21 avril 2008

Demol (Vl. Belang) aide la scientologie

Le chef bruxellois du Vlaams Belang et ancien du "Front de la Jeunesse" plaît aux scientologues. Et inversement. Il prône leur programme antidrogue, qui sert surtout au recrutement. Est-il scientologue?
Regardez la vidéo
Convergence idéologique ? Qui sait. Toujours est-il que l'"Eglise" de scientologie, dite sectaire et dangereuse au Parlement belge dès 1997, et le Vlaams Belang, parti d'extrême droite flamand, se croisent. En l'occurrence, c'est le programme antidrogue (tantôt "Narconon", tantôt "Non à la drogue, oui à la vie") de la première qui s'est compromis - et inversement - avec un sulfureux représentant du second, le député bruxellois Johan Demol.
Le groupe "Anonymous", qui lutte depuis quelque temps contre la scientologie par le biais de manifestations et surtout d'Internet, a mis en lumière une vidéo sans doute postée par un scientologue italien sur "YouTube", en provenance du site de l'organisation sectaire (dont l'adresse URL de 94 caractères transite par un site tampon pour éviter les attaques d'"Anonymous").
Bref, le film, d'un peu plus de 7 minutes et présenté comme scientologue dans son générique, comporte le témoignage de personnes présentées par leur titre (parfois fantaisiste, au demeurant) mais sans nom. Tous vantent les qualités du programme antidrogue des scientologues, souvent de manière dithyrambique. Après 6 minutes et 6 secondes, apparaît Johan Demol, en tant que membre du Parlement bruxellois. On sait que la scientologie tente depuis longtemps et en vain d'obtenir des références politiques pour valoriser son image. Jusqu'au Parlement fédéral. Et voilà que le seul Belge qui ait ouvertement accepté sa propre mise en scène vient justement du côté extrémiste...
L'intervention de Demol est brève mais montre l'admiration du chef bruxellois du Vlaams Belang pour l'organisation sectaire : "La campagne antidrogue de l'Eglise de scientologie, je pense que c'est la meilleure campagne de prévention que vous puissiez trouver" , dit-il. Alors qu'on sait l'affirmation inexacte.

Recrutement caché
Le 24 octobre dernier, Marie Arena, pour l'Enseignement de la Communauté française, avait dû lancer une circulaire de mise en garde après qu'une fondation parrainée par l'"Eglise" eut envoyé au directeur d'un collège de Wavre de la documentation "antidrogue" à destination des élèves. Elle comprenait des demandes de dons et des propositions de "formations" scientologues... C'est que, bien souvent, les offres de service de l'organisation sectaire ont le recrutement pour objectif caché. Promouvoir ses programmes revient donc à l'aider à faire des adeptes.
Idem, en plus dur, aux Etats-Unis après que des séances d'"information" eurent été données dans des écoles publiques pendant plusieurs années. A la suite de la révélation des liens avec la scientologie, le Département de l'éducation de l'Etat de Californie avait commandé une évaluation dont les conclusions s'étaient révélées extrêmement négatives. Exit les scientologues...
Lesquels, pour conserver l'apparence de la neutralité, s'abstiennent parfois de mettre en lumière le lien entre eux et leur programme. Sans qu'on mélange les deux, on observe cependant que l'ASBL "Non à la drogue, oui à la vie" est logée à la même adresse (9, rue du Général Mac Arthur, à Uccle) que l'ASBL "Eglise de scientologie de Belgique".
Cette dernière est par ailleurs sous le coup de plusieurs inculpations à Bruxelles (aussi variées qu'organisation criminelle, extorsion ou exercice illégal de la médecine) et a encore été perquisitionnée les 10 et 11 avril derniers (pour des problèmes de faux et usage ainsi que d'escroquerie, semble-t-il à tout le moins).
Ce qui, par anecdote et en relation avec un réquisitoire sévère du parquet fédéral de septembre dernier, montre l'acuité du travail des autorités judiciaires sur le sujet.
Inculpés et condamné
Par ailleurs encore, des campagnes d'informations relatives à "Narconon" ont également été mises en oeuvre par le "Bureau des affaires publiques et des droits de l'homme" de la scientologie, sis 91, rue de la Loi à Bruxelles (siège européen de l'"Eglise"). Il s'agit d'une filiale de l'entité de droit américain "Church of Scientology International".
Quant à Johan Demol, il avait perdu sa place de commissaire en chef à Schaerbeek quand il fut démontré, en 1997, qu'il avait menti en niant son appartenance passée au "Front de la Jeunesse", un mouvement belge ultra-droitier incluant des néo-nazis, actif de 1974 au début des années 80.
Jetant bas le masque, Demol avait rejoint le Vlaams Blok, devenu Vlaams Belang après que trois de ses ASBL eurent été condamnées en avril 2004 pour "incitation permanente à la ségrégation et au racisme" . Une mue qui n'avait rien changé à la nature du parti de M. Demol : "Nos convictions sont restées les mêmes" , déclarait en novembre 2005 Philip Dewinter, figure de proue du Blok/Belang.
On se demande donc lequel, entre le Vlaams Belang et la scientologie, se compromet le plus en fréquentant l'autre.

L'ex-évêque, Fernando Lugo à la tête du Paraguay

L'ex-évêque Fernando Lugo, candidat de la coalition de gauche, a officiellement été élu dimanche président du Paraguay, mettant ainsi fin à 61 ans d'hégémonie du Parti Colorado.Selon le Tribunal électoral, Fernando Lugo a remporté l'élection présidentielle avec 40,8% des suffrages contre 30,8% pour Blanca Ovelar, sa rivale du Parti Colorado. Juan Manuel Morales, vice-président du Tribunal électoral, a précisé que le taux de participation s'était élevé à 65%. Immédiatement après l'annonce des résultats officiels, le président élu Fernando Lugo a rejoint la foule en liesse dans le centre d'Asuncion où il lui a lancé: "Nous vous demandons de ne pas nous laisser seuls, la démocratie nous la ferons ensemble ! ". Le président sortant Nicanor Duarte a reconnu la victoire de M. Lugo et s'est engagé à "collaborer activement pour une passation de pouvoir dans un contexte pacifique, de compréhension et dans un esprit de construction". M. Lugo, président élu du Paraguay, le premier à ne pas être membre du Parti Colorado qui était aux commandes du pays depuis 1947, prendra ses fonctions le 15 août prochain. Défaite d'OvelarAuparavant, Blanca Ovelar avait reconnu sa défaite dans une brève conférence de presse. "Je reconnais le triomphe de Fernando Lugo", avait déclaré Mme Ovelar en précisant "assumer avec dignité que les résultats (...) sont à ce stade irréversibles". Peu après l'annonce des projections officielles qui lui étaient favorables, M. Lugo avait, lors d'une conférence de presse, fait le voeux qu'à l'avenir "le Paraguay ne soit plus simplement connu pour sa corruption et sa pauvreté mais pour son honnêteté". Date historiqueAssurant que "ce 20 avril marque une date historique" pour le pays, M. Lugo a également souhaité "que plus jamais on ne fasse de politique fondée sur le clientélisme et la prébende, qui provoquent tant de dommages". "Si ces résultats sont ratifiés, nous serons ouverts à rencontrer tous les représentants de la communauté internationale pour travailler à l'intégration réelle de la région et du continent", avait-il alors souligné. La victoire de M. Lugo et de ses partisans confirmée, le marché commun régional du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay plus les associés Chili et Bolivie et le Venezuela en cours d'intégration) est désormais uniquement composé de gouvernements de gauche. Evêque des pauvresFernando Lugo, surnommé "l'évêque des pauvres", a renoncé à son sacerdoce en décembre 2006 pour conduire aux élections sa coalition, l'Alliance patriotique pour le changement (APC). Depuis, la popularité du candidat, qui se qualifie de "progressiste", n'avait cessé d'augmenter dans ce pays où un tiers des six millions d'habitants vit en dessous du seuil de pauvreté. Le candidat de l'Unace (droite), Lino Oviedo, général à la retraite, avait lui aussi reconnu la victoire de l'ancien évêque, un peu avant Blanca Ovelar. "En toute certitude, Lugo est le vainqueur", avait-il déclaré. CélébrationsLes partisans de M. Lugo ont commencé à célébrer sa victoire en allumant des feux d'artifice à Asuncion dès 17H00 locales (23H00 HB) et sont descendus dans les rues en dansant, en scandant le nom de Lugo, des cortèges de voitures circulaient en klaxonnant. Les rues du centre de la capitale étaient gorgées de monde et l'on pouvait à peine y circuler. Quelques heures auparavant, à son quartier général en liesse, Lugo s'était adressé à la foule de militants pour lui dire sa joie et sa reconnaissance, en évitant soigneusement toute auto-proclamation interdite par la loi paraguayenne. "Vous êtes coupables de la joie de la majorité du peuple paraguayen aujourd'hui", a-t-il d'un air manifestement heureux. "Merci de nous avoir accompagnés depuis le début de cette expérience de petits, cette humble et modeste expérience", a-t-il ajouté.

Reynders convoque le front francophone

Pour le président du MR et vice-Premier ministre Didier Reynders, il est l'heure que les francophones se revoient pour débattre ensemble de la réforme de l'Etat. Il a dès lors décidé d'envoyer ce lundi une invitation à ses collègues présidents de parti, indique-t-il dans une interview parue lundi dans les quotidiens du groupe Vers l'Avenir.Didier Reynders déclare ne rien voir de neuf dans l'idée de fédération bi-régionale avancée ces derniers jours, indiquant avoir déjà demandé en 2005 qu'on n'ait plus "de ministres qui ne soient qu'à la Communauté, mais que ce soient des ministres bruxellois et wallons".Pour le président du MR, plutôt que de publier une carte blanche, ce qui aurait été "vraiment spectaculaire, c'est d'annoncer que c'était fait: que trois ministres de la Communauté démissionnent et que trois Bruxellois montent. Je suppose, d'ailleurs, que c'est ce qui va arriver dans les jours à venir", indique-t-il.Il trouve aussi dommage d'attendre la dernière année de législature pour parler de "peut-être travailler entre Bruxellois et Wallons", mais estime que l'essentiel est maintenant "d'avoir un débat sur la réforme de l'Etat". Il a dès lors pris l'initiative d'envoyer ce lundi une invitation à ses collègues de partis pour que le front francophone se réunisse pour préparer notamment le second paquet de la réforme de l'Etat.

Wallonie-Bruxelles : "Passons au concret"
La proposition des ministres-présidents wallons et bruxellois Rudy Demotte (PS) et Charles Picqué (PS) portant sur une fédération Wallonie-Bruxelles va dans la bonne direction, a indiqué vendredi le ministre de la Coopération au développement Charles Michel (MR) sur Bel-RTL. Toutefois, "je dis: chiche! Faisons immédiatement cette rationalisation sur le plan des gouvernements et faisons en sorte que le gouvernement de la Communauté française soit composé exclusivement des ministres wallons et des ministres francophones de Bruxelles", commente-t-il. Leur discours "va dans la bonne direction puisque c'est une proposition qui consiste à rendre plus cohérente l'action wallonne et bruxelloise francophone et c'est un plaidoyer qu'on tient au Mouvement Réformateur depuis 2004. Le MR a été la première formation politique, il y a de nombreuses années, à parler de Communauté Wallonie-Bruxelles", rappelle Charles Michel."Rédiger une carte blanche, c'est bien, c'est sympathique, mais la responsabilité des ministres-présidents, c'est d'agir et de décider. Moi, je dis: chiche! Passons à l'action et faisons immédiatement cette rationalisation", poursuit-il. "Dans un deuxième temps, peut-être après 2009, pourquoi ne pas imaginer une fusion des budgets de la Région wallonne et de la Communauté française afin qu'ils soient encore plus cohérents avec davantage de synergie", ajoute le ministre qui propose également pour 2009 d'ouvrir le débat sur l'organisation des Parlements.

Laloux retourne dans sa tanière

Un Namurois succède à un autre Namurois…
Frédéric Laloux a démissionné, Jean-Marc Delizée lui succède comme secrétaire d'Etat à la Lutte contre la pauvreté. Elio Di Rupo assume ses choix. Et se porte candidat à sa succession. Je refuse de participer à la Star Academy de la politique. » Le communiqué – dont la mise en page, jusqu'à la police de caractère, est en tous points identique à celle du boulevard de l'Empereur – tombe samedi, à 15 h 17. Frédéric Laloux n'en peut plus, dit-il, de la pression, il rend son tablier, moins d'un mois après l'avoir enfilé.
Vers midi, le Premier ministre a été averti. Yves Leterme s'entretient avec le Namurois par téléphone. Puis les communiqués tombent. La décision a-t-elle vraiment été prise vendredi soir, par le seul intéressé ? « Oui », jurent, en chœur, Frédéric Laloux et Elio Di Rupo. « La pression devenait insupportable pour lui, souligne le président du PS. Elle l'était déjà le week-end d'avant et ça n'a fait que s'amplifier. Vendredi soir, il a consulté des amis et les responsables namurois. Mais il a agi seul. »
« La décision avait été prise plus tôt, corrige ce ténor socialiste. Il était prévu qu'il démissionne au début de la semaine dernière. Mais la sortie de Moureaux dans Le Soir, mardi, a chamboulé la stratégie : le faire démissionner à ce moment-là, cela devenait impossible. » « Faux », dénonce la porte-parole du PS. Il semble pourtant que l'hypothèse d'une démission avait été étudiée au PS. Pendant les vacances de Pâques, lorsque Laloux faisait déjà la une des médias. « Cela aurait été injuste : rien, dans le dossier, ne le justifiait. »
Puis, la critique s'intensifie : Moureaux sort, la presse entière qui souligne sa piètre prestation à la Chambre, lorsqu'il présente sa note de politique générale et les acteurs de terrain disent avoir perdu toute confiance en lui.
La succession a été vite réglée, Elio Di Rupo ayant choisi de puiser dans le vivier parlementaire, celui-là même qui avait critiqué la désignation de Laloux. Sur ce point, la désignation de Jean-Marc Delizée, qui a prêté serment dimanche à Ciergnon, devrait calmer les esprits.

Le commentaire de Véronique Lamquin

Un coup et un quadruple gâchis

Il est des coups de poker qui s’avèrent de vrais coups de génie. Celui qu’avait cru réussir Elio Di Rupo, le 20 mars, en sortant de son chapeau présidentiel deux surprises du chef, a tourné au gâchis.
Gâchis, d’abord et avant tout, pour le principal intéressé. Propulsé du conseil communal de Namur au conseil des ministres, Frédéric Laloux aura sans doute bien du mal à se relever de pareil échec. En moins d’un mois, le Namurois aura réussi à prêter le flanc à la critique tant sur le fond (avec une note de politique générale pour le moins indigente) que sur la forme (sa communication ambiguë quant à son bureau) et sur les principes (ayant dénoncé l’usage de cartes essence chez un adversaire politique, sans être lui-même totalement transparent sur la question). Le voilà renvoyé sur ses terres avec le sentiment humiliant d’être la risée du Royaume.
Gâchis, aussi, pour la politique en général. Un secrétaire d’Etat acculé à la démission quatre semaines à peine après avoir prêté serment, voilà qui ne fait pas sérieux, surtout pour un gouvernement qu’on soupçonne provisoire et que l’on a attendu neuf mois !
Gâchis, encore, mais là on arrive dans la cuisine interne, pour le Parti socialiste. Qui tente de se relever de son échec électoral de 2007 et d’effacer les affaires, pour faire mentir les sondages… Pas sûr que c’est en occupant la scène médiatique par des erreurs aussi flagrantes de casting, dénoncées depuis l’intérieur du parti, que l’on redresse la barre.
Gâchis toujours, mais cela ne regarde que lui, pour Elio Di Rupo lui-même. Qui a usé et abusé de cette prérogative de président, celle de faire et défaire les ministres. Aujourd’hui, cette technique montre ses limites. Et, n’en déplaise au président du PS, c’est à lui seul qu’incombe l’échec.
Ce quadruple gâchis n’est pas la preuve qu’il est dur d’être « petites gens » en politique. C’est la preuve que la politique est un métier comme les autres. Qui s’apprend pas à pas. Surtout quand on n’a pas un talent incontestable.

Di Rupo tacle Moureaux

Le Montois dénonce l'attitude du Bruxellois : "incompréhensible "
Il y pensait depuis plusieurs jours déjà. Trop de pression. Crainte des conséquences sur ses enfants en bas âge. Sentiment de plomber l'image du gouvernement. Si pas celle de son parti. Et certitude, au fond de lui-même, que, quoi qu'il fasse désormais, il traînerait l'affaire de ses 300 litres d'essence comme d'autres trimbalent l'image de leur douche. Lourde. Et collante. Il s'en explique dans la page suivante.
Samedi midi donc, Frédéric Laloux (PS) a averti Elio Di Rupo de sa décision de remettre son mandat. Il l'avait déjà eu en ligne sur le même sujet quelques jours plus tôt. Le Montois lui avait réaffirmé sa confiance, l'invitant à bien réfléchir avant de prendre une quelconque décision. Elle est tombée quarante-huit heures plus tard.
Les choses, ensuite, n'ont pas traîné. À 11 h 25, ce dimanche, juste avant d'entamer son marathon télévisé, Elio Di Rupo faisait savoir le nom de son successeur par un communiqué du Palais. Plus de recherche d'effet surprise cette fois : il s'agit d'un autre Namurois, Jean-Marc Delizée. Mais surtout d'un parlementaire, à la différence de Frédéric Laloux, ce qui lui avait valu de lourds reproches en interne.
Mais c'est un Namurois, donc. Et pas un Bruxellois, comme l'aurait sans doute espéré le vice-président du PS, Philippe Moureaux, auteur d'une sortie assassine contre Laloux en début de semaine dernière. Une sortie qui visait à forcer la montée au fédéral d'un de ses protégés, Karine Lalieux ou Yvan Mayeur, ce dernier trouvant le secrétariat d'État à la Pauvreté à sa taille. Raté.
Dans l'entretien qu'il nous accorde ce dimanche, Elio Di Rupo justifie son choix. Mais surtout, il riposte sèchement à Philippe Moureaux, dont il juge l'attitude "incompréhensible" .
"Un équilibre à préserverau sein du parti"
"Nous nous en sommes expliqué tous les deux ", complète le Montois. Qui annonce : "Je serai candidat à ma propre succession à la tête du parti en 2011 ", comme pour mieux faire taire ceux qui, déjà, parient sur le départ de la présidence du PS de celui qui vient à peine d'y être réélu en juillet dernier, avec 90 % des voix.
De surcroît, Di Rupo tacle le Bruxellois et ses disciples. "Un parti, c'est un travail d'équipe. J'attends des autres qu'ils clarifient ce qu'ils font au bénéfice des gens qui les ont élus. N'inversons pas les rôles. Ce n'est pas à moi à rendre des comptes. C'est moi qui, aujourd'hui, en demande ..."
Quant au choix d'un Namurois au lieu d'un Bruxellois : "C'était incontournable. Sur nos vingt ministres, il y en a déjà sept qui sont de la capitale fédérale, depuis l'arrivée de Marie Arena. Je ne pouvais pas faire du huit/douze. J'ai donc voulu conserver un équilibre, important au sein du Parti socialiste... "

Elio Di Rupo : « Des gens se sont acharnés sur lui »

Non, il ne regrette rien. En tout cas pas d’avoir nommé Laloux. « Il faut que des petites gens, qui se sont faits tout seuls, puissent accéder aux plus hautes fonctions politiques. » Elio Di Rupo tente de faire oublier un mauvais casting et le malaise qui plane dans ses rangs en reprenant l’offensive. « Je serai candidat, en 2011, à la présidence du PS. »
2011 c’est loin… Mais quand même, un peu de renouvellement ne serait-il pas bienvenu ?
Si c’est pour un mieux, bien sûr ! Mais vous savez, Emile Vandervelde a présidé le parti fort longtemps. Et puis, j’ai été élu par 90 % des militants, c’est ça qui compte. Au PS, ce ne sont plus les barons qui font les présidents !
Digéré, l’échec de 2007, où l’on vous sentait désabusé ?
Pas désabusé, jamais… Tout simplement triste. Mais j’ai assumé.
Les difficultés, les critiques, les mauvais sondages, ça ne vous donne pas envie de raccrocher ?
Au contraire, ça me stimule. Je suis plus décidé que jamais ! Du reste, les sondages… En 2007, ils étaient bons ! Alors peut-être que cette fois, ce sera le contraire. En tout cas, cela montre qu’on doit se serrer les coudes, entre socialistes, et œuvrer en faveur des citoyens.
Vous êtes au gouvernement fédéral… Vous avez une marge de manœuvre suffisante pour imprimer votre marque ?
Nous sommes le seul parti progressiste au pouvoir… Nous assumons nos responsabilités. Nous sommes là pour préserver les allocations familiales, les pensions, les revenus des travailleurs…
Des priorités répétées inlassablement… Pourtant, en interne, on vous reproche de ne pas imprimer une ligne claire au parti.
C’est tout le contraire. Après les élections, nous avons tiré les leçons de l’échec. Nous avons rédigé une note de stratégie. A charge pour chaque fédération de revenir vers nous avec des actions concrètes, de voir comment on peut mettre en exergue des gens de qualité, quelle attitude adopter par rapport à certaines catégories de la population…
L’échec vient de ce que vous vous êtes coupés de certains groupes d’électeurs ?
Nous avons évoqué tout ça longuement en interne. Je ne suis pas là pour le dire publiquement.
Philippe Moureaux a lavé du linge sale dans nos colonnes…
Son attitude est incompréhensible. Il s’en est expliqué. Mais, sur Laloux, ce n’est pas lui qui a créé le climat d’acharnement…
Qui alors ?
Des gens se sont acharnés sur lui.
En ce compris dans vos propres rangs : des parlementaires fédéraux PS ont grincé des dents.
C’est fort possible que certains n’étaient pas heureux. La plupart étaient satisfaits ou neutres.
Les critiques émises à l’égard de Laloux étaient excessives ?
Oui ! Certains devraient faire leur examen de conscience. Que lui reproche-t-on ? Ses litres d’essence ? Le dépassement est minime. Le fait qu’il ne communique pas ? Que dire, alors, d’un Premier ministre quand il confond Marseillaise et Brabançonne ?
Un Namurois succède à un Namurois… Une évidence ?
Ce n’était pas indispensable. Ma stratégie, en mars, a été de donner un poste à Namur… Je suis cohérent avec moi-même. Et puis, dans l’équilibre Wallonie-Bruxelles, je ne pouvais pas nommer un Bruxellois. Le PS a 20 ministres, secrétaires d’Etat et présidents d’assemblée, dont 7 Bruxellois.

Laloux out, Di Rupo riposte
"Peut-être, pour certains, est-ce plus important d'avoir le bon look pour pouvoir être "un bon secrétaire d'Etat". Ce n'est pas ma vision, et ce ne le sera." Frédéric Laloux est amer au moment de justifier sa démission rendue publique samedi midi.
"Des critiques injustes..."
Un arroseur tant arrosé qu'il s'est noyé

Frédéric Laloux : « Je ne suis pas un clown »
Frédéric Laloux aura été secrétaire d’Etat à la Pauvreté pendant un mois . « Un mois qui va compter dans ma vie et sur lequel je pourrais écrire un livre », nous confie celui qui va retrouver son siège de conseiller communal namurois. En attendant, il revient sur les causes de son départ.
Pourquoi avez-vous décidé de démissionner ?
Je ne suis pas parfait mais je suis honnête. Je n’aime pas le terme de démission. J’ai remis mon mandat. Et je l’ai fait parce que ce que l’on m’a fait subir nuisait à tous ceux que je devais représenter.
Votre président parle d’acharnement à votre égard…
Mais il n’y a pas d’autres termes ! Un journal m’a attaqué en affirmant que je détenais une série de mandats que j’avais pourtant expressément abandonnés. Un autre organe de presse a lancé une opération « Sauvez Laloux » avec rendez-vous sur la place d’Armes de Namur. Je ne suis pas un clown. J’ai eu une réunion vendredi soir avec les instances locales. La personne importe peu. Mais je ne peux accepter n’importe quoi. On me demandait quand tout cela allait s’arrêter. En me visant, on s’attaquait aux gens dont je suis le porte-parole. Cet acharnement à mon égard discréditait, en bout de course, tous ceux que je devais représenter.
On vous reproche de ne pas avoir brillé, lors de la présentation de votre plan, en commission des Affaires sociales…
J’ai été le seul secrétaire d’Etat à avoir bénéficié d’une telle couverture médiatique : la presse ne s’est déplacée en commission des Affaires sociales que pour me mettre à mort. Pourtant, je suis le seul à avoir fourni l’effort de présenter le rapport moitié en néerlandais, moitié en français. Mais on n’est pas venu pour cela.
Une chaîne de télévision vient encore de commettre un amalgame en annonçant que j’avais prêté ma carte d’essence à ma femme. On ne m’a pas contacté, les chiffres livrés étaient erronés, l’information n’a pas été recoupée. Si tout cela, ce n’est pas de l’acharnement… Mais il y a plus.
Au-delà des attaques personnelles, ce climat devenait intenable pour ma famille : mes gosses étaient pris à partie, vilipendés par leurs condisciples, voire par certains professeurs. Ils étaient traqués par des journalistes dont certains les prenaient en photo.
On vous a reproché de ne pas être issu du rang des parlementaires, d’avoir été parachuté.
Voilà dix-sept ans que je fais de la politique. On me connaît à Namur et on fait appel à moi pour figurer en queue de liste à la dernière suppléance, à la place de combat. Cela ne me fait pas peur. Je ne me suis jamais mis sous les feux de la rampe. Quand le PS, qui n’était pas demandeur, a obtenu deux postes de secrétaires d’Etat, il a privilégié deux personnalités de terrain confrontées aux réalités des petites gens. Mais on a voulu me salir. Cela a commencé avec Groen ! qui a réclamé ma démission.
Cette démission risque de mettre un terme à votre carrière politique…
Je n’ai jamais eu de plan de carrière. Ma volonté de travailler est même décuplée par ces événements. A Namur, on va m’accueillir à bras ouverts. Les gens qui me connaissent savent combien le combat que je mène sur le terrain est important pour moi. C’est une vraie vocation.

Jean-Marc Delizée remplace Laloux

Jean-Marc Delizée (PS) a été nommé comme nouveau secrétaire d’Etat à la Lutte contre la pauvreté en remplacement de Frédéric Laloux (PS), a indiqué ce dimanche le Palais dans un communiqué. Le Palais a accepté la démission de M. Laloux.
M. Delizée prêtera serment dimanche entre les mains du roi au château de Ciergnon, en présence du premier ministre. De nombreuses critiques avaient émaillé la désignation comme secrétaire d’Etat de M. Laloux, artisan pâtissier, personnalité peu connue du sérail politique. Ancien échevin de Namur, il a également été rattrapé par une affaire de prétendue utilisation abusive de cartes essence. A l’intérieur du parti socialiste, il a été reproché au président Elio Di Rupo d’avoir quelque peu oublié, dans le choix de certains de ses représentants au gouvernement, de valoriser des parlementaires à l’expérience établie. Ces critiques ont été relayées par le vice-président du parti, Philippe Moureaux, qui a évoqué une erreur de casting. Enfin, le secrétaire d’Etat n’a pas été épargné non plus lors de l’annonce de ses engagements politiques, jugés trop faibles jusqu’au sein de sa propre formation.
Face au flot d’attaques, Frédéric Laloux a annoncé samedi qu’il démissionnerait « pour rester fidèle à ses valeurs et à son engagement politique ». Dans un communiqué, il disait aussi refuser de participer à la « Star academy » de la politique.
« La page est tournée », a indiqué dimanche sur la RTBF le président du PS, Elio Di Rupo, annonçant dans la foulée du Palais le choix de Jean-Marc Delizée pour succéder à Frédéric Laloux. Disant assumer les choix qui ont prêté le flanc à la critique, M. Di Rupo a dit vouloir aller de l’avant pour relever le pouvoir d’achat des gens et pour la stabilisation du pays à laquelle le PS a jusqu’ici contribué.
Le président du PS a cependant condamné « l’acharnement » voire « la chasse à l’homme » qui a visé Frédéric Laloux, quelqu’un « qui s’est fait tout seul ». Il s’est dit étonné du « deux poids deux mesures » consistant à condamner politiquement un homme de terrain de la trempe de M. Laloux bien plus que certains bourgmestres inculpés. « Les petites gens ont droit aussi à se trouver dans un gouvernement », a-t-il dit, relevant notamment que les notes de politique générale d’autres secrétaires d’Etat ne faisant que quelques lignes n’ont pas suscité de commentaire.
Le président Di Rupo a rejeté toute erreur de casting, niant par ailleurs qu’il prenait ses décisions seul. « Je consulte largement. Parmi ces personnes, M. Moureaux fait certainement partie de ceux qui sont consultés le plus souvent », a-t-il dit en substance.
Le PS a proposé dimanche Jean-Marc Delizée comme successeur à Frédéric Laloux. M. Delizée prêtera serment dimanche entre les mains du Roi.
Agé de 48 ans, Jean-Marc Delizée est député de la province de Namur à la Chambre des représentants depuis 1993. Il était un des plus jeunes députés à l’époque. Il est président de la Commission des affaires sociales. Bilingue, il a d’abord acquis un régendat en langues germaniques avant de décrocher un diplôme de licencié en sciences politiques et relations internationales. Il est signataire de plusieurs propositions de loi concernant, entre autres, l’augmentation des pensions, la lutte contre les pièges à l’emploi ou encore la mise en place d’une Stratégie nationale pour l’emploi.
Ancien bourgmestre de Viroinval, il y était jusqu’à ce jour échevin notamment en charge de l’emploi, la formation, les affaires économiques et agricoles, l’enseignement, la culture, l’Etat civil et la population.
Le président du parti socialiste a indiqué ne pas être déstabilisé par les événements des dernières semaines. Il s’est même dit candidat à sa succession en 2011.

Frédéric Laloux démissionne

Le secrétaire d'État à la Lutte contre la pauvreté Frédéric Laloux a décidé de remettre son mandat, « pour rester fidèle à ses valeurs et à son engagement ». Le Premier ministre Yves Leterme a accepté cette démission. Le président du parti socialiste la comprend mais la regrette. « Je refuse de participer à une sorte de Star Academy de la politique . J'ai une autre opinion de la fonction politique que celle qui consiste à critiquer pour le plaisir et sans fondements et attaquer les personnes plutôt que les actions. », explique le secrétaire d'Etat sur son site internet. « C'est pour rester fidèle à mes valeurs et à mon engagement que j'ai décidé de remettre mon poste de secrétaire d'Etat. Car dans les conditions d'animation médiatique et d'exigence de « casting », je ne pense pas sereinement pouvoir assumer une mission que j'estime pourtant essentielle : travailler à réduire les inégalités dans notre pays et lutter contre la pauvreté. », poursuit Frédéric Laloux.
Réagissant à cette démission, le Premier ministre Yves Leterme dit avoir pris acte de cette démission lors d'un entretien avec M. Laloux.
« Le Premier ministre éprouve du respect pour cette décision. Les décisions sont prises pour la succession du secrétaire d'Etat démissionnaire », conclut le bref communiqué d'Yves Leterme.
Elio Di Rupo regrette
Le président du parti socialiste Elio Di Rupo regrette la démission de Frédéric Laloux, mais comprend et respecte ses raisons. Il proposera dans les plus brefs délais le nom du candidat qui pourrait le remplacer, précise-t-il dans un communiqué.
M. Di Rupo juge que « son retrait l'honore » et souhaite que chacun puisse poursuivre son travail, « dans un climat serein et constructif en faveur de nos concitoyens ».

Des réactions sans surprise
Après celles du Premier ministre Yves Leterme et du président du PS Elio Di Rupo, la démission du secrétaire d’État Frédéric Laloux a provoqué quelques réactions dans le monde politique.
Sur les antennes de RTL-TVI, la présidente du CDH Joëlle Milquet a convenu que c’était à M.
Laloux à estimer la nécessité de cette démission et souligné que les circonstances médiatiques étaient devenues difficilement supportables pour lui. Le président du MR Didier Reynders a jugé que la position de M. Laloux devenait intenable, devant des accusations assez graves et Jean-Marc Nollet (Écolo) a dit espérer que le prochain choix sera plus judicieux.
Du côté des partis flamands, la présidente du sp.a Caroline Gennez a estimé que M. Laloux avait pris la seule décision qui s’imposait, un Secrétaire d’État, surtout s’il s’occupe de la lutte contre la pauvreté, devant se trouver au-dessus de tout soupçon.
Quant aux écologistes de Groen !, ils estiment que la démission est l’occasion de mener une politique renforcée de lutte contre la pauvreté.
Les Verts flamands avaient déjà réclamé la démission de M. Laloux lors de l’affaire de la localisation de son cabinet et s’étaient montrés très critiques envers sa déclaration de politique qui manquait, à leurs yeux, de perspectives et d’ambition.

La polémique s’est installée dès le début

Frédéric Laloux a été nommé secrétaire d’État fédéral le 20 mars, alors qu’il était conseiller communal, chef du groupe socialiste à la ville de Namur et attaché au cabinet du ministre wallon Michel Daerden. Rapidement, il a fait l’objet d’attaques concernant l’utilisation d’une carte d’essence de la ville et des mandats publics qu’il aurait continué à détenir irrégulièrement.

C’était le 20 mars 2008. Philippe Laloux prêtait serment devant le Roi. Un mois plus tard, il remet son mandat. Belga
Des critiques se sont aussi élevées dans les rangs du PS, où certains ne voyaient pas d’un bon œil la désignation par le président Elio Di Rupo d’un nouvel « inconnu » à un poste ministériel.
Affilié au parti socialiste depuis 1991, sa carrière politique a démarré en 1995, lorsqu’il devient conseiller communal à Namur. De 2001 à 2006, il a été échevin des Sports, de la Logistique et du Centre de secours. Originaire de Jambes où il vit toujours, Frédéric Laloux a une formation d’agent immobilier.
L’attention de la presse est attirée sur M. Laloux dès la déclaration gouvernementale, lorsque les journalistes constatent qu’il est le seul membre du gouvernement absent au moment où M. Leterme entame la lecture de son texte. Une première polémique éclate dès le 29 mars, lorsque le nouveau secrétaire d’État déclare qu’il n’a pas de cabinet et doit travailler dans sa voiture. Il reconnaît ensuite que des locaux lui ont bien été attribués.
Ce sont ensuite des informations de presse faisant état de pleins de carburant abusifs pour sa voiture officielle. Pour ces faits, un dossier le concernant, ainsi que l’échevin Écolo de Namur Arnaud Gavroy, est envoyé au procureur général de Liège et une information judiciaire est ouverte à propos du Secrétaire d’Etat.
Après un appel du président des socialistes bruxellois Philippe Moureaux à renvoyer M. Laloux à Namur, de nouvelles accusations le visent, concernant cette fois une incompatibilité entre ses fonctions ministérielles et des mandats publics.
Frédéric Laloux a rejeté toutes les accusations qui étaient portées contre lui. Mais il a fini par démissionner samedi, dénonçant « mensonges, critiques et amalgames » à son égard, voulant rester fidèle à son engagement et disant ne pas vouloir participer à la « Star Academy » de la politique.

18 avril 2008

La Belgique doit très vite diminuer le prix du haut débit

"La Belgique doit s'occuper dans l'urgence d'une libéralisation plus poussée et d'une éradication des monopoles. De plus, l'utilisation de l'internet doit être rendue plus abordable. La Belgique est un pays nettement trop cher au niveau des télécommunications en comparaison avec les états voisins", a déclaré jeudi Marcia De Wachter, membre du comité de direction de la Banque nationale, selon le site internet Datanews.be, qui relaie ces propos.Marcia De Wachter a fait ces déclarations au cours d'un événement organisé par Beltug, le Belgian Telecommunications Users Group, une association d'utilisateurs professionnels des télécoms. Selon la membre du comité de direction de la Banque nationale, "le gouvernement ne peut être juge et partie. Il doit réfléchir à son actionnariat dans Belgacom. Et il convient de disposer très vite d'un Institut belge des services postaux et des télécommunications plus puissant". Marcia De Wachter a également attiré l'attention sur le manque d'étudiants en informatique et sur la nécessité d'une campagne de sensibilisation de la part des autorités. "Les autorités doivent aussi veiller à proposer des conditions favorables vis-à-vis de la main d'oeuvre IT étrangère", conclut la responsable, qui plaide pour que de plus grands efforts financiers soient consentis dans la recherche et développement dans des "secteurs qui produiront du bien-être à plus long terme, comme les logiciels".

Le patron de Belgacom a reçu 1 million supplémentaire
Didier Bellens, l'administrateur-délégué de Belgacom, a reçu 3,57 millions d'euros en salaire et autres primes en 2007, révèle ce lundi De Tijd sur son site internet sur base des informations publiées dans les documents annexés à la convocation de l'assemblée générale de l'entreprise. En 2006, Didier Bellens avait gagné 2,6 millions d'euros.Belgacom a payé l'année dernière 12,2 millions d'euros aux huit membres du comité de direction, contre 8,3 millions d'euros un an auparavant. Cette hausse est expliquée par les 3,3 millions d'euros d'indemnités de fin contrat, notamment liées au départ forcé de Bridget Cosgrave de Belgacom.

Belgacom confirme la victoire contre Telenet/Interkabel
Belgacom a confirmé ce mercredi avoir obtenu gain de cause contre Telenet/Interkabel. Le juge des référés affirme que le pré-accord passé entre Telenet et Interkabel ne peut être appliqué jusqu'à ce qu'un jugement sur le fond intervienne sous peine d'une astreinte d'un million d'euros par infraction et par partie, selon un porte-parole de Belgacom. Personne n'était disponible chez Telenet et Interkabel ce mercredi midi pour commenter la décision.Par cette décision, le dossier de reprise va plus que probablement connaître du retard. Il n'est pas clair quand la décision du tribunal de première instance d'Anvers sera prise. Belgacom a également intenté d'autres actions: devant le Conseil d'Etat, et devant le gouvernement flamand. Le ministre Marino Keulen a désormais 30 jours pour prendre une décision.Fin 2007, Telenet a conclu un pré-accord avec Interkabel concernant la reprise des activités télévisuelles. Ce qui permet à Telenet de devenir l'unique câblo-opérateur de Flandre.L'administrateur délégué de Belgacom n'a pas exclu le mois dernier lors de la présentation des résultats annuels que son entreprise lance une offre de reprise sur Interkabel. Ceci permettrait, selon Belgacom, de mieux servir les clients du câble. Le prix de vente du câble que les communes recevront, pourraient aussi être plus élevé. Le pré-accord prévoit le paiement unique de 170 millions d'euros et 75 millions d'euros par an sur 38 ans.

Enquête sur les pratiques de Telenet
Le ministre de la protection des consommateurs Paul Magnette a demandé à la direction générale (DG) Contrôle et Médiation du SPF Economie d'enquêter sur des pratiques de commerce du cablo-distributeur Telenet. Dans certains cas, Telenet ne laisserait pas le choix au consommateur parmi les offres proposées.La députée Karine Lalieux (PS) a rapporté mercredi en Commission de la Chambre le cas d'un client qui souhaitait prendre le décodeur Telenet pour la télévision. Telenet a racheté récemment UPC et propose à ses clients d'acquérir le décodeur adéquat. Telenet s'est par ailleurs lancé dans le "triple play" (téléphone, internet et télévision) et, à l'instar d'autres sociétés offrant le même produit, userait de méthodes de marketing particulièrement agressives, a indiqué mercredi la députée socialiste.Selon Mme Lalieux, un client ayant clairement signalé qu'il se contenterait du décodeur s'est vu désactiver sa ligne Belgacom sur notification de Telenet. "De quoi tomber des nues, d'autant qu'il n'y avait toujours aucune trace écrite d'un nouveau contrat avec Telenet", a précisé Karine Lalieux. Un autre client n'ayant jamais signé de contrat s'est vu signifier par Telenet qu'il aurait désormais la télévision digitale mais aussi le Telenet Free Phone Digipack (téléphone mobile et téléphone fixe).La députée PS a évoqué mercredi plusieurs plaintes de consommateurs.Paul Magnette a indiqué qu'il avait demandé à l'administration de mener une enquête sur ce genre de pratiques. En ce qui concerne le manque de loyauté à l'égard de Belgacom, le ministre a précisé qu'il revenait à la société de juger de l'opportunité d'entamer une action en justice à l'encontre de Telenet.

Meuneries suspectées d’entente sur les prix

Des perquisitions ont été menées ces derniers jours dans plusieurs meuneries industrielles, a annoncé jeudi le Conseil de la concurrence. Elles sont suspectées d’entente sur les prix.

Les enquêteurs sont à la recherche d’infractions à la législation sur la concurrence. « Il s’agit entre autres d’harmonisation des prix, d’accords sur l’augmentation des prix et sur la répartition de la clientèle et/ou du marché », explique le Conseil de la concurrence.
Le ministre pour l’Économie et la Simplification administrative Vincent Van Quickenborne a confirmé jeudi soir dans un communiqué que « la police des cartels » a exécuté des perquisitions dans le secteur de la production et/ou de la vente de farine (meuneries industrielles) le 15, 16 et 17 avril.
D’après Vincent Van Quickenborne, une étude récente de la Banque nationale de Belgique faisait déjà mention d’une hausse anormale du prix du pain les dernières années. « Il s’est déjà avéré que celle-ci est due en partie aux conventions entre les boulangers. Une autre partie de la hausse du prix est peut-être due aux conventions de prix entre les producteurs des produits de base », ajoute le ministre dans un communiqué.

Yves Leterme : « fermeté, sang-froid et confiance »

« L’évolution économique requiert de la fermeté, du sang-froid, sans céder à la panique », a déclaré le Premier ministre à l’occasion du renouvellement de la présidence de la Fédération des entreprises de Belgique.


Le vieillissement de la population, la position concurrentielle de la Belgique, la hausse des prix de l’énergie représentent autant de défis à relever alors que le contexte économique s’est considérablement dégradé ces derniers mois, a déclaré le premier ministre Yves Leterme, jeudi, à l’occasion du renouvellement de la présidence de la FEB.
Concernant la situation économique, Yves Leterme a insisté sur la mauvaise conjoncture actuelle, évoquant le fait que le Fond monétaire international venait de diminuer de 0,2 % ses estimations de croissance pour la Belgique, tandis que l’inflation est au plus haut (4,4 %) depuis le mois de mars. « L’évolution économique requiert de la fermeté, du sang-froid, sans céder à la panique », a déclaré le Premier ministre.
Selon Yves Leterme, « chaque décennie connaît des défis socio-économiques qui lui sont propres. Les années quatre-vingt ont essentiellement été placées sous le signe du rétablissement de la compétitivité des entreprises. Les années nonante ont apporté un rétablissement de l’équilibre budgétaire et l’introduction de l’euro. La première décennie du 21e siècle met la pression sur notre système socio-économique, le modèle dit rhénan ».
Le Premier ministre s’est toutefois déclaré confiant dans la capacité des partenaires sociaux à mener à bien la concertation sociale en Belgique et à parvenir à concilier les impératifs de croissance économique et de viabilité de l’Etat-providence. « Nous devrons être sélectifs, tant à l’égard des demandes de réductions des charges que des demandes d’augmentation des allocations », a ajouté Yves Leterme, en s’adressant aux partenaires sociaux. La concertation sociale « est nécessaire et un consensus social est plus qu’indispensable. Je souhaite dès lors utiliser les prochains mois pour créer un climat de confiance », a-t-il encore averti.
À l’attention du futur président de la FEB, Thomas Leysen, par ailleurs issu de la même promotion que lui, Yves Leterme a souligné « la mission difficile mais extrêmement passionnante » qui attend le patron de la société Umicore en tant que président du « groupe des 10 » dans le cadre de la négociation de l’accord interprofessionnel. Yves Leterme a également salué l’engagement de Jean-Claude Daoust, le « patron des patrons » sortant, qui s’est vu remettre la distinction honorifique de « Commandeur de l’Ordre de Léopold ».

Leysen est le nouveau président de la FEB
Thomas Leysen, le patron d’Umicore, est devenu officiellement jeudi le nouveau président de la Fédération des entreprises de Belgique, succédant à Jean-Claude Daoust. L’écologie et le développement durable mais aussi les négociations en vue de la conclusion du prochain accord interprofessionnel figurent au menu de sa présidence. BelgaNé en 1960, ce qui en fait le deuxième plus jeune président de la FEB, juriste de formation, Thomas Leysen entame un mandat de trois ans à la présidence de la FEB et suit par la même occasion les traces de son père, André Leysen, lui-même ancien président de la fédération patronale.Lors de son discours d’intronisation, le nouveau « patron des patrons » a d’emblée évoqué les défis majeurs que représentent à ses yeux l’environnement et l’énergie ; le développement durable étant selon lui la seule voie pour concilier préservation de l’environnement et prospérité matérielle. « Le développement durable n’est pas, pour moi, un concept marketing à la mode mais bien une nécessité », a-t-il dit à ce sujet. Le nouveau patron de la FEB espère un changement de mentalité parmi les citoyens et une prise de responsabilité des pouvoirs publics. « Les entreprises et les entrepreneurs ont aussi un rôle à jouer. Les entreprises doivent être perçues comme une partie de la solution et non pas comme une source de problèmes », a-t-il ajouté, tout en mettant l’accent sur la nécessité de développer des innovations technologiques et sur sa volonté de faire de la FEB une organisation patronale « bright green », c’est-à-dire conscientisée à la question écologique.Concernant le domaine énergétique, Thomas Leysen a plaidé en faveur d’une combinaison entre énergies renouvelables et nucléaires. « Le défi énergétique est à mes yeux le plus important. On voit déjà les limites aujourd’hui de l’approvisionnement en pétrole. Il n’y a pas une solution magique mais une série de réponses », a-t-il martelé. « Tant que les énergies renouvelables ne donnent pas leur plein potentiel, il faut garder le nucléaire plutôt que d’avoir recours à des sources d’énergie émettant plus de CO2. Le nucléaire n’est pas une solution idéale, étant donné le problème des déchets, mais c’est la solution la plus gérable à moyen terme. Il faut prolonger la durée de vie des centrales nucléaires en Belgique et construire en Europe des centrales de la troisième génération ».« Les négociations sociales ne s’annoncent pas faciles »Le nouveau président de la FEB est également revenu sur la crise politique qu’a traversée la Belgique en 2007. Une crise qui n’a pas fait de bien « à l’image de la Belgique et à celle de ma région, la Flandre », a-t-il concédé. S’agissant de la concertation sociale en Belgique, à laquelle il dit croire, Thomas Leysen a également reconnu qu’en raison d’un contexte de ralentissement économique, « les négociations professionnelles ne s’annonçaient pas faciles ». Selon lui, « l’objectif majeur de la prochaine négociation interprofessionnelle doit être la création de 500.000 emplois d’ici 2020 afin d’atteindre un taux d’activité en Belgique proche de 70 % ». Le nouveau président de la FEB a en outre souligné l’importance du respect de la paix sociale par les organisations syndicales, « sous peine de compromettre la légitimité de la concertation sociale ».Thomas Leysen a enfin fait part de la nécessité, selon lui, d’une meilleure efficacité des autorités publiques en Belgique. Comparant la situation belge (18,2 % des travailleurs sont occupés dans le secteur public), à la situation néerlandaise (13,8 %) et finlandaise (12,4 %), il s’est exprimé en faveur de mesures destinées à augmenter l’efficacité et à réduire les coûts des pouvoirs publics. « Il faut avoir le courage de s’attaquer à ce problème », a-t-il conclu.

L’Europe injecte 29 millions pour l’emploi bruxellois

L’Union européenne et la Région bruxelloise se sont mises d’accord sur un nouveau programme commun pour soutenir l’emploi en Région bruxelloise pour la période 2007-2013. Au total ce sont près de 58 millions d’euros que ces deux partenaires publics injecteront, à parts égales, dans l’opération.
Si l’on tient compte de l’inflation, ce sont quelque 10 millions d’euros de moins que pour le programme 2000-2006 dont on a tiré les leçons pour définir les actions prioritaires du suivant. Mais c’est plus que ce à quoi on aurait pu s’attendre, si l’on tient compte de l’ouverture de l’Union européenne à plusieurs nouveaux Etats membres, ont affirmé jeudi le ministre bruxellois de l’Emploi Benoît Cerexhe, et la direction d’Actiris, acteur incontournable du programme concocté avec le Fonds social européen.
Ce Fonds est le bras articulé de l’Union Européenne chargé de gérer le co-financement de plans destinés à améliorer la cohésion économique et sociale sur un territoire donné. La manne européenne servira principalement à financer des mesures pour aider les demandeurs d’emploi à (re)trouver du travail (50 %).
L’accent sera mis sur la lutte contre le chômage de longue durée, contre l’exclusion et la discrimination. Deuxième priorité générale : favoriser l’égalité des chances entre hommes et femmes dans la recherche d’un job (23 % des moyens). Cela se traduira par de nouveaux investissements dans des crèches et d’autres formules d’accueil de la petite enfance.
Des moyens seront enfin injectés pour favoriser les partenariats entre les différents acteurs du marché de l’emploi et mieux les informer sur les besoins en matière d’emplois.
Les partenaires sociaux ont été associés à la préparation du programme opérationnel 2007-2013.

17 avril 2008

Les prénoms Marie et Jean sont les plus portés en Belgique

Les prénoms Marie ou Maria sont toujours les plus nombreux en Belgique chez les femmes, alors que pour les hommes, les classiques Jean, Marc et Michel sont les plus répandus, d'après des chiffres arrêtés au 1er janvier 2007 et qui émanent de la Direction générale Statistique et Information économique du SPF Economie.
En Flandre, en Wallonie et à Bruxelles, les deux premières places chez les femmes sont occupées par les Maria et les Marie. Sur l'ensemble du pays, les Maria sont 182.633 (dont 80 pc en Flandre) et les Marie 126.253 (dont 48 pc en Wallonie).
Les Anne restent également très populaires sous différentes formes toutefois. Ainsi en Flandre, on retrouve plus facilement les Anna (27.397) et les Ann (25.275) qui prennent respectivement la 4e et la 5e place pour le nord du pays, les Rita se glissant en troisième position (32.164).
En Wallonie et à Bruxelles, Anne prend la troisième place du classement derrière le tandem Marie-Maria. Fatima arrive en quatrième position (5.048) dans la capitale. A l'échelle nationale, Anne prend la 5e place (42.487) et Anna la 7e (38.172). Les troisième et quatrième places sont occupées par Monique (47.364) et Martine (43.234).
Zorro et Zénobe
Chez les hommes, ce sont les Jean (ou Jan pour la Flandre), Michel et Marc qui sont les plus populaires. Jean prend la première place nationale avec 96.328 (dont 54 pc en Wallonie), Marc arrive en deuxième position avec 70.076 unités (dont 69 pc en Flandre). Ce prénom est en tête en Flandre mais talonné par Jan (46.699).
La situation est également au coude-à-coude à Bruxelles, les Jean conservant une légère avance sur les Mohamed (10.841 contre 10.389). Notons que la version Mohammed (3.607) est également prisée dans la capitale. La domination des Jean (52.434) est plus nette en Wallonie puisque les Michel sont recensés 35.137 fois.
Tout en bas de l'échelle, on retrouve chez les femmes des Julberte, Islande, Godiva, Clorinthe, Auxiliatrice, Anne-Aymonne ou encore Belga, chacun de ses prénoms étant recensé deux fois sur l'ensemble du pays. Les Beyoncé (12) ou Beyonce (6) sont aussi présentes.
Côté masculin, on note deux Zorro et 14 Zénobe mais également des Senna (207), Rocky (134), Zinedine (48) ou Zinédine (3), Napoléon (29), Thorgal (29), Aristote (31) ou encore Platon (6).

Un habitant sur six a des origines étrangères en Belgique
Quelque 1,6 million de personnes vivant en Belgique, soit un habitant sur six, ont des origines étrangères: 900.000 sont étrangers et 700.000 sont des nouveaux Belges.
Quelque 70.000 personnes arrivent légalement en Belgique tous les ans, selon une publication de la Fondation Roi Baudouin dont les journaux du groupe Corelio font état mercredi.

Le nombre effectif d'illégaux en Belgique n'a pas pu être calculé par la Fondation. De nombreux illégaux viennent en effet pour de courtes périodes, afin de gagner rapidement de l'argent. De nombreux immigrés légaux disparaissent aussi après un certain temps: les étudiants, les travailleurs et chercheurs temporaires, etc.

Les Régions avant la Communauté

Le fait régional doit primer. C'est ce que proposent de concert Rudy Demotte et Charles Picqué dans un pleine page du journal Le Soir. C'est une prise de position importante pour l'avenir institutionnel des francophones…


A quoi ressembleront les institutions francophones à l'avenir. Deux options sont possibles. Soit une Communauté française qui absorbe les Régions wallonne et bruxelloise, un peu sur modèle de la Région-communauté flamande. Pour y faire face aussi. Soit deux Régions wallonne et bruxelloise autonome où la Communauté française ne serait plus qu'un trait d'union.

Une Belgique qui s'appuie sur trois Régions. C'est ce deuxième modèle que défendent aujourd'hui le ministre-Président bruxellois Charles Picqué et le ministre-Président wallon Rudy Demotte, devenu depuis peu aussi ministre-Président de la Communauté française. C'est sans doute un signe avant coureur.

La question d’une Communauté française au service des Régions a été évoquée mercredi au Parlement wallon, dans un relatif consensus des quatre partis démocratiques. Rudy Demotte a plaidé devant les députés pour un gouvernement communautaire composé exclusivement de ministres régionaux wallons et bruxellois. La proposition Picqué-Demotte est officiellement destinée au groupe Wallonie-Bruxelles mais elle risque bien de reléguer les travaux de ce groupe au second plan

Groenten verliezen vitaminen

Er zit tot de helft minder vitaminen in de hier gekweekte groenten, in vergelijking met twintig jaar geleden. Groenten worden door nieuwe bemestingstechnieken minder voedzaam. De landbouwuniversiteit van het Nederlandse Wageningen bevestigt een onderzoek daarover van de Consumentenbond -de Nederlandse versie van Test-Aankoop. Volgens het onderzoek maken de moderne bemestingtechnieken de bodem 'dood'; daardoor kunnen groenten in volle grond er niet langer de mineralen uithalen waarmee ze vitaminen maken. Tien jaar geleden werd injecteren van mest in landbouwgrond in Nederland verplicht, als middel tegen overbemesting en vervuiling van oppervlaktewater. Bij ons is er geen verplichting, maar ook hier wordt volop mest geïnjecteerd, om dezelfde redenen: het oppervlaktewater binnen de Europese nitraatnormen houden. Het injecteren heeft kwalijke neveneffecten. De mest doodt het microleven in de bodem en dat speelt een kernrol in de omzetting van allerlei mineralen. Onderzoek van de Consumentenbond toont aan dat in volle grond gekweekte groenten nog nauwelijks selenium bevatten. Het gehalte aan vitaminen zoals A en C of noodzakelijke mineralen en sporenelementen ligt tot de helft lager dan vóór het injecteren begon. Paul Blokker, de voorzitter van een vereniging van bioboeren, koppelt aan die minder voedzame groenten de snelle opmars van allerlei moderne ziektes zoals kanker, diabetes, overgewicht door gebrek aan zink, ijzer, selenium, koper, magnesium en belangrijke vitaminen: 'Waarom neemt diabetes explosief toe? Omdat we in feite ondervoed raken.'Intussen blijkt dan weer uit ander onderzoek dat het vervangen van groenten en fruit door vitaminepillen geen goed idee is. Een recente samenvattende analyse van 67 vroegere studies over antioxidantia legt zelfs een omgekeerd effect bloot: mensen die pilletjes met vitamine A, bètacaroteen en vitamine E slikken, leven gemiddeld korter dan mensen die ze niet slikken. Voor vitamine C is geen nadelig effect gevonden. (fds,kidr)

Fiscus wil 21 miljoen van Belgacom

De Bijzondere Belastinginspectie richt haar aandacht op een Luxemburgse dochtermaatschappij van het overheidsbedrijf Belgacom. Van onze redacteurIn het jaarverslag van Belgacom staat te lezen dat de Belgische fiscus 21miljoen euro claimt van een Luxemburgs filiaal van het telecombedrijf. Navraag leert dat het gaat om Belgacom Invest SARL, een holding die eind 2003 werd opgericht en waarin voor zes miljard euro aandelen van Belgacom Mobile, de vennootschap achter het mobilofoniebedrijf Proximus, werden ondergebracht. Belgacom betwist de aanslag. Als de fiscus voet bij stuk houdt, kan het geschil voor de rechtbank komen. Blijkbaar gaat de belastinginspectie ervan uit dat de Luxemburgse holding een 'lege doos' is, die eigenlijk bestuurd wordt vanuit België. 'Wanneer de feitelijke leiding van een buitenlandse vennootschap vanuit België gebeurt, wordt die door de fiscus beschouwd als een Belgische vennootschap en als dusdanig belast', zegt Jan Werbrouck, een fiscale specialist van het advocatenkantoor Nauta Dutilh. De claim heeft alleen betrekking op het jaar 2004 en vormt een soort testcase voor de belastingadministratie. Indien de fiscus gelijk krijgt, mag Belgacom wellicht ook een factuur voor de latere jaren verwachten. Het telecombedrijf ontkent dat de Luxemburgse holding een lege doos is, en zegt goede argumenten te hebben om de belasting niet te betalen. Belgacom Invest werd opgericht als een vehikel om financiële reserves over te hevelen van Belgacom Mobile naar de moedermaatschappij Belgacom nv. Die had de reserves nodig om de minderheidsaandeelhouders van het ADSB-consortium uit te kopen, in de aanloop naar de beursintroductie van Belgacom in 2004.Als de constructie binnen België was opgezet, had Belgacom twee keer vijf procent belastingen moeten betalen op de overgehevelde fondsen. Door uit te wijken naar Luxemburg, moest die belasting maar één keer worden betaald, legt een bron met kennis van het dossier uit. Belgacom zegt dat er op zich niets mis is met de constructie. De bedoeling was niet in de eerste plaats om belastingen te ontlopen, maar om de beursintroductie mogelijk te maken, zegt woordvoerder Jan Margot. 'De oprichting van de holding gebeurde in volle transparantie, met medeweten van de overheid.'De fiscale betwisting is wel opmerkelijk omdat Belgacom voor 53,5% in handen is van de federale staat. Het is niet de enige claim van de administratie op het overheidsbedrijf. Eerder deze week raakte bekend dat ook de Rijksdienst voor Sociale Zekerheid (RSZ) miljoenen eist van Belgacom. Daar gaat de betwisting over de betaling van socialezekerheidsbijdragen op aanvullende pensioenen die Belgacom zes jaar geleden uitbetaalde. Analisten ramen de mogelijke impact daarvan op Belgacoms nettowinst op ongeveer 25 miljoen euro.

Milquet appelée à revoir le plan de contrôle des chômeurs

Alors que Joëlle Milquet, la ministre fédérale de l'Emploi, présentait sa note de politique générale, le Collectif solidarité contre l'exclusion s'apprête à lui décerner le titre de "Super ministre de l'Exclusion", si elle "persiste à nier la réalité des exclusions générées par le plan" de contrôle renforcé des chômeurs.
Dans un communiqué, le Collectif dénonce ce plan et affirme que les chiffres sur lesquels se base la ministre ne sont pas corrects. Il lui demande de prendre en compte les vrais chiffres des nouveaux dispositifs de contrôle "c'est-à-dire le passage de 64.303 décisions défavorables aux chômeurs en 2004 à 112.149 en 2007 (+74%)".Il appelle aussi la ministre à organiser sur cette base une véritable évaluation devant le parlement, ouverte à tous les acteurs de terrain. Il demande enfin à Joëlle Milquet de "proposer de retirer, en considération des dégâts sociaux réalisés, le plan de contrôle renforcé et de ne surtout pas adopter le plan de réforme de celui-ci présenté par l'ONEm".


Ses 7 priorités pour l'emploi
L'attention était grande mercredi après-midi en Commission des affaires sociales de la Chambre pour l'exposé de la ministre de l'Emploi Joëlle Milquet, qui présentait sa note de politique accompagnant le budget 2008. Comme le matin en Commission de la Santé, l'attention n'était pas centrée sur la note elle-même mais résultait bien plus des déclarations faites lundi dans la presse par la ministre. Elles ont déjà provoqué la polémique à propos de la prime de 75 euros pour favoriser la mobilité des travailleurs. Mme Milquet a présenté les 7 objectifs de sa politique en matière d'emploi dont la nécessité d'augmenter le taux d'emploi des jeunes, des aînés, des femmes et des personnes d'origine étrangère, une politique d'activation plus personnalisée et une politique de l'emploi plus attractive avec la lutte contre les pièges à l'emploi.La ministre a insisté sur l'importance de la concertation sociale etde la coopération avec les Régions afin de mieux coordonner lespolitiques. A propos de la mesure avec laquelle elle a provoqué la polémique en début de semaine, elle a rappelé que la prime de 75 euros pour favoriser la mobilité des travailleurs et des demandeurs d'emploi visait aussi bien la mobilité intra-régionale qu'inter-régionale. Elle a aussi rappelé qu'il s'agissait d'une mesure proposée à l'unanimité par le Comité de gestion de l'ONEM. Le gouvernement a réservé dans le budget 2008 un montant de 6 millions d'euros pour favoriser la mobilité des travailleurs. La mesure est d'ailleurs reprise dans l'exposé des motifs du projet de loi portant dispositions diverses, adopté et déposé par le gouvernement intérimaire, a-t-elle dit.Certains parlementaires, dont le chef de groupe Open Vld Bart Tommelein, auraient voulu réagir immédiatement mais il a finalement été convenu que la discussion de la note aurait lieu la semaine prochaine. M. Tommelein s'est dès lors exprimé devant les journalistes dans les couloirs du parlement, en insistant sur le fait qu'il soutenait l'objectif du gouvernement et donc celui de Mme Milquet de créer 200.000 emplois. "Les problèmes communautaires ne peuvent pas être un prétexte pour ne rien faire", a-t-il ajouté. Hans Bonte (sp.a) a quant à lui traité d'idiotie la mesure relative aux 75 euros qui a d'ailleurs été très critiquée par le ministre flamand de l'emploi, Frank Vandenbroucke, lui aussi sp.a.Après l'exposé de la ministre, la Commission s'est préoccupée du volet emploi du projet de loi-programme et de loi portant des dispositions diverses. On y trouve les dispositions relatives aux chèques services qui sont augmentés à 7 euros nets et pour lesquels on instaure un crédit d'impôt pour les bas revenus) et celles relatives au bonus à l'emploi.

L'Open Vld juge Joëlle Milquet peu ambitieuse
L'Open Vld s'en est pris à la ministre de l'Emploi Joëlle Milquet, mercredi dans De Tijd, jugeant son travail insuffisamment ambitieux, notamment en matière de réformes.Pour le chef de groupe des libéraux flamands à la Chambre, Bart Tommelein, "la querelle communautaire ne peut être une excuse pour ne rien faire". "Nous soutenons la proposition d'une prime de mobilité, mais cela ne peut en rester là. On ne peut pas attendre concernant les réformes, sans quoi l'on n'atteindra jamais les 250.000 nouveaux emplois", affirme Bart Tommelein. Les libéraux flamands craignent que dans l'attente d'une régionalisation du marché du travail, peu de choses soient mises en oeuvre. "Milquet n'a préparé qu'un petit paquet, sans doute seulement destiné à contenir une régionalisation du marché du travail", critique Bart Tommelein. L'Open Vld en appelle à l'activation des plus de 50 ans. Dans son plan de politique générale que la ministre présente mercredi au parlement, il n'y a aucun mot sur le sujet, ce qui est inacceptable aux yeux des libéraux flamands, dénonce Bart Tommelein.

Note Milquet : la FEB satisfaite de l'attention portée à la concertation
Milquet veut du sur-mesure pour les chômeurs

"La Wallonie soutient un projet appelant à la destruction d'Israël"

La Région wallonne subsidie une projet artistique qui appelle à la destruction de l'Etat juif, indique le magazine Joods Actueel, qui a publié sur son site internet un article sur le projet en question accompagné de réactions. Mais c'est surtout une carte d'Israël faisant référence à la Belgique qui fâche.Selon l'auteur de cet article, il s'agit du projet Masarat, qui permet à des artistes palestiniens de se rendre à Bruxelles. Un certain nombre de ces artistes sont controversés car ils seraient à l'origine de messages de haine à l'encontre d'Israël et d'incitation à la violence. Masarat aurait également exposé des posters artistiques appelant à un boycott de produits israéliens.L'oeuvre au centre de la critique est une carte du Moyen-Orient sur laquelle la Flandre est représentée en lieu et place d'Israël et la Wallonie comme les territoires palestiniens. Quant à la bande de Gaza, elle est figurée comme les Fourons.

Une résolution de la Chambre fâche l'ambassade de Chine

Une résolution déposée à la Chambre concernant la situation des droits de l'homme en Chine et à l'organisation des Jeux olympiques à Pékin fâche l'ambassade de Chine à Bruxelles.Déposée à l'initiative de Xavier Baeselen (MR) et Hilde Vautmans (Open Vld), la proposition de résolution émanant de la majorité enjoint notamment le gouvernement belge à "envisager une position européenne commune manifestant le rejet et la critique de la politique chinoise en matière des droits humains, sociaux et environnementaux, sans exclure, en fonction de l'évolution de la situation, un boycott politique de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de 2008 à Beijing". Elle appelle également à l'ouverture du dialogue avec le Tibet. Auditionnée mercredi en Commission des Relations extérieures de la Chambre et du Sénat, l'ambassadeur de Chine à Bruxelles, Mme Qiyue Zhang, n'a pas caché son irritation. "Vous vous trompez", a-t-elle indiqué. "Vous ne voulez pas que la Chine s'ouvre", a-t-elle précisé. Mme Zhang a renvoyé les Belges à leurs propres turpitudes, rappelant que d'aucuns s'étaient offusqués de se voir remonter les bretelles par les instances des Nations unies qui ont pointé des discriminations dans la législation flamande relative au "Wooncode", le Code régional du Logement.

Biocarburants: l'UE reverra ses priorités

Le commissaire européen à l'Environnement Stavros Dimas a jugé dans une interview qu'il fallait reconsidérer les priorités en matière de biocarburants s'il s'avérait que les objectifs fixés avaient des répercussions négatives sur l'environnement et les pays pauvres.
"L'objectif de l'Union européenne d'obtenir d'ici 2020 que 10% des carburants soient issus de plantes ne doit pas être la priorité absolue si le prix à payer pour cela est que la nature et les hommes en pâtissent", a déclaré M. Dimas dans une interview au quotidien allemand Die Welt à paraître jeudi. Les objectifs fixés par l'UE en matière de biocarburants ne doivent pas avoir pour conséquence la faim dans le monde ou la dégradation de la nature, a-t-il ajouté, selon un communiqué diffusé par le journal.

Peeters ravi d'avoir en Demotte un interlocuteur "francophone-wallon"

Le ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) s'est déclaré mardi ravi du fait que le gouvernement flamand dispose désormais clairement, en la personne du ministre-président de la Région wallonne et de la Communauté française Rudy Demotte (PS), d'un interlocuteur "francophone-wallon".M. Peeters était interrogé mardi en commission des Affairesintérieures du parlement flamand par le député Sven Gatz (Open Vld), sur l'attitude du gouvernement flamand concernant le récent double mandat de M. Demotte et sa politique annoncée de renforcement des liens entre les entités wallonne, francophone et bruxelloise. Pour Kris Peeters, les francophones ont opté avec Rudy Demotte pour une sorte d'"union personnelle". Il a souligné qu'une fusion entre la Communauté française et la Région wallonne n'était pas à l'ordre du jour et restait même un sujet "sensible", d'après les réactions qu'il a perçues du côté francophone.La Flandre reste partisane d'une coopération renforcée avec la Région bruxelloise, notamment dans les domaines de la mobilité et du travail, a-t-il ajouté. Répétant la nécessité d'un respect mutuel et d'une "loyauté fédérale", Kris Peeters a rappelé que la Flandre n'accepterait aucun élargissement territorial de Bruxelles.

Transfert de la dette SNCB du Fonds des infrastructures vers l'Etat

Le gouvernement fédéral a l'intention de transférer les 6,4 milliards d'euros de dette historique de la SNCB du Fonds des infrastructures ferroviaires vers la dette de l'Etat.
Cette initiative figure au nombre des mesures contenues dans le projet de loi-programme. Dès lors, le gouvernement arrêtera la procédure à l'encontre d'Eurostat, a souligné mercredi la ministre des Entreprises publiques Inge Vervotte en Commission de la Chambre. A l'occasion de la restructuration de la SNCB en 2004-2005, il avait été décidé de regrouper l'infrastructure ferroviaire existante et la dette historique (7,4 milliards à l'époque) au sein d'une structure de droit public, le Fonds de l'infrastructure ferroviaire. L'organisme européen Eurostat n'a jamais reconnu la séparation du Fonds de la comptabilité de l'Etat belge; il a donc comptabilisé la dette comme une simple partie de la dette de l'Etat, contrairement au gouvernement.
Dès lors, la Belgique a entamé une procédure contre Eurostat, une procédure qui n'aura donc plus lieu d'être.

Les bombes à retardement du gouvernement Leterme

« Définitif », vraiment, ce nouveau gouvernement ? Allons, donc ! Personne n'y croit. Au mieux, on retournera aux urnes fédérales en 2009. Et peut-être même dès cet automne.
Ceux qui sont chargés d'expliquer les termes de l'accord gouvernemental manquent décidément toujours de la rigueur la plus élémentaire. « Cet accord correspond, à concurrence de 99 %, à notre programme », a lâché Joëlle Milquet (CDH) au petit matin du mardi 17 mars, après une nuit de négociations. « Nous sommes satisfaits à 90 % », ont renchéri les libéraux. « 95 % de nos revendications ont été rencontrées », a résumé Elio Di Rupo (PS). Soit les responsables politiques sont fâchés avec les chiffres. Soit leurs programmes se confondent. Soit cet accord n'en est pas un. « Il s'agit tout juste d'un catalogue 3 Suisses », martèle le SP.A, resté dans l'opposition, aux côtés des verts francophones et flamands.
Derrière la glose exagérément optimiste du nouvel attelage Leterme Ier se cachent, en tout cas, bien des non-dits. Les quarante-trois pages du texte signé par les cinq partis de la majorité (PS, MR, Open VLD, CD&V/N-VA, CDH) ressemblent davantage à un missel pour premiers communiants, expurgé des promesses de paradis, qu'à un accord de gouvernement.
Or on sait que les intentions des uns et des autres sont loin d'être angéliques. Les Flamands n'ont pas renoncé à leur ambition d'obtenir une grande réforme de l'Etat. Les libéraux tiennent à leur réforme fiscale. Les socialistes veulent revaloriser les pensions. Comme il leur a été impossible de conclure un accord sur ces points délicats, faute de chiffres fiables relatifs au budget de l'Etat pour 2008, ils ont tout reporté à plus tard. A l'été.
Du coup, le texte comprend beaucoup de blancs lourds de sens. Et nombre de silences menaçants, qui révèlent deux choses. Un : malgré la trêve de façade, le pays reste ingouvernable, car cette majorité est « contrainte » et n'est pas issue, naturellement, des urnes. Deux : avec une économie en panne, des caisses vides, l'absence de consensus sur la réforme d'un modèle social dépassé, l'absence de vision commune sur un avenir commun, la tâche du gouvernement Leterme Ier est vouée à l'échec. Voici les plus grosses bombes qui jalonnent le chemin du Premier ministre.
1. BHV
Sous ces trois syllabes, il y a de la nitroglycérine. La scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde est la revendication, fût-elle éminemment symbolique, de la Flandre, et ce depuis belle lurette. Dans les rangs francophones, on explique perfidement que l'on veut bien en débattre, mais à condition de discuter, conjointement, de l'élargissement de la Région bruxelloise et d'une consultation populaire dans les communes de la périphérie bruxelloise. Deux tabous absolus dans le nord du pays.
Rappelons-le également : les dernières élections communales se sont déroulées en octobre 2006 et, depuis, trois bourgmestres francophones de la périphérie attendent toujours leur nomination officielle. En fait de démocratie, il y a mieux à faire...
Pour faire bref : c'est le dossier le plus explosif du gouvernement Leterme Ier. En cas d'« accident » ou de manipulations incontrôlées, on ne donne pas cher de la peau du pays.
2. La réforme de l'Etat
Ne parlons même plus du « premier paquet », bouclé en février, composé de « zakouski » ou de « réformettes », c'est selon, et qualifié d'« anecdotique » par Didier Reynders lui-même. Le second paquet s'annonce autrement plus indigeste, du moins pour les estomacs francophones. Si l'on s'en tient à l'accord passé entre Flamands et francophones, le gouvernement devrait présenter à la Chambre, avant la mi-juillet, le gros morceau d'une « vraie » réforme de l'Etat.
Celle-ci devrait être approuvée avant les vacances parlementaires du mois d'août. Il reste donc trois mois et demi pour réformer le pays. Au menu ? La régionalisation de la politique de l'emploi, de certains volets des politiques de santé, de la famille, de la fonction publique et de la justice, ainsi que la gestion de la mer du Nord. Toutes des revendications flamandes. A ce stade, seule la réorganisation de la politique menée à l'égard des demandeurs d'emploi est accueillie de façon relativement favorable par les francophones : la situation du marché du travail et les besoins sont, en effet, très différents à Bruxelles, en Wallonie et en Flandre. Tous les autres points, c'est de la dynamite.
3. Circonscription électorale fédérale
Du côté francophone, davantage que le PS, le MR et, surtout, Ecolo insistent sur la nécessité d'instaurer une circonscription électorale fédérale. Dans ce cas, une partie des candidats aux élections devraient faire campagne dans l'ensemble du pays, et non plus exclusivement dans leur communauté linguistique : de quoi retisser quelque peu les mailles du chandail Belgique, espèrent les plus optimistes. En Flandre, Groen ! et le VLD défendront cette position. Le cartel CD&V/N-VA n'en veut pas. Les verts ont pourtant déjà laissé entendre qu'ils ne soutiendraient pas la réforme de l'Etat, s'ils n'obtenaient pas cette fameuse circonscription nationale. Or on aura besoin de leurs voix...
4. La loi de financement
Qui dit réforme de l'Etat dit aussi révision de la loi de financement. Dans les esprits nordistes, en effet, les Régions et les Communautés sont (trop) bien dotées - c'est surtout vrai pour la Flandre, prospère, avec un taux de chômage négligeable -, tandis que les caisses de l'Etat fédéral sont vides. La Flandre essaiera donc d'imposer, à l'avenir, des efforts supplémentaires aux entités fédérées : les éventuels transferts de compétences vers les Régions ne s'accompagneront donc pas nécessairement de transferts financiers. Voilà qui promet bien des remous dans les rangs francophones, en particulier dans ceux du PS et du CDH, au pouvoir dans les entités fédérées (contrairement au MR).
Et puis, il y a Bruxelles : la capitale réclame des moyens financiers à la hauteur de ses nombreuses missions fédérales et internationales. Elle a, jusqu'ici, obtenu théoriquement un rabiot de 65 millions d'euros, soit beaucoup moins qu'espéré. Mais on connaît le peu d'enthousiasme que suscite, chez les responsables politiques flamands, l'idée d'octroyer des moyens supplémentaires à ces « bourgeois francophones bruxellois ».
5. Le budget de l'Etat
La réforme fiscale voulue par les libéraux ? On la chiffrera en juillet prochain, date du contrôle budgétaire. La revalorisation des pensions et des allocations sociales réclamée par les socialistes ? On se penchera sur son coût en juillet également. Le problème, c'est qu'en juillet l'Etat apparaîtra exsangue. Car le budget 2008, voté en février dernier, repose, sinon sur un tissu de mensonges, du moins sur des espoirs parfaitement aléatoires.
Une hausse escomptée des recettes fiscales de 6,75 % grâce à la croissance ? A l'heure où tous les indicateurs économiques plongent dans le rouge, qui y croit sérieusement ? L'obole de 250 millions d'euros réclamée aux producteurs d'électricité ? Ceux-ci ne vont pas se laisser faire si facilement et exigeront, à tout le moins, en compensation, la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires. Là, ce sont les socialistes et les verts qui caleront... plus tard. Car le problème a été confié à des « experts », chargés d'étudier le meilleur équilibre énergétique pour le pays.
Les « effets retour » des intérêts notionnels, ces avantages fiscaux consentis aux entreprises sous le prétexte qu'ils favorisent la création d'emplois ? La preuve qu'ils créent réellement de l'emploi n'a, à ce jour, pas été démontrée. La liste est longue des espoirs naïfs sur lesquels repose la copie budgétaire de l'année en cours. Cette « légèreté » est dangereuse : la saison estivale sera celle de tous les arbitrages. Faute d'argent, il n'y a pas de compromis possible.

16 avril 2008

Dupont ne lâche pas l'inspection en périphérie

Le Sénat doit prendre attitude, cette semaine, dans la procédure de conflit d'intérêts initiée par le parlement francophone après le vote au parlement flamand du transfert à la Flandre de l'inspection pédagogique des écoles fondamentales francophones de la périphérie. Mardi, les échevins de l'enseignement de ces communes ont réitéré leur demande à la Communauté française d'officialiser par décret le maintien exclusif de sa compétence en la matière. Ils rappellent la « nécessité » de maintenir la collaboration des centres IMS-PMS avec ces écoles et notent que plus de 95 % des élèves fréquentant leurs écoles poursuivent leurs études secondaires en français.
Nous avons interrogé le nouveau ministre PS de l'Enseignement, Christian Dupont.
Le sénateur PS Philippe Moureaux estime logique que la Communauté française assure l'inspection pédagogique de ces écoles mais reconnaît à la Flandre le droit de contrôler cette inspection…
Les déclarations de M. Moureaux lui appartiennent. Depuis 1970, l'inspection pédagogique de ces écoles est assurée par la Communauté française et nous ne sommes pas prêts à abandonner ce rôle à l'autre communauté. Le régime des facilités linguistiques, garanti par la Constitution, doit être maintenu, y compris dans sa dimension pédagogique. Cet enseignement est un droit des francophones. La Constitution accorde aussi la liberté des méthodes pédagogiques aux pouvoirs organisateurs. Mais dans la mesure où la Flandre finance nos bâtiments scolaires, je ne trouverais pas anormal qu'elle s'assure que ces moyens sont bien utilisés. Dans l'inspection de l'enseignement, les inspecteurs vérifient aussi que les locaux soient adaptés à l'enseignement.
Vous refuseriez donc que ces écoles suivent les programmes de l'enseignement flamand…
Ça ne me paraît pas souhaitable.
Allez-vous répondre à la demande des échevins de l'enseignement des communes à facilités, dont question ici plus haut ?
Je suis prêt à l'envisager, mais nous allons vérifier la faisabilité juridique de cette demande avant de jouer aux matamores… Dans ce contentieux-là, il vaut mieux essayer de ne pas mettre de l'huile sur le feu. Mais il ne faut pas non plus reculer.
Le Sénat pourrait suggérer aux deux ministres de l'Enseignement (F et N) de se concerter pour qu'au terme de l'enseignement fondamental, les élèves de ces écoles soient aptes à intégrer l'enseignement secondaire de l'une ou l'autre communauté. Qu'en pensez-vous ?
C'est une piste intéressante et nous devons évidemment nous parler, entre ministres, mais sans obligation de résultat.
Votre prédécesseur, Marie Arena (PS), et Frank Vandenbroucke (SP.A) n'étaient pas parvenus à un terrain d'entente… Allez-vous donner une nouvelle impulsion à ce dialogue ministériel ?
Si le Sénat le demande, je le ferai.
Mais n'oublions pas que nous sommes dans l'attente du deuxième paquet de réformes institutionnelles…
Le problème de nos écoles de la périphérie est essentiel et je n'ai pas l'intention de le négliger.
En tardant à nommer les inspecteurs des écoles de la périphérie, la Communauté française a donné des arguments à la Flandre pour la reprise de cette inspection… Allez-vous vous montrer plus attentif ?
L'enseignement en périphérie a été le plus inspecté de tous, ces dernières années, pour marquer l'intérêt que nous témoignons à son égard. J'atteste la qualité de cet enseignement et de son inspection