inondations maîtrisées dans des zones contrôlables. Ce projet, qui porte le nom de "Frame" (Flood Risk Management in Estuaries), est soutenu par l'Europe et par les pouvoirs publics des Etats concernés. Le but est non seulement de se protéger des effets dévastateurs des inondations, mais également de permettre à la faune et à la flore de survivre à de pareilles catastrophes naturelles.


1A Zuiderklip, dans la province de Noord-Brabant aux Pays-Bas, les digues qui protégeaient la région ont été ouvertes, afin de transformer d'anciens polders agraires en un bassin de collecte des eaux. Celui-ci, d'une surface de 400 hectares, est devenu une nouvelle zone naturelle de marées, destinée à accueillir un éventuel trop-plein d'eau. Des activités récréatives ont également été mises en place pour faire découvrir la région.


2Dans le Noordrand Goeree-Overflakkee (Pays-Bas), les écluses de Haringvliet (Noordrand) ont été ouvertes. Pourquoi ? Car depuis qu'elles ont été construites, la vase et le sable amenés par les cours d'eau se sont déposés sur le fond, ne pouvant atteindre la mer. Résultat : il y a moins de place pour l'eau, donc davantage de risques d'inondation.
A Goeree-Overflakkee, une nouvelle station d'épuration a vu le jour. Elle est reliée à des pompes qui se trouvent dans le sol. La station sera ainsi capable de pomper l'eau des inondations. De plus, elle fournira davantage d'eau douce pour les fermes avoisinantes.


3 Dans la zone belge de Kruibeke-Bazel-Rupelmonde, c'est une zone de 600 hectares qui a été réservée pour les inondations. Le problème est qu'à cet endroit situé à l'embouchure de l'Escaut, les marées se font fortement ressentir. Et lorsque cela se combine avec de fortes pluies en amont, l'embouchure n'est plus capable d'assumer le volume d'eau qu'elle reçoit.
Pour résoudre le problème, cette surface de 600 hectares a donc été entourée d'une digue peu élevée. Ainsi, si l'eau monte trop, elle franchit cette digue et se déverse dans la zone. Zone qui est elle-même entourée d'une digue beaucoup plus haute afin d'éviter les débordements en direction des zones habitées. Lorsque l'inondation cesse, des pompes vident la zone et refoulent l'eau à l'extérieur.


4 A l'embouchure de l'Yser, à cheval entre les frontières française et belge, les bords de l'estuaire dont composés de plages de sable et de polders. Mais la construction de plusieurs ports de plaisance dans la zone a détruit les plantes qui soutenaient les dunes, ce qui a affaibli ces dernières, et fragilisé cette barrière naturelle.
Une infrastructure permettant à l'homme de visiter la région sans détruire les plantes a été mise sur pied. Avec l'espoir que les plantes reviennent sur les dunes...


5A Alkborough Flats (Royaume-Uni), la rivière Humber, bordée de terres agricoles, est souvent en passe de déborder. Pour résoudre ce problème, le Royaume-Uni a ouvert une digue construite dans les années 50. Objectifs : d'une part, une influence des marées par le fleuve; d'autre part, laisser l'eau se répandre dans un bassin de 440 hectares afin de constituer une zone de "secours" en cas d'inondation.


Un investissement urgent
Le projet Frame, qui s'étendait sur quatre ans (de 2003 à fin 2006), a été financé pour moitié par l'Union Européenne, et pour une autre moitié par les pouvoirs publics britannique, néerlandais, et flamand. Le montant total des opérations réalisées s'élève à 9,8 millions d'euros.
Un montant bien faible comparé aux coûts exorbitants en vies perdues et en dégâts matériels générés par les inondations. Et c'est urgent : l'eau des mers monte de 6 millimètres par an. Soit 6 mètres d'ici la fin du siècle.
Assez pour inonder une grande partie de la Flandre....


Ixelles Noyade assurée sous la place si on n'utilise pas les étangs

Le rapport d'Hydroscan est formel : à partir de 23 mm de pluie à la demi-heure, le bassin d'orage est insuffisant.

L e parking de 186 places projeté sous la place Flagey verra-t-il jamais le jour ? Il est permis d'en douter à la lecture du rapport rédigé par le bureau d'études Hydroscan, daté du 19 juin 2006 et transmis à la Région, commanditaire des travaux du bassin d'orage. Nous nous sommes procuré ce document que le bourgmestre d'Ixelles Willy Decourty (PS) dit réclamer en vain depuis des mois auprès de la ministre Evelyne Huytebroeck (Ecolo), en charge de la Politique de l'eau. Il interpelle à plus d'un titre.
D'abord sur l'absence de transparence dans le lourd dossier Flagey, volontiers présenté comme exemplaire en terme de concertation et de participation citoyenne : pourquoi cette étude, menée aux frais du contribuable, n'a-t-elle pas été rendue publique ? Pourquoi s'escrime-t-on à minimiser le risque d'inondation du parking en évoquant les seules pluies exceptionnelles, comme celles survenues le 10 septembre 2005 ? Le rapport d'Hydroscan est beaucoup moins optimiste...



Le 10 septembre 2005, il est tombé jusqu'à 41 mm d'eau en 30 minutes. Un phénomène exceptionnel, qui risque de se répéter en raison du réchauffement climatique. Dans ce cas de figure, il n'existe aucune solution technique pour préserver le parking de la montée des eaux, d'autant que des clapets de trop-plein lui assignent de facto un rôle de réservoir d'appoint aux 33.200 m 3 du bassin d'orage.
Il n'en faudra pas tant pour que les voitures soient dans l'eau. Les conclusions du rapport d'Hydroscan sont formelles : « Pour la pluie de 23 mm en une demi-heure, le débit maximal de 7 m 3 /s ne peut plus être assuré sans problèmes pour le vide technique : il est nécessaire d'ouvrir complètement les vannes. »
Le rapport balise les mesures techniques envisageables, mais il souligne en gras que « pour protéger le vide technique contre une pluie de 29 mm en une demi-heure, les interventions hydrauliques locales à la place Flagey ne suffisent plus. Une solution consiste à utiliser le volume disponible dans les étangs », qui est de 53.000 m 3 .
On pourrait y drainer les eaux de ruissellement en passant par les avenues des Eperons d'or et/ou du Général de Gaulle. La Région n'envisage pas ce scénario. Et la commune aura bien du mal à trouver un assureur pour son parking.

Les fonctionnaires du fisc échouent aux examens

La moitié des contrôleurs du fisc chargés du contrôle des grandes entreprises n'ont pas réussi l'examen qu'ils ont passé après avoir suivi un recyclage. De nombreux fonctionnaires du fisc ont répondu l'année dernière à l'appel les invitant à suivre des formations. A l'issue de celles-ci, ils ont suivi un test. Celui qui réussissait avait droit à une prime qui pouvait s'élever à 2.500 euros. Dans certains départements, cela a été le bain de sang.

Parmi les fonctionnaires de centres spécialisés dans le contrôle des grandes entreprises, 52% des flamands ont réussi pour 49% de francophones. Dans le service de recouvrement de la TVA, les taux de réussite étaient de 46% et 44%. "Cela signifie que, selon l'administration, la moitié des fonctionnaires qui s'occupent de l'impôt des sociétés ne connaissent pas leur travail", fulmine Marc Nijs (CSC). (belga)

Révolte contre l'inscription régulée

Inscriptions : les directeurs se rebiffent

Les directeurs de l'enseignement secondaire libre écrivent aux parlementaires francophones. Objectif : amender le décret "Inscriptions" ou postposer le vote en séance plénière. Pour mieux aider les élèves en difficulté dans le 1er degré.


Le contrat pour l'école peut-il s'encombrer de contradictions ? Pour les directeurs de l'enseignement secondaire catholique, la réponse tombe sous le sens, raison pour laquelle ils ne baissent pas les bras et poursuivent leur combat contre le décret "Inscriptions" voté la semaine dernière en commission de l'Education du Parlement de la Communauté française.
"Faiblesse de l'encadrement"
Alors que le texte doit passer le cap de la séance plénière à la fin du mois, l'Association des directeurs de l'enseignement secondaire libre de Bruxelles et du Brabant wallon (Adibra) a pris sa plus belle plume pour écrire une lettre ouverte adressée ce jeudi 15 février à l'ensemble des parlementaires amenés à se prononcer sur le texte, probablement le 27 février prochain.
"La Libre" a reçu copie de la missive, qui bénéficie du soutien des autres régionales de directeurs.
"Le futur dispositif de différenciation des parcours possibles au premier degré du secondaire (qui en est au stade d'avant-projet, "La Libre" des 3 et 4 février) veut promouvoir des plans individuels d'apprentissage et des parcours différenciés adaptés au besoin des élèves, entame Thierry Antoine, président de l'Adibra, par ailleurs directeur du collège technique Saint-Jean à Wavre.
Or, dans le même temps, on débat au Parlement de l'interdiction du changement d'école au cours de ce même degré. Ces deux mesures se télescopent, car il est impensable, au vu de la faiblesse de l'encadrement octroyé aux écoles, que chacune d'elles, et à elle seule, puisse proposer des menus de cours variés aux élèves qui en ont besoin."

"Mobilité = efficacité"
La chose est par contre possible si l'on considère les établissements d'une même zone : "On peut présenter un tel panel de parcours différents au sein d'une même région par un ensemble d'écoles qui s'y trouvent. Permettre cette mobilité des élèves contribuerait donc plutôt à l'efficacité du dispositif de différenciation. Mais le gouvernement, au contraire, imposera demain à chaque élève de rester pendant toute la durée de son premier degré dans le même établissement, sauf dérogation."
Et les chefs d'établissement de demander aux élus "dès lors de ne pas inclure le premier degré du secondaire dans l'interdiction de changer d'école, pour les mêmes raisons qui font que le reste du secondaire ne s'y trouve pas : la mobilité est nécessaire pour assurer à chaque élève de trouver le parcours qui lui convient le mieux."
André Cobbaert, président de la Fédération des associations des directeurs de l'enseignement catholique (Feadi), abonde dans le sens de ses collègues brabançons et bruxellois : "Le décret ne résout pas le problème essentiel, qui est l'aide aux élèves en difficulté. Demain, celui qui n'obtiendra pas son certificat d'études de base (CEB) au terme des primaires ira dans l'enseignement différencié. Mais celui qui l'aura obtenu avec difficultés ne pourra plus y aller (NdlR : il sera d'office versé en première année commune). Quels seront les moyens d'aider cet élève ?"
"Saucissonnage"
Si la Feadi approuve les objectifs d'efficacité et d'équité poursuivis par la ministre Arena (PS), elle déplore le saucissonnage des mesures. "On a plein de décrets (standardisation du CEB, réforme du 1er degré, inscriptions), avec des dates d'entrée en vigueur différentes. Où est la cohérence ?"
La solution, alors ? "Postposer le vote du projet de décret sur les inscriptions afin de voir comment va évoluer l'avant-projet de décret sur le 1er degré différencié."
Pour une meilleure harmonie entre ces deux mesures intimement liées.
© La Libre Belgique 2007

Ecole A la rentrée 2008, les listes d'inscription clandestines seront interdites

Message intéressant sur un débat de la libre :
"
Nouveau réglement d'inscription dans les écoles: une mauvaise bonne idée ?
Un projet de décret sur les inscriptions dans les écoles a été voté cette nuit. Il soulève une broncha dans les rangs de l'opposition. Marie Arena ne comprend pas cette levée de boucliers. Le projet, outre la prise en compte (pour l'encadrement et la dotation) des élèves exclus d'une école, dans l'établissement qui les accueille, repose essentiellement sur deux mesures. 1. L'inscription dans l'ordre des demandes. A partir d'une certaine date, les parents pourront inscrire leurs enfants dans l'école secondaire de leur choix, pour le 1er degré. Lorsque l'école atteint sa capacité d'accueil maximale, elle place les "retardataires" sur une liste d'attente, dans laquelle on viendra puiser en cas de désistement parmi les inscrits. Le fait d'avoir un frère ou une soeur dans la même école permet néanmoins de passer outre ce règlement. 2. L'interdiction, pour un élève, de changer d'école en cours de cycle, durant les maternelles, les primaires, et le premier cycle du secondaire. Quand on est dans une école, on doit donc y rester au moins deux ans. "

d’un certain alain.deplaen@scarlet.be, que je ne connais pas.

Un but louable, un resultat

La qualité de l'enseignement en Belgique francophone est depuis plusieurs années en dessous de ce que les moyens accordés devraient permettre. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est une récente étude européenne. En même temps, les résultats de l'enseignement néerlandophone sont très bons.

En quoi ce décret va-t-il changer les choses ?

1/ Les inscriptions selon la règle de "premier arrivé premier servi" ? Cette règle est déjà d'application en Flandre (le GOK decreet). Et n'a pas modifié l'équilibre sociologique des écoles. Par contre, il y a effectivement de longues files la nuit (si pas les jours !) qui précède la date critique (le 1er février).
On ne sélectionne plus les élèves selon un entretien, mais selon la motivation des parents.
Le résultat est le même : les parents les plus motivés sont majoritairement ceux qui attribuent la plus haute valeur à l'enseignement, parce qu'ils ont eu un enseignement de qualité eux-mêmes.
Résultat : idem qu'aujourd'hui, mais beaucoup de nuits de sommeil en moins.

2/ L'interdiction de changer en cours de cycle ? Ca part d'une bonne intention : assurer une continuité dans l'enseignement. Mais tous les parents savent que changer d'école n'est pas une décision légère : si changement il y a, c'est qu'il y a de bonnes raisons. Ces raisons existeront toujours après le décret, les exceptions seront légion ! Résultat : même chose qu'aujourd'hui, paperasserie en plus.

En bref, c'est un décret typiquement socialiste : un but louable (supprimer les écoles ghettos), de la paperasserie et des règles en plus, mais aucune amélioration sur le terrain, au contraire.
Et un bonus : limiter la liberté de l'enseignement libre, qui mérite de moins en moins cette appellation.
Un détail : sauf changement du passé, le MR était majoritaire avec le PS pour l'enseignement francophone avant cette législature. Et l'esprit était le même.

A-t-on oublié l'"école de la réussite" ?

Si on commençait, comme en Flandre, par supprimer le rénové pour ne plus éparpiller les moyens ? Et qu'on continuait en instaurant un "bac" extérieur, permettant une évaluation externe des élèves (le professeur est alors valorisé par la réussite de ses élèves, pas par les échecs) - et des écoles, entraînant une saine émulation de celles-ci, ainsi qu'une radiographie de celles qui ont besoin de plus de soutien, voire de dirigisme.

La ministre Arena veut lutter contre les ghettos en mélangeant les élèves. Des parents refusent que l'on écorne la liberté de choix.

Est-ce une vague de parents attachés aux libertés qui se lève ou les soubresauts protectionnistes de partisans des « écoles-sanctuaires » ? Depuis quelques jours, les pétitions se multiplient contre le texte soumis au vote ce mercredi en commission de l'Education de la Communauté française. Ce texte ne fait pourtant qu'appliquer, avec deux ans de retard, la neuvième priorité du Contrat pour l'école, lancé par la ministre de l'enseignement obligatoire début 2005.
De quoi s'agit-il ? D'instaurer une procédure stricte d'inscription, style guichet boucherie du supermarché : premier inscrit, premier servi. Terminée, la passerelle royale entre école primaire et secondaire du même pouvoir organisateur. Terminées, les listes d'inscriptions clôturées deux ans à l'avance afin de se retrouver « entre soi ». Terminées surtout les mesures dilatoires pour une direction face à un dossier d'élève « qui ne convient pas », en vue de décourager les parents d'inscrire. La ministre Arena y ajoute une disposition qui limite le « shopping scolaire » entre écoles et qui empêche, sauf motif légitime (lire ci-contre), de zapper d'une école à l'autre à l'intérieur d'un cycle.

Pour briser les ghettos
Pourquoi procéder ainsi ? Pour le gouvernement, il s'agit de lutter contre les écoles ghettos. Ghetto doré pour élèves nés coiffés ou ghetto pourri pour élèves en marge sociale ou culturelle. « Limiter le rôle de l'école à une vie en communauté où des semblables se retrouvent entre eux appauvrit le rôle de l'école dans le renforcement de la cohésion sociale », argumente la ministre. Qui, via les mécanismes de discrimination positive, dope déjà les écoles en quartiers difficiles de moyens supplémentaires. Et fait réaliser une étude universitaire qui pourrait lier strictement l'encadrement des classes et l'origine socio-économique des élèves. Les deux mesures qui sont examinées aujourd'hui font partie de ce dispositif global.
Mais, quoique annoncées dans leur principe depuis belle lurette, elles sont aujourd'hui l'objet d'attaques en règles de plusieurs pétitions et de l'opposition MR. Pourquoi ? Certains parents estiment en effet que cette disposition entrave le libre choix des parents en matière d'enseignement, garanti par la Constitution. Ils estiment aussi que briser le lien entre école primaire et secondaire décourage les parents de s'intégrer dans le Conseil de participation de l'école. « Nous préconisons une approche personnalisée des familles et des candidats élèves pour améliorer la relation entre école et parents. Avec ce texte, les directions ne pourront plus rencontrer personnellement les futurs élèves et leurs familles pour mieux les sensibiliser aux enjeux de la scolarité ». L'imprécision laissée dans le texte actuel par rapport à la procédure qui sera appliquée (les parents camperont-ils devant l'école, devront-ils se soumettre à un tirage au sort, quelle date sera choisie) laisse évidemment un boulevard aux phantasmes et à la suspicion. Et alimente la colère de Françoise Bertieaux, chef de groupe MR : « Ce n'est pas en niant la liberté des parents que l'on va lutter contre les ghettos scolaires, mais plutôt en menant une politique positive qui rénove les bâtiments, assure la sécurité dans les locaux, encourage et défend les équipes
pédagogiques. Or, que voyons-nous ? Aucune mesure claire n'est prise contre la violence, les partenariats privé-public sur la rénovation des locaux n'en sont nulle part. La ministre Arena démontre qu'elle ne connaît pas l'école. Si des parents veulent changer leur enfant d'école, ce peut être pour une bonne raison. Que l'on permette une consultation PMS, tout en laissant aux parents la décision finale, mais que l'on n'impose pas la mixité sociale par un décret dirigiste. »

Le choix de l'école en question

C'est ce mercredi que la commission de l'Education de la Communauté française se penche sur un avant-projet de décret de Marie Arena sur l'inscription des élèves dans les écoles. Des associations de parents s'inquiètent.
Si l'Union Francophone des Associations de Parents de l'Enseignement Catholique (UFAPEC) se réjouit de la clarification apportée au texte quant à la priorité à accorder à l'inscription des élèves qui ont déjà un frère ou une soeur dans l'école, elle estime que la disposition concernant le changement d'école doit être modifiée.
Elle interdit aux élèves de primaire de changer d'école en cours de cycle et au cours du premier degré du secondaire, regrette l'Union, estimant qu'il faut laisser la liberté aux parents de décider d'un éventuel changement. Malgré les nombreuses dérogations possibles, la procédure qui concerne l'élève en situation de danger psychologique ou pédagogique doit être assouplie, indique l'UFAPEC dans un communiqué.


Par ailleurs, une "Association de parents luttant contre l'échec scolaire et l'abandon scolaire" a fait parvenir au parlement de la Communauté une pétition demandant aux députés de ne pas voter cet article ayant trait au changement d'école.
Maria Arena étonnée
Pour sa part, la ministre de l'Enseignement obligatoire Marie Arena se dit étonnée de ces réactions, soulignant que son décret donne des droits supplémentaires aux parents, plutôt qu'il n'en retire.
Ainsi, l'interdiction de changer d'école, qui vise surtout le 1er degré du secondaire, vise notamment à obliger les établissements concernés à organiser dans leurs murs des classes d'enseignement complémentaire, afin que les élèves en difficultés ne doivent pas changer d'établissement, a souligné mardi Mme Arena en marge des débats du parlement.
En outre, la possibilité de changer d'école après concertation avec la direction et dans l'intérêt de l'enfant est maintenue, a-t- elle souligné. Le texte de l'avant-projet, inspiré de la priorité 9 du Contrat pour l'école "non au ghetto", prévoit aussi de lutter contre les listes d'attente pour l'inscription dans le secondaire. Les établissements ne pourront plus réserver des places pour les élèves issus de leur section primaire: ils devront inscrire dans un registre la date de chaque demande d'inscription et le motif éventuel du refus.
Cette mesure aussi élargit le droit des parents puisqu'il permet à ceux dont les enfants fréquentent une école communale sans section secondaire de ne pas être confrontés à un refus dans une école secondaire qui réserve l'accès aux élèves de sa propre section primaire, a encore fait remarquer Marie Arena. Le seul motif de refus acceptable est celui du manque de place, a ajouté la ministre de l'Enseignement obligatoire.
(D'après Belga)

Réguler les inscriptions scolaires pour réduire les ségrégations : oui, mais comment ?

mercredi 07 février 2007
La ministre-présidente de la Communauté française présente aujourd'hui à la commission éducation du Parlement un projet de décret sur les inscriptions. Son objectif : accroître la mixité sociale au sein des écoles, notamment par un meilleur contrôle du respect de la date d'inscription. Ce faisant, elle fait le choix d'une des trois options analysées dans le rapport interuniversitaire sur les bassins scolaires.
La première, qualifiée d'affectation contrainte (un système du type « carte scolaire » à la française), a été écartée car elle ne respecte pas le libre choix et présente de nombreux autres inconvénients. Entre les deux autres options, la Ministre a opté pour un « cadrage » de la liberté de choix, alors que nous avions préconisé un traitement collectif des préférences. L'objet de cette carte blanche est de repositionner ces deux options, dans l'espoir d'alimenter le débat.


Dans le système de traitement collectif des préférences, appliqué notamment en Angleterre et en Espagne, la première étape consiste à déterminer le nombre de places disponibles dans chaque école et aussi les critères destinés à départager les demandes quand celles-ci sont supérieures au nombre de places disponibles. Dans un second temps, les familles envoient à une instance régionale la liste des établissements qui ont leur préférence.
Ensuite, les critères de priorité sont appliqués dans chaque école où le nombre de demandes excède le nombre de places. Il existe de nombreuses variantes de cette option, qui, nous le soulignons, n'enfreint nullement la liberté de choix. En effet, rien n'empêche une famille de choisir une école en dehors de son bassin de résidence ; de même, aucune famille ne peut se voir imposer une école non choisie par elle.
La Ministre, quant à elle, se propose d'agir par le biais de règles et de contrôles. Elle envisage aussi de faire varier davantage qu'aujourd'hui les subventions en fonction de l'origine sociale des élèves, dans le but d'inciter les écoles aujourd'hui sélectives à ouvrir leurs portes. Cette technique ne pourrait sans doute avoir d'impact réel que si le différentiel de subvention était fort. Or, le risque est grand de ne pouvoir mettre en oeuvre qu'un différentiel de faible ampleur, insuffisant pour convaincre les opposants à une école plus égalitaire de favoriser l'hétérogénéité.
À nos yeux, un système de traitement collectif des préférences est susceptible d'augmenter davantage les chances qu'ont les familles et les élèves aujourd'hui illégalement « filtrés » d'accéder à l'école de leur choix.
Deux raisons principales à cela. D'abord, le lieu d'inscription n'est plus l'école mais un lieu neutre. Outre le moindre risque de contournement des règles, un tel système a l'avantage de mieux protéger les familles défavorisées des pressions dissuasives qu'exercent nombre d'écoles, sous couvert de bons conseils.
La seconde raison a trait aux critères de priorité. Dans l'option de la Ministre, le seul critère pris en considération, en dehors de la présence de frères et soeurs dans l'école, est la date d'inscription. Ce critère avantage les familles les plus favorisées et les mieux informées, même si on recule la date à partir de laquelle les inscriptions peuvent être enregistrées. Le risque est grand de voir des parents camper littéralement devant les portes des écoles les plus sélectives.
Au contraire, dans l'option que nous privilégions, il est possible d'insérer certains critères égalisant les chances qu'ont les familles de concrétiser leurs préférences, c'est-à-dire d'exercer réellement leur liberté de choix. L'un de ces critères consiste à répartir les élèves ayant demandé l'inscription en trois ou quatre groupes en fonction d'une évaluation de leurs acquis ou du diplôme des parents. Pour refléter l'hétérogénéité des demandes, on inscrit ensuite une même proportion d'élèves de chacun de ces groupes. Des recherches anglaises montrent qu'un tel dispositif favorise une plus grande mixité sociale.
Un tel système ne révolutionnerait pas du jour au lendemain la distribution des élèves entre les écoles car nombre de familles continueraient à craindre d'aller frapper à la porte d'écoles élitistes, et celles-ci garderaient le pouvoir de les décourager lors de contacts informatifs. Mais l'effet pourrait être non négligeable dans les régions où de nombreuses écoles fort demandées sont actuellement en mesure d'effectuer un tri.
Un tel système introduirait une dynamique de changement progressif. Ce changement devrait être piloté, car certaines familles favorisées, rétives à une plus grande mixité de leur école, feraient entendre leur voix, au contraire des familles aujourd'hui rejetées, qui restent silencieuses car plus dépourvues. Les acteurs éducatifs devraient donc entrer dans une dynamique de responsabilité collective à l'égard des élèves les plus fragiles et des écoles en difficulté.
La publication simultanée du projet de décret sur les inscriptions et du rapport sur les bassins scolaires permet d'ouvrir un débat sur la question délicate de la régulation des inscriptions.
Vu la complexité de la question traitée et son caractère éminemment politique, nous ne pouvons prétendre à un argument d'autorité scientifique, mais nous insistons pour que soit ouvert un débat approfondi sur les alternatives proposées.
Bernard Delvaux (UCL), Marc Demeuse (UMH), Vincent Dupriez (UCL), Annick Fagnant (ULg), Christophe Guisset (ULB), Dominique Lafontaine (ULg), Pierre Marissal (ULB) et Christian Maroy (UCL) , Auteurs du Rapport interuniversitaire sur les bassins scolaires (1)
(1) http://www.contrateducation.be/

Le CJEF dénonce l’«émocratie»BRUXELLES «Emocratie», criminalisation du décrochage scolaire et récupération, tels sont les qualificatifs peu flatteurs utilisés par le Conseil de la Jeunesse d’Expression Française (CJEF) pour dénoncer la politique actuelle du gouvernement envers la jeunesse. Le CJEF se déclare «outré» par les commentaires qui ont suivi l’opération menée par les forces de police dans les transports en commun mardi dernier et qui laisseraient entendre que le décrochage scolaire se situe sur le terrain de la criminalité. Il critique également la «récupération de la démarche des amis de Joe Van Holsbeeck», soulignant que le premier ministre semble s’être contenté de passer en revue des mesures sécuritaires prises par son gouvernement.
www.cjef.be

Mise en garde contre un ouvrage créationniste

D'inspiration musulmane, il est d'un nouveau type. Les directions d'école averties.
Le ministère français de l'Education a mis en garde les chefs des établissements scolaires sur l'envoi de milliers d'exemplaires d'un livre d'inspiration musulmane réfutant la théorie de l'évolution.
Ce luxueux ouvrage de 770 pages intitulé "L'Atlas de la création" a été expédié il y a une dizaine de jours de Turquie et d'Allemagne dans des écoles, lycées et universités français. "Il ne correspond pas au contenu des programmes établis par le ministère. Le cabinet du ministre a contacté les recteurs pour les alerter sur ce livre en leur demandant d'être particulièrement vigilants", a déclaré vendredi une porte-parole du ministère. "Nous n'avons pas à interdire un livre. Il arrive fréquemment que les établissements reçoivent des publications. Quand ces publications ne correspondent absolument pas au programme, les chefs d'établissement décident eux-mêmes de ne pas les mettre à la disposition des élèves", a-t-elle ajouté.
Le nombre d'ouvrages envoyés en France n'a pu être exactement recensé mais les exemplaires se comptent "par milliers" et le ministère ignore si des envois ont été effectués dans d'autres pays. Dans "Le Figaro" du 2 février, le biologiste Hervé Le Guyader estime qu'il s'agit d'une "nouvelle forme de créationnisme, bien plus insidieuse que celle, d'inspiration chrétienne, qui sévit en Amérique du Nord". L'ouvrage, écrit sous le pseudonyme de Harun Yahya, ne s'inspire en effet pas de la Genèse et admet que la Terre a bel et bien 4,6 milliards d'années, souligne-t-il. En revanche, il publie des photos de spécimens de poissons, de hyènes, d'étoiles de mer ou de feuilles d'arbres vieux de plusieurs dizaines de millions d'années et les compare à des photos de leurs descendants actuels pour montrer qu'ils se ressemblent. Et donc, que ces êtres vivants "n'ont pas subi d'évolution et qu'ils furent bien créés". L'auteur, qui cite abondamment le coran, conclut que la création "est un fait" et prophétise "la fin du matérialisme".
Selon lui, les théories de Charles Darwin seraient "la réelle source du terrorisme", car le darwinisme "est la seule philosophie qui valorise et donc encourage le conflit". Le ministère de l'Education souligne que la décision d'alerter les chefs d'établissement ne répond à aucune considération religieuse. (Reuters)

L'Enseignement non-universitaire sur la voie de la démocratisation

Le rapport introduit par Marie-Dominique Simonet établit le coût précis des frais demandés aux étudiants dans les 29 Hautes Ecoles et les 17 Ecoles Supérieures des Arts en 2006-2007.
La ministre responsable de l'enseignement supérieur en Communauté française, Marie-Dominique Simonet, a présenté ce lundi le rapport que lui a transmis le président du Collège des Commissaires du gouvernement relatif au coût des études dans l'enseignement supérieur non universitaire. Pour Mme Simonet il s'agit de la première étape d'une démocratisation du coût dans l'enseignement supérieur non universitaire. Réclamer sous certaines conditionsCe rapport établit le coût précis des frais demandés aux étudiants dans les 29 Hautes Ecoles et les 17 Ecoles Supérieures des Arts en 2006-2007 suite à l'entrée en vigueur des décrets relatifs aux droits et aux frais perçus dans l'enseignement supérieur non universitaire.

Ces décrets autorisent les Hautes Ecoles et les Ecoles Supérieures des Arts à réclamer aux étudiants certains frais moyennant des conditions strictes, dont leur appréciation au coût réel. Ils ont été approuvés par le Parlement de la Communauté française en juillet 2005 et 2006 suite au jugement prononcé par le tribunal de Namur en février 2005 qui constatait l'absence de base légale pour percevoir des droits d'inscription complémentaires.

Respect de la transparence
Le rapport conclut tout d'abord que la législation et la concertation prévue par celle-ci sont respectés. Il ajouté que les plafonds (778 euros maximum pour les étudiants non boursiers et 105 euros maximum pour les étudiants boursiers) et des dispositions transitoires sont également respectés. Ces dernières prévoient en effet que les établissements qui réclament un coût des études (minerval + frais + droits complémentaires en phase d'extinction) supérieur au plafond disposent d'un délai de 5 ans à partir de la rentrée académique 2007-2008 pour ramener ce coût global sous les plafonds légaux.
Le rapport conclut également au respect de la transparence des montants réclamés aux étudiants et à l'objectivité des montants réclamés aux étudiants. Coût inférieurDans une majorité d'établissements, soit 26 Hautes Ecoles et Ecoles Supérieures des Arts, le coût des études est inférieur ou égal à celui de l'année précédente dans toutes les sections d'enseignement. Dans un certain nombre de cas, l'augmentation du coût des études est dûe à l'obligation pour les établissements de mentionner dans le règlement des études des frais qui auparavant étaient réclamés en cours d'année académique sans information préalable, souligne le rapport. C'est notamment le cas dans plusieurs sections à La Cambre.Délai de 5 ansPour les étudiants non boursiers, dans 32 établissements sur 46, le coût des études est inférieur ou égal au plafond de 778 euros fixé par le Gouvernement.

Pour les étudiants boursiers, dans 20 établissements sur 46, le coût des études est inférieur ou égal au plafond de 105 euros fixé par le décret. Les autres établissements disposent d'un délai de 5 ans pour ramener le coût des études sous le plafond légal. C'est le cas à l'EPHEC en comptabilité où un étudiant boursier paie aujourd'hui 458,79 euros. A partir de 2007-2008, ce montant diminuera de 70 euros par an pour s'élever à 105 euros maximum dans 5 ans.Vide juridiqueLe coût des études dans l'enseignement supérieur non universitaire est engagé résolument dans un processus de démocratisation où l'information des étudiants, la transparence et l'objectivité des montants réclamés remplacent des années d'opacité et de vide juridique, souligne la ministre. La nouvelle législation mise en place par le gouvernement permettra dès 2007-2008 de confirmer l'évolution à la baisse des frais réclamés aux étudiants ou leur stabilisation aux niveaux actuels, ajoute-t-elle. (belga)

Chantages bruxellois

19/02/07

Le Bourgmestre de Woluwe privé de son mandat

Le collège juridictionnel de l'arrondissement de Bruxelles-capitale a rendu lundi sa décision de priver le bourgmestre de Woluwe-Saint-Pierre Jacques Vandenhaute de son mandat de conseiller communal, ce qui le prive de facto de celui de bourgmestre, a-t-on appris à très bonne source. La décision s'appuie sur le constat d'un dépassement significatif du montant autorisé des dépenses électorales.

La décision et ses attendus détaillés figurent dans un document de 18 pages qui a été lu lundi et qui sera notifié aux parties dans les heures à venir. Elle intervient dans le cadre d'un recours qui avait été introduit par deux représentants de la liste PS, Emmanuel Degrez, élu à l'issue du dernier scrutin, et Agnès De Gouy, présidente de la section locale à l'encontre de plusieurs membres de la liste du bourgmestre, pour dépassements des dépenses autorisées (J. Vandenhaute, C. Persoons, W. Draps et Jean-Claude Laes). Jacques Vandenhaute a encore la possibilité de se tourner vers le conseil d'Etat. (belga)

Leterme veut mettre le dossier de Bxl à l'agenda après les élections

Yves Leterme voudrait que Bruxelles soit mis à l'ordre du jour.
Le ministre-président flamand Yves Leterme a répété vendredi soir lors d'une réunion du KWB, mouvement des travailleurs chrétiens, à Ixelles, sa volonté d'inscrire Bruxelles à l'agenda des négociations communautaires après les élections.Il a indiqué qu'il voulait essentiellement discuter de la situation socio-économique de la capitale. Le débat sur cet aspect doit primer sur celui du financement de Bruxelles, a notamment dit Yves Leterme, soulignant que le revenu moyen des habitants de la capitale avait fortement diminué au cours des 15 dernières années et que le taux de chômage y flirtait avec les 22 %.Aux yeux du ministre-président flamand, il est important que Bruxelles fasse davantage concorder sa politique dans une série de domaines avec celle des autres Régions.

L'accord entre l'Office Régional Bruxellois de l'Emploi et son pendant en Flandre, le VDAB en constitue selon lui un bon exemple.Yves Leterme considère que Bruxelles doit avoir un statut institutionnel autre que celui de la Flandre et de la Wallonie. Il importe selon lui également d'apporter du changement aux problèmes dus selon lui à la complexité des différents niveaux administratifs à Bruxelles, illustrée par de longues procédures et de nombreux règlements. (belga)


Où l'on reparle de la scission de BHV

Plusieurs bourgmestres de l'arrondissement Hal-Vilvorde ont annoncé qu'ils allaient entamer de nouvelles actions afin de pousser le gouvernement fédéral à prendre une initiative légistique menant à la scission de l'arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde. Cette décision a été prise mardi à Liedekerke, au cours d'une réunion rassemblant les représentants d'une vingtaine de communes concernées.
Ces initiatives consisteraient notamment à refuser de demander les listes électorales au ministère de l'Intérieur. Cette demande doit normalement être faite avant le 31 mars et les listes doivent leur permettre d'envoyer les convocations aux élections. Les communes viennent de recevoir les formulaires leur permettant d'introduire cette demande.
Il s'agit d'un signe, destiné à provoquer une initiative politique au niveau fédéral, avant les élections du 10 juin, a indiqué l'un des chefs de file des bourgmestres protestataires, Michel Doomst, de Gooik. Les édiles flamands de l'arrondissement se reverront le 21 mars à Merchtem.

Ces bourgmestres avaient beaucoup fait parler d'eux avant les élections européennes de 2004, avec, déjà, des menaces de sabotage de ces élections. Ils y avaient finalement renoncé, ayant obtenu la promesse des présidents de partis flamands de dégager rapidement une solution dans le dossier de la scission de l'arrondissement. Mais elle n'est pas encore apparue.
(D'après Belga)






D'abord régler le cas de Wemmel






Je participerai à une réunion entre chefs de file francophones de Bruxelles lorsque l'on aura éclairci la cas de la commune de Wemmel où le MR a préféré s'unir à une liste unilingue flamande, a affirmé jeudi le président de la fédération bruxelloise du PS, Philippe Moureaux, s'exprimant au sujet des perspectives politiques institutionnelles des prochains mois.
Le MR, par les voix de Jacques Simonet et du président du FDF Olivier Maingain, a récemment plaidé pour une réunion des chefs de file francophones de la capitale, à élargir, selon ce dernier, à des représentants de la périphérie afin de préparer les futures négociations institutionnelles.
Pour Philippe Moureaux, l'incohérence de l'attitude du MR constitue un frein à l'organisation d'une réunion de ce type, tel qu'en attestent le rapprochement entre ce parti et le VLD et le prix qui en a été payé dans une commune à facilités telle que Wemmel.




Selon Philippe Moureaux, le recours d'un élu flamand de la liste flamande du bourgmestre ouverte au MR qui a ainsi rompu le front francophone a été fatal à un élu de la liste Union Francophone qui a perdu ses mandats de conseiller et d'échevin dans l'aventure.
Au MR, le FDF n'est plus que le cache-misère de l'abandon de certaines thèses au profit des francophones, a dit Philippe Moureaux. Sans évoquer d'agenda, il a toutefois jugé souhaitable que les francophones se mettent d'accord sur un certain nombre de points.
Pour le président de la fédération bruxelloise du PS, l'enjeu crucial sera celui de la préservation des droits sociaux. A ses yeux, si réforme il doit y avoir dans d'autres domaines, ce sera pour simplifier, par exemple en rapprochant la protection de la jeunesse de la Justice.

Par ailleurs, le chef de file des socialistes bruxellois a regretté, sans remettre son existence en cause, que le gouvernement bruxellois n'ait pas franchement pris le cap de centre gauche qu'il avait espéré au moment de sa constitution à laquelle il avait lui-même pris une part active. La faute en revient selon lui à la transparence d'Ecolo, mais surtout au CDH dont on aurait pu penser qu'il serait au moins autant de centre-gauche que ne l'était le PSC emmené lors des premières années d'existence de la Région par feu Jean-Louis Thys, a-t-il ajouté.
Aux yeux de Phiilippe Moureaux, le ministre bruxellois du CDH, Benoît Cerexhe, à cent coudées de Jean-Louis Thys, est un homme de droite qui ne pense qu'au privé. Plus largement, les critiques de Philippe Moureaux à l'égard du CDH ont porté sur les tentatives du parti présidé par Joëlle Milquet de reconstituer la logique des piliers, ce qui est embêtant pour les partis qui ont essayé d'en scier les barreaux, a-t-il commenté.
(D'après Belga)





Magda De Galan ceint l'écharpe maïorale





Le Conseil d'Etat a validé le résultat des élections à Forest, levant du même coup l'obstacle qui empêchait Magda De Galan, candidate bourgmestre désignée par la majorité PS-Ecolo, de ceindre l'écharpe maïorale.
L'information a été confirmée dans les rangs écologistes de la majorité locale, ainsi que par le président de la fédération bruxelloise du PS, Philippe Moureaux. Celui-ci y a vu un renversement dans le rapport de force avec le MR dans la capitale, où il a perdu de la sorte un maïorat au détriment du PS.
Depuis l'installation du conseil communal au début du mois de décembre, Mme De Galan rongeait son frein. Le collège était présidé par celle à qui elle succédera dès qu'elle aura prêté serment devant le ministre-président bruxellois: Corinne De Permentier (MR), dont la formation est passée dans les rangs de l'opposition. C'est essentiellement des rangs du MR qu'avaient émané les recours contre l'issue du scrutin.


L'arrêt a été rendu par le Conseil d'Etat mercredi, mais il était encore en cours d'envoi jeudi.
Il y a une semaine, l'auditeur du Conseil d'Etat avait plaidé pour la validation des résultats du scrutin. Avant lui, le collège juridictionnel de l'arrondissement de Bruxelles-capitale, siégeant en première instance de recours, avait déjà pris une décision similaire au sujet des 4 recours introduits. Mais insatisfaits d'avoir été déboutés, des candidats de la liste de Corinne De Permentier avaient introduit un nouveau recours au Conseil d'Etat, en prenant appui sur un différentiel observé entre le nombre de cartes de vote électronique et celui des personnes pointées.
Avec 19 sièges sur 35, la nouvelle majorité PS-Ecolo est pratiquement aussi étroite que l'était la précédente, arrivée au pouvoir en janvier 2001 à la suite du passage de deux élus socialistes dans les rangs du MR.
Pour le président de la fédération bruxelloise du PS, Philippe Moureaux, hormis le fait qu'il donne tort aux mauvais perdants des élections dans cette commune, l'arrêt du Conseil d'Etat change de manière significative l'équilibre des forces à Bruxelles. Le MR, qui a perdu un poste de bourgmestre, n'est selon lui plus majoritaire à Bruxelles (9 maïorat sur 19 au lieu de 10). Je souhaite donc au président du MR, M. Reynders, beaucoup de succès de ce genre. Mais je crains pour lui qu'il aura beaucoup moins de plumes pour se pavaner, a-t-il ajouté. Philippe Moureaux s'est encore plu à rappeler qu'en termes de suffrages, le PS avait progressé de 9% lors du dernier scrutin dans les 19 communes de Bruxelles.
(D'après Belga)

Van Cau s'en prend au "pouvoir absolu" de Di Rupo

Jean-Claude Van Cauwenbergh a réglé ses comptes ce dimanche midi.






Jean-Claude Van Cauwenberghe était l'invité de RTL-TVI ce dimanche à l'occasion de la sortie de son dernier livre. L'homme fort du PS de Charleroi s'est vu offrir l'occasion de donner son sentiment sur l'une ou l'autre personnalité qu'une actualité récente a mis en présence de l'ex-ministre-président wallon. Ainsi, invité à qualifier le "pouvoir" de son président Elio Di Rupo, Jean-Claude Van Cauwenberghe a retenu l'adjectif "absolu". Le président de l'USC de Charleroi voit par ailleurs d'un bon oeil l'aura médiatique dont jouit son camarade liégeois, le ministre Michel Daerden. "Cela va l'aider à se protéger de jalousies éventuelles", a-t-il souligné, précisant perfidement que ce genre de jalousie "cela peut arriver dans le monde politique". Michel Daerden a maintenant "une telle notoriété que l'on pourra difficilement s'en défaire", a encore dit Jean-Claude Van Cauwenberghe.



Se définissant comme un électron libre au sein du PS, Van Cau n'a pas non plus manqué d'attaquer le partenaire cdH de la majorité, octroyant à la ministre régionale et communautaire Marie-Dominique Simonet une cote de "5/10". L'ex-ministre-président n'a toujours pas digéré que la ministre cdH ait transmis entre les mains de la justice le dossier "Immo-Congo". Van Cau a par ailleurs qualifié le centrisme de "ventre mou". Enfin, l'homme fort de Charleroi en a remis une couche contre la députée régionale carolorégienne rénovatrice Ingrid Colicis (PS) à qui il reproche son "opportunisme" et son "ingratitude". "Après avoir été si longtemps dans mon sillage, avoir cru que je m'affaiblirais médiatiquement et que c'était le moment pour me critiquer, j'appelle cela de l'opportunisme", a-t-il précisé. (belga)

18 février 2007

Les hôpitaux bruxellois attendent des réponses du gouvernement Picqué


L’Iris dans le rouge

Près de 25 millions d'euros! C'est le déficit d'exploitation pour 2006 d'Iris, le réseau hospitalier public bruxellois. Ce mauvais résultat, ainsi que les difficultés de gestion d'Iris, ont été débattus ce vendredi au Parlement bruxellois.

Face aux critiques de l'opposition, le ministre-président Charles Picqué a plaidé pour la désignation rapide d'un administrateur-délégué chargé de la gestion quotidienne du réseau; cet administrateur aiderait la direction actuelle à trouver des solutions pour sortir du rouge!

Parmi les interpellations de ce vendredi: celle de Jacques Simonet. Le chef de groupe MR au Parlement bruxellois dénonce le déficit colossal d'Iris ainsi que le manque de stratégie et de cohérence dans la gestion des hôpitaux publics bruxellois.

Sans remettre en cause l'existence d'un réseau hospitalier public à Bruxelles, le chef de file du MR a rappelé, comme Charles Picqué d'ailleurs, qu'Iris avait été créé pour rétablir l'équilibre financier et mener une politique hospitalière intégrée.

Sans minimiser l'impact sur la situation financière d'éléments exogènes tels que des décisions prises au niveau fédéral, le ministre-président a jugé que le plan financier n'était pas respecté en raison du coût du personnel difficilement compressible et d'un manque de productivité médicale.

Il n'a pas exclu que le gouvernement régional demande une expertise approfondie de la situation.

La structure faîtière Iris, chargée de la gestion des hôpitaux publics bruxellois, attend des réponses du gouvernement régional à ses projets de redéploiement de l'offre médicale et un soutien à son plan de bassin de soins, a affirmé vendredi le président du Conseil d'administration, Yvan Mayeur (PS).

Critique
Yvan Mayeur a qualifié de "surprenantes" les réponses du ministre-président, Charles Picqué (PS). A la critique de celui-ci au sujet de l'absence d'un projet stratégique clair, Yvan Mayeur a rappelé que le plan stratégique d'Iris (accord avec l'ULB et Erasme) créant le premier bassin de soins à Bruxelles, avait été adopté à l'unanimité du Conseil d'Administration d'Iris fin 2005.

Aucun projet
Pour Yvan Mayeur, il serait en outre surprenant qu'un nouveau plan stratégique médical triennal soit présenté dès que les mandats des pouvoirs locaux au CA auront été renouvelés puisque aucune demande n'a été faite en ce sens par aucun hôpital ni aucun membre du CA d'Iris et qu'aucun projet n'a été proposé ou négocié avec les instances d'Iris.
Le président du Conseil d'administration d'Iris s'est "réjoui" que le ministre-président soit partisan d'une réforme structurelle d'Iris.

Réforme refusée

"La réforme est prête, elle a été expertisée et complétée par le consultant
Ernst et Young sur base des modèles de gestion des hôpitaux de Gand et d'Anvers,
mais elle a été refusée jusqu'à présent par les représentants d'Iris Sud
(Anderlecht, Saint-Gilles, Ixelles et Etterbeek)... J'espère que le
ministre-président donnera mandat aux représentants de sa commune (Saint-Gilles) pour accepter cette réforme sans délai"
, a commenté Yvan Mayeur.

Administrateur
Celui-ci a encore souligné qu'il y avait bel et bien actuellement un administrateur-délégué faisant fonction à la tête d'Iris, "un professionnel de la gestion, qui remplit parfaitement sa mission". La procédure de recrutement d'un nouvel administrateur-délégué prévue dans le cahier de charges de sa présidence intérimaire est inscrite à l'ordre du jour de la prochaine réunion du bureau d'Iris.

Autorisations
De son côté, a ajouté Yvan Mayeur, Iris attend "avec impatience" du gouvernement bruxellois, son feu vert pour la reconstruction de l'Institut Jules Bordet, de la Porte de Hal (Ville de Bruxelles), vers le Campus d'Erasme (à Anderlecht), à proximité des laboratoires de recherches de l'ULB, afin d'y créer un Centre Oncologique de référence. Elle attend aussi l'agrément du gouvernement Picqué pour les transferts de lits qui viennent d'être réalisés, du CPAS de Bruxelles vers Saint-Pierre, Brugmann, et Bracops à Anderlecht.

Soutien du gouvernement
"Plus globalement, nous attendons un soutien du gouvernement alors que des
réformes structurelles sont mises en oeuvre. On n'améliorera pas la gestion des
hôpitaux publics bruxellois sans toucher à l'organisation de l'offre médicale
comme nous le faisons actuellement avec la répartition des lits, la fermeture de
190 lits programmée en 2007 et la réorganisation des services lourds, ainsi que
l'organisation du bassin de soins avec Erasme"
a enfin dit Yvan Mayeur."

...Il serait dommage que le gouvernement bruxellois s'inscrive dans la voie du repli face aux réformes, plutôt que de soutenir nos efforts comme le fait le ministre Fédéral de la Santé publique qui est partie prenante et co-signataire du plan stratégique d'Iris", a-t-il conclu.

Flahaut, très bas
Un magnat russe obtient toutes les faveurs à l'hôpital de Neder

M. Flahaut opposé à des "camps de redressement" pour délinquants

MAJ 19/02/2007

Retour du service volontaire d'utilité collective

Le service volontaire d'utilité collective revient à l'ordre du jour. Le ministre de la Défense André Flahaut a indiqué dimanche, lors de l'émission Controverse sur RTL-TVI, sa volonté de faire progresser le projet dans les prochains jours.Une loi de 2003 vise la mise en place d'un tel service mais elle n'a jamais été exécutée.
Lors du débat dominical sur RTL-TVI, le ministre de la Coopération Armand De Decker a regretté la chose. André Flahaut a rétorqué que l'idée reviendrait à l'ordre du jour prochainement. "D'ici quelques jours, nous pourrons le remettre à l'agenda et le faire progresser", a-t-il dit rappelant que l'idée était d'offrir aux jeunes la possibilité d'exécuter un service d'utilité collective de façon encadrée. Lors de discussions préalables au sein du Conseil des ministres restreint, le contenu d'un projet d'arrêté royal avait déjà été présenté.
Il avait été dit que ce service volontaire serait ouvert aux jeunes de 18 à 25 ans, Belges ou originaires de pays de l'Union européenne, demandeurs d'emploi ou bénéficiaires du revenu d'intégration sociale.Les tâches qui pourront être effectuées par ces jeunes seront variées. André Flahaut avait cité des travaux au Fort de Breendonck, un apprentissage des métiers de la construction ou du génie ou encore l'entretien de tombes militaires. Le SUC devrait pouvoir être presté à l'étranger dans le cadre des missions de la défense nationale.La mise en oeuvre de la loi n'a pas abouti jusqu'à présent car il fallait vérifier "la bonne cohérence et la bonne coordination avec la législation", a indiqué dimanche le ministre de la Défense.

L’enseignement reste inégalitaire en Communauté française

Les ségrégations et inégalités entre les sections et les filières d’enseignement sur la base du statut socio-économique restent bien visibles en Communauté française, a souligné hier la ministre de l’Enseignement Marie Arena lors de la présentation de la première édition des «Indicateurs de l’enseignement» (2004-2005). «Plus on monte dans le degré d’enseignement, plus on trouve de familles favorisées. Il y a donc une nécessité de renforcer la mixité entre les écoles et de lutter contre les écoles ghettos, notamment par le biais d’une revalorisation du technique et du professionnel», a commenté la ministre.
www.enseignement.be

Le CDH demande plus de médiateurs


Réuni en forum ce samedi à Bruxelles, le CDH débat sur la violence et la résolution des conflits

La présidente du cdH, Joëlle Milquet, a lancé l'idée de faire pour les éducateurs, les formateurs et les médiateurs ce qu'on fait déjà pour les chercheurs, à savoir diminuer une partie du versement du précompte professionnel afin de pouvoir bénéficier d'un complément budgétaire important pour l'engagement de personnel supplémentaire.
Prenant la parole en conclusion d'un forum consacré par le cdH, samedi à Bruxelles, à la violence et à la résolution des conflits, Mme Milquet a souligné que la pacification des conflits et la réduction des violences seront l'un des enjeux majeurs de la prochaine législature et une des priorités du cdH.
Elle a insisté, comme l'avait fait avant elle la ministre de la Communauté française, Catherine Fonck, en charge de l'aide à la jeunesse, sur l'importance de l'éducation et de la formation ainsi que de la médiation.Le cdH plaide pour qu'on crée un vrai statut de médiateur avec une formation spécifique. C'est un secteur en pleine développement et celui-ci se fait parfois de façon anarchique. Il faudrait donc harmoniser les diverses initiatives afin que le citoyen s'y retrouve mieux, a dit Mme Milquet.
En matière de prévention, la présidente a rappelé que le cdH plaide pour les plans de prévention et de sécurité par quartier dans les grandes villes et par commune, et demande une réelle coordination des acteurs dans ce domaine.A ce propos, la ministre Fonck a annoncé qu'elle lancera prochainement une large consultation des communes afin de mieux coordonner les diverses initiatives en matière d'aide à la jeunesse. Ensemble, il est possible de faire plus et mieux tout en respectant les spécificités de chacun, a souligné Mme Milquet.
La présidente a aussi rappelé que le cdH veut une revalorisation du rôle de l'agent de quartier et une intervention plus rapide des services de police avec un délai d'intervention plus normé. Il pourrait être de 10 minutes maximum en zone urbaine et de 15 à 20 minutes en zone rurale.
Dans le cadre du débat sur la politique pénitentiaire, le cdH plaide aussi pour une réflexion approfondie sur l'efficacité des sanctions et défend la nécessité d'investir plus dans la formation et l'aide à la réinsertion des détenus.
Pour conclure, Mme Milquet a insisté sur le fait que la résolution des conflits serait un enjeu politique majeur de la prochaine législature et, dans ce cadre, elle a souligné qu'il faudra investir massivement dans des nouveaux métiers, des nouvelles fonctions d'accompagnement individualisé de personnes, qu'il s'agisse d'éducateurs et de formateurs pour les jeunes ou encore de médiateurs dans la vie quotidienne.
"Pour toutes ces fonctions essentielles parallèles à l'école qui remplace de plus en plus des fonctions clés de la construction d'un citoyen, nous aurons besoin de moyens plus importants. Nous proposons dès lors, dans le cadre de la prochaine législature, qu'on étudie des pistes et qu'on aille vers un système où, à l'instar de ce qui a été fait déjà pour les chercheurs, on exonère, pour ces fonctions, 50 pc voire 75 pc du versement du précompte professionnel afin de créer des marges budgétaires", a dit le présidente.
Elle a ajouté qu'il n'était sans doute pas possible budgétairement de prendre une telle mesure pour le salaire de tous les enseignants mais que cela doit être possible pour des fonctions d'encadrement comme les éducateurs et les médiateurs.

La caserne plutôt que la prison pour les jeunes délinquants

Le ministre de la Coopération Armand De Decker (MR) lance, vendredi, l'idée de la mise en place d'unités disciplinaires de l'armée pour accueillir les jeunes délinquants. Il évoque trois propositions qui "rejoignent le programme du MR".Après la mise sur pied d'un service civil pour les jeunes sur base volontaire qui existe depuis 2003 mais dont la loi n'a jamais été promulguée, Armand De Decker veut aller plus loin.

Il lance trois propositions avec l'objectif de discipliner les jeunes. Discipline"Lorsqu'on a supprimé le service militaire en 1992, on a improvisé. Finalement, on ne l'a remplacé par rien", souligne-t-il. Or, "la violence gratuite augmente", estime le ministre. "Avec le service militaire, les jeunes étaient confrontés à plein de choses. Ils apprenaient la discipline, l'hygiène, la solidarité interpersonnelle. On leur donnait une formation, un équilibre", estime M. De Decker. La première proposition prévoit d'"envoyer les délinquants violents qui ont perdu leurs valeurs de base dans des unités disciplinaires à l'armée". (...) "Et sous contrôle judiciaire, bien sûr, on pourra les rediscipliner".

M. De Decker envisage ensuite pour les jeunes de 17-19 ans l'instauration de stages civiques de 15 jours à différentes périodes de l'année scolaire. Volontaire"On y expliquerait nos institutions, on y enseignerait des règles de discipline et de respect des autorités". Ces stages seraient donnés par "le fédéral, les Communautés ou l'armée". Enfin, Armand De Decker veut "relancer l'idée d'un service civil ou militaire volontaire, pas obligatoire. Je l'ai instauré dans mon département", où des jeunes partent à l'étranger dans le cadre de la Coopération."Mais cela peut se faire chez nous: à la Protection civile, dans les CPAS ou à l'armée. Il suffit pour cela de réactiver la loi de 2003 qui a été votée mais jamais promulguée", dit encore M. De Decker. Au Mouvement Réformateur, on indique que "toutes ces idées n'ont pas encore été débattues", mais "leur philosophie rejoint le programme du MR".

7SUR7 SONDAGE: Comment punir les mineurs?


Le ministre de la Défense, André Flahaut, s'est déclaré vendredi fermement opposé au projet de son collègue de la Coopération au développement, Armand De Decker, de créer des unités disciplinaires de l'armée pour accueillir les jeunes délinquants.
"C'est une vieille idée teintée de nostalgie ressortie dans un moment de grande émotion", a affirmé M. Flahaut (PS) à l'agence BELGA en marge d'une réunion des ministres de la Défense de l'OTAN à Séville (Espagne). Il faisait allusion à l'émoi causé par la mort d'un jeune Ostendais, Bart Bonroy, tué samedi dernier d'un coup de poignard par un jeune homme de 18 ans, moins d'un an après celle de Joe Van Holsbeeck, mortellement agressé le 12 avril 2006 à la Gare centrale à Bruxelles.
"Je suis effrayé par ce genre d'idée, qui revient à créer des camps de redressement", a ajouté M. Flahaut, rappelant que les unités disciplinaires n'existaient pas au sein de l'armée belge. "Il faudrait d'abord les créer", a fait observer le ministre de la Défense. M. De Decker (MR) a fait cette proposition d'"envoyer les délinquants violents qui ont perdu leurs valeurs de base dans des unités disciplinaires à l'armée". (...) "sous contrôle judiciaire", pour les "rediscipliner" dans un entretien publié vendredi par le journal 'Le Soir'.
Il a également suggéré l'instauration de stages civiques de 15 jours à différentes périodes de l'année scolaire pour les jeunes de 17-19 ans, donnés par "le fédéral, les Communautés ou l'armée".
M. De Decker veut aussi "relancer l'idée d'un service civil ou militaire volontaire, comme celui qu'il a instauré à la Coopération eu développement, assurant que ces trois propositions "rejoignent le programme du MR". Son collègue de la Défense s'est dit surpris par ces propositions du MR, formulées à cinq mois des élections, soulignant que M. De Decker n'évoquait pas les questions de financement.
Il a aussi estimé que M. De Decker devait avoir été "distrait" en oubliant que des peines alternatives et des travaux d'intérêt général peuvent déjà être prestés au sein du ministère de la Défense, en vertu d'un accord passé avec la ministre de la Justice, Laurette Onkelinx (PS). "Nous sommes prêts à en accueillir davantage si les juges le souhaitent", a assuré M. Flahaut.

Année du Cochon de Feu

La Chine accueille l'année du cochon à coups de pétards et de SMS

La Chine a dit adieu à minuit dans la nuit de samedi à dimanche (samedi 17h00, heure belge) à l'année du chien et a accueilli, à coups de pétards et de SMS, celle du cochon, à l'occasion du Nouvel An du calendrier lunaire, la plus importante fête annuelle pour les 1,3 milliard de Chinois, soit le cinquième de l'humanité.
Dans les rues de Pékin, où les pétards et feux d'artifice étaient autorisés pour la deuxième année consécutive après une interdiction de 12 ans, le Nouvel an chinois a été l'occasion d'un concert d'explosions destiné, selon la tradition, à faire fuir les mauvais esprits. Les rues de la capitale chinoise étaient jonchées d'un tapis de restes de pétards, dont plus d'un demi-million de boîtes avaient été préparées pour être vendues les jours précédents.
Par ailleurs, dans tout le pays, alors que les familles se sont retrouvées pour passer le réveillon ensemble, les opérateurs téléphoniques s'attendaient à un "boom" des textos de Nouvel an. Samedi, plus de 40 millions de SMS devaient être envoyés toutes les heures. Selon les croyances chinoises, l'année du cochon est symbolisé par un feu placé au-dessus de l'eau. "C'est le symbole du conflit et cela pourrait apporter une année relativement moins pacifique avec plus de conflits internationaux..., des révoltes, des attentats à la bombe et des renversements de gouvernements", a estimé Raymond Lo, maître de feng shui. (belga)



Une nouvelle année chinoise commencera le 18 février 2007 et se terminera le 6 février 2008.

L'année, placée sous le signe de l'animal symbolique Cochon et de l'élément cosmogonique Feu, sera donc une année du Cochon de Feu.

Comment allons-nous vivre cette nouvelle année sur le plan tant individuel que mondial ? Que nous réservent les astres ? Quels domaines de notre vie seront-ils favorisés, et quels autres sujets à tribulations ? Quelles mesures devrons-nous prendre afin de pouvoir vivre notre année de la façon la plus heureuse possible ? Nette amélioration des conditions de vie
Il y a bien lieu de se réjouir : les configurations astrales de la nouvelle année présagent une amélioration de nos conditions de vie – amélioration qu'on pourrait qualifier de significative sinon de spectaculaire ! Tout le monde en profitera, et notre existence sur terre va s'en trouver changée pour le mieux jusque dans ses aspects les plus intimes. Non seulement notre vie matérielle atteindra un haut niveau sans précédent, nous aurons aussi la possibilité d'être beaucoup plus heureux.

Le Ciel va porter une chance particulière à chacun d'entre nous dans un domaine précis en fonction, notamment, de notre signe astral. Il va également aider à la réalisation d'un certain nombre de grands souhaits touchant l'humanité tout entière et que vous sommes très nombreux à juger prioritaires. Les secteurs de la justice, de la fraternité, de la solidarité, des progrès scientifiques et médicaux, ainsi que celui de la lutte contre la pollution connaîtront donc un bel essor.
En termes concrets, la confiance et l'optimisme, de retour depuis l'année dernière, se renforceront de façon intense, ce qui aura comme conséquence une belle accélération de la croissance économique mondiale. Ensuite, le climat astral va grandement aider au rétablissement de la paix sur notre planète ; certains foyers de tension ou de conflit vont disparaître, tandis que d'autres perdront plus ou moins de leur intensité. Enfin, la chance générale, caractéristique essentielle des années du Cochon, va changer radicalement nos destins personnels ; bien sûr, celle-ci ne jouera pas de la même manière pour tous, mais nous pourrons tous en profiter, à condition d'être volontaires et vigilants. Amour
L'amour sera cette année l'un des secteurs les plus favorisés, et Cupidon aura fort à faire ! Le nombre des mariages sera partout plus élevés que celui de ces dernières années. Les engagements sentimentaux auront d'excellentes chances de tenir et d'être une source de bonheur.

En général, l'environnement planétaire établira de sages et paisibles relations amoureuses, centrées principalement sur le quotidien de l'existence, la sécurité affective et le bien-être domestique. Les sentiments seront réservés, pudiques, discrets, ce qui, pourtant, n'exclura pas leur solidité, leur intensité et leur ferveur. Pour certains, une rencontre avec une personne d'origine étrangère ou de culture différente pourra mener à une vie sentimentale de grande qualité.
La conjoncture astrale sera aussi extrêmement favorable à un redémarrage affectif. On pourra, par exemple, rompre définitivement ses attaches passées ou simplement nettoyer soigneusement la poussière qui encrassait une relation nouée depuis déjà longtemps — tout ce qu'il faudra pour se sentir libéré et pour repartir du bon pied avec un partenaire qui semblera métamorphosé.

Travail
Les influx astraux de l'année entière seront porteurs de succès dans les entreprises, de chance, de protections et d'opportunités diverses dans le domaine du travail. Durant ces mois, il faudra mettre les bouchées doubles, solliciter tous les contacts haut placés, lancer des projets d'envergure, signer des contrats avantageux, faire le forcing vers la chance, et surtout aller de l'avant avec confiance et dynamisme.
Ceux qui se lancent dans une profession indépendante pourront prétendre à des chances exceptionnelles, mais à condition de jouer la carte du long terme et de garder à l'esprit l'idée que l'on ne se fait pas une clientèle en un jour.
Les influences astrales seront aussi idéales sur le plan intellectuel. On devrait en profiter pour préparer son avenir, en complétant sa formation professionnelle, même si cela se fait sans bénéfice immédiat. On devrait également penser à développer le côté culturel de sa personnalité pour compenser les inconvénients de sa vie professionnelle ; pourquoi, par exemple, ne pas entreprendre l'apprentissage d'une langue étrangère ou entreprendre des recherches personnelles ?


Argent
Probablement le secteur le plus favorisé par les astres cette année sera celui des finances. Tout le monde se sentira plus à l'aise sur le plan matériel. L'argent viendra dans nos poches plus facilement que d'habitude, quelle que soit notre situation actuelle.
Des gains inattendus pourront nous arriver à point nommé à n'importe quel moment de l'année pour nous permettre de réaliser certaines choses dont nous rêvions depuis fort longtemps — que ce soit, par exemple, pour améliorer nos affaires ou pour nous offrir un grand voyage d'agrément. Une année à savourer
La nouvelle année sera une période bien choisie pour jouir pleinement de la vie, malgré les difficultés et les contraintes que vous pourriez rencontrer. Ne mettez donc plus votre bonheur en attente : faites-vous plaisir de diverses manières, et savourez tout de suite les joies, petites ou grandes, totales ou partielles, que les astres vous offriront tous les jours avec tant de fraîcheur. Croquez la vie à pleines dents sans plus attendre !

Cueillons les douceurs : nous n'avons à nous que le temps de notre vie (Perse).
Voilà qui devrait être votre devise en cette année 2007.


07:43 >> L'invité de Matin Première audio
Jean-Pierre Jacqmin recevait ce matin Guy Spitaels, l'ancien président du parti socialiste, pour son dernier livre : "Chine-USA, la guerre aura-t-elle lieu ?" aux éditions Luc Pire
SON CHOIX MUSICAL : "We shall overcome" par Joan BAEZ
JPJA : Guy Spitaels, bonjour !
Bonjour, Monsieur Jacqmin !
JPJA : Alors je ne sais vraiment pas comment raccrocher cette chanson à votre livre, qui est un livre de real politique, de sang-froid, j'allais dire parfois un peu de cynisme dans les relations entre les gens et ici on est en plein dans l'utopie. Nous triompherons, c'est Joan Baez, c'est la lutte contre la guerre au Vietnam, c'est la jeunesse américaine qui se lève contre ses dirigeants ?
Mais, c'est peut-être un peu tout de même la situation actuelle. Il est vrai qu'en 1972, j'étais pour la première fois aux Etats-Unis pour un mois et j'ai vu cela et à l'époque on bombardait le Vietnam, les forteresses, on lâchait des gaz défoliants, on envahissait le Cambodge et finalement vous avez maintenant sur le flanc sud de la Chine, un Etat de plus de 80 millions qui se développe à une croissance de plus de 10% par an. Je pense que c'est peut-être une leçon. Nous n'en sommes pas aux Etats-Unis à l'endroit d'autres pays d'Asie, d'Afghanistan ou l'Irak dans la situation qui était celle-là dans les années 1970, mais la leçon c'est qu'il faut laisser, et ici il s'agit de l'Asie dans les deux cas, les peuples se développer et qu'on ne régit pas l'avenir de l'humanité à coups de gros bâtons ou d'interventions guerrières.
JPJA : La Chine c'est pour vous, clairement, le grand dragon de demain, elle vous fascine, je dirais presque : elle vous émerveille un peu. C'est pourquoi ? Pour son développement économique actuel tout en restant sous un contrôle politique communiste dur ?
Mais c'est surtout sa diplomatie qui est un peu l'objet de mon livre, vous en conviendrez. Je trouve que la Chine a beaucoup de savoir-faire. Elle croît effectivement à un rythme invraisemblable. Pour moi le chiffre le plus étonnant c'est que depuis Deng Xiaoping je crois que c'est unique dans l'histoire du capitalisme et je n'hésite pas à parler de capitalisme à propos de la Chine. Le taux de croissance moyen est de 9%. Comment imaginer qu'on ait pu autrement entraîner 450 millions de Chinois qui vivaient à la sortie de la Révolution culturelle dans un Etat assez lamentable au niveau de vie que tout le monde connaît maintenant dans la partie Est de la Chine. Donc, il y a cela, il y a une maîtrise de la diplomatie. Ecoutez le ton de Poutine, il menace, je ne dis pas que c'est à tort ou à raison, mais il menace. Les Chinois ont une souplesse, ils savent qu'ils ne peuvent pas affronter la première puissance mondiale, ils gravissent les échelons les uns après les autres. Ils tissent des liens dans le monde. On parle toujours de l'Afrique, mais aussi l'Amérique latine, les îles du Pacifique et j'ai beaucoup, en effet, une sorte de respect pour une diplomatie très finie, très intelligente, très souple, très ductile, qui ne bouscule pas les étapes et vous me direz : mais au bout du compte il y a peut-être des Etats-Unis en puissance là ? Oui, sauf que, je conseille à ceux qui nous écoute et qui aimeraient bien l'histoire de Chine, le livre le plus sérieux que j'ai lu sur l'histoire de la Chine, c'est Jacques Jeurnet, qui professeur en Sorbonne et pour moi, c'est tout de même impressionnant de voir que sauf l'époque Mongole, les dynasties chinoises ne sortent pas de l'Empire du Milieu.
JPJA : Cette forme de diplomatie… Avant de voir si la Chine peut être impérialiste, hégémonique ou pas… Cette forme de diplomatie, est-ce que ce n'est pas la diplomatie de la chaussette, est-ce que ce n'est pas diplomatie du textile, est-ce que ce n'est pas uniquement une diplomatie pour vendre les produits, acquérir des moyens de développements économiques et vendre les produits en retour, très, très bon marché. Il y a autre chose derrière ?
Tout d'abord je ne suis pas certain que ce soit la diplomatie de la chaussette et vendre des produits à bon marché… Je voudrais vous dire que... Vous savez qu'elle est deuxième budget en recherche et développement au monde. Après les Etats-Unis, c'est la Chine, plus que le Japon…
JPJA : Plus que l'Europe ?
Plus que l'Europe. Plus que l'Union européenne dont nous nous gargarisons volontiers, en tous cas sur ses réalisations qui ne paraissent pas toujours évidentes qu'on veut bien le dire. Plus d'ingénieurs que le Japon, plus de chercheurs. Donc, la Chine ce n'est pas l'atelier à bas coûts. C'est une puissance qui se développe dans toutes les directions, appuyée sur une civilisation, sur une culture qui est très impressionnante et je cherche vainement les signes d'une puissance impérialiste. Donc, son développement économique est impressionnant, ses relations avec le monde sont pacifiques et pour le reste….
JPJA : On a quand même du mal à faire avaler ça, j'allais dire, aux Tibétains et à votre amie, Anne-Marie Lizin, que la Chine n'est pas impérialiste, n'est pas colonisante par certains côtés ?
Vous connaissez le Belge qui a la plus grande réputation comme connaisseur de la Chine.
JPJA : C'est Simon Lijs ?
Voilà. Eh bien, il dit très bien que dès le 17ème siècle, le Tibet chinois et vous savez, Monsieur Jacqmin, moi je respecte profondément la culture chinoise, j'avoue un certain malaise devant le rôle du Dalaï-lama, mi-religieux, mi-politique. Je crois qu'une certaine indépendance de l'autonomie régionale du Tibet est acceptable mais allez plus me paraît tout à fait dangereux et ne correspond pas, comme je le disais à l'instant à ce que fut l'histoire du Tibet. Province qui a eu des exactions, plus que des exactions, des massacres au Tibet, les autorités chinoises s'en sont elles-mêmes excusées. C'était au moment de la révolution culturelle. Je constate que quand le Tibet a eu une plus grande autonomie, aucun Etat de l'Occident ne l'a reconnue et je trouve qu'il y a beaucoup d'ambiguïté, que le Dalaï-lama remplisse le Sport Paleis à Anvers, auditoire il est vrai, que n'importe quel homme politique, même en campagne électorale... Ce soutien au Tibet ne me paraît pas toujours pure d'intention. S'il s'agit d'abaisser la Chine en trouvant des régions où on peut mettre un peu de tension, c'est une diplomatie que je peux comprendre dans le chef des Etats-Unis qui ne doivent pas accepter aisément qu'une puissance les rattrape progressivement. Je rappelle les banquiers américains Golden Sax, donne 2035 comme date où la Chine se sera hissée à un niveau comparable à celui des Etats-Unis, mais de grâce en ce qui nous concerne, nous l'Europe je demande… Nous sommes le premier partenaire commercial de la Chine… Les droits de l'homme, moi je suis pour à condition qu'ils ne soient à géométrie variable et que nous appliquions les mêmes règles vis-à-vis du Pakistan et de l'Arabie Saoudite et de la Chine par exemple.
JPJA : Alors, vous dites, Guy Spitaels : la guerre n'aura pas lieu… Le titre de votre ouvrage est un point d'interrogation, mais vous y répondez très rapidement. La guerre n'aura pas lieu, la confrontation n'aura pas lieu. Est-ce qu'on ne peut pas imaginer, comme cela s'est passé du temps de la guerre froide à un certain nombre de conflits limités, larvés. On se rappelle que les Etats-Unis et la Russie, l'Union soviétique, se sont faits par exemple la guerre en Angola pendant très, très longtemps. Est-ce qu'on ne va pas voir ce genre de chose arriver ?
Oui, ça c'est tout à fait possible et par exemple, on en parle beaucoup moins que de la Corée du Nord, le cas de Taiwan me paraît préoccupant. C'est sûrement comme vous le savez le Traité de San Francisco qui a rendu à la Chine tous les territoires qui avaient été occupés par le Japon. Donc, c'est assez légitimement que la Chine souhaite reconstituer ce qu'elle fut. Pour l'instant ce n'est pas le cas. Taiwan est une sécession de fait que d'aucuns voudraient peut-être consacrer davantage juridiquement. C'est une zone dangereuse, il y en a d'autres. Mais simplement, je pense à ceci. Ce n'est pas facile. Dans la période des années 1990, les Etats-Unis étaient la seule super-puissance. Après les trois échecs qu'on connaît : Afghanistan, Liban, Irak surtout. On ne peut pas dire que les Etats-Unis soient désormais l'interlocuteur unique des puissances dans le monde. Bon, le rang n'est plus aussi uniformément indiscuté. La Chine se rapproche. On pourrait imaginer comme ce fut le cas avec d'autres, une opération franche et décisive pour abaisser, comme on disait naguère, la maison d'Autriche. Moi, je ne le croit pas, c'est trop tard, parce que la Chine est devenue une grande puissance et c'est trop tard parce que les intérêts économiques sont tellement imbriqués, 70% de la dette de bons du trésor américain sont dans les mains des réserves que les Chinois ont, mais vous avez tout à fait raison. Il ne faut pas exclure que l'accord sur la Corée du Nord n'est pas aussi clair, ni aussi acquis qu'il peut y paraître. Nous avons parlé de Taiwan. Vous savez bien que militairement, la Chine a plus de dix voisins, il y en a quand même qui sont présents un peu partout. Les Chinois ne sont pas non plus exempts de volonté de se faire respecter. On l'a vu sont entrés en Inde, ils sont entrés au Vietnam pour en ressortir au bout de quinze jours, mais j'entre tout à fait dans votre point de vue. Il ne faut pas écarter l'hypothèse de conflits localisés, mais comme on se trouve à un moment dans l'histoire où pour la première fois, une puissance asiatique arrive en force, presque au niveau du Japon et demain des Etats-Unis, on peut se dire : est-ce que ceux qui sont en tête laisseront s'installer sur le podium, aux marches supérieures ou poseront un acte qui, comme on le voit par exemple au Moyen-Orient pour l'Iran, franchement, je ne le crois pas.
JPJA : Alors, la Chine, Est-ce que le grand danger de la Chine… on le dit à gauche et à droite et on en parle souvent, le grand danger de la Chine, vous le relevez, c'est ¾ de son énergie, 73% vient du charbon. Est-ce que la Chine ce n'est pas la grande menace pour le climat ?
Ah, la politique environnementale est un problème sérieux, simplement laissez-moi vous dire… On me taquinait hier à la Conférence… Vous allez faire un livre sur la politique intérieure de la Chine. Mon livre : je ne pose aucun des problèmes intérieurs. Je suis un homme seul, je ne suis plus à l'université. On ne me fait pas de fiche, ce que j'écris, je le lis moi-même, mais j'ai consacré ces deux ans aux relations internationales de la Chine, aux relations des Etats-Unis avec la Chine sur toute la scène asiatique, mais je n'estime avoir aucun opinion particulièrement intéressante sur les problèmes de la politique intérieure. Ils m'intéressent, mais je n'ai pas pu les étudier.
JPJA : Alors, le néo-colonialisme dont on parle parfois à demi-mot. Certains en parlent pour l'Afrique et là on retrouve le Guy Spitaels qui a tendance à envoyer des flèches quand même régulièrement. Pour vous, ce qui se passe, ce que les Chinois font en Afrique, ce n'est rien à côté de ce que par exemple les Belges ont fait pour mettre Kabila sur le trône ?
Vous savez comme moi, je crois l'avoir dit à votre antenne que même dans les années 60, notre passé n'est pas tout à fait pur. Nous ne reviendrons pas sur la disparition de Lumumba…
JPJA : Mais à vous entendre, il n'est pas purifié non plus pour le moment ?
Nous sommes tout de même un peu fort présents. Je ne sais pas si le régime actuel est celui qui répond par son personnage numéro deux aux intentions pures que nous affichons par ailleurs. Mais, laissons. Ce n'est pas cela l'important. Je voyais dans Le Monde d'avant-hier, deux pages. Les personnes physiques, les Français qu'on voit en Afrique noire, les investissements français en Afrique noire décroissent. En revanche, sous Mitterrand, comme sous Chirac, le rôle de gendarme est joué en dix, quinze endroits. Excusez-moi, mais qu'on me donne la preuve qu'il y a ne fut-ce que mille soldats chinois en Afrique noire, qu'on me donne qu'il y a des conseillers politiques comme naguère les gens de FOCA dans les cabinets, qu'on me donne la preuve que les prêts que font les Chinois sont liés. Mais alors les Chinois mangent énormément d'énergie et de matières premières. Ils les achètent à la Chine. Mais c'est ce qui fait dire à un économiste français, si la Chine croît maintenant à 5% c'est bien parce qu'il y a un continent qui entre en explosion de croissance, qui achète des matières premières et l'énergie et c'est parce qu'il y a un continent qui investit.
JPJA : Mais c'est peut-être aussi parce que les Chinois se sont débarrassés complètement de tous problèmes de droits de l'homme et autres et que quand ils ont besoin de minerais, ils ne regardent pas vraiment à qui ils les achètent ?
Ils sont incroyants. Vous avez raison. Ils n'appliquent la politique des pays… Ils ne font aucune intervention dans la politique intérieure. Parfois ce serait bien qu'ils le fassent. Peut-être ça va être le cas d'ailleurs au Soudan, mais d'une façon généralement King Kong comme on dit, ils n'interviennent pas dans les affaires intérieures. Parfois c'est bien, mais regardez toute les bêtises que nous faisons en intervenant dans les affaires intérieures des autres. Je rappelle qu' Han Ting Tong le grand politologue américain dit : et si nous n'intervenions quasi pas dans les affaires du monde, serait-ce plus mal ?
JPJA : Guy Spitaels, merci pour cette première partie d'entretien.

Trop de chômage chez les jeunes belges

L'OCDE, vient de publier un rapport très critique sur le chômage des jeunes. La Belgique ne ferait pas assez d'efforts pour aider les jeunes à trouver un emploi. En conséquence, l'OCDE propose quelques recettes spectaculaires

Le taux de chômage des 15-24 ans tourne autour de 20% dans notre pays. Sans surprise il s'agit surtout de jeunes peu voire pas qualifiés. Ou alors de jeunes dont les qualifications ne correspondent pas aux besoins des entreprises. Pour l'OCDE, L'organisation de coopération et de développement économique, il faut améliorer les performances de l'enseignement et l'offre de formations. Mais il faudrait également aller plus loin, rendre le marché du travail encore plus flexible. L’OCDE suggère que la Belgique change radicalement le système des allocations d'attente. En pratique, cela reviendrait à les supprimer. Pour le ministre de l'emploi Peter Vanvelthoven, c'est non.

Autre constat de l'OCDE, les jeunes restent trop souvent bloqués dans des contrats précaires. Alors pour faciliter la transition vers des contrats à durée indéterminée, l'OCDE propose une sorte de contrat intermédiaire. Plus de protection que dans les contrats précaires, mais moins de protection que dans les contrats à durée indéterminée. Mais là encore, pour les autorités belges, c'est non.

17 février 2007

MRTV, la télé du MR sur le Web

Le Mouvement réformateur lance sa télévision sur internet.

MRTV est en ligne sur www.mrtv.be.
Le site proposera un journal télévisé hebdomadaire et des séquences sur l'actualité du parti. Le lancement officiel de ce nouvel outil de communication, qui apparaît en pleine pré-campagne électorale, est annoncé pour le 13 mars. (belga)

Flahaut, très bas

Un magnat russe obtient toutes les faveurs à l'hôpital de Neder

On se plie en quatre à l'hôpital des grands brûlés de Neder-over-Hembeek, pour le magnat russe, Suleiuman Kerimov. Ce qui n'est pas du goût de tout le monde.
Depuis trois mois, les services de l'Hôpital militaire de Neder-Over-Heembeek se coupent en quatre pour soigner un milliardaire russe. Du jamais vu, que dénonce le personnel.
Deux membres du personnel paramédical de l'hôpital militaire dispensent actuellement leurs soins à Moscou au bénéfice exclusif de Suleiuman Kerimov, la 72e fortune mondiale, victime d'un crash au volant de sa Ferrari dans le sud de la France.
Tous deux y sont en mission pour l'OTAN, couverts par un ordre signé en ce sens par le ministre de la Défense nationale, André Flahaut, qui avait envoyé le 30 novembre dernier un avion militaire rapatrier du sud de la France ce parlementaire russe, magnat du pétrole, brûlé la veille à 40 % dans l'accident de voiture qui s'est produit sur la Promenade des Anglais, à Nice.
Le golden boy a bénéficié d'un traitement "VIP" jusqu'au 12 janvier, jour de sa sortie vers Moscou. (belga)

“Mon fils n’était pas riche” (08/12/2006)


Son fils se mourait en Inde : malgré sa souffrance, Flahaut a refusé d’envoyer un avion militaire

L’affaire date d’août 2005. Mais la mère d’Erwin Pecheux n’a pas oublié. Pour Claudine, c’est comme si c’était hier. Jamais elle n’oubliera. Jamais elle ne pardonnera. Bien sûr, dit-elle, nous ne sommes pas riches. Quand je lis que ce Russe que la Belgique a rapatrié de la Côte d’Azur possède 7,5 milliards de dollars, je m’incline sans discuter. Moi, je ne pouvais donner que ce que j’avais mais j’étais prête à vendre ma maison et payer toute ma vie si c’était pour rapatrier mon fils et lui donner même un espoir sur mille de le sauver. On nous disait en Inde que c’était sa seule chance mais qu’elle valait le coup : le rapatrier en Europe. On l’a demandé à Flahaut. Flahaut l’a fait pour un Russe qui avait du fric et était un copain de Poutine. Mon fils hélas ! ne roulait pas en Ferrari Enzo sur la promenade des Anglais. Mais c’était quelqu’un de bien. J’ai gardé la lettre d’André Flahaut signée de sa main. Pour justifier qu’il n’ira pas chercher notre fils en train de mourir, il prétend que “la Défense ne dispose pas de moyens permettant un rapatriement sécurisé dans de telles conditions”. Soi-disant qu’Erwin dans le coma était intransportable. Il n’était que dans un semi-coma provoqué, artificiel. Le Russe, lui, était dans le coma : pour lui, il n’a pas discuté : il a spécialement fait équiper un Embraer qui, au départ, n’était pas médicalisé. Août 2005. Depuis avril, Erwin Pecheux, Belge globe-trotter, découvre l’Inde, sac au dos. Il a 33 ans. Son service militaire en Allemagne lui a donné l’envie de parcourir le monde. Il a séjourné aux USA. Là, il est en Inde, à Goa, de retour d’un trekking dans l’Himalaya.Tout pourrait avoir commencé par une ampoule au pied droit. Qu’il a cru guérie alors que la blessure s’infectait. Il est hospitalisé. Vers le 10 août, son état s’est aggravé. On parle désormais d’un deep vein thrombosis avec risque que l’infection gagne le système respiratoire et se répande vers le cerveau. Selon sa mère, André Flahaut est informé dès le 11. À Goa, son fils est parfaitement conscient. Ils se parlent au téléphone.Le problème, c’est que le Belge est couvert à l’étranger par une assurance rapatriement valable trois mois, lesquels sont écoulés de quelques jours.Mme Catinus : “On a crié au secours et frappé à toutes les portes. Des militaires nous disaient qu’il suffisait d’installer un véhicule ambulance équipé dans un des C130 faisant la navette entre Melsbroek et Kaboul, et de le faire poser à Goa : c’était possible. Mais un Belge à sauver à l’étranger, ça comptait moins qu’un copain de M. Poutine riche à crever. Erwin, de Fleurus, a compté pour rien. Et il est mort là-bas, tout seul, comme un chien : Goa n’était pas la promenade des Anglais. J’ai l’impression qu’avec Kerimov, la Défense a cherché des arguments pour intervenir. Et qu’avec mon fils, elle a cherché des arguments pour ne pas intervenir.” Dans la presse de l’époque, on trouve que le cabinet Flahaut fait valoir qu’il ne revient pas à la Défense de se substituer aux mutuelles et aux assurances rapatriement pour civils. Et le service presse ajoute que la Défense rapatrie des civils quand ils ont des liens de parenté avec nos militaires. Sûrement que c’était le cas pour M. Kerimov soigné à l’HM.Cette semaine, nous en avons parlé à M. Flahaut qui se souvient très bien du cas et de son refus; il explique que les circonstances et les possibilités n’étaient pas les mêmes. La sœur d’Erwin s’est envolée pour l’Inde. Son frère vivait encore quand Sylvie est arrivée à son chevet. Erwin est quasi décédé dans ses bras, le 18 août. Dans son refus à la famille, signé de sa main, André Flahaut avait terminé : “Je vous prie de croire, Madame, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs”. Cet été, la maman d’Erwin a appris qu’un avion officiel avait rapatrié Paola pour un poignet cassé et l’avait ensuite ramenée en Sicile sur son lieu de villégiature. Elle est écœurée.
Gilbert Dupont

16 février 2007

Kagame tourne le dos à la Francophonie

Confirmation de la détérioration des relations politiques entre le Rwanda et la France. Dans une interview au journal britannique "Times" le président Paul Kagame confirme qu'il veut accrocher son pays au monde anglo-saxon, et en faire un membre du "Commonwealth". Le rapprochement entre Kagame et le monde anglophone est aussi le résultat de la mise en cause de Kagame devant la justice française.


L'attachement du président rwandais au monde anglophone n'a bien sur rien de neuf, quand on pense au parcours personnel de l'actuel chef de l'état rwandais. Avant d'accéder au pouvoir rwandais dans la foulée de la guerre de 1994, l'actuel président Kagame profitait de l'appui de l'Ouganda, où vivait une importante diaspora tutsie. Et c'est cette communauté rwandaise en exil qui a formé les troupes qui prendront le pouvoir à Kigali.

Dès sa conquête du pouvoir, un froid s'installe entre la direction Kagame et la France qui organisera une opération militaire critiquée, l'"opération turquoise". L'ouverture plus tard d'une enquête en France sur les origines et les responsabilités du génocide apaisera d'autant moins la situation que Paul Kagame sera personnellement mis en cause dans l'assassinat de son prédécesseur Habyarimana. L'enquête du juge Brugières a débouché l'automne dernier sur la mise en cause du président rwandais, ce qui devait conduire à la rupture des relations diplomatiques entre Paris et Kigali.

Vendredi matin, Paul Kagame confirme ouvertement son intention de tourner le dos à la francophonie et de se rapprocher du Commonwealth. Il dit espérer l'ouverture d'un partenariat lors du prochain sommet de l'organisation internationale. "Il y a beaucoup d'avantages à rejoindre le Commonwealth déclare Kagame, citant la culture, l'économie et le politique". Une déclaration qui ne fera sourire ni à Paris, ni à Bruxelles.

Plainte en France contre la veuve Habyarimana

Une plainte vient d'être déposée en France contre Agathe Habyarimana, une plainte pour complicité de génocide et crime contre l'humanité déposée par le collectif des parties civiles pour le Rwanda.

La veuve de l’ancien président rwandais, Juvénal Habyarimana tué en 1994 à Kigali dans un attentat contre son avion, a par ailleurs vu sa demande d’asile refusée une nouvelle fois par la France . Agathe Habyarimana avait interjeté appel de la décision rendue le 4 janvier dernier par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides.
LOfpra qui avait rejeté sa demande d'asile avait estimé que Mme Habyarimana aurait participé "en tant qu'instigatrice ou que complice" au "crime de génocide" au Rwanda, entre avril et juillet 1994. Agathe Habyarimana dispose encore d’une possibilité d’appel.
A noter que la France ne peut de toute façon pas l'expulser vers le Rwanda, où la peine de mort est en vigueur. Si l'administration française décidait d'un arrêté d'expulsion à son encontre , elle devra trouver un pays qui accepte de l'accueillir.

Pour rappel Agathe Habyarimana avait été exfiltrée et accueillie en France après l’assassinat de son mari, le 6 avril 1994 et qui avait été le point de départ du génocide au Rwanda. Un génocide qui a fait entre 800.000 et un million de morts entre avril et juillet 1994 parmi les Tutsis et les Hutus modérés. En demandant l'asile politique dix ans après son arrivée en France, Agathe Habyarimana a peut-être amorcé le début de sa chute……

Normes plus sévères pour les antennes GSM à Bruxelles

Le parlement bruxellois a adopté vendredi, à une très large majorité, une proposition d'ordonnance relative à la protection de l'environnement contre les effets provoqués par le rayonnement électromagnétique. Le Vlaams Belang et le VLD se sont abstenus.

Santé
L'impact éventuel des antennes GSM sur la santé est clairement dans le collimateur des députés bruxellois. Selon les auteurs de la proposition, le dispositif bruxellois appelé à entrer en vigueur dans deux ans impose une norme 47 fois plus contraignante que ce qui était permis jusqu'ici au niveau fédéral. Elle s'applique à un champ de fréquence 3.000 fois plus étendu.

Normes
La nouvelle ordonnance, élaborée à la suite d'une série d'auditions en commission de l'Environnement, prévoit une norme environnementale qui stipule que jamais dans l'environnement, plus de 3V/m (pour une fréquence de référence de 900 MHz et pour tout ce qui est émis entre 0,1 MHz et 300 GHz) ne pourront être dépassés. La norme de santé du fédéral autorise un rayonnement électromagnétique de 20,6 V/m pour une fréquence de référence de 900 MHz.

Cadastre
D'ici l'entrée en vigueur du dispositif, il reviendra au gouvernement bruxellois de définir les modalités de contrôle et de sanctions en cas de non respect de la norme.

Dans ce contexte, l'exécutif bruxellois devra mettre à jour et rendre public le cadastre des données techniques des antennes dont le contenu doit permettre de déterminer la densité de puissance dans les zones accessibles au public. Consultable par tous, ce cadastre devrait permettre à tout un chacun de vérifier quel est l'ampleur du rayonnement dans son environnement immédiat.

Sanctions
Le texte approuvé vendredi prévoit des sanctions sous formes d'amendes allant de 100 à 15.000 euros, voire à une peine de prison de huit jours à deux ans, ainsi que la possibilité pour le juge de faire procéder au retrait d'un émetteur.
D'après Dominique Braeckman (Ecolo), l'IBPT avait estimé il y a deux ans, à quelque 8 % du total, le nombre d'antennes ne respectant pas la norme que Bruxelles s'apprête à imposer.

VLD
Concrètement, l'application de l'ordonnance devrait déboucher sur une multiplication du nombre d'antennes qui émettraient à plus faible intensité. Le VLD a émis quelque doute sur l'application de l'ordonnance. Il doute que le texte constitue une réelle avancée sur le plan de la santé dès l'instant où la puissance d'un GSM est deux fois plus élevée que celle d'une antenne GSM.

Appareil
Si la technologie GSM est dangereuse, c'est d'abord au niveau de l'appareil, ont fait valoir les libéraux flamands. Ceux-ci craignent également que le coût lié à la multiplication, prévisible, des antennes plus petites soit répercuté sur le consommateur. Le texte est en outre contraire à l'Arrêté royal qui impose aux opérateurs de mobilophonie de regrouper leurs antennes.

cdH
Dans ce débat, le cdH a fait observer que l'ordonnance pourrait évoluer en fonction de la maîtrise scientifique de l'impact sur la santé des radiations non ionisantes, au sujet duquel de nombreuses questions restent encore actuellement sans réponse.

Libéralisation : où ça coince

MAJ 16/02/07


Electricité : pétard au parlement wallon
La libéralisation du marché de l'électricité est décidément un thème de combat au parlement wallon. Grogne des consommateurs, inquiétude budgétaire des communes, le terreau est fertile pour des affrontements politiques comme ceux menés une nouvelle fois au Parlement Wallon, mercredi, saisi de 8 interpellations sur la question.

Malgré le choix possible du fournisseur, la baisse des tarifs qu'on liait généralement à la libéralisation est un rêve déjà oublié après 45 jours de marché ouvert à la concurrence ! Pire, certaines régions de Wallonie paient désormais, à consommation inchangée, des factures gonflées de 20 à 30%.

Parallèlement, les communes ont perdu une partie des revenus que leur procuraient les intercommunales d'électricité et ont vu en même temps leur coût électrique enfler jusqu'à mettre en péril certains budgets.
Voilà en résumé les propos entendus tant sur les bancs de l'opposition que sur ceux de la majorité, unis pour dénoncer les effets de la libéralisation. Les députés, pour beaucoup municipalistes, ont donc plaidé pour des diminutions de charge, cherchant des solutions dans les allégements fiscaux ou les économies d'énergie.

Face à ces questionnements convergents, les ministres wallons n'ont pu que compatir et expliquer qu'ils ont hérité d'une situation et de décisions prises à l'Europe ou au Fédéral. Le ministre Antoine insistant pour sa part sur l'impossibilité de fait d'une véritable concurrence alors qu'il n'y a pratiquement qu'un seul producteur d'électricité capable de fournir les différents opérateurs : Electrabel tenant paradoxalement toujours dans sa main un quasi monopole.


La fusion de Nuon et Essent coûtera 1500 emplois
Les deux producteurs d'électricité néerlandais bien présents en Wallonie, Nuon et Essent, se sont mis d'accord pour leur fusion. C'est le "Volkskrant" d'Amsterdam qui l'annonce mercredi matin.


Ce mariage entre Nuon et Essent n'est pas une surprise, il était même envisagé depuis quelques mois, et cela alors que les deux sociétés publiques se sont lancées chacune sur le nouveau marché libéralisé de l'électricité en Wallonie. Cette fusion ne devrait pas avoir de conséquences directes pour les nouveaux clients de ces deux sociétés hollandaises qui n'en feront plus qu' une demain. Par contre il y aura une facture sociale aux Pays-Bas : la fusion entraînera la perte d’au moins 1.500 emplois.

Les conseils des commissaires des deux producteurs d'énergie se sont mis d'accord la semaine dernière sur les modalités de cette fusion qui doit encore être soumise à l'approbation des actionnaires, les provinces et les communes propriétaires. Le nouvel Etat-major et les divisions commerciales seront installées à Amsterdam où se trouve déjà le producteur Nuon. Et c'est à Den Bosch, siège de Essent que seront installés tous les services de vente aux consommateurs. Et pour couronner le tout, c'est le patron de Essent, Michiel Boersma qui sera le premier président du nouveau groupe fusionné qui compte plus de 4 millions de clients et pour un chiffre d'affaires de 11 milliards d'euros aux Pays-Bas.

Cela fait un mois que les marchés bruxellois et wallon du gaz et de l'électricité sont ouverts à la concurrence.
Et cela crée beaucoup de mécontentement. En cause, notamment, les délais d'attente et un service clientèle déficient.

La libéralisation complète du marché du gaz et de l'électricité à Bruxelles et en Wallonie, qui a débuté le 1er janvier 2007, ne fait pas que des heureux. Les raisons du mécontentement sont nombreuses.
Pour le moment, ceux qui veulent faire jouer la concurrence doivent être patients. S'ils ont signé un nouveau contrat en décembre ou début janvier, ils devront attendre le 1er mars pour qu'il s'applique alors que la période normale de mise en oeuvre est d'un mois environ. Ce délai supplémentaire avait été accordé pour permettre à la libéralisation de se mettre en place.
Et on peut penser que même après, le délai d'un mois ne sera pas facile à tenir. Chez un fournisseur comme Essent qui réalise une belle percée en Wallonie, ceux qui ont signé après la mi-janvier, devront sans doute attendre le 1er avril pour obtenir le transfert. "Après, on reviendra à une procédure normale", rassure Annemarie De Vreese, marketing manager chez Essent Belgium.
Le consommateur doit-il dès lors craindre un important manque à gagner ? De façon générale, les tarifs appliqués par les fournisseurs par défaut aux clients "dormants" sont les moins avantageux. Mais, les différences avec les offres concurrentielles varient très fort.
Selon certains experts, à Bruxelles où Lampiris est le seul concurrent à Electrabel, le manque à gagner sur un an de consommation d'électricité s'élève à quelques euros.
En Wallonie, en revanche, le consommateur peut être fortement perdant. Il apparaît que le tarif de Luminus en tant que fournisseur par défaut (dans la région de Liège) est particulièrement peu avantageux.
Deuxième source de mécontentement : des services clientèle déficients. Même une société comme Electrabel a été débordée et a dû renforcer les effectifs de son call center. "Les gens ont été submergés d'informations en une seule fois. Ils se sont inquiétés de ce changement", explique Lut Van de Velde, porte-parole d'Electrabel. Mais, selon elle, c'est en train de se normaliser. Electrabel a conclu un partenariat avec la Poste, qui entrera en vigueur début février. Des nouveaux contrats pourront ainsi être signés dans certains bureaux de poste.
Tracasseries
Une autre difficulté de la libéralisation est le changement d'interlocuteur. L'intercommunale a été remplacée par le fournisseur. Un exemple : "Nous sommes submergés d'envois d'attestations pour le tarif social spécifique", raconte Philippe Massart, porte-parole de Sibelga, le gestionnaire de réseau de distribution à Bruxelles. Autrement dit, les gens n'ont pas compris qu'ils devaient envoyer ce type de document à leur fournisseur et non pas à l'intercommunale. Ils sont aussi, paraît-il, nombreux ceux qui regrettent le temps où ils pouvaient payer en cash leur facture auprès de leur intercommunale.
Les tracasseries liées à un déménagement suscitent également beaucoup d'inquiétudes. D'ailleurs, l'IBGE (Institut Bruxellois pour la Gestion de l'Environnement) est en train de préparer une brochure explicative. Une de plus, diront certains...


Fournisseurs juridiquement à l'abri

En pratique, la libéralisation de l'énergie semble engendrer certains contretemps.Y remédier par la voie juridique ? Difficile.
Conclure un contrat de fourniture d'électricité ou de gaz est une chose. Encore faut-il qu'il entre effectivement en vigueur. Et dans de nombreux cas, il semble que cette entrée en vigueur soit retardée pour diverses raisons (fournisseur submergé de demandes, procédures prenant plus de temps que prévu, etc.). Il y a aussi la situation dérangeante du fournisseur qui, sachant que son client va le quitter, lui applique le tarif le plus élevé possible, comme pour le sanctionner. Que peut faire le consommateur face à ces problèmes ? Tout dépend du cas de figure. Mais dans la plupart des cas, le fournisseur aura pris le soin de se couvrir par le biais de conditions générales où il s'exonère au maximum de sa responsabilité.
1 Retard dans l'entrée en vigueur de la fourniture d'électricité ou de gaz. Depuis l'ouverture du marché de l'énergie à la concurrence, de nouveaux fournisseurs proposent leurs services. Mais ils ont été surpris par l'ampleur de la demande. Résultat : des listes d'attentes et des délais pouvant aller jusqu'à plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Que peut faire le consommateur ? Tout dépend des conditions générales du fournisseur. Chez Essent, par exemple, il est précisé que "la fourniture commence au moment où le fournisseur (Essent, ndlr) figure comme fournisseur sur le point de fourniture (le domicile concerné, ndlr) dans le registre d'accès du gestionnaire de réseau (Elia, ndlr) ". Le problème, c'est qu'en concluant le contrat, le consommateur donne mandat à Essent de mener à bien toutes les démarches pour que cette inscription comme fournisseur devienne effective. Et aucun délai n'est spécifié. Le fournisseur précise tout au plus qu'il est tenu de respecter les délais de résiliation du contrat en vigueur...
En fait, tout dépend du moment où l'entreprise est considérée comme le fournisseur du particulier dans les registres d'Elia. Ainsi, chez Nuon, "sauf stipulation contraire écrite, la fourniture prend cours le premier jour du mois suivant le mois de l'acceptation par le gestionnaire de réseau du changement de fournisseur".
Face à ces délais d'attente, que peut faire le consommateur ? A priori, pas grand-chose. Comme les conditions générales ne prévoient pas une exécution dans un délai minimum, le client n'est susceptible d'agir qu'en cas de durée d'attente manifestement abusive de la part du fournisseur.
2 Sachant qu'un de ses clients a choisi de se fournir en électricité chez un concurrent, un fournisseur profite des délais d'attente pour sanctionner ce client en lui appliquant le tarif le plus élevé. "Le fournisseur d'énergie est en droit d'adapter ses conditions tarifaires, à condition qu'il respecte la procédure prescrite par le contrat de fourniture", nous explique un juriste. "En général, ce contrat prévoit un délai minimum à respecter avant d'appliquer une nouvelle grille tarifaire". Ainsi, le fournisseur "historique" belge, Electrabel, peut, selon ses conditions générales, modifier les prix à condition d'en informer le client au moins deux mois à l'avance. Toutefois, cette information peut se présenter sous des formes diverses, susceptibles de passer inaperçues pour le consommateur. Ainsi, Electrabel se réserve le droit de communiquer de nouveaux tarifs via son magazine "Entreprendre avec Energie", par le biais d'un courrier, d'un e-mail ou encore par une publication sur son site Internet. Si le client ne refuse pas explicitement les nouvelles conditions dans le mois, on considère qu'il les accepte. Que se passe-t-il si le fournisseur applique un nouveau tarif sans passer par la procédure contractuelle prévue ? "Dans ce cas, le client devrait pouvoir obtenir remboursement du montant excédant l'ancien tarif", explique notre interlocuteur. "Mais cela vaut-il la peine d'ester en justice pour une somme très petite ?". D'autant plus que, selon ce juriste, le client risque fort de se voir opposer son paiement comme une preuve de son acceptation du nouveau tarif, acceptation qui couvrirait alors le vice de forme dans la procédure d'information relative à ce tarif...

Belgacom dans le collimateur de l'IBPT

L'institut belge des services postaux et des télécommunications, l'IBPT, met en demeure Belgacom de répercuter sur la facture des consommateurs les baisses des tarifs d'interconnexion entre les opérateurs de téléphonie mobile. Faute d'y donner suite, Belgacom pourrait se voir infliger une amende administrative. C'est le ministre des Télécommunications qui en a fait l'annonce. Belgacom a réagi et annonce qu'elle fera le nécessaire pour se mettre en règle d'ici le 2 avril.

C'est au début du mois de juillet 2006, que l’Institut belge des services postaux et des télécommunications lançait la régulation des tarifs d'interconnexion entre les opérateurs GSM. Cette régulation progressive doit en principe amener d'ici 2008 à une réduction de moitié du prix que paye un opérateur mobile à un autre pour se connecter à son réseau pour un appel vocal. Objectif mettre fin aux disparités de prix pour cette fameuse interconnexion, soit de mobile à mobile soit de fixe à mobile.

Dans ce cadre, l'IBPT impose à Belgacom de répercuter ces baisses sur la facture des consommateurs. Et cela concerne dans ce cas les appels à partir d'un téléphone fixe vers un mobile. Mais, Belgacom, dans ses tarifs de novembre 2006 n'en a rien fait, d'ou cette mise en demeure avec des amendes à la clé.

Belgacom a réagit. Elle prend note et annonce qu'elle se mettra en règle d'ici le 2 avril prochain. Pour sa défense, Belgacom avance que si cette baisse n'a pas été répercutée en novembre dernier c'est en raison de l'action intentée devant la justice par des opérateurs mobiles à propos des prix pour les gros clients. Cette action est toujours pendante devant la cour d'appel. Or explique Belgacom, les tarifs pour le client dépendent aussi des tarifs de gros. Un argument que réfute manifestement l'IBPT…

l'Erika

16/02/07


Bénéfice record pour Total
De mémoire de boursicoteur, on n'avait jamais vu ça en France. 12 milliards et demi d'euros de bénéfice en un an. Soit 400 euros par seconde. L'action Total a encore profité de cette annonce en faisant un bon en avant à la bourse de Paris.


Pourtant, ces chiffres tombent au moment où le groupe pétrolier est au coeur de plusieurs polémiques. Le procès de la catastrophe de l'Erika vient de s'ouvrir. Ces juteux bénéfices vont conforter les parties civiles dans leur volonté d'obtenir des indemnisations conséquentes.

Les dirigeants de Total devront aussi répondre devant la justice d'accusations de malversations dans le cadre du programme pétrole contre nourriture en Irak et, chez nous, pour crime contre l'humanité, en raison de leur soutien supposé au régime totalitaire en Birmanie.

le procès sept ans après


Le procès du naufrage de l'Erika s'est ouvert cet après-midi devant le tribunal correctionnel de Paris, pour quatre mois
Le pétrolier Erika lors de son naufrage le 12 décembre 1999 au large des côtes bretonnes

Après sept ans d'enquête sur ce naufrage, à l'origine d'une des pires marées noires, 15 personnes physiques et morales sont renvoyées devant la justice pour pollutilon, mise en danger d'autrui ou abstention volontaire de combattre un sinistre.70 parties civiles ont réclamé un jugement qui fasse date avec en ligne de mire l'affréteur Total.
Parmi les prévenus, l'armateur, le capitaine, les secours, la société de classification italienne Rina et l'affréteur Total devront expliquer pourquoi, en décembre 1999, ce bateau à une seule coque, frôlant les 25 ans, a pris la mer en pleine tempête avec 30.000 tonnes de pétrole, malgré plusieurs inspections ayant signalé de graves traces de corrosion.

En face, plus de 70 parties civiles, dont de nombreuses collectivités ou associations bretonnes, réclament des indemnisations pour ce désastre qui a vu 20.000 tonnes de fioul souiller 400 km de côtes, mazouter plus de 150.000 oiseaux et sinistrer l'économie bretonne pour un préjudice évalué à plus d'un milliard d'euros.Pour les parties civiles, ce drame dépasse celui de l'Amoco Cadiz dont les 230.000 tonnes de brut avaient dévasté quelque 350 km de côtes de Bretagne du nord en 1978, parce que le fioul lourd de l'Erika , particulièrement polluant, a causé d'énormes dégâts dans cette région très touristique.

Une tribune pour candidats à l'Elysée
Avant l'audience, quatre candidats à l'élection présidentielle ont fait entendre leur voix au premier jour de ce procès hypermédiatisé.Dominique Voynet (Verts), ministre de l'Environnement lors de la catastrophe, très critiquée pour sa lenteur à réagir, s'est dite "très désireuse de voir Total s'expliquer enfin". Philippe de Villiers (MPF), président du conseil général de Vendée, a dénoncé les "navires pourris".

L'avocate Corinne Lepage (Cap 21), qui représente quelques communes parties civiles, a plaidé pour "le principe du pollueur-payeur". La socialiste Ségolène Royal a fait savoir par le vice-président de sa région Poitou-Charentes, François Patsouris, qu'elle "suivait ce procès de près".Les régions socialiste de Bretagne, Pays-de-la-Loire et Poitou-Charentes se disaient d'ailleurs "unies et déterminées"."Les responsables doivent être condamnés à réparer les dommages au bien public", a insisté Jacques Auxiette, président des Pays-de-la-Loire, invoquant "l'écoresponsabilité".L'avocat des régions, Me Jean-Pierre Mignard, a ajouté qu'outre les indemnisations, le tribunal devrait également établir un "préjudice moral", car "la relation de l'homme avec la nature a été profondément altérée et ne sera jamais plus comme avant". Il a avancé le chiffre de 320 millions d'euros.Pendant les quatre mois d'audiences, la justice devra déterminer pourquoi l'Erika, un pétrolier à une seul coque, vieux de près de 25 ans, a pu quitter Dunkerque sur une mer démontée par la tempête, alors que plusieurs inspections avaient relevé des traces de corrosion.Les juges devront aussi répondre aux demandes d'indemnisation des victimes de dégâts évalués à plus d'un milliard d'euros.Sur le banc des accusés, figurent notamment le propriétaire italien de l'Erika, Giuseppe Savarese, et son gestionnaire, Antonio Pollara. Le commandant indien Karun Mathur est lui aussi prévenu, mais sa présence au procès n'est pas certaine.La société de classification italienne Rina devra aussi s'expliquer, tout comme quatre responsables des secours à terre, qui sont accusés d'avoir multiplié les dysfonctionnements.

L'Erika avait été affrêté par Total: la société, un de ses directeurs juridiques et deux de ses filiales sont aussi au nombre des prévenus.Reconnaître le "préjudice écologique" Le but des associations est de sensibiliser "les députés européens" aux conséquences d'une marée noire, a annoncé leur avocat. Il est nécessaire d'intégrer le "préjudice écologique", ce qui n'est pas encore le cas dans les législations en vigueur"Tout se passe au niveau de l'Europe (...). Le procès va permettre aux députés européens de prendre conscience de certains enjeux", a ajouté Me Alexande Faro, qui défend entre autres Greenpeace France, France Nature Environnement, WWF, Eaux et Rivières de Bretagne...Il faut "démocratiser tout un tas de débats", a-t-il continué, soulignant que la durée prévue d'un procès de 4 mois et sa médiatisation allait en faire une "tribune" idéale.L'avocat compte faire témoigner des spécialistes du droit maritime américain. Ils expliqueront selon lui que les Etats-Unis, depuis la catastrophe de l'Exxon Valdez (en 1989 en Alsaka), ont "déplafonné les indemnisations" pouvant être réclamées aux pollueurs.Pour l'avocat, "Il faut que le transport maritime intègre dans son coût le coût de dépollution totale en cas de sinistre". "On ne peut avoir une politique écologique responsable sans reconnaître que l'atteinte à un coût".Dix parties civiles bretonnes en quête d'une aideParticuliers ou sociétés, dix parties civiles de Bretagne ont d'autre part assigné l'agent judiciaire du Trésor, pour une audience en référé au tribunal de grande instance de Paris, dont la tenue est prévue lundi 19 février.Le procès de l'Erika , prévu pour durer jusqu'en juin, "nécessite une lourde préparation et des moyens substantiels", expliquent les plaignants. Chacune de ces parties civiles "ne dispose pas de moyens financiers suffisants pour assumer la charge d'un tel procès", ajoutent-t-elles.Elles estiment que, par manque de moyens, leur droit à "un procès équitable" est "éminemment entamé", faute de pouvoir "faire convoquer, interroger les témoins", "assister à chaque jour d'un procès long" ou "obtenir en toute sécurité l'assistance d'un avocat".L'aide juridictionnelle est insuffisante, car "le mécanisme d'indemnisation de l'avocat désigné ne permet pas de retenir sa présence dans un procès pendant trois mois", ajoutent ces parties civiles.Elle se sentent tel le pot de terre face au pot de fer : la société Total qui "bénéficie de très gros moyens financiers pour lui permettre d'assurer sa défense, notamment par voie d'expertises, de témoins", plaident-elles, invoquant un "grave déséquilibre".

Ouverture du procès fleuve de l'Erika

Le procès du naufrage du pétrolier Erika, qui avait pollué en 1999 des centaines de km de côtes de Bretagne, s'est ouvert devant un tribunal parisien qui va passer quatre mois à démêler l'écheveau des responsabilités de la plus grosse marée noire survenue en France.
Après sept ans d'enquête, quinze personnes morales et physiques ont été renvoyées devant la justice pour pollution, mise en danger d'autrui ou abstention volontaire de combattre un sinistre, lors de ce premier procès en France d'un désastre écologique majeur.
Parmi elles, les armateur et propriétaire italiens, le capitaine indien, les secours français, la société de classification italienne Rina et l'affréteur Total devront expliquer pourquoi, en décembre 1999, ce bateau à une seule coque, frôlant les 25 ans, a pris la mer en pleine tempête avec 30.000 tonnes de pétrole, malgré plusieurs inspections ayant signalé de graves traces de corrosion.

Face à eux, plus de 70 parties civiles, dont de nombreuses collectivités ou associations bretonnes, réclament des indemnisations pour ce désastre qui a vu 20.000 tonnes de fioul lourd souiller 400 km de côtes, mazouter plus de 150.000 oiseaux et sinistrer l'économie bretonne pour un préjudice évalué à plus d'un milliard d'euros. Plusieurs candidats à la prochaine élection présidentielle ont fait entendre leur voix au premier jour de ce procès hypermédiatisé.

Pas de capitaine
A l'ouverture de l'audience, le président du tribunal, Jean-Baptiste Parlos, a constaté l'absence du capitaine de l'Erika, l'Indien Karun Mathur. S'en est suivie une offensive du Rina, qui a invoqué une "immunité internationale" consentie par Malte, pour réfuter la compétence du tribunal et demander à être jugé par cette île.

"Les gens doivent rendre compte des fautes qu'ils ont commises", a répliqué le procureur Laurent Michel, soulignant que le Rina était "une société de droit italien agissant en Italie". Le président Parlos devra décider mardi s'il tranche sur ce point, ou s'il le joint au fond, ce qui revient à statuer à l'issue du procès. "Il va falloir se défendre sur tous les fronts sans savoir ce qui sera imaginé par la créativité des parties civiles, du parquet ou du tribunal", a lancé pour sa part Me Daniel Soulez-Larivière, défenseur de Total, qui a qualifié les poursuites de "confuses". Total réfute toutes les accusations mais les parties civiles guignent ses juteux bénéfices pour obtenir des indemnités.

Auparavant, ce procès, qui mobilise plus de 80 avocats et coûte près de 600.000 euros, devra s'aventurer dans la complexe législation maritime et l'opacité des structures de propriété facilitée par un pavillon de complaisance maltais. Avant l'audience, quatre candidats à l'élection présidentielle ont fait entendre leur voix au premier jour de ce procès hypermédiatisé. Dominique Voynet (Verts), ministre de l'Environnement lors de la catastrophe, très critiquée pour sa lenteur à réagir, s'est dite "très désireuse de voir Total s'expliquer enfin". Philippe de Villiers (MPF), président du Conseil général de Vendée, a dénoncé les "navires pourris".
L'avocate Corinne Lepage (Cap 21), qui représente quelques communes parties civiles, a plaidé pour "le principe du pollueur-payeur".

La socialiste Ségolène Royal a fait savoir par le vice-président de sa région Poitou-Charentes, François Patsouris, qu'elle "suivait ce procès de près". Les régions socialistes de Bretagne, Pays-de-la-Loire et Poitou-Charentes se disaient d'ailleurs "unies et déterminées".
Leur avocat, Me Jean-Pierre Mignard, a annoncé qu'outre les indemnisations, le tribunal devrait également établir un "préjudice moral", car "la relation de l'homme avec la nature a été profondément altérée et ne sera jamais plus comme avant". Il a avancé le chiffre de 320 millions d'euros. La séance a été levée vers 19h15 et devait reprendre mardi après-midi.
(D'après AFP

15 février 2007

La parité garantie dans les décisions politiques

Une loi établissant le principe du "gender mainstreaming", publiée ce mardi dans le Moniteur belge, sera la garante de l'égalité entre les femmes et les hommes dans toutes les politiques. La question du genre devra désormais être prise en compte tout au long des processus décisionnel et opérationnel.

Chaque action du gouvernement sera désormais évaluée avant sa mise en oeuvre afin d'étudier l'effet qu'elle risque de produire sur l'égalité entre les femmes et les hommes et tendre à aboutir à la parité, indique un communiqué du ministre de l'Egalité des chances Christian Dupont.
Selon lui, "la Belgique est l'un des premiers pays à prendre une législation aussi complète en la matière" puisqu'elle intègre la dimension du genre à tous les niveaux de la prise de décision.Par ailleurs, l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes est chargé de l'accompagnement et du soutien du processus d'intégration de la dimension de genre dans les politiques, mesures ou actions publiques. (belga)

14 février 2007

Travail au noir : 10 inspecteurs engagés

14/02/2007

La Région wallonne double son effectif. L'opposition se demande si c'est suffisant pour les 35.000 emplois au noir

Au Parlement wallon, le député MR, Crucke, a interpellé le ministre wallon, Marcourt, sur le travail au noir. "On estime l'emploi intérieur wallon à 1.110.000 unités, dont 35.000 emplois au noir. Il faut lutter contre le travail au noir et j'ai obtenu du gouvernement une augmentation significative des effectifs de l'Inspection sociale : 10 inspecteurs viendront renforcer les effectifs existants. Ils permettront d'accentuer la collaboration de la Région avec le fédéral dans la lutte contre le travail au noir. Le temps consacré par l'inspection à la lutte contre le travail au noir pourra ainsi être doublé. "
Crucke réagit : "Est-ce suffisant ? ". Le ministre souhaite un renforcement de leur pouvoir. "Il est envisagé, en cas d'infractions constatées aux réglementations en matière d'emploi, de permettre à la Région de percevoir elle-même les amendes administratives en cas d'obstacle à la surveillance de ses inspecteurs. Par ailleurs, j'ai souhaité que mes services d'inspection participent plus étroitement aux contrôles organisés, sous l'autorité du fédéral, dans le cadre des cellules d'arrondissement judiciaire."

En Wallonie, les inspecteurs de la division de l'Emploi ont, en 2005, dressé 60 pro justitia en matière d'occupation de travailleurs étrangers pour 90 travailleurs en infraction. En 2006, 64 pro justitia ont été dressés. "D'autres moyens de contrôles, Dimona et autres, sont attendus."
© La Dernière Heure 2007

13 février 2007

Le Turkménistan vote

Berdymoukhammedov élu président turkmène avec 89% des voix

Le président par intérim et favori de l'élection présidentielle du 11 février au Turkménistan, Gourbangouly Berdymoukhammedov a été élu à la tête de ce pays d'Asie centrale avec 89,23% des voix, a annoncé mercredi Mourrad Karryev, le chef de la Commission électorale. "Gourbangouly Berdymoukhammedov a obtenu 89,23% des voix", a déclaré M. Karryev devant le Khalk Maslakhaty (Conseil populaire), la plus haute instance législative turkmène composée de près de 2.500 dignitaires et chefs de clans. "Le peuple vous a confié son destin", a-t-il ajouté. Berdymoukhammedov succède ainsi pour cinq ans au tout puissant président à vie Saparmourat Niazov, décédé le 21 décembre dernier. Le scrutin de dimanche était le premier au Turkménistan auquel participaient plusieurs candidats, M. Berdymoukhammedov y ayant été opposé à cinq autres prétendants, tous sans envergure et membres du seul parti autorisé le Parti démocratique, l'opposition, exilée, n'ayant pas été autorisée à participer. Le président élu doit, dans la foulée de l'annonce des résultats, prêter serment sur la Constitution devant les 2.500 délégués du conseil.

Le Turkménistan vote pour tourner la page Niazov

Les bureaux de vote ont fermé leurs portes au Turkménistan où un nouveau chef d'Etat devait être élu après la mort du président à vie Saparmourat Niazov, un scrutin, qui sans être libre, marque un tournant pour cette ex-république soviétique d'Asie centrale.
Plus de 94% des 2,6 millions d'électeurs inscrits avaient voté à 16 heures locales (12 heures HB), deux heures avant la fermeture des bureaux, selon la Commission électorale. Les électeurs y avaient le choix, pour la première fois de leur histoire, entre plusieurs candidats, Niazov, avant de se faire nommer président à vie en 1999, s'étant toujours fait élire par plébiscite.
Après 21 ans de totalitarisme, ce scrutin constitue donc un tournant pour le pays même si l'opposition, exilée, est exclue du vote et si le président intérimaire Gourbangouly Berdymoukhammedov semble assuré de la victoire face à cinq concurrents sans envergure et membres comme lui du parti unique turkmène, le Parti démocratique.

Pour la première fois, le peuple du Turkménistan participe à un vote sur des bases pluralistes. C'est très important pour l'avenir, relevait à la télévision d'Etat, Vladimir Goriaïev, un représentant du département politique Asie-Pacifique de l'ONU.
Mais le favori du scrutin a déjà été adoubé par les dignitaires du pays comme le digne successeur de Turkmenbachi (Chef de tous les Turkmènes) dans les jours qui ont suivi la mort de ce dernier, le 21 décembre 2006.
Une élection présidentielle a lieu aujourd'hui car un grand malheur est arrivé il y a peu, bien trop tôt Saparmourat Turkmenbachi nous a quittés. Mais la vie poursuit son cours, il faut élire un nouveau président, a expliqué Mourad Karryev, le chef de la Commission électorale, dans un bureau de vote.
Les Turkmènes espèrent eux timidement l'avènement d'une nouvelle ère, après que Niazov a fait de son pays l'un des plus répressifs au monde, dilapidant les milliards de dollars tirés des exportations de gaz pour construire des statues à sa gloire.
Je vais voter, car c'est le devoir de chaque citoyen, et d'autant plus dans un moment historique comme celui-ci. Je mets tous mes espoirs dans cette élection, a confié Ogouljan, une retraitée de 67 ans. Car si Berdymoukhammedov s'est taillé une image de fidèle du défunt président, échappant une décennie durant aux purges successives au sein du gouvernement, il a fait campagne en promettant des réformes pour pallier les excès du régime.
Son pompeux slogan électoral proclame que le "bonheur" passe par la "fidélité" au président à vie, mais il promet une refonte du système de santé et de l'éducation, deux domaines ravagés par les "économies budgétaires" de Niazov. M. Berdymoukhammedov a aussi suggéré à terme la disparition du système du parti unique et une libéralisation de l'accès à l'internet.
Autre évènement dans un pays reclus du monde, une dizaine d'experts de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a été invitée à observer le scrutin. Mais cette présence est essentiellement symbolique, l'organisation ayant déjà annoncé qu'aucune évaluation du caractère démocratique du scrutin ne serait rendue publique.
Ce début d'ouverture est en effet loin d'être synonyme de démocratisation, aucun mot n'ayant été prononcé sur le sort des prisonniers politiques et l'opposition exilée continue d'être ignorée par les autorités. L'évolution en cours est aussi suivie avec intérêt par les grandes puissances russe, occidentales et chinoise, alléchées par les 2.900 milliards de m3 de gaz naturel dont regorge le sous-sol turkmène.
Les premiers résultats du vote sont attendus dans la nuit de dimanche à lundi, mais il faudra attendre mercredi et le Congrès populaire, une assemblée de 2.500 dignitaires et chefs de clans, pour connaître les résultats définitifs.
(D'après AFP)

La Région wallonne lance le Plan Escargot

Le ministre wallon des Transports, André Antoine, a lancé hier un appel aux communes afin qu’elles rentrent des projets qui procureront plus de sécurité aux usagers faibles de la voirie. Un financement de € 8 millions sera disponible.

«Lors de la campagne électorale de 2006, quand on discutait avec les mandataires
locaux, on se rendait compte que l’un des premiers thèmes qui revenaient était
celui de la sécurité»,
a expliqué le ministre. L’initiative s’adresse aux 80 communes qui ont adopté un Plan Communal de Mobilité.
Elle prendra le nom de «Plan Escargot» et vise des travaux dont l’objectif est d’adapter la vitesse, augmenter la sécurité des usagers faibles et améliorer le cadre de vie

L'État belge, un collabo

18/2/07

Décès de Maurice Papon, symbole de la collaboration nazie

Maurice Papon, seul haut fonctionnaire français condamné pour complicité de crime contre l'humanité pour son rôle dans la déportation de Juifs de Bordeaux pendant l'occupation nazie, est mort samedi à l'âge de 96 ans, a annoncé son avocat, Me Francis Vuillemin. Condamné en 1998 à 10 ans de réclusion, en fuite en 1999, il a été incarcéré pendant près de trois ans avant d'être remis en liberté en raison de son état de santé. Il résidait depuis dans sa ville natale en grande banlieue parisienne, où il était suivi pour des problèmes cardiaques.

M. Papon avait été hospitalisé le jeudi 8 février pour une insuffisance cardiaque et avait subi une intervention chirurgicale mardi dernier. "Maurice Papon est mort samedi 17 janvier 2007 à 16H00", a précisé son avocat, en soulignant que "l'ancien ministre n'a jamais accepté sa condamnation du 2 avril 1998 par la cour d'assises de Bordeaux".
EN SAVOIR PLUS: L'affaire Papon
EN SAVOIR PLUS: Papon, fonctionnaire de Vichy condamné pour la déportation de Juifs


Déportation des Juifs pendant l'Occupation : un rapport accablant

Le constat est sévère. Au terme de recherches historiques conduites durant quasiment trois ans, le Ceges - le Centre d'étude et de documentation Guerres et Société contemporaine - affirme que durant l'occupation allemande "l'État belge a adopté une attitude docile en accordant, dans des domaines très divers mais cruciaux, une collaboration indigne d'une démocratie à une politique désastreuse pour la population juive".

Ce rapport, intitulé La Belgique docile et examiné hier en commission des Affaires institutionnelles, a été rédigé à la demande du Premier ministre, Guy Verhofstadt, interpellé naguère par des résolutions votées au Sénat. Au fil de 1.114 pages, les auteurs - qui précisent avoir mis en évidence de nouveaux éléments - dressent un tableau très sévère à l'encontre des autorités belges de l'époque. Trois moments clés sont particulièrement mis en évidence.
Octobre-Novembre 1940. Cette période "concerne la décision de l'administration centrale belge et du sommet de l'autorité judiciaire de faire enregistrer, à la demande de l'occupant, la population juive par les administrations locales". Ces autorités ont jugé que "cette mise en oeuvre, qui constitue une violation flagrante de la Constitution, ne pèse pas assez lourd pour dénoncer la collaboration administrative maximale" avec les Allemands et prendre la défense des Juifs non-belges. De fait, tout cela semble traduire "une attitude xénophobe largement répandue, en grande partie liée à un antisémitisme latent", en particulier "dans les milieux catholiques de droite et nationalistes", mais pas seulement.

Eté 1942, c'est-à-dire "lorsque la déportation des Juifs figure à l'ordre du jour de la police nazie". Il apparaît que "le cadre général de la collaboration administrative est alors rompu dans les deux villes comptant de loin la population juive la plus importante". À Bruxelles, les autorités communales refusent de distribuer l'étoile jaune et de mettre leur police à disposition pour une rafle. "Elles motivent leur refus en invoquant des motifs humanitaires", commentent les auteurs. "Il convient toutefois de souligner que, jusqu'alors, elles ont suivi scrupuleusement la piste de la collaboration maximale." De fait, ce revirement "ne peut être dissocié d'une évolution des chances de victoire sur le champ de bataille" (les Allemands perdent pied).

Simultanément, "Anvers est le théâtre d'un événement unique dans l'histoire de l'occupation belge. La police locale arrête de façon autonome 1.243 Juifs dans le centre-ville et les livre aux autorités allemandes. Même lorsque les conséquences de ces faits sont ultérieurement découvertes, le silence demeure assourdissant".
Entre-temps, vers le printemps 1942, "le couronnement provisoire de la collaboration maximale s'inscrit dans le domaine de la mise au travail forcé", après avoir chassé les enfants juifs des écoles publiques et les adultes des professions médicales.

Il importe de remarquer que "le gouvernement belge à Londres n'a fait savoir à aucun moment, durant les années de guerre, qu'une correction s'impose et que l'attitude des hauts fonctionnaires et des magistrats est anticonstitutionnelle et condamnable d'un point de vue démocratique".
Fin 1945. La Libération. La justice militaire se lave les mains. "Toute responsabilité de l'autorité belge dans la persécution et la déportation des Juifs est écartée."

© La Dernière Heure 2007

Déclaration de patrimoine

12/02/2007

Déclaration de patrimoine : le parquet va poursuivre !


Depuis 2005, 8.037 mandataires publics sont tenus de déclarer leur patrimoine. 6 % ne l'ont pas fait !
BRUXELLES Et certains qui refusent, en dépit des rappels, de dévoiler leur patrimoine, seront poursuivis par le parquet devant le tribunal correctionnel. Selon nos infos, la menace concerne déjà une demi-douzaine d'élus. Le parquet de Bruxelles entreprend le suivi judiciaire systématique de tous les mandataires publics qui négligent depuis 2005 de rentrer à la Cour des comptes une déclaration énumérant leurs mandats doublée d'une seconde déclaration détaillant leur fortune personnelle.
Le 26 juin 2004, la Belgique s'est engagée dans la voie d'une certaine transparence. La loi exige que tous les élus, du niveau fédéral au niveau communal, fassent déclaration de leur patrimoine à la Cour des comptes. 8.037 ont respecté les délais. 532, soit quand même 6,6 %, ont négligé : ces 532 dossiers sont au parquet de Bruxelles. Un rappel leur a été adressé. Au 11 août 2006, ils étaient encore 374 élus à ne pas avoir communiqué les renseignements exigés et c'est pour les y forcer que le collège des procureurs généraux prépare des poursuites judiciaires. Des amendes sont prévues. Il existe une volonté judiciaire de la faire appliquer. Comment ?
Les 532 dossiers ont été triés et répartis entre tous les parquets selon le lieu du domicile. Chaque dossier a donné lieu à une enquête de police. Ainsi, la police locale d'Arlon a dû demander à Antoine B. pourquoi il n'avait pas fait la démarche : la réponse a été actée sur P.-V.
Idem pour Michel G. à Malonne; Emmanuel H. à Braine-l'Alleud; Luciano D. à Colfontaine; Geneviève G. à Mons; Claude B. à Hastière; Chantal B. à Frameries; Sébastien M. à Vieux-Genappe; Didier S. à Obourg; etc.
Cette étape est à présent terminée et les dossiers sont centralisés à Bruxelles, au parquet qui se charge de poursuivre en correctionnelle, par voie de citation directe, celles et ceux qui auront refusé la transaction - de 100 à 1.000 € - infligée. Donc déjà au moins une demi-douzaine !
Depuis 2005, sont tenus de déclarer leur patrimoine : tous nos ministres et secrétaires d'État; parlementaires nationaux et européens; gouverneurs de province; députés permanents; bourgmestres, échevins, présidents de CPAS, administrateurs d'intercommunales, fonctionnaires dirigeants, chefs de cabinet et adjoints, etc. Le but étant, le cas échéant, de permettre à un juge d'instruction d'examiner l'écart entre l'entrée et la fin dudit mandat.

Les Balkans, artilleurs du grand banditisme

Plusieurs saisies récentes ont mis au jour des trafics d'armes lourdes qui aboutissent en France.

Explosifs acheminés de Serbie, lance-roquettes, fusils d'assaut et grenades. Les armes de guerre utilisées par le grand banditisme proviennent en masse des pays de l'Est, comme les montrent les saisies réalisées en France. Dernier exemple, le 6 février, trois intermédiaires d'une telle filière, en possession d'un petit stock d'armes, ont été interpellés en banlieue parisienne par la brigade de répression du banditisme. Leur chef supposé, Patrick, 40 ans, recelait dans son pavillon de Combs-la-Ville (Seine-et-Marne) un «lance-roquettes de calibre 64 mm, prêt à servir avec la roquette à l'intérieur», un fusil d'assaut AK 47, un pistolet automatique 38 Spécial et huit grenades actives à fragmentation, tous ces engins en provenance des Balkans.
«Facile». Selon la direction centrale de la police judiciaire, sur quelque 2000 armes saisies l'an dernier, 47 % étaient des «armes lourdes», surtout des kalachnikovs de l'ex-Yougoslavie. Depuis 2000, quinze lance-roquettes ont aussi été découverts lors de perquisitions. «C'est relativement facile de faire rentrer en France des armes et des explosifs en provenance de l'Est, explique un commissaire. Vu les conflits passés dans l'ex-Yougoslavie et les milliers d'armes en circulation, les trafiquants n'ont qu'à se baisser pour les ramasser. Ils les ramènent ensuite, planquées à bord d'autocars, de camions, ou de véhicules privés.»
Mi-janvier, l' «une des plus grosses découvertes d'armes vivantes [pas de collection, ndlr] » a eu lieu dans le Var et les Bouches-du-Rhône, lors de l'arrestation d'une vingtaine de caïds du Sud-Est et de trafiquants d'Europe de l'Est. L'enquête, qui visait au départ des importateurs de stupéfiants, a abouti à la saisie de plus de quatre kilos de cocaïne mais surtout à celle de près de 200 armes de guerre pour la plupart, pistolets-mitrailleurs et kalachnikovs, réparties en trois caches.
L'une des planques recelait aussi du matériel pyrotechnique (détonateurs, retardateurs et minuteurs). Un enquêteur a évoqué une «sorte d'alliance entre des trafiquants de drogue et des vendeurs d'armes». Un tuyau a permis à la police judiciaire de Toulon de démanteler cette filière d'approvisionnement en armes à destination du milieu, organisée par des ressortissants de pays de l'Est.
Un commissaire de l'Office central de lutte contre le crime organisé souligne l' «importance des filières venant de l'Est» mais la «rareté» de la mise au jour de ce type d'affaires, à cause de la «difficulté à remonter les réseaux, faute de coopération policière efficace, avec les Balkans par exemple».
Hasard. Il arrive cependant que la police «tombe par hasard» sur un camion rempli d'armes lourdes ou sur des transactions, dans les grandes villes françaises. Deux Serbes, âgés de 41 ans et de 58 ans, ont été ainsi arrêtés à Paris, début janvier, «en flagrant délit d'échange de quatre kilos d'explosifs destinés au banditisme». Les suites de l'enquête, menée à Belgrade, ont permis de saisir sept autres kilos de penthrite: un explosif militaire de type plastic, très destructeur. L'un des deux trafiquants ­ chauffeur de bus d'une compagnie européenne de transports publics ­ «profitait de son métier» pour importer des explosifs de l'ex-Yougoslavie vers l'Europe occidentale.
Réseaux. La penthrite sert souvent à percer des fourgons de transport de fonds ou des portes des prisons. Ainsi, elle avait été utilisée pour faire évader Antonio Ferrara de Fresnes en 2003. Rattrapé depuis, il a été condamné à onze ans de réclusion criminelle en décembre par la cour d'assises de Paris. Il était jugé pour l'attaque en 2000, et avec dix comparses, d'un fourgon de la Brink's à Gentilly (Val-de-Marne), au moyen d'un cadre d'alu rempli d'une petite dose de penthrite apposé sur sa porte arrière.
Selon un policier de la BRB, «25 grammes de penthrite judicieusement utilisés suffisent à ouvrir un fourgon blindé.» «Une kalachnikov achetée dans les Balkans 100 à 150 euros, explique ce commissaire spécialisé, peut être revendue en France dix fois plus», à des «voyous, petits ou grands, des collectionneurs, des fondus et des réseaux terroristes, corses notamment» qui s'en procurent facilement en France, en Belgique ou en Italie : «C'est le bouche à oreille qui fonctionne, il y en a même en banlieue.»

12 février 2007

L'islam n'impose pas le voile aux femmes


L'islam n'impose pas le voile aux femmes d'après Rania de Jordanie

La reine Rania de Jordanie estime qu'"imposer un voile à une femme est contraire aux principes de l'islam" et elle appelle "tous les modérés à faire entendre leur voix"."L'islam n'impose ni d'être pratiquant, ni de s'habiller d'une manière ou d'une autre. Imposer le voile à une femme est donc contraire aux principes de l'islam", a-t-elle déclaré dans une interview publiée vendredi par le quotidien italien Corriere della Sera.

La reine se trouve à Rome pour parrainer le lancement d'un programme pour le développement de vaccins contre les maladies endémiques dans les pays pauvres. "Malheureusement, après tous les soupçons pesant sur l'islam, de nombreuses personnes ont commencé à considérer le voile comme un problème politique mais ce n'est pas le cas. Le port du voile est un libre choix personnel", a-t-elle insisté.La reine a une nouvelle fois appelé "tous les modérés à se soulever et faire entendre leur voix". "Dans le monde arabe beaucoup de personnes sont frustrées. Nombreux sont ceux qui s'abandonnent à la colère parce qu'ils sont accusés de violence. Il faut en revanche se dresser, expliquer qui nous sommes, en quoi nous croyons", a poursuivi Rania de Jordanie.

11 février 2007

La Cour des comptes ne compte pas pour du beurre

A 175 ans bien sonnés, cette vénérable vieille dame a encore toutes ses dents.Mais on lui a ôté une de ses armes les plus redoutables : le visa préalable.


C'est la première des institutions qu'a compté l'Etat belge, après la proclamation de l'indépendance en 1830, puisqu'elle fut établie par décret, le 30 décembre de cette même année. La Cour des Comptes, qui a fêté en décembre ses 175 ans d'existence, a pourtant perdu une part de son autonomie, avec la disparition du "visa préalable" qui lui permettait, après analyse, de refuser purement et simplement le paiement des factures de l'Etat fédéral, des communautés, des régions, des organismes publics qui en dépendent, ainsi que des provinces.
En réalité, seule la Région bruxelloise a publié ces arrêtés royaux d'exécution, mais la Cour des comptes s'est d'elle-même adaptée à la modification de la loi et a cessé de bloquer les paiements. Et d'être ce grain de sable capable d'enrayer les mécanismes de dépenses inconsidérées des deniers de l'Etat ? Non, la Cour continue de répondre aux demandes d'enquêtes ou d'études émanant de la Chambre des représentants et des Parlements régionaux. Mais dans les couloirs de cette vénérable institution peuplée de quelque 550 membres, souvent universitaires, sélectionnés au terme de concours pointus, on chuchote que beaucoup n'auraient plus grand-chose à faire. Est-ce pour cela que la Cour des comptes n'engage plus ? Le président de cette institution n'a pas estimé utile de nous éclairer sur ce point, refusant un entretien avec "La Libre".
C'est que la Cour des comptes est un peu assise entre deux chaises, animal curieux dans un paysage belge qui découpe ses institutions au gré des velléités de régionalisation. On la jalouse dans l'administration : les salaires y sont élevés, et le statut de ses membres tout particulier, comme sa dotation, et sa direction. Et, financée par le Fédéral, la Cour s'active aussi au niveau régional... Ce qui ne manque pas d'étonner car dans d'autres pays, comme la France, il existe des chambres régionales des comptes, chacune étant compétente pour la collectivité publique dont elle relève.
Mais relever de la Chambre des représentants constitue un atout indéniable : la Cour des comptes est indépendante du gouvernement fédéral, ainsi que des exécutifs des collectivités fédérées. Elle examine donc les comptes de façon tout à fait indépendante. Ses membres sont nommés par la Chambre pour un mandat de six ans, renouvelable. Pour assurer leur indépendance et leur impartialité, la loi du 29 octobre 1846 relative à l'organisation de la Cour des comptes prévoit plusieurs incompatibilités. Ainsi, les membres de la Cour ne peuvent être parents ou alliés entre eux et ce, jusqu'au quatrième degré. De plus, au moment de leur première nomination, ils ne peuvent être parents ou alliés au quatrième degré d'un ministre. Il leur est aussi interdit d'être parlementaires. Et ils sont soumis à une incompatibilité encore plus générale : ils ne peuvent remplir aucun emploi auquel est attaché un traitement ou une indemnité payée par l'Etat ni être directement ou indirectement intéressés ou employés dans aucune entreprise ou affaire sujette à comptabilité envers l'Etat. Enfin, il leur est interdit de participer à la direction ou à l'administration de toute société ou établissement industriel.
Comment fonctionne la Cour des comptes ?
Composée de deux chambres, l'une francophone et l'autre néerlandophone, la Cour siège toute l'année et tient séance chaque semaine. Chaque chambre est constituée de quatre conseillers, d'un greffier et d'un président. Actuellement, le président de la chambre néerlandophone, Franki Vanstapel, est aussi le premier président, soit le "patron" de la Cour. Chaque chambre prend des décisions à la majorité absolue et en cas de parité, la voix du président prévaut. Et que font-ils concrètement, les membres de la Cour ? Ils examinent les recommandations des auditeurs, lesquels chapeautent les différents services de la Cour des comptes. Ces services réalisent des analyses budgétaires, des audits relatifs au système comptable, etc. À cette fin, la Cour peut se faire communiquer tout renseignement utile par les services et organismes soumis à son contrôle, lesquels sont tenus de répondre dans un délai maximum d'un mois. Concrètement, les services de la Cour exercent une mission de contrôle budgétaire, contrôlent la légalité et la régularité des recettes et des dépenses publiques et effectuent des audits sur la bonne gestion des deniers publics. Mais la Cour est aussi une juridiction : en cas de manquement d'un comptable public, elle est le lieu d'un procès contradictoire et public. Mais le moment où la Cour des comptes est le plus sous les feux de la rampe, c'est quand elle remet son cahier annuel d'observations aux assemblées parlementaires. Un outil important, parfois trop peu lu par les parlementaires...


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Les Belges érigent la base princesse Elisabeth

Base belge en Antarctique (09/02/2007)


50 ans après la station Roi Baudouin, les Belges érigent la base princesse Elisabeth

Alain Hubert, qui vient encore de passer cinq semaines en Antarctique, a repéré les lieux. La Défense a prêté des hommes et des moyens. et le gouvernement a promis 5 millions d'euros, à la fois pour la construction, la gestion du site et les programmes de recherche en 2008 et 2009. Enfin, les sponsors privés sont enthousiastes pour compléter la dot de la future station belge en Antarctique, baptisée princesse Elisabeth

Les Belges enfin de retour en Antarctique !

Il faut en effet préciser que nous fîmes figure de pionniers sur ce territoire de glace, avec, en 1897, l'expédition Belgica d'Alain de Gerlache, la première à passer un hiver sur place. La Belgique retournera en Antarctique en 1957, pour y installer sa propre station roi Baudouin . 50 ans plus tard, le gouvernement fédéral a chargé l'lPF (international polar foundation), fondée par Alain Hubert avec le climatologue André Berger (UCL) et le glaciologue Hugo Decleir (VUB), de finaliser le projet, véritable prouesse technologique à bâtir dans une zone inhabitée de 1.500 km, qui sépare les stations russe et japonaise.

Hier, le Fonds Inbev-Baillet Latour, créé en 1974 par un comte qui ne laissa pas d'héritier mais une grande fortune dédiée à l'art et aux sciences, a décidé d'ajouter sa pierre à l'édifice : appel est lancé aux chercheurs des universités belges (moins de 35 ans). Leur projet en Antarctique pourrait, s'il est élu par un comité d'éminents scientifiques (sélections en mai et juin), bénéficier d'une bourse de 150.000€, pour deux missions à accomplir dans la station princesse Elisabeth, où le lauréat rejoindra les douze chercheurs du pays, qui y vivront entre 4 à 5 mois par an, par moins 35...
© La Dernière Heure 2007

Colère du bourgmestre de La Louvière

Les jeunes de la Louvière seront poursuivis

La justice a fait son travail et il ne faut pas laisser croire que la justice n'a pas réagi, a indiqué ce lundi matin le procureur du Roi de Mons, Claude Michaux, lors d'une mise au point à la suite de propos du bourgmestre de La Louvière, Jacques Gobert (PS). Celui ci avait dénoncé, samedi, l'absence de mesures à l'encontre de sept jeunes, dont six mineurs, qui avaient lancé deux cocktails Molotov sur la façade d'une institution pour adolescents en difficulté.
Le Procureur du Roi a précisé que les six mineurs d'âge feront l'objet de mesures d'encadrement, décidées par le juge de la jeunesse et qu'ils devront répondre de leurs actes devant le tribunal de la jeunesse. Le majeur, inculpé de tentative d'incendie criminel, comparaîtra quant à lui devant le tribunal correctionnel. Par ailleurs, la ministre de la Justice, Laurette Onkelinx, a annoncé à la RTBF-radio qu'elle avait demandé un rapport sur ce sujet au centre de la polémique.
Le Parquet de Mons a rappelé ce lundi qu'il n'avait été avisé des faits - survenus la nuit du 7 au 8 février - que le 10 février. L'institut médico-pédaogique visé par le jet des cocktails Molotov a averti tardivement la police louviéroise, qui a alors informé les autorités judiciaires.


Ce week-end, le premier substitut du Procureur du Roi de Mons, Dominique Francq, avait nuancé la gravité des faits, qui n'avaient pas suscité une réaction rapide des gestionnaires de l'institution, avait-il fait remarquer. Il avait également fait état de l'absence d'antécédents judiciaires pour les sept auteurs, connus des services de police mais pas de la justice. Je voudrais rappeler à chacun que ce n'est pas parce qu'on ne prive pas quelqu'un de liberté qu'il est impuni, a déclaré Claude Michaux.
Le haut magistrat a insisté sur les règles prévalant d'une part en matière de détention préventive, d'autre part en ce qui concerne le placement de jeunes en institutions publiques de protection de la jeunesse (IPPJ). Nous n'étions pas dans ce cas de figure et ce n'était pas la place des jeunes concernés, a-t-il ajouté. Nous sommes fort heureusement dans un Etat de droit, où la règle, c'est la liberté et je ne suis pas prêt à faire arrêter des gens pour faire plaisir au bourgmestre ou satisfaire des policiers, a conclu le Procureur du Roi.

Les jeunes, suspectés d'avoir lancé mercredi des cocktails Molotov contre un institut médico-pédagogique, ont été relâchés par la justice. Le bourgmestre de La Louvière ne comprend pas…


Le bourgmestre de La Louvière est en colère. Mercredi soir, sept jeunes (dont six mineurs) s'étaient attaqués à une institution pour jeunes présentant des troubles comportementaux. Ils avaient notamment jeté deux cocktails Molotov avant d'être interpellés. Samedi matin, ils sont passés devant le substitut de garde. La juge de la jeunesse a été informée mais n'a pas réagi. Conséquence: personne n'a été privé de liberté.

Une situation que ne comprend pas le bourgmestre. Jacques Gobert respecte la séparation des pouvoirs. Mais le bourgmestre de la Louvière s'exprime ici en tant que responsable de la sécurité sur son territoire, une sécurité qu'il estime ne plus pouvoir entièrement garantir. Il pointe également du doigt un autre problème, celui de la motivation des policiers de terrain qui ont mené l'enquête.

Le chef de corps de la police, Luc Demol, souligne, lui, qu'on n'a pas à donner de leçon aux autorités judicaire mais il insiste: une telle situation risque de provoquer une psychose chez les citoyens. Les jeunes impliqués sont en aveux. Ils n'en seraient pas à leur coup d'essai et terroriseraient depuis des mois un quartier de Houdeng, dans l'entité de La Louvière.

Courard dénonce le "Plan Zen"

Plan Zen : Courard dénonce (09/02/2007)


Le Brabant wallon a eu 20,19 € par habitant pour de 5 à 14 € aux autres

Alors que, hier, le gouvernement wallon a marqué son accord sur le projet de circulaire relative à l'élaboration des Plans triennaux 2007-2009, le débat secoue l'ancien plan Zen. Pour rappel, le plan Zen, mis en place par Charles Michel (MR), avait pour objectif de lutter contre l'insécurité dans les villes et communes de Wallonie. Un rapport récent de l'administration met en lumière des chiffres qui sont étonnants.

Selon le ministre Courard, l'analyse des plans Zen 2002-2003-2004 laisse apparaître un favoritisme des communes du Brabant wallon :
Brabant wallon : 7.284.496,61 €, soit 24,97 % ou 20,19 € par habitant.
Hainaut : 5.224.200,34 € soit 17,91 % ou 4,07 € par habitant.
Liège : 7.958.654,50 €, soit 27,29 % ou 7,73 € par habitant.
Luxembourg : 3.602.288,14 € soit 12,35 % ou 14,18 € par h.
Namur : 5.098.420,39 € soit 17,48 % ou 11,26 € par habitant.

Un autre exemple est fourni pour la province de Luxembourg en 2004, 6 communes sur 44 se partageant 51 % du budget total du plan Zen : Neufchâteau, Bertrix, La Roche, Libramont, Vaux/Sûre et Bastogne. "Ce n'est pas normal. C'est ce que j'ai voulu changer au travers du plan Mercure. Il faut savoir que l'un des gros problèmes du plan Zen, c'est qu'il n'y avait pas de critères objectifs. Cela a été une priorité de mon action ", explique le ministre wallon, Philippe Courard. Et d'ajouter : "Des communes étaient déçues que je ne les aide pas autant que mon prédécesseur. Mais c'est impossible. Je n'ai pas les moyens au regard de mes critères objectifs."

Un 4X4 Zen en Afrique
Reste quelques anecdotes du plan Zen, selon le ministre... Le service des Travaux de Jodoigne aurait été largement équipé : balayeuse, tracto-pelle, camion-citerne, véhicule 4x4, camion- brosse... pour +/- 1.100.000 €. Par ailleurs, Jodoigne se serait permis d'offrir un véhicule 4X4 pour de l'aide humanitaire en Afrique. Un geste étonnant quand on sait que c'est la Région qui l'aurait payé pour officiellement améliorer le cadre de vie de la commune.
V. Li.
© La Dernière Heure 2007

09 février 2007

Le prince Philippe supporte mal la critique


Le rédacteur en chef du Morgen et le rédacteur en chef politique chez VTM ont été interpellés par le prince Philippe au sujet des comptes-rendus négatifs sur sa mission économique en Afrique du Sud. Le prince aurait menacé de les considérer comme personna non grata au Palais.
Yves Desmet, rédacteur en chef du Morgen, a essuyé des critiques sur la couverture de la mission du prince en Afrique du Sud. "Je n'ai rien écrit personnellement à ce sujet, mais le prince trouve qu'il est inopportun d'écrire des comptes-rendus négatifs sur un prince royal. Je lui ai dis gentiment mais résolument que notre devoir est d'avoir un avis critique", explique Yves Desmet.
"Le prince m'a alors encore une fois répété: 'Vos articles négatifs ne m'empêcheront pas de mener à bien ma mission'. Je crains donc que nous ayons affaire à un missionnaire", a ajouté le rédacteur en chef du Morgen.

Après ce fut le tour de Pol Van Den Driessche, rédacteur en chef politique chez VTM: "Le prince m'a dit que j'avais raconté toutes sortes de choses à son propos et qu'il exigeait du respect envers les institutions. Je lui ai répondu que j'étais très critique à l'égard de toutes les institutions, y compris la monarchie. Et quand je commets des fautes, je rectifie. Je l'ai toujours fait. Le prince est alors revenu sur la mission en Afrique du Sud. J'avais dit dans mon commentaire dans Royalties que le prince avait donné une mauvaise image. 'Comment savez-vous cela? vous y étiez même pas', a-t-il dit. 'Et vous croyez à ce point ce que vos journalistes racontent?' En 25 ans de carrière, je n'avais jamais vu cela", a expliqué M. Van Den Driessche.
Une réaction déplacée
Lors de son entretien avec des rédacteurs en chef, le Prince Philippe a voulu dire que les comptes-rendus sur ses activités par certains médias ne se font pas toujours de manière objective, alors que le Palais n'est pas en mesure de se défendre.
C'est ce qu'a précisé le porte-parole du Palais royal en réaction aux informations parues dans certains journaux. Le porte-parole a admis qu'"il est possible que le ton ait été désagréable".
Interrogé sur le fait de savoir s'il est possible que le Palais cesse d'inviter un rédacteur en chef, le porte-parole a précisé que "le Palais n'invite pas des personnes mais des fonctions". Le porte-parole a encore confirmé que les services du Premier ministre ont contacté le Palais. Il n'a pas fait de commentaires sur le contenu du message transmis par ces services.
De son côté, le Premier ministre Guy Verhofstadt a qualifié de "déplacée" la réaction du prince Philippe à l'encontre de deux rédacteurs en chef. "Le premier ministre a transmis ses griefs au Palais et a exprimé son inquiétude face au comportement du prince à l'égard de la presse", a confirmé son porte-parole.
Le président du VLD, Bart Somers, estime pour sa part que le comportement du prince Philippe envers la presse doit encore être amélioré. Il y a encore du pain sur la planche pour son entourage, assure-t-il ce jeudi, tout en se raliant à la position du premier ministre, Guy Verhosfstadt. Il est clair qu'il a encore beaucoup à apprendre dans le cadre des ses relations avec la presse, ajoute le président des libéraux flamands, insistant toutefois sur le fait que le débat sur le rôle de la monarchie doit se dérouler dans la sérénité et non pas sur base d'un incident.
Le président de la N-VA, Bart De Wever, estime par contre que cette nouvelle sortie du prince Philippe prouve qu'il est temps d'ouvrir la discussion sur le pouvoir de la monarchie. Il demande ainsi que tous les articles de la Constitution traitant du pouvoir du Roi soit intégrés dans les articles à réviser et a d'ailleurs introduit une proposition en ce sens. Le comportement du prince est inacceptable. Sa conduite trahit une réel mépris pour la liberté de la presse et donc pour la démocratie, explique-t-il.
Pour Pol Deltour, secrétaire national de l'AGJPB, si le prince Philippe veut faire des commentaires ou apporter des critiques sur les médias, c'est son bon droit. Mais le Palais ne peut pas décider lui-même qui peut être invité à des événements et qui ne peut pas entrer au Palais, estime .
Comme tout citoyen, le prince Philippe peut critiquer les médias, a ajouté M. Deltour. "Nous pouvons cependant nous poser la question de savoir ce qui est raisonnable de faire dans une réception. Et aussi de quelle manière nous pouvons poser des questions", a-t-il précisé. Le coaching "media" du prince reste un problème difficile, selon M. Paul Deltour.
"Nous pouvons nous interroger sur le moment choisi pour poser des questions. Je constate encore que le prince communique difficilement". La Belgique dispose d'une solide liberté dans le domaine de la presse, selon Deltour.
Le fait que la Palais pourrait interdire l'accès à des journalistes professionnels, ce serait aller trop loin. "Ou alors, on ne trouve plus qu'une presse loyale et fidèle au pouvoir et on assiste au musellement de la presse indépendante", ajoute M. Deltour.
(D'après Belga)

Le système actuel se veut le plus contraignant possible. Mais entre la théorie et la pratique, il y a de la marge.
Éclairage
Retour obligé, donc, sur l'article 195 (ex-131) de la Constitution, celui qui fixe la procédure même de la révision de la charte juridique fondamentale. A cet article, on n'a jamais touché depuis 1831, quoiqu'il ait été déclaré révisable deux fois, en 1919... et en 2003.
1 Que dit l'article 195 ? Deux choses. D'abord, ce casse-vitesse : la révision se fait en 3 temps. 1° Le pouvoir législatif peut déclarer des articles révisables. 2° La déclaration dissout automatiquement Chambre et Sénat. 3° Les Chambres suivantes peuvent réformer. Ainsi, tout article ne peut être révisé que s'il a été déclaré révisable, mais tout article déclaré révisable ne doit pas être révisé pour autant.
Ensuite, ce garde-fou : si la déclaration peut être adoptée à la majorité simple, toute révision impose une majorité des deux tiers. Curiosité : les lois de réformes institutionnelles imposent en plus une majorité simple de chaque groupe linguistique, ce qui revient à les rendre (encore) plus rigides que la Constitution, voire à leur conférer une légitimité supérieure.
2 Pourquoi, toutes ces contraintes ? On invoque classiquement trois raisons : il faut rendre le texte fondateur le plus stable possible, surtout en notre heureux pays ; la césure entre deux législatures calme le jeu politique et attire l'attention sur l'importance de la démarche; le scrutin requis entre déclaration et révision permet à l'électeur de se prononcer.
On convient généralement que les deux dernières raisons ne tiennent plus la route. L'électeur ne vote certes pas en fonction d'une liste d'articles, et l'histoire des réformes institutionnelles démontre assez qu'il n'a jamais eu guère à dire à leur égard. Quant au parlementaire qui vote la déclaration, comment l'interpeller par des décisions que d'autres que lui (peut-être) prendront plus tard (éventuellement) dans un sens qu'il doit ignorer (quoique les juristes divergent sur l'autorité que le déclarant peut avoir sur le constituant) ?
Le souci de stabilité reste autrement pertinent. Mais le système actuel est-il le mieux à même de le rencontrer ? Pas forcément, à considérer que : 1° des réformes avérées fondées et urgentes n'ont pu être accomplies parce que les articles qui portent leur sujet n'étaient pas révisables ; 2° des réformes plus controversées ont à l'inverse été opérées alors même que la déclaration ne paraissait pas les autoriser ; 3° on peut détricoter des pans entiers de l'Etat sans devoir toucher à la Constitution.
3 Comment réformer , le cas échéant ? Les modalités de précaution sont légion. Outre les quorums spéciaux, toute révision pourrait nécessiter deux adoptions (sans déclaration ni dissolution), à étaler sur deux législatures ou (plus probablement) sur une seule. On pourrait accélérer dans certains cas (ainsi, les traités internationaux), freiner dans d'autres, voire décider que certains articles ne sont pas révisables (on pense à l'article 1 : "La Belgique est un Etat fédéral"), etc.
Un Roi sans pouvoir politique ?

La révision de l'article 195 de la Constitution pourrait permettre la modification de la fonction royale.Sous la pression des partis flamands, les francophones pourraient s'y résoudre.On protégerait la Sécu et l'emploi. Simple hypothèse ?
BELGA
Réduira-t-on les pouvoirs du Roi des Belges lors de la prochaine législature ? A intervalles réguliers, les partis flamands remettent l'idée sur le métier. Ces dernières semaines encore, ils ont utilisé les remous autour de l'aménagement de la villa du prince Laurent et la discussion musclée du prince Philippe avec deux rédacteurs en chef flamands pour réclamer un toilettage de la Constitution qui enlèverait au chef de l'Etat ses prérogatives "politiques". Le rôle de la monarchie serait limité à la représentation. Dans les partis de l'actuelle majorité fédérale, il semble que ce soit la voie choisie.
Tabou
Il y a peu, la réduction des pouvoirs politiques du Roi était encore un sujet tabou. Sous l'influence des partis extrémistes flamands, l'idée a fait son chemin en Flandre et elle a rejoint les convictions de ceux qui, parmi les francophones, "républicains de coeur mais monarchistes de raison", souhaitent soit mettre la Constitution en conformité avec les usages actuels soit aller plus loin encore et limiter son rôle à de la simple figuration.
Comment s'y prendre ? Pour changer les pouvoirs du Roi, il faut modifier les articles de la Constitution qui précisent son rôle. Et pour procéder à une telle révision, il faut, avant les élections, déclarer révisables les articles en question. C'est le vote de cette liste (le 27 avril prochain) qui entraîne automatiquement la dissolution des Chambres.
Les partisans du maintien du système monarchique actuel avaient toutes les raisons d'être apaisés car des contacts entre partis, il apparaissait qu'il n'y aurait pas de consensus pour inscrire, dans la liste des articles à réviser, tous ceux qui règlent le "métier" de Roi.
Toutefois, ces changements pourraient avoir lieu en deux temps. Le scénario le plus vraisemblable est que le gouvernement propose au Parlement de reprendre la même liste d'articles à réviser que celle de 2003. Dans celle-ci, les articles concernant la fonction royale ne figurent pas. Mais, interrogé par "La Libre" en début de semaine sur le fait de savoir si les dispositions constitutionnelles concernant la fonction royale seraient soumises à révision, le Premier ministre, Guy Verhofstadt (VLD), avait eu cette réponse elliptique : "La liste de 2003 nous permet de mener à bien toutes les réformes".
Sans délai
Qu'est-ce que cela signifie ? La liste de 2003 comporte tout simplement l'article 195 de la Constitution, lequel régit... la manière de modifier la Constitution. A l'exception notable des élus CDH, nombreux sont ceux qui sont favorables à un allégement du processus de révision de la Constitution (lire ci-dessous), qui permettrait de modifier la charte fondamentale au cours d'une même législature (actuellement il en faut deux). Ainsi, la simplification du processus de révision de la Constitution permettrait à la prochaine majorité de changer, sans délai, le fonctionnement de la Monarchie.
Oseront-ils le faire ? Evidemment, tous les partis francophones jurent que telle n'est pas leur priorité et qu'il y a bien d'autres urgences. Mais plusieurs sources francophones le confirment : s'il faut accorder des concessions aux partis flamands, la modification des pouvoirs du Roi sera l'une d'elles. Autrement dit : mieux vaut, pour les francophones, protéger le caractère fédéral de la Sécurité sociale et de l'Emploi, plutôt que de maintenir un fonctionnement monarchique qui, de toute façon, ne correspondrait plus à la réalité.
Exemples : le rôle politique le plus visible que le Roi remplit encore, outre son rôle d'influence, s'exerce lorsqu'il désigne un formateur ou un informateur après les élections fédérales. Or, même ce pouvoir, le Souverain l'a quasiment perdu : en 1999, on a prêté (simple rumeur ?) à Albert II l'intention de nommer Annemie Neyts et François-Xavier de Donnea comme co-informateurs. Sous la pression des partis, c'est Louis Michel qui s'est finalement chargé de la tâche. En 2003, le Palais voulait directement nommer Guy Verhofstadt formateur. Elio Di Rupo s'est imposé informateur avant de céder le flambeau à Guy Verhofstadt.
Ce rôle (d'ailleurs non inscrit dans la Constitution) lui serait ôté. Certains vont jusqu'à imaginer de retirer dans la Constitution toutes les mentions attribuant au Roi un rôle politique (la sanction des lois, notamment) et de le remplacer, chaque fois, par l'expression "pouvoir exécutif". Il ne s'agirait pas, ce faisant, de s'en prendre à la personne du Roi actuel, Albert II, dont on loue unanimement le rôle exemplaire. Mais bien de prémunir le système belge contre les excès éventuels de tout successeur.
Bien sûr, ces changements auront des adversaires, au CDH, au MR et au PS. Mais la voix du changement semble à présent dessinée.

Au théâtre ...

Pour la 13ème année consécutive, Joker a le plaisir de vous inviter à son spectacle annuel.

« Ballade et Jeux de planches » de Jean-Paul Alègre

Cette série de courtes pièces est une fable qui dévoile avec tendresse et bonne humeur les envers du décor de ce monde si mystérieux qu’est le théâtre. Tour à tour absurde, ironique, loufoque, satirique, grotesque, poétique, c’est le récit de la vie des gens simples qui vivent une passion extraordinaire dans un monde parfois compliqué…. Le spectacle se déroulera les jeudi 8, vendredi 9 et samedi 10 février 2007 à 20.00, Salle Molière, Rue d’Aumale 2 – 1070 Anderlecht. Prix des places : 8 €

mais aussi ...

"La Maison Tellier " de Maupassant

dans l'adaptation de Jean-Pierre Hané
Mise en scène de Gérald Marti
Se jouera du 02 au 27 mai 07
au Théâtre des Galeries ( relâche les lundis)



cliquez sur les images pour agrandir ...




mais encore ...
FUCKING BOY
Mise en scène d' Armel Roussel .
Du 16 janvier au 3 février 2007.
Varia, en petite salle. Durée du spectacle: +/- 1h30'
Derrière ce titre, un spectacle, parfois loufoque, parfois impressionnant, qui sera comme un acte sacrificiel posé, au nom de causes aussi nobles que dérisoires, sur l'autel du théâtre. S'il s'agit d'énoncer une « vérité », où le sens de l'engagement se trouve-t-il alors et où la sincérité s’arrête-t-elle ?Quels masques sommes-nous prêts à tomber ?
Avec : Pierre Megos et Florence Minder.Un spectacle de Utopia 2 en coproduction avec le Théâtre Varia.

SWL: Dix commissaires toujours en fonction

On reparle des sociétés de logement social en Wallonie. Des commissaires spéciaux ont été envoyés par le gouvernement pour faire le ménage. Dix d'entre eux sont toujours en fonction dans douze sociétés.


Sans surprise, le constat des commissaires spéciaux est négatif. Problèmes de gestion, déficit chronique, irrégularités,... Tous tentent d'appliquer les bons remèdes. Les commissaires viennent quasi tous du privé. Ils ont reçu les pleins pouvoirs. Leur mission: remédier aux carences de gestion et s'il le faut licencier les responsables. Ce qu'ils ont vu ou entendu est forcément édifiant. Aujourd'hui, les commissaires spéciaux témoignent. A la société "La Maison Liégeoise", un premier raconte qu'il a découvert un déficit record de 25 millions d'euros et des dirigeants qui ne voyaient pas l'intérêt du budget comme outil de gestion. Au "Logis Dourois", un autre explique qu'il a dû mettre en place un organigramme, décrire les fonctions, bref dire qui fait quoi.

Au "Foyer Marcinellois", Etienne Ceulemans a trouvé une société déstructurée, sans règles, sans organes, sans statut, il a dû tout mettre en place. "Je me suis attaché à former le personnel, à lui redonner confiance, à lui faire comprendre que ce n'était pas du tout une mesure punitive, loin de là, mais que dans l'intérêt de tout le monde, il fallait qu'on engage un responsable technique compétent, un responsable administratif qui ait une connaissance des dossiers de marchés publics et ainsi de suite. Tout ça aujourd'hui, est en place. Nous avons des procédures qui ont été écrites. Nous avons rétabli un certain nombre de fonctionnements." Sur les treize commissaires envoyés par le gouvernement depuis 2003, seuls trois d'entre eux ont terminé leur mission. Les dix autres devraient clôturer leurs travaux dans les mois qui viennent.

08 février 2007

Un gouvernement au Congo


Après plus d'un mois de dures tractations politiques, un gouvernement a été composé en RDC. Il sera dirigé par Antoine Gizenga et comptera soixante membres. Au programme de cette nouvelle équipe: de nombreuses réformes de l'Etat…

Les déchets de l’espace

Il n'y a pas que la Terre et son atmosphère qui sont victimes de la pollution due à l'activité humaine. L'espace aussi est pollué. De nombreux déchets gravitent autour de la Terre. Il s'agit en réalité de débris de satellites et de sondes spatiales.


Plusieurs scientifiques américains tirent la sonnette d'alarme. L'espace entourant la planète Terre est aujourd'hui recouvert de millions de déchets. Cette pollution est le fruit d'un demi-siècle d'exploration spatiale. Il y a d'abord les gros débris. A chaque lancement, une fusée laisse en orbite ses différents étages. Quant aux petits débris, ils se forment lorsque les étages se séparent, libérant de petits fragments. Ces déchets spatiaux empruntent essentiellement les orbites les plus utilisés par les satellites.

Le vrai danger de ces déchets est d'abord dans l'espace. Ils constituent une menace pour les navettes, les satellites, la station spatiale internationale et les astronautes. Ces déchets sont de véritables bombes. Ils voyagent à des vitesses vertigineuses, à plus de 7 km par seconde. C'est 250 fois plus rapide qu'une voiture qui circule à 100 km/h sur l'autoroute. De nombreux responsables de la NASA ont montré leur inquiétude face à la menace que constituent les déchets dans l'espace. Dans un siècle, il y aura cinq fois plus de déchets.

La destruction d'un satellite météo par un missile balistique chinois ne fait qu'augmenter l'inquiétude de la communauté scientifique. Des milliers de fragments du satellite chinois circulent maintenant dans l'espace. Les solutions ne sont pas simples. Ramasser ou détruire ces déchets est impossible. Autre problème, il n'existe encore aucune réglementation au niveau international face aux déchets dans l'espace. Chacun agit selon son bon vouloir.

07 février 2007

Les belles cagnottes de nos grands patrons

L'émission Questions à la Une de ce soir s'intéresse aux salaires et avantages des grands patrons belges. Étourdissant !

Les grands patrons méritent-ils leur salaire explosif ? C'est la question que se posera ce soir l'émission de la RTBF Questions à la Une. Il ne faut pas s'en cacher, le sujet est tabou. Tabou parce qu'il frise le voyeurisme. Dans le même temps, s'intéresser de plus près aux rémunérations étourdissantes des managers de nos entreprises publiques n'est pas indécent : leurs émoluments proviennent pour partie de nos impôts.

Les dix fiches des plus grands patrons belges dans votre DH
Le niveau de rétribution peut parfois choquer, même si, dans le privé, on atteint des sommets hallucinants pour le commun des mortels.
Avec le piquant qu'on connaît à l'émission, celle-ci ne se cantonnera donc pas uniquement à ce dossier des sociétés dont l'État belge est le principal actionnaire. L'investigation s'insinuera jusque dans arcanes des systèmes de gratifications financières des administrateurs-délégués, CEO et autres P-DG du secteur privé.
La journaliste Christine Lenaerts a la décence de démarrer son enquête dans le milieu de l'audiovisuel. Si Jean-Paul Philippot, patron de la RTBF, télévision publique, accepte de révéler son salaire, de l'ordre de 200.000 euros brut par an, il n'en est pas de même pour Philippe Delusinne, de RTL. "Je ne suis pas malheureux", se contentera-t-il, notamment, de déclarer au sujet de ses rentrées tout en estimant que celles-ci ne sont "sûrement pas plus" élevées qu'au boulevard Reyers. À voir ?
La litanie des montants évoqués est parfois ponctuée de sommes affolantes. Dans de précédentes éditions, nous avions aussi révélé les salaires des patrons des entreprises publiques. Champion toutes catégories, Didier Bellens, le boss de Belgacom, avec 2,2 millions d'euros brut par an (1,6 million cité dans le reportage). Marc Descheemaecker, patron de la SNCB, avoue sur antenne 404.000 euros brut par an. Luc Lallemand, de la division Infrabel, tourne dans les mêmes zones. Tout comme Jannie Haek, le patron du holding. Dans le public toujours, Johnny Thijs, de La Poste, est gâté avec ses 800.000 euros brut.
Chez Dexia, la transparence est de mise. Axel Miller, le patron en Belgique, déclare toucher 725.000 euros par an, hors partie variable comprise entre 60 et 110 % du fixe. Chez Fortis, Jean-Paul Votron avoisinerait les 2,150 millions tandis que, chez Delhaize, Pierre-Olivier Beckers ne dépasse pas la barre du 1,5 million d'euros, même si d'autres sources annoncent le chiffre de 2,2 millions.
Trop ? Trop peu ? Difficile de se prononcer, même si les analystes économiques s'accordent à dire que ces noms n'ont pas démérité à la barre de leur entreprise. La prime de risque serait dès lors justifiée, permettant en même temps de maintenir ces experts en Belgique. La question se pose plutôt pour ceux qui n'ont toujours rien prouvé. Que dire en outre de ceux qui n'acceptent pas de jouer le jeu ? Question à la Une n'a ainsi pas hésité à balader son micro au très sélect Club de Lorraine où les langues, contrairement aux bourses, ne se délient pas aussi facilement.
Questions à la Une (RTBF) à 20 h 20.

80% des courriels seraient des spams

"La reine du spam" sous les verrous

Le Soir mercredi 31.01.2007, 07:28
Un Sud-Coréen de 21 ans soupçonné d'avoir envoyé des centaines de milliards de spams à travers le monde a été arrêté. Le jeune homme, étudiant en informatique aurait piraté les données de centaines de systèmes informatiques. "C'est lui qui avait mis au point le logiciel responsable de l'envoi de centaines de milliards de pourriels depuis 2003 sous le pseudonyme féminin de Kim Ha-Na", a indiqué l'enquêteur en charge du dossier. Surnommé "la reine du spam" par les médias locaux, Park opérait avec un acolyte. Le duo risque jusqu'à 3 ans de prison.

D'après un article du journal Le Soir, 80% des courriels seraient des spams

D'après une étude, les spams ont représenté 80% des courriels reçus en septembre dans les entreprises.

Les chiffres publiés par la société américaine Postini, spécialiste de la gestion et du filtrage des courriels pour les entreprises (essentiellement américaines ?), sont quelqe peu incohérents (voir l'article).

Selon les statistiques de cette entreprise, les villes où les ordinateurs malveillants sont les plus nombreux sont Séoul, Sao Paulo, Pékin, Herndon (Etats-Unis) et Tokyo.
Les virus les plus fréquents en septembre étaient "netsky" (4 millions bloqués,) "mytob" (2,8 millions), "bagle" et ses variantes (2,5 millions), "mime" (2,4 millions) et "mydoom" (1,5 million).

La cartographie européenne viro-pathologique est sans doute légèrement différente, mais le spamming et ses dérivés reste une véritale plaie pour qui utilise des messageries electroniques, que dis-je, un véritable scandale.

Des décisions politiques sont urgentes à devoir être prises et ce "au plus haut niveau"

Les serveurs massivement attaqués

Les serveurs centraux gérant l'internet ont connu mardi 06/02/07 l'une des plus graves attaques pirates depuis 2002, qui a ralenti le trafic sans toutefois paralyser le réseau, ont indiqué mercredi des experts du secteur.
L'incident qui s'est produit mardi "semble être l'une des plus graves attaques contre ces serveurs depuis décembre 2002", a assuré à l'AFP Graham Cluley, consultant technologique de la société Sophos. Trois des 13 serveurs de systèmes de noms de domaines (DNS), qui gèrent le trafic sur le réseau mondial, ont été bombardés de demandes d'informations visant à les paralyser, a-t-il ajouté.
Depuis les attaques qui avaient visé le web en 2002, "le système est devenu plus résistant et il est plus à même de rebondir", a assuré M. Cluley.


Une grande partie des attaques observées mardi impliquaient des ordinateurs "zombies", infectés par des pourriels et de ce fait vulnérables à une prise de contrôle par des pirates informatiques.
Selon certaines informations, la piste des attaques a pu être remontée jusqu'en Corée du Sud mais "cela ne signifie pas que les pirates sont basés là bas (...) Ils pourraient être n'importe où dans le monde", a ajouté M. Cluley.

06 février 2007

PS-MR-VLD

"La liaison MR-VLD pourrait être préjudiciable aux Francophones"

Le président du PS, Elio Di Rupo, s'en est pris dimanche aux liens entre le MR et le VLD. Selon lui, cette entente au sein de la famille libérale pourrait faire du tort au front francophone face aux revendications flamandes. "Je dois à la vérité de dire que je suis un peu perplexe quand je vois la liaison MR-VLD. J'ai un peu le sentiment que l'on a signé à l'aveugle", a-t-il expliqué sur le plateau de RTL-TVi.M. Di Rupo a rappelé les propos tenus samedi lors d'une journée d'étude organisée par le VLD sur le thème de la réforme de l'Etat, en particulier sur les facilités linguistiques accordées aux Francophones dans certaines communes de la périphérie bruxelloise.
"Le VLD a dit des choses terribles à propos des Francophones de la périphérie: il faut que les facilités s'éteignent. C'est inacceptable. Les Francophones de la périphérie et de Bruxelles doivent être défendus dans une unité francophone. (...) Je demande que l'on soit attentif car une liaison directe entre le MR et le VLD pourrait signifier que l'on ne défend pas les Francophones", a-t-il souligné.Le président du PS est également revenu sur le sexe linguistique du futur premier ministre.
Il est anormal, à ses yeux, que ce poste ne soit plus revenu à un Francophone depuis 33 ans. "Vous ne trouvez pas que, sur une période de 20 par exemple, on devrait dire qu'au moins les quatre dizièmes du temps, il y ait un premier ministre francophone. Il s'agit de la fierté de nous-même. Nous ne sommes pas une pièce à débarras, des sous-citoyens. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas, dans un pays avec 40% de Francophones, accéder à toutes les fonctions", a-t-il dit.

Louis Michel s'imagine Premier ministre
Louis Michel estime avoir la carrure suffisante pour déménager au 16, rue de la Loi.


Louis Michel (MR), l'actuel commissaire européen au Développement, se verrait bien futur premier ministre. Faisant référence à ses états de service et à sa connaissance "quasi parfaite"' des deux langues nationales, Louis Michel pense qu'il pourrait bénéficier d'un large appui en Flandre comme candidat à la fonction de premier ministre.Louis Michel ne sollicite cependant pas ouvertement la place car, dit-il, ce type de fonction s'obtient quand, à un moment donné, vous devenez l'homme de la situation. Il va de soi qu'on ne refuse pas ce genre de mission, poursuit Louis Michel. Il insiste sur la nécessité, pour un premier ministre, de bien connaître le néerlandais et de ne pas se contenter d'apprendre trois phrases par coeur. Et de noter que Didier Reynders a un néerlandais largement suffisant pour être premier ministre. Du côté flamand, le meilleur candidat à la fonction reste à ses yeux Guy Verhofstadt.La décision de son retour sur la scène politique belge n'est cependant pas encore prise.
Il doit encore en discuter avec son président de parti, Didier Reynders.

En tant que commissaire européen, Louis Michel déclare avoir une autre vue sur la politique intérieure, et notamment sur le débat communautaire: "Il est difficile d'encore participer avec une grande force de conviction dans des débats communautaires, surtout quand ils touchent à des éléments que je qualifie de considérations de luxe.
Quand on voit le malheur du monde, c'est dérisoire et choquant", dit-il.Louis Michel ajoute qu'il n'acceptera jamais les exigences de certains flamands, comme par exemple sur le plan de la sécurité sociale. Il pense aussi que si du côté wallon on donnait toutes les garanties d'une gestion économique efficace et d'un meilleur fonctionnement de la puissance publique - moins particratique -, cela enlèverait des arguments spécieux à l'autre communauté. Il dénonce en passant l'excès de pouvoir du PS, "la manière dont certains mandataires socialistes ont abusé de leur pouvoir". (belga)

Di Rupo n'exclut pas une crise profonde du système belge


Le président du PS et ministre-président wallon Elio Di Rupo n'exclut pas que l'après-élection débouche sur une grave crise du système belge, indique-t-il dans une interview au magazine flamand Dag Allemaal à paraître mardi.

Dans cette interview, Elio Di Rupo indique notamment que la frontière linguistique établie en 1963 ne revêt aucun caractère légitime historique. "Frontière linguistique n'est qu'un compromis"Si les Flamands veulent la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde, alors les Francophones exigeront le rattachement de Rhode-St-Genèse à la Région bruxelloise, rappelle-t-il. Selon Elio Di Rupo, la frontière linguistique n'est que la conséquence d'un compromis politique. Annoncer la scission de B-H-V "signifierait la volonté au nord de toucher à cette frontière linguistique et donc, pour nous, la commune de Rhode-St-Genèse à la périphérie, devrait être intégrée à la Région bruxelloise.

"Non, jamais!"Ainsi, le problème serait immédiatement résolu: BHV est scindé et enfin, il y aurait un lien entre les 90% de Francophones de Bruxelles et les Wallons via Rhode-St-Genèse. Et la minorité flamande de Bruxelles continuerait à bénéficier des mêmes garanties dont elle bénéficie aujourd'hui". Interrogé sur l'improbabilité de voir ce scénario accepté par un parti flamand, Elio Di Rupo rétorque: "Pourquoi pas? On entend toujours dire que nous répondons inlassablement 'non' à tout. Mais dès que nous proposons une solution intelligente à un problème historique, alors les partis flamands disent 'Non, jamais!'". (belga)

7SUR7 TV: "Rhode-St-Genèse intégrée à Bruxelles"
EN SAVOIR PLUS: Leterme souhaite une grande réforme de l'Etat pour 20 ans
EN SAVOIR PLUS: "Le programme institutionnel du VLD ne lie pas le MR "



07:43 >>Invité Matin Première
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Jean-Pierre Jacqmin reçoit ce matin Louis Michel, MR, Commissaire européen pour le Développement et l'Aide Humanitaire.
Son choix musical : Yannick Noah, avec "Donne-moi une vie".
JOURNALISTE: JPJA
JPJA : Louis Michel, bonjour !
Bonjour !
JPJA : Alors « Donne-moi une vie » c'est quand même bien en deçà de votre réalité à vous. C'est de plusieurs vie que vous voulez mener de front. Est-ce que ce n'est pas un peu trop ?
Je ne vais pas mener de front plusieurs vies. Aujourd'hui, je suis Commissaire européen donc je n'ai jamais… D'abord le cumul est impossible et donc je n'ai jamais fait que mener une seule carrière et un seul destin.
JPJA : Oui, mais vous êtes prêt à faire des pauses dans cette carrière ?
Je pense qu'il faut un peu voir comment les choses se présentent. Je suis Commissaire européen jusqu'en 2009 et donc nous verrons bien. Si la question c'est : que faites-vous pour les élections législatives eh bien, il est clair que je m'engagerai d'une manière ou d'une autre, mais je ne resterai pas indifférent ou neutre ou passif dans une campagne électorale où mon Parti est en pointe et où mon Parti est sans doute la seule véritable alternative à une domination, de mon point de vue, très excessive du Parti socialiste en Wallonie. Il est important je crois que les citoyens wallons puissent envoyer les signaux qu'il faut, démocratiquement, et je crois que l'alternative que représente le MR je pense est une alternative dont la démocratie a besoin.
JPJA : Quand vous dites mon Parti, on entend plusieurs choses, soit le Parti auquel j'adhère ou mon Parti, celui que j'ai fait, celui que j'ai construit et dont j'aimerais bien encore être le patron ?
Il y a un patron, c'est un excellent patron. On ne peut pas rêver mieux. Je soutiens ce patron complètement et je ne rêve pas de remplacer ni maintenant, ni plus tard, ce patron. Donc, les choses doivent être claires de ce point de vue-là. Deux, je sais aussi ce que je peux apporter à notre Parti et c'est vrai que c'est un parti auquel moi je tiens beaucoup. C'est une histoire presque d'amour entre le Parti et moi depuis des décennies maintenant et donc, ce que ce parti est devenu ça ne m'est pas indifférent, c'est devenu aujourd'hui un grand Parti populaire et je mesure d'ailleurs la chance que nous avons d'avoir Didier Reynders à la tête de ce Parti et je continue à penser qu'il faut encore le consolider, le renforcer parce que la Wallonie en a besoin et je dirais même la Wallonie, Bruxelles et le pays a besoin du MR.
JPJA : Vous êtes très élogieux avec Didier Reynders. Moi, je l'ai lu récemment en disant : Louis Michel, il s'ennuie sans doute un peu dans les bureaux de la Commission européenne quand il est à Bruxelles, il n'est heureux, il ne s'amuse qu'en voyage… Pas vraiment très gentil venant de la bouche de Didier Reynders…
Je n'ai pas le sentiment que c'est comme ça qu'il l'a dit et certainement pas sur ce ton-là. Il a simplement, je crois, voulu dire que j'étais passionné par ma fonction de Commissaire, ce qui est vrai. C'est un métier passionnant vous savez que d'essayer de rapprocher les points de vue dans des pays en conflits, mais je n'ai pas la satisfaction que vous avez lorsque vous faites accepter par le Président de Somalie, d'ouvrir le jeu vers toutes les forces représentatives de son pays pour conduire à une vraie paix et à une vraie stabilité en Somalie. On sait ce que c'est la Somalie, on sait aussi les dégâts que l'instabilité en Somalie peuvent faire ailleurs. Vous savez, aujourd'hui vous pensez que je ne suis pas un homme heureux et que quelque part, je ne suis pas un peu fier d'avoir contribué, modestement, avec mon pays, avec notre Gouvernement, avec aussi les Européens, à la paix au Congo, à faire en sorte que le Congo aujourd'hui, c'est une démocratie. Aujourd'hui, il y a un Premier Ministre soutenu par une majorité parlementaire, il y a un Gouvernement. Vous pensez qu'on n'est pas heureux de ça ? C'est un métier passionnant…
JPJA : On va y venir au Congo, au voyage du Roi et à ce Gouvernement, mais quand même quand le MR fricote avec le VLD c'est dangereux pour les Francophones disent en cœur le cdH et le PS…
D'abord je voudrais dire que je ne sais pas très bien ce que ça veut dire fricoter. Moi je me sens effectivement de la famille libérale et donc, je me sens en proximité très forte avec Verhofstadt sur beaucoup, beaucoup d'idées et sur beaucoup de propositions de Guy Verhostadt. Je suis assez bien en phase. Je trouve d'ailleurs que le Verhofstadt d'aujourd'hui, le Verhofstadt Premier Ministre, il a drôlement consolidé sa pensée universelle, il a drôlement consolidé son approche. Il a une idée assez juste et qui correspond assez bien à ce que je pense de ce que doit être le libéralisme.
JPJA : Vous en feriez un libéral social maintenant ?
J'en fait un libéral tout court. Un libéral humaniste. Il a toujours été un libéral humaniste, mais je crois qu'il a intégré complètement toute une série de respirations modernes. Par exemple, lorsqu'il dit que la migration c'est dans le fond un phénomène positif, il a raison. Je ne dis rien d'autre depuis très, très longtemps. Lorsqu'il veut une société ouverte, lorsqu'il dit que l'individualisme c'est dans le fond la solution contre les réflexes claniques ou tribaux eh bien, il a raison, c'est un homme moderne. C'est un homme de pensée universelle.
JPJA : Oui, mais justement, est-ce que quand il dit : il faudra régionaliser l'emploi, le travail, les soins de santé, le logement, la politique scientifique… ce n'est pas de l'individualisme ?
Excusez-moi, vous ne pouvez pas… ce serait faire insulte à votre intelligence et à votre honnêteté intellectuelle… Je ne vais pas laisser passer ça, je dois vous défendre contre vous-mêmes, Monsieur Jacqmin…
JPJA : Allez-y dites-moi… Tout ça n'a pas été dit au Congrès du VLD samedi.
Le Congrès du VLD, c'est un Parti politique engagé qui a donc son programme qui nécessairement est radical, mais je n'ai pas entendu tout ça dans la bouche de Monsieur Verhofstadt. J'ai entendu bien des choses….
JPJA : Vous jouez sur les mots là….
Non, pas du tout…
JPJA : Il va quand même devoir défendre ce programme-là Louis Michel ?
J'ai entendu bien d'autres choses que ça et c'était beaucoup plus modéré. Que dit Verhofstadt sur le plan communautaire ? Il dit simplement, c'est tout ce qu'il dit. Il dit : eh bien, il faut une autre méthode, il ne faut pas arrêter de se lancer des positions radicales à la tête des uns, des autres. Ce qu'il faut c'est se parler et il faut essayer de se parler en essayant de trouver à rencontrer les points de vue et les intérêts des uns et des autres. Qui peut imaginer qu'en Belgique, on sort des problèmes communautaires avec une position radicale. On sort toujours avec des compromis et c'est d'ailleurs ce qui fait, je crois, la valeur ajoutée reconnue, mondialement, Monsieur Jacqmin, du compromis à la belge. Vous savez, moi je me souviens… Koffi Annan un jour m'a demandé d'aller expliquer à Chypre le système belge et je suis allé à Chypre expliquer le système belge...
JPJA : On ne peut pas dire qu'ils l'ont utilisé comme modèle… Ils sont un peu sauvés parce que c'est très compliqué et c'est très coûteux ?
C'est peut-être très compliqué, mais ça marche et on ne s'est pas encore battu à feu et à sang et on n'a pas encore eu de guerre civile en Belgique et pourquoi ? Parce que à un moment donné, il faut bien s'entendre et il faut bien rapprocher les points de vue et rapprocher les points de vue ça signifie que chacun doit avaler une part de sa réalité…
JPJA : Alors qu'est-ce que les Francophones vont devoir avaler Louis Michel ? Les facilités qui ne seraient prises qu'en héritage et n'auraient pas de droit pour les nouveaux venus ?
Mais, rien, parce que les Francophones sont en position de force. Je ne comprends pas bien pourquoi on s'inquiète. Les Francophones sont en position de force. Pour avancer sur le plan communautaire, il faudrait que les Francophones disent oui et ils sont en réalité… Ils ont la force de l'inertie pour eux. Maintenant je n'ai pas dit qu'il fallait faire l'inertie, mais ils ont la force de l'inertie pour eux. S'ils disent non, rien n'est possible.
JPJA : Mais vous dites quand même qu'il va falloir trouver des compromis ?
Par exemple, Verhofstadt n'a pas exclu qu'on refédéralise certaines matières… Je ne vais pas entrer dans le détail, ça veut dire donner de pouvoir au Fédéral eh bien, ça peut être une bonne chose. Si on fait des corrections qui rendent plus cohérentes le système, pourquoi pas ?
JPJA : Donc, la régionalisation ce n'est pas de l'individualisme selon vous ? Une Flandre riche et une Wallonie pauvre quand même ?
Je pense que si du côté wallon on donnait en permanence l'exemple de la bonne gestion, je pense que ça poserait beaucoup moins de problèmes et ça nourrirait beaucoup moins les tendances séparatistes de certains flamands qui usent et abusent de ça et donc, je pense que la Wallonie et les Francophones nous avons tout intérêt à bien gouverner, à bien gérer, à être modernes dans la gestion et il y aura beaucoup moins de problèmes, à mon avis, communautaires, si ça passe comme ça et pour ça je dois vous dire que la force du MR est très importante en Wallonie pour donner ce crédit-là.
JPJA : Mais, on voit : le MR se rapproche du VLD, on peut dire : c'est idéologiquement le libéralisme qui est en marche. On peut aussi se dire : c'est une manière de s'accrocher pour rester au pouvoir, mais pour rester au pouvoir il faudra aussi compter sur le PS, Louis Michel ?
Excusez-moi, j'ai le sentiment que le MR n'a besoin de personne pour être un Parti de gouvernement, pas de pouvoir. Nous sommes un Parti de responsabilités et donc, que MR et VLD puissent se parler sereinement, même de leurs divergences, vous n'imaginez pas quel avantage comparatif ça représente…
JPJA : Oui, mais enfin, quand Didier Reynders parle de la famille sociale-chrétienne, il essaye de fustiger Joëlle Milquet qui aurait encore des liens avec le CD&V radical…
Mais la grande différence évidemment c'est que Monsieur Verhofstadt n'a jamais prononcé les outrances qu'a prononcées Monsieur Leterme. Je n'ai jamais entendu dans la bouche de Verhofstadt, laisser entendre que les Francophones étaient des incapables qui ne pouvaient pas apprendre une langue étrangère ou une autre langue. Je n'ai jamais entendu cela dans la bouche de Monsieur Verhofstadt, donc je peux comprendre que Monsieur Reynders s'inquiète de ce genre de dérive. Je pense que Monsieur Verhofstadt n'a jamais dit des choses pareilles, bien au contraire. Monsieur Verhofstadt est un homme d'union, comme Monsieur Reynders et ils font un très bon tandem. Je pense que ce serait dommage quand même pour le pays de se priver d'un tandem pareil.
JPJA : Tactiquement, côté facilités…
Quand il remet en cause les facilités… mais il n'a pas remis en cause les facilités. Que dit-il ? Eh bien, il dit : pour les nouveaux habitants il faudrait peut-être penser à supprimer les facilités. Je ne suis évidemment pas d'accord avec ça puisque les facilités, c'est le fruit d'un équilibre. On a payé par ailleurs pour les facilités, donc ça c'est le bon argument. Mais on peux prendre la chose de manière aussi un peu plus positive… C'est de dire : eh bien, il accepte évidemment le principe des facilités, il reconnaît qu'on ne peut pas changer les règles du jeu en cours de partie. Alors, bon, il ouvre cette espèce de solution, mais je ne suis pas d'accord avec cette solution. Mais ce n'est pas encore un crime….
JPJA : Mais c'est discutable ?
Je n'ai pas dit que c'était discutable. Vous verrez d'ailleurs que quand on parle de communautaire, on discute de tout et c'est extrêmement difficile d'arriver à un compromis communautaire en Belgique si ce n'est pas dans un paquet et il faut être réaliste : qu'on arrête de diaboliser des choses comme ça. Moi je pense que ce qui a fait grand tort dans le communautaire, ce sont justement ces diabolisations mutuelles. Ca n'a pas de sens…
JPJA : Le Roi Albert II doit-il aller au Congo ?
Ah pour moi ce serait certainement un acte politique historique.
JPJA : Rapidement ?
Ah, je pense que en tout le Gouvernement vient d'être mis en place. Si le Roi y allait, d'abord pour féliciter le peuple congolais, pour lui dire notre amitié, pour lui dire notre fraternité même, pour lui dire que nous sommes vraiment très heureux pour ce peuple, que pour la première fois, ils ont une démocratie et qu'en tout cas pour ce qui concerne la Belgique d'abord, on va commencer à leur faire confiance plutôt que de montrer le gros doigt et d'aller porter le message, comme certains le voudraient bien : vous savez c'est pas gagné, on a quand même encore un peu peur, on se méfie de vous, on n'a pas confiance en vous. Ca c'est un message que je qualifie de néo-colonialiste, méprisant…
JPJA : Vous avez confiance dans ce Gouvernement de 34 Ministres, 20 Vice-Ministres ?
Oui, j'ai confiance…
JPJA : Vous n'avez pas vu de corrompus ou de criminels de guerre ?
Non, je n'ai rien vu de tel dans la liste que j'ai sous les yeux. Deux, ce Gouvernement aura sans doute la confiance d'une majorité de parlementaires élus démocratiquement. Quelles raisons est-ce que j'aurais de ne pas faire confiance ? On verra bien… Mais comme tous les gouvernements, on verra bien si cette confiance est bien ou mal placée, mais ce que je trouve choquant c'est qu'avant même que ce Gouvernement ne soit investi, avant même que ce Gouvernement ne soit en place on dira : attention ! On va voir. On va un peu vous contrôler. On va un peu mesurer si vous êtes vraiment des gens sérieux. Ca ça ne va pas. C'est totalement humiliant. Pour qui ? Je ne parle pas de la classe politique, c'est humiliant pour le peuple congolais qui a réussi à faire une élection démocratique, à faire réussir une élection démocratique, donc, s'il vous plaît soyons quand même un peu corrects et un peu démocrates.
JPJA : Certains diront, je les entends déjà du côté de partis socialistes en autre que vous sortez en permanence de votre devoir de réserve de Commissaire européen ?
Ecoutez, je sais bien que ça les gène beaucoup de devoir admettre que je suis Commissaire européen, donc membre d'un exécutif européen, que je ne suis pas encore un ectoplasme vitrifié, que je ne suis pas non plus un fonctionnaire européen, que je suis un homme politique européen, avec une couleur politique, avec un engagement politique. Je suis un libéral très, très sensible à tout ce qui est social…
JPJA : Et très remonté contre les Socialistes pour le moment ?
Non, je ne suis pas du tout remonté contre les Socialistes. Je comprends qu'ils aient certaines difficultés et qu'on essaye de se sortir de ces difficultés comme on peu, mais je pense que ce n'est pas bien d'attaquer comme ça les gens. Moi, je ne les attaque pas. Je sais que c'est difficile pour eux pour le moment et je leur souhaite le meilleur, mais je ne suis pas disposé à me taire, je ne suis pas disposé à être coincé dans un rôle.
JPJA : Pour terminer en un mot Louis Michel. Vous serez candidat ou pas ? Est-ce que vous pourriez ne pas l'être et peser encore sur la négociation après ? On vous verra où ? Aux dernières places au Sénat ? Tête de liste au Sénat, tête de liste à la Chambre à Bruxelles ?
Je serai activement engagé derrière mon Parti. Point. Et aujourd'hui je ne vous en direz pas plus. Donc, je ... ce n'est pas pressant.
JPJA : Mais engagé sans être présent, c'est un peu trop distant non ?
Ah si on peut être engagé sans être présent, comme les campagnes aux élections communales. J'ai été mené campagne à Liège avec Didier Reynders et avec Françoise Schepmans à Molenbeek.
JPJA : Ok, on vous retrouve tout à l'heure Louis Michel ?
Avec plaisir !

05 février 2007

OGM: Un million de signatures au Berlaymont

OGM: 05.02.07

Une vingtaine de militants de l'organisation Greenpeace ont déposé ce matin devant le Berlaymont, siège de la Commission européenne, un million de signatures réclamant un étiquetage obligatoire pour les produits alimentaires issus d'animaux nourris aux organismes génétiquement modifiés (OGM).

"Cette pétition est un appel lancé à l'Union européenne pour que l'on arrête de profiter des failles dans la législation pour tolérer l'entrée d'OGM dans la chaîne alimentaire par la porte dérobée de l'alimentation animale"
, a indiqué Marco Contiero, de Greenpeace Europe.

Les résistances wallonnes à un prix unique de l'électricité

Depuis le 1er janvier 2007 et la libéralisation, même en choisissant le fournisseur le moins cher, un habitant de la province de Luxembourg paie 739 euros pour 3.500 kWh d'électricité. Pour la même consommation, un habitant de Wavre débourse 553 euros. Différence : 186 euros ! En cause ? Les coûts de distribution de l'électricité. Chacune des 13 intercommunales wallonnes gère, en effet, son propre réseau de distribution - dont les coûts varient selon la densité de la population. N'était la toute-puissance des intercommunales en Région wallonne, il aurait été possible d'imaginer un seul gestionnaire du réseau de distribution : cela aurait sans doute permis des économies d'échelle, réduit les frais de structure en revoyant drastiquement le nombre de mandats à la baisse, et surtout, cela aurait conduit à un prix wallon unique. Un rapport commandé par Charles Michel en 2002, alors qu'il était ministre wallon de l'Intérieur, plaidait déjà en ce sens - sans toutefois mettre la barre trop haut. «La fusion de toutes les intercommunales étant politiquement irréaliste, j'avais poussé l'idée de créer trois gestionnaires de réseau pour la Région wallonne», explique Charles Michel. Pourquoi trois ? L'idée était d'avoir un gestionnaire de réseau pour les intercommunales pures, détenues uniquement par les communes, et deux pour les intercommunales mixtes, où Electrabel est actionnaire, parce que le Hainaut et Liège ne peuvent pas s'entendre - c'est aussi absurde que cela !» L'idée n'a pas abouti. Le ministre André Antoine, en charge de la politique de l'énergie, est revenu timidement à la charge l'an dernier, évoquant la création d'une société, Distriwal, qui regrouperait toutes les activités liées à l'exploitation des réseaux de distribution d'électricité et de gaz, et qui reprendrait le personnel d'Electrabel en charge des activités de distribution. Car à la différence de ce qui se passe en Flandre et à Bruxelles, les intercommunales mixtes n'ont pas de personnel propre : ce sont des salariés d'Electrabel qui assurent, au quotidien, la gestion des réseaux - une situation dérangeante, qui ne met pas sur pied d'égalité tous les fournisseurs d'électricité. Le ministre va-t-il en profiter pour harmoniser les tarifs ? A sa demande, la CWAPE vient d'analyser les différences des coûts de distribution. Le rapport, qui devrait être rendu public la semaine prochaine, envisage les techniques utilisables pour une harmonisation. «A Bruxelles, nous avons choisi de fusionner les intercommunales, ce qui a permis d'éviter toute distorsion de prix», remarque Philippe Massart, porte-parole de Sibelga. Et les 60 administrateurs vont être réduits à 27... Un pas que les Wallons ne semblent pas prêts à faire.

04 février 2007

Gonflé, le PS...

Le PS veut la tête de Carlo Di Antonio

Carlo Di Antonio, le député bougmestre de Dour (cdH), également patron du Festival de Dour, est attaqué devant la commission de contrôle des dépenses électorales.
L'attaque vient de 15 candidats aux élections du 8 octobre, dont 14 sont PS. Ils ont fait appel à Marc Uytendaele pour défendre leurs intérêts. Cette semaine il fait acter une note de plaidoirie de plus de 27 pages, plus autant d'annexes.
On reproche à M. Di Antonio, qui s'en défend, et à sa liste Dour Renouveau, une "confusion permanente" et une "savante ambiguité" entre ses activités au festival de Dour et sa candidature aux élections. (belga)

03 février 2007

Le chômage en baisse, sauf à Bruxelles

La Belgique comptait, à la fin du mois de décembre, 438.938 demandeurs d'emploi indemnisés (DEI), soit 3.230 de moins qu'un mois plus tôt et 13.381 de moins qu'à la fin décembre 2005, indiquent les chiffres publiés ce mardi par l'Office National de l'Emploi (ONEm).Cette baisse se confirme dans les trois régions du pays sur base mensuelle (-2.438 unités en Flandre, -616 en Wallonie et -176 à Bruxelles). Sur base annuelle, on note toutefois une progression notable à Bruxelles (+1.314), le chômage continuant par contre de refluer en Flandre (-10.025) et en Wallonie (-4.670).

La Flandre comptait ainsi, à la fin du mois dernier, 160.259 demandeurs d'emploi indemnisés, la Wallonie 208.247 et la région bruxelloise 70.432, ajoute l'ONEm.La situation de l'emploi des jeunes poursuit elle aussi son redressement. On dénombrait en effet, fin décembre, 63.431 demandeurs d'emploi indemnisés de moins de 25 ans, soit 2.671 de moins qu'en novembre et 4.277 de moins qu'il y a un an. Cette tendance baissière se retrouve dans les trois régions du pays. Le chômage de longue durée (2 ans et plus) repart par contre à la hausse sur base mensuelle, tant au nord qu'au centre et au sud du pays. Il progresse ainsi de 2.445 unités au total. Sur base annuelle, il reste par contre orienté à la baisse, (-5.322 unités), sauf à Bruxelles où il progresse de 1.059 unités. A la fin du mois dernier, on dénombrait ainsi 236.453 chômeurs de longue durée. (belga)

Un superministre du Climat dans le prochain gouvernement?

Il est moins deux pour la Terre

"Nous sommes tous responsables". Les conclusions du nouveau rapport du GIEC, le groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat affirme sont limpides : le réchauffement du climat est dû aux activités humaines. C'est désormais une certitude à 90%, contre 66% il y a 5 ans. Ce véritable cri d’alarme a suscité de nombreuses réactions….


Les réactions vont toutes dans le même sens. Il faut agir ! L'Agence internationale de l'énergie souligne l'urgence d'une action globale pour lutter contre le réchauffement climatique. Si rien n'est fait, dit-elle, les émissions globales de gaz à effet de serre vont augmenter de 50% d'ici 2030 et plus que doubler d'ici 2050. Et d'insister sur la nécessité de diversifier les sources d'énergie.

Les organisations de défense de l'environnement interpellent les gouvernements. Les sirènes d'alerte ont retenti, disent les Amis de la terre. Le verdict du GIEC impose une réponse politique efficace et rapide , ajoute le réseau Action climat qui regroupe une dizaine d'ONG internationales, dont le WWF et Greenpeace. Le WWF demande notamment que l'Union européenne s'engage unilatéralement à réduire ses émissions de ses émissions de 30% d'ici 2020. 10% de plus que ce prévoit la Commission. Le commissaire européen à l'environnement juge pour sa part urgent de négocier un nouvel accord international pour succéder au protocole de Kyoto.

Seule note discordante, celle d'un groupe de réflexion américain financé par le géant pétrolier Exxonmobil. Ce groupe a offert près de 8.000 euros à des scientifiques et des économistes pour contester le rapport du GIEC. Un rapport qui tirer des conclusions sommaires qui résistent mal à une travail analytique affirme ce groupe. Réponse de Nicolas Stern, l'économiste britannique qui a évalué dernièrement à plus de 5.500 milliards d'euros le coût du réchauffement climatique.

Un Kyoto Plus :

Le Premier ministre Guy Verhofstadt propose de mettre sur pied un plan "Kyoto-Plus", en concertation avec les Régions, afin de réduire les émissions de CO2. Les entreprises et les ménages sont visés. Guy Verhofstadt propose de changer la méthode d'imposition, selon la pollution et les émissions de CO2.

La cause c’est les hommes !

Pour ces climatologues venus du monde entier, la terre devrait se réchauffer de 1 degré 8 à 4 degrés d'ici la fin du siècle. Ces valeurs sont des moyennes, le résultat d'un consensus, les experts n'excluent pas un emballement jusqu'à 6 degrés 4, voire deux fois plus aux pôles. A titre de comparaison, entre la dernière glaciation il y a 20.000 ans et la période industrielle, la température n'a augmenté que de 4 degrés 5.

Ce réchauffement entraînera une série de conséquences sur l'habitabilité de la planète. La fonte des glaces provoquera une montée du niveau des océans de 19 à 58 cm, 20 millions de personnes seraient obligées de quitter leur lieu d'habitation. Les sécheresses et les vagues de chaleur vont se multiplier. Des pénuries d'eau et des pénuries alimentaires pourraient frapper des centaines de millions d'être humains.

Enfin, et ce n'est pas le moins important, le réchauffement du climat est dû aux activités humaines. C'est désormais une certitude à 90%, contre 66% il y a cinq ans. Sont ainsi directement mis en cause les gaz à effet de serre, surtout le CO2, envoyés dans l'atmosphère par les sociétés énergivores en pétrole, gaz et charbon depuis le début de l'ère industrielle.

"Il ne faut pas se laver les mains en se disant qu'il est de toute façon trop tard"

L'avenir de la planète, il en était aussi question vendredi à Louvain-la-Neuve. L'UCL a en effet remis le titre de Docteur Honoris Causa à plusieurs personnalités, choisies pour leur engagement en faveur de la planète. L'économiste anglo-indien Partha Dasgupta, la navigatrice française Isabelle Autissier , l'académicien Erik Orsenna mais aussi l'américain Stephen Schneider. Ce chercheur s'est penché sur les enjeux climatologiques de notre planète. Pour lui, il est plus que temps d'agir. " Il faut nous adapter aux dommages que nous avons causés" dit-il , "et les maintenir à niveau aussi bas que possible. Parce qu'au plus ils prendront de l'ampleur, plus de nombreux systèmes seront touchés, et plus graves seront les conséquences. Donc, il reste suffisamment de temps pour éviter que des choses ne dégénèrent, mais il ne faut pas se laver les mains, en se disant : qu'il est de toute façon trop tard ".

Pour ma part, j'ignorais qu'il y avait déjà un ministre fédéral de l'environnement ...

Le ministre fédéral de l'Environnement Bruno Tobback estime que dans le nouvel accord gouvernemental, le chapitre "climat" devient essentiel.

On conclu donc, que le chapitre "climat" n'était pas essentiel ...

Pour lui, un superministre du Climat aurait tout à fait sa place au sein du prochain gouvernement, indique-t-il ce samedi au travers d'entretiens accordés à plusieurs journaux flamands."Nous atteindrons les objectifs de Kyoto vers 2012", promet M. Tobback.

Mais de nouvelles mesures doivent aller plus loin.

"C'est la mission prioritaire du prochain gouvernement: dresser un vaste plan
pour atteindre les objectifs climatiques à long terme".


A la question de savoir si le nouveau gouvernement devra compter un superministre du Climat, M. Tobback ne répond pas par la négative. Il ne verrait pas d'inconvénient à assumer ce rôle.Mais le plus important, selon le ministre de l'Environnement, c'est un accord de gouvernement solide avec des volets environnement et énergie élargis qui doit aller plus loin que le débat sur le nucléaire. Sans cela, un superministre sera impuissant, souligne M. Tobback.

L'écologie, poumon de l'économie …

Le parti Ecolo était réuni en congrès, samedi à Bruxelles . Un congrès ouvert au public. Il s'agissait de débattre d'écologie mais aussi et surtout d'économie.

Ecolo se lance dans la campagne électorale sur le thème de l'économie. Au centre des débats, comment orienter l'économie vers le développement durable. Quels sont les leviers à faire jouer ? Ecolo dresse des pistes concrètes. Parmi lesquelles, l’Etat disent les Verts, doit jouer un rôle régulateur. Par exemple un système de tiers investisseur, pour l'isolation des habitations privées, et faire ainsi diminuer la facture énergétique. Ou encore obliger les pouvoirs publics à respecter des clauses sociales et environnementales. Pour Ecolo les commandes publiques représentent 14% du montant intérieur brut soit 45 milliards d’euros dépensés chaque année. Il faut donc disent les Verts, que ces montants dépensés par l’Etat, le Régions, les Provinces, les Communes, soient mieux investis en clair qu’ils respectent systématiquement des clauses sociales et environnementales. Pour Jean-Marc Nollet, chef de groupe écolo à la Chambre "réconcilier l'économie et l'écologie, c'est penser à la fois en terme d'emploi pour demain, et à la fois en terme de développement durable réellement soutenable pour la planète".

Et puis il y a Kyoto et le réchauffement climatique. Le gouvernement reçoit un zéro pointe. On devrait atteindre 7,5 % de réduction des émissions de CO2 en 2010, Or 90% des efforts sont encore à faire. Pour Ecolo, la Belgique ne produit que 2% d’électricité d’origine renouvelable, quand la Finlande en produit 20 et la France 6. Il y a donc encore beaucoup à faire. Pour Ecolo, le gouvernement à beau tenir des discours soucieux de l’environnement, dans la pratique on est bien loin du compte. Et Ecolo de conclure que "Le gouvernement violet a fait perdre 4 précieuses années à la Belgique. Ce gouvernement n'était pas seulement 'contre-nature', il était surtout contre la nature".

Une ONU de l'environnement

C'est en substance le message lancé samedi depuis Paris, par les représentants d'une quarantaine de pays réunis autour du président français. Cet "Appel de Paris" préconise la création d'une Organisation des Nations unies pour l'environnement et prône l'adoption d'une Déclaration universelle des droits et des devoirs environnementaux.


Dès la publication, vendredi, du nouveau rapport de l'Onu sur le réchauffement de la planète Jacques Chirac avait exprimé son souhait de voir naître une organisation onusienne de l’environnement. Il vient de transformer ce souhait en appel dans son discours de clôture prononcé en fin de matinée samedi dans la foulée des conclusions des experts.

Dans son appel de Paris, Jacques Chirac demande que soit transformé le programme des Nations Unies pour l’environnement en une véritable organisation internationale à composante universelle à l’image de l’Organisation de la santé. Elle devra avoir une voix forte et être reconnue dans le monde dit-il , elle sera aussi un instrument d’évaluations des dommages écologiques pour ensuite y remédier. L’organisation devra promouvoir les technologies propres et apporter des moyens pour soutenir les décisions environnementales à travers la planète. Enfin, Jacques Chirac a prôné l’adoption d’une déclaration universelle des droits et des devoirs environnementaux.

Un groupe pionnier de plus de quarante pays, dont la Belgique a été constitué pour promouvoir les projet de cette organisation des Nations Unies pour l’environnement mais ce groupe est déjà contesté par les Etats-Unis et les grands pays émergeants, comme l'Inde, la Chine ou encore le Brésil.
• Il est moins deux pour la Terre
• Climat : Bush espère une éclaircie

02 février 2007

Sabena décolle à nouveau …


MAJ 2/02/2007

Patrick du Bois dément avoir touché des primes de départ déguisées

L'ancien secrétaire général de la Sabena, Patrick du Bois, a démenti jeudi midi dans le journal de RTL-TVi avoir touché des primes de départ déguisées, comme l'écrit La Dernière Heure dans son édition de jeudi.Het Laaste Nieuws publie jeudi les détails d'une nouvelle affaire au sein de l'ancienne compagnie aérienne Sabena.
Un système de rémunérations occultes encore plus important que celui déjà révélé il y a quelques jours, aurait en effet été en place au sein de la Sabena à l'époque où la compagnie aérienne luttait pour sa survie.

Une vingtaine de personnes auraient touché des primes de départ déguisées, dont Patrick du Bois qui aurait touché ainsi 425.000 euros. L'intéressé a démenti jeudi midi cette information, ajoutant qu'il a vécu la faillite de la Sabena jusqu'au bout sans avoir touché de prime de départ exorbitante.
Le 19 janvier dernier, Patrick du Bois avait également réagi dans la presse suite aux révélations de l'existence d'un dispositif de "caisse noire" octroyant de plantureuses rallonges de salaire. Il avait indiqué alors regretter "d'avoir accepté cette assurance-vie qui me fut présentée comme légale et conforme au Code des impôts" et ajouté participer désormais pleinement à l'enquête.

Sabena : les syndicats accusés


Pourquoi les organisations n'ont-elles toujours pas porté plainte ?, se demandent d'anciens travailleurs

L'affaire de la caisse noire qui alimentait depuis les Bermudes certains directeurs de la Sabena dans les années nonante continue de susciter la révolte chez les anciens travailleurs de la compagnie. Réunis ce dimanche midi sur le plateau de Controverse (RTL-TVi), certains porte-parole des employés de l'époque n'ont pas caché leur étonnement.
Pour Salvatore Bongiorno (ex-CSC), le montage mis en place par l'ancien administrateur - délégué Pierre Godfroid pour rémunérer en noir ses cadres au travers d'une filiale Sabbel basée aux Bermudes est incroyable. Pendant ce temps, "on nous demandait de donner 17 % de notre salaire" pour que la Sabena aille mieux, "aux hôtesses de l'air de couper plus fines les tranches de citron" pour faire des économies, rappelle le syndicaliste qui décernerait bien une "médaille" aux arroseurs et aux arrosés de Sabbel.
"Nous ne savions rien"
Pour Philippe Doyen, l'auteur du livre Sabena, le roman d'une faillite et ex-FGTB, le silence des syndicats sur cette affaire a également été acheté. "Pourquoi les patrons des trois principaux syndicats n'ont toujours pas porté plainte ? Il y a une raison", a-t-il déclaré sans retenue sur la chaîne privée.
Comme ils l'ont précisé dès l'éclatement du dossier la semaine dernière, les dirigeants des trois syndicats ont rappelé une fois encore sur les antennes de télévision qu'ils n'étaient pas au courant du système. Frédérick De Klerck, du syndicat libéral, a rejeté ces accusations en bloc, expliquant que "le jour où les preuves seront sur la table, nous nous jetterons dans le bain".


"2,4 millions payés au noir au comité de direction de la Sabena"

La justice a mis au jour l'existence d'un système de rémunération occulte au sein de la Sabena ayant, pour l'essentiel, bénéficié à certains membres de la direction de l'ancienne compagnie aérienne belge, selon une information à lire dans l'édition de l'hebdomadaire Le Soir Magazine de demain/mercredi.
En enquêtant sur les activités de la Sabena et sur les flux financiers entre la compagnie aérienne et ses filiales, les policiers ont découvert l'existence d'une filiale de droit des Bermudes: Sabbel Insurance Ltd.
Cette filiale était officiellement chargée d'assurer la gestion des risques non aériens de la Sabena. Les enquêteurs ont en fait découvert que Sabbel assure, pour 13,5 millions de dollars (10 millions d'euros), l'hôtel des Mille Collines à Kigali (Rwanda), appartenant à la Sabena. De 1995 à 1999, la Sabena va donc verser 6,750 millions de dollars (5 millions d'euros) à sa filiale des Bermudes.
Paiements au noir
Selon les informations du Soir Magazine, l'un des patrons de la Sabena, qui fut aussi administrateur de Sabbel, aurait indiqué aux enquêteurs que ces fonds avaient servi à payer au noir des membres du comité de direction. Ce système a débuté en 1992 pour s'arrêter en 1997, lorsque le nouveau patron suisse y a mis fin en reprenant la Sabena. Selon les estimations de l'hebdomadaire, le comité de direction de la Sabena a reçu, en 5 ans, au mois trois millions de dollars (2,4 millions d'euros) de revenus payés au noir. En outre, fin 1995, un autre système va être mis sur pied pour payer les rémunérations occultes, révèle encore le magazine. Il concernera les administrateurs belges de Sabbel, notamment Jan Ghyssaert et Patrick du Bois qui en furent présidents.
Note intriguante
Les enquêteurs, cherchant à éclaircir ces nombreux recours de la Sabena à sa filiale Sabbel, ont notamment été intrigués par une note figurant dans un PV d'un conseil d'administration de la Sabena, au cours duquel la compagnie avait décidé de procéder à une augmentation du capital de sa filiale: "La trésorerie de Sabbel (peut) permettre à certains membres de la Sabena de financer en partie leurs besoins éventuels", est-il écrit.
Inculpations imminentes
Le Soir Magazine ajoute que des inculpations dans ce dossier seraient "imminentes". "Une dizaine de personnes sont impliquées dans ce dossier de fraude fiscale, de blanchiment et de mouvements financiers suspects portant sur 30 millions de dollars (24 millions d'euros)", conclut l'hebdomadaire.

EN SAVOIR PLUS: Sabena avait une caisse noire, le réviseur a approuvé les paiements

Elio Di Rupo ignorait tout de la caisse noire de la Sabena

Le président du PS, Elio Di Rupo, ministre des Communications dans le gouvernement Dehaene II, n'était pas au courant de l'existence d'une caisse noire constituée au sein de la Sabena, a-t-il indiqué ce mercredi.La compagnie aérienne était une société anonyme dont le gouvernement fédéral n'était pas le gestionnaire mais le régulateur. A ce titre, il n'était pas possible pour lui d'être au courant de ce genre de pratique, a-t-il expliqué. Ce n'est donc que ce matin qu'il a appris l'existence cette caisse noire qu'il juge inacceptable. Il incombe maintenant à la justice de faire la lumière sur ce dossier, a-t-il conclu.

La curatelle de la Sabena n'envisage pas encore d'action

"Nous attendons la clôture de l'instruction et les conclusions du ministère public avant d'entreprendre quoi que ce soit", a déclaré Christian Van Buggenhout.La curatelle de la Sabena n'envisage pas, pour l'instant, d'entreprendre une action à la suite de la révélation de l'existence d'un système de rémunération occulte au sein de la compagnie aérienne faillie, a indiqué le curateur Christian Van Buggenhout.




"Nous attendons la clôture de l'instruction et les conclusions du ministère
public avant d'entreprendre quoi que ce soit", a déclaré M. Van Buggenhout.
"S'il s'avère alors que la Sabena a subi un préjudice, on demandera réparation",
a-t-il ajouté.
La curatelle pourra, par exemple, se porter partie civile dans ce dossier, a-t-il expliqué.La fraude, qui a impliqué des membres du comité de direction de l'ex-Sabena de 1992 à 1997, reste cependant "marginale dans la grande affaire qui oppose la Sabena au groupe Swissair. C'est un détail", a nuancé M. Van Buggenhout. Selon lui, cette nouvelle affaire démontre toutefois que "certains cadres étaient sous l'emprise de Swissair, qu'ils étaient sous pression et auraient pu être soumis à des chantages".

Les regrets de Patrick Du Bois

Patrick Du bois regrette d'avoir souscrit une assurance au Luxembourg qui m'avait été présentée comme légale.
Depuis plusieurs jours, le nom de Patrick Du Bois est cité dans les médias, dans le cadre de l'affaire de payement de salaires en noir à la Sabena. Pour rappel, la justice soupçonne les anciens dirigeants de la compagnie aérienne d'avoir mis en place un système de payement des salaires via les îles Bermudes. L'argent était transféré en Belgique via des contrats d'assurance-vie passés chez Axa Assurances Luxembourg.
Après avoir souhaité garder le silence au lendemain des révélations (Le Soir de mercredi), Patrick Du Bois a accepté de nous livrer sa version des faits. « Avec le recul, je regrette aujourd'hui d'avoir accepté cette assurance-vie, qui me fut présentée à l'époque comme légale et conforme au Codes des impôts », dit-il.


L'ancien directeur admet donc avoir été rémunéré via un contrat d'assurance-vie au Luxembourg. « Comme d'autres anciens membres du comité de direction de Sabena, ma rémunération a effectivement comporté, entre 1993 et 1996, une assurance complémentaire proposée par Axa Assurances Luxembourg. C'est sur base des informations fournies par un grand bureau d'avocats de Bruxelles et des explications données par le secrétaire général de l'époque (NDLR : Jan Ghyssaert, aujourd'hui secrétaire général d'Euronext Bruxelles) que j'ai accepté d'être bénéficiaire de cette assurance. »
Après avoir été membre du comité de direction entre 1993 et 1996, Patrick Du Bois est devenu secrétaire général.
Le dirigeant dit qu'il a contribué à la régularisation du système, intervenue en 1997, après l'arrivée de Swissair. « Lorsque j'ai été nommé secrétaire général en août 1996, j'ai contribué personnellement à l'intégration de ce volet dans la rémunération brute des personnes concernées. »
Plusieurs sources nous ont indiqué que cette régularisation avait été voulue par Swissair. Certaines sources affirment même que Swissair a accepté cette régularisation, mais à condition que les directeurs belges acceptent le choix d'Airbus pour le renouvellement de la flotte de la Sabena. Patrick Du Bois affirme le contraire. « Il n'y a eu aucune pression des dirigeants de Swissair. Simplement, ils préféraient payer beaucoup d'impôts plutôt que de voir se maintenir un système qui comportait un risque au niveau de l'éthique de l'entreprise. C'est la seule raison pour laquelle nos rémunérations brutes ont été augmentées en 1997. »
Patrick Du Bois indique également qu'il a « rempli entre-temps toutes ses obligations fiscales sur les avantages de l'assurance souscrite chez Axa Luxembourg » (via une déclaration libératoire unique, NDLR).
L'ancien secrétaire général dit enfin apporter « sa pleine collaboration à l'enquête judiciaire. Je fais confiance à la Justice », conclut Patrick Du Bois.
Nous avons tenté à deux reprises d'obtenir la réaction de Jan Ghyssaert, secrétaire général de la Sabena au moment des faits. Il n'a pas souhaité répondre à nos questions.


«La Belgique menaçait de couler les Bilatérales»
PROCES SWISSAIR. L'industriel Thomas Schmidheiny donne sa version du renflouage de Sabena.


Enfin, au troisième jour du procès, un des ex-administrateurs de SAirGroup a brisé le silence. L'industriel Thomas Schmidheiny a parlé. L'ancien patron et encore actionnaire de Holcim a répondu jeudi longuement, et de manière très spontanée, aux questions du président du Tribunal de Bülach. Rejetant l'accusation de gestion déloyale et de diminution de l'actif au préjudice des créanciers, il s'est appliqué à démontrer que le conseil d'administration, dont il a été membre de 1980 à 2001, savait où il allait. «Nous avons choisi la stratégie du chasseur parce que nous ne pouvions pas voler où nous voulions, suite au rejet de l'EEE et à l'échec du projet Alcazar.» Les sociétés annexes, florissantes, telles que le catering, la maintenance ou le fret, financent cette politique d'achats frénétiques. C'est la méthode des «bijoux de famille», comme le décrit Thomas Schmidheiny devant le tribunal, ou selon le jargon de l'époque, la «stratégie de la double voie». Une sécurité trompeuse Ces «perles» donnent un sentiment de sécurité trompeur. Envisagée en 2000 déjà, la vente de Nuance ou Gate Gourmet aurait permis d'injecter 3 milliards dans le groupe. Thomas Schmidheiny tombe presque des nues quand le président du tribunal lui demande si le conseil d'administration s'était penché sur les dettes du groupe à la fin 2000. «Ni SAirGroup, ni la société des activités aériennes SAirLines n'étaient surendettés à la fin 2000. C'était un risque calculé, il y avait des réserves.» Les choses se gâtent quand même et, au début 2001, le conseil d'administration se sépare de Philippe Bruggisser, et arrête la stratégie du chasseur. Un groupe emmené par le chef des finances Georges Schorderet passe au peigne fin les participations de SAirGroup dans les sociétés étrangères, et calcule qu'un retrait nécessite des provisions de 3,2 milliards de francs, une somme qui est transférée en partie de SAirGroup vers SAirLines. Cette restructuration a entraîné, selon l'acte d'accusation, une perte de 1,177 milliard de francs. Une somme contestée par Thomas Schmidheiny, pour qui cette opération n'a entraîné aucun dommage pour les actionnaires. A l'idée de déposer le bilan de SAirLines, l'industriel s'étrangle: «On nous aurait pris pour des irresponsables.» Autre point central de l'accusation, la décision de recapitaliser Sabena en janvier 2001, alors que la compagnie s'enfonçait dans les chiffres rouges. Thomas Schmidheiny invoque une nouvelle fois des facteurs extérieurs: «La pression politique était énorme. Le conseil d'administration de SAirGroup aurait passé pour le tueur des Bilatérales. Car l'Etat belge avait clairement signalé qu'il ferait échouer les négociations.» La pression de la Belgique Pour Thomas Schmidheiny, Sabena, offrant une deuxième plaque tournante en Europe et un réseau dense en Afrique, avait une importance stratégique primordiale. «Sa structure des coûts n'était pas optimale», a-t-il reconnu. Mais les 150 millions d'euros payés par SAirGroup n'étaient qu'une des trois mesures décidées pour la remettre à flot. L'Etat belge y allait aussi de 100 millions d'euros, et les syndicats, si puissants en Belgique, venaient de donner leur feu vert à une restructuration qui prévoyait la suppression de 800 emplois. «Il nous en aurait coûté plus cher de ne pas recapitaliser Sabena.»

Les partis politiques reçoivent 56 millions de subsides

Le cdH décroche la palme des dons avec 26.000 euros. Onze partis politiques ont reçu, en 2005, 56 millions d'euros de subsides des différents niveaux de pouvoir. Les militants ont payé 3,3 millions d'euros, soit un quinzième du total des subsides, rapporte jeudi L'Echo.
Le PS reçoit la plus grande dotation mais s'autofinance le plus via ses militants: 8% de ses recettes contre 5% au MR et au CD&V et moins de 4% dans les autres partis. Les verts reçoivent peu d'argent de leurs militants. Ecolo s'en sort en mettant ses élus à contribution. Ainsi les élus doivent reverser de 25 à 30% de leurs émoluments au parti. Les partis de gauche sollicitent leurs élus pour le financement: 15% des moyens au PS, 12 pc chez Groen! et 10,6% au sp.a. Le cdH décroche la palme des dons et legs avec 26.000 euros. Les dotations représentent 95% des recettes du FN et 94% de celles du Vlaams Belang. (belga)

Sur base d'un rapport des services juridiques de la Chambre rapporté par la presse, les élus socialistes estiment que les conditions légales sont remplies pour priver provisoirement le FN d'un douzième de sa dotation publique attribuée en 2005. Celle-ci s'élevait à 472.760 euros.

EN SAVOIR PLUS: 33 millions d'euros de frais de cabinets ministériels en 2006
EN SAVOIR PLUS: La dotation du FN provisoirement suspendue?

01 février 2007

Bruxelles-Sud veut attirer de nouvelles compagnies

Deux mois à peine après son arrivée à la tête de l’aéroport de Charleroi, Marcel Buelens annonce ses intentions. Et la première n’est pas mince : renégocier le contrat entre l’aéroport et Ryanair …

Pourquoi en rester là ? Il y a bien un contrat entre l’aéroport de Charleroi et Ryanair qui court jusqu'en 2015 mais pour le nouveau patron Buelens, il peut être renégocier, ou à tout le moins entamer une discussion entre professionnels. L’homme qui est désormais aux commandes du deuxième aéroport belge est passé par Federal express, Air Honk kong puis DHL , et il a bien sûr son un plan stratégique pour l’aéroport carolo.

Rayanair paye 2 euros en ce moment à l'aéroport or la compagnie irlandaise entend baser davantage d'avions sur le sol carolo, sa base continentale. L'idée d'un donnant- donnant pourrait être envisagée: satisfaire la demande de Ryanair contre une petite hausse de tarifs. Le conditionnel reste cependant de mise, car le directeur est resté prudent devant la presse. Deuxième souhait du nouveau directeur, Ryanair atterrit et décolle en 5 périodes, des plages restent donc vides, Marcel Buelens souhaiterait obtenir de Ryanair un étalement des vols et ainsi attirer de nouvelles compagnies auxquelles Charleroi pourrait enfin offrir de bons créneaux, car l'ambition du nouveau patron est d'attirer de nouvelles compagnies, elles sont quatre pour l’instant à Charleroi et de diversifier l'offre. Son souhait faire grimper le nombre de passagers hors Ryanair à 500.000 l'an .

Outre les dossiers techniques comme l'allongement de la piste, le patron de Charleroi Airport souhaite que l'aéroport passe en catégorie 3 ce qui permettrait aux avions d'atterrir même dans le brouillard : le radar est commandé il sera en ordre de marche après une longue procédure nécessaire d'homologation ce sera en hiver 2008. D'ici là le nouveau manager a déclaré qu'il savait que désormais son travail était lié à la politique intense à l'aéroport "j'ai intégré cette donnée l'essentiel est d'avancer et de convaincre".

Ryanair se dit prêt "à écouter et à discuter" :

"Le prix payé par passager est déterminé dans le contrat qui lie la compagnie aérienne et l'aéroport jusqu'en 2016 et ce contrat ne sera pas renégocié", a indiqué le porte-parole de Ryanair David Gering, qui précise toutefois n'avoir pas reçu de demandes spécifiques de la part de l'aéroport. "Mais nous avons un partenariat solide avec les autorités de l'aéroport depuis longtemps et si celui-ci a des souhaits, on est prêt à écouter et à discuter, notamment concernant les créneaux horaires", a-t-il ajouté