01 juin 2007

La situation aux Finances

MAJ 04/06/07

Les auteurs de fraude fiscale impunis

Le sénateur CD&V Hugo Vandenberghe.L'Etat a enregistré un manque à gagner de 100 millions d'euros à la suite de prescriptions dans des dossiers de fraude fiscale, affirme le sénateur CD&V Hugo Vandenberghe. Entre 1 et 3 milliards d'eurosIl ne s'agit toutefois que du sommet de l'iceberg, selon le sénateur. C'est ce qu'indiquent lundi De Standaard, Het Volk et Het Nieuwsblad. Dans les milieux judiciaires, Hugo Vandenberghe a appris qu'à la section financière francophone, 1.400 cartons dans lesquels se trouvent 300 dossiers de fraude fiscale ou de blanchiment attendent d'être traités. S'il admet qu'il est difficile d'évaluer le manque à gagner pour l'Etat si ces dossiers devaient se terminer par la prescription, le sénateur se risque néanmoins à une estimation entre 1 et 3 milliards d'euros.PrescriptionPour une série de dossiers de faux en écriture dans des déclarations concernant le paiement de précompte mobilier à l'étranger, la prescription est déjà un fait. La chambre du conseil a retenu la prescription pour une majorité de dossiers non encore bouclés, ce qui représente un manque à gagner de 100 millions d'euros pour l'Etat. Ce n'est pas un manque de volonté des magistrats qui est à l'origine de cette situation, selon le sénateur. "Ils font ce qu'ils peuvent mais ils ne sont que six, alors qu'ils devraient être une quinzaine". (belga)

MAJ 01/06/07

Les agents des contributions dénoncent le ministre des Finances

L'équité fiscale s'est imposée, ce vendredi, comme un thème de campagne électorale. Le président socialiste avait, dans la matinée, convié la presse à la rencontre qu'il a eue avec les quatre syndicats des fonctionnaires du ministère des finances, qui dénoncent la désorganisation des contributions. Ce qui a suscité de multiples réactions…..

Pour le président du parti socialiste, c'est du pain béni. Pensez-donc: le front commun syndical des contributions demande audience, pour dénoncer l'état de délabrement du département. Avec des ordinateurs poussifs et des emplois en moins, les contrôles ont diminué de 40% en cinq ans, sur les entreprises comme sur les particuliers. Résultat: trois milliards de manque à gagner. Les salariés ordinaires ne profitent guère de cette mansuétude, ils n'ont guère de possibilités de frauder. Mais les gros contribuables échappent, plus qu'avant, à l'impôt.

Le président du parti socialiste entonne évidemment le couplet de la justice fiscale. Et s'attire les foudres du ministre des finances, qui considère qu'il s'agit d'un procédé bas, révélateur dans le chef de ses adversaires d'un manque d'argument de fond .

Mais à dire vrai, les quatre syndicats de fiscards ont demandé à être reçus par les quatre partis traditionnels. Les socialistes sont les seuls à avoir médiatisé le rendez-vous. Les écologistes, qui ont rencontré les mêmes interlocuteurs en début de semaine, parlent de la complicité de tous les membres du gouvernement, et proposent l'embauche de 1000 fonctionnaires, notamment pour aider à remplir les déclarations. Le Centre démocrate humaniste rappelle que ses parlementaires ont posé plus de 800 questions sur ce thème au cours de la législature.

Quant aux syndicalistes, ils assument totalement l'usage électoral de leur grogne. Ce qui ne devrait quand même pas leur assurer la sympathie de leur ministre....

Selon Ecolo, le PS est complice du désordre aux finances

Chez Ecolo, on souligne que l'on se préoccupe de la question depuis longtemps. "C'est un peu facile de réagir maintenant d'autant plus que le PS fait partie du même gouvernement et que le ministre de la Fonction publique, Christian Dupont (PS), a aussi sa part de responsabilité", a commenté vendredi Jean-Marc Nollet.Le député sortant souligne qu'il a de nombreuses fois interpellé le ministre sur le sujet et que son parti a des contacts réguliers avec les organisations syndicales du départements des Finances depuis plus d'un an pour élaborer ce volet de son programme électoral. Ce programme prévoit l'engagement de 1.000 agents supplémentaires des Finances par rapport à la situation actuellement, afin de remplir le cadre et d'assurer une promixité avec le citoyen.Le départ a été mal géré par M. Reynders qui a fait le pari que l'informatique allait remplacer les hommes dit M. Nollet, ajoutant que cette politique a été menée avec la complicité de tout le gouvernement, dont du PS. M. Nollet insiste en effet sur la nécessaire proximité avec le contribuable car les agents du fisc ne font pas que contrôler, ils aident aussi à remplir des déclarations de plus en plus complexes. Jean-Marc Nollet a reçu les représentants du front commun syndical des Finances mardi dernier. Ecolo n'a pas médiatisé cette rencontre. La prise de position de ce vendredi fait suite à l'opération médiatique du président du PS Elio Di Rupo. (belga)

Le cdH a s'est souvent inquiété du département des finances

Après sa rencontre avec les représentants du front commun syndicat du personnel des Finances, la présidente du cdH Joëlle Milquet a insisté sur le fait qu'en tant que parti d'opposition les parlementaires Humanistes ont régulièrement interrogé le ministre des Finances sur la situation de son département."Nous avons des contacts réguliers avec certains représentants syndicaux et nous avons suivi de près l'évolution. Melchior Wathelet à la Chambre et Christian Brotcorne au Sénat ont régulièrement interrogé le ministre sur les difficultés informatiques, la désorganisation des services, la démotivation du personnel...", a commenté Mme Milquet qui souligne qu'elle n'avait quant à elle pas voulu médiatiser la rencontre de ce vendredi. "Nous connaissions donc le problème même si certains chiffres nous étaient inconnus jusqu'à présent", a encore dit la présidente.Selon les organisations syndicales, le nombre de contrôles est passé de 191.059 (104.809 pour l'Impôt des personnes physiques et 86.250 pour l'Impôt des sociétés) en 1999 à 144.448 (90.681 à l'IPP et 53.767 à l'ISoc) en 2005. Ces contrôles ont rapporté au total 7,477 milliards d'euros en 1999 contre 4,381 milliards d'euros en 2005. Pour l'IPP le montant était de 2,765 milliards d'euros en 1999 contre 650 millions euros en 2005. Pour l'ISoc, il était de 4,711 milliards d'euros en 1999 et 3,730 milliards d'euros en 2005. Le cdH précise encore que ses parlementaires ont posé quelque 800 questions sur les problèmes de la fonction publique dont un tiers concernaient le département des Finances. (belga)

Le PS abasourdi par la situation aux Finances

Elio Di Rupo a reçu le front commun syndical du SPF Finances et a déclaré: "Il faut qu'à l'avenir on se ressaisisse pour assurer l'équité en matière fiscale". Le président du PS, Elio Di Rupo, s'est dit abasourdi par la désorganisation du ministère des finances. Pour lui, la situation est telle que l'équité en matière d'impôts n'est plus assurée. Les représentants des syndicats du personnel des Finances en front syndical ont rencontré ce vendredi matin les responsables du PS.Gros revenus pas contrôlésA l'issue de la rencontre, le président Di Rupo a été très sévère avec la gestion du département. "Les petits et les moyens revenus sont contrôlés de facto puisqu'ils ne peuvent pas déduire grand-chose. Par contre, les gros revenus, et notamment les entreprises, échappent au contrôle. Selon les organisations syndicales les contrôles ont diminué de 40 %. Il n'y a plus eu aucune déclaration de grande fraude", a-t-il dit. Et d'ajouter que la situation était le résultat de huit années de désintérêt volontaire du ministre des Finances, Didier Reynders (MR). "Il faut qu'à l'avenir on se ressaisisse pour assurer l'équité en matière fiscale", a-t-il dit. M. Di Rupo s'est défendu de faire une démarche électoraliste à une semaine des élections. "Ce n'est pas moi qui ai demandé à les voir. Nous les avons reçus à leur demande", a-t-il dit."Proches" de Reynders"Nous avions déjà été alertés par les quelque 800 millions perdus pour des raisons informatiques mais la situation semble plus catastrophique qu'on ne le croyait", a encore dit M. Di Rupo.

"Quand Google investit à Mons (où M. Di Rupo est candidat tête de liste pour la Chambre), ce n'est pas pour favoriser ma campagne. C'est parce que cela va mieux en Wallonie. Ici, les syndicats ont demandé à nous voir et nous avons eu une longue discussion dont il ressort que l'équité n'est plus respectée", a-t-il ajouté. Pour l'avenir, le PS veut rétablir la situation, revoir l'organisation, informatiser correctement le département et nommer les meilleurs managers possibles. Et de souligner qu'on a surtout vu au cours des dernières années arriver à la tête du département "des proches du ministre".Centaines de millions Elio Di Rupo, se basant sur les données avancés par les organisations syndicales, a cité le chiffre de 3 milliards d'euros de revenus non contrôlés. Il s'est refusé à donner un chiffre précis sur ce que pourrait rapporter les contrôles supplémentaires, mais selon lui cela représente "des centaines de millions d'euros qui pourraient être utilisés à augmenter les pensions, mettre plus de policiers dans les rues"."Nous sommes déçus par les libéraux qui font un écran de fumée pour qu'on ne discute pas de leur bilan", a conclu le président du PS. Les représentants syndicats ont expliqué pour leur part qu'ils avaient adressé une lettre le 5 mai dernier à tous les présidents de parti pour leur demander de les recevoir. Ils ont été reçus au début de la semaine par Ecolo. Ils l'étaient vendredi, à 10H30, par le PS et se rendaient ensuite au cdH.Département désorganisé Ils ont également souligné la désorganisation du département et mis en évidence le fait que beaucoup de volets de l'informatisation ne fonctionnent pas bien. De plus, le département perd chaque année des agents.

Ainsi, en 2007, il y a eu 900 départs naturels non remplacés et on devrait arriver à 1.500 départs par an. L'informatique ne justifierait d'ailleurs pas la suppression de tant de postes de travail. Selon eux, 75 % des déclarations fiscales effectuées via tax-on-web le sont en fait par l'intermédiaire d'un agent des Finances. Ils ont aussi confirmé ce que le président du PS avait indiqué, à savoir que le nombre de contrôles diminue fortement. Les sociétés ne sont plus contrôlées, disent-ils, et cette situation est la conséquence de la volonté du ministre. "Reynders impose le silence"Et de citer notamment le datamining, le système d'analyse des données de TVA pour déterminer les fraudes. "Le système est fait de sorte qu'on ne contrôle plus que les asbl et les clubs de foot", disent-ils. "Nous avons notamment demandé à M. Di Rupo qu'à partir de la prochaine législature il y ait régulièrement un débat en commission des Finances de la Chambre avec les organisations syndicales. Depuis 8 ans, M. Reynders n'a permis à aucun fonctionnaire de s'exprimer", ont encore dit les organisations syndicales. Certains représentants étaient surpris de l'écho médiatique de la rencontre. Ils semblaient ne pas être au courant du fait que le PS avait annoncé la rencontre et convié la presse. Ils assumaient malgré tout le fait que leur démarche pouvait servir d'argument électoral. (belga)

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La Belgique à la présidence du Conseil de sécurité de l'ONU

L'ambassadeur de Belgique à l'ONU, Johan Verbeke, et son équipe renforcée auront donc, tout au long du mois de juin, la responsabilité de diriger les travaux du Conseil de sécurité.

La Belgique, membre non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU depuis le 1er janvier et pour une durée de deux ans, a pris vendredi la présidence de cet organe onusien pour un mois, au moment où d'importantes décisions se préparent, comme la fixation du statut futur du Kosovo.

Au service de la "dynamique"
L'ambassadeur de Belgique à l'ONU, Johan Verbeke, et son équipe renforcée auront donc, tout au long du mois de juin, la responsabilité de diriger les travaux du Conseil de sécurité, qui a la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité de par le monde. La Belgique succède aux Etats-Unis, qui présidaient le Conseil en mai, et précède la Chine, en juillet.

"Contrairement à l'Union européenne, au Conseil de sécurité, la présidence a moins l'occasion de prendre des initiatives. Elle se place plutôt au service de la dynamique" interne au Conseil, a indiqué vendredi un diplomate de haut rang pour décrire la tâche qui attend la diplomatie belge en juin. La Belgique est toutefois disposée à jour les bons offices si nécessaire, a-t-il ajouté sous le couvert de l'anonymat.

Ressources naturelles
Les principaux dossiers qui attendent le Conseil de sécurité en juin sont le Kosovo - toujours en attente de son statut définitif -, le Darfour, cette province de l'ouest du Soudan théâtre d'une guerre civile depuis deux ans, l'Iran et son programme nucléaire, la Côte d'Ivoire et Chypre, où l'ONU doit renouveler le mandat de ses forces de paix, et le Proche-Orient. La Belgique organisera aussi le 25 juin un débat public sur un thème cher à son ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht: les ressources naturelles et le rôle qu'elle jouent dans les conflits, particulièrement en Afrique, avec la République démocratique du Congo (RDC) et ses immenses richesses en filigrane.

Kosovo et indépendance
Pour le Kosovo, la présidence belge hérite d'un dossier que les Etats-Unis n'ont pas réussi à résoudre en mai: le vote d'une résolution basée sur les propositions du médiateur de l'ONU, Martti Ahtisaari, qui prévoit l'octroi d'une indépendance surveillée à cette province du sud de la Serbie, administrée par les Nations Unies depuis juin 1999. La Russie, membre permanent du Conseil - et qui dispose dès lors d'un droit de veto -, a réaffirmé vendredi son opposition au projet de résolution amendé présenté jeudi par les Occidentaux. Alliée traditionnelle de la Serbie, elle est toutefois isolée, souligne-t-on de source diplomatique. Onze à douze pays sont en effet prêts à voter le texte qui se trouve sur la table.

Force hybride au "Darfour"
"La dynamique se déplace au (sommet du) G8", qui se tiendra du 6 au 8 juin à Heiligendamm (Allemagne), a expliqué un autre diplomate en référence aux rencontres bilatérales qui se tiendront en marge de cette réunion. "(Accepter ou non une résolution sur le Kosovo), c'est une décision stratégique à prendre par la Russie", a-t-il ajouté. "Avec un peu de pression, il doit être possible de faire passer" un tel texte avec l'abstention de la Chine, a-t-il prédit en notant que Moscou n'avait formulé aucune proposition alternative, comme par exemple une protection accrue de la minorité serbe. A propos du Darfour, le Conseil de sécurité devrait poursuivre ses réflexions sur le déploiement d'une force "hybride", rassemblant des Casques bleus de l'ONU pour épauler la force de l'Union africaine (AMIS) déjà présente, mais largement incapable de mettre fin aux massacres. Le Soudan est sous la menace de sanctions supplémentaires s'il refuse de se montrer "plus coopératif".

Résolution belge
Le Conseil devrait aussi préparer de nouvelles sanctions contre l'Iran, s'il continue à refuser de suspendre l'enrichissement d'uranium - à des fins militaires selon les Occidentaux, qui craignent que Teheran ne se dote de l'arme nucléaire. Il prolongera aussi le mandat de l'UNFICYP à Chypre (sans changement attendu en raison de l'absence de progrès politiques entre Nicosie et la partie nord de l'île, occupée par la Turquie).
En Côte d'Ivoire, toutefois, la réconciliation entre le président Laurent Gbagbo et les rebelles pourraient entraîner une réduction des effectifs de l'ONUCI, estime-t-on de source diplomatique. La Belgique a déjà su imprimer sa marque sur le fonctionnement du Conseil, notamment à propos de la RDC. Elle a ainsi obtenu la réintroduction d'un mécanisme formel de consultation entre les autorités de Kinshasa et la communauté internationale, à la faveur de la résolution 1756, adoptée le 15 mai à l'unanimité des quinze membres et qui prolonge jusqu'à la fin de l'année le mandat de la Mission de l'ONU en RDC (MONUC). (belga)

Tarifs internet: la Belgique très chère

MAJ 01/06/07


Toujours un fossé IT entre la Flandre et la Wallonie
(Belga) Les entreprises wallonnes sont à la traîne par rapport à leurs homologues des deux autres Régions en matière d'IT, selon une étude MarketCap réalisée en collaboration avec le magazine IT Professional et traitée vendredi dans L'Echo. Selon cette étude, le sud du pays rattrape toutefois son retard petit à petit.
La Wallonie confirme son retard sur les autres Régions en matière d'Information Technology (IT), estimé l'année dernière entre 3 et 5 ans par le bureau d'études MarketCap. Toutefois, la Wallonie rattrape son retard, en ayant notamment modernisé ces dernières années son parc de serveurs plus rapidement que la Flandre et Bruxelles. En ce qui concerne les logiciels, l'écart s'est creusé l'an dernier entre la Wallonie, la Flandre et Bruxelles. Il en va de même pour l'e-commerce qui connaît un recul en Wallonie. (GFR)

Elio Di Rupo positif sur l'avenir de la Wallonie

Elio Di Rupo."Pour Elio Di Rupo, ce 16 mai 2007 est à marquer d'une pierre blanche", selon un communiqué diffusé par le cabinet du ministre-président de la Région wallonne, à propos de la possible remise en route du Haut Fourneau 6."Ce (mercredi) matin, il assistait à l'annonce d'un important investissement de 85 millions d'euros chez Baxter à Lessines, où 150 emplois viendront s'ajouter aux 2.000 existants. Ce midi, ce sont les câblo-opérateurs wallons qui ont décidé d'unir leur destin au sein d'une seule entreprise wallonne. Cette nouvelle entité va permettre aux citoyens de bénéficier des nouveaux services des technologies de l'information. Cet après-midi, c'est l'annonce positive du groupe Mittal qui conforte le renouveau économique que symbolise le Plan Marshall", conclut le communiqué du ministre-président.

Accord signé entre les câblos wallons
16.05.2007

L'accord entre Voo (ALE-Brutélé) et les huit intercommunales de télédistribution concernant la vente du câble wallon a été signé ce mercredi au cabinet du ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt. Le montant de la transaction n'a pas été précisé mais est de « quelque 500 millions d'euros ». L'accord devra ensuite être soumis aux conseils d'administration et aux assemblées générales de chaque intercommunale, avant d'être soumis au conseil de la concurrence et au contrôle de la tutelle. Des études techniques vont également être réalisées pour établir l'inventaire des infrastructures existantes. Le nouveau groupe, qui couvre l'ensemble de la Wallonie et une partie de Bruxelles, a par ailleurs annoncé qu'il allait entamer des discussions avec Telenet, qui couvre la Flandre, pour établir des partenariats.

L'Internet rapide ralentit en Belgique

Tele2-Versatel et Mobistar se plaignent du peu de concurrence dans l'Internet via le câble et l'ADSL. Ils demandent au régulateur de se montrer plus sévère vis-à-vis de Belgacom.Les deux sociétés ont écrit une lettre au gouvernement.
Johanna de Tessières
La Belgique est en train de perdre sa position de pointe dans le domaine des connexions Internet à haut débit, que ce soit via le câble ou l'ADSL. C'est ce qu'affirment les sociétés Tele2-Versatel et Mobistar, deux des principaux concurrents de Belgacom dans l'ADSL. D'après eux, la Belgique a glissé en un an de la quatrième à la onzième position dans le classement de l'OCDE reprenant les pays ayant la plus forte pénétration de connexions Internet «broadband».
Comment expliquer cette baisse? Selon les deux sociétés, c'est essentiellement lié au cadre régulatoire actuel, qui ne favoriserait pas suffisamment la concurrence sur le marché belge.
Résultat: les prix ne baissent plus depuis des années, et le nombre de nouvelles connexions a tendance à stagner. Tele2-Versatel et Mobistar constatent ainsi que le prix moyen d'une connexion «broadband» en Belgique est encore et toujours de 35,33 € par mois, soit un tarif grosso modo 10 € plus élevé que dans la plupart des pays voisins.
Mieux en France
Et ce n'est pas tout: non seulement les connexions belges coûtent plus cher que dans le reste de l'Europe mais en plus, elles offrent moins de services. En France par exemple, un opérateur comme Free offre l'ADSL (à une vitesse de 24 Mégabits par seconde), la téléphonie fixe illimitée et 200 chaînes de télévision numérique pour 29,95 € par mois.
En Belgique, pour obtenir la même chose (et même un peu moins), il faut débourser 87 € par mois, en additionnant la redevance (17,15 euros), l'abonnement ADSL (39,95 € pour 4 Mégabits par seconde), l'option téléphonie fixe illimitée (19,95 €) et l'abonnement à la télévision numérique (9,95 € pour 60 chaînes).
Bref, pour Tele2-Versatel et Mobistar, il y a un malaise. Alors qu'un conseil des ministres doit aborder ce vendredi la question de l'Internet «broadband», les deux sociétés ont écrit une lettre au gouvernement pour demander que l'IBPT, le régulateur du secteur, se montre plus sévère vis-à-vis de Belgacom.
«Si on veut vraiment faire en sorte que davantage de Belges aient accès à l'Internet, la solution la plus efficace n'est pas d'offrir des connexions à un tarif social comme le fait le programme Internet pour tous, mais c'est plutôt de faire en sorte que les règles du jeu soient les mêmes pour tous les opérateurs actifs sur le marché. Cela entraînerait une baisse des prix et aurait des conséquences positives pour l'ensemble des consommateurs», affirme Grégoire Dallemagne, le patron de la filiale belge de Tele2-Versatel.
Image et dégroupage
C'est essentiellement l'accès des opérateurs alternatifs à l'infrastructure de Belgacom - ce qu'on appelle le dégroupage de la boucle locale - qui pose problème à Tele2-Versatel et à Mobistar. D'après ces derniers, Belgacom facture beaucoup trop cher les lignes «dégroupées», ainsi que le matériel et la main d'oeuvre nécessaire pour tirer des câbles dans ses centraux et les relier aux câbles de ses concurrents.
«Si nous voulons connecter 100000 de nos clients à l'ADSL, cela représente pour nous un investissement de 20 millions d'euros, parmi lesquels 17 millions vont directement à Belgacom en tant que frais d'activation et frais de câblage: c'est beaucoup trop!», s'exclame Grégoire Dallemagne.
D'autant plus, poursuit-il, que Belgacom ne respecte que rarement le délai de livraison de 10 jours. «Dans 65pc des cas, c'est au-delà des dix jours. Avec comme effet vicieux que ce n'est pas l'image de Belgacom qui en souffre auprès des utilisateurs finaux, mais celle de Tele2 et de Versatel».
© La Libre Belgique 2006

La Belgique a beau être le pays avec le plus haut pourcentage de connexion large bande, toujours est-il que le prix de cette connexion reste très élevé par rapport à 7 autres pays européens examinés. Pour les caractéristiques techniques, le résultat est moyen. Même les connexions classiques par ligne téléphonique sont chères en Belgique et ne sont pas proposées sous forme de forfaits meilleurs marchés, contrairement aux autres pays. Il n’existe d’ailleurs presque pas de concurrence sur ce marché technologique de l’avenir. Test Achats exige dès lors une vraie concurrence sur le marché belge. Cela peut être réalisé via un débouclage intensif de la boucle locale et grâce à la mise en place d’un régulateur fort.
Une comparaison internationale …En ce qui concerne la comparaison des connexions large bande, la situation en Belgique a été définie sur base de 3 profils d’utilisation d’Internet. (légère, normale, intensive). Test Achats a comparé les tarifs de ces 3 formules avec les tarifs des formules les plus proches de 7 autres pays. Les caractéristiques techniques qui varient selon le profil sont la vitesse de téléchargement (download), la vitesse d’envoi (upload) et le volume de transfert mensuel. La comparaison a été effectuée sur base de ces caractéristiques techniques concrètes, la consommation réelle et le coût mensuel effectif (abonnement mensuel + coût d’installation/activation amorti sur 36 mois).
Le marché de l’Internet Fin 2004, on comptait 2 033 000 connexions Internet en Belgique. Les connexions large bande (ADSL et câble) en représentaient 80 %, un pourcentage élevé qui place la Belgique en tête du classement européen. Belgacom Skynet est le leader incontesté pour l'ADSL, avec 82 % du marché. Et pour l'abonnement au câble, il faut nécessairement passer par un fournisseur déterminé. Le marché résidentiel comptait 1.651.000 connexions fin 2004 dont 1.264.000 sur le marché « large bande » qui a connu une augmentation de 65% depuis le début 2003.
Connexions par ligne téléphonique: des tarifs belges dissuasifs !Pour les connexions par ligne téléphonique, certains fournisseurs d'accès à l’étranger proposent des formules forfaitaires. Rien de tel en Belgique, où les fournisseurs d'accès appliquent une facturation par minute. Ce système revient nettement plus cher pour un utilisateur moyen (minimum 20 h de surf par mois). Avec sa formule Belgacom.net free, notre opérateur historique occupe même la dernière place du classement: il est presque 3 fois plus cher que la formule (française) la plus avantageuse. Le concurrent belge le meilleur marché (Télé 2) reste encore toujours 138% plus cher que la formule (française) la moins chère. Manifestement, les fournisseurs belges misent beaucoup plus sur les connexions large bande. D'ailleurs, à partir de 30 h de surf par mois, une connexion classique par téléphone revient chez nous plus cher que l'abonnement ADSL standard de Belgacom. Et la formule ADSL light de l'opérateur historique revient déjà moins cher que le dial-up après 22 h de surf par mois. Les tarifs pratiqués chez nous pour les connexions par ligne téléphonique poussent réellement les internautes à opter pour une connexion large bande.
Large bande: cher et de qualité moyenne…La Belgique occupe une très mauvaise place dans le classement international. Pour un profil "light" (vitesse de téléchargement de 512 kbps et transfert de 400 MB par mois), les abonnements light de Belgacom et de Telenet sont deux fois plus chers que l'abonnement (français) le plus avantageux. Seuls les opérateurs historiques en Italie, en Espagne et au Portugal obtiennent une place encore plus mauvaise. Pour une utilisation "normale" (2 048 kbps pour le téléchargement et 10 GB de transfert), notre pays se situe plutôt au milieu du classement, tant au niveau des caractéristiques techniques que du prix. Les leaders belges du marché de l'ADSL et du câble font partie des fournisseurs les plus chers. Belgacom Skynet est 168% plus cher que l’opérateur français le moins cher, Telenet est 198% ou presque 3 fois plus cher que ce même opérateur français. Pour une utilisation normale, le concurrent par cable Brutélé offre une formule qui est « seulement » 2 fois plus cher que la formule française la moins chère. Pour un coût réel de 14,90 à charge de l’utilisateur français, le consommateur belge, client chez Brutele paie 30€, chez Belgacom Skynet, il paie 39,95€ et chez Telenet, il paie 44,45€. Enfin pour une utilisation "intensive" (3052 kbps pour le téléchargement, vitesse d'envoi de 256 kbps contre 128 kbps pour les autres profils, et volume de transfert de 30 GB), les abonnements belges étudiés sont 3 à 4 fois plus chers que la formule française la moins chère.
A quand le débouclage de la boucle locale ? Les formules françaises sont actuellement très développées et bon marché. Le débouclage de la boucle locale (le dernier tronçon de réseau qui reste sous le contrôle de l'ex-opérateur monopolistique) et un régulateur fort dans ce pays y sont pour beaucoup. Le contraste avec la situation belge est très marquant. Depuis l'apparition de l'ADSL dans notre pays, le coût de l'abonnement ADSL de l'opérateur historique n'a diminué qu'une seule fois, en mai 2001. Il n'a plus baissé depuis 2001, malgré la pénétration massive de cette technologie sur notre marché. La Belgique figure en tous cas parmi les pays les plus chers, avec, en outre, des caractéristiques techniques tout sauf exceptionnelles.
Test Achats relance dès lors son appel pour une véritable concurrence sur le marché belge. Celle-ci pourra devenir réalité en favorisant le débouclage effectif de la boucle locale et la mise sur pied d'un de régulateur fort. En assouplissant les règles de l'offre conjointe, la nouvelle loi sur les télécommunications votée en avril dernier, a éliminé un important obstacle à l'offre de formules combinant l’Internet à large bande, la téléphonie fixe, le GSM et, éventuellement, la télévision numérique. Ceci répond à l'une des revendications de Test Achats. A l'exemple de la France, où cette évolution est réalité depuis un certain temps déjà et où le consommateur a désormais le choix entre des offres combinées très avantageuses, ceci devrait ouvrir la porte à une série de nouveaux acteurs sur le marché belge des télécoms. Enfin, Test Achats demande un prix raisonnable pour les connexions classiques par ligne téléphonique, par exemple au moyen d’un package forfaitaire de 10h ou 20h, par mois. De cette manière, on tient compte aussi des consommateurs plus défavorisés, exclus de l’ADSL, pour qui la connexion large bande représente un coût mensuel trop élevé et qui doivent alors se contenter de moins.

TARIFS INTERNET: LA BELGIQUE TRÈS CHÈRE POUR LES CONNEXIONS « LARGE BANDE » ET CLASSIQUES PAR LIGNE TELEPHONIQUE (Test Achats 488, juin 2005)

31 mai 2007

Spa-Francorchamps

La FIA satisfaite des travaux du circuit de Spa-Francorchamps

Les travaux ont consisté en la modification de la chicane, en la création de nouveaux paddocks F1, en l'adaptation du virage de la Source afin d'y installer des tribunes, et en l'aménagement de parkings (photo: archives, novembre 2006).
Le circuit réaménagé a été inauguré vendredi dernier, en présence notamment d'Elio Di Rupo et Michel Daerden.
L'Intercommunale du circuit de Spa-Francorchamps (ISF) a reçu ce jeudi la visite de Charly Whiting, homologateur de la FIA (Fédération automobile internationale), dans le cadre de l'inspection officieuse relative aux travaux d'aménagement du circuit et à la construction de nouvelles infrastructures.Le responsable technique de la FIA s'est montré satisfait par l'ensemble des travaux réalisés. Il a remarqué que le travail avait été réalisé "vite, bien et à coût raisonnable".L'ISF attend cependant son rapport écrit afin de définir d'éventuelles adaptations complémentaires qui devraient être réalisées. La FIA avait déjà approuvé les plans des travaux avant leur réalisation. (belga)
EN SAVOIR PLUS: Inauguration du circuit de Francorchamps réaménagé

MAJ 25/5/07

Inauguration du circuit de Francorchamps réaménagé
Comme l'a souligné le ministre-président wallon Elio Di Rupo, cette inauguration constituait "la fin d'une saga".
Le circuit a été inauguré symboliquement par les ministres wallons, à bord d'une Golf pilotée par monsieur Di Rupo.
Les travaux d'aménagement du circuit automobile de Spa-Francorchamps ont été inaugurés ce vendredi après-midi en présence de nombreuses personnalisés politiques, dont le ministre-président wallon Elio Di Rupo et le ministre wallon de l'Equipement et des Transports Michel Daerden.25 millionsLes travaux, d'un montant total de 25 millions d'euros, ont consisté en la modification de la chicane, en la création de nouveaux paddocks F1 à l'intérieur du circuit, en l'adaptation du virage de la Source afin d'y installer des tribunes et en l'aménagement de parkings.HomologationLe circuit, qui répond aux normes de la Fédération Internationale de l'Automobile (FIA), accueillera le GP de Belgique de Formule 1 le 16 septembre. Les essais auront lieu les 10, 11 et 12 juillet. La FIA devrait homologuer le circuit le 31 mai.
EN SAVOIR PLUS: Un hôtel de 100 chambres sur le circuit de Francorchamps

MAJ 14/95/07

Travaux du circuit de Francorchamps terminés le 25 mai

Les travaux à Spa-Francorchamps se termineront le 25 mai.
Les travaux de mise en conformité du circuit de Spa-Francorchamps seront officiellement terminés le 25 mai, a déclaré lundi le président de l'Intercommunale du Circuit, Jean-Marie Happart, à l'Agence BELGA. Les travaux auraient du être réceptionnés ce mardi 15 mai mais la pluie qui est tombée la semaine dernière a retardé les travaux de marquage. "L'ensemble est terminé et la piste est en ordre mais il reste quelques détails à fignoler", a souligné M. Happart. Le nouveau tracé a pour sa part été inauguré ce week-end par Marc Duez. Les travaux concernent notamment la sécurisation de la piste de la chicane et de la "pitlane", l'adaptation du virage de la Source, la démolition et la reconstruction des stands de F1 aux normes de la FIA. Les travaux sont évalués à quelque 25 millions d'euros. La première pierre du chantier de réaménagement avait été posée le 6 décembre 2006. (Belga)

Propriétaires

Propriétaires, hâtez-vous ! (31/05/2007)

Passé le 1er juin, les locataires dont le bail n'a pas été enregistré peuvent quitter leur logement sans préavis

BRUXELLES De nombreux propriétaires louant des biens immobiliers ne semblent toujours pas au courant que tous les baux doivent désormais être enregistrés. Si cela ne se fait pas, des locataires, dans le cadre d'un contrat de 9 ans, peuvent rompre leur contrat sans préavis ou indemnités.

Selon la nouvelle législation, les contrats de location (depuis le 1er janvier 2007) doivent être enregistrés dans les deux mois de la signature. Cela vaut aussi pour tous les contrats qui ont été conclus avant 2007. Pour ces derniers, la période d'enregistrement s'étend jusqu'en juin.

À ce jour, moins d'un quart des propriétaires ont fait enregistrer le bail conclu avec leur locataire. Les droits de timbre qui portaient sur ces baux ont été supprimés, si bien que le propriétaire n'a aucun intérêt à ignorer la législation entrée en vigueur le 1er janvier dernier.

Le bail doit être enregistré au bureau de l'enregistrement compétent. Ce bureau n'est pas le même que celui des contributions directes, celui de la TVA ou celui de l'administration communale.

Les baux conclus avant le 1er janvier 2007 et qui n'ont pas été enregistrés doivent l'être avant le 1er juillet 2007; s'ils sont enregistrés plus tard, l'administration percevra une amende de 25 euros. D'autre part, en cas de non-enregistrement d'un bail d'immeubles partiellement affectés à des fins professionnelles et partiellement destinés à l'habitation, le montant du loyer net sera entièrement imposable dans le chef du bailleur.

Pour faire enregistrer un bail, Il suffit de se rendre au bureau de l'enregistrement du lieu où se trouve le bien loué, avec deux exemplaires du contrat de bail. Il est possible d'envoyer les exemplaires par courrier postal, par téléfax ou même par courrier électronique. Le receveur de l'enregistrement apposera son cachet sur tous les exemplaires du bail, et les restituera. Le cachet de l'administration attestera la date de l'enregistrement.
© La Dernière Heure 2007

Celui qui perd un procès ...

Celui qui perd un procès devra payer au minimum 200 euros
Un arrêté royal provisoire fixe les montants que la partie perdante d'un procès devra payer à la partie adverse comme participation aux frais d'avocat, rapporte jeudi De Standaard.

En mars dernier, la Chambre avait approuvé à l'unanimité le projet de loi relatif à la répétibilité des honoraires et des frais d'avocat. Une personne qui se tourne vers la justice pour un montant entre 250 et 750 euros et qui gagne son procès recevra 200 euros pour ses frais d'avocat.

Pour un différend portant sur un montant entre 750 et 2.500 euros, la participation aux frais de la partie gagnante s'élèvera à 400 euros. Les montants augmentent en fonction de la hauteur du litige. A partir de 5.000 euros, la participation aux frais d'avocat sera d'un dixième du montant réclamé. La mesure devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2008. (belga)

Le prix des cultes en Belgique

L'Etat fédéral a versé, en 2006, plus de 80 millions d'euros aux différents cultes reconnus par la Constitution belge dans le cadre du paiement des salaires de leurs ministres, d'après la ministre fédérale chargée des Cultes, Laurette Onkelinx.

Le culte catholique a perçu un peu plus de 79 millions d'euros, suivi par les cultes protestant évangélique (3,554 millions), orthodoxe (1,16 millions), israélite (892.000 euros), anglican (310.627 euros) et islamique (69.000 euros).

A ces sommes, il a fallu prévoir un budget de 2,556 millions d'euros en termes de primes de fin d'année et une enveloppe de plus ou moins 310.000 euros pour la régularisation de certains salaires. Ce montant total n'a pas fort évolué ces dernières années, mais pourrait changer avec la reconnaissance prochaine d'une série d'imams. (belga)

Fils de ...

Une maladie contagieuse ….
Sur les listes électorales du 10 juin prochain ; il y a pas mal de noms connus. Connus car c'est souvent celui de papas ou un peu plus rarement de mamans déjà actifs dans la "chose politique". Certains ont déjà fait leur prénom, de nouveaux se lancent…..


Il y a donc ceux qui se sont déjà forgés leur propre expérience et qui rempilent. Ceux que l'on ne présente plus comme Freya Van den Bossche, fille de Luc, ex-ministre de la fonction publique, ministre du budget sortante, une nouvelle fois tête de liste dans sa province pour le SP.A. Et puis en vrac, si l'on peut dire Alain Mathot fils de Guy éminence PS de sérésienne, Bernard Clerfayt FDF fils de Georges, Benoît Lutgen CDH fils de Guy, Hilde Claes fille de Willy, Maya Detiège fille de l'ex-bourgmestre d'Anvers Leona; Denis Ducarme, fils de Daniel, tous deux en course, l'un dans le Hainaut, l'autre à Bruxelles.

Autres libéraux, Louis et Charles Michel également en lice, l'un au Sénat, l'autre dans le Brabant wallon; côté SP.A Louis et Bruno Tobback, en campagne l'un dans le BHV, l'autre à Louvain, ou encore Herman et Peter Van Rompuy, tous deux sur la liste CD&V dans le BHV.

Il y a aussi André Denis du MR, fils de Robert Denis ex-bourgmestre de Malmedy et député sortant. Pour le VLD, au Sénat Jean-Jacques De Gucht, fils du ministre des Affaires étrangères, lui-même tête de liste en Flandre orientale. Enfin, Benoît Langendries, député wallon, candidat CDH du Brabant wallon, fils de Raymond, député européen et ancien président de la Chambre.
Dans le jeu des 7 familles, à épingler encore Mathias De Clercq, petit-fils de Willy fondateur du parti libéral flamand, suppléant Open VLD en Flandre orientale;. Gaston Onkelinx, père de Laurette, candidat PS au Sénat, alors que sa fille est tête de liste à Bruxelles. Toujours au PS à Bruxelles, Pierre Kompany, père du footballeur Vincent. Ou encore Celie Dehaene-Verbeke, épouse d'un certain Jean-Luc, dernière sur la liste du CD&V au Sénat.

Le Ducroire menacé d'une action en justice

MAJ 31.05.2007

L'assureur-crédit français Coface estime que le leader belge du marché, le Ducroire, abuse de sa position dominante et menace de porter l'affaire devant la justice européenne si rien ne change, rapporte jeudi L'Echo. « Le Ducroire abuse de sa position dominante en mêlant intérêt public et intérêt privé. Il utilise, par exemple, du personnel et des locaux du public pour ses activités dans le secteur privé », dénonce Oliver Nifle, CEO de Coface Belux. Si rien ne change rapidement, le groupe Coface envisage de porter l'affaire devant la justice européenne en vertu de l'article 88 du Traité qui qualifie les aides d'Etats et les ressources qu'un Etat peut apporter dans le cadre d'une entreprise privée. Selon les informations de L'Echo, une ultime tentative de conciliation pourrait avoir lieu dans les jours à venir, après quoi, faute d'accord, la voie judiciaire sera sans doute inévitable, écrit le quotidien.

La Stib gratuite en cas de forte pollution ?

MAJ 30.05.2007

D'ici l'hiver prochain, les Bruxellois et les navetteurs devraient bénéficier d'un accès gratuit au réseau de la STIB, en cas de restrictions du trafic automobile dictées par la persistance de pics de pollution notamment par les particules fines. Ces pics de pollution prolongés sont observés en cas d'inversion des températures dans l'atmosphère (plus élevées en altitude qu'au sol) et en l'absence de vent. Pour être appliquée, cette mesure prévue dans le cadre du plan Bruxell'air, concocté par les ministres bruxellois de la Mobilité Pascal Smet et de l'Environnement Evelyne Huytebroeck, dépend encore de l'adoption d'un arrêté du gouvernement régional sur les modalités de restriction du trafic des voitures.

Découverte d'une étrange exoplanète

MAJ 30.05.2007

Des astronomes amateurs et professionnels ont annoncé avoir découvert une planète en dehors de notre système solaire qu'ils considèrent comme l'une des plus étranges des quelque 200 exoplanètes répertoriées à ce jour. « C'est la planète la plus grande et la plus massive trouvée sur une orbite aussi proche d'une étoile », a précisé le responsable du projet de recherche, Peter McCullough, un astronome au Space Telescope Science Institute à Baltimore, dans une présentation à la conférence de l'American Astronomical Society qui se tient cette semaine à Honolulu (Hawaï). « De plus, étant donné sa proximité de l'étoile, nous avons été surpris de constater que l'orbite de cette exoplanète n'est pas circulaire mais très elliptique », a poursuivi l'astronome. « Nous sommes aussi intrigués par la masse de XO-3b qui la situe entre une planète et une naine brune (une étoile avortée, ndlr) », a dit Christopher John-Krull, un astronome de l'université Rice (Texas).

30 mai 2007

VW, la suite

La cérémonie d'Audi fait grincer des dents
mercredi 30.05.2007

Jan Vanderpoorten s'est montré critique, mercredi, face à l'euphorie affichée lors de la cérémonie du lancement d'Audi à Bruxelles. « On ne peut jamais être content de la suppression de 3.200 emplois », a-t-il indiqué en précisant qu'il règne encore un certain mécontentement au sein de l'usine. De source fiable, l'événement aurait coûté 1,5 million d'euros. Selon le syndicaliste, le personnel ne comprend pas que tant d'argent ait été dépensé pour cette cérémonie en grande pompe, alors que des efforts sont réclamés aux travailleurs. L'usine doit en effet réduire ses coûts de 20 % et les problèmes chez AutoVision ne sont pas encore réglés. La semaine dernière, la chaîne a dû être arrêtée car les travailleurs d'AutoVision n'acceptent pas de retourner chez Audi Bruxelles vu le manque de personnel.

MAJ 27/02/07
Audi acceptée à Forest

Les salariés de l'usine Volkswagen de Forest se sont prononcés à une large majorité en faveur du plan de restructuration adopté lundi par la direction et les syndicats.
Etes-vous d'accord ou pas d'accord pour poursuivre avec Audi?". A cette unique question qui leur avait été posée, 76% des salariés ont répondu par l'affirmative, au cours d'un référendum à bulletin secret.
Pour assurer le maintien de 2.200 postes au sein de l'usine sur les 5.200 y travaillaient à l'origine, la direction de Volkswagen avait mis sur la table un plan prévoyant de réduire de 20% les coûts de production, avec notamment une augmentation du temps de travail (de 35 à 38 heures hebdomadaires) sans compensation salariale. En cas de rejet, elle menaçait de revenir sur les engagements pris depuis l'annonce de son plan de restructuration fin novembre.

Les salariés avaient fait grève lundi pour protester contre ce que beaucoup d'entre eux considéraient comme un "retour en arrière". Mardi soir, le Premier ministre, Guy Verhofstadt, a salué la victoire du bon sens. L'aval du plan d'avenir par les travailleurs signifie non seulement la sécurité de l'emploi pour les 2.200 salariés de VW/Audi, mais garantit également l'emploi des milliers de personnes engagées auprès des nombreux fournisseurs, s'est-il encore réjoui.
Le ministre de l'Emploi, Peter Van Velthoven, espère quant à lui que cette décision prise démocratiquement sera maintenant respectée par tous.
Selon lui, l'acceptation de ce plan d'avenir signifie en même temps l'approbation du plan social dans son ensemble, ce qui veut dire que les travailleurs qui quitteront l'entreprise pourront maintenant bénéficier d'un réel accompagnement dans leur quête d'un nouvel emploi.
Pour le directeur de l'usine, Norbert Steingräber, c'est un pas important pour l'usine de Forest, qui a montré sa volonté d'aller de l'avant vers un avenir plus sûr. On crée ainsi ici à Bruxelles les conditions nécessaires pour assembler des modèles attrayants et modernes, a-t-il conclu.
(d'après AFP et Belga)

Fonds structurels

La programmation 2007-2013 des fonds structurels européens consacrera plus de 2,6 milliards d'euros (aides régionales incluses) au développement de la Wallonie : 1,5 milliard d'euros pour le Hainaut au travers de l'Objectif Convergence ; 1,1 milliard pour le reste de la Wallonie au travers de l'Objectif Compétitivité régionale et Emploi.
Axes prioritaires. Le Gouvernement wallon a adopté 4 axes prioritaires sur lesquels il entend concentrer les moyens européens.
Axe 1. 845 millions d'euros seront consacrés à la création d'entreprises et d'emplois (540,7 millions pour Convergence ; 304,4 millions pour Compétitivité).
Axe 2. 723,6 millions d'euros (379,9 Convergence ; 343,7 Compétitivité) iront au développement du capital humain, des connaissances, des savoir-faire et de la recherche.
Axe 3. Un budget total de 277,1 millions d'euros (129,4 Convergence ; 147,7 Compétitivité) sera dédié à l'inclusion sociale.
Axe 4. Le développement territorial équilibré et durable recevra, lui, un budget de 741,8 millions d'euros (430 Convergence ; 311,8 Compétitivité).
Étapes. L'appel à projets a été lancé le 22 mai. Les projets doivent être soumis à la Région pour le 30 septembre. Les premiers dossiers pourraient être sélectionnés pour la fin 2007.
Sélection. Tous les projets seront analysés par une task force composée, entre autres, d'experts des administrations, d'universités et du monde de l'entreprise.
Infos. www.europe.wallonie.be/

Namur revendique sa part

Economie Fonds structurels européens. Si la capitale wallonne n'est pas éligible prioritairement, elle compte bien avoir une partie du gâteau européen.

Cinq fois. Depuis le début de l'année, la députée régionale Anne Barzin (MR), par ailleurs échevine des finances à Namur, a questionné cinq fois le gouvernement à propos des zones éligibles aux fonds structurels européens en séance du parlement. Un nombre d'interpellations qui traduit l'inquiétude de la capitale wallonne, et plus largement de la province, de ne recevoir que les miettes de cette manne européenne.
Où est le problème ? Tout d'abord, une partie de ces fonds est entièrement dédicacée au Hainaut (1,5 milliard sur 2,6 milliards d'euros). Le solde (1,1 milliard), lui, étant accessible au reste de la Wallonie. Selon le principe de concentration des aides, il devrait être principalement dédicacé au pôle urbain Liège-Verviers (bassin Meuse-Vesdre) ; puis aux zones rurales (qui ont déjà bénéficié des aides structurelles pour la période 2000-2006, soit les arrondissements de Dinant/Philippeville pour la province de Namur) et à Sambreville, qui a réussi à se glisser dans ces « zones prioritaires » à coups d'arguments socio-économiques. Et de lobbying.
Voilà donc pourquoi Namur craint de rester sur le carreau. Ces zones n'ont pas été choisies au hasard, a répondu récemment le ministre-président de la Région wallonne, Elio Di Rupo (PS), à la députée réformatrice : « Elles s'inscrivent dans une philosophie de stratégie de redéveloppement qui consiste à d'abord enlever tous les chancres pour refaire vivre les centres urbains et, ensuite, par rayonnement, avoir un développement plus généralisé. »
« Il n'y a pas d'exclusion »
Cela veut-il dire que les projets initiés dans d'autres lieux ne pourraient être retenus ? « Non, a-t-il souligné. Pour être clair, le fait de se trouver dans ces zones de concentration permet qu'à qualité égale, un projet soit favorisé par rapport à un autre. Il n'y a donc pas d'exclusion. » Pas de grande empathie non plus. « Nous ne nous contenterons pas, une fois de plus, d'un Soyez contents, nous vous avons rénové des immeubles, vous êtes capitale wallonne, etc. », prévient le député bourgmestre de Namur, Jacques Étienne (CDH). « Namur se situe clairement sur un axe de développement économique - le long de la nationale 4 - identifié dans le SDER (Schéma de développement de l'espace régional). Son développement est aussi lié à l'évolution européenne des universités où l'axe UCL, Gembloux et FUNDP aura un rôle à jouer ».
Et de poursuivre : « Par nature, nous ne sommes plus exclus des zones éligibles même si nous ne sommes pas dans les zones prioritaires. La seule certitude, c'est que si nous ne faisons rien, nous n'aurons rien. »
Partant de ce principe, la majorité namuroise (CDH-Écolo-MR) a pris les devants. C'est ainsi que la Ville prépare des dossiers en matière de redynamisation urbaine. On parle de la mise en valeur du quartier de Saint-Servais.
Pour le développement territorial et économique, une meilleure signalisation dans et autour de Namur est aussi envisagée. Au niveau du tourisme, le développement de la citadelle avec, pourquoi pas, l'idée de relancer un téléphérique, est également au programme. « Nous ne faisons pas tout cela pour le plaisir d'avoir des fonds européens, souligne le bourgmestre de Namur, mais parce que ces projets s'inscrivent dans notre projet global de développement. »

Expatriés et courtisés

Le MR veut calquer les listes électorales sur les listes consulaires et augmenter le nombre de Belges expatriés en droit de voter : le CDH et Ecolo y sont favorables. Pour le PS, en revanche, c'est niet. "Le vote des expatriés ne nous intéresse pas vraiment", dit Mme Lizin.Les expatriés voteront les 8 et 9 juin.
Ne manquez pas les vidéos des Présidents de partis.
La solitude de l'électeur à Yaoundé : il n'y aura qu'un seul Belge qui votera à partir de la ville camerounaise pour le scrutin du 10 juin. Les listes ont été arrêtées et ils sont 121817 Belges résidants à l'étranger à s'être enregistrés sur les listes pour les élections législatives (contre quelque 110 000 en 2003). 18 812 l'ont fait au départ de Paris, ce qui fait de la capitale française le pôle électoral le plus important hors des frontières belges.
"Les retraités de la Côte d'Azur"
C'est que l'élargissement des pouvoirs électoraux des expatriés belges est, aujourd'hui, devenu un réel enjeu politique. Ainsi le MR, qui recueille la majorité des suffrages des expats'en Communauté française, revendique-t-il à cor et à cris que les listes consulaires deviennent les listes électorales. "C'est essentiel, insiste Daniel Ducarme, président du MRI (Mouvement réformateur international). Qu'on cesse de multiplier les barrières au vote des Belges expatriés et qu'on simplifie les choses". Le corps électoral belge à l'étranger tournerait dès lors autour des 330000 personnes : un pactole pour les libéraux.
Logiquement, donc, l'affaire n'intéresse que modérément les socialistes. "Cela ne nous intéresse pas à première vue", confirme Anne-Marie Lizin (PS). Elle se reprend : "enfin, il y a peut-être quelques coopérants, etc. qui ont le profil des électeurs socialistes mais, traditionnellement, on n'a pas une énorme audience auprès des retraités de la Côte d'Azur ou des expatriés des grandes entreprises. On pense que ceux qui veulent s'intéresser à un pays doivent le manifester". Pas question, donc, de supprimer l'enregistrement préélectoral pour le PS.
Le CDH, en revanche, "est en faveur de la suppression de l'enregistrement", relève Georges Dallemagne, responsable "Belges à l'étranger" du CDH. Un bémol cependant : "que la commune belge dans laquelle le vote est exprimé soit la dernière commune dans laquelle l'expatrié a résidé". Ecolo, aussi, soutient cette extension des droits des expatriés : "l'environnement ou des thèmes comme la mondialisation font partie des préoccupations des Belges expatriés. Ils y sont fort sensibles", note Alexandre Chedron, conseiller politique en charge de ce dossier chez Ecolo.
Pour l'heure, après l'enregistrement, les expatriés peuvent voter de cinq façons différentes : en personne en Belgique, par procuration en Belgique, en personne à l'ambassade, par procuration à l'ambassade ou par correspondance. L'écrasante majorité (environ 70 pc) choisit le vote par correspondance. "La firme DHL gère l'envoi et le rapatriement en Belgique des bulletins de vote", détaille Stéphane De Mul, expert "Elections" au SPF Intérieur. Les votes exprimés dans les consulats sont, eux, ramenés par la valise diplomatique et dépouillés aux Affaires étrangères. Et, attention, on votera le 8 juin dans les consulats situés hors Union européenne. Et le samedi 9 juin dans les postes consulaires belges établis dans l'UE.
"La machine est grippée. A Bahreïn, s'emballe Daniel Ducarme, ils ne mettront même pas d'urne : ils envoient les gens voter au Koweït ! Vous imaginez ?" On imagine. Ils sont 85 Belges enregistrés à Koweït City. 864 à Kinshasa, 26 à La Havane et 429 à Rio de Janeiro. Allez, samba !


On a voté en octobre, c'est vrai, mais gare aux comparaisons !

Extrapoler le 10 juin à partir du 8 octobre est hasardeux. Surtout quant aux communes.
Tant mieux pour le suspense : il n'existe pas de boule de cristal pour le 10 juin. Bien sûr, les sondages se suivent, mais sans se ressembler assez pour livrer des leçons définitives. Bien sûr, surtout, on a voté récemment, le 8 octobre. Mais peut-on extrapoler des résultats fédéraux à partir d'élections locales ? Réponse : plutôt non, quoiqu'avec des nuances.
1 Les provinces. C'est sûr, le scrutin provincial livre une bien meilleure lisibilité du paysage politique général que le communal : les grands partis s'y présentent partout sous leurs sigles; les enjeux locaux et les personnalités du cru ne pèsent pas sur le choix de l'électeur; le ressort territorial provincial fonde la circonscription électorale pour la Chambre - sauf bien sûr à Bruxelles et en Brabant flamand.
Parmi d'autres, le centre de politologie de la KUL a d'ailleurs tenté de prédire la composition des prochaines assemblées fédérales à partir des résultats provinciaux. Pour rappel ("La Libre" du 26/2), il concluait que tous les partis de la majorité fédérale sortante perdraient des plumes le 10 juin; et que tous ceux de l'opposition en gagneraient, sauf le FN. Rien qu'arithmétiquement, hors toutes humeurs politiques, la coalition violette deviendrait dès lors la plus improbable de toutes.
N'empêche, l'exercice reste relatif : s'agissant des provinces, Bruxelles est hors du coup et la personnalité des candidats joue très peu voire pas du tout; et au jour J du 10 juin, huit mois se seront de toute manière écoulés depuis le 8 octobre...
2 Les communes. Extrapoler sur les résultats communaux est encore plus aléatoire. Non seulement les enjeux locaux jouent ici à plein; mais les listes de cartels, de composition diverse, à appellations plus ou moins contrôlables sont légion, qui découragent aux analyses globales : le 8 octobre, en Wallonie, les listes communales sous numéro "national" n'étaient que 466 sur 1 031. Et si les plus grosses villes livrent des indications générales plus pertinentes, elles restent, verra-t-on ci-contre, relativement dépendantes des circonstances locales. Bref, vivement le soir du 10 juin pour y voir - un peu ? - plus clair !
Le Crisp publie un "Courrier hebdomadaire" très intéressant sur "les résultats des élections communales du 8 octobre 2006 en Wallonie" (n° 1946-1947), sous la signature de Jean Faniel. On doit au même un document similaire précédent sur les provinciales (n° 1935-1936).

La Flandre rembourse anticipativement 2/3 de sa dette

Le gouvernement flamand va rembourser anticipativement et au plus tard fin 2008, deux tiers de sa dette en payant à son banquier Dexia 129,5 millions d'euros d'un seul coup. L'emprunt ainsi remboursé courait jusqu'en 2021. De la sorte, la Région flamande va épargner 18,4 millions d'intérêts. Elle devra toutefois rembourser 4,52 millions d'euros en indemnités financières à Dexia.Il reste maintenant 65 millions d'euros de dettes à payer mais le ministre flamand du Budget Dirk Van Mechelen a annoncé ce mardi qu'il avait entamé des négociations afin d'opérer un nouveau remboursement anticipé, de telle sorte que la Flandre pourrait avoir réduit cette dette à zéro fin 2008. Selon lui, les moyens libérés par l'opération de remboursement anticipé pourront être consacrés à la stimulation de la croissance économique.La dette flamande a atteint son point culminant (8 milliards d'euros) au milieu des années '90. En 1996, la Flandre payait encore 438 millions d'intérêts, avant d'entamer son opération de remboursement anticipé. (belga)

29 mai 2007

La police iranienne interdit à 50 femmes "mal voilées" de prendre l'avion

MAJ 30/05/07

Le voile reste au centre des débats

La question du port du voile islamique dans la sphère publique suscite à nouveau le débat tant au nord qu'au sud du pays à dix jours des élections législatives. Une centaine d'élèves de l'Athénée royal Andrée Thomas, à Forest, ont manifesté contre la décision de leur école d'interdire dorénavant tout port de signe ostentatoire.

Les autorités publiques n'ayant jamais pris attitude à l'égard de ces questions, il revient aux établissements de prendre leurs responsabilités. Auteur d'une résolution, qu'il a cosignée avec Anne-Marie Lizin (PS), visant à interdire le port de signes ostentatoires, le sénateur MR Alain Destexhe a tenu mercredi à apporter son soutien aux professeurs d'Andrée Thomas.
Toujours, à Bruxelles, on apprenait cette semaine qu'une école islamique pour fille devrait bientôt ouvrir ses portes à Molenbeek. Cette information a suscité des réactions politiques. Le MR a souligné que cette école devrait se plier aux règles scolaires au risque pour les jeunes filles de ne pas voir leur diplôme homologué. Écolo a insisté pour que le programme général soit respecté et notamment que des cours de gymnastique et de piscine y soient donnés.
À Anvers, c'est la décision de la métropole (majorité SP.A-VLD-CD&V) d'interdire le port du voile au personnel des services communaux chargés de l'accueil des citoyens qui fait polémique. Une conseillère de district du SP.A à Deurne, Najat Assissi, a claqué la porte de son parti et siège dorénavant comme indépendante. Vingt et un « BV » (Bekende Vlaming ou Flamand connu) ont décidé de poser pour une affiche à l'initiative d'un collectif de femmes qui revendiquent de pouvoir disposer du choix de porter ou non le foulard à travers le slogan « Baas over eigen hoofd » (littéralement « maître de sa propre tête »).
Mercredi, une série de politiciennes d'origine étrangère se sont rendues dans une école de Borgerhout où les étudiantes les ont surtout interrogées sur la question du voile. Nahima Lanjri (CD&V), Fauzaya Talhaoui (Spirit), Meyrem Almaci (Groen !) et Fatna El Maslouhi (Open VLD) ont toutes déploré à titre personnel l'interdiction de porter le voile pour le personnel communal en contact avec le public. Anissa Temsamani (SP.A) a reproché à Groen ! de « polariser » le débat en faisant croire que le porte du voile n'était plus autorisé à la rue. Mimount Bousakla (Liste Dedecker) a parlé d'attitude « hypocrite » dans le chef de ses collègues.
« Je ne suis pas contre le voile mais je ne suis pas pour non plus », a-t-elle dit, précisant que ses collègues du SP.A-Spirit, du CD&V et d'Open VLD avaient toutes approuvé l'interdiction. « Ni pour ni contre, voilà qui est bien facile », a rétorqué l'une des étudiantes présentes.
(d'après Belga)

Le texte de la pétition du professeur Haarscher : "Non aux tentatives d'immixtion du religieux dans la sphère de l'école !"Le site web de la pétition.

15/06/07

La police iranienne a interdit ces dernières trois semaines à cinquante Iraniennes "mal voilées" de prendre l'avion, a rapporté dimanche l'agence semi-officielle Fars. "Cinquante femmes mal voilées ont été interdites de prendre des vols domestiques ou internationaux pour non respect des règles islamiques", a déclaré le chef de la police des aéroports, le général Mahmoud Bot-shekane, cité par Fars.Il a ajouté que la police des aéroports avait donné durant cette même période "17.135 avertissements à des femmes ne respectant pas totalement le voile islamique (...) et 850 d'entre elles ont dû donner un engagement écrit pour mieux respecter le voile".

Selon lui, "les dossiers de 80 femmes mal voilées et de 50 hommes (accusés de non respect des normes islamiques) ont été envoyé devant la justice".La police iranienne a lancé depuis trois semaines une vaste opération contre les femmes ne respectant pas totalement le port du voile. Depuis la révolution islamique de 1979, toutes les femmes doivent porter le voile islamique quelles que soient leur nationalité ou religion.Contrairement aux années précédentes, cette campagne semble plus sérieuse. D'ailleurs, le chef de la police, le général Esmaïl Ahmadi-Mogadam, avait expliqué que la campagne de la police n'était pas provisoire et allait se poursuivre.

28 mai 2007

Le racisme exclut le voile

Société L'UCL analyse les causes de l'aversion pour le foulard

Le port du voile largement rejeté par les Wallons et les Bruxellois. Le racisme ambiant est en cause.
Les Wallons et les Bruxellois sont hostiles au voile islamique... Une étude de l'Université catholique de Louvain (UCL) en atteste : plus de la moitié des personnes interrogées estiment que le port du voile « va à contre-courant de la société moderne ». Près d'une sur quatre ne le tolère même pas sur la voie publique (notre infographie).
Le voile est perçu comme le signe d'une soumission par près de sept personnes sur dix, comme un symbole anti-occidental (par 31 % des sondés), voire comme une provocation (23 %). A peine un sondé sur cinq y voit l'expression d'une liberté.

Les chercheurs du Centre de psychologie de la religion de l'UCL n'en sont pas restés à ce simple constat statistique. Ils ont voulu identifier ce qui, dans la nature humaine, alimentait l'aversion à l'égard du voile... Deux facteurs explicatifs étaient généralement avancés par les experts : un racisme diffus (le rejet d'autrui, la peur de la différence) et un idéal d'autonomie, d'émancipation individuelle (le voile étant alors perçu comme l'instrument de la prétendue soumission des femmes musulmanes).
Surprise : l'étude démontre que plus les personnes interrogées valorisent les valeurs d'autonomie, d'émancipation personnelle, plus elles ont tendance à accepter le port du voile. « Contrairement à l'idée reçue, c'est donc principalement le racisme qui suscite en grande partie l'hostilité au voile, commente le professeur Vassilis Saroglou. Mais il n'est pas exclu, nuance-t-il, que la présence marquée du voile dans l'espace public alimente un racisme sous-jacent. »
Quoi qu'il en soit, ce racisme ambiant (moins basé sur l'ethnie que sur le mépris de la nature de certains groupes) apparaît clairement, et à travers deux enquêtes indépendantes successives, comme le facteur « prédictif » le plus déterminant du rejet du voile. Ce qui ne signifie évidemment pas que tous ceux qui s'opposent au port du voile sont racistes.

D'autres variables explicatives entrent en ligne de compte. Le jeu des corrélations permet ainsi aux chercheurs de dresser le profil psychologique type de l'adversaire du voile... Il est plutôt âgé (plus on est jeune, plus on accepte le voile), anticlérical « primaire » ou bien religieux orthodoxe, convaincu de sa supériorité culturelle. Sécuritaire, conformiste, il valorise le pouvoir, la réussite, l'hédonisme. Il est politiquement marqué à droite...
A l'inverse, les plus tolérants à l'égard du voile se caractérisent par l'importance qu'ils accordent à l'autonomie de l'individu (liberté, indépendance...), par leur sens de la spiritualité, leur caractère universaliste, une personnalité ouverte à l'expérience (curiosité intellectuelle, attrait pour l'art et la culture, créativité)...

Vassilis Saroglu, Coralie Buxant et Matthieu Van Pachterbeke déduisent de leur recherche une double responsabilité : « Pour la société d'accueil, cela implique la nécessité d'un travail incessant sur le racisme qui couve en son sein... Un travail d'éducation à la différence à l'école, via les médias, etc. Pour la communauté musulmane, il s'agit de tenir compte du regard pour le moins suspicieux d'une frange importante de la société. Une réflexion éthique, spirituelle et pragmatique sur une pratique religieuse qui doit aussi tenir compte du regard d'autrui. »
Nombre d'acteurs associatifs musulmans s'inscrivent d'emblée dans cette perspective de promotion du « vivre ensemble », en rappelant, par exemple, que le Coran n'impose en aucune manière le port du voile aux musulmanes. Ou encore en incitant les jeunes filles qui portent le voile à le retirer si le règlement d'ordre intérieur de leur école l'interdit.
En revanche, la société belge tarde à concrétiser ses promesses... Voici tout juste deux ans, la Commission du dialogue interculturel refusait de prendre parti pour l'interdiction du voile à l'école, constatant que « notre histoire, notre Constitution, la structure de nos institutions scolaires ne sont pas celles de la France ».

Les sages de la Commission avaient pointé d'autres priorités : rééquilibrer la répartition des élèves, notamment par des incitants financiers pour les écoles qui réalisent la mixité culturelle, ou encore réduire de moitié le volume des cours de morale et de religion, en fin de secondaire, au profit de cours de philosophie (abordant toutes les convictions) et des cours d'éducation à la citoyenneté. Des suggestions qui sont largement restées lettres mortes.

24 mai 2007

La réforme du cumul des mandats n'est pas appliquée

Dix-huit mois après le vote du décret instaurant le principe d'une déclaration de mandats pour les élus locaux et cinq mois après l'installation des conseils communaux, les arrêtés d'application de ce décret ne sont toujours pas pris. En cause ? Ce décret « est impraticable », selon le ministre Philippe Courard (PS), en charge des pouvoirs locaux, qui a envoyé une circulaire en ce sens à l'ensemble des secrétaires communaux wallons.
Le décret, qui avait été voté aux forceps le 8 décembre 2005 par la majorité PS-cdH, devait être « la grande oeuvre éthique du gouvernement wallon ». Selon la version officielle de Philippe Courard : "Administrativement, le texte était trop lourd [...] La décision était forte mais impraticable".
Le Soir affirme quant à lui que la raison semble nettement plus politique, le "décret étant clairement jugé imbuvable par la plupart des mandataires locaux et un grand nombre de députés wallons (qui sont parfois les mêmes d'ailleurs), qu'ils soient de la majorité ou de l'opposition".
Philippe Courard va donc réformer sa réforme. "Le système sera plus souple. Désormais, les élus ne devront plus faire qu'une seule déclaration", a posteriori, "pour l'ensemble de leurs mandats. Un contrôle sera exercé par le futur Office wallon", précise Philippe Courard.

23 mai 2007

Enseignement

L'évaluation en questions(L. G.)

Les élèves peuvent-ils connaître leurs résultats ? Oui. Les parents qui le souhaitent peuvent en faire la demande auprès de la direction de l'école. Ils pourront ainsi comparer les résultats de leurs enfants avec ceux de l'échantillon représentatif analysé par les chercheurs.
Les écoles peuvent-elles comparer leurs résultats ? Le décret qui organise l'évaluation interdit les comparaisons. En théorie, les écoles ne pourront pas utiliser les résultats à des fins de publicité ou de concurrence.
Quels sont les résultats des écoles en immersion ? Elles n'étaient pas très nombreuses dans les échantillons et la comparaison avec les autres écoles est donc risquée. Néanmoins, leurs résultats sont comparables à la moyenne, voire légèrement supérieurs en 2e primaire.
Toutes les écoles ont-elles participé ? Selon la Commission de pilotage de l'enseignement, oui sauf l'une ou l'autre, pour cause de problèmes de livraison ou de classe verte. 13 écoles primaires n'ont pas fait passer l'entièreté de l'épreuve. Elles ne seront pas sanctionnées mais ne pourront donc pas s'évaluer totalement.
Y aura-t-il d'autres évaluations externes non certificatives ? Oui. L'an prochain, on s'attaque aux maths. Viendra ensuite l'éveil. Puis retour au français, avec les mêmes élèves que cette année (les 2es primaires seront en 5e, les 5es seront en 2e secondaire). On annonce également des évaluations en langues modernes.
Peut-on comparer ces résultats avec d'autres ? Des évaluations, en français notamment, ont déjà été faites en Communauté française précédemment, mais elles n'étaient pas obligatoires, ne concernaient pas toujours les mêmes années et ne sont donc pas comparables, même si "les grandes tendances ne bougent pas", selon la Commission de pilotage.
Un diagnostic et puis après ? Des "pistes didactiques" sont en cours d'élaboration et seront mises à disposition des écoles pour la rentrée.


Lire, ça va. Comprendre, c'est autre chose

Marie Arena a présenté les résultats de l'évaluation externe non certificative.Si le niveau de lecture est satisfaisant en 2e primaire, les choses se gâtent ensuite."Trop d'élèves restent à un niveau de compréhension superficiel."
Jean-Luc Flémal
Souvenez-vous. Février dernier. La Communauté française organisait une grande entreprise d'évaluation des connaissances en français pour l'ensemble des classes de 2 e et 5 e primaires et de 2 es secondaires, communes et professionnelles. Des dizaines de milliers d'élèves testés en français sous le regard de milliers de surveillants, des milliers de professeurs recrutés pour les corrections,... Certes, des évaluations externes avaient déjà été menées, mais cette fois, un décret organisait la chose et rendait obligatoire la participation.
La ministre de l'Enseignement a présenté hier, en compagnie de l'équipe responsable, les résultats de l'évaluation qui, pour rappel, est non certificative et porte sur la lecture et la production écrite. Ces résultats et les commentaires qui les accompagnent seront envoyés aux écoles. Qu'en a-t-on retiré ?
La lecture : bof
En 2e primaire, la moyenne de l'épreuve de lecture est de 76,0 pc. En 5e primaire, elle est de 67,1 pc. En 2e secondaire générale, elle atteint 58,6 pc et en 2e professionnelle, elle tombe à 48,1 pc. Il ne faut bien sûr pas en déduire que les élèves lisent de moins en moins bien. Les épreuves se complexifient avec les années et il est logique que les scores diminuent, selon les chercheuses du Service de pédagogie de l'Université de Liège. Toutefois, "les résultats des évaluations indiquent que trop d'élèves ne progressent pas suffisamment et restent à des niveaux de compétence qui ne leur permettent pas de tirer le meilleur parti des textes qu'on leur soumet".
En fin de premier cycle primaire, une proportion importante d'élèves possède un solide bagage de compétences en lecture. Normal : l'enseignement de la lecture constitue un des objectifs prioritaires des deux premières années primaires - Marie Arena (PS) s'inquiète néanmoins pour les 15 pc qui rencontrent des difficultés "sur des compétences qui sont les bases de la base et qu'on ne rattrape pas par la suite". "Il faut s'occuper de ces élèves dès le début", martèle la ministre.
Mais pourquoi tant d'élèves ne progressent-ils pas suffisamment dans les années qui suivent ? "L'accent est-il suffisamment mis sur les leçons ou les activités qui permettent aux jeunes lecteurs de voir l'invisible", se demande l'équipe de recherche : voir les processus mis en oeuvre, comprendre et analyser ce qui fait la difficulté d'un texte, confronter les différentes interprétations d'un même passage,...
En outre, au-delà de la 2e primaire, des écarts se creusent entre les élèves selon l'origine sociale, ont pu constater les chercheuses, grâce à un questionnaire complémentaire rempli par les élèves et professeurs des classes reprises dans les échantillons analysés. Des critères tels que le redoublement, le fait de ne pas parler français à la maison, d'être né ailleurs qu'en Belgique ou, plus encore, le type de profession des parents, influent fortement sur les résultats en lecture.
Bref, il y a des raisons de s'inquiéter, même si, à chaque niveau, on fait des constats encourageants, on identifie des leviers sur lesquels on peut travailler à améliorer la situation. En 2e et 5e primaires, l'intérêt que les élèves portent à la lecture est lié à la réussite au test. Développer le plaisir de lire chez les élèves pourrait être une solution. En 2e secondaire, la réussite au test est quant à elle liée d'une part à la capacité des élèves à identifier les sources de difficultés du texte et d'autre part à la fréquence à laquelle certaines activités sont menées en classe. Voilà d'autres pistes.
L'écriture : pas mieux
L'évaluation de la production écrite s'est révélée plus compliquée à réaliser, surtout en 2e primaire, où près d'un cinquième des copies étaient tout simplement inutilisables (mots non identifiables, simple juxtaposition de mots, production trop brève,...). Les autres s'en sortaient relativement bien. En 5e primaire, il apparaît que les compétences sont en pleine construction : le fond du récit est convaincant mais les acquis sont encore trop fragiles dans l'utilisation de paragraphes, l'emploi judicieux de la ponctuation ou d'un vocabulaire riche et diversifié. En 2e secondaire générale, la majorité des élèves parvient à rédiger une argumentation correcte sur le plan fonctionnel mais on note une faiblesse dans la qualité de l'argumentation, la cohérence textuelle et le respect des normes linguistiques. En 2e professionnelle, enfin, on observe de sérieuses lacunes. "La place accordée à l'écriture dans ces classes est insuffisante", relève les chercheuses. "Pourtant, les 2 P représentent 12 pc de la population de 2e secondaire", peste Marie Arena, qui s'estime confortée par cette étude, comme par les récents indicateurs de l'enseignement, dans l'idée qu'elle va dans la bonne direction avec son Contrat pour l'école, qui vise notamment à concentrer les forces sur les apprentissages de base.

La Commission de contrôle est installée

Marie Arena vient d'installer un nouvel organe qui permettra de contrôler les infractions liées aux intrusions commerciales dans les écoles.
avpress
La nouvelle Commission autonome chargée de contrôler les intrusions commerciales dans les écoles a été installée mercredi par la ministre-présidente de la Communauté française Marie Arena. Elle compte entamer rapidement ses travaux afin d'être opérationnelle dès la prochaine rentrée scolaire.
La création de ce nouvel organe, prévu dans le Pacte scolaire, était donc attendue depuis... 1959. La Commission a pour mission d'examiner les éventuelles infractions concernant les intrusions commerciales (journaux de classe avec publicité, etc...) mais aussi la propagande politique, interdite elle aussi dans les écoles, ou encore la concurrence déloyale.
Ses 19 membres remettront leurs avis au gouvernement de la Communauté, qui tranchera ensuite.
En pratique, elle doit grandement aider les écoles à réagir aux sollicitations dont elles font régulièrement l'objet, surtout sur le plan commercial.

Le PS veut garder ses acquis

La solution de repli du PS

C’est la règle à l’approche d’élections de l’ampleur des législatives : dans chaque état-major, on spécule à tout va sur l’attribution des futurs postes et le maintien ou le remplacement des actuels. Au PS plus qu’ailleurs, vu la pléthore de strapontins à distribuer. Déchue des ses espoirs mayoro-présidentiels, Laurette Onkelinx tuera-t-elle le (lointain) frère pour assurer sa carrière ?

Jusqu’à un certain 8 octobre, les jeux étaient faits dans la petite tête des stratèges boulevardo-impérialistes. En gros, les communales et provinciales auraient du voir le remplacement d’Elio Di Rupo (sous la casquette de Ministre-président wallon) et de certains ministres, tandis que les législatives auraient été l’occasion d’avancer l’accession de Lolo, fraîchement bourgmestre, à la présidence du parti. Mais Charleroi et Schaerbeek se sont invité dans un agenda trop peaufiné, et ont tout bouleversé. Rebelote pour les cerveaux socialos, qui ont concocté un plan B…
Picqué out
Son ex-dauphine fragilisée, Elio n’a plus vraiment le choix : pour enfin essayer de concrétiser sa fumeuse rénovation, il doit (pense-t-il) rester à la présidence du PS. Quid de Laurette alors, qui commence à faire partie des meubles fédéraux ? Une seule possibilité d’ascension : prendre la place de Charles Picqué à la ministre-présidence bruxelloise. Tout bénef pour Elio, qui case Lolo, et pour Flupke Moureaux, qui pérennise sa mainmise bruxelloise via sa fille spirituelle. Pour la succession de Moustache à la fédé bruxelloise, les choses se compliquent : Lolo pourrait l’empoigner, mais le cumul ainsi provoqué ne serait pas chaleureusement accueilli, tandis que les deux jeunes loups Yvan Mayeur et Karine Lalieux n’attendent que ça. Et pour ne pas faire de jaloux, l’un des deux l’emporterait, tandis que l’autre se verrait gratifié d’un… maroquin ministériel !
Demotte vice-Premier
Puisque c’est quand même du fédéral qu’il s’agit, quel y serait le casting ? Seul ministre PS sortant à présenter un bilan plutôt fourni, Rudy Demotte devrait s’accrocher. Voire gagner les galons de vice-Premier. A l’opposé, les deux inconnus Christian Dupont et Didier Donfut devraient payer cash leur manque de notoriété. Et laisser la place, par exemple, au carolo Eric Massin et à l’un(e) des deux jeunes loups bruxellois Mayeur ou Lalieux.
Marcourt à l’Elysette
Et comme si un départ de Massin du collège échevinal carolo ne suffisait pas (c’est Viseur qui va angoisser !), Paul Ficheroulle pourrait rejoindre le gouvernement wallon. Elio Di Rupo projetant de mettre fin à son intenable cumul, Jean-Claude Marcourt pourrait monter à la ministre-présidence, confiant ses département Economie et Emploi au fade Carolo. Reste encore, assurent certains, à remplacer Christiane Vienne. Le sémillant Jean-Charles Luperto est prêt, et connaît les matières de la Santé. A la Comunauté par contre, difficile de dire qui pourrait compenser un éventuel départ de Claude Eerdekens (ministre le plus actif de son gouvernement et modèle de probité). La député-bourgmestre de Thuin Paul Furlan est déjà casé comme « porte-parole » du groupe wallon et pourrait même piquer la place de chef de groupe à son « pote » Maurice Bayenet. Autre dinosaure wallon, José Happart pourrait sauter, puisqu’il perd peu à peu le dernier fil qui le reliait à quelque poste : sa popularité. En signe de reconnaissance, le PS pourrait-il laisser au cdH (Michel Lebrun ?) la présidence du Parlement wallon ?
A vos pronostics, tirage le 10 juin !

Un maintien des positions acquises en 2003 (25 sièges à la Chambre) serait déjà une victoire pour le PS.Reste à voir si le Parti socialiste sera, cette fois, perçu comme acteur de progrès ou facteur d'immobilisme.Les affaires sont-elles oubliées ou l'électeur sanctionnera-t-il un parti toujours en cure ?
BELGA
Gagner les élections, ce n'est évidemment pas simple, pour un parti au pouvoir, sans discontinuer, depuis plus de 19 ans... Après sept années d'opposition, du 17 décembre 1981 au 9 mai 1988, c'est-à-dire la période des gouvernements Martens-Gol, le Parti socialiste était revenu au pouvoir. Et de quelle manière : le président du PS de l'époque, Guy Spitaels, avait réussi à hisser son parti à un niveau historique (43,6 pc). Il faut remonter à 1961 pour trouver un étiage plus élevé : 47 pc atteint au lendemain des grandes grèves.
Le PS est donc au pouvoir depuis 19 ans. Et après l'échec de 1999, le Parti socialiste a aligné les victoires : en 2003 puis, surtout aux élections régionales de 2004. Le bilan des communales d'octobre 2006 a été plus mitigé même si le PS a trouvé, lors de ce scrutin local, des motifs de satisfaction : malgré quelques douloureux reculs, le PS a enregistré des progrès réels dans certains coins de Wallonie et de Bruxelles et, de plus, il a scellé quelques nouvelles alliances alors que d'aucuns lui prédisaient un recul sévère après les "affaires" qui ont secoué le parti à Charleroi, mais aussi à Namur.
Le PS ne payera-t-il donc jamais les écarts de quelques-uns de ses mandataires ? La rénovation entreprise par Elio Di Rupo a-t-elle suffi à effacer les cicatrices qui collent à la peau d'un parti comme un mauvais sparadrap que l'on ne parviendrait pas à jeter ? On verra le 10 juin. Examinons les attentes du parti et celles, intimement liées, de son président, Elio Di Rupo.
Si le PS parvenait à confirmer son résultat de 2003, il serait déjà diablement content : 25 sièges de députés à la Chambre, cela ne serait pas si mal. Aujourd'hui, le PS fait jeu égal avec le MR (25 sièges également depuis le transfert de Richard Fournaux du CDH vers le MR) et avec le VLD (25 sièges aussi).
Comment l'électeur jugera-t-il le PS ? Les socialistes se disent très satisfaits de leur participation au pouvoir et affichent fièrement un bilan que les autres partis, y compris l'allié libéral, contestent vigoureusement. Le PS ne peut pas annoncer ou promettre le changement, la rupture, mais plutôt une accentuation des politiques entamées... avec la complicité ou malgré la présence du MR. Reste à voir comment cette omniprésence sera perçue par les électeurs : comme une garantie des acquis ou, au contraire, comme une source de blocage et d'immobilité.
Quels seront les transferts de voix possibles à l'intérieur du corps électoral francophone ? Les sondages, pour ceux qui y croient, sont quasiment unanimes : ils nous annoncent un redressement plus ou moins important de deux partis francophones : le CDH et Ecolo, deux partis qui, il faut le dire, faisaient pâle figure en 2003.
Pour eux, tout progrès sera bon à prendre et ouvrira peut-être la porte du futur gouvernement. Au détriment de qui, ces progrès éventuels ? Du PS ou du MR ? C'est évidemment, au Sud, "LA" grande inconnue de cette élection même si l'on sait que c'est sans doute de Flandre que viendra la combinaison de la prochaine majorité : faudra-t-il deux ou trois partis pour constituer une majorité, côté flamand ? Et chaque parti politique exigera-t-il la présence de son alter ego francophone ?
Au sein de la famille socialiste, la bataille risque d'être rude entre PS et SP.A : même s'ils ne sont pas concurrents (ils ne chassent pas sur les mêmes terres), ils tenteront d'obtenir le plus de sièges de manière à obtenir, (au cas où la famille socialiste serait la première), le poste de Premier ministre pour un des leurs. C'est au sein de cette famille que la concurrence sera la plus rude. Et Johan Vande Lanotte, président du SP.A a bien l'intention de revendiquer ce poste si son parti est plus puissant que celui d'Elio Di Rupo. D'ailleurs, n'a-t-il pas dit, aussi, qu'il serait difficile, pour les Flamands, d'accepter un Premier ministre francophone... Drôle de démocratie où la majorité tente toujours d'imposer sa force et sa loi.

Voter PS ou CDH, c'est kif

Laruelle reproche au CDH de n'avoir d'yeux que pour le PS. « Voter PS ou CDH, c'est la même... gauche ! »

21 mai 2007
ENTRETIEN
Issue de la société civile (le syndicalisme agricole), Sabine Laruelle a débarqué en politique en 2003 pour aussitôt devenir ministre fédérale - elle a été en charge des Classes moyennes et de l'Agriculture. Tête de liste MR à la Chambre dans la circonscription de Namur, elle jette un regard sur la législature sortante et fixe les enjeux du scrutin.

Au 1 er Mai MR, Verhofstadt est venu dire que le gouvernement n'avait pas été socialiste, mais social. C'est quoi, la différence ?
Être social, c'est proposer d'enlever la cotisation de solidarité sur les pensions. C'est une réforme fiscale qui rend du pouvoir d'achat aux gens. C'est une Sécu qui pèse moins lourd sur les revenus du travail. Oui, on peut être social sans être socialiste !
J'ai vécu des Conseils des ministres. Je me demandais où j'étais ! Pour un chômeur, l'allocation familiale du 1 er enfant, c'est 120 euros. Pour un indépendant, c'était 39. Un chômeur qui voulait se prendre en main et devenir indépendant, il perdait donc 80 euros. Pour pouvoir augmenter l'allocation de l'indépendant, il m'a fallu une demi-nuit ! Le PS bloquait car c'était pour les indépendants. J'avais assaini la Sécu des indépendants. Je pouvais donc financer la mesure. Et ça rendait Onkelinx et Demotte malades parce qu'ils ne savaient rien faire, eux, en Sécu des salariés...
Où trouvez-vous l'énergie pour faire campagne, au MR, quand on voit l'état du VLD dans les sondages ? Il est à 17 %, dans le meilleur des cas...
J'ai de l'énergie car le projet MR est le meilleur pour les gens. Il respecte les gens dans ce qu'ils sont et dans ce qu'ils ont.
Le MR ferait 30 % aux élections que ça ne servirait pas à grand-chose si le VLD se plante...
Vous poseriez cette question à Leterme ? Pourquoi fait-il campagne alors que le CDH est à 17 % ? Plus on sera fort, plus on aura de chances d'être au gouvernement. Et l'enjeu est simple : voulons-nous rompre avec une série de dysfonctionnements dans la chose publique ? Voulons-nous rendre de la liberté aux gens, rendre de l'air, de l'emploi ?
Réformer l'État n'est pas inévitable vu la pression flamande ?
Pour le MR, c'est simple : qu'il s'agisse de régionaliser des matières, ou d'en refédéraliser, il faudra nous prouver qu'il y a un mieux.
J'ai entendu que le ministre CDH Benoît Cerexhe demandait un refinancement de Bruxelles. C'est à cause de ce type de demande qu'on a eu la dernière réforme de l'État (négociée en échange du refinancement de l'école, NDLR). Et c'est contradictoire avec ce que dit la présidente du CDH. On diabolise le MR parce qu'il s'entend avec le parti frère VLD. Mais regardez le SP.A : il évite de se montrer avec Elio Di Rupo - on en est là ! Il ne veut pas apparaître comme le frère du PS, vu ce qui se passe dans certaines villes gérées par le PS. Le CDH, c'est pire : son parti frère, c'est Leterme, associé à la N-VA. Le MR n'a pas la même position que le VLD sur l'institutionnel mais on s'entend sur le pouvoir d'achat, la fiscalité, etc. Et on est fier d'avoir un Premier ministre comme Verhofstadt. Qui n'a pas que des qualités, hein - j'ai vécu 4 ans avec lui au gouvernement... Mais c'est quelqu'un qui a des convictions.
Et c'est quoi, ses défauts ?
Je suis pragmatique. J'ai besoin de structure. On dira qu'il est plus latin que moi pour l'organisation...
Régionaliser la politique de l'Emploi, c'est discutable ?
Non. En Région wallonne, le Forem s'occupe de la formation des chômeurs. C'est 1 milliard de budget. Et on découvre qu'il n'est même pas évalué. Et vous voudriez que l'on régionalise l'emploi ?
L'emploi est l'enjeu nº1. Admettons : vous rempilez au gouvernement. Quelle est votre première mesure en la matière ?
Augmenter le différentiel entre allocation de chômage et salaire. Il y a des milliers de postes à pourvoir en Wallonie. Deux : trop de chefs d'entreprises me disent : J'engagerais bien mais je n'ose pas car l'emploi est trop cher, trop rigide. Il faut assouplir, faciliter les heures supplémentaires.
Vous dites que votre bilan est bon. Il est donc possible de travailler avec le PS...
C'est la génétique. Par exemple : si vous croisez deux espèces de haricots très différentes, le bébé sera plus vigoureux.
Le MR a des mots doux, pour Ecolo...
Des convergences sont possibles, quand on parle d'éthique par exemple. On peut s'entendre avec tout le monde. Notez que le programme du MR est singulier. Tous les autres partis sont à gauche. On est le seul au centre droit.
On sent que le CDH irrite le MR.
Depuis le début de la campagne, je ne l'ai pas encore entendu critiquer le PS...
Cela vous fait penser qu'il y a un accord PS-CDH pour gouverner ensemble au fédéral ?
Il semble que, en 2004, il y avait un accord PS-MR pour rester ensemble aux régions. Ça nous a valu d'être dans l'opposition. Le CDH piaffe d'impatience pour rentrer au gouvernement. Il a déjà tout prévu - qui sera ministre, président... Pas de problème : l'ambition d'un parti, c'est d'être au gouvernement. La chose que je reproche au CDH, c'est qu'un seul parti existe à ses yeux - le PS. Voter CDH ou voter PS, c'est la même chose, c'est la même gauche !

"Les affaires entachent notre image..."

Elio Di Rupo concède que les affaires sont une blessure avec laquelle le PS doit vivre.Mais assure que lorsque les indices sont avérés, les personnes sont sanctionnées.
TANGUY JOCKMANS
Elio Di Rupo est le premier président de parti à répondre aux questions de nos lecteurs.
J'ai toujours été socialiste. Je vote socialiste. Mais j'entends beaucoup de choses dans la presse sur le PS. J'ai besoin d'être rassurée.
Le PS ne prétend pas être le seul parti à promouvoir des valeurs, ni le parti parfait. Mais je pense qu'il est le seul, dans le paysage politique francophone, à avoir une vision claire de ce que pourrait être, ce que devrait être la société. Je sais ce qu'on nous reproche. Les affaires de Charleroi par exemple entachent sérieusement notre image. C'est une blessure avec laquelle je vis. Mais il faut limiter les affaires de Charleroi à ce qu'elles sont réellement.
Car le Parti socialiste, c'est tout autre chose. Le Parti socialiste, c'est 92 000 personnes, c'est à peu près 3 000 élus directs et indirects, c'est une action gouvernementale exemplaire - des journalistes ont jugé les ministres et l'on constate que dans leur hit-parade, les ministres socialistes francophones sont mieux cotés que les autres.
Nous défendons d'abord un certain nombre de valeurs. Je suis par exemple sidéré du peu de place que l'on accorde à la valeur du respect. Pour nous, le respect des personnes et des biens est une valeur fondamentale.
Nous essayons aussi d'amener la prospérité. J'entends certains nous critiquer. C'est contraire à la vérité. S'il fallait dire la vérité, il faudrait dire que le capitalisme s'en est allé et que le chômage en Wallonie, singulièrement dans le Hainaut, a explosé entre 1982 et 1988, dans une période où les socialistes n'étaient pas au gouvernement. Mais moi, je ne porte pas de jugement. Je constate que le Plan Marshall, c'est nous. Ce que l'on fait à Bruxelles, c'est aussi nous.
A côté de la prospérité, il faut aussi la protection sociale. Et il n'en faut pas une pour assister les gens - c'est horrible de dire cela. Oui, il y a des carotteurs. Ceux-là doivent être sanctionnés. Toute fraude fiscale - regardez ce qui s'est passé avec Lernout et Hauspie - ou sociale doit être sanctionnée. Mais la grande majorité des francophones qui cherchent un emploi n'en trouvent pas. Ils ne demandent pourtant qu'à travailler. Ceux-là, on ne va quand même pas les traiter d'assistés. Et les gens qui sont malades, il faut bien leur garantir un système de protection sociale. En ce sens, nous présentons une vision de la société très équilibrée.
Il y a un an et demi vous avez dit en avoir marre des parvenus. J'aurai voulu savoir ce que vous avez fait pour les écarter du PS ?
Nous avons une commission d'audit. Quand nous apprenons quelque chose, il y a une instruction interne. Et il y a des auditions. Moi, il y a une dizaine d'années, j'ai été accusé avec un dossier monté de toutes pièces. Au début de cette affaire, j'étais un monstre, je devais démissionner, m'en aller, c'était fini. Il m'a fallu trois ans, et je vous passe les montants financiers pour payer les avocats, pour démontrer mon innocence. Au vu de cette expérience, je ne prends jamais de sanctions à l'égard d'un être humain si je n'ai pas des éléments matériels contre lui. Je suis un scientifique. Il me faut l'enseignement des faits. Je peux vous assurer que lorsque nous avons eu des indices, nous avons sanctionné la personne concernée. Mais quand je n'ai pas d'indices, la presse a beau écrire des tas de choses, je préfère m'abstenir. Si je devais un jour prendre attitude à l'égard d'un être humain et que demain il s'avérait que cette personne est innocente, je n'en dormirais pas. Il y a à Charleroi une cinquantaine d'enquêteurs. On ne va pas me demander à moi, tout seul, d'en savoir plus sur le plan matériel qu'une équipe entière qui travaille là-dessus à plein-temps.
Quand on voit que Guy Coëme retrouve une place sur la liste PS, que Frédéric Daerden va en appel contre la demande de l'institut des réviseurs d'entreprise de laisser certains dossiers de côté, qu'Alisson De Clercq, fille de Jean-Pierre De Clercq dont le bulletin parlementaire est loin d'être brillant, s'est retrouvée sur votre liste ou que l'actuel bourgmestre de Charleroi Léon Casaert se réjouit du retour de Jacques Van Gompel, après 3 semaines de détention préventive, personnellement, cela me chiffonne.
Prenons les dossiers un à un. Guy Coëme. Il a été condamné. Il a purgé toute sa peine. Comme Monsieur Juppé. Et vous savez qui est Monsieur Juppé ? Il vient d'être nommé ministre en France.
Frédéric Daerden a été réviseur d'entreprises. Il s'est éclipsé de cette fonction. Mais il a un problème avec l'Institut des réviseurs. Ils sont en train de voir ce qu'il y a lieu de faire. Quand la décision finale de l'Institut des réviseurs sera connue, nous aviserons. Ce que l'Institut décidera devra être appliqué purement et simplement. Mais Frédéric Daerden n'a pas volé les voix qui lui ont permis d'être bourgmestre.
Alisson De Clercq n'est plus sur ma liste. C'est une décision personnelle. Tant que je n'ai pas un élément contre elle, que voulez-vous que je fasse. Devrais-je la sanctionner uniquement parce qu'elle est "la fille de". Et quoi ? Mozart, Wolfgang Amadeus Mozart, c'était aussi le fils de son père. Nous n'aurions peut-être pas eu Mozart si son père n'avait pas été musicien.
Monsieur Jacques Van Gompel ? Il a été en prison sur la décision de la seule juge. Mais ce n'est pas encore la vérité judiciaire. Ce qu'on lui reproche, ce qu'il doit payer éventuellement, on le verra au moment venu. Je connais des personnes qui ont été blanchies après dix années d'inculpation. Attendons donc d'avoir un jugement définitif.

Les Marocains premier groupe d'immigrés en Belgique

MAJ 22 mai 2007

Les Italiens ne constituent désormais plus la plus importante communauté d'immigrés en Belgique. C'est ce qu'indique le sociologue Jan Hertogen qui parle d'un « moment historique ». Au 1er janvier 2006, la Belgique comptait 264.974 Marocains et 262.120 Italiens, pour 1.569.909 étrangers et nouveaux belges.
Il base son analyse sur des chiffres de la Direction générale Statistique et Information économique du Service Public Fédéral Economie (anciennement l'INS).
Il s'agit d'étrangers et de nouveaux Belges. Les chiffres ne prennent pas en compte les enfants des étrangers devenus Belges.

M. Hertogen établit un parallèle entre la croissance migratoire italienne de 1920 et le flux migratoire marocain entamé en 1960. Depuis 1980, l'immigration italienne diminue notamment en raison du retour des Italiens dans leur pays et d'un taux de natalité plus bas. En revanche, le flux migratoire marocain atteindra un pic en 2016, selon le sociologue. Autre différence remarquable, sept Marocains sur dix deviennent Belges, alors qu'ils ne sont que trois Italiens sur dix à le devenir.
Selon Jan Hertogen, le nombre croissant d'immigrés, notamment du Maroc, aura un impact sur le paysage politique. Cette influence sera moindre lors des prochaines élections fédérales mais plus importante lors des élections communales en 2012. « D'ici cinq à dix ans, il y aura sûrement plusieurs bourgmestres marocains », a précisé le sociologue.
Les Turcs troisième
Après les Marocains et les Italiens, les Turcs (159.336) forment le plus grand groupe d'immigrés en Belgique. Là aussi, M. Hertogen s'attend à un pic d'ici huit ans environ.
Les Français (145.556) et les Néerlandais (126.447) constituent, après les Italiens, les plus importants groupes d'immigrés européens.
Suivent les Espagnols (55.686), les Allemands (43.392), les Congolais (42.068), les Portugais (33.326) et les Britanniques (30.987). Les Polonais (25.545) arrivent à la onzième place.
D'après M. Hertogen, le compteur total affiche 1.569.909 (étrangers et nouveaux Belges).
Selon la Direction générale Statistique et Information économique, les chiffres qu'utilise Jan Hertogen sont grosso modo justes, mais ils ne sont pas les chiffres officiels complets.
Ainsi, il a compté les naturalisations sans tenir compte, par exemple, des décès ou des personnes qui ont à nouveau immigré, indique l'institution.
(d'après Belga)

Le MR en tête en Wallonie

Selon un sondage réalisé pour les journaux Vers l'Avenir-Le jour-Le Courrier et relayé par la RTBF, le MR arrive en tête des intentions de vote des Wallons. Il obtient 34,92% des intentions de vote et devance le PS (29,56%). Le sondage a été réalisé entre le 16 et le 18 mai, soit entre la prise de fonction de Nicolas Sarkozy et la formation du gouvernement Fillon. "Faut-il y voir un effet Sarkozy?", s'interrogent les journaux.
Le MR est également perçu comme le parti qui représente le mieux les intérêts des francophones (33,53%), devant le PS (32,54%), le cdH (18,45%) et Ecolo (7,54%). Elio Di Rupo reste le Premier ministre souhaité des Wallons (27,58%), suivi de Guy Verhofstadt, Louis Michel et Didier Reynders.
Le sondage a été réalisé par l'institut "Tell me more" sur un échantillon de 1.008 personnes habitant en Wallonie et en âge de voter. La marge d'erreur est de 3,2%. L'enquête a été réalisée par téléphone du 16 au 18 mai 2007

22 mai 2007

" 3.000 policiers ou rien"

MAJ 22/05/2007

Pistes du PS pour la sécurité, en critiquant le bilan de Patrick Dewael

La sécurité, chasse gardée de la droite ? Le PS l'a vivement démenti, lundi, lors d'une grande réunion de l'ensemble de ses bourgmestres de Bruxelles et de Wallonie. Un sommet particulier, donc, à moins de trois semaines du retour aux urnes, dont est sortie une série de propositions.
On notera notamment celle de "renforcer les pouvoirs des communes contre les incivilités", mais aussi d'"augmenter les travaux d'intérêt général" dont le PS s'enorgueillit de les avoir déjà fait passer de 556 en 2002 à 11.000 en 2007.
L'occasion était également parfaite pour revenir sur les problèmes de délinquance juvénile qui ont ressurgi ce week-end.
Le PS note "le problème budgétaire récurrent" depuis que la matière a été communautarisée. Il assure vouloir "affronter ce problème de front" avec deux pistes de réflexion. Un : la possible "refédéralisation de la matière". Et deux, si la première ne recevait l'aval d'aucun partenaire : "l'octroi d'un droit de tirage aux Communautés pour le financement des mesures nécessaires à l'exécution de cette loi fédérale".
Refusant les peines incompressibles "qui s'avèrent contre-productives sur le terrain", le PS a fustigé le bilan du ministre Dewael (VLD), qui a échoué à remettre en rue les 3.000 policiers prévus. Le président Di Rupo prévient : ce sera une "exigence " des siens en cas de participation au prochain gouvernement.
Ch. C.
© La Dernière Heure 2007

Le PS apporte son soutien au pacte écologique

MAJ 22/05/2007

Le PS souscrit à 32 des 36 mesures contenues dans le Pacte écologique belge

Il n'en rejette aucune mais émet des réserves sur l'application des 4 autres qui tiennent à sa conception de l'écologie sociale.Au cours d'une conférence de presse organisée à l'avant-veille du débat qui réunira les 4 partis francophones sur le thème, les socialistes ont rappelé leurs propositions en matière environnementale. Ils ont notamment appelé à une "alliance belge pour l'emploi et l'environnement" grâce à l'amélioration de la performance énergétique des bâtiments.Pour soutenir cette alliance, le PS veut porter à un milliard d'euros le montant disponible dans le Fonds de démantèlement des centrales nucléaires. Cette somme serait affectée à des prêts accordés aux particuliers pour des travaux d'économie d'énergie et la mise en oeuvre de tiers investisseurs. Le PS veut également instaurer un prélèvement compensatoire sur les bénéfices des centrales nucléaires déjà amorties. Il escompte une recette de 430 millions d'euros.Quant à l'énergie nucléaire elle-même, le PS a réaffirmé son attachement à la loi de sortie de 2003. Il a contesté l'argument du cdH qui conditionne l'application de la loi à l'élaboration de solutions de rechange crédibles."Ce raisonnement est erroné car c'est la sortie du nucélaire qui incitera à investir. L'incertitue qui pèse actuellement sur cette sortie pèse sur le développement des énergies alternatives", a souligné la vice-première ministre Laurette Onkelinx. Les socialistes francophones ont également plaidé pour une gestion responsable de la mobilité qui passe, selon eux, par une réforme du système fiscal des voitures de société. Ils veulent pénaliser les véhicules qui polluent beaucoup et revoir la déductibilité fiscale actuelle des entreprises pour les achats de carburant, en particulier par le biais des cartes-essence. Ils proposent aussi de tripler les taxes sur les 4X4 à usage non professionnel et souhaient étendre les systèmes de gratuité pour les trajets en train entre le domicile et le lieu de travail.Parmi les propositions du Pacte écologique, le PS craint les conséquences sociales de quatre d'entre elles, comme une taxe CO2 généralisée ou une liaison du précompte immobilier au niveau d'isolation des bâtiments."On risque de payer moins cher pour une villa 4 façades que pour une petite maison ouvrière", a mis en garde le sénateur Jean Cornil. Mme Onkelinx a quant à elle rappelé le principe de bases des socialistes en la matière: il doit exister pour chacun une réelle solution de rechange au comportement que l'on entend modifier par la fiscalité.L'ex-échevin Ecolo passé au PS, Henri Simons, se montre en tout cas confiant sur la combativité de sa nouvelle famille pour la défense de l'environnement."Je sens aujourd'hui un PS réellement motivé par le défi écologique et qui pèsera de tout son poids lors des discussions gouvernementales", a-t-il expliqué.