15 juillet 2007

Exportations wallonnes, un bon cru 2007

La croissance des exportations wallonnes en 2006 a frôlé les 11 pc. C'est moins qu'espéré (15,2 sur les 9 premiers mois); c'est mieux qu'en Flandre (5,6).
de Vogelaere
Zut alors ! Les responsables wallons espéraient atteindre une croissance annuelle moyenne des exportations régionales de 10 pc sur 10 ans (1996-2006) - un "objectif mythique" pour Philippe Suinen, le patron de l'Awex (l'Agence wallonne à l'exportation et aux investissements étrangers). C'était acquis naguère encore dans le rapport d'activités 2006 de l'Agence. Mais c'était sur base des résultats des 9 premiers mois de 2006. Or, le quatrième trimestre n'a pas été bon (- 0,1 pc). Parce qu'il a fait trop doux et que, du coup, les exportations en livraison de produits minéraux, spécialement vers la France, ont dégringolé : jusqu'à hauteur de 1 milliard d'euros sur 10 milliards d'exportations durant le trimestre.
Ainsi, la progression moyenne sur 10 ans a-t-elle été recalculée à 9,6 pc. N'empêche, c'est là une progression supérieure à la Flandre (7,6), qui situe les exportateurs wallons dans le peloton de tête européen. Et pour 2006 uniquement, on continue à se prévaloir officiellement de chiffres excellents : 10,9 pc de plus qu'en 2005, soit 26,6 pc de plus en 2 ans. La bonne conjoncture mondiale et le dynamisme des pays émergents ne sauraient l'expliquer à eux seuls : ces 10,9 pc situent la Wallonie au-dessus de la moyenne de l'ancienne Union à quinze (10,7), de la France (9 pc), de la Flandre (5,5 pc).
Autre élément intéressant : c'est partout que les exportations wallonnes ont progressé l'an dernier. Elles ont même explosé aux Etats-Unis (+ 35 pc) en dépit du différentiel de parité dollar/euro, spécialement problématique dans l'aéronautique. Enfin, les 9 premiers secteurs qui pèsent 90 pc de l'ensemble sont tous en progrès. Les métaux (croissance la plus importante, à 26 pc) dépassent désormais les produits chimiques (+ 9,9 pc) en dépit des prestations impressionnantes de la pharmacie (+21 pc).
Tout est relatif
Cela étant, enjoint le ministre (PS) Jean-Claude Marcourt, "restons modestes, la part wallonne reste en dessous de ce que nous devons être à terme". On quitte ici les évolutions pour les valeurs absolues, sur base de chiffres intrabelges mieux objectivés désormais (même si des sous-évaluations persistent, principalement quant à la prise en compte des sous-traitances en Wallonie pour des produits finis en Flandre) : les Wallons restent en deçà de 20 pc. Mais il y a progrès.
Avec des exportations valant 39 milliards d'euros l'an dernier, la part wallonne dans l'export belge est passée entre 2003 et 2006 de 15,7 à 17,5 pc, quand la flamande baissait de 80,5 à 79,9 et la bruxelloise, de 3,8 à 2,6. Même cocorico modeste pour la balance commerciale en 2006, positive en Wallonie (12,7 milliards) et négative en Flandre (4,4 milliards) comme à Bruxelles (5,3).
© La Libre Belgique 2007

3.953 emplois directs !
(14/07/2007)
Exportations wallonnes : Qatar + 165,9 %, Libye + 129,9 % et Cuba + 88,1 %
NAMUR Comment se porte la Wallonie ? Au niveau des investissements étran- gers, on note la création de 148 entreprises en Wallonie, pour un montant de 1.430 millions d'€, ce qui représente la création de 3.953 emplois directs : de Flandre (31 %) et de France (16 %) mais aussi des États-Unis (11 %).
Les exportations wallonnes, qui se chiffrent à 39,2 milliards d'euros en 2006, sont en croissance de 10,9 % par rapport à 2005. Philippe Suinen, grand patron de l'Awex, Agence wallonne à l'exportation, et le ministre wallon de l'Économie, Jean-Claude Marcourt, étaient heureux.
En 10 ans, les exportations wallonnes ont augmenté de 9,6 %, plaçant la Wallonie en 1re position belge, et dans le peloton de tête européen. Le record (+ 35,3 %) se situe au niveau des exportations vers les USA, devenus 6e marché de la Wallonie. Les exportateurs wallons enregistrent des hausses importantes de leurs ventes en Amérique du Nord (+ 31,9 %), aux Proche et Moyen-Orient (+ 27,1 %), en Asie centrale (+ 29,8 %) et en Europe centrale et orientale (+ 26,3 %).
Les livraisons à destination de l'Amérique latine (+ 11,1 %) et de l'Afrique subsaharienne (+ 9,7 %) croissent également de manière appréciable.
Ailleurs en Amérique latine, il est à remarquer le développement positif des exportations wallonnes à Cuba (+ 88,1 %).
Quant aux Proche et Moyen-Orient, favorisées par les retombées positives de la montée des prix énergétiques sur la croissance de cette région, les exportations réalisent au Qatar + 165,9 %, aux Émirats arabes unis + 47,0 % et en Syrie + 28,7 %. Sans oublier l'explosion des échanges avec la Libye (+ 129,9 %) et la Guinée (+ 78,8 %).

La Sécu se porte comme un charme

La sécurité sociale apparaît en pleine forme. Elle devrait afficher un surplus budgétaire de 621 millions cette année et de 268 millions l'année prochaine. Ce sont des chiffres officiels, ils ont été approuvés par le comité de gestion de la sécurité sociale.

Pour Rudy Demotte, le ministre des Affaires sociales, c'est un peu la cerise sur le gâteau. Quand il a repris le département en 2004 la Sécu était en déficit de 200 millions. Rudy Demotte explique ses recettes : « Nous avons d'abord fait en sorte que les dépenses ne dérapent plus. Donc, il y a le mécanisme de correction automatique dans nos budgets. Il y a de nouvelles recettes pour lesquelles je me suis battu pour éviter surtout que la charge du financement de la sécurité sociale ne pèse que sur les travailleurs et puis toutes ces mesures, je le rappelle aussi avaient pour but de combler un gros déficit qui existait en sécu et qui menaçait les petites gens : chômeurs, pensionnés, invalides, mais également ceux qui travaillent parce que quand on doit combler un trou et bien on demande d'avantage d'argent à ceux qui travaillent ».

Alors les nouvelles c'est le financement alternatif de la sécurité sociale ?

« Pas seulement. Il y a effectivement des mesures qui ont été prises pour financer autrement la sécurité sociale. Par exemple, pas seulement peser sur le travail, mais aussi de faire en sorte que le capital contribue. On a pris plusieurs centaines de millions d'euros dans les moyens financiers mobiliers, on a aussi pris des mesures sur des contournements des cotisations sociales. Par exemple, des gens donnaient des voitures de société pour ne pas payer de salaire, et bien on a fait payer des cotisations là-dessus. Et c'est comme ça qu'on arrive à l'équilibre ».

En même temps la croissance économique vous a été favorable pendant toutes ces années ?

« Oui, mais attention, ne jouez pas au chat qui se mord la queue, parce que si la croissance économique était favorable c'est aussi parce que j'ai pris des mesures qui ont permis de relancer l'emploi dans des secteurs qui en avaient fortement besoin : les plus jeunes, les bas revenus. Et l'effet retour a effectivement financé la sécurité sociale ».

13 juillet 2007

Plus de propriétaires en Belgique que la moyenne européenne

70% des Belges sont propriétaires de leur domicile, pour une moyenne de 60% en Europe, selon l'étude "Le logement en Belgique", basée sur l'Enquête socio-économique générale de 2001 et répercutée par la direction des statistiques du ministère des Finances. C'est en Irlande, en Espagne et en Grèce que l'on retrouve le moins de propriétaires.En Belgique, le secteur des logements à louer comporte à peu près autant de maisons unifamiliales que d'appartements, alors que dans la plupart des autres pays européens, le nombre d'appartements à louer dépasse celui des maisons mises en location.Pour les logements occupés par le propriétaire, tous les pays européens enregistrent une surreprésentation des catégories de revenus les plus élevés, et une sous-représentation des catégories de revenus les plus faibles. La sur- et la sous représentation demeurent néanmoins modérées en Belgique, par rapport à d'autres pays européens.La Belgique possède un parc immobilier relativement vieux par rapport à la moyenne européenne: alors qu'en moyenne, en Europe, 11% du parc immobilier date d'avant 1919 et 12% remonte à entre 1919 et 1945, ces pourcentages sont respectivement de 15% et 17% en Belgique. La proportion de maisons mitoyennes est, en Belgique, nettement supérieure à la moyenne européenne (43 pc contre 26 pc en moyenne).Dans la catégorie des appartements, la Belgique enregistre un score inférieur à la moyenne européenne (21% contre 45%). La Belgique compte davantage d'appartements situés dans des petits bâtiments que dans de gros immeubles (seulement 9% d'appartements dans des immeubles de 10 appartements ou plus, contre 22% aux Pays-Bas).Vu l'offre dominante d'habitations unifamiliales, on peut supposer que le Belge préfère vivre dans de plus petites unités et que l'offre répond à cette demande et non l'inverse, commentent les auteurs de l'étude. (belga)

EN SAVOIR PLUS: Le marché du logement est défavorable aux locataires
EN SAVOIR PLUS: Logement social en Wallonie: la situation des locataires se dégrade

L’euro a des pics à répétition

L’euro a franchi coup sur coup les seuils de 1,37 et 1,38 dollar cette semaine, pour la première fois de son histoire, la vigueur de la monnaie unique suscitant un vif débat entre la France, qui déplore des effets néfastes sur l’économie, et ses partenaires européens.
Chronologie
– 4 janvier 1999 : premier jour de cotation officielle. L’euro termine les échanges à 1,1837 $. – 27 janvier 2000 : pour la première fois, l’euro passe sous le niveau de parité, à 0,9882 $. – 26 octobre 2000 : l’euro à son plus bas historique à 0,8230 $. – 9 novembre 2000 : après une série d’interventions de la Banque centrale européenne, l’euro repasse au-dessus de 0,86 $. – 2 janvier 2002 : introduction des pièces et billets en euro ; la devise grimpe, un mouvement qui va se poursuivre doucement avec une économie américaine affaiblie. – 15 juillet 2002 : l’euro atteint la parité avec le dollar. À partir de cette date, la tendance de long terme restera à l’appréciation de l’euro face au $. – 30 décembre 2004 : l’euro grimpe à 1,3666 $. – 15 novembre 2005 : après presque un an de correction, l’euro recule jusqu’à 1,1640 $, avant de rebondir. – 27 avril 2007 : l’euro grimpe à 1,3682 $. – 10 juillet 2007 : l’euro franchit 1,37 $. – 13 juillet 2007 : l’euro atteint un nouveau record à 1,3814 $. (D’après AFP)
La devise européenne avait dépassé 1,37 dollar mardi, avant d’enfoncer le seuil de 1,38 dollar vendredi, culminant à 1,3814 dollar. Elle a pris 1,3 % au billet vert sur la semaine, et un peu plus de 4,5 % depuis le 1er janvier. Le billet vert est miné par la crainte de voir le secteur du crédit immobilier à risque aux Etats-Unis, en pleine déliquescence, entraîner dans sa chute le reste du secteur financier.
Les marchés craignent aussi de voir la consommation des ménages, moteur principal de la croissance américaine, qui dépend étroitement de l’immobilier, faire les frais de cette crise et entraîner avec elle l’économie du pays.
La dernière impulsion de l’euro est ainsi venue vendredi du chiffre des ventes de détails américaines en juin, conformes au scénario de baisse de la consommation. Elles ont reculé de 0,9 % sur un mois en juin, alors que les économistes tablaient sur une stabilité.
Les pics à répétition de la monnaie unique cette semaine ont envenimé le débat sur la vigueur de l’euro, qui a pris une tournure politique en opposant la France à ses partenaires européens et aux institutions de la zone euro. Le président français Nicolas Sarkozy, qui a participé lundi à la réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles, y a encore critiqué la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), confiant ne pas être sur la même longueur d’onde que son président Jean-Claude Trichet. Ce dernier avait rétorqué mercredi en appelant les hommes politiques à faire des commentaires « aussi responsables que possible » sur le taux de change de l’euro, allusion à peine voilée à l’activisme de M. Sarkozy.
Le président français estime que la mission exclusive de maintien de la stabilité des prix de la BCE a des conséquences néfastes pour les exportations et la croissance de la zone euro, et met en doute le bien-fondé des hausses des taux auxquelles procède l’institut monétaire. De 2 % en décembre 2005, le taux directeur de la BCE a atteint 4 % et pourrait culminer à 4,50 % début 2008.
Vendredi, c’est le Premier ministre français François Fillon qui est monté au créneau, estimant qu’il y avait « un problème de parité entre le dollar et l’euro » et soulignant que la question des parités de changes n’était « ni dogmatique, ni religieuse ».
Mais les partenaires européens de la France, en particulier l’Allemagne, ne partagent pas cette analyse. Championne des exportations grâce à des produits plus différenciés, qui sont par nature moins affectés par les variations de change selon les économistes, cette dernière a relativisé cette semaine l’influence de l’euro fort sur un ton un peu provocateur. « J’adore l’euro fort », a en effet déclaré lu ndi son ministre des Finances Peer Steinbrück, alors que la chancelière Angela Merkel a fermement rappelé son attachement à l’indépendance de la BCE, garantie par le traité de Maastricht.
Le commissaire européen aux Affaires économiques, Joaquin Almunia, a estimé vendredi que la montée de l’euro face au yen et au dollar n’avait pas un impact énorme sur l’économie des 13 pays ayant adopté la monnaie unique. « M. Sarkozy n’abandonnera pas si facilement sur la question de l’euro fort, mais il est très improbable qu’il reçoive du soutien en Europe, et surtout pas le soutien de l’Allemagne, qui serait crucial », observe Audrey Childe-Freeman, économiste de la banque CIBC.
La France « peut s’agiter, hausser le ton, muscler sa rhétorique, cela n’aura aucun impact du tout sur le taux de change », juge Marios Maratheftis, économiste de la banque Standard Chartered.
(D’après AFP)

Le Flamand est l'Européen le plus riche

Trois Belges sur dix disposent d'une épargne de plus de 50.000 euros. En Europe, seuls les Suisses ont plus d'argent. La Flandre abrite 37 % de familles relativement aisées, contre 19 % en Wallonie.

Les Flamands, avec un portefeuille de 50.000 euros, occupent le haut du classement depuis que le bureau d'études GfK a débuté ses enquêtes sur le sujet. Deux fois par an, le bureau étudie la fortune des Européens et des Américains à la demande du Wall Street Journal.
Les Flamands ont accru leurs richesses en an, puisqu'ils étaient 32 % en 2006 contre 37 % actuellement à détenir un portefeuille de 50.000 euros. Les Wallons ont pour leur part reculé à 19 %. La moyenne européenne étant de 12 p, écrivent De Standaard, Het Nieuwsblad et Het Volk.

En Europe, les moins aisés sont les Espagnols (5 %), les Allemands (6 %), les Autrichiens (10 %), les Français et les Italiens (11 %).
Les Belges occupent le haut du classement européen grâce à leur don d'épargnant. Près de 25 % d'entre eux envisagent d'économiser davantage dans les prochains mois. Il y a un an, c'était un Belge sur cinq.
(d'après Belga)

Le ring de Bruxelles va encore s'élargir

Un tunnel de bitume sous la forêtSOUMOIS,FREDERIC
vendredi 13 juillet 2007, 06:49
R efermer la boucle du ring zéro autour de Bruxelles par le sud, en reliant le « virage de Forest » à l'est de Bruxelles... L'idée ne date pas d'hier. Mais difficile de bétonner impunément une partie d'Uccle, le bois de la Cambre et une partie de la forêt de Soignes. La solution ? L'enterrer, afin de minimiser les conséquences sur l'environnement et les habitants. Il s'agit de créer un tunnel de dix kilomètres de long entre Forest et la fin de l'autoroute de Namur, où les voitures déboucheraient sur un mini-échangeur leur permettant d'aller vers Namur, de rejoindre le ring vers Zaventem ou d'entrer dans Bruxelles. Il permettrait les passages est-ouest par le sud, alors qu'aujourd'hui, le trafic passe au nord, rechignant à effectuer le détour par Ittre, qui représente un supplément de trente kilomètres. Il permettrait aussi de délester le tronçon à deux bandes du ring est, qui passe par Waterloo.
Son tracé est imaginé près de la gare de Calevoet, au sud de l'observatoire, sous le bois de la Cambre, le long de la chaussée de La Hulpe, avant de plonger sous le boulevard du Souverain, puis de déboucher près du Centre sportif de la forêt de Soignes (voir infographie). La section de ce tunnel serait de 13,85 mètres, comportant trois bandes, dont une réservée aux transports en commun. Les véhicules ne se croiseraient pas, puisque chaque sens de circulation aurait son niveau. Plusieurs stations intermédiaires, appelées « échangeur multimodal », permettraient de rejoindre une gare ferroviaire ou une station de métro. On pourrait y adjoindre des parkings souterrains. Voire des immeubles pour payer une partie du chantier. Mais devant la tiédeur des réactions des communes et de la Région bruxelloises, d'autres itinéraires ont été étudiés, dont l'un suit une voie de chemin de fer et une autre resurgit au-delà du carrefour des Quatre-Bras. Ce qui évite habilement de surgir à la surface en région bruxelloise.

Au Nord, la Flandre entame les travaux d'un ring à dix voies. Au Sud, un projet de tunnel. Les premières expropriations sont en cours pour agrandir la voie. Et si on construisait plus loin ?

U ne cargaison de jambons qui joue à saute-mouton sur le bitume un matin, à l'heure où pointe la rosée. Ou un camion-citerne qui s'encastre dans un pilastre. Il n'y a plus une seule semaine sans que des files interminables ne plombent la circulation du ring de Bruxelles. Un ruban de bitume autour de la capitale qui n'est pas né d'un vrai plan directeur, mais de la juxtaposition, plus ou moins harmonieuse, de jonctions entre les différentes autoroutes qui, dans toutes les directions, atteignent Bruxelles. Ce qui explique que ce ring, baptisé « ring zéro » (R0), comporte aujourd'hui de quatre à dix bandes selon les endroits.
Une affaire de Bruxellois ? Pas vraiment. Car les files remontent parfois jusqu'à Louvain, Wavre ou Ittre, ankylosent le coeur du système de circulation du pays, font frissonner les industriels et les investisseurs, notamment ceux qui opèrent autour du port d'Anvers. « Le pays perd chaque jour 46 euros par véhicule dans chaque embouteillage », explique Chris Caestecker, directeur général des voies et circulation de la Région flamande.

« À Anvers, nous construisons un pont, des tunnels, nous complétons le ring. Par ailleurs, il faut certes développer des alternatives de déplacement et investir dans le rail et la voie d'eau. Mais il faut aussi que la misère cesse sur le ring de Bruxelles. » Le problème est complexe, car il concerne une zone de 3 millions d'habitants, plus grande que la Région bruxelloise. Cette zone est nommée « zone RER » en référence au réseau ferré express régional que l'on y construit. « Mais cette zone voit 1,5 million de déplacements entre 6 et 10 heures. Le RER va permettre de transporter 35.000 personnes en plus. Il ne suffira pas seul à réduire les embouteillages », explique Thierry Duquenne, directeur de la stratégie à l'administration bruxelloise de l'Equipement.

D'après les projections, d'ici à 2016, date de mise en service du RER, le trafic sur le ring devrait augmenter de 10 %, alors que la plupart des tronçons sont déjà saturés à plus de 80 % en heure de pointe. Sauf à imaginer un changement structurel de société, la route semble incontournable dans un futur proche. Des solutions sont sur la table. Certaines sont en cours de réalisation, d'autres au stade d'études théoriques d'ingénieurs. Revue de détail.
1. Le plan Start va dédoubler le ring au Nord. Le projet est en route. Il s'agit de doubler le ring nord actuel, entre les autoroutes d'Ostende et de Liège (voir ci-contre). Deux bandes supplémentaires dans chaque sens vont être construites afin d'absorber le trafic « local », tandis que les deux fois trois voies (et parfois quatre ou cinq) du ring actuel n'auront plus accès aux sorties intermédiaires. Ce projet comprend de nombreuses expropriations, notamment dans la zone de Zaventem. « Elles commenceront dans quelques semaines. La construction proprement dite commencera en 2009 et la mise en service sera complète deux ou trois ans plus tard », explique Raf Van den Broeck, directeur au département des travaux publics de la Région flamande.

C'est un volet peu connu du plan Start, un plan de redéploiement économique de la zone de l'aéroport de Zaventem, mis en oeuvre après l'annonce du départ de DHL de Bruxelles. Il comprend aussi la mise sur pied de treize lignes radiales de bus rapides et un diabolo ferroviaire autour de l'aéroport. Deux soucis : l'impossibilité d'augmenter aisément la capacité du viaduc de Vilvorde... sans en construire un autre. Et le fait qu'au-delà de l'autoroute de Louvain-Liège, rien n'est prévu. Dix bandes de
circulation vont donc devoir entrer dans six bandes jusqu'aux Quatre-Bras, et même dans quatre seulement au-delà. L'entonnoir majuscule. La Région flamande ne prévoit-elle rien pour ce tronçon ? « Pas impossible, mais ce n'est pas notre priorité actuelle », répond-on au ministère des travaux publics.
2. Un tunnel pour boucler le ring au Sud. La construction de la boucle sud du ring ayant été écartée dans les années 70 pour des raisons de préservation de l'environnement et du cadre de vie, la Road Federation Belgium, le lobby de la route, a imaginé de faire passer le trafic... sous la forêt. Le tunnel, d'une dizaine de kilomètres, relierait Forest à Auderghem (voir ci-contre). Il serait à deux niveaux, un dans chaque sens. Les camions y seraient proscrits, même si le gabarit de 3 m 30 permet d'y faire circuler les bus. Face à l'inquiétude des communes riveraines de voir surgir du sol des milliers de voitures au coeur de leurs rues, il est prévu de restreindre l'accès des échangeurs multimodaux aux riverains et à de petites camionnettes qui desserviraient les commerces. Le coût, évalué à un milliard, serait couvert... par un péage, entre 1 et 3 euros. Face au peu d'enthousiasme de la Région bruxelloise face au projet, d'autres variantes ont été imaginées, comme celle qui part de Ruisbroeck et qui pourrait longer le chemin de fer. L'arrivée pourrait aussi être plus lointaine, après le tunnel des Quatre-Bras, ce qui permettrait d'éviter cet étranglement... et la région bruxelloise, qui serait seulement affectée dans son sous-sol. Car la Province du Brabant flamand s'est montrée beaucoup plus intéressée que la capitale par le projet.
3. Un péage pour déboucher le ring. Même si elles le démentent parfois, les autorités bruxelloises étudient l'instauration de péages à l'entrée de la capitale. Avec un portique à chacun des 40 principaux points d'accès à la ville, on peut espérer faire diminuer la pression automobile de 20 %. Aujourd'hui, 200.000 véhicules entrent et sortent de la capitale chaque jour.
4. Un hyper-ring au Nord, projet dit de la « Croix de Willebrouck ». Et si on étendait le ring... plus loin ? Le projet, qui date de 2002, consiste à doubler le ring actuel par un réseau continu de routes de deux fois deux bandes qui commencent à Hal, au sud de Bruxelles, pour atteindre Nivelles. Puis pour filer à l'est par la RN25 jusqu'à Grez-Doiceau. Le projet implique de compléter la 25 vers Louvain, puis de hausser le gabarit de la RN26 vers Malines, avant d'arriver vers la fameuse Croix de Willebrouck, au sud d'Anvers. Ce réseau élargi filerait ensuite vers Termonde, Alost et Ninove... pour aboutir à Hal. Et la boucle est bouclée. Elle permettrait au trafic international vers le Sud et l'Est d'éviter le ring zéro de Bruxelles. Le coût ? Sans doute pharamineux, même s'il se base sur la hausse de gabarit de routes existantes. Il s'oppose aussi à l'esprit de l'actuel aménagement des nationales. Ces dernières années, de nombreuses routes ont été réaménagées pour supprimer la bande centrale afin d'y ménager des abris pour piétons qui traversent et des pistes cyclables. « Sans doute sera-t-il nécessaire de contourner l'une ou l'autre agglomération », indique Yves Decoene, secrétaire général de la Road Federation Belgium.

Le Vlaams Belang entre au bureau de la Chambre

Le cordon sanitaire a cédé lors de l'installation des organes de direction du Parlement.

Herman De Croo (VLD), président depuis huit ans, député depuis 40 ans, a cédé son fauteuil jeudi à Herman Van Rompuy (CD&V), le doyen de sa formation à la Chambre, ancien vice-Premier ministre des gouvernements Dehaene et vraisemblable membre du futur gouvernement Leterme I er .

En attendant, le nouveau et provisoire président de la Chambre procéda à l'installation du bureau, reportée depuis quinze jours suite à la division entre députés francophones et flamands sur la nomination d'un membre du Vlaams Belang à la vice-présidence de l'Assemblée.
Le refus des partis francophones d'interdire au parti d'extrême droite flamand de siéger dans l'un des organes de direction de la Chambre s'est heurté, cette fois, à la loi du nombre. Après l'élection d'Olivier Chastel (MR) et Jean-Marc Delizée (PS), le chef de groupe des socialistes francophones Thierry Giet a demandé un vote pour limiter le nombre de vice-présidents à trois, le règlement de la Chambre autorisant un maximum de cinq vice-présidents. « Le PS souhaite maintenir le cordon sanitaire à l'égard d'un parti xénophobe et raciste », souligna le représentant du PS, auquel son homologue du CD&V, Pieter De Crem, intraitable, répliqua : « Nous nous en tenons aux cinq vice-présidents prévus dans le règlement. » Le vote révéla la fracture communautaire : les Flamands - à l'exception de Groen ! - rejetèrent la proposition du PS, soutenue par les francophones. Le Vlaams Belang fait donc son entrée au Bureau, en la personne de Bart Laeremans, quatrième vice-président. Un autre élu d'extrême droite entre dans le collège des questeurs. Comme pour mieux souligner le fossé entre les deux communautés, la Chambre a pris en considération quatre propositions flamandes de demande de scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde : 75 députés ont voté pour traiter ces propositions en urgence, 45 contre (1 député, vraisemblablement distrait, s'est abstenu) : le clivage Nord-Sud, à nouveau...


Au Sénat, Armand De Decker (MR) a été élu à la présidence en remplacement d'Anne-Marie Lizin (PS) qui devient présidente de la questure. Sabine Laruelle reprend la Coopération au Développement tandis que le secrétaire d'État à la Lutte contre la fraude fiscale Hervé Jamar devient ministre pour garder l'équilibre au sein de la majorité sortante.

Elio III prêt au décollage

Après avoir recueilli 89,5% des voix à l'élection présidentielle du PS, Di Rupo doit remanier (« avec Joëlle ») les exécutifs au Sud. Et relancer son parti à la rentrée.

Quand il parle de l'Orange bleue, il dit invariablement « antisociale ». Il ajoute : « Dominée par les partenaires flamands ». Elio Di Rupo est de retour. Le dépouillement des votes et la proclamation des résultats de l'élection présidentielle au suffrage universel des membres, durant la nuit de mercredi à jeudi, ont eu pour effet de le dérider pour la première fois depuis la claque du 10 juin.
On ne l'y prendra plus à dire qu'il est « hyperserein ». Il a dégusté. Mais là, jeudi matin, à l'issue d'un « bureau » exceptionnel, il savoure : sur 78.365 affiliés qui pouvaient prendre part au vote, 23.079 se sont rendus dans les sections pour déposer leur bulletin dans l'urne, parmi lesquels 2.425 ont choisi Jean-Pierre De Clercq, et 20.654 Elio Di Rupo, alors qu'on dénombrait 412 bulletins blancs et 256 nuls. Di Rupo recueille ainsi 89,5 % des voix, contre 10,5 % à son adversaire.

Réélu pour quatre ans, il peut se prévaloir de son score personnel comme du taux de participation, bon pour un mois de juillet, supérieur à celui d'octobre 2003. Un socialiste confie : « Merci Jean-Pierre. » En provoquant l'affrontement, le Carolo a soufflé sur les braises du 10 juin et d'une défaite électorale cuisante qui eût pu, sans lui, donner lieu à une campagne interne à l'odeur de cendres froides. Vous imaginez : Di Rupo contre personne... Au lieu de cela : les militants ont pris d'assaut les six soirées débats, Elio Di Rupo a pu mobiliser son camp pour cause de force majeure, et sortir relégitimé de l'exercice démocratique. Il entame son troisième mandat présidentiel. Et reprend les armes : « Quand la situation politique est celle que nous vivons, on peut partir en vacances, mais on n'est pas vraiment en vacances. Je devais partir en Amérique du Sud, j'ai changé mes plans, je vais au sud, mais pas loin d'ici. C'est une année où il faut rester sur le pont. » Pour deux raisons.
La fédérale : Dehaene cherche à lancer l'Orange bleue, le MR a posé son veto à toute participation du PS, et ne veut pas d'une coalition tripartite (bleu-rouge-orange), mais rien n'est joué. L'écart Milquet/Reynders et le fossé Nord/Sud sont loin d'être résorbés. Et puis, qui a dit qu'Elio Di Rupo était infréquentable au Nord ? Lui tient cette anecdote : « Mardi soir, près de la Grand-Place à Bruxelles, j'ai croisé un groupe qui revenait de la fête flamande. Je n'ai reçu que des marques de sympathie. J'ai dû faire au moins 20 photos avec eux. J'ai vu leur fête du bon côté : festif et humain. »
La seconde raison : relancer son parti. Objectif 2009, les élections régionales : il y a le risque d'une réplique du choc subi aux législatives du 10 juin, et, partant, le besoin d'une revanche sur les libéraux. Barrer le leadership de Didier Reynders : c'est l'obsession d'Elio Di Rupo. Quand s'installera-t-il à plein-temps au Boulevard de l'Empereur pour organiser la contre-offensive ? Le temps de désigner son successeur à l'Élysette, et de recomposer les gouvernements dans entités fédérées. « Laissez-moi au moins en parler avec Joëlle Milquet, avec qui nous travaillons en Wallonie, à la Communauté française et à Bruxelles », insiste Elio Di Rupo à propos d'un CDH tiraillé entre le partenaire socialiste et le prétendant libéral. Le président du PS s'envole aujourd'hui pour un bref séjour en Italie. Il sera de retour lundi. « Le remaniement aura lieu au grand plus tard pour la formation du gouvernement fédéral », dit-il. Peut-être la semaine prochaine.
En attendant, « le PS est en ordre de marche », prétend le président réélu. Pas si vite : l'état-major socialiste consulte tous azimuts depuis le 10 juin, sur les causes de la défaite électorale. Les « affaires », à Charleroi en particulier, ont plombé la campagne, c'est entendu. Mais plus personne ne croit qu'elles expliquent à elles seules la contre-performance. Aussi, Elio Di Rupo a réuni discrètement et successivement les nouveaux parlementaires, les non élus, puis, lundi à Nivelles, les bourgmestres, échevins et présidents de CPAS. À la rentrée, après l'Université d'été des 1 et 2 septembre, qui se déroulera à Floreffe, les fédérations seront sollicitées pour s'engager dans des « contrats de renouveau », un projet vieux de deux ans mais qui était resté sans effet. On annonce également une opération « ateliers-débats ». Et un congrès dans la foulée. Avec la possibilité d'une réforme au grand-angle des statuts du parti, après les fausses notes de ces dernières années.

On ne change pas une équipe qui perd !

Christiane Vienne échappe au chômage

Christiane Vienne, issue du Mouvement ouvrier chrétien, décroche l'unique siège de sénateur coopté qui revient au parti socialiste. C'est la décision qu'a prise Elio Di Rupo, et qu'il a fait adopter, à plus de 80 % des voix, par le bureau de son parti.
D'autres noms de candidats non élus avaient circulé : José Damilot, ancien patron des métallos FGTB, François Martou, l'ex-président du MOC, Henri Simons, transfuge d'Écolo. Trois autres symboles d'ouverture. On citait aussi le sénateur sortant Jean-Marie Happart. Celui-ci aurait reçu, comme lot de consolation, l'assurance de continuer à piloter l'intercommunale de Francorchamps.
Christiane Vienne, 56 ans, mère de neuf enfants, était la secrétaire fédérale du MOC pour le Hainaut occidental (elle a aussi été conseillère communale Écolo) lorsqu'Elio Di Rupo l'avait choisie pour prouver que son parti n'exclut plus les chrétiens. Après un an au Sénat, elle fut nommée ministre des Affaires sociales et de la Santé dans le gouvernement wallon. Elle a exercé la tutelle sur l'Agence wallonne des personnes handicapées (AWIPH) dont l'administrateur général, Georges Rovillard, a été inculpé. Sa gestion chaotique de ce scandale lui a ôté toute chance de conserver son poste lors des remaniements qui s'annoncent « dans les prochains jours ou les prochaines semaines ». Pas rancunier, Di Rupo n'a pas voulu l'expédier au chômage. Il n'a proposé au vote que son seul nom, pour s'assurer que Christiane Vienne reste dans l'équipe rouge

12 juillet 2007

Priorité à la lutte contre l'insalubrité

Conclusions de l'analyse du parc du logement public et privé.

A l'instar des 261 autres communes wallonnes, Charleroi a dû « fixer ses objectifs et principes d'action en matière de logement ». Une contrainte imposée par la Région wallonne. Une contrainte à laquelle s'est naturellement pliée l'échevin en charge du Logement Eric Massin qui, poursuivant dans les compétences qui lui avaient été attribuées sous l'ère Casaert, a pris le temps de préparer son dossier pour présenter ses conclusions lundi soir devant le conseil communal.
La séance de succession des membres de l'exécutif à peine terminée, échevins et conseillers communaux ont donc embrayé, face à une foule plus parsemée qu'en début de séance, sur les dossiers urgents. Dont cette fameuse déclaration politique en matière de logement. Les conclusions de ce document doivent être remises au gouvernement wallon et sont issues de « constats socio-démographiques, d'une analyse du parc du logement public et privé à Charleroi, de rencontres entre les acteurs concernés, du rapport thématique du Forum Logement de Charleroi 2020, du rapport de stratégie territoriale de développement du pôle Inox réalisé par Igretec et des ateliers sur la grande précarité organisés par le relais social ». Bref, une réelle concertation, comme l'a souligné Anne Cattiez. Même si la conseillère Ecolo a émis quelques remarques sur le fond du dossier, dont la nécessité de « budgéter et de définir les priorités dans le cadre du plan d'ancrage ».

Le nombre de nuitées en abris de nuit a doublé
La majorité n'en est pas encore au stade de l'élaboration des budgets dans ce dossier. « Il conviendra maintenant de traduire ces principes, ces objectifs et ces actions dans les trois plans d'ancrage communaux de la législature, à commencer par celui de 2007-2008 », a rappelé Eric Massin. La déclaration de politique communale en matière de logement a été élaborée à partir de constats, dont le principal : le logement public ou subventionné représente 10,9 %, un chiffre plus élevé que la moyenne des taux arrêtés par la Région wallonne. La Ville ne pourra donc prétendre à certains financements. « Charleroi ne sera pas prioritaire pour la création de logements sociaux puisque la Région wallonne la favorisera dans les communes où cette proportion est inférieure à 10 %, a indiqué Eric Massin. Par contre, le nombre de nuitées en abris de nuit a quasiment doublé entre 2001 et 2005 et ils sont aussi fréquentés l'été que l'hiver ».
Ces constats ont en tout cas d'ores et déjà été traduits en objectifs : la lutte contre les phénomènes d'insalubrité et d'inoccupation d'immeubles, la séduction d'un nouveau public, la fin des garnis, la mise sur pied d'un partenariat entre secteurs public et privé, et la garantie d'information. Des projets sont sur la table du collège communal, dont celui de rénovation de l'îlot Dauphin, qui, parmi bien d'autres, poursuit l'objectif de création de logements moyens.

De Decker, président du Sénat

32 jours sans gouvernement. Armand De Decker (MR) est devenu président du Sénat en remplacement d'Anne-Marie Lizin (PS) qui devient présidente de la questure. Le 3e vice-président est Jürgen Ceder, du Vlaams Belang.

La Haute assemblée, entièrement constituée depuis la prestation de serment des sénateurs cooptés, a désigné jeudi un Bureau temporaire. Armand De Decker a remis entre les mains du Roi et du Premier ministre Guy Verhofstadt sa lettre de démission du gouvernement. La ministre Sabine Laruelle reprend ses compétences relatives à la Coopération au Développement tandis que le secrétaire d'État à la Lutte contre la Fraude fiscale Hervé Jamar prend le titre de ministre afin de garder l'équilibre au sein de la majorité sortante.
Ce faisant, Armand De Decker devient également bourgmestre en exercice d'Uccle.

Le premier vice-président du Sénat est le CD&V Hugo Vandenberghe, le deuxième Guy Verhofstadt (Open VLD) et le troisième Jürgen Ceder (Vlaams Belang).
Présidée par Anne-Marie Lizin, la questure se compose en outre d'Etienne Schouppe (CD&V) et de Geert Lambert (Spirit).
Le Sénat n'a pas encore décidé de la composition de ses commissions, celle-ci étant refusée à ce stade par la potentielle majorité orange bleue.
Outre les président, vice-présidents et questeurs, le Bureau est composé des chefs de groupe qui sont à ce stade Christine Defraigne (MR), Francis Delpérée (CDH), Philippe Mahoux (PS), Isabelle Durant (Écolo), Paul Wille (Open VLD), Sabine de Béthune (CD&V/N-VA), Myriam Vanlerberghe (sp.a-Spirit) et Joris Van Hauthem (Vlaams Belang).
Le nouveau Bureau devait décider jeudi de la représentation de la Haute assemblée au sein de la Commission parlementaire de concertation Chambre et Sénat.
Les sénateurs cooptés ont prêté serment jeudi. Il s'agit de Georges Dallemagne pour le CDH, Jacques Brotchi pour le MR, Christiane Vienne pour le PS, Carine Russo pour Écolo, Dirk Claes et Els Schelfhout pour le groupe CD&V/N-VA, Filip Anthuenis et Martine Taelman pour l'Open VLD, Guy Swennen pour le groupe sp.a-Spirit et Freddy Van Gaever pour le Vlaams Belang.
Les 71 sénateurs ont à présent prêté serment.

L’Euro c’est du costaud

Depuis son lancement en 1999, jamais l’Euro n’avait atteint un tel sommet face au dollar. Il a franchi le cap de 1,37 dollar. Une appréciation qui est pénalisante pour les exportations mais qui permet d’acheter l’énergie moins chère puisqu’elle s’échange en dollar.

11 jul 2007 10:07
Les conditions sont réunies pour que l'euro poursuivre une ascension ininterrompue depuis la fin de l'année 2005. Aux Etats-Unis, la crise du crédit immobilier plane comme une sérieuse menace sur la croissance.

De plus, les taux directeurs de la Réserve fédérale sont inchangés depuis juin 2006. Et comme dans le même temps, le loyer de l'argent a été solidement remonté par la Banque centrale européenne, l'euro est devenu plus attractif.

Il l'est d'autant plus que l'économie du vieux continent ne s'est jamais aussi bien portée. En attendant, les exportateurs européens se sentent pris en otage d'une situation qui les dépasse. Si l'euro est aussi costaud, c'est également parce que le dollar au plancher fait très bien l'affaire des Américains.


Didier Reynders fait frapper des pièces pour 160 millions
(Belga) Le ministre des Finances, Didier Reynders, va demander à la Monnaie royale de frapper aussi vite que possible de nouvelles pièces pour 160 millions d'euros. Il va commander pour 50 millions de pièces d'un centime et pour 40 millions d'euros de pièces de 2 centimes, écrivent jeudi "Gazet van Antwerpen" et "Het Belang van Limburg".

M. Reynders répond ainsi à une demande des commerçants qui sont souvent confrontés à une pénurie de petite monnaie. La raison en est simple: les clients utilisent peu les petites pièces mais les commerçants n'arrondissent pas leurs prix. Des pièces de 50 centimes (pour 5 millions d'euros), de 20 centimes (25 millions d'euros) et 5 centimes (5 millions d'euros) seront également commandées. En 2005, le ministre des Finances avait stoppé la production des pièces d'un et deux centimes car cela coûte trop cher. En 2006, il était revenu sur sa décision et en avait commandées pour 45 millions d'euros. Mais ce n'était pas assez. (NLE)

Les grandes oreilles de Berlusconi

Les grandes oreilles de Berlusconi
Une nouvelle "affaire" étoffe le dossier, déjà épais, des tensions entre l'ancien Premier ministre italien Silvio Berlusconi et la justice: au début des années deux mille, plus de deux cents juges et procureurs ont été placés sous surveillance par les services de renseignements militaires.


C'est la suite d'une perquisition menée en juillet de l'an dernier au siège romain du Service de Renseignements de l'Armée italienne : le SISMI. Les enquêteurs, à cette époque, saisissent une note sur un projet d'observation de plus de deux cents magistrats, soupçonnés de "pensée déstabilisatrice", c'est-à-dire, réputés de gauche. Le but, c'est de déceler de façon précoce les initiatives dites "agressives" contre le Gouvernement berlusconien et de préparer des ripostes.

L'opération de déstabilisation a probablement duré près de cinq années, à partir de deux mille un. Elle aurait visé des juges anti-maffieux, des procureurs spécialisés dans les dossiers de corruption et même des délégués de l'Office de lutte anti-fraude, mais également le Mouvement des magistrats européens pour la démocratie et les libertés, le MEDEL. Notamment, les correspondants belges de ce réseau, l'Association syndicale des magistrats, dont les courriers électroniques auraient été interceptés.

Elle s'apprête à réagir vigoureusement : elle pourrait déposer plainte, ou demander à la Ministre de la Justice d'envoyer une protestation officielle. Avec, déjà, ce premier commentaire : l'écart entre la démocratie et un Etat fort est décidément une faille profonde mais étroite, et un pas suffit pour la franchir.

Les pépins de l’orange-bleue

Dehaene épépine les oranges
Jean-Luc Dehaene poursuit sa mission. Les discussions du médiateur-négociateur semblent progresser. Mais pour l'instant, on ne discute qu'entre partis orange, CD&V et cdH.

Les discussion seraient déjà très avancée pour ce qui est des revendications socio-économiques mais aussi sur des demandes en matière de refinancement des départements de la Justice et de l'Intérieur.

Une réunion est prévue ce dimanche entre les deux partis pour parler du budget. Sur le plan institutionnel, les discussions porteraient essentiellement sur le sort de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Et les positions "se rapprocheraient". Le cartel CD&V/N-VA "reverrait ses exigences à la baisse". C'est en tout cas ce que l'on dit dans l'entourage du cdH.

Reste aussi à confronter tout cela aux exigences de la famille libérale, mais il n'est pas exclu que Jean-Luc Dehaene termine bientôt sa mission et passe le relais au formateur Yves Leterme à la fin de la semaine. Mais on sait que Jean-Luc Dehaene déteste s'enfermer dans des calendriers.

Par ailleurs, on a aussi appris que le médiateur a prévu de nouvelles rencontres avec les libéraux. Il devrait notamment rencontrer le président du MR Didier Reynders ce dimanche. Celui-ci a précisé samedi que plusieurs réunions sont déjà programmées entre le MR et l'Open VLD pour mettre au point le cahier de revendications libérales.


Jean-Luc Dehaene va tout faire pour que ces deux couleurs soient celles du futur gouvernement fédéral.
Mais les obstacles pour former une telle coalition restent malgré tout encore bien réels.

En route vers l'orange bleue, Jean-Luc Dehaene va tout faire pour que ces deux couleurs soient celles du futur Gouvernement fédéral. Jean-Luc Dehaene a pris acte des positions de tous les partis. Et il en a conclu que c'est la seule option possible.

Les probables futurs protagonistes réagissent. Didier Reynders rappelle que, comme président du MR et avec le VLD, il avait, depuis les élections, marqué son opposition à un tripartite et marqué sa préférence pour l'orange bleue. Il aura fallu l'intervention d'un médiateur, dit Didier Reynders pour concilier la position de la famille chrétienne humaniste nationaliste et arriver un mois après à la même conclusion.

Famille chrétienne humanistes nationaliste, l'expression a aussitôt fait bondir Joëlle Milquet. Cette famille n'existe pas dit le cdH et la présidente du parti précise : ce que l'ex-informateur appelle indument conciliation interne entre cdH et CD&V est tout simplement le refus par le cdH des revendications flamandes, revendications posées y compris par VLD.

Ces revendications flamandes, le nouveau ministre président flamand les a évoqué mardi dans son discours à l'occasion fête de la communauté flamande, une fête qui se déroule ce 11 juillet. Pour Kris Peeters l'accord de gouvernement devra comporter des indications claires de transfert de nouvelles matières vers les entités fédérées. S'en tenir à l'amélioration de la collaboration entre entité du pays ne suffira pas. Kris Peeters a aussi insisté sur la loyauté fédérale. L'occasion pour lui de critiquer ceux qui remettent en question les frontières des régions et des communautés ou qui s'en prennent à l'homogénéité linguistique du territoire flamand.

Les discussions vont devenir intense puisque Jean-Luc Dehaene juge toujours souhaitable qu'Yves Leterme entre en piste le 21 juillet.

L'orange bleue seule option réaliste pour Dehaene
Jean-Luc Dehaene s'engagera dans les jours à venir à éliminer suffisamment les obstacles qui subsistent pour ouvrir la voie à un formateur qui pourrait mettre sur pied un gouvernement de coalition orange bleue.

10 jul 2007 14:59
Le médiateur-négociateur a rencontré la presse mardi après-midi après avoir fait un rapport intermédiaire au Roi. Il a expliqué avoir testé la position des différentes formations face aux diverses coalitions possibles. En conclusion de ses contacts, il a constaté que l'orange bleue était la seule option réaliste.

Il a ajouté qu'il avait constaté que le cdH "ne refuse pas de continuer à approfondir" les discussions informelles qu'il a menées jusqu'à présent en vue de "tester la faisabilité d'une coalition éventuelle orange bleue qui, certes, continue à comporter un nombre important d'obstacles insuffisamment résolus à ce jour". Le médiateur-négociateur va donc consacrer les prochains jours à tenter de lever ces obstacles.

Un ministre de l'immigration en Belgique?

Il serait préférable que le prochain ministre ou secrétaire d'Etat à la Coopération au développement reçoive en plus des compétences en matière de migration afin de pouvoir mettre sur pied une bonne politique de migration, a affirmé mercredi le président de Spirit, Geert Lambert, dans un discours à l'occasion de la fête de la Communauté flamande.

Selon le président de Spirit, la Flandre doit se débarrasser de sa peur du changement et de sa "position de hérisson" à l'égard d'un monde global et changeant. A défaut, nous serons tôt ou tard "rattrapés par la réalité", a-t-il précisé. Geert Lambert a estimé qu'il y avait trop de tabous et notamment la question de l'immigration des travailleurs. "Lors du premier jour à Bruxelles du Forum mondial sur la migration et le développement, le premier ministre a fait savoir que nous devions faire plus en matière d'aide au développement. Nous n'y sommes pas opposés, cela figurait dans notre programme.

Mais aujourd'hui, cela est totalement à côté de la question", a expliqué Geert Lambert. "A une période où chacun sait que nous aurons très bientôt besoin de travailleurs étrangers, une telle affirmation est décevante de la part d'un homme politique habituellement connu pour être plus inspiré", a-t-il ajouté. Le président du parti Spirit estime dès lors préférable que le prochain ministre ou secrétaire d'Etat en charge de la coopération au développement ait également la politique de migration dans ses compétences.

Une politique profitable tant au pays d'accueil qu'au pays d'origine pourrait ainsi être mise en place. "Ce n'est pas une utopie, preuve en est faite par des pays comme l'Inde ou l'Irlande qui ont connu une forte croissance économique en partie grâce à leurs émigrés", a-t-il conclu. (belga)

Un pas de plus vers l'e-gouvernement en Wallonie

Le gouvernement doit adopter aujourd'hui/jeudi un arrêté qui permet de signer un formulaire administratif via la carte d'identité électronique, écrit jeudi La Libre Belgique.Cette mesure ne concernera dans un premier temps, soit dans une dizaine de jours, que les demandes de primes "énergie". Le système sera progressivement ouvert à l'ensemble des 454 formulaires wallons d'ores été déjà disponibles sur internet.Pour l'instant, l'administré wallon doit, après avoir rempli le formulaire en ligne, l'imprimer, le signer et le renvoyer à l'administration par La Poste. Grâce à la signature électronique, ces étapes seront simplifiées. Il suffira d'introduire sa carte d'identité électronique dans un lecteur connecté à un ordinateur et de taper son code pour que le document reçoive une signature électronique ayant valeur légale. Cet arrêté précise un décret wallon de décembre 2006 sur la simplification administrative. (belga)

11 juillet 2007

Di Rupo vote pour lui-même

Elio Di Rupo réélu à la tête du PS

23.747 militants PS ont participé au vote.
Jean-Pierre De Clercq n'a récolté que 2.425 votes contre 20.654 pour Elio Di Rupo.
Elio Di Rupo a été réélu mercredi, pour quatre ans, à la présidence du parti socialiste avec un score considérable, récoltant 89,5% des suffrages valables exprimés par les militants en ordre d'adhésion et de cotisation. Le dépouillement a été clôturé jeudi peu avant 4 heures.


Large avance

Elio Di Rupo a récolté 20.654 votes valables contre 2.425 votes valables pour son challenger, l'ancien député permanent à la province du Hainaut Jean-Pierre De Clercq.
Au total, 23.747 militants (dont une poignée a voté blanc ou nul), soit 30,3% du nombre total d'affiliés, ont participé mercredi à l'élection du président du PS, la troisième du genre, après celles de 1999 et 2003, à être organisée au suffrage universel des membres. Sur les 82.000 membres du PS, 78.365 remplissaient les conditions pour être votants.CharleroiL'organisation de l'élection coïncidait avec la période des vacances. Cette élection intervenait par ailleurs après une série de scrutins, communal et législatif. Prévue pour le mois d'octobre, l'élection a été avancée au mois de juillet afin de clarifier la présidence du parti au lendemain de la défaite électorale du 10 juin qui devrait voir le PS rejoindre les rangs de l'opposition au fédéral.
Au Boulevard de l'Empereur, on attribue cette défaite au climat électoral délétère qui a précédé le 10 juin après qu'une série demandataires locaux socialistes se sont fourvoyés dans la gestion de leurs attributions, nombre d'entre eux étant sous le coup d'une inculpation, singulièrement à Charleroi."Parvenus"Le président du parti socialiste, Elio Di Rupo, a condamné ces agissements, égratignant le comportement de "parvenus" au rang desquels les chefs de file n'ont pas hésité à évoquer Jean-Pierre De Clercq, lui-même inculpé pour des faits liés à ses activités de curateur. Fort de son score, le président Di Rupo sera amené à entreprendre ce qu'il s'est engagé à réaliser durant la campagne présidentielle dont l'émergence d'un positionnement politique fort pour le parti appelé à redevenir une fabrique d'idées, la réunion des militants autour des projets et des valeurs socialistes et le respect de l'éthique.Gouvernement wallonRéélu à la présidence du parti socialiste, Elio Di Rupo quittera sa fonction de ministre-président du gouvernement wallon. Cette démission ne devrait cependant pas intervenir dans les prochains jours. Le président du PS attend de voir plus clair dans l'évolution du paysage politique notamment marqué par des négociations en vue de la formation d'un nouveau gouvernement fédéral. (belga)

Elio Di Rupo n'a pas voté Jean-Pierre De Clercq

L'actuel président du PS Elio Di Rupo a voté pour lui-même mercredi, lors de l'élection interne qui doit renouveler la présidence du parti socialiste. Il s'est refusé à tout commentaire sur son adversaire Jean-Pierre De Clercq, seul autre candidat à la présidence.

Arrivé à 18 heures au Grand Large, le port de plaisance montois où devaient voter les militants de la section locale Mons-Centre, le bourgmestre de la Ville affichait un air décontracté, en chemise et veston, mais sans son traditionnel noeud papillon rouge.
Malgré l'insistance des journalistes, il s'est refusé à tout commentaire sur son adversaire Jean-Pierre De Clercq, seul autre candidat à la présidence. Elio Di Rupo s'est borné à préciser qu'il ne voterait pas pour lui. Vingt minutes plus tard, après avoir glissé son bulletin dans l'urne, il a confirmé s'être octroyé le vote.


Plus tôt dans la journée, à midi, dans son fief de Goutroux, M. De Clercq avait par contre voté pour son concurrent. « Par élégance », a-t-il précisé, ajoutant en guise de boutade : « J'espère être le seul à avoir effectué ce choix. » L'ancien député permanent du Hainaut n'a hasardé aucun pronostic quant aux résultats de l'élection présidentielle, qui seront connus durant la nuit. « Mais quel que soit le nouveau président, il sera mal élu », a-t-il commenté, regrettant qu'une élection de cette importance se déroule alors que beaucoup des militants sont en vacances. « Même un club de fléchettes ne renouvellerait pas sa présidence en cette période ! », a-t-il ajouté.
De son côté, M. Di Rupo a souligné la vitalité d'un parti « capable de rassembler quelque 5.000 personnes pour des débats en plein juillet ». S'il est élu, sa « priorité absolue sera de recentrer l'action du PS et de rassembler autour de projets forts », insistant sur la défense des francophones.
Questionné dans la foulée sur son absence de mercredi à la fête de la Communauté flamande, à Bruxelles, le ministre-président wallon a nié tout boycott : « La journée était très chargée, et les francophones étaient après tout représentés par la ministre-présidente Marie Arena ».

Le PS retourne aux urnes

423 bureaux de vote sont ouverts de 12 à 21 heures aujourd'hui, dans les sections du PS wallonnes et bruxelloises pour l'élection du président du parti au suffrage universel des affiliés. En lice : Elio Di Rupo et Jean-Pierre De Clercq.

Crise de nerfs : après les « affaires »
Après la défaite, on se repasse le film à l'envers. Où, quand, par la faute de qui, le Parti socialiste s'est engagé sur la mauvaise pente ? Si c'était à refaire, aurait-il pu éviter de perdre, d'un coup, son aura de parti modernisé, créatif, dominant ?

Les affaires, bien sûr. En 1990, le PS, après la tourmente Agusta-Dassault, était descendu plus bas encore. Mais, évitant d'être dépassé par le MR, il n'avait pas perdu la main. Cette fois, des malversations, épinglées par la Justice, disséquées par les médias, se sont étalées deux ans durant. Le PS s'est fait dribbler.
De tous côtés, sourdent des regrets. Le G9, disent nombre de militants, cette garde rapprochée d'Elio Di Rupo, a réagi, trop tard. Le président a plaidé la présomption d'innocence ; Laurette Onkelinx défendait, elle, le principe de précaution. Elio Di Rupo a résisté, craignant une division du PS, une sécession carolo. Un fidèle du parti déplore : « Il a géré la crise carolo comme un leader hennuyer, plus que comme le président du PS. »
En campagne, tout s'est emballé. Le PS vantait son bilan, le MR lui répliquait « les affaires ». Le PS évoquait son programme, son adversaire lui serinait : « Charleroi ». Les ténors socialistes perdaient pied. Après la victoire de Sarkozy, Didier Reynders a pu pousser son avantage. L'ancien allié du PS s'est mué en adversaire, comme s'il était le ténor de l'opposition. Tirant profit de la toile carolo, sulfureuse à souhait, le MR a accusé les socialistes de pratiquer l'assistanat, dans le seul but de se maintenir au pouvoir. Pétrifiés par le reproche, les socialistes se sont révélés incapables de répondre. Une partie de la gauche éthique a filé vers Écolo, un pan de la gauche laborieuse s'est fait vamper par le discours sarkozien, recyclé MR, sur les mérites du travail. Patatras.
Crise de foi : c'est par où la gauche ?
« Comment apprivoiser un capitalisme qui n'est plus organisé strictement en « usines », mais en réseaux, qui n'est plus essentiellement question de production, mais de conceptualisation et de commercialisation, qui n'est plus limité par des frontières nationales ? » C'est le problème de la social-démocratie, soutient Paul Magnette, professeur en sciences politiques à l'ULB, militant socialiste, « médiateur » pour deux ans à Charleroi.
Pragmatique, rompu à l'exercice des responsabilités gouvernementales, le PS a mué idéologiquement. Son discours, d'habitude très radical, gomme les contraintes d'une économie ouverte. Son action, en revanche, se coule le plus souvent dans le moule du possible. Il est passé en douce du socialisme à la social-démocratie comme l'expliquait Vincent De Corebyter, dans nos pages Forum. Et ce, sans être passé par le tournant d'un congrès, comme le fit le SPD allemand à « Bad Godesberg ».
Pour autant, le PS doute idéologiquement, comme tous les partis socialistes d'Europe. Partout, le même défi : quand ils se frottent au pouvoir, ils ne marquent pas assez la différence. Di Rupo veut, dit-il, positionner clairement son parti « à gauche ». Magnette approuve : « Pour moi, explorer les territoires libéraux, c'est la mort de la social-démocratie. La recherche à gauche doit primer, non celle d'un grand "parti démocrate", à l'américaine, comme ils le projettent en Italie. Nos partis ne sont forts que lorsqu'ils sont bien implantés dans leur créneau. » Lequel ? « La gauche ne peut se reconstruire que sur la question sociale, qui tourne en grande partie autour du travail, mais plus seulement. Elle doit se construire une doctrine sur la famille, l'instruction, la jeunesse, le troisième âge. Trouver une pensée de l'intégration sociale qui ne tourne plus uniquement autour du travail. »
Crise de croissance :
gare à l'usure
La conquête du pouvoir remonte aux élections de 1987, triomphales pour le PS, qui décroche 44 % des voix en Wallonie. On sort des années Martens-Gol, leur austérité, leurs sauts d'index. Guy Spitaels promet le « retour du cur », quand José Happart ratisse les suffrages régionalistes. Le gouvernement Dehaene I, rouge romain, se met en place en 1988. Près de vingt ans plus tard, le PS rate les élections législatives du 10 juin 2007. Il est voué à l'opposition au fédéral, alors qu'une coalition de centre droit se dessine. Un cycle. Atteint par les « affaires », le PS l'est aussi par l'« usure », due à l'exercice du pouvoir sans discontinuer.
Le pouvoir est, en Belgique, question d'ingénierie politique, de donnant-donnant. Un coup social, un coup fiscal. Une largesse par ici, des sacrifices par là. Dans l'union violette, dite « contre-nature » par Laurette Onkelinx, le message se brouille.
Sous le double effet de la globalisation et de l'Europe libérale, la social-démocratie s'emploie à limiter la casse. À s'accrocher aux acquis, malmenés : la protection sociale, les droits des travailleurs, les services publics. Cette guerre de tranchées manque de séduction. Elle empile les petites défaites, les petits succès, sans déboucher sur une grande victoire. Le socialisme peut-il « changer la vie » ?
Les « affaires », les dysfonctionnements et les malversations dans l'exercice du pouvoir, à Charleroi par exemple, sont aussi des manifestations de l'« usure » au pouvoir, qui plus est quand il est exercé sans contrôle ni transparence.
Il y a l'âge enfin : 122 ans. Le Parti ouvrier belge (POB), ancêtre du PSB puis du PS, est né en avril 1885 122 ans ou l'âge de réfléchir à son avenir.

Di Rupo : « Chacun doit être ambassadeur de nos valeurs »

Vous affrontez un seul candidat, Jean-Pierre De Clercq. L'absence d'autres challengers, c'est un signe d'atonie du PS ?
Le fait qu'il n'y ait pas pléthore de candidats, c'est lié au fait qu'on conteste peu ma personne. Je ressens de la sympathie, de la confiance à mon égard. À la Chambre, j'ai fait le plus de voix, j'ai obtenu le meilleur taux de pénétration. On verra les résultats. Pour moi, à 50,1 %, c'est gagné.

L'enjeu est mince. Ces six rencontres entre les deux candidats, c'était pour amuser la galerie ?
Pas du tout ! Je ne me suis pas amusé. La fatigue d'une campagne est plus lourde encore si elle débouche sur un échec. Mais ces rencontres ont été très instructives. Elles ont attiré un monde fou. Beaucoup de militants sont venus exprimer leurs regrets, leurs revendications. J'ai pris bonne note de leurs analyses.
À quoi vont-elles servir ?
Le bureau du PS a indiqué la voie : rebondir, relégitimer la présidence, tirer les enseignements de la défaite.
Qu'en retenez-vous ? L'échec, c'est la faute à Charleroi ?
Le signal de l'électeur témoigne d'une sanction, aux causes multiples. On y réfléchit avec des tas de gens : les candidats élus et les non élus, bourgmestres et les échevins, les chefs de l'opposition, les militants. Nous avons reçu 2.000 mails et courriers. Beaucoup d'indications se recoupent.
Vous concluez quoi ? Le PS doit entrer en cure d'opposition ?
Nous ne devons pas avoir peur de l'opposition. Mais nous devons être responsables si on est convié au pouvoir. Le PS, malgré ses maladresses, est au service des gens. On répondra à l'invitation Si on nous invite. On n'a plus la main. Le MR veut faire un gouvernement antisocial, bleu orange. Un gouvernement de droite. À quel prix pour le citoyen ? Quelles concessions à accepter par les Wallons, par les francophones ?
Quels remèdes prescrivez-vous à votre parti ?
Les comportements de certains (pas Léon Casaert !) sont en cause. On exigera toujours plus d'éthique d'un socialiste. Chacun doit être ambassadeur de nos valeurs. Chacun des 2.500 mandataires porte le dossard PS. Gare : la chaîne casse par son maillon le plus faible. On doit pouvoir agir plus vite, plus fort si c'est nécessaire. Par rapport à la vague bleue européenne, au contre-exemple français, on doit se réaffirmer à gauche, et le démontrer.

De Clercq : « Di Rupo divise les socialistes »

Votre campagne a consisté presque exclusivement à attaquer Elio Di Rupo
Qu'il ait un antagoniste, c'est normal. Il a désigné anonymement un certain nombre de socialistes comme des « parvenus », dont j'étais l'archétype ! Qui visait-il ? Des gens qui se sont enrichis au PS ? Je n'en suis pas ! Pas plus que lui !


Vous avez collectionné les mandats...
Ils découlaient de mes attributions de député permanent. Cinq étaient rémunérés, pas les autres dans des ASBL. J'ai toujours signalé l'ensemble de mes mandats et de mes revenus à la commission de déontologie du parti, elle n'a jamais rien trouvé à redire.
Quel est le sens politique de votre candidature ?
M'élever contre un président qui divise le parti entre parvenus et non parvenus, archaïques et rénovateurs, « fils de » et les autres Il doit être le président de tous, il ne l'est pas. Il dirige du haut, sans démocratie.
Beaucoup de militants ont pris part aux débats dans les Maisons du Peuple, à Strépy, Chapelle, etc. Voilà un signe de « démocratie », non ?
Le problème n'est pas là, mais au quotidien : autrefois, les sections étaient alimentées par des documents de travail, elles étaient invitées à discuter, maintenant elles sont là pour applaudir l'artiste, elles ne comptent pas.
Votre programme présidentiel ?
D'abord, être le président de tous les socialistes, même si ce sera dur de raccommoder le patch-work après le régime Di Rupo. Ensuite, faire en sorte que les sections soient des lieux de réflexion sur des grands thèmes comme l'insécurité, la situation internationale, la place de l'Islam, etc. Enfin, nous redéfinir doctrinalement, alors qu'actuellement, quand Di Rupo dit qu'il est à gauche, c'est incantatoire.
Le « problème » carolo a pesé lourdement dans la défaite du 10 juin. Vous portez une certaine responsabilité politique
J'étais un député permanent, membre du comité directeur de l'Union socialiste de Charleroi, point. Pour le reste, les choses ont tourné mal à partir de 1995 et le départ de Van Cau pour l'Elysette, quand il n'y a plus eu de chef à Charleroi.
Vous êtes un candidat « anti-Di Rupo » ?
Anti-méthode Di Rupo, autoritaire, de marketing, sans égard pour les sections et le parti.

10 juillet 2007

l'Elysette

Demeyer, profil idéal pour l'Elysette?

Willy Demeyer, l'actuel Bourgmestre de Liège, va-t-il émerger?Le nom de Willy Demeyer, bourgmestre de Liège, est également cité pour succéder à Elio Di Rupo au poste de ministre-président du gouvernement wallon, écrivent mardi les journaux du groupe Sud Presse.Le poste devrait être occupé par un Liégeois lorsqu'Elio Di Rupo quittera son poste après sa réélection probable à la présidence du PS, le 11 juillet. La difficulté de trancher entre Jean-Claude Marcourt (peu charismatique) et Michel Daerden (problème d'image) pourrait bénéficier à un troisième membre du PS liégeois dont la fédération réclame un poste important vu ses résultats électoraux aux communales."Je ne suis demandeur de rien", dit Willy Demeyer avant de préciser "Je suis bourgmestre à Liège. Et j'y lance actuellement des chantiers ultra-importants. Mais je ne suis pas liégeo-centriste, non plus. Je reste très impliqué dans les arcanes du parti", ajoute-t-il. (belga)


EN SAVOIR PLUS: Marcourt s'en remet à la décision de Di Rupo

43,2 millions de recettes wallonnes en moins

Les recettes wallonnes sont en diminution de 43,2 millions d'euros par rapport à ce qui avait été prévu initialement au budget 2007, a expliqué le ministre wallon du Budget, Michel Daerden (PS), en Commission du budget lundi après-midi, en réponse à une interpellation de Serge Kubla (MR) sur le réajustement budgétaire. Cette évolution ne devrait cependant pas avoir d'impact sur le budget grâce à la récupération de la provision de 45 millions d'euros prévue à cet effet lors du dépôt du budget initial.

Progression moins forte
Les impôts régionaux diminuent de 46,9 millions d'euros, en raison essentiellement des droits perçus sur les cessions de biens immeubles et les hypothèques les concernant. "Mais cette réduction ne signifie pas que les impôts se réduisent par rapport à 2006. Leur progression se poursuit mais elle est moins forte que prévu", a expliqué Michel Daerden.

Engagements tenus
La révision du taux de croissance 2006 à 3% et des taux d'inflation 2006 et 2007 à respectivement 1,79% et 1,80 pc donne lieu à une correction positive des moyens 2006 et augmente les moyens 2007 pour un montant global de 5.236 euros. La différence est donc de 43,2 millions par rapport au budget initial. Une somme de 45 millions d'euros avait cependant été programmée au budget initial pour compenser une éventuelle perte. "L'ajustement opéré en matière d'impôts régionaux s'en trouve ainsi atténué", a souligné le ministre. Sur la base des éléments actuellement disponibles, les engagements pris lors de l'élaboration du budget initial 2007 devraient dès lors pouvoir être tenus.

Recettes supplémentaires
En évoquant le budget 2007, Michel Daerden a pointé le supplément de recettes provenant des droits de donation sur les biens meubles, réformés sous cette législature. Elles sont en effet passées de 20 millions d'euros en 2004 et 2005 à 74 millions d'euros en 2006. Pour les 6 premiers mois de 2007, ces droits s'élèvent à 41 millions.

Pas de suppression de la revedance
Par contre, le ministre du Budget a expliqué qu'il n'était actuellement pas question de supprimer la redevance radio-télévision, qualifiée "d'obsolète" et "d'anti-sociale" par le parlementaire MR. "Les recettes au 22 juin s'élevaient à 93,3 millions d'euros. Elles étaient de 81,8 millions à la même date en 2006. Elles ne présentent donc pas de faiblesse. Les recettes budgétées pour ce poste se chiffrent à 195 millions d'euros, ce qui représente un cinquième des moyens affectés au Plan Marshall. La suppression de la taxe devrait être compensée par l'instauration d'une nouvelle taxe. Quel en serait alors l'intérêt?", a conclu Michel Daerden, n'excluant cependant pas "une modification pour améliorer la situation du citoyen envers cet impôt".

12 juillet
Au niveau des dépenses, le ministre a souligné que des réunions bilatérales étaient en voie d'achèvement afin de permettre une première présentation lors du Gouvernement wallon du 12 juillet. (belga)

09 juillet 2007

Bush joue au « climat-killer »

Les Etats-Unis proposent pour la première fois d'élaborer d'ici à la fin 2008 un nouvel accord sur la protection climatique pour les pays les plus pollueurs dans un projet de déclaration finale du G8. Washington veut imposer un passage qui aboutirait à un éloignement du protocole de Kyoto, qui expire en 2012, souligne le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung.
« Nous nous engageons dans un processus (...) pour développer un plan pour un nouveau texte-cadre d'ici à la fin 2008 », est-il écrit dans le nouveau projet de déclaration finale, selon le quotidien régional.
Ce document concernerait uniquement les pays responsables de la plus grande partie des émissions de gaz à effet de serre alors que les accords sur le climat visent jusqu'à présent presque tous les pays du monde.
Une telle proposition ne ferait qu'attiser encore le conflit sur le climat entre l'Allemagne, qui préside le G8 cette année, et Washington.
Les négociations entre les pays du G8 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Canada, Russie) en vue d'une déclaration commune sur le réchauffement climatique se heurtent à l'opposition de Washington, qui refuse des objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
De plus en plus de responsables politiques allemands appellent la chancelière Angela Merkel à faire pression sur les Etats-Unis pour obtenir des des résultats concrets en faveur de la protection climatique au sommet du G8.
Mais, selon un sondage Forsa, 73 % des Allemands sont sceptiques quant à la réussite d'une percée sur le dossier à l'issue du G8 prévu du 6 au 8 juin à Heiligendamm (nord-est).
« Si Bush tient absolument à jouer au climat-killer, il doit y avoir, au besoin, une déclaration finale du G8 sans les Etats-Unis », a affirmé la présidente du groupe parlementaire des Verts, Renate Künast, dans le quotidien Berliner Zeitung.
M. Steinmeier a plaidé mardi pour que les négociations sur les réductions des gaz à effet de serre qui devront être prévues dans le traité succédant au Protocole de Kyoto en 2012 soient bouclées d'« ici à 2009 ». Le lancement officiel de ces négociations aura lieu en décembre prochain à Bali.
Le Forum UE-Asie, réuni mardi à Hambourg, a échoué à adopter des obligations communes aux deux zones concernant la réduction des gaz à effet de serre après 2012.
(D'après AFP)

Van Goidsenhoven bourgmestre

Anderlecht MR et PS sont d'accord

A 33 ans, Gaëtan Van Goidsenhoven succède à Jacques Simonet.


C hez un homme politique, les études, c'est quatre années de droit et toute une vie de travers. » Jacques Simonet aurait apprécié le trait d'autodérision. Sous des dehors austères, Gaëtan Van Goidsenhoven ne craint pas de citer Coluche en ouverture de son site internet.
Amation est pourtant en passe de devenir le plus jeune bourgmestre de la Région bruxelloise. Discret, plutôt méconnu malgré les 875 voix qui l'ont élu au conseil communal en octobre 2006, il aura pour délicate mission de succéder à l'animal politique qu'était Jacques Simonet, décédé inopinément le 14 juin, à la tête d'une commune de 100.000 habitants.
Sa désignation est le fruit d'un accord conclu entre les partenaires de la majorité PS-MR après plusieurs semaines de négociations dirigées par le libéral Armand De Decker. Il sera officiellement annoncé lundi, à l'issue d'ultimes ajustements sur la répartition de compétences entre les uns et les autres, qui doivent être débattus ce week-end entre les deux formations.
A ce stade, il semble joué que la présidence du CPAS exercée depuis mars par Gaëtan Van Goidsenhoven sera dévolue à un socialiste. La présidence du Foyer anderlechtois échoira à un FDF. Un partenaire capricieux au sein de la Liste du bourgmestre : on se souviendra de la surprenante candidature de l'échevine Anne-Marie Vanpévenage en début de semaine. Et du soudain regain d'ambition prêté au président de la section locale Jean-Jacques Boelpaepe, tout juste sorti de ses démêlés judiciaires.
Un grand homme ?
Les proches de Jacques Simonet ont, manifestement, fait bloc pour que Boelpaepe, ancien bourgmestre faisant fonction, n'occupe aucun poste visible dans le nouvel organigramme qui se dessine à Anderlecht. L'intéressé nous l'a confirmé : « Politiquement, je me donne un temps de réflexion. Dans l'immédiat, je ne devrais jouer aucun rôle à Anderlecht, mais peut-être pourrai-je rebondir aux élections régionales de 2009. Il reviendra au président du FDF Olivier Maingain d'en décider », confie Boelpaepe.
Mais on s'écarte. Revenons-en à Gaëtan Van Goidsenhoven. Proche de Jacques Simonet (qui l'avait embarqué dans son cabinet du secrétariat d'État aux Affaires européennes en 2003), il a fait l'essentiel de sa carrière politique au sein des Jeunes réformateurs libéraux (JRL), dont il a présidé la section anderlechtoise puis la régionale bruxelloise de 2002 à 2004.
« J'aime les livres, la musique baroque, les paysages grandioses, les mots d'esprit, le rire des femmes, l'Ouest américain et les films d'horreur », confesse-t-il sur son site internet. Mesurée à 1 m 93 sous la toise, sa taille est comparable à celle de Jacques Simonet. Mais aussi de Clint Eastwood et de Charles de Gaulle, deux personnalités qu'il admire. L'avenir nous dira si Gaëtan Van Goidsenhoven a l'étoffe d'un grand homme.

Valdis Zatlers nouveau président de Lettonie

Valdis Zatlers nouveau président de Lettonie
Valdis Zatlers a prêté serment dimanche en tant que nouveau président de Lettonie, en promettant d'unir les habitants de ce pays balte à forte minorité russe et de rester au dessus des partis politiques.Troisième président élu par le parlement depuis le retour de la Lettonie à l'indépendance de l'URSS en 1991, M. Zatlers succède à Vaira Vike-Freiberga qui est restée pendant 8 ans à la tête de l'Etat, lors de deux mandats successifs. "Une Lettonie libre et indépendante sera toujours pour nous un objectif que nous devons réaliser avec une grande responsabilité, à la fois celle d'hommes politiques et de la société", a-t-il déclaré devant les députés. Chirurgien de son métier, M. Zatlers, 52 ans, avait été proposé au poste de président par la coalition de centre-droite au pouvoir. Il a été élu le 31 mai dans une atmosphère de scandale, ayant reconnu avoir reçu des pots-de-vin de ses patients. Ses supporters ont souligné que la législation restait vague sur "les cadeaux" offerts aux médecins, une pratique héritée du communisme et encore assez répandue dans les pays post-communistes de l'UE.
L'aveu de M. Zatlers lui a néanmoins valu une amende de 250 lats (355 euros), infligée la semaine dernière par le fisc pour avoir mal rempli sa déclaration d'impôts.

Le nouveau président a déclaré dimanche qu'il oeuvrerait à "l'unification" de la société en Lettonie où un tiers des 2,3 millions d'habitants sont des russophones, descendants des Soviétiques établis sous le communisme dans cette ancienne république soviétique devenue en 2004 membre de l'Otan et de l'Union européenne. Des conditions très strictes, notamment linguistiques, imposées par les autorités à cette minorité pour obtenir la citoyenneté lettone restent toujours une source de tensions. (belga)

08 juillet 2007

La Sowaer en zone de turbulences

Luc Vuylsteke, président du comité exécutif de la Société wallonne des aéroports (Sowaer), conteste une décision du comité de rémunération de la Sowaer.Suite à cette décision, Luc Vuylsteke s'est vu supprimer des émoluments mensuels (1.549 euros brut) qu'il percevait en tant que président du conseil d'administration, rapporte vendredi La Libre Belgique. Luc Vuylsteke demande que le conseil d'administration, qui doit se réunir le 12 juillet, lui rende le montant mensuel en question, et ce au plus tard le 15 juillet. A défaut, l'homme porterait le différend devant le tribunal du travail.Selon La Libre, Luc Vuylsteke menacerait même de réclamer de lourdes indemnités à la Sowaer, et de facto à la Région wallonne, pour rupture unilatérale de contrat, soit près de 900.000 euros. Pour des raisons de bonne gouvernance, la Région wallonne avait décidé de séparer la fonction de président du CA et celle de président du comité exécutif, lesquelles étaient toutes les deux occupées par Luc Vuylsteke, ce dernier perdant donc les émoluments qu'il percevait en tant que président du CA. Aujourd'hui, la tension est telle que la Sowaer est en affaires courantes et tourne au ralenti, ajoute le quotidien. (belga)

04 juillet 2007

Numerus clausus, un problème communautaire

Les difficultés liées au numerus clausus dans les études de médecine trouvent leur source dans un problème communautaire, estime le ministre des Affaires sociales, Rudy Demotte.
Le ministre Demotte regrette de s'être trouvé bien seul du côté francophone pour défendre face aux partis flamands un élargissement du contingentement des numéros Inami.
« C'est clairement un problème communautaire. J'ai pu au cours des 4 années écoulées donner de l'air au système mais cela a été difficile et j'ai été tout seul face à un SP.A et à un VLD très favorables au numerus clausus. Le MR s'est tu dans toutes les langues. Seul le PS s'est battu », a expliqué lundi M. Demotte.

Le ministre démissionnaire conteste l'argument selon lequel le coût des services médicaux est proportionnel à la quantité de médecins. Les chiffres montrent, d'après lui, que dans des zones où la densité médicale est forte, par exemple à Bruxelles, le coût de la médecine n'est pas plus élevé qu'ailleurs.
« Voir la question de la limitation des numéros Inami sous l'angle du rationnement des soins, c'est une stupidité », a-t-il ajouté.
M. Demotte se félicite d'avoir pu augmenter de 30% le nombre de numéros Inami par rapport à ce que l'accord du gouvernement sortant prévoyait. La suite du travail appartient maintenant, selon lui, au futur formateur. Il a exhorté à cet égard les partis francophones, et en particulier le MR, à faire preuve de plus de courage politique.
Mardi, le problème du numerus clausus instauré dans les études de médecine est revenu sur le devant de la scène avec la publication du nombre d'étudiants qui ont réussi leur première année mais n'ont pas été autorisés à s'inscrire en deuxième année parce qu'ils ne pourront pas bénéficier d'un numéro Inami à la fin de leur parcours académique

77 étudiants lauréats... recalés en médecine

Dans trois universités sur cinq, le quota d'autorisation en deuxième pour les médecins a été atteint dès juin.
C 'est la conséquence inexorable de la limitation de médecins autorisés à pratiquer avec un numéro Inami : 77 étudiants qui ont pleinement réussi leur première année de médecine à l'université ne seront pas autorisés à s'inscrire en deuxième année, parce qu'ils sont classés au-delà du quota. Dans trois universités (voir infographie), plus aucune place n'est disponible, ce qui condamne de la même façon ceux qui réussiraient en deuxième session. Ceux-ci devront soit recommencer leur année, sans report de cotes et en refaisant tous les exercices pratiques, ou pourront se réorienter en deuxième année dans une des vingt-trois filières qui leur sont ouvertes.
Après des périodes de libre inscription ou de limitation après trois ans, c'est le régime de la sélection après la 1 re année qui a été retenu comme étant le « moins cruel » par la ministre du Supérieur Marie-Dominique Simonet (CDH). Parce que faire perdre trois années à un jeune est du gâchis et qu'un examen d'entrée, solution prônée par le doyen de l'ULg, privilégierait certains élèves issus de bonnes écoles secondaires par rapport à d'autres.

« Il n'y a pas de solution parfaite. Le vrai problème est la limitation par le fédéral de l'accès à la profession de médecin, réagit mardi la ministre Simonet. Nous demandons au prochain gouvernement fédéral de réexaminer la planification de numéros Inami afin d'augmenter le nombre de médecins en formation. »
Si l'on trouve, à raison, le sort de ces 77 jeunes injuste, que dire des 500 à 1.000 jeunes en formation actuellement et qui seront certes diplômés de 2009 à 2011, mais sans aucune assurance de recevoir un numéro Inami, donc d'exercer normalement leur métier ? Une situation d'autant plus choquante que plusieurs études scientifiques indiquent que la Belgique commence à entrer en pénurie de médecins, du moins dans certaines régions et dans les hôpitaux. Toutefois, tant que la Flandre jugera que la seule manière de juguler une prétendue « surconsommation » des soins de santé par les francophones est d'étrangler l'offre médicale, la chance est ténue de voir la situation évoluer.

Plus d'un million de Belges n'ont pas voté

Plus d'un million de Belges se sont abstenus de voter ou ont rendu un bulletin blanc.Le 10 juin dernier, 688.719 électeurs ne sont pas allés voter aux élections législatives, et 360.717 autres ont glissé un bulletin blanc ou nul dans l'urne. Au total, plus d'un million de Belges (1.049.436) n'ont pas participé, ou valablement participé, au scrutin, soit un taux de 13,6 %.Les Flamands exercent plus volontiers leur devoir électoral que les francophones. En Wallonie, la participation au vote fléchit le long de la dorsale wallonne. Les cantons de Bruxelles-Capitale figurent pour leur part tous dans le peloton des entités "rebelles". Dans le canton de Bruxelles, une personne sur six n'est pas allée voter, pour un taux d'abstention de 17,1 %. Suivent les cantons de Uccle (16,1 %), Molenbeek (15,7 %), Ixelles (15,3%), Anderlecht (15,2 %) et Saint-Gilles (15,1 %).

Dans les 50 cantons qui forment le groupe de tête des "bons élèves", on relève 43 cantons flamands et 7 cantons wallons. Parmi les 37 "mauvais élèves", on repère tous les cantons bruxellois, 27 cantons wallons et 2 cantons flamands. En matière de vote blanc ou nul, c'est la commune de Saint-Vith qui arrive en tête, avec un taux de 12,3 %. A l'autre bout du classement, on trouve Kontich, et son taux record de 2,5 %. (belga)

Peine de travail non exécutée, pas de prison non plus

La non exécution des peines reste l'exception, selon Onkelinx

Les personnes condamnées à une peine de travail mais qui ne se plient pas au jugement, ne doivent pas pour autant exécuter la peine de prison qui leur a été infligée en cas de désistement, écrivaient ce mercredi plusieurs journaux flamands cités par l'agence de presse Belga. La ministre de la Justice Laurette Onkelinx a démenti dans la mâtinée ces informations.Pour lutter contre la surpopulation dans les prisons, le gouvernement a introduit, il y a 5 ans, la peine de travail. Les juges des tribunaux correctionnels et de police ont depuis la possibilité d'infliger des peines de travail si le prévenu le demande. La peine consiste en des heures de travail et doit être accomplie dans les 12 mois suivants la condamnation. Ces peines varient de 20 à 45 heures pour les infractions routières et de 45 à 300 heures pour les affaires correctionnalisées."Les emprisonnements subsidiaires prévus dans les cas où la peine de travail n'a pas été totalement ou partiellement effectuée, ont été tous exécutés", indique un communiqué du cabinet de la ministre de la Justice sortante.Le cabinet fait par ailleurs remarquer que la non exécution, partielle ou totale, des peines de travail constitue largement l'exception. Sur les 9.096 peines de travail prononcées en 2005, 88% ont été intégralement exécutées tandis que 12% seulement l'ont été soit partiellement soit pas du tout. (belga)

Peine de travail non exécutée, pas de prison non plus

Les personnes condamnées à une peine de travail mais qui ne se plient pas au jugement, ne doivent pas pour autant exécuter la peine de prison qui leur a été infligée en cas de désistement.Pour lutter contre la surpopulation dans les prisons, le gouvernement a introduit, il y a 5 ans, la peine de travail. Les juges des tribunaux correctionnels et de police ont depuis la possibilité d'infliger des peines de travail si le prévenu le demande. La peine consiste en des heures de travail et doit être accomplie dans les 12 mois suivants la condamnation. Ces peines varient de 20 à 45 heures pour les infractions routières et de 45 à 300 heures pour les affaires correctionnalisées.

Dans son jugement, le tribunal prévoit néanmoins toujours une peine de prison si la personne condamnée n'accomplit pas sa peine de travail dans les délais impartis.Le juge d'instruction d'Anvers, Karel Van Cauwenberghe, estime toutefois que cette peine de prison alternative n'est pas assez dissuasive puisqu'elle n'est quasiment jamais appliquée, toujours en raison de la surpopulation carcérale.
Dans un article paru dans la Juristenkrant, M. Van Cauwenberghe critique cette situation et dénonce cet état d'impunité. (belga)

Emir Kir pourrait perdre sa nationalité turque

Emir Kir, le secrétaire d'Etat PS bruxellois à la Propreté, s'apprêterait à effectuer son service militaire turc, réduit à 21 jours, selon une "rumeur insistante".
Une information démentie par l'intéressé."C'est absurde. Ceux qui me veulent du tort utilisent tous les moyens. Comme beaucoup de Turcs vivant en Belgique, j'ai la double nationalité. Mais il est hors de question que je fasse un service militaire en Turquie.
Je suis un élu belge, j'exerce des responsabilités ici et j'entends rester fidèle à la Belgique qui m'a tant donné", réagit l'élu bruxellois.Selon la loi turque, tout Turc de sexe masculin doit faire son service militaire avant ses 39 ans. S'il n'obtempère pas, le gouvernement peut le déchoir de sa nationalité.
Les adversaires d'Emir Kir, qui a 39 ans, estime qu'il perdrait de sa crédibilité auprès des ses électeurs turcs s'il n'avait plus la nationalité turque. Selon M. Kir, il existe des "possibilités de postposer le service" au-delà de 40 ans. (belga)

Baisse du nombre de demandeurs d'emploi en Wallonie

Les chiffres de la demande d'emploi en Wallonie sont à la baisse.

Entre avril et mai, ils ont chuté de 9.448 unités pour atteindre 250.385 demandeurs d'emploi inoccupés. En juin 2007, la tendance reste la même avec un total de 236.197 demandeurs d'emplois soit une diminution de 9,4 %, explique le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, mardi dans un communiqué. La baisse la plus sensible concerne la population de 30 à 40 ans (-19 %).

L'unique hausse parmi les différentes catégories concerne les +de 50 ans (+13,6 %). A noter que la catégorie des -25 ans, dont le Ministre Marcourt fait sa priorité, via notamment le plan JobTonic, est également en baisse (-14,9 %). (belga)

La SWL lancera un nouveau marché public pour consultance financière

La Société Wallonne du Logement (SWL) lancera prochainement un nouveau marché public pour se doter des services d'un consultant financier après la résiliation du contrat signé en 1997 avec l'Institut de Cambisme et de Finance internationale (IFCA), a-t-on appris mardi. Sur ses conseils, la SWL avait effectué en 2000 un placement de 15 millions d'euros, géré par la Société Générale de Paris, avec un rendement annuel escompté de 8 pc, mais l'opération n'a généré aucune plus value, révélaient mardi les quotidiens du groupe Sud Presse.

La rupture de contrat, décidée par le conseil d'administration de la SWL le 28 juin, intervient après une série de remarques internes sur la mission confiée à l'IFCA pour certains placements et n'a aucun lien avec les récentes révélations dans la presse sur sa gestion des fonds de pension des hôpitaux publics de Charleroi, assure-t-on à la SWL.
La Société Wallonne du Logement ne se constituera par ailleurs pas partie civile, "parce qu'elle n'a constaté aucune irrégularité par rapport au contrat. Les 8 pc d'intérêts annuels espérés n'étaient nullement garantis et, de plus, d'autres placements conseillés par l'IFCA n'ont pas connu la même issue" précise son porte-parole.

"Durant les premières années du placement concerné, les marchés se sont effondrés et le portefeuille d'actions a été restructuré, pour éviter tout risque de perte de capital. Selon notre spécialiste financier interne, c'était un coup de malchance" ajoute-t-il.

Dans un communiqué diffusé mardi, le ministre wallon du Logement, André Antoine, (cdH) détaille l'historique de cette opération financière et indique qu'elle a subi une chute constante des cours. Il ajoute avoir demandé, le 25 juin 2007, un rapport à la SWL sur sa collaboration avec l'IFCA, citée dans la presse dans le cadre d'une instruction sur la gestion du fonds de pensions des hôpitaux publics carolorégiens.

En 1997, la SWL ne disposait pas de consultant financier et c'est le commissaire du gouvernement wallon de l'époque qui lui a suggéré de s'adresser à l'IFCA. Des précisions sur les honoraires ou commissions perçus par cet Institut n'ont pu être obtenues. A noter que le contrat entre la SWL et la Société Générale de Paris imposait à la première des indemnités importantes en cas de résiliation avant terme, soit mai 2007.

Le manque à gagner du placement des 15 millions est de minimum 4 millions et maximum 7 millions, comme l'indiquait Sud Presse. Le rendement se serait élevé en 2007 à la moitié d'un de ces deux montants, si la SWL avait eu recours à un placement ordinaire et sans risques.

La Belgique toujours à la traîne pour l'emploi des jeunes

Le chômage dans l'eurozone en mai dernier atteignait 7,0%, en légère baisse par rapport au 7,1% enregistrés en avril. En Belgique, ce chiffre était de 7,4% pour l'ensemble des travailleurs, mais de 19,2% auprès des jeunes de moins de 25 ans, l'un des plus mauvais chiffres européens, selon des chiffres Eurostat diffusés mardi.

Seuls les Pays-Bas tirent leur épingle du jeu, avec 5,7% des jeunes de moins de 25 ans au chômage. En France, ce chiffre atteint 21,9%, et 11,9% en Allemagne.

Selon les statistiques diffusées mardi, l'Union européenne comptait en mai 16,4 millions de chômeurs, dont 10,4 millions vivant dans les pays ayant l'euro pour monnaie. Il y a un an, ces chiffres étaient respectivement de 18,6 et 11,8 millions. (belga)

03 juillet 2007

"Les illégaux ne sont pas encouragés à quitter la Belgique"

Freddy Roosemont, le directeur général de l'Office des Etrangers.
La Belgique a vu, l'an dernier, 11.728 illégaux quitter le pays, volontairement ou pas. Selon l'Office des Etrangers, les actions de régularisation n'encouragent pas les personnes déboutées à quitter le pays. C'est ce que déclare le directeur général Freddy Roosemont.

La police affirme avoir intercepté 28.747 illégaux l'an dernier, dont 7.285 ont été éloignés via des lignes régulières et 145 autres ont quitté le pays avec des vols spécialement affrétés. Ces chiffres pourraient faire penser au premier coup d'oeil que seuls 25% des illégaux interceptés quittent effectivement le pays et que 75% restent donc en Belgique.

Selon le directeur général de l'Office des Etrangers, Freddy Roosemont, il faut cependant y voir plus de nuances. Il concède que le respect d'un "ordre de quitter le territoire" reste un point névralgique dans la politique en la matière. "Le fait que nous sommes confrontés depuis 2006 à des actions de régularisation incessantes n'a pas aidé à effectuer les rapatriements."

Selon Freddy Roosemont, cette situation ne pourra changer que quand les autorités émettront un signal clair à propos de la politique future de régularisation, un signal qui doit venir du nouveau gouvernement. (belga)

Mille tonnes de pétrole par an à St-Ghislain

L e bassin de Mons est une sorte de cuvette où l'eau de ruissellement s'infiltre dans le sous-sol. Et lentement, se réchauffe en profondeur au contact de roches chaudes dans une grande poche qui forme une nappe géothermique. Ce réchauffement s'explique par le principe du gradient thermique : sous terre, la température croît de manière proportionnelle avec l'approfondissement à raison, en moyenne, de trois degrés par 100 mètres de profondeur.

À Saint-Ghislain, depuis plus de vingt ans, l'eau jaillit à 73º à raison d'un débit de 150 m 3 par heure. Elle est pompée à plus de 2 kilomètres sous terre et acheminée à la surface par un conduit en inox de 24,4 centimètres de diamètre.
Dans des échangeurs, sa chaleur est ensuite transférée à de l'eau de ville. Le hall des sports, la piscine, trois écoles, 355 logements de cité, l'hôpital du Grand-Hornu sont chauffés par cette eau captée en sous-sol et injectée dans un réseau urbain de 6 kilomètres de long grâce à deux pompes d'un débit de 130 m 3 par heure. En hiver, lorsque la température extérieure descend sous la barre de 0º, des chaudières au gaz font l'appoint.

Mais rien ne se perd. Après avoir réchauffé les bâtiments, l'eau refroidie à 34º sert encore à chauffer 4.000 m 2 de serres. Et à la sortie des serres, sa température est encore assez élevée (30º) pour être utile à la station d'épuration de Wasmuël où elle contribue à améliorer le processus de fermentation des boues avant d'être rejetée dans la Haine. Son apport calorique facilite la production de biogaz à raison de 3.000 m 3 par jour.
L'énergie géothermique fournie annuellement représente 16.700 MWh. L'économie est estimée à 50.000 giga joules par an. Cela vous parle peu ? C'est l'équivalent de 2,3 millions de m 3 de gaz naturel, de 1.000 tonnes de pétrole ou de la consommation de 300 à 400 logements. Quant à l'économie en termes de rejet de CO2, elle s'élève à 5.400 tonnes par an. Al Gore applaudirait des deux mains...

Le logement social wallon floué de 7 million d'euros

Les conseils de l'IFCA, société de placements soupçonnée de corruption dans son traitement du fonds de pensions des hôpitaux publics carolos, auraient coûté des millions d'euros aux logements sociaux wallons. En 2000, l'Institut de cambisme et de finances (IFCA) a fait placer les 15 millions d'euros économisés par la Société publique wallonne du logement (SWL) dans un panier d'actions géré par la banque Société Générale de Paris.

Le rendement annuel promis était de 8%, mais sept ans plus tard, les logements sociaux n'ont toujours pas perçu le moindre centime d'intérêt, écrivent les journaux du groupe Sud Presse. Cette affaire présente, selon les quotidiens, de nombreuses similitudes avec l'affaire du fonds de pensions des Hôpitaux publics carolos (ISPPC). La SWL a annoncé qu'à l'instar de l'ISPPC, elle a décidé de rompre ses liens avec l'IFCA. (belga)

ISPPC: 37,50 millions placés en actions en 2000

Le dossier des fonds de pension de l'Intercommunale de Santé publique du Pays de Charleroi (ISPPC), mis au jour en juin 2006 par Le Vif, a été mis à l'instruction à Charleroi en décembre, chez la juge France Baeckeland, du chef de corruption active et passive. Des avantages auraient pu être accordés dans le cadre de l'attribution de la gestion de ces fonds de pension à la société IFCA (Institut de Cambisme et de Finance internationale).Le fonds de pension de l'ISPPC, qui travaillait jusque là avec Ethias, avait, en septembre 2000, misé 1,5 milliard de francs belges (environ 37,50 millions d'euros) via IFCA dans des placements spéculatifs relevant de la Branche 23 (actions). Ethias ne pouvait pas investir dans ce type de placements. Le pactole a fortement perdu de sa valeur peu après, suite au crash boursier. La récupération du montant placé est garanti au terme, en 2011.IFCA, petite société de gestion, gérait déjà à l'époque de l'accord, pour plusieurs dizaines de milliards d'euros des fonds publics. Le contrat prévoit qu'IFCA percevra une commission au terme du contrat, pour autant que l'intérêt du placement dépasse les 8%. La commission s'élèverait à 1,5% au-delà de ces 8%. (belga)

01 juillet 2007

La plainte de De Clercq à l'égard de Di Rupo jugée infondée

Le candidat à la présidence du PS Jean-Pierre De Clercq estimait que dans une lettre nominative envoyée à 90.000 membres du PS, Elio Di Rupo, annonçait la procédure de l'élection mais qu'il présentait aussi sa candidature à la présidence du parti.
La commission de vigilance du PS s'est réunie ce dimanche matin comme le règlement le prévoit et a jugé infondée la plainte du candidat Jean-Pierre De Clercq, a annoncé le PS dans un communiqué.

La commission de vigilance avait été saisie vendredi d'une plainte du candidat à la présidence du PS Jean-Pierre De Clercq sur le déroulement de la campagne électorale interne. Le candidat De Clercq reprochait l'envoi d'un courrier à tous les affiliés du parti à la suite du Bureau du Parti du 18 juin. Ce courrier expliquait aux membres du PS la décision du Bureau et les raisons de l'anticipation du scrutin interne au 11 juillet. Il exposait les modalités pratiques et invitait les affiliés aux débats internes organisés par les 14 fédérations.

La commission de vigilance juge que toutes les règles d'organisation de l'élection interne ont été scrupuleusement suivies. La commission rejette dès lors les accusations de Jean-Pierre De Clercq et confirme que le règlement électoral a été respecté, a précisé le PS.

Pour le reste, la commission de vigilance rappelle que les programmes des deux candidats envoyés à l'impression le mercredi 27 juin arriveront chez tous les membres du Parti dans les jours qui viennent. Le scrutin interne est quant à lui fixé au mercredi 11 juillet.

Les militants sont aussi invités à participer aux rencontres organisées par leur fédération depuis le vendredi 29 juin. Ces rencontres sont internes et résérvées aux affiliés du Parti. En plus d'exposer leur programme, les candidats y répondent aux questions des militants PS, conclut le PS dans son communiqué. (belga)

118 millions de dollars versés par Israël à l'Autorité palestinienne

L'Autorité palestinienne a confirmé avoir reçu ce dimanche un premier versement des sommes dues par Israël provenant des taxes fiscales et douanières collectées par l'Etat hébreu."Nous avons reçu 500 millions de shekels (118 millions de dollars, soit près de 90 millions d'euros)", a déclaré un haut responsable palestinien, sous le couvert de l'anonymat.

Israël avait d'ailleurs fait savoir plus tôt qu'il commencerait à transférer à partir de ce dimanche les millions de dollars de taxes fiscales et douanières collectés dus à l'Autorité palestinienne et gelés du temps du gouvernement palestinien dirigé par le mouvement islamiste Hamas. (belga)

EN SAVOIR PLUS: Israël accepte le transfert de prisonniers jordaniens